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L'Évangile est une puissance de Dieu pour le Salut de quiconque croit (Romains 1. 16)

divers

(3) Les richesses de la Grâce de Dieu dans laquelle nous sommes

10 Juin 2021 Publié dans #Divers

6 - Nous sommes dans la grâce

Notre relation avec Dieu est fondée uniquement sur sa grâce, et ce que nous sommes, nous ne le sommes que par elle (1 Corinthiens 15. 10).

Là où autrefois le péché a régné par la mort, règne maintenant la grâce par la justice pour la vie éternelle par Jésus Christ notre Seigneur (Romains 5. 21). Nous ne sommes pas sous la loi, mais sous la grâce (Romains 6. 14). Étant justifiés, nous sommes maintenant dans la grâce ou la faveur de Dieu, ayant libre accès à lui par la foi (Romains 5. 2).

Nous sommes pour ainsi dire entourés d’une multitude de grâce divine, ayant reçu de sa plénitude « et grâce sur grâce » (Jean 1. 16), c’est-à-dire une manifestation de grâce après l’autre. L’expression « grâce sur grâce » ne se limite pas à notre salut mais comprend aussi les richesses insondables des bénédictions qui nous ont été données par Dieu.

Nous ne pouvons pas ici-bas faire le compte exact de nos richesses en bénédictions spirituelles. Hélas, nous constatons toujours à nouveau combien peu nous sommes capables de nous occuper de toutes les facettes de la grâce divine et d’en jouir.

La chair en nous et les influences exercées par le monde environnant nous en empêchent trop souvent. Mais dans la gloire inaltérable de la maison du Père, nous jouirons d’une félicité éternelle auprès de notre Seigneur Jésus. Tel est l’objet de notre attente et de notre joie, car Dieu nous a donné « une bonne espérance » par grâce (2 Thessaloniciens 2. 16).

La source de cette bonne espérance est la grâce de Dieu et son but, la venue du Seigneur afin d’enlever les croyants, sujet qui occupe une place si importante dans les épîtres de l’apôtre Paul aux Thessaloniciens. En revanche, quand Pierre place devant nous l’espérance, l’objet en est la grâce qui nous sera apportée à la révélation de Jésus Christ (1 Pierre 1. 13).
L’apôtre Paul ne considère pas l’enlèvement des croyants, mais pense à l’apparition du Seigneur en gloire, lorsqu’il sera glorifié et admiré au milieu de ses saints. Nous serons alors manifestés en gloire avec lui sur cette terre.
Cela fait également partie des richesses de la grâce que Dieu réserve à des êtres tels que nous qui sommes maintenant des étrangers et sans droit de cité sur la terre.

Le sujet de la grâce de Dieu dans laquelle nous sommes est vaste. En regardant en arrière, nous voyons la grâce qui nous a apporté le salut et à laquelle nous sommes redevables de tout ce que nous avons et ce que nous sommes.
Pour le présent, nous recevons grâce sur grâce. Et quant à l’avenir, nous possédons par grâce l’espérance vivante et bienheureuse en notre bien-aimé Seigneur.

Nous sommes héritiers de la grâce de la vie (1 Pierre 3. 7), que nous possédons, que nous connaissons et dont nous jouissons maintenant déjà dans la faiblesse, il est vrai, mais bientôt en perfection.

7 - Les richesses de la grâce de Dieu

Si, au début, nous avons défini la grâce comme étant la manifestation imméritée de l’Amour de Dieu envers des êtres humains pécheurs, nous constatons maintenant que cette « définition » est incomplète.
Elle convient pour la grâce de Dieu qui apporte le salut aux pécheurs, mais ne suffit pas quand nous pensons à la grâce offerte par le Père à ceux qui sont devenus ses enfants par la foi.

Nous avons déjà rappelé que Éphésiens 1 nous permet d’entrevoir quelque peu le cœur du Père, « qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ ». En poursuivant la lecture de cette épître, nous trouvons plusieurs de ces bénédictions auxquelles nous pouvons penser maintenant avec une profonde reconnaissance et adoration :
- Des créatures plongées dans le péché et les ténèbres sont devenues de bien-aimés enfants de Dieu, « saints et irréprochables devant lui en amour », c’est-à-dire conformes moralement à sa nature
(Éphésiens 1. 4 ; 5. 1).
- Le vieil homme est remplacé par le nouvel homme, « créé selon Dieu, en justice et sainteté de la vérité » (Éphésiens 4. 24).
- Nous sommes prédestinés pour être adoptés par Jésus Christ (Éphésiens 1. 5).
- Nous avons été scellés du Saint Esprit, qui est à la fois les arrhes de notre héritage et la source de notre force (Éphésiens 1. 13, 14 ; 3. 16).
- Par le Seigneur Jésus, nous avons « accès auprès du Père par un seul Esprit » (Éphésiens 2. 18 ; 3
. 12).
- Nous ne nous trouvons pas ici-bas comme des enfants de Dieu dispersés, mais sommes « bien ajustés ensemble » pour être la maison de Dieu et le corps de Christ (Éphésiens 2. 21, 22 ; 4. 4, 16) et nous formons ensemble lÉpouse de Christ (Éphésiens 5. 25-33).
- Par la foi, nous pouvons déjà être « assis ensemble dans les lieux célestes dans le Christ Jésus » ; sa place dans la gloire est aussi la nôtre (Éphésiens 2. 6) !

Ces bénédictions, provenant des richesses de la grâce divine, manifestent la libéralité de Dieu envers les siens qu’il comble de biens spirituels infinis. La grâce est donc aussi la bénédiction surabondante des enfants de Dieu sans qu’ils y aient le moindre droit. Ne voyons-nous pas également en cela qu’il est le Dieu de toute grâce (1 Pierre 5. 10) ?

Dans un monde qui poursuit les « bienfaits » passagers et douteux de la civilisation et cherche sa satisfaction dans les plaisirs du péché, nous vivons comme des hommes rachetés, bénis de toutes les manifestations de la grâce de Dieu, qui sont éternelles et satisfont entièrement le cœur !
En étant occupés de ces richesses, nous serons conduits à l’adoration, comme l’apôtre Paul au début de son épître aux Éphésiens.
Même si, pendant le temps de notre vie sur cette terre, nous ne possédons la lumière « de la connaissance de la gloire de Dieu dans la face de Christ » que comme « un trésor dans des vases de terre », la grâce surabondante qui nous est manifestée devrait maintenant déjà « multiplier les actions de grâces à la gloire de Dieu » (2 Corinthiens 4. 6, 7, 15).
Puissions-nous le réaliser davantage !

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(2) L'oeuvre de la Grâce de Dieu qui apporte le Salut

9 Juin 2021 Publié dans #Divers

4 - L’œuvre de la grâce

La grâce de Dieu ne s’est pas limitée à la venue du Fils sur cette terre pour apporter l’amour et la miséricorde à ceux qui méritaient le jugement. Pour que la grâce puisse « apporter le salut » et « enrichir », le Seigneur devait encore, par la grâce de Dieu, goûter la mort (Hébreux 2. 9). Aussi Jésus a suivi le chemin difficile conduisant à Jérusalem et à Golgotha. Là, à la croix, la grâce de Dieu, que nous adorerons éternellement, s’est manifestée d’une manière parfaite envers nous, des êtres humains sans force et impies, des pécheurs et des ennemis de Dieu.

Pouvons-nous comprendre ce que la mort a signifié pour le Seigneur Jésus — Lui, l’origine de toute vie devant mourir ! Est-il possible de sonder ce que Jésus, pur et sans péché, a éprouvé, quand il a dû porter nos péchés en son corps sur la croix ? Jésus a suivi ce chemin difficile jusqu’à sa dernière extrémité, la mort, afin que la grâce de Dieu puisse nous être donnée.
Lorsque, entrevoyant la mort, Jésus s’est écrié à la fin des trois heures de ténèbres : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? », il se trouvait au plus profond de la pauvreté que Lui le riche avait prise dans sa grâce sur lui afin d’enrichir les pauvres que nous étions, pour l’éternité et à l’infini.

À la croix déjà nous voyons les premiers rayons de la grâce qui apporte le salut atteindre les êtres humains perdus. Alors que les Juifs venaient de faire tout ce qu’ils pouvaient afin que leur Messie soit crucifié, le Seigneur Jésus prie son Père en ces termes : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font » (Luc 23. 34).
Il fait cette demande afin que le peuple coupable puisse, selon la loi, être traité non pas en tant que « meurtrier » mais comme « homicide par mégarde » et recevoir la grâce du salut, de Dieu le « vengeur du sang »
(Nombres 35. 9-34).

Un autre rayon de cette grâce, à la croix déjà, amène un pécheur à la foi vivante en Jésus. L’un des deux brigands qui, à sa droite et à sa gauche, subissaient leur juste condamnation, est mis dans la lumière de Dieu, reconnaît la grandeur du Seigneur et implore la grâce, une grâce dont il ne peut toutefois pas encore mesurer l’étendue. « En vérité, je te dis : Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » (Luc 23. 43) : telle est la réponse du Sauveur souffrant qui allait mourir pour cet homme aussi.
Ne voyons-nous pas également un caractère particulier de la grâce divine dans le fait que le tout premier homme qui a mis sa confiance en Jésus le Crucifié n’a été sauvé que dans les derniers moments de sa vie, peu avant sa mort ?

 5 - La grâce qui apporte le salut

Cela nous amène à considérer un autre aspect, la grâce qui apporte le salut. Certes, selon Tite 2. 11 et 2 Timothée 1. 9, 10), la grâce de Dieu est apparue lors de la venue du Fils de Dieu comme Homme dans ce monde ; toutefois, avant qu’elle puisse effectivement « apporter le salut pour tous les hommes », il fallait, selon les conseils éternels de Dieu, que l’œuvre de l’expiation à la croix de Golgotha soit accomplie.
Car ce n’est pas la vie parfaite et sans péché du Seigneur Jésus qui constitue le fondement de notre salut, mais son œuvre expiatoire et sa mort à la croix de Golgotha.

La grâce illimitée de Dieu pour tous les êtres humains ne pouvait pas être proclamée avant que sortent de la bouche du Seigneur ces paroles de triomphe : « Tout est accompli ».
Maintenant « l’évangile de la grâce de Dieu » peut être annoncé dans le monde entier
(Actes 20. 24).
C’est donc à juste titre que nous pouvons appeler « temps de la grâce » la période allant de Golgotha jusqu’à la venue du Seigneur Jésus pour enlever les croyants ; relevons pourtant que l’expression ne se trouve pas dans la Bible.
La grâce de Dieu qui apporte le salut en Christ est valable maintenant pour chacun sans distinction, car Dieu veut que tous les êtres humains soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité.

Si aujourd’hui le Seigneur Jésus n’est pas encore revenu pour prendre les siens auprès de lui dans la maison du Père, c’est parce qu’il est patient envers nous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance (2 Pierre 3. 9). Tel est le temps de la grâce.

En tant que pécheurs perdus, nous avions besoin de salut, et comme coupables, de la justification.

Nous avons reçu l’un et l’autre par la grâce de Dieu. En Éphésiens 2. 8, nous lisons : « Vous êtes sauvés par la grâce, par la foi » et en Romains 3. 24 : « … justifiés gratuitement par sa grâce ». La grâce qui apporte le salut se manifeste ici de deux manières et il vaut la peine de s’y arrêter un peu.

Quelqu’un qui, au cours d’une tempête en pleine mer, tombe par-dessus bord est perdu s’il ne peut bénéficier du secours d’un canot ou d’une bouée de sauvetage. Dans une telle situation, nul homme ne penserait pouvoir se sauver lui-même.

Mais combien de personnes s’imaginent pouvoir se sauver de leur état de perdition éternelle par elles-mêmes, par de bonnes œuvres ! Selon le jugement divin, nous étions spirituellement morts pour Dieu à cause de notre état de péché (Éphésiens 2. 1). Un mort ne peut plus rien faire pour lui ou pour autrui, et encore moins se redonner la vie. Tous les efforts que nous déployons en vue de notre salut sont par conséquent non seulement inutiles et insensés, mais impossibles. Seule la grâce de Dieu peut sauver des êtres perdus (Éphésiens 2. 8). Cette grâce incompréhensible est la preuve tangible de l’Amour de Dieu.

Accusé devant un tribunal, reconnu coupable et justement condamné, un prévenu ne peut plus rien avancer pour sa justification. De même, chacun devra comparaître une fois devant Dieu, le juge de tous, et, face à mille accusations, nul ne pourra avancer une excuse. Aucun pécheur ne peut se justifier devant Dieu, car tout parle contre lui.

En revanche, celui qui trouve maintenant, par la foi, son refuge dans le Seigneur Jésus est parfaitement justifié par la grâce de Dieu (Romains 3. 24), parce que Christ a porté tous nos péchés en son corps sur la croix et que le châtiment de notre paix a été sur lui. Dieu ne punit pas deux fois les mêmes actes. Ainsi, il n’y a que deux possibilités : ou, en raison de ses actes, le pécheur doit porter pendant l’éternité le juste châtiment de Dieu, ou il est justifié par Celui qui a subi à la croix ce châtiment pour tous ceux qui croient en lui.

Un homme est justifié quand Dieu le considère juste, parce qu’il croit en Celui qui a porté le châtiment que nous méritions, et qui est de ce fait le seul chemin conduisant à Dieu. La grâce est donc aussi la preuve de la justice de Dieu.

Lorsque nous réfléchissons à tout cela et nous souvenons que notre terrible état est le résultat de nos péchés, la grandeur de la grâce de Dieu nous apparaît avec toujours plus de clarté. Nous comprenons pourquoi le Saint Esprit parle constamment de l’abondance, de la surabondance, des immenses richesses de la grâce de Dieu en bonté (Romains 5:15, 17, 20 ; 6. 1 ; Éphésiens 1. 7 ; 2. 7).

En considérant cette grâce insondable, nous pouvons bien nous écrier avec l’apôtre Paul dans la reconnaissance et l’adoration : « Grâces à Dieu pour son don inexprimable ! » (2 Corinthiens 9. 15).

Mais ce n’est pas tout. La merveilleuse grâce de Dieu en Christ va bien au-delà de tous nos besoins et de toutes nos attentes. Nous n’avons pas seulement expérimenté la délivrance de notre état de péché et la justification de nos péchés, mais bien plus ! En Éphésiens 1, lorsque le propos éternel de Dieu le Père est placé devant nous, il nous est accordé, pourrait-on dire, d’entrevoir le contenu de son cœur.

Dieu nous a bénis en Christ de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes, il nous a élus en lui avant la fondation du monde et nous a prédestinés pour nous adopter pour lui, selon le bon plaisir de sa volonté divine, éternelle — et tout cela, à la louange de la « gloire de sa grâce » (Éphésiens 1:6) ! Celle-ci se manifeste dans la plénitude infinie des bénédictions, dans la grandeur, l’élévation et la beauté de ses voies divines envers nous, des créatures plongées dans la misère du péché ! La gloire de sa grâce brillera durant l’éternité et sera le motif de notre adoration.

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(1) La Grâce de Dieu et sa manifestation

8 Juin 2021 Publié dans #Divers

1 - Qu’est-ce que la grâce ?

La grâce est la manifestation imméritée de l’Amour de Dieu envers des hommes pécheurs. Nous ne pouvons en sonder la nature et l’étendue, ni, par conséquent, la décrire d’une manière complète. Mais il est possible de rechercher ce que la Parole de Dieu en dit ; nous en retirerons toujours un grand profit. Dans l’Ancien Testament déjà, la grâce brille continuellement, surtout en relation avec le peuple d’Israël, mais c’est dans le Nouveau Testament qu’elle est pleinement révélée en Christ.
Le mot grec charis, traduit par « grâce », signifie aussi « faveur »
(Luc 2. 52 ; Actes 2. 47), « libéralité » (1 Corinthiens 16. 3), « gré » (Luc 6. 32-34) ou « être obligé » (Luc 17. 9) et « digne de louange » (1 Pierre 2. 19, 20).
Apparemment, la grâce est en contraste avec la justice ; pour nous humains, en tout cas, elles sont inconciliables. Ou la justice est exercée et la grâce n’a pas de place, ou la grâce rend la justice sans effet.
Mais la justice de Dieu exige la condamnation des êtres humains à cause de nos péchés, mais dans son Amour et sa grâce, Dieu a envoyé son propre Fils « pour être la propitiation pour nos péchés »
(1 Jean 4. 10).
À la croix de Golgotha, ses exigences saintes et justes ont été pleinement satisfaites par le Seigneur Jésus, et là, en même temps, sa grâce admirable a brillé, dans l’accomplissement de la prophétie du Psaume 85. 10 : « La bonté (ou : la grâce) et la vérité se sont rencontrées, la justice et la paix se sont entre-baisées ».
Si donc une harmonie parfaite se dégage de la manière d’agir de Dieu en grâce et en justice, il reste pourtant une chose qui est totalement inconciliable avec sa grâce : l’accomplissement de la loi et la pensée de pouvoir subsister devant Dieu par des « bonnes œuvres ».

La loi exige ; la grâce donne. La loi dit : Fais cela, et ce sera ta justice et tu vivras (Lévitique 18. 5 ; Deutéronome 6. 25). Il devait donc y avoir une récompense de la part de Dieu pour celui qui observait la loi.
Mais il s’est révélé qu’aucun Israélite n’a été capable de la garder. De même tous les autres efforts humains sont vains. Les « bonnes œuvres » ne permettent pas davantage à l’homme de subsister devant Dieu.

Une telle découverte est humiliante pour l’homme « religieux ». Mais considérons ce que la parole de Dieu dit à ce sujet : « Or à celui qui fait des œuvres, le salaire n’est pas compté à titre de grâce, mais à titre de chose due ». — « Or, si c’est par la grâce, ce n’est plus sur le principe des œuvres, puisque autrement la grâce n’est plus la grâce ». — « Vous n’êtes pas sous la loi, mais sous la grâce » (Romains 4. 4 ; 11. 6 ; 6. 14).

2 - Pourquoi la grâce ?

En tant que créature de Dieu, tout êtres humains est responsable de vivre selon la volonté de son Créateur. Tous ont manqué à cet égard. Nous le constatons chez le premier couple déjà et d’une manière encore plus claire parmi les fils d’Israël, le peuple terrestre de Dieu. Ils avaient les uns et les autres reçu de sa part une place spécialement privilégiée. De plus, l’Ancien comme le Nouveau Testament montrent que, depuis la chute, aucun homme ne peut subsister tel qu’il est devant Dieu, même en y consacrant toutes ses capacités et ses forces. « Il n’y en a aucun qui exerce la bonté, il n’y en a pas même un seul » (Psaumes 14. 1 ; Romains 3. 12).

En raison de ses actes, l’être humain est coupable devant Dieu, et, en raison de sa nature pécheresse, il est perdu. Le jugement éternel, tel est le juste châtiment de Dieu sur le péché.
Mais Dieu n’est pas seulement lumière, il est aussi amour
(1 Jean 1. 5 ; 4. 8, 16). Dans son Amour, Il s’est penché sur ses créatures perdues et a envoyé son Fils bien-aimé sur la terre, afin de les sauver. Telle est la grâce.

Nous pouvons donc distinguer deux motifs à la manifestation de la grâce de Dieu : - Par la grâce, la nature de Dieu est parfaitement révélée. - Pour des pécheurs perdus, la grâce est la seule possibilité d’entrer en relation avec le Dieu saint.

3 - La manifestation de la grâce

À deux reprises dans le Nouveau Testament, il est parlé de la grâce de Dieu, apparaissant ou se manifestant dans le Fils. En 2 Timothée 1. 9, 10, nous lisons : « … qui nous a sauvés et nous a appelés d’un saint appel, non selon nos œuvres, mais selon son propre dessein, et sa propre grâce qui nous a été donnée dans le Christ Jésus avant les temps des siècles, mais qui a été manifestée maintenant par l’apparition de notre Sauveur Jésus Christ », et en Tite 2. 11 : « Car la grâce de Dieu qui apporte le salut est apparue à tous les hommes ». Les deux passages se rapportent au Seigneur Jésus.

Dans l’incarnation du Fils éternel, la grâce de Dieu prend une forme visible, en s’abaissant, d’une manière incompréhensible pour nous, jusqu’à des créatures perdues. Maintenant, la nature et la plénitude de cette grâce sont perceptibles.
La grâce de Dieu est éternelle. Il est le Dieu de toute grâce
(1 Pierre 5. 10) ; il savait, dès avant la création, que ses créatures se rebelleraient contre lui et deviendraient des pécheurs, mais il avait également dans son cœur, dès avant les temps des siècles, sa grâce envers nous (2 Timothée 1. 9) ; de même aussi, il avait préconnu son Fils bien-aimé comme l’Agneau et nous avait élus en lui avant la fondation du monde.

La grâce de Dieu est universelle. Dans la personne du Fils de Dieu, elle est apparue, apportant le salut pour tous les hommes (Tite 2. 11), donc non seulement pour le peuple juif, mais pour toute l’humanité.
Une grande partie de l’Ancien Testament traite de l’amour de Dieu pour le peuple d’Israël, qu’il s’était choisi pour lui d’entre toutes les nations et qui a manqué malgré tous ses privilèges.
Lors de sa venue sur la terre, le Seigneur Jésus était certes premièrement le Messie promis qu’attendait son peuple terrestre, mais en outre, il venait pour tous les hommes. La valeur globale, universelle de l’évangile de la grâce — « au Juif premièrement, et au Grec » — est constamment mise en évidence par Paul surtout (Romains 1. 16 ; voir
Éphésiens 2. 11-17).
Pierre aussi dit une fois : « Nous [c’est-à-dire les Juifs] croyons être sauvés par la grâce du Seigneur Jésus, de la même manière qu’eux [les nations] aussi » (Actes 15. 11).

La grâce de Dieu est sans pareille. Dans sa grâce, le Fils éternellement riche de Dieu a vécu dans la pauvreté pour nous, afin que par sa pauvreté nous fussions enrichis (2 Corinthiens 8. 9). Pouvons-nous imaginer l’existence éternelle, la toute-puissance, l’omniscience, l’omniprésence et la gloire de la Trinité ? C’est absolument impossible. Le roi David constatait déjà avec adoration : « À toi, Éternel, est la grandeur, et la force, et la gloire, et la splendeur, et la majesté ; car tout, dans les cieux et sur la terre, est à toi. À toi, Éternel, est le royaume et l’élévation, comme Chef sur toutes choses ;… et tu domines sur toutes choses » (1 Chroniques 29. 11, 12).

Quelles étaient les richesses de gloire et d’amour dont jouissait le Fils dans le sein du Père dans la maison éternelle du Père ! Des choses qu’aucun œil n’a vues, qu’aucune oreille n’a entendues et qui ne sont montées au cœur d’aucun homme. Il a quitté ces richesses divines insondables pour descendre dans la pauvreté la plus extrême, il a pris dans l’humiliation la place de ses créatures et a été obéissant jusqu’à la mort de la croix ! Peut-on imaginer une distance plus grande que celle qui existe entre la gloire de la maison du Père et la place de mépris et de rejet à la croix de Golgotha ?

La grâce de Dieu est parfaite. Considérant rétrospectivement la vie du Seigneur Jésus sur la terre, l’évangéliste Jean écrit : « Et la Parole devint chair, et habita au milieu de nous… pleine de grâce et de vérité » (Jean 1. 14). Le Fils est venu non seulement « avec » ou « dans » la grâce et la vérité, mais « plein de grâce et de vérité ».

La grâce est le rayonnement de l’amour de Dieu envers les hommes perdus, et la vérité, un caractère de la lumière de Dieu. La loi donnée par Moïse contenait elle aussi la vérité, puisqu’elle venait de Dieu. Mais elle ne faisait que montrer aux hommes leur incapacité à satisfaire aux saintes exigences divines. Toutefois, lorsque le Fils devint homme, la grâce de Dieu fut aussi manifestée, et non plus seulement sa vérité : « La grâce et la vérité vinrent par Jésus Christ » (Jean 1. 17).  Nous voyons ici à la fois la perfection de la manifestation et l’indissolubilité des caractères divins essentiels : amour et lumière.

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Jésus-Christ a ôté tous nos péchés

7 Juin 2021 Publié dans #Divers

Christ a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu (1 Pierre 3. 18).

Les péchés du vrai croyant en Jésus ôtés à jamais :

Jésus-Christ est mort pour nous sur la croix. Il vit pour l'éternité et Il est assis à la Droite de Dieu le Père. Par sa mort expiatoire, Jésus a répondu entièrement à notre condition de pécheurs. Il a porté nos péchés et les a ôtés pour toujours. Oui, pour les expier, Jésus fut crucifié sur la croix, chargé de tous nos péchés – les péchés de tous ceux qui croient en son nom. C’est là une vérité de toute importance pour l’âme inquiète – une vérité qui constitue le fondement de toute la position chrétienne.

Il est impossible de jouir d’une paix divinement établie tant que cette vérité si efficace n’est pas saisie par la foi. Il faut que, sur la base de l’autorité divine, nous sachions que tous nos péchés sont ôtés à jamais de devant la face de Dieu. Jésus Lui-même s’en est débarrassé en les expiant de façon à satisfaire toutes ses exigences divines, et tous les caractères de sa nature. Il s’est glorifié Lui-même, en ôtant tous nos péchés, d’une manière infiniment glorieuse et merveilleuse.

Oui, cela, Jésus l’a fait. C’est la substance, le cœur même de toute la question de nos péchés que Dieu a réglée. Dieu le Père a mis tous nos péchés sur son Fils Jésus, et Il nous le dit dans sa sainte Parole pour que nous le sachions selon l’autorité divine – une autorité qui ne peut mentir. Dieu Lui-même a conçu ce plan merveilleux pour ôter les péchés de tous ceux qui croient en son Fils Jésus ; Dieu l’a réalisé et Il le dit. Tout est de Dieu, du début à la fin, et la seule chose que nous ayons à faire, c’est de nous reposer, comme un petit enfant, sur ce que Dieu a fait. Comment pouvons-nous savoir que Jésus a porté nos péchés en son corps sur le bois ? Par cette même autorité de la Parole de Dieu qui nous dit que Jésus a expié nos péchés. Dans son incomparable et merveilleux Amour, Dieu nous donne l’assurance – à nous, qui étions des pécheurs coupables méritant l’Enfer – qu’Il a entrepris Lui-même de traiter toute la question de nos péchés. Dieu s’en est débarrassé d'une manière qui est entièrement à sa Gloire manifestée dans tout l’univers et en présence de toute intelligence créée.

Or personne n’a jamais souffert comme Jésus-Christ. Il est notre Exemple suprême. Mais Ses souffrances relevaient d’une classe à part et qui nous dépasse complètement, car Jésus a souffert pour les péchés comme Substitut, le Juste pour les injustes. Le but de Ses souffrances en substitution est : « afin qu’il nous amenât à Dieu » (1 Pierre 3. 18), c’est-à-dire faisant que nous soyons totalement chez nous en Sa présence, étant dans l’état convenable pour y être. Sommes-nous tous complètement à l’aise avec Dieu, heureux comme chez nous, dans nos cœurs et nos consciences ?

Ayant fait par lui-même la purification des péchés, il (Jésus) s’est assis à la droite de la Majesté dans les hauts lieux (Hébreux 1. 3).

Christ dans la gloire, preuve que nos péchés sont ôtés :

Jésus-Christ est Vivant, Il est dans sa Gloire éternelle ; Christ est assis à la droite de Dieu. Toute cette gloire ne nous effraie pas parce qu’elle brille sur la face de Jésus, notre Seigneur et Sauveur, qui a ôté nos péchés, et sa place même à la Droite de Dieu en est la preuve. Sous quel caractère Jésus est-Il là ? Celui de Fils de Dieu ayant subi la Colère de Dieu contre le péché et porté nos péchés en son corps sur le bois. Cependant, sur Sa face, nous voyons la gloire de Dieu. Nous le voyons là comme Celui qui a ôté nos péchés, parce qu'Il a accompli la rédemption. Dès lors, nous contemplons la gloire de Christ sachant que nous sommes sauvés.

Nous ne pourrions pas contempler Christ dans la gloire si la plus petite tache ou trace de péché demeurait sans être lavée. Plus nous contemplons la gloire, mieux nous comprenons la perfection de l’œuvre de Christ et la justice dans laquelle nous sommes acceptés. Chaque rayon de cette gloire se voit dans la face de Jésus qui a pris nos péchés comme les siens, et les a expiés sur la croix. La gloire que nous contemplons est la gloire de la rédemption. Quand nous le considérons dans la gloire, nous savons que nos péchés ne sont plus parce que Jésus s’en est chargé. Au lieu de voir nos péchés, nous voyons qu’ils ont été ôtés. nous voyons qu'ils ont été mis sur Jésus le Médiateur.

Dieu a été si complètement glorifié au sujet de nos péchés expiés par Christ que Christ est maintenant assis à sa droite. Où sont nos péchés maintenant ? Jésus les a expié, ils ont disparu de devant la face de Dieu. Je vois Christ dans la gloire, le Sauveur béni sur lequel ils ont été trouvés un jour. Maintenant ils ne sont plus, ils ne reparaîtront plus jamais. Celui qui s’était chargé de toutes nos iniquités a été reçu sur le Trône de Dieu où jamais aucun péché ne peut pénétrer.

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La repentance du malfaiteur sur la croix

2 Juin 2021 Publié dans #Divers

« Mais l’autre brigand disait : Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis la même condamnation ? Pour nous, c’est justice, car nous recevons ce qu’ont mérité nos crimes ; mais celui-ci n’a rien fait de mal. Et il dit à Jésus : Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne » (Luc 23. 40-43). Les propos du second brigand dépassent sa personne et nous allons nous les approprier.

Devant la croix de Jésus-Christ, il est possible de manifester plusieurs attitudes : l’indifférence comme la foule ; la moquerie et le mépris comme les soldats, les pharisiens ; et un des deux brigands pour qui sa dernière attitude a été certainement le reflet de sa vie. Mais, par contre, il y a ceux qui, en voyant les événements extraordinaires à ce moment, l’interrogation et l’interpellation chez certains les ont amenés à croire que Jésus était beaucoup plus qu’un condamné. Cela a été le cas de ce brigand qui, dans la repentance, a compris tout d’un coup qui était Jésus ; il prouve par ses paroles qu’il a les yeux ouverts sur ce que Jésus est et sera.

1) Qu’est-ce que la justice ?
« Pour nous, c’est justice que nous subissions cette condamnation, car nous recevons ce qu’ont mérité nos crimes » (Luc 23. 41).
Il est facile de reconnaître que la sentence de la justice est bien administrée quand il s’agit des autres. C’est bien plus difficile pour soi-même.
L’attitude de ce second brigand qui reconnaît son état général de péché devrait être la nôtre. Nous n’avons rien de bon en nous.
Pourquoi ? Le péché nous a contaminés jusqu’aux racines de nos pensées. Peut-on se justifier devant Dieu ? Mais de quoi ? La Loi nous montre que nous sommes fautifs. Et la Loi de Dieu affirme que la mort est un jugement normal et juste. Le péché a pour conséquence la séparation éternelle la plus dramatique qui soit : celle d’avec Dieu notre Créateur.
En évoquant la croix, cela nous rend encore plus sensible à notre état véritable : elle nous rappelle l’existence tragique du péché et du mal qui est en nous. Oui, nous méritons la mort ; c’est justice devant Dieu. C’est le salaire juste que nous devons recevoir ; nous devons récolter ce que nous avons semé. Le jugement de Dieu est juste en ce qu’il applique à la lettre ce qu’il avait prédit déjà à Adam. La conséquence du péché, c’est la mort. Oui, nous tous sommes comme ce malfaiteur.
Mais à côté de la reconnaissance de l’application juste de la Loi, ce malfaiteur comprend autre chose qui parle de l’œuvre de Jésus.

2) L’injustice parfaite, la plus affreuse.
« Mais celui-ci [et il parle de Jésus] celui-ci n’a rien fait de mal » (v. 41 b).
Même en prison, même sans vivre près de Jésus pendant son ministère, beaucoup de personnes l’avaient côtoyé. On avait pu discerner sa pureté morale, à travers ses paroles, son comportement, ses actes. Lui-même pouvait lancer ce défi : « Qui de vous me convaincra de péché ? » (Jean 8. 46). « Le prince de ce monde n’a rien en moi » (Jean 14. 30). Même ses ennemis Le reconnaissaient et n’ont pas pu trouver la moindre faille dans sa vie. Il est nécessaire de se souvenir que Jésus a été le seul à ne pas tomber sous la loi de la condamnation. Il a été le seul à ne pas mériter la mort physique, ni la séparation d’avec son Père.

Étienne, plus tard devant les membres du sanhédrin qui allaient le condamner, avait affirmé : « Vos pères ont tué ceux qui annonçaient la venue du Juste,… que vous avez livré, maintenant, et dont vous avez été les meurtriers »
(Actes 7. 51-53). L’accent est mis sur ce qui qualifie Jésus : le Juste.
En clouant Jésus sur une croix, en le mettant au rang des malfaiteurs (comme l’avaient annoncé plusieurs prophètes), l’être humain s’est chargé d’une injustice tragique. Par son rejet de Dieu, l’être humain prouve qu’il est, aussi, meurtrier du Juste. A cause de notre péché, de notre rébellion envers le seul vrai Dieu de l'Univers, Jésus, le Fils de Dieu, a accepté de mourir pour nous pour que quiconque croit soit sauvé.
Quand on regarde les êtres humains (représentés par les soldats romains) entrain de crucifier Jésus à la croix, on voit toute l’injustice dont l'être humain coupable est capable. Par nos péchés, nous ajoutons à la condamnation que Jésus supporta à la croix, Lui le Juste et le Saint. En portant nos regards sur la croix et plus précisément sur la relation qui s’est instaurée entre Jésus et le deuxième criminel, nous comprenons pourquoi Jésus a accepté de subir et de souffrir une telle injustice affreuse.

3) En mourant pour nous, Jésus a manifesté tout son Amour pour nous.
Pourquoi sur la croix Jésus est-il mort ainsi spirituellement et physiquement ? Pour que nous vivions éternellement dans sa gloire. Jésus répondit au brigand : « Je te le dis, en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » (v. 43).
Pourquoi Jésus a-t-il subi ce châtiment de la mort sur la croix ? Pour nous donner le salut éternel que nous ne pouvions mériter. Dieu nous a tellement aimés qu’Il a donné son Fils unique pour que nous ayons la vie éternelle avec Lui. Ainsi notre injustice (c’est-à-dire nos péchés, nos iniquités) a été couverte, expiée par Jésus dans sa Justice parfaite (Jésus seul a accompli ce qui est juste selon Dieu).
« C’est pour nos péchés qu’il a été percé, c’est pour nos fautes qu’il a été brisé. Le châtiment qui nous donne la paix est retombé sur lui et c’est par ses blessures que nous sommes guéris » (Esaie 53. 5).
Jésus-Christ est la seule réponse que l’être humain a pour être sauvé. Et cela, c’est bien parce que Dieu nous aime infiniment. L'Amour de Dieu est éternelle et ne change pas.
« Gardons les regards fixés sur Jésus ; il a enduré la mort sur la croix, en méprisant la honte attachée à un tel supplice » (Hébreux 12. 2-3). Là éclatent sa Justice et son Amour. « Grâces soient rendues à Dieu pour son don ineffable. »

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A propos de l'évangélisation

29 Mai 2021 Publié dans #Divers

A propos de l'évangélisation

1. Nos efforts d’évangélisation doivent découler d’une compréhension biblique de l’évangélisation
Il y a tellement de façons de se tromper quand on annonce l’Évangile. Si l’on ne s’accroche pas à une véritable compréhension biblique de l'évangélisation, on peut rapidement dévier de la bonne trajectoire. Ainsi, il faut en premier lieu comprendre que l’évangélisation selon la Bible, c’est l’enseignement de l’Évangile avec l’objectif de convaincre.

2. « Évangélisation » est souvent une étiquette pour des choses qui ne sont pas de l’évangélisation
Parler de la manière dont Dieu est entré dans votre vie, est-ce de l’évangélisation? Défendre la foi chrétienne, est-ce de l’évangélisation ? Qu’en est-il de faire des bonnes œuvres pour les opprimés ? Ce sont très certainement de bonnes choses, qui servent et soutiennent l’évangélisation. Mais elles ne sont pas de l’évangélisation au sens propre du terme. Nous ne devons pas confondre l’Évangile avec les fruits qu’il produit.

3. L’évangélisation implique d’abord et avant tout l’enseignement de l’Évangile
Dieu nous enseigne l’Évangile par sa Parole. Nous ne pouvons pas le comprendre seuls. Il va donc sans dire que nous devons parler et enseigner l’Évangile aux autres : la vérité à propos de Dieu, la raison pour laquelle nous sommes devenus pécheurs et incapable de nous sauver, ce pour quoi Jésus est venu dans ce monde, et comment répondre à son appel. Il n’est pas surprenant que l'apôtre Paul ait souvent décrit son ministère d’évangéliste comme étant un ministère d’enseignement.

4. L’évangélisation a pour but de convaincre
Nous voulons voir les gens passer des ténèbres à la lumière. Garder ce but à l’esprit nous aide à savoir quels sujets mentionner ou mettre de côté. L’évangélisation n’est pas simplement un transfert d’informations ; nous sommes appelés à écouter les gens, entendre leurs objections, en étant des modèles de douceur parce que nous savons que des âmes sont en jeu. Et nous savons ce que signifie une véritable conversion : un être humain qui s’est repenti de son ancienne vie incrédule et pécheresse et qui a placé toute sa foi et sa confiance en Jésus.

5. L’évangélisation s’épanouit dans une culture d’évangélisation
Beaucoup d’enseignements nous sont donnés à propos de l’évangélisation personnelle. Et c’est une bonne chose, car nous sommes chacun appelé à rendre témoignage de notre rencontre personnelle avec Jésus.

6. L’évangélisation est conçue pour l’Église et l’Église est conçue pour l’évangélisation
Une Église en bonne santé avec une culture de l’évangélisation est la clé d’une évangélisation réussie. Jésus n’a pas oublié l’Évangile quand il a construit son Église. En fait, une Église en bonne santé est censée élever haut l’Évangile. Pensons à tous les moyens que l’Église rassemblée possède pour présenter l’Évangile: nous chantons l’Évangile, nous voyons l’Évangile à travers les sacrements, nous entendons l’Évangile lorsque nous prêchons et prions. Une saine culture de l’évangélisation n’a pas l’objectif de recréer l’Église pour évangéliser. Nous devons plutôt mettre en évidence la façon dont Dieu a conçu l’Église pour proclamer l’Évangile en étant simplement l’Église.

7. L’évangélisation repose sur l’amour et l’unité
Jésus a dit : « À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jean 13. 35). Dans le même sens, il a prié pour que ses disciples soient un « pour que le monde croie que tu m’as envoyé » (Jean 17. 20-21). Jésus dit que l’amour que nous nous portons les uns aux autres dans l’Église est la preuve que nous sommes réellement convertis. Et lorsque nous sommes unis dans l’Église, nous montrons au monde que Jésus est le Fils de Dieu. L’amour confirme notre état de disciple, et notre unité confirme le caractère divin de Christ. Quel témoignage puissant !

8. Une culture de l’évangélisation est renforcée par des pratiques et des attitudes droites
Nous devons nous assurer que nous voyons l’évangélisation comme une discipline spirituelle. Alors que nous prions pour nos amis non-chrétiens, nous devons avoir le désir de partager notre foi avec eux. Nous ne devons jamais prendre l’Évangile pour acquis dans nos conversations avec les non-chrétiens, de peur de le perdre. Nous devons considérer l’Évangile comme étant le centre sur lequel nous alignons nos vies, ainsi que la manière par laquelle on vient à Dieu pour être sauvé.

9. L’évangélisation doit être incarnée
L’un des plus grands besoins de nos Églises aujourd’hui, c’est d’avoir des responsables qui incarnent courageusement ce que signifie être un ambassadeur de l’Évangile. Les pasteurs et les Anciens doivent montrer l’exemple en partageant leur foi, en enseignant à d’autres comment être des ambassadeurs pour Christ et en appelant leur assemblée à faire de mêm
e.

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Qu'est-ce que la Vérité ?

27 Mai 2021 Publié dans #Divers

Pilate, le gouverneur romain, posa cette question à Jésus lorsque celui-ci comparut devant lui pour être crucifié à la demande des Juifs. Ce fut le procès le plus inique de tous les temps. L’ayant interrogé, Pilate savait fort bien que Jésus était innocent d’autant plus que sa femme lui fit dire : « N'aie rien à faire avec ce juste ; car j’ai beaucoup souffert aujourd’hui à son sujet dans un songe » (Matthieu 27 v.19). De la question qu’il posa à Jésus : « Qu’est-ce que la vérité ? » Pilate n’attendit pas la réponse. Il tourna le dos et sortit vers la foule lui confirmant qu’il n’avait trouvé en Jésus aucun motif de condamnation. Mais pour contenter la foule, Pilate livra à la crucifixion Celui qu’il reconnaissait innocent.

La question qu’a posée Pilate “Qu’est-ce que la vérité ?” est en réalité une échappatoire. Ne l’imitons pas ! Nous nous sommes tous, au moins une fois dans notre vie, posé cette question, mais la poser ne suffit pas : il faut chercher la réponse. Où la trouver dans ce monde où l’on entend tant de voix discordantes ? Que ce soit dans le domaine religieux, politique, commercial ou familial, que de désaccords, d’hypocrisies, de mensonges... de sorte que nous entendons souvent cette question désabusée : « Qu’est-ce que la vérité ? » et l’on ne cherche pas la réponse. A quoi bon !

Qu’est-ce que la vérité ? Prétendre la connaître est de l’orgueil, entend-on parfois. Est-ce de la prétention ou de l’orgueil que de croire Celui qui est la Vérité ? Bien au contraire : reconnaître la vérité c’est reconnaître notre misérable état de pécheur méritant la juste condamnation du Dieu Saint et Juste, c’est reconnaître notre totale incapacité de faire quoi que ce soit pour notre salut. Connaître la vérité c’est connaître Jésus qui est le seul chemin nous donnant accès au Ciel. « Moi je suis le chemin, la vérité et la vie, a-t-il déclaré ; personne ne vient au Père si ce n’est par moi » (Jean 14. 6).

Par contre, refuser la vérité n’est-ce pas l’orgueil de l’être humain ne voulant pas accepter ce que Dieu dit ? Mais les négations humaines ne changent en rien la vérité de Dieu.

Jésus Christ seul peut affirmer qu'Il est la vérité : « Moi, je suis ... la vérité ... » (Jean 14. 6). Cette phrase n'exprime pas seulement qu'Il dit la vérité ou qu’Il la détient, mais bien que Jésus incarne la vérité absolue. S’adressant au Père, Jésus dit : « Ta Parole est la vérité » (Jean 17. 17) et lui-même est la Parole faite chair, pleine de grâce et de vérité (Jean 1. 14).

Vous qui cherchez la vérité, lisez la Bible qui est la Parole de Dieu, du Dieu vivant et vrai qui ne peut pas mentir (Nombres 23. 19). Si vous cherchez de tout votre cœur et que vous croyez, vous rencontrerez alors Jésus, expression parfaite et vivante de la vérité. En lui vous trouverez, non pas seulement la vérité qui condamne, mais la grâce et la vérité. « Car la loi (qui condamne) a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ » (Jean 1. 17).

La grâce est la puissance d'amour qui a conduit le Fils de Dieu à se faire homme pour nous rencontrer dans notre condition misérable de pécheurs. Nous avions grand besoin de cette grâce pour ne pas être condamnés comme nous le méritions. Dans le même temps, Jésus est venu nous dire la vérité sur les exigences du Dieu Saint et sur notre état de péché. A cause de sa Sainteté et de sa parfaite Justice, Dieu condamne le péché mais Il aime le pécheur. Comment donc gracier le coupable tout en exerçant la justice ? Est-ce possible ? Jésus-Christ, le seul homme qui n’a jamais péché, a été fait péché pour nous (2 Corinthiens 5. 21). Sur la croix de Golgotha, quand Jésus a accepté d'être jugé pour nous, « la bonté et la vérité se sont rencontrées, la justice et la paix se sont embrassées » (Psaume 85. 11). La Justice de Dieu étant satisfaite, le Dieu d’amour peut exercer sa grâce qui pardonne tout pécheur repentant et croyant.

Ami(e)s qui vous posez la question « Qu’est-ce que la vérité ? », ne faites pas comme Pilate qui, tout en reconnaissant l’innocence de Jésus, n’a pas voulu connaître la vérité. Vous admettez que Jésus était un grand homme, un grand prophète qui n’a fait que le bien sur la terre... mais Le connaissez-vous comme étant la Vérité ?

En effet, si Jésus n’était venu que pour nous apporter la vérité sur ce que nous sommes, qu’en serait-il de nous ? Mais il est venu nous apporter et la grâce et la vérité (Jean 1. 17). Ces deux mots “grâce” et “vérité” sont inséparables.

« Notre Dieu Sauveur, veut que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité » (1 Timothée 2. 3-4). « Le Seigneur est patient envers vous, voulant qu’aucun ne périsse, mais que tous viennent à la repentance » (2 Pierre 3. 9). Quand sa patience prendra fin et que finira le temps de la grâce, à cause de sa justice, il se devra de condamner « ceux qui n’ont pas accepté l’amour de la vérité pour être sauvés » (2 Thessaloniciens 2. 10).

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Le baptême du Saint-Esprit

24 Mai 2021 Publié dans #Divers

Le baptême du Saint-Esprit peut se définir comme l’œuvre par laquelle Dieu fait entrer le croyant en communion avec Christ et avec les autres croyants au sein du corps du Christ au moment du salut. Le baptême du Saint-Esprit a été annoncé par Jean-Baptiste (Marc 1. 8) et par Jésus avant son Ascension : « car Jean a baptisé d’eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit » (Actes 1. 5). Cette promesse s’est accomplie le jour de la Pentecôte (Actes 2. 1-4) : pour la première fois, le Saint-Esprit de Dieu est venu habiter dans des êtres humains de manière permanente et ainsi, l’Église est née.

1 Corinthiens 12. 12-13 est un des passages bibliques-clés pour comprendre la doctrine du baptême du Saint-Esprit : « En effet, que nous soyons juifs ou grecs, esclaves ou libres, nous avons tous été baptisés dans un seul Esprit pour former un seul corps et nous avons tous bu à un seul Esprit ». Il est important de noter que nous avons « tous » été baptisés de l’Esprit ; il s’agit d’un baptême que tous les croyants ont reçu, qui va de pair avec le salut, et non d’une expérience réservée à certains. Si Romains 6. 1-4 ne mentionne pas directement l’Esprit de Dieu, il décrit la position des croyants devant Dieu de manière semblable à 1 Corinthiens : « Que dirons-nous donc ? Allons-nous persister dans le péché afin que la grâce se multiplie ? Certainement pas ! Nous qui sommes morts pour le péché, comment pourrions-nous encore vivre dans le péché ? Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Par le baptême en sa mort nous avons donc été ensevelis avec lui afin que, comme Christ est ressuscité par la gloire du Père, de même nous aussi nous menions une vie nouvelle ».

Les points suivants sont importants pour affermir notre compréhension du baptême du Saint-Esprit. D’abord, 1 Corinthiens 12. 13 dit clairement que nous avons tous été baptisés et abreuvés de l’Esprit (quand celui-ci est venu habiter en nous). Ensuite, nulle part les Écritures n’appellent les croyants à être baptisés du, dans ou par l’Esprit ni à rechercher le baptême du Saint-Esprit d’une manière ou d’une autre, ce qui montre que tous les croyants ont déjà fait cette expérience. Enfin, Éphésiens 4. 5 semble faire référence au baptême du Saint-Esprit. Si c’est le cas, il s’agit d’une réalité commune à tous les croyants, tout comme « une seule foi » et « un seul Père. »

Pour conclure, le baptême du Saint-Esprit a un effet double :

(1) il nous greffe sur le corps de Christ,

(2) il actualise notre association à la crucifixion avec Christ.

Faire partie du corps de Christ veut dire que nous sommes ressuscités avec lui pour une vie nouvelle (Romains 6. 4). Nous devrions donc exercer nos dons spirituels pour contribuer au fonctionnement de son corps, comme développé dans le contexte de 1 Corinthiens 12. 13. L’expérience du baptême de Saint-Esprit est le fondement de l’unité de l’Église, comme le montre le contexte de Éphésiens 4. 5. Notre association à Jésus-Christ dans sa mort, son ensevelissement et sa résurrection est le fondement de notre séparation du pouvoir du péché qui habite en nous et de notre marche en nouveauté de vie (Romains 6.1-10, Colossiens 2.12).

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La Pentecôte

23 Mai 2021 Publié dans #Divers

La Pentecôte vient du grec pentêkostê qui signifie "cinquantième". La Pentecôte est en effet célébrée cinquante jour après Pâques et marque la révélation de l’Esprit Saint au disciples de Jésus-Christ.

Quelles sont les origines de la Pentecôte ?
Dans le chapitre 2 des Actes des apôtres, la Pentecôte est ainsi décrite : Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'eux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer.
Marie et les apôtres étaient alors réunis, avec une foule de fidèles, pour célébrer la fête juive de Chavouot qui commémore le don de la Torah par Dieu au peuple juif sur le mont Sinaï. A la suite de cet événement les apôtres sortent du Cénacle, la salle où Jésus-Christ les avait réunis pour la Cène, et se mettent à témoigner de la vie et de l’enseignement du Christ. Ils vont également commencer à baptiser les premiers chrétiens, faisant ainsi naître les communautés chrétiennes. C’est le début de l’Eglise.
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L’Ascension et la Pentecôte, deux fêtes intimement liées
Selon les "Actes des apôtres", Jésus avait annoncé à ses disciples le jour de l’Ascension qu’ils recevraient une force, "celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre". Une révélation qui intervient 10 jours avant la Pentecôte, lorsque les apôtres reçoivent l’Esprit saint au Cénacle. Les deux fêtes religieuses sont donc intimement liées et la Pentecôte marque le couronnement de la période pascale, débutée le jour de Pâques avec la résurrection de Jésus.

L’action du Saint-Esprit
La venue solennelle du Saint-Esprit, le jour de la Pentecôte, n’a pas été un événement isolé. Il n’y a pratiquement aucune page des Actes des Apôtres qui ne parle pas de lui et de l’action par laquelle il guide, dirige et anime la vie et les œuvres de la communauté chrétienne primitive. C’est le Saint-Esprit qui inspire la prédication de Pierre, qui confirme les disciples dans leur foi, qui scelle par sa présence l’appel lancé aux païens, qui envoie Saul et Barnabé vers des terres lointaines, pour ouvrir de nouveaux chemins à l’enseignement de Jésus. En un mot, sa présence et son action dominent toute chose.

Cette réalité profonde que la Parole de Dieu nous fait connaître n’est pas un souvenir du passé, un âge d’or de l’Église, qui appartiendrait désormais à l’histoire. C’est aussi la réalité de l’Église d’aujourd’hui et de l’Église de tous les temps. Je prierai le Père, annonça le Seigneur à ses disciples, et il vous donnera un autre Paraclet, pour être avec vous à jamais (Jean 14, 16). Jésus a tenu ses promesses. Il est ressuscité, il est monté aux cieux et, en union avec Dieu le Père Éternel, il nous envoie le Saint-Esprit pour qu’il nous sanctifie et nous donne la Vie en abondance.

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Qui est le Saint-Esprit ?

22 Mai 2021 Publié dans #Divers

— Qu’est-ce que le Saint-Esprit ? : Le Saint-Esprit est la troisième personne de la Sainte Trinité.
— De qui procède le Saint-Esprit ? : Le Saint-Esprit procède du Père et du Fils.
— Le mot procéder veut dire “venir”. Ils signifient donc que le Saint-Esprit vient du Père et du Fils.
Que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils, c’est une vérité que nous ne pouvons pas comprendre, mais que nous devons croire parce qu’elle fait partie du mystère de la Sainte Trinité.
— Le Saint-Esprit est-il égal au Père et au Fils ? : Oui, le Saint-Esprit est égal au Père et au Fils, et il est Dieu comme le Père et le Fils, puisqu’il possède les mêmes perfections infinies.
.— Quel jour le Saint-Esprit descendit-il sur les Apôtres ? : Le Saint-Esprit descendit sur les Apôtres le dimanche de la Pentecôte, dix jours après l’ascension de Jésus-Christ.
— Le mot Pentecôte vient d’un mot grec qui signifie “cinquantième”. Ce nom a été donné au jour de la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres parce que cet événement s’est accompli cinquante jours après la résurrection de Notre-Seigneur.

— Sous quelle forme le Saint-Esprit descendit-il sur les Apôtres ? : Le Saint-Esprit descendit sur les Apôtres sous forme de langues de feu.
— Ces langues de feu qui se reposèrent sur chacun des Apôtres montrent les effets produits en eux par le Saint-Esprit : 1. Le feu éclaire; or le Saint-Esprit venait éclairer l’intelligence des Apôtres, afin qu’ils connussent clairement la doctrine de vérité et les moyens à prendre pour en instruire le monde. 2. Le feu échauffe; or le Saint-Esprit venait échauffer le cœur des Apôtres afin qu’ils pussent nous communiquer avec zèle et amour les enseignements chrétiens. 3. Enfin l’apparition du Saint Esprit en forme de langues représente le don miraculeux qu’eurent les Apôtres d’être compris de tous ceux à qui ils parlaient, à quelque pays qu’ils appartinssent.

Le Saint-Esprit était déjà descendu visiblement sur la terre le jour du baptême de Notre-Seigneur sous la forme d’une colombe, symbole d’innocence et de la fécondité des bonnes œuvres.
Il faut remarquer que ni ces langues de feu, ni cette colombe n’étaient le Saint-Esprit, car ces figures étaient visibles, et le Saint-Esprit est invisible puisqu’il est Dieu.
Il faut remarquer encore que le Saint-Esprit n’a pas uni à sa personne ces langues de feu ou cette colombe comme la nature humaine a été unie au Fils de Dieu, car ces formes s’évanouirent peu de temps après leur apparition, au lieu que l’humanité de Jésus-Christ unie à la divinité demeure et demeurera éternellement.

— Par qui le Saint-Esprit fut-il envoyé aux Apôtres ? ; Le Saint-Esprit fut envoyé aux Apôtres par Dieu le Père et par Dieu le Fils.
Quand nous disons que le Saint-Esprit fut envoyé nous ne voulons pas dire que le Saint-Esprit est inférieur aux deux autres personnes de la Sainte Trinité, mais seulement qu’il procède d’Elles. Le Saint-Esprit, en effet, est égal au Père et au Fils, Dieu comme eux, libre comme eux, etc.

— Pourquoi le Saint-Esprit fut-il envoyé aux Apôtres ? : Le Saint-Esprit fut envoyé aux Apôtres pour les éclairer, les fortifier, les mettre en état de prêcher l’Évangile et sanctifier l’Église. Fortifier les Apôtres, veut dire ici augmenter leur courage, car avant d’avoir reçu le Saint-Esprit les Apôtres étaient timides, ils avaient abandonné Notre-Seigneur, ils avaient peur des Juifs. Sanctifier l’Église, signifie que les Apôtres ont reçu du Saint-Esprit la grâce de faire aimer aux hommes les vertus que Notre-Seigneur leur avait enseignées et qui les rendent saints.

— Le Saint-Esprit demeurera-t-il toujours avec l’Église ? : Le Saint-Esprit demeurera toujours avec l’Église, pour la conduire dans le chemin de la sainteté et de la vérité.

— Le Saint-Esprit ne se communique-t-il pas aussi à nous ? : Oui, le Saint-Esprit se communique aussi à chacun de nous, par la grâce dont nous avons besoin, et principalement dans le sacrement de Confirmation. Le Saint-Esprit ne se communique pas à nous d’une manière sensible comme il le fit pour les Apôtres, il se communique à nous d’une manière invisible, mais néanmoins très réelle par le don de la grâce.

Le Saint-Esprit, étant Dieu, est partout; mais il habite d’une manière plus intime et plus active dans l’âme des bons chrétiens qui sont en état de grâce, il les instruit, les anime au bien et les fortifie.

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