divers
Ce qu’il faut pour grandir dans le Seigneur Jésus
"Désirez, comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez pour le salut" (1 Pierre 2. 2).
La vie chrétienne débute par la Nouvelle Naissance et tout comme les bébés, le nouveau croyant à des besoins vitaux et des phases de croissances. Il a besoin d’être aimé, d’être nourri et d’être stimulé afin de grandir et de s’affermir à titre d’enfant de Dieu. Heureusement, il peut compter sur l’assistance de l’Esprit Saint et de l’église locale qui de concert l’assisteront et répondront à ses besoins.
Lors de la Nouvelle Naissance, le nouveau croyant en Jésus compte déjà sur l’appui de trois éléments importants…
"L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu" (Romains 8. 16).
- Premièrement, il bénéficie premièrement de la Rédemption en Jésus Christ qui lui procure une nouvelle identité à l’opposée de ce qu’y a été vécu avant. Le nouveau croyant est maintenant un enfant de Dieu (Romains 8. 16) justifié par la foi (Romains 5.1), sanctifié (Éphésiens 2. 19), glorifié (Colossiens 3. 4), citoyen des cieux (Philippiens 3. 20), héritier de Dieu (Galates 4. 7) et plus encore.
- Deuxièmement, Il a également l’assistance de l’Esprit Saint qui a le mandat de l’instruire (Jean 14. 26), d’intercéder pour lui (Romains 8. 27). Il produit dans la vie du jeune croyant son fruit (Galates 5. 22-23) et ses dons (Hébreux 2. 4).
- Et troisièmement, il a l’appui de l’église locale qui est le corps de Christ (1 Corinthiens 12. 27) et qui a le mandat d’aimer le nouveau membre selon le modèle de Jésus et de le former à titre de nouveau disciple de Christ.
"La nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal" (Hébreux 5. 14).
Tant l’église qu’avec la Trinité se chargeront de prendre soin du jeune chrétien en l’alimentant avec la Parole de Dieu. Au début, on lui donnera du lait spirituel facile à comprendre (1 Pierre 2. 2) et plus il grandira, plus il recevra une nourriture solide afin de l’aider dans sa croissance (Hébreux 5. 14). Comme Jésus Lui-même l’a affirmé, "l’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toutes paroles qui sort de la bouche de Dieu" (Matthieu 4. 4). Plus le chrétien grandit, plus il cherchera la face de Dieu pour saisir pleinement sa volonté parce qu’il saisira que seul Dieu a les Paroles de la vie éternelle. Vers qui d’autres pourrait-il se tourner (Jean 6. 68). Seules les Écritures sont inspirées de Dieu et sont en mesure de donner un réel sens à la vie du croyant qui se devra de la méditer sans cesse afin d’obtenir du succès dans ses entreprises (Josué 1. 8).
Avec l’assistance de la famille de Dieu, Père, frères et sœurs, le nouveau-né dans l’Esprit aura les outils nécessaires à apprendre à marcher dans les voies de Dieu et également à s’exprimer au trône de la grâce.
Tout comme un jeune enfant, il apprendra à faire ses premiers pas sous les yeux attentionnés de Dieu et de l’église. Par sa marche, il aura le privilège d’expérimenter encore plus la grâce de Dieu, il connaîtra des chutes mais son Père Céleste lui prendra la main et il ne sera pas terrassé (Psaume 37. 24).
"Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi" (Jean 14. 6).
Il ne marchera pas selon le conseil des méchants (Psaume 1. 1) mais au contraire, il placera ses petits pieds dans les traces de pas de Jésus, qui est le véritable chemin (Jean 14. 6). il se lèvera pour marcher sur ce que l’on nomme la voie sainte (Ésaïe 35. 8) sans déplacer les bornes anciennes (Proverbes 23. 10) en utilisant la Parole de Dieu comme étant la lumière sur son sentier (Psaume 119. 105).
"Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous ; nous vous en supplions au nom de Christ : Soyez réconciliés avec Dieu !" (2 Corinthiens 5. 20).
Un bébé s’exprime par des pleurs et des rires ainsi que par son visage qui nous fait découvrir son état d’âme que ses parents apprennent à décoder. Le petit enfant dans le Seigneur apprendra également à s’exprimer auprès du Père afin de prier, d’intercéder et de rendre grâce pour les bontés reçues de l’Éternel. En plus de prier, le croyant aura le privilège de partager la bonne nouvelle, partager un salut qu’il a expérimenté et aussi d’encourager, de consoler et d’exhorter son prochain. Le chrétien n’est pas de ceux qui garde silence mais au contraire il est ambassadeur de Christ afin de parler en son nom (2 Corinthiens 5. 20).
Celui qui vient à la nouvelle naissance a le privilège d’avoir une vie rempli de bénédiction, il ne sera jamais seul et expérimentera les joies de vivre dans sa nouvelle famille. Il expérimentera la foi, l’espérance et l’amour (1 Corinthiens 13. 13). Sa vie sera une longue marche progressive ou il expérimentera un processus de sanctification qui le mènera à la gloire éternelle auprès de Christ et du Père dans les lieux célestes.
Par le sang précieux de Jésus
- Nos péchés sont pardonnés par le Sang de Jésus : "Car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés" (Matthieu 26. 28).
- Le sang de Jésus nous justifie et nous sauve de la Colère de Dieu : "A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère" (Romains 5. 9).
- Le sang de Jésus nous rachète personnellement : "En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce" (Éphésiens 1. 7).
- Le sang de Jésus nous rapproche de Dieu, nous qui étions auparavant loin de Dieu : "Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ" (Éphésiens 2. 13).
- Le sang de Jésus nous donne la paix et nous réconcilie avec Dieu : "Il a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix" (Colossiens 1:20).
- Le sang de Jésus a obtenu une rédemption éternelle pour nous : "Et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle" (Hébreux 9. 12).
- Le sang de Jésus purifie notre conscience des œuvres mortes afin que nous servions le Dieu vivant : "Combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant" (Hébreux 9. 14).
- Le sang de Jésus est le moyen par lequel nous avons accès au lieu Très Saint. Grâce au Sang de Jésus nous pouvons aller vers Dieu avec assurance : "Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire, de sa chair, et puisque nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu, approchons-nous avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure" (Hébreux 10. 19-22).
- Le sang de Jésus plaide en notre faveur dans le Ciel, devant le Trône de Dieu : "Au contraire, vous vous êtes approchés du mont Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, et ses dizaines de milliers d’anges en fête, de l’assemblée des premiers-nés inscrits dans le ciel. Vous vous êtes approchés de Dieu qui est le juge de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection, de Jésus, qui est le médiateur d’une alliance nouvelle, et du sang purificateur porteur d’un meilleur message que celui d’Abel" (Hébreux 12. 22-24).
- Le sang de Jésus nous sanctifie : "C’est pour cela que Jésus aussi, afin de sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte" (Hébreux 13. 12).
- Le sang de Jésus nous rend capables de toute bonne œuvre pour la Gloire de Dieu : "Que le Dieu de paix, qui a ramené d’entre les morts le grand pasteur des brebis, par le sang d’une alliance éternelle, notre Seigneur Jésus, vous rende capables de toute bonne œuvre pour l’accomplissement de sa volonté, et fasse en vous ce qui lui est agréable, par Jésus-Christ, auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen !" (Hébreux 13. 20-21).
- Le sang de Jésus nous purifie de tout péché : "Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché" (1 Jean 1. 7).
- Le sang de Jésus nous délivre de nos péchés : "A celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père, à lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen !" (Apocalypse 1. 5-6).
- Le sang de Jésus nous donne la victoire : "Ils l’ont vaincu à cause du sang de l’agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort" (Apocalypse 12. 11).
Oh alléluia ! Merci Jésus pour ces merveilleux bénéfices que nous donne Ton sang. Parce que Ton sang a été versé pour nous qui croyons véritablement en Toi, nous sommes rachetés, nous sommes délivrés de nos péchés, justifiés, purifiés, sanctifiés, mise à part pour Dieu. Nous sommes réconciliés avec Dieu. Dieu n’est plus en colère contre nous qui sommes ses enfants. Nous avons accès à la Sainte présence de Dieu. Nous possédons la Vie Eternelle, la vitalité de Dieu. Nous marchons dans la victoire et nous sommes libres de servir le Dieu vivant ! Merci Seigneur Jésus !
Croire Dieu ou croire en Dieu ?
Après les obsèques d'un chrétien, un marbrier avait été chargé de confectionner une pierre tombale. Outre le nom du défunt ainsi que ses dates de naissance et de décès, la famille avait demandé que soit gravé ce verset : “Je sais qui j'ai cru” (2 Timothée 1. 12). Mais, par incompréhension ou par inattention, l'artisan grava “Je sais que j'ai cru”. Bien qu'une seule lettre du verset ait été modifiée, sa signification n'était plus la même.
En effet, si l'on croit Dieu, c'est à dire seulement à l'existence de Dieu, la Bible nous dit que nous ne surpassons en rien Satan et ses anges dans ce domaine. Eux aussi croient en l'existence de Dieu, et frissonnent à la pensée du jugement qui les atteindra inexorablement (Jacques 2. 19).
Croire en Dieu, c'est tout autre chose : c'est reconnaître qui Dieu est par rapport à l'être humain, sa créature, et la valeur absolue de ce que Dieu dit. C'est être d'accord avec Dieu lorsqu'il déclare que je suis un être pécheur : non seulement coupable, mais aussi pécheur par nature. C'est accepter l'œuvre expiatoire de Jésus Christ sur la croix du Calvaire comme seul moyen de Salut pour le pardon de mes péchés. C'est avoir la certitude que tout ne finit pas avec la tombe, mais qu'apès la mort, au jour de la résurrection, nous qui avons accepté Jésus dans notre vie, nous verrons notre Sauveur Jésus et jouirons avec Lui d'un bonheur éternel au Paradis. Quant à tous ceux qui auront refusé ou négligé le Salut gratuit que Dieu offre uniquement en Jésus Christ, une éternité de souffrance les attendra en Enfer.
Sur cette pierre tombale, la famille voulait témoigner que, durant sa vie, le défunt avait mis sa confiance dans les promesses de Dieu, de Jésus Christ, et non en une vague croyance de l'au-delà. Qu'en est-il pour nous qui lisons ces lignes ? Croyons-nous seulement que Dieu existe ou croyons-nous aussi en sa Parole ?
En Christ, toutes choses sont devenues nouvelles
"Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles" (2 Corinthiens 5. 17).
Il est de plus en plus courant d’entendre parler dans les milieux évangéliques de psychologie. Nous faisons tous face à diverses épreuves et il est bon d’avoir quelqu’un pour nous écouter et nous conseiller. C’est une chose très noble que de faire un tel exercice. Malheureusement, il existe des chrétiens ou conseillers qui ont choisi de suivre des méthodes et techniques autres que ce que la Parole de Dieu nous enseigne.
Il est très important de mettre en pratique la Parole de Dieu, en insistant sur la pensée de bénir ceux que nous côtoyons, c’est-à-dire de les élever, de leur faire du bien, de désirer leur bien-être ; au lieu de les maudire en agissant charnellement. Malheureusement, beaucoup de ceux qui se disent chrétiens recherchent dans le passé les raisons de leurs problèmes d’aujourd’hui.
Une telle pratique n’est pas présente dans la Bible. Au contraire, il est dit que les choses anciennes sont passées et que pour le croyant, toutes choses sont devenues nouvelles (2 Corinthiens 5. 17). Certes, nous avons toujours avec nous un héritage que nous avons reçu de notre ancienne vie, d’avant notre conversion, mais d’aucune manière nous ne retrouvons le principe de creuser dans notre vie passée afin de résoudre les troubles que nous avons aujourd’hui.
L’élément fondamental que tout bon conseiller spirituel qui se respecte doit recommander est de se confier dans le Seigneur. La lecture des Psaumes est une véritable mine d’or à ce niveau. Nous avons beaucoup à y apprendre au niveau de l’état de notre cœur et de la prière. Soyons personnellement encouragés par le Psaume 34. 4-6 qui dit : "Exaltez avec moi l’Éternel ! Célébrons tous son nom ! J'ai cherché l’Éternel, et il m'a répondu ; Il m'a délivré de toutes mes frayeurs. Quand on tourne vers lui les regards, on est rayonnant de joie, Et le visage ne se couvre pas de honte".
Une des choses qu’aucun conseiller spirituel ne peut faire avec vous est de renouveler votre intelligence, de transformer votre vision des choses. Cela ne peut se faire que par la prise de connaissance de la Parole de Dieu. Plus nous connaissons les propos de Dieu, plus nous sommes transformés. Les solutions humaines qui sont influencées par les principes du monde sont systématiquement remplacées par la volonté de Dieu. Nous n’avons plus à nous conformer au siècle présent (Romains 12. 2), ni à suivre le train de ce monde (Éphésiens 2. 2). C’est ce que la Bible appelle le renouvellement de l’intelligence.
La clé pour toute résolution de conflit est de marcher par l’Esprit, le Saint-Esprit ne travaille pas notre intellect, mais il travaille dans nos cœurs. Pour ceux qui sont nés de nouveau, la Parole de Dieu est écrite non sur des pierres de roc, mais sur nos cœurs de chair (2 Corinthiens 3. 3). Déjà, l’Esprit de Dieu intercède pour nous auprès du Père, soyons donc également attentifs à ce qu’il désire nous instruire. Son objectif est de nous équiper afin que nous connaissions la volonté de Dieu et que nous soyons des disciples de Christ (Jean 14. 26).
Ce que nous recevons du Saint-Esprit doit donc être non théorique, mais pratique. De là l’importance de marcher selon l’Esprit Saint (Galates 5. 16), cela doit être mis en application et ne pas demeurer au niveau de la connaissance. Avant de rencontrer Christ, nous marchions selon la chair, maintenant nous devons mettre de côté les œuvres de la chair et suivre le modèle de Christ.
Au lieu d’aller chercher des solutions à nos problèmes en cherchant la source de nos déviances dans notre passé, nous devons au contraire suivre le modèle de Christ. Comme il est dit dans Éphésiens 5. 1, nous devons être imitateur de Dieu. Cela se doit d’être tant au niveau de nos pensées (Philippiens 2. 5) que dans nos actions (Philippiens 2. 6-11).
Une communion de qualité avec Dieu fait en sorte que nos yeux se portent sur ce qui est important et que nos propres luttes et conflits deviennent petits tant et aussi longtemps que nos cœurs recherchent à plaire à Dieu. Le psalmiste avait raison de dire « Fais de l’Éternel tes délices, il te donnera ce que ton cœur désire » (Psaumes 37. 4). En fait, ce qui se passe en faisant cela est que ce que nos cœurs désirent est de s’approcher encore plus de Dieu, et cela devient comme une boucle sans fin.
Lorsque le Seigneur permet que nous nous retrouvions dans une situation difficile, nous devons non pas murmurer comme Israël dans le désert, mais au contraire nous demander ce que Dieu veut bien nous enseigner par cette situation. Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu (Romains 8. 28).
Retenons donc une chose, les choses anciennes sont passées, toutes choses sont devenues nouvelles. Alors, ne cherchons pas à régler nos vies à la lumière de ce qui n’est plus, mais utilisons maintenant les outils qui nous sont maintenant accessibles. Laissons la Parole de Dieu renouveler notre intelligence et permettons à l’Esprit de nous instruire en marchant dans ses voies. Cultivons ensemble le fruit de l’Esprit (Galates 5. 22) au lieu de reprendre les œuvres de la chair qui ne nous ont rien donné de bon.
La guerre entre Satan et Jésus-Christ (2)
Il est écrit : « L’enfant fut enlevé vers Dieu et son trône » (Apocalypse 12. 5).
Cette si petite phrase désigne à la fois la Résurrection et l’Ascension de Jésus. Aucune hésitation n’est possible à ce sujet.
La garde romaine postée près du tombeau jusqu'au troisième jour n'a pas pu empêcher la résurrection de Christ, cette manifestation éclatante de sa divinité.
En sortant triomphalement du tombeau, Christ démontrait qu'il avait définitivement gagné la bataille sur Satan, le prince de la mort, et qu'il échappait ainsi à toutes ses manœuvres.
Les versets suivants sont un hymne de triomphe à la gloire de Dieu :
« Le lendemain, qui était le jour après la préparation, les principaux sacrificateurs et les pharisiens allèrent ensemble auprès de Pilate, et dirent : Seigneur, nous nous souvenons que cet imposteur a dit, quand il vivait encore : Après trois jours je ressusciterai. Ordonne donc que le sépulcre soit gardé jusqu'au troisième jour, afin que ses disciples ne viennent pas dérober le corps, et dire au peuple : Il est ressuscité des morts. Cette dernière imposture serait pire que la première. Pilate leur dit : Vous avez une garde; allez, gardez-le comme vous l'entendrez. Ils s'en allèrent, et s'assurèrent du sépulcre au moyen de la garde, après avoir scellé la pierre. Après le sabbat, à l'aube du premier jour de la semaine, Marie de Magdala et l'autre Marie allèrent voir le sépulcre. Et voici, il y eut un grand tremblement de terre; car un ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre, et s'assit dessus. Son aspect était comme l'éclair, et son vêtement blanc comme la neige. Les gardes tremblèrent de peur, et devinrent comme morts… Pendant qu'elles étaient en chemin, quelques hommes de la garde entrèrent dans la ville, et annoncèrent aux principaux sacrificateurs tout ce qui était arrivé. Ceux-ci, après s'être assemblés avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme d'argent, en disant : Dites : Ses disciples sont venus de nuit le dérober, pendant que nous dormions. Et si le gouverneur l'apprend, nous l'apaiserons, et nous vous tirerons de peine. Les soldats prirent l'argent, et suivirent les instructions qui leur furent données. Et ce bruit s'est répandu parmi les Juifs, jusqu'à ce jour » (Matthieu 27. 62-66 ; 28. 1-4, et 11-15).
Le jour de la Pentecôte, l’apôtre Pierre a proclamé avec des accents de victoire : « Dieu l'a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu'il n'était pas possible qu'il fût retenu par elle » (Actes 2. 24).
Parlons enfin du grand Triomphe de Christ sur Satan, après la croix et la Résurrection :
Au mont des Oliviers, le diable n'a pas pu empêcher l'Ascension de Christ : « Et son enfant [l’enfant de la femme, l’enfant d’Israël] fut enlevé vers Dieu et vers son trône » (Apocalypse 12 : 5b).
Par sa mort et sa résurrection, Christ a donc vaincu le prince de ce monde. Jésus a dit : « Maintenant a lieu le jugement de ce monde; maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors » (Jean 12. 31).
Par son ascension, toutes choses ont été mises sous ses pieds. L’apôtre Paul écrit : « Ensuite viendra la fin, quand il remettra le royaume à celui qui est Dieu et Père, après avoir détruit toute domination, toute autorité et toute puissance. Car il faut qu'il règne jusqu'à ce qu'il ait mis tous les ennemis sous ses pieds. Le dernier ennemi qui sera détruit, c'est la mort. » (1 Corinthiens 15. 24-26).
Satan n'est pas parvenu à dévorer le « fils mâle » qui a été « enlevé » vers Dieu, ce qui consacre sa défaite totale, sans rémission.
Le verbe grec traduit par « enlever » est « arpazo » qui signifie « enlever, ravir, saisir à la hâte, s’emparer vivement de ».
On retrouve le même verbe dans Actes 8. 39, où il est écrit : « Quand ils furent sortis de l'eau, l'Esprit du Seigneur enleva Philippe, et l'eunuque ne le vit plus » ; et encore dans 1 Thessaloniciens 4. 15-17 : « Voici, en effet, ce que nous vous déclarons d'après la Parole du Seigneur: nous les vivants, restés pour l'avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont morts. Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d'un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui seront restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur ».
Nous le savons, le grand dragon rouge ne s'est pas avoué vaincu. Il s'est acharné et s’acharne à poursuivre la femme, Israël / l’Église, sachant bien que le Messie ne reviendra pas sans qu'Israël, sans que l’Église, ne soit là pour l'accueillir, et sans que Lui, le Messie, n’établisse son Trône à Jérusalem.
Dès à présent, serrons sur notre cœur les encouragements que nous donne le Seigneur Jésus dans sa Parole.
Si le diable attend pour dérober, égorger, dévorer, et détruire, Dieu a la puissance d’ « enlever » les siens de diverses manières pour les mettre à l’abri. Ce que Paul a écrit aux Corinthiens est toujours d’actualité pour tous les enfants de Dieu : « Dieu nous fait toujours triompher en Christ » (2 Corinthiens 2.14).
Grâces soient rendues à l'Eternel Dieu !
La guerre entre Satan et Jésus-Christ (1)
A Bethléhem, le diable a voulu dévorer le fils de la femme. Cette femme symbolise Israël : « Le dragon se tint devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer son enfant, lorsqu'elle aurait enfanté » (Apocalypse 12. 4b).
Ce fait est d'abord historique, mais il couvre aussi le passé, le présent et l'avenir par son action continue dans le temps. En effet, le dragon, Satan, n'a jamais cessé de harceler la femme, c’est-à-dire Israël.
Portons plus précisément notre attention sur les circonstances qui ont entouré la naissance du Fils de Dieu à Bethléhem et sur les événements qui s’ensuivirent.
Jésus venait à peine de naître que le diable persuadait le roi Hérode que cet enfant allait représenter, par la suite, un danger pour son trône, et qu’il valait mieux le supprimer sans attendre. Il ordonna donc le massacre des enfants de la région de Bethléhem. Matthieu écrit dans son Évangile : « Alors Hérode, voyant qu'il avait été joué par les mages, se mit dans une grande colère, et il envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléhem et dans tout son territoire, selon la date dont il s'était soigneusement enquis auprès des mages » (Matthieu 2. 16).
Autrement dit, le dragon se tenait devant la femme afin de dévorer son enfant. Mais l'enfant Jésus « fut enlevé » en quelque sorte par ses parents adoptifs et caché en Égypte conformément aux ordres de Dieu. Matthieu ajoute : « Voici, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, et dit: Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, fuis en Égypte, et restes-y jusqu'à ce que je te parle; car Hérode cherchera le petit enfant pour le faire périr. Joseph se leva, prit de nuit le petit enfant et sa mère, et se retira en Égypte. Il y resta jusqu'à la mort d'Hérode, afin que s'accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète: J'ai appelé mon fils hors d'Égypte. » (Matthieu 2. 13-15).
Dieu sait, Dieu voit, il prévoit, il prévient, et il donne toutes ses directives pour triompher de la férocité de l’ennemi. Quel encouragement pour chacun de nous !
Plus tard, lors de la tentation au désert, le diable chercha à détourner le Seigneur du chemin de l’obéissance ; mais en vain. Le Fils de l’homme s’est attaché à l’épée de l’Esprit qui est la Parole de Dieu. A chaque fois, Jésus s’est défendu en citant l’Écriture. Le « il est écrit » fut son arme défensive, et elle était pleinement efficace.
Cette fois, ce fut la Parole de Dieu qui « enleva » Jésus et le garda des desseins meurtriers du tentateur.
Apprenons à imiter notre Seigneur. Dans ce domaine, comme dans tous les autres, il nous a laissé un exemple, afin que nous suivions ses traces.
Le diable inspirera aux chefs religieux des sentiments de jalousie et de haine tels qu’il n’hésiteront pas à se servir de faux témoins. C’est le diable qui prendra possession de Judas. C’est encore lui qui sera à l’origine d’un procès dirigé au mépris de la légalité. Un historien n’y a pas relevé moins de trente irrégularités !
Plus tard encore à Gethsémané, le diable engagera un combat terrible contre Christ pour l’empêcher d’aller jusqu’à la croix et d’accomplir la grande œuvre de rédemption pour laquelle il était venu sur notre terre.
La lutte dans le jardin des Oliviers fut horrible. Jésus dit : « Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne. Alors un ange lui apparut du ciel, pour le fortifier.
Étant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre. » (Luc 22.42-44).
Là, ce sont la prière intense et la ferme résolution de soumettre sa volonté à celle du Père céleste qui permirent à Jésus de l’emporter sur toute la pression satanique. Mes amis, retenons cette grande leçon spirituelle.
Les pharisiens et les scribes, véritables suppôts de Satan, avaient décidé de se débarrasser de Christ et de le faire périr; lorsque sonna l'heure de la puissance des ténèbres, ils crurent même avoir atteint leur but; mais leur triomphe ne fut qu'apparence et illusion.
Jésus n'a jamais été le jouet d'aucune volonté humaine ; c'est de son plein gré qu'il a accepté la mort à la croix, et cette mort fut le prélude de sa victoire. Jésus dit à ceux qui sont venus l’arrêter : « Vous êtes venus, comme après un brigand, avec des épées et des bâtons. J'étais tous les jours avec vous dans le temple, et vous n'avez pas mis la main sur moi. Mais c'est ici votre heure, et la puissance des ténèbres. » (Luc 22. 52-53).
Ainsi, l’attitude du dragon debout devant la femme ; ne la perdant pas de vue un seul moment ; prêt à se précipiter sur elle pour dévorer l’enfant, à peine serait-il né, est bien l’image de la réalité.
Mais dans tous ses efforts et dans toutes ses stratégies, Satan se trompait lourdement. Il est écrit : « L’enfant fut enlevé vers Dieu et son trône » (Apocalypse 12. 5).
A SUIVRE...
Dieu s'est révélé à l'humanité
Il est assez facile pour l'esprit humain de se créer un dieu à sa convenance, selon son imagination, ayant même ses propres passions. On trouve ainsi beaucoup de croyances prétendant tranquilliser ceux qui y adhèrent, et peut-être aussi apaiser leur conscience, mais tout cela, en réalité, n'apporte ni certitude ni paix. L'Être suprême, Créateur souverain, n'est pas un Dieu vague se révélant d'une manière obscure ou incomplète. Au contraire, sa révélation est claire, à la portée de tout être humain.
L'immensité de la création exprime sa puissance, et sa Parole, écrite dans un Livre, la Bible, nous parle de son Amour et de sa Justice.
Ce Livre nous le présente comme le Dieu Juste et Saint qui ne peut voir le mal sans le punir, puis il nous le fait connaître comme le Dieu d'Amour qui, tout en ayant horreur du péché, aime le pécheur. La paix découlant de la connaissance d'un tel Dieu n'est pas liée à de l'auto-conviction, comme certains sceptiques pourraient le penser, mais découle du fait que Dieu lui-même nous aime. Cela a été prouvé par la Venue sur la terre de son Fils, Jésus Christ, pour nous sauver, et nous réconcilier avec Dieu. Dieu, que personne n'a jamais vu, s'est ainsi révélé dans sa Justice et dans son Amour en Jésus, mort pour nos fautes, nos péchés, Jésus est ressuscité, vivant pour toujours et prêt à sauver tous ceux qui l'accepte comme seul Seigneur et Sauveur de leur vie.
C'est la merveilleuse révélation du christianisme. Elle est universelle, concerne tous les êtres humains de toutes races et de toutes conditions. Elle n'exclut personne. Ne la méprisez pas ! Ce ne sont pas des fables ingénieusement imaginées… (2 Pierre 1. 16)
Le Seigneur Jésus châtie celui qu’il aime
"Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, Et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend ; Car le Seigneur châtie celui qu’il aime, Et il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils" (Hébreux 12. 5-6).
Pour plusieurs personnes, le terme châtiment paraît être une chose de véritablement terrible, ils considèrent cela comme étant un malheur ou un jugement avec lequel ils ne peuvent rien y faire. Parmi ceux-ci, nous pouvons considérer Caïn. C’est lui qui, après avoir tué son frère Abel et avoir entendu de Dieu la conséquence de son péché, a démontré sa mauvaise compréhension du châtiment que Dieu lui imposait en affirmant « Mon châtiment est trop grand pour être supporté » (Genèse 4. 13).
Ce que Caïn a retenu du verdict de Dieu est le côté punitif, pourtant le sens même du mot châtiment comporte un élément plus important, celui de reprendre afin de corriger, de redresser.
En faisant la comparaison du passage d’Hébreux 12. 5 avec différente traduction francophone de la Bible, nous remarquons que le mot traduit par la majorité des traducteurs francophone par « châtiment » a été le terme « discipline » et dans la version du Semeur le mot « correction » a été préféré.
"Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre" (2 Timothée 3. 16-17).
En fait, pour bien comprendre le sens que l’Esprit Saint a jugé bon d’utiliser, nous pouvons le considérer dans d’autres passages des Écritures ou il a été utilisé. Dans l’épître aux Éphésiens, Paul a utilisé ce mot lorsqu’il s’est adressé aux pères de famille pour leur dire de ne pas irriter leurs enfants, mais de les élever en les corrigeant (Éphésiens 6. 4). Également, Paul utilise de nouveau ce mot grec dans sa deuxième lettre à Timothée lorsqu’il a affirme que « Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile… pour instruire » (2 Timothée 3. 16). Donc, en regardant l’utilisation du mot grec dans le Nouveau Testament, nous comprenons que le mot châtiment à la même signification que les mots correction ou instruction.
Le châtiment a donc le but de nous redresser, de nous corriger, il ne peut pas être considéré comme étant un jugement. En fait, Dieu utilise le châtiment comme un outil pour nous transformer afin que nous devenions conformes à sa volonté en suivant le modèle que Jésus nous a fait découvrir. Dans l’exemple de Caïn, l’attitude négative de celui-ci n’a fait en sorte que de démontrer sa rébellion envers Dieu.
Le fait que Dieu s’attarde ainsi à nous reprendre est une démonstration manifeste de l’amour qu’il a pour nous, il nous considère comme ses propres enfants. C’est ce que la lettre aux Hébreux affirme. Dieu nous considère comme des fils (Hébreux 12. 7). Si, comme nous l’avons souligné, Paul encourage les pères à corriger leurs enfants, il est normal que notre Père céleste nous châtie pour notre bien afin que nous participions à Sa Sainteté.
Dieu utilise l’image de “frapper avec la verge” pour démontrer comment parfois il nous faut un traitement-choc pour que nous nous redressions. Soulignons au passage quelques versets du livre des Proverbes qui nous font comprendre l’utilité de la chose et que cela ne se fait pas par cruauté, mais bel et bien dans l’objectif de nous instruire : "Celui qui ménage sa verge hait son fils" (Proverbes 13. 24). "En le frappant de la verge, tu délivres son âme du séjour des morts" (Proverbes 23.14). "La verge et la correction donnent la sagesse" (Proverbes 39.15).
Notons que bien qu’il soit mentionné d’utiliser la verge pour reprendre un enfant, cela ne veut surtout pas dire que c’est la chose à faire dans toutes les circonstances. En fait, il s’agit d’une mesure disciplinaire extrême qui doit être faite qu’après avoir utilisé les autres ressources disponibles. Le texte d’Hébreux nous démontre que c’est une discipline faite avec un amour réfléchi et non pas une violence gratuite et cruelle.
"Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience" (Jacques 1. 2).
Ne soyons pas rebelles à Dieu comme Caïn. Lorsque des épreuves se présentent dans nos vies, ayons le réflexe de chercher à comprendre la leçon que Dieu désire nous transmettre. C’est avec une telle attitude que Jacques a écrit qu’il nous faut « regarder comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés ». En effet, par l’épreuve nous pouvons voir la confiance que Dieu nous accorde.
Paul, lui qui a été éprouvé de tant de manières, a écrit dans sa lettre aux Romains « que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu » (Romains 8. 28). Humainement parlant, cela semble insensé, mais avec la connaissance de Dieu, nous savons qu’en Lui nous n’avons pas à avoir de crainte, car il ne permettra pas que nous soyons tentés au-delà de nos capacités, mais qu’avec l’épreuve, Dieu prépare le moyen de nous en sortir afin que nous puissions la supporter (1 Corinthiens 10. 13).
Les épreuves ne sont que des outils dans les mains de Dieu afin que nous soyons instruits et transformés par Lui. Alors gardons à l’esprit l’exhortation d’Hébreux 12. 5 qui nous rappelle qu’il ne faut pas mépriser le châtiment du Seigneur et de ne pas perdre courage lorsqu’il nous reprend. À première vue, tout châtiment semble être un sujet de tristesse, mais plus tard, il produit un fruit paisible de justice (Hébreux 12. 11). Ayons donc à l’esprit que dans l’épreuve nous savons que Dieu nous garde dans son Amour et qu’en Lui nous avons toutes les ressources nécessaires pour affronter les leçons de la vie.
Être crucifiés et être ressuscités avec Jésus-Christ
« Je suis crucifié avec Christ, et si je vis, ce n'est plus moi, mais c'est Christ qui vit en moi ; et si je vis encore dans la chair, je vis dans la foi du Fils, le Dieu unique qui s'est sacrifié pour moi, et qui s'est donné lui-même pour moi » (Galates 2. 20).
L'enseignement de ce passage glorieux nous dit que notre Dieu, le Seigneur Jésus-Christ, s'est sacrifié Lui-même comme notre Substitut, et sa mort sur la croix représente la mort de tout son peuple. Alors en Jésus, tous ses saints ont rendu à la Justice de Dieu ce qui lui était dû, et ont fait l'expiation à la vengeance divine pour tous leurs péchés. Puisque tous les élus sont crucifiés avec Christ, que nous sommes enveloppés avec Lui en sa mort, et que cela est un fait déjà accomplis une fois pour toutes, il est évident qu'il n'y a plus aucune condamnation pour nos péchés. Quoique le péché fasse encore ses ravages dans notre corps mortel car « le corps est bien mort à cause du péché » (Romains 8. 10) et que nous devons le combattre tous les jours de notre vie, nous ne sommes plus sous sa condamnation car notre esprit est vivant à cause de l'Esprit de Christ qui habite en nous (Romains 8. 10-11). En d'autres mots, nous sommes sauvés en l'esprit et non en la chair, qui elle, périra à cause de ce qu'elle demeure sous l'emprise de la mort occasionné par le péché. C'est pour cela que l'apôtre Paul a pu écrire : « Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ, qui marchent, non selon la chair, mais selon l'Esprit » (Romains 8. 1). La nature de notre corps charnel est de pécher, tout comme la nature d'un poisson est de nager dans l'eau, il ne peut faire autrement et à cause de cela nous pécherons encore inévitablement (1 Jean 1. 8-10). Toutefois, comme nous dit l'apôtre Paul, « nous ne sommes point endettés à la chair, pour vivre selon la chair » (Romains 8. 12), nous n'avons aucune dette envers la chair, nous ne lui devons rien, nous sommes libérés de sa culpabilité et de sa condamnation qui recherche constamment à nous réduire à l'esclavage de ses principes par l'obéissance à la loi, car « la loi est la puissance du péché » (1 Corinthiens 15. 56) et nous sommes mort à la loi puisque Christ l'a entièrement accompli comme notre substitut et « l'a entièrement annulée... en triomphant d'elles par son sacrifice sur la croix » (Colossiens 2. 14-15).
Nous ne vivons plus selon l'esprit de la loi morale qui nous retenait dans la captivité, mais selon l'Esprit de la grâce qui nous en a libéré par la foi qui nous est accordée dans les mérites du sacrifice de Christ qui nous sont attribués gratuitement et sans aucune condition. Lorsque nous vivons dans la lumière de cette vérité d'un fait déjà accomplis « le sang de Jésus-Christ, le Fils lui-même, nous purifie de tout péché » (1 Jean 1. 7). Pour nous enfants de Dieu, tous les péchés accomplis par notre corps de chair mortel, qu'ils soient commis dans un temps passé, présent, ou à venir, nous sont pardonnés et purifiés avant même que nous naissions en ce monde, car Christ en avait déjà payé pleinement le prix et nous étions déjà en lui par anticipation en sa mort sur la croix comme notre substitut. Depuis avant la fondation du monde lorsque nous avons été élus en Christ pour notre rédemption (Éphésiens 1. 4-9), Dieu a tout déterminé d'avance dans son plan d'élection selon sa volonté souveraine et toute-puissante pour le rachat de nôtre âme. En d'autres mots, tout a été accomplit à la croix et rien que nous fassions ou ne fassions pas va n'en changer le moindre détail, on ne peut rien y contribuer autrement le salut ne serait plus par la grâce mais par les œuvres. L'apôtre Paul, était heureux de penser qu'en tant que membre du peuple élu de Christ, il était mort sur la croix avec Christ. Il a reconnu et accepté cette révélation avec confiance, reposant tout son espoir sur cette certitude. Il a cru qu'en raison de la mort de Christ, la justice divine était satisfaite à son égard, il réalisa qu'il avait trouvé la réconciliation avec Dieu en Christ et par Christ. Il ne se reposait plus sur la justice des œuvres de la loi comme tous les pharisiens, mais sur la justice de la foi comme tous les vrais disciples de Christ. Paul avait compris que ceux qui persistaient à se justifier par les œuvres de la loi étaient déchus de la grâce, et ceux qui dans la grâce persistaient à se justifier par la foi de Christ en lui faisant confiance en toutes choses avaient la promesse de la gloire éternelle.
Ainsi, ce verset est un fondement magnifique et solide de la foi chrétienne pour tous les élus en ce monde. Autant peu qu'ils soient, ils peuvent dire avec la pleine assurance de la foi de Christ qu'ils ont reçu dans le don de la grâce : « Il a tout renoncé pour moi, il s'est livré lui-même en ma faveur et comme mon substitut il m'a placé avec lui dans sa mort. Je suis crucifié avec Christ, et Christ vit en moi » Pour un élu, dire : « Je suis crucifié avec Christ », ce n'est pas parler en l'air. Ce n'est pas croire quelque chose par conjecture. Ce n'est pas dire quelque chose dont on n'est pas certain. Ce n'est pas chercher une expérience à revivre. Chaque élu en ce monde peut dire en toute vérité et sincérité : « Je suis crucifié avec Christ », c'est la simple reconnaissance d'un fait, la reconnaissance d'une chose déjà accomplie, car cette parole est l'énoncé d'un fait qui s'est produit environ 2.000 ans passés et qui est toujours actuel par la Sainte Présence de Christ qui nous habite.
Nous sommes ressuscités avec Jésus :
"Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c'est par grâce que vous êtes sauvés); il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus Christ" (Éphésiens 2 : 4).
La bénédiction de la puissance divine de la résurrection est une bénédiction que nous partageons collectivement. C'est individuellement que Dieu nous sauve, mais nous vivons ensemble la réalité de la résurrection inscrite dans nos cœurs. En Jésus, nous sommes nés de nouveau, nous sommes ressuscités pour une vie nouvelle. Dès l'instant que nous donnons notre cœur à Jésus, un puissance de résurrection entre en nous, et bien que notre corps humain continue à vieillir et se dirige vers la mort, notre esprit est déjà ressuscité. C'est le miracle de la résurrection. Nous recevons la puissance de la vie de Dieu et nous vivrons éternellement dans sa Gloire en ayant la vie éternelle.
Il y a la mort physique et la mort spirituelle. Sans Jésus, les êtres humains sont morts spirituellement dès leur vie ici-bas. En recevant le Salut offert par Jésus, nous sommes déjà ressuscités et éternellement vivant. Nous vivons dès maintenant la vie de résurrection en Jésus. Notre corps humain sera transformé, sera glorifié, par le pouvoir de la résurrection.
Satan le diable est notre ennemi
Avant sa révolte originelle, Satan était un chérubin protecteur aux ailes déployées. L’Éternel dit : « Tu étais un chérubin protecteur, aux ailes déployées » (Ézéchiel 28. 4). Il se tenait dans la présence du Tout-Puissant, sur sa « montagne sainte » : « Je t'avais placé et tu étais sur la sainte montagne de Dieu. » (Ézéchiel 28. 14). C'était un « astre brillant, fils de l'aurore ». Le prophète Ésaïe dit : Te voilà tombé du ciel, astre brillant, fils de l'aurore ! (Ésaïe 14.12).
Lorsque l'orgueil fut trouvé en lui, il fut chassé de la montagne sainte, résidence du Dieu des cieux : « Tu disais en ton cœur: Je monterai au ciel, j'élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu; je m'assiérai sur la montagne de l'assemblée, à l'extrémité du septentrion; je monterai sur le sommet des nues, je serai semblable au Très Haut. Mais tu as été précipité dans le séjour des morts, dans les profondeurs de la fosse » (Ésaïe 14. 13-15) ; et encore : L’Éternel déclare : « Tu as été intègre dans tes voies, depuis le jour où tu fus créé jusqu'à celui où l'iniquité a été trouvée chez toi. Par la grandeur de ton commerce tu as été rempli de violence, et tu as péché; je te précipite de la montagne de Dieu, et je te fais disparaître, chérubin protecteur, du milieu des pierres étincelantes » (Ézéchiel 28. 15-16).
Le diable entraîna alors dans sa rébellion une légion d'anges que le symbolisme d'Apocalypse 12 assimile à des étoiles : « Sa queue entraînait le tiers des étoiles du ciel, et les jetait sur la terre ». A ne pas confondre avec les douze étoiles dont la femme est couronnée.
Des légions d'anges (pouvons-nous parler du tiers des armées célestes originelles ?) ont donc été entraînés par le dragon dans sa révolte ; ces anges ont perdu leur dignité pour exercer désormais une influence malfaisante, et causer toutes sortes de désordre sur la terre.
Dans sa seconde épître, l’apôtre Pierre écrit Dieu n'a pas épargné les anges qui ont péché, mais il les a précipités dans les abîmes de ténèbres et les réserve pour le jugement (2 Pierre 2. 4).
Jude déclare que le Seigneur « a réservé pour le jugement du grand jour, enchaînés éternellement par les ténèbres, les anges qui n'ont pas gardé leur dignité, mais qui ont abandonné leur propre demeure » (v.6). Ces légions d’anges déchus se sont dès lors réfugiés dans les lieux célestes et qu’il ne faut pas confondre avec la « montagne sainte » du Tout-Puissant.
Que sont-ils alors devenus ? Ce que l’apôtre Paul nomme dans sa lettre aux Éphésiens comme « les dominations, les autorités, les princes de ce monde de ténèbres, les esprits méchants » (Éphésiens 6. 12). C'est donc bien à cette révolte originelle de Satan que fait allusion la phrase d'Apocalypse 12 : 4a : « Sa queue entraînait le tiers des étoiles du ciel ».
Il est à remarquer que les anges déchus seront chassés des lieux célestes en même temps que le diable : « Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui » (Apocalypse 12. 9). Finalement, ils seront jetés « dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges », dont parle Jésus en Matthieu 25. 41.
Ce sera la défaite finale de Satan. Présentement, nous, les enfants de Dieu, nous pouvons remporter la victoire contre tous les assauts de l’ennemi. La Bible n’a jamais dit que les enfants de Dieu fidèles seraient défaits devant Satan. S’il y avait un seul verset envisageant une telle possibilité, nous aimerions le connaître. Mais il n’en existe aucun. Dieu met tout à notre disposition pour que nous soyons vainqueurs : La foi ferme jointe à la sobriété, à la vigilance, et à la résistance fait fuir le diable. Il est écrit : « Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. Résistez-lui avec une foi ferme » (1 Pierre 5. 8-9).
Jacques nous parle aussi de cette résistance découlant d’une totale soumission à Dieu (les deux se tiennent) : « Soumettez-vous donc à Dieu; résistez au diable, et il fuira loin de vous. » (Jacques 4. 7).
La prière ardente est source de triomphe sur Satan. Le Seigneur a déclaré à son disciple Pierre : « Simon, Simon, Satan vous a réclamés, pour vous cribler comme le froment. Mais j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point » (Luc 22. 31). Quelle place à ce sujet de prière dans nos moments personnels d’intercession devant Dieu ?
Nous revêtir de toutes les armes de Dieu, nous rendra invincibles contre notre ennemi. Paul écrit : « Au reste, fortifiez-vous dans le Seigneur, et par sa force toute puissante. Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable. Car nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. C'est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté. Tenez donc ferme: ayez à vos reins la vérité pour ceinture; revêtez la cuirasse de la justice; mettez pour chaussure à vos pieds le zèle que donne l'Évangile de paix; prenez par-dessus tout cela le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin; prenez aussi le casque du salut, et l'épée de l'Esprit, qui est la parole de Dieu. » (Éphésiens 6. 10-17).
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