divers
Que contient l’héritage des enfants de Dieu ?
Toutes les grâces du salut sont l’héritage acquis par Christ pour les enfants de Dieu (Voir Romains 8. 17).
Voici le privilège filial qui accompagne la base légale de l’adoption des enfants de Dieu. Être enfant de Dieu signifie être héritier de Dieu par union avec Christ (Romains 8. 17). L’héritage éternel que nous possédons nous a été donné sous la forme d’un testament : le testament de Jésus-Christ en sa mort (Hébreux 9. 15-17).
Tous ceux qui sont justifiés, Dieu daigne, en et à cause de son Fils unique Jésus-Christ, les rendre participants de la grâce d’adoption, par laquelle ils sont ajoutés au nombre des enfants de Dieu, et jouissent des libertés et des privilèges que ce titre leur reconnaît ; son nom est mis sur eux, ils reçoivent l’Esprit d’adoption, ont accès au Trône de la grâce avec assurance, et peuvent s’écrier « Abba, Père ». Ils sont l’objet de la compassion, de la protection, du secours et du châtiment de Dieu comme d’un Père ; sans pourtant être jamais rejetés, car ils sont scellés pour le jour de la rédemption, et héritent des promesses en tant qu’héritiers du salut éternel.
La doctrine de l’adoption est le fondement de la liberté chrétienne ; c’est parce que nous sommes fils que nous sommes libres (Jean 8. 34-36 ; Galates 4. 7, 30 à 5. 1). Nous regrouperons en six éléments les libertés et les privilèges que le titre d’enfant de Dieu reconnaît.
- « Son Nom est mis sur eux ». Une même famille porte un même nom. Notre nom de famille indique à quelle famille nous appartenons. Quand un enfant est adopté, il reçoit un nouveau nom qui révèle un lien filial d’appartenance. En mettant sur nous son Nom (Apocalypse 3. 12) et en nous appelant ses enfants (2 Corinthiens 6. 18), Dieu nous déclare membres à part en entière de sa famille. Cette adoption est déclarée publiquement lorsque nous sommes baptisés « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (Matthieu 28. 19). Le Père nous a élus pour devenir ses enfants d’adoption (Éphésiens 1. 5) ; le Fils nous a rachetés afin d’assurer notre adoption (Galates 4. 4-5) et le Saint-Esprit nous a convaincus de notre adoption (Romains 8. 15-16).
- « Ils reçoivent l’Esprit d’adoption ». Le don de l’Esprit est la grâce la plus concrète dans la manifestation actuelle de l’héritage du salut. La vie immortelle et incorruptible est d’abord donnée sous la forme d’une espérance, mais pour garantir la réalité de cette espérance, Dieu donne les prémices de la gloire par le Saint-Esprit à ceux qu’il adopte afin qu’ils persévèrent jusqu’à leur héritage promis et réservé. L’Esprit de gloire leur atteste qu’ils possèdent déjà l’héritage céleste (Romains 8. 23, 30 ; 1 Pierre 1. 3-4 ; 4. 13-14). Dans l’attente de la pleine révélation de la gloire à venir, le Saint-Esprit nous soutient, nous console, nous éclaire et nous convainc de la véracité de notre espérance et de notre salut (Romains 5. 5 ; Jean 14. 26).
- « Ils ont accès au trône de la grâce avec assurance, et peuvent s’écrier: Abba, Père ». Pourquoi le croyant en Jésus est-il porté à voir en Dieu une figure paternelle bienveillante plutôt qu’une force cosmique impersonnelle, ou une divinité capricieuse qui exige de vaines offrandes en échange de ses faveurs ? Pourquoi le croyant en Jésus sent-il qu’il peut se présenter devant Dieu et oser implorer le Maître de l’Univers sans craindre de l’importuner avec les banalités de sa vie ? Parce qu’il est fils ! « Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie : Abba ! Père ! » (Galates 4. 6). Cela ne signifie pas que le chrétien n’a pas à lutter pour résister aux réflexes païens de son cœur et pour s’approprier ses privilèges d’enfant de Dieu, mais l’impulsion de se confier en Dieu comme Père par la foi en Jésus-Christ vient de la régénération de l’Esprit. Tous les êtres humains n’ont pas accès au trône de la grâce, mais ceux-là seuls qui sont ses enfants (Ésaïe 59. 2 ; Éphésiens 2. 18 ; Hébreux 4. 16).
- « Ils sont l’objet de la compassion, de la protection, du secours et du châtiment de Dieu comme d’un Père ». Si la bénédiction précédente concernait la disposition du croyant envers son Père céleste, celle-ci présente la disposition de Dieu envers son enfant. Dieu a compassion de ses enfants (Psaume 103. 13), il pourvoit à leurs besoins et assure leur protection (Luc 7.11-13). De plus, l’affection paternelle s’accompagne du châtiment de Dieu comme Père qui est distinct du châtiment de Dieu comme juge (Romains 8. 1 ; Proverbes 3. 11-12). La discipline paternelle à laquelle Dieu soumet ses enfants est non seulement une marque d’affection, mais une preuve d’appartenance puisqu’un père ne châtie que ses propres enfants (Hébreux 12. 6-8).
- « Sans pourtant être jamais rejetés, car ils sont scellés pour le jour de la rédemption ». Le châtiment de Dieu comme Père ne peut jamais conduire au déshéritement de ses enfants puisque l’adoption est permanente et irrévocable. Bien sûr certains tombent pour ne plus se relever et d’autres sont déchus de la grâce (Hébreux 6. 4-6 ; Galates 5. 4), mais cela ne peut pas arriver aux enfants de Dieu (1 Jean 2. 19, 3. 9). Parce qu’Il les aime et les garde jalousement (Jacques 4. 5), Dieu ramène toujours ses enfants à Lui, même si cela passe parfois par beaucoup de souffrance (2 Corinthiens 7. 8-11). L’Esprit d’adoption, en plus d’attester la réalité du salut, est un sceau qui est donné à tous ceux qui ont part à ce salut (Éphésiens 4. 30).
- « Ils héritent des promesses en tant qu’héritiers du salut éternel ». L’expérience d’enfant de Dieu ne se réduit pas à l’existence présente puisque la création entière continue de souffrir en attendant la révélation finale des fils de Dieu dans la gloire (Romains 8. 19, 21). Autrement dit, le meilleur de l’héritage des enfants de Dieu est encore à venir (1 Jean 3. 2-3 ; 2 Corinthiens 5. 1-5). Voilà pourquoi nous soupirons en nous-mêmes en attendant ce qui manque à notre adoption (Romains 8. 23-25).
Devenir enfants de Dieu
Comment devenons-nous enfants de Dieu ?
"Mais à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu" (Jean 1. 12).
Nous devenons enfants de Dieu lors de la nouvelle naissance, lorsque nous croyons en Jésus Christ, en ayant ainsi placé toute notre Foi en Lui pour qu'Il nous sauve. "Car vous êtes tous fils (enfant) de Dieu par la foi dans le Christ Jésus." (Galates 3. 26).
Tout le monde est-il un enfant de Dieu ? Non, il est dit que "nous devenons enfants de Dieu" quand nous croyons en Christ. Ainsi, si nous devenons un enfant de Dieu, cela veut dire que nous n'en étions pas un avant. Tous ceux qui n'ont pas cru au seul vrai Dieu qui s'est révélé en son Fils Jésus Christ, sont donc fils d'Adam. Car nous naissons tous pécheurs et condamnés à la mort éternelle. "Car tous ont péché, et n'atteignent pas la gloire de Dieu" (Romains 3. 23). "Car le salaire du péché, c'est la mort (...)" (Romains 6. 23).
Nous sommes sous la malédiction du péché depuis le commencement, et quiconque n'est pas né de nouveau est donc fils d'Adam. Jésus leur dit : "Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage ? Parce que vous ne pouvez écouter ma parole. Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds; car il est menteur et le père du mensonge. Et moi, parce que je dis la vérité, vous ne me croyez pas" (Jean 8. 43-45). Jésus dans ses paroles en réponse aux juifs, montrent que tous ceux qui ne croient pas en Lui sont donc fils du diable.
De même, si vous ne recevez pas la Parole de Jésus Christ, vous n'êtes pas dans la Vérité. Car Jésus est la Vérité : "Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi" (Jean 14. 6).
Un peu plus tôt dans ce dialogue avec les juifs, Jésus avait également dit : "C'est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés ; car si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés" (Jean 8. 24). Ainsi, on peut voir que quiconque ne croit pas en Jésus, est condamné et mourra dans ses péchés. Donc, si nous, êtres humains, n'avons pas cru personnellement en Jésus Christ, nous sommes destinés à la Colère de Dieu et à l'Enfer éternelle.
Mais bien sûr, Dieu ne nous a pas destiné à la colère : "Car Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à l'acquisition du salut par notre Seigneur Jésus-Christ" (1 Thessaloniciens 5. 9). C'est pourquoi, "Jésus, Celui qui n'a point connu le péché, Il (Dieu) L'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en Lui justice de Dieu" (2 Corinthiens 5. 21).
Ainsi, quiconque a cru en Jésus est justifié devant Dieu. Le Salut n'est pas compliqué. Le Salut est un cadeau qui se reçoit par la Foi, c'est une grâce. Dieu nous laisse le choix de l'accepter ou de le refuser : "Vois, je mets aujourd'hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal" (Deutéronome 30. 15). Nous nous condamnons donc nous-mêmes si nous refusons ce merveilleux cadeau de Dieu.
A travers cette brève analyse, nous voyons à quel point devenir enfant de Dieu est facile et merveilleux. Jésus a fait le plus difficile en mourant sur la croix pour tous nos péchés. Il nous suffit de croire en Lui et cela nous justifie devant Dieu. Nous recevons ainsi la Vie éternelle.
En devenant enfants de Dieu, nous devenons aussi héritiers de Dieu : "L'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d'être glorifiés avec lui" (Romains 8. 16-17).
Gloire à Dieu pour tant de bonté !
Est-on Enfants de Dieu pour toujours ?
La réponse à cette question est toute simple : Oui !
Une fois que nous sommes nés de nouveau et devenons donc enfants de Dieu, nous le sommes pour toujours. C'est comme pour nos enfants, ils seront toujours nos enfants. La Nouvelle Naissance est un événement qui ne se fait qu'une seule fois, tout comme notre naissance physique. Ainsi, une fois qu'un être humain est né de nouveau en Jésus, il est enfant de Dieu pour l'éternité.
Et si un enfant de Dieu s'éloigne de Lui ?
Nous venons de voir que nous sommes enfants de Dieu pour toujours une fois que nous sommes sauvés par le moyen de la foi en Jésus. Ainsi, même si nous nous éloignons de Dieu, nous restons ses enfants. "Je leur donne la vie éternelle; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père" (Jean 10. 28-29).
Vous êtes dans la main de Jésus Christ et vous êtes dans la main du Père, et personne ne va vous arracher de cette main. Vous ne pouvez pas non plus lâcher cette main, car Dieu est plus fort que vous. "Dieu lui-même a dit : Je ne te délaisserai point, et je ne t'abandonnerai point" (Hébreux 13. 5).
Cependant, dire que je suis sauvé et que je peux faire ce que je veux et toujours aller au Ciel est certes vrai, mais vous allez être détruit dans cette Vie si vous prenez ce chemin tortueux... Vous vivrez ici une vie misérable, en étant sévèrement punis par Dieu. Si nous ignorons la Parole de Dieu une fois que nous sommes sauvés, alors nous vivrons une vie misérable. Dieu châtie ses enfants par amour : "Car l’Éternel châtie celui qu'il aime, Comme un père l'enfant qu'il chérit" (Proverbes 3. 12). Si Dieu nous châtie, c'est pour notre bien, car Il ne veut pas que nous nous égarions dans le péché une fois sauvés.
Nous avons beaucoup de bonnes raisons d'obéir aux commandements de Dieu. Tout d'abord nous l'aimons. Si nous aimons Dieu, gardons ses commandements. Nous devons garder ses commandements parce que nous le voulons, pas parce que nous y sommes forcés. Jésus a dit : "Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui qui m'aime; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père, je l'aimerai, et je me ferai connaître à lui" (Jean 14. 21).
Et nous voulons que Dieu nous bénisse et non qu'il nous punisse. "C'est la bénédiction de l’Éternel qui enrichit, Et il ne la fait suivre d'aucun chagrin" (Proverbes 10. 22).
De même, nous aimons notre prochain et nous savons que nous allons sauver plus de personnes, si nous vivons pour Dieu plutôt que pour le monde, parce que nous aimons les autres et voulons que Dieu les sauver. Se tenir éloigné du péché est donc un sujet d'attention constant pour tout chrétien né de nouveau.
Alors bien sûr, si jusqu'à votre mort vous n'êtes pas sauvés en étant nés de nouveau, c'est-à-dire en devenant enfant de Dieu, vous pourrez avoir de bons moments et vous vous en sortirez sur cette Terre, mais vous irez en enfer à la fin de votre vie !
Conclusion
Devenir enfant de Dieu est un merveilleux cadeau si facile à accepter. Par la Foi en Jésus Christ seulement vous le devenez, pour l'éternité. "Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu! Et nous le sommes. Si le monde ne nous connaît pas, c'est qu'il ne l'a pas connu. Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n'a pas encore été manifesté; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est" (1 Jean 3. 1-2).
Tous les enfants de Dieu revêtiront au Retour de Jésus Christ leur corps de gloire et auront la grâce de vivre pour toujours auprès de Dieu !
Approchons-nous et laissons Dieu notre refuge nous conduire
APPROCHONS-NOUS DU TRONE :
“À pleine voix, je crie vers le Seigneur, Il me répond de Sa montagne sainte” (Psaume 3. 4).
Vers qui nous tournons-nous quand nous nous trouvons dans un moment de détresse, de doute, de douleur, de chagrin ? Aucun être humain ne peut porter, ou ne devrait tenter de porter sur ses épaules votre fardeau. Dieu n’a jamais prévu de mettre à vos côtés des amis ou des parents susceptibles de porter votre fardeau à votre place. Mais Dieu a prévu de Le porter Lui-même pour vous.
Chers lecteurs/trices approchez-vous du Trône de Dieu !”. Autrement dit, criez à Dieu, Il est Souverain, rien ne peut Le détrôner. Humiliez-vous devant Dieu et exprimez-Lui tous vos désirs, Dieu est patient et Il est près à attendre que vous ayez fini de crier toute votre amertume et détresse pour vous répondre.
Dieu ne s’est pas approché de Job tant que celui-ci discutait avec ses “amis”. Il a attendu qu’il se soit calmé pour venir lui démontrer Sa puissance et Sa justice.
Déchargez-vous sur Lui de votre colère et de votre frustration, Il connaît ce que vous ressentez avant de vous écouter.
Tous les humains sont des êtres imparfaits, qui vous laisseront tomber un jour ou l’autre. Le seul qui vous répondra toujourŕs est l'Éternel Dieu, Celui qui règne “dans Sa montagne sainte”. Ésaïe rapporte les mots de Dieu : “Moi, Je leur répondrai avant même qu’ils appellent ; ils n’auront pas fini de parler que Je les aurai entendus” (Ésaïe 65. 24).
Et vous découvrirez alors, tout comme Job, que ce ne sont pas tant Ses réponses qui comptent que Sa présence à nos côtés. Avant de pouvoir dire : “j’ai parlé, sans comprendre, de choses étonnantes qui me dépassent et que je ne connais pas” (Job 42. 3).
LAISSEZ DIEU VOUS CONDUIRE.
“Si quelqu’un veut Me suivre, qu’il s’abandonne lui-même, qu’il prenne sa croix et Me suive.” (Matthieu 16. 24).
Si nous voulons vraiment diminuer notre niveau de stress, laissez Dieu prendre le volant et vous conduire. Ou, pour le dire autrement, prenez Jésus comme gestionnaire de votre vie.
Le jour où nous devenons chrétiens, nous décidons de laisser Jésus diriger notre vie. Nous nous engageons à Lui obéir et à Le servir. Mais très vite nous commençons à Lui donner des conseils de conduite ! Notre volonté reprend le dessus et nous disons à Jésus ce que nous souhaitons voir en chemin ou la vitesse avec laquelle nous voulons avancer.
Un professeur de danse affirmait que le problème le plus difficile à résoudre pour les couples apprenant à danser ensemble, c’était de laisser leur partenaire les diriger. Quand ils tentent tous les deux de diriger, ils se marchent sur les pieds et le résultat est catastrophique.
Si nous essayons de prendre la place de Jésus, le résultat sera également catastrophique et notre vie sera dominé6e par le stress.
Chaque matin, décidons qui est le gestionnaire de notre vie et agissons en conséquence. Cela nous évitera de vivre sans cesse dans le doute, et d’être dominé par les soucis du temps présent et futur.
Souvenons-nous aussi que Jésus ne se contentera pas de diriger seulement certains aspects de notre vie en nous laissant gérer d’autres compartiments. Avec Jésus, c’est tout ou rien ! Sa Parole pour nous aujourd’hui est de Le laisser seul maître de notre vie, sans nous immiscer dans Ses décisions.
FAIRE DE DIEU UN REFUGE
« SEIGNEUR ! TOI, TU AS ÉTÉ POUR NOUS UN REFUGE » (PSAUMES 90.1).
Les Israélites étaient le peuple de Dieu, mais ils « erraient dans le désert, ils ne trouvaient pas une ville où ils puissent habiter. Ils souffraient de la faim et de la soif ; ils défaillaient ». (Psaumes 107.4–5, NBS). Si c’est notre cas aujourd’hui, notre âme a sans doute besoin d’un « refuge ». Une maison où elle vivra en paix et où elle sera nourrie.
Un endroit où déposer vos soucis, votre lassitude et vos frustrations. David a dit : « Mon âme soupire, elle défaille après les parvis de l’Éternel, mon cœur et ma chair acclament le Dieu vivant »
Bonne nouvelle ! Jésus veut être votre demeure ! Il a dit : « Demeurez en moi, comme moi en vous » (Jean 15. 4).
Vous dites : « Comment faire de Jésus ma demeure ? »
Si quelqu’un vous offre une belle maison, qu’allez-vous faire ? Vérifier que le donateur est sérieux, scruter chaque document, faire vos bagages, puis emménager et en profiter, n’est-ce pas ? Jésus est sérieux lorsqu’il vous invite à habiter en Lui.
Alors, par la foi, faites vos bagages et emménagez aujourd’hui. Dieu a dit : « Mon peuple demeurera dans un séjour de paix, dans des habitations sûres, dans des retraites tranquilles » (Esaïe 32.18).
Un poète a écrit ces mots si justes sur la foi : « C’est une affirmation et un acte. Cela demande que la vérité éternelle soit une réalité. »
La parole de Dieu est puissante ! Alors chaque matin, affirmons ceci : « Aujourd’hui, Dieu est mon refuge ! »
La Majesté de Jésus-Christ le Fils de Dieu
Nous, enfants de Dieu, par Sa seule Grâce, rachetés par le sang précieux de Jésus-Christ, Son Fils bien aimé, il nous est donné d’être renouvelé dans notre intelligence, de passer des ténèbres à Son admirable lumière, de la confusion à la clarté, de la mort à la Vie éternelle.
Dieu est lumière et il n’y a point en Lui de ténèbre. "Sa Parole est une lampe à nos pieds et une lumière sur notre sentier" (Psaumes 119 : 105). Nous donc qui possédons toutes ces grâces en Jésus-Christ, en qui sont renfermés tous les trésors de la sagesse et de la science, il nous faut y puiser, et que notre intelligence soit renouvelée, afin que la volonté de Dieu et Ses desseins éternels révélés par Sa Parole soient clairs dans nos cœurs et nos pensées. La Parole de Dieu nous révèle que nous étions tous morts dans nos péchés en Adam, et que, nous qui croyons en Jésus-Christ, nous avons été ressuscités et vivifiés en Lui.
Voici ce que la Bible nous révèle aussi sur Jésus-Christ, le Fils de Dieu : Elle nous révèle que Jésus-Christ est le Fils de Dieu (Marc 1. 1), le premier-né de toute la création (Colossiens 1. 15b), qu’IL est avant toutes choses, avant que le monde ne fut (v. 17), et que c’est par Lui et pour Lui qu’ont été crées toutes choses (v. 16). Qu’IL est notre Sauveur, notre Rédempteur et l’Agneau de Dieu ; qu’Il s’est dépouillé de la Gloire qu’IL avait auprès du Père (Philippiens 2. 7), en se faisant homme semblable à nous mais Saint, pour venir mourir pour nous sur la Croix, et boire pour nous la coupe de la Colère de Dieu. Par la Bible, nous savons que le Salut nous est donné par Lui, et scellé en nous par le Saint-Esprit, qui Le glorifie. Oui, la Bible révèle que Jésus est maintenant ressuscité d’entre les morts, glorifié et assis à la droite du Père (Éphésiens 1. 19-20). La Bible révèle que Jésus revient pour régner sur la terre, et qu’IL remettra le Royaume au Père (1 Corinthiens 15. 24), une fois que tous ses ennemis auront été mis sous Son marchepied (v. 25). Toutes ces choses sont claires dans la Parole de Dieu et elles doivent être claire dans notre esprit. Notre Seigneur Jésus-Christ est l’Héritier de toutes choses (Hébreux 1. 2), le Roi des Rois et le Seigneur des Seigneurs, l’Agneau de Dieu, le Rédempteur, la Parole de Dieu, l’Alpha et l’Omega, le Premier et le Dernier (Apocalypse 22. 13), Il est la Vie Éternelle pour nous les rachetés, Il est nommé Fidèle et Véritable (Apocalypse 19. 11). C’est Jésus qui était au commencement avec Dieu et qui a crée le ciel et la terre et tout ce qui s’y trouve (Jean 1. 1-3), c’est Lui dont il est question dans la Genèse, et de Lui aussi dans Son Évangile quand IL rassemble Ses élus des quatre coins du monde (Marc 13. 27), c’est de Lui dont il est question dans le rouleau du Livre (Apocalypse 5. 5). Jésus est Dieu (1 Jean 5. 20), Il est notre Sacrificateur pour toujours (Hébreux 6. 20) et intercède pour nous auprès du Père (Hébreux 7. 25). Il est apparu sous forme de l’Ange de l’Éternel (Genèse 22. 15), ou tel un Homme, ou encore tel un Agneau et tel le Lion de Juda. Il apparaîtra sur un cheval blanc dans Sa Gloire et Celle du Père, quand IL reviendra sur les nuées avec ses anges pour juger la terre le jour de Son Avènement. Car il a plu au Père que toute la plénitude habite en Son Fils bien-aimé, JÉSUS-CHRIST (Colossiens 1. 19). Le dessein de Dieu est que nous soyons un en Jésus-Christ, comme le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont un, afin que Dieu soit tout en tous (1 Corinthiens 15. 28b).
N’obscurcissons donc point les desseins de Dieu car Sa Parole est Lumière, Elle est simple est claire pour ceux qui s’humilient et viennent devant Lui semblable à des enfants. Ne négligeons pas la Parole de Dieu qui est claire et précise. Dieu est amour et Il n’y a pas d’amour quand on est seul. Oui, Dieu est Amour, le Père aime le Fils et le Fils aime le Père. Le Fils intercède auprès du Père en notre faveur. Il est notre Avocat auprès du Père (1 Jean 2 : 1). « Quiconque confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu » (Jean 4. 15)
« Rendez grâces au Père, qui nous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière; Qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres, et nous a fait passer dans le royaume de son Fils bien-aimé, En qui nous avons la rédemption par Son Sang, la rémission des péchés. C’est Lui qui est l’image du Dieu invisible, Le Premier-né de toutes les créatures. Car c’est en Lui qu’ont été créées toutes choses dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, soit les trônes, soit les dominations, soit les principautés, soit les puissances. Tout a été créé par Lui et pour Lui. Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent par Lui. Et c’est lui qui est la tête du corps de l’Église; Il est le commencement, le Premier-né d’entre les morts, afin qu’Il tienne le premier rang en toutes choses » (Colossiens 1. 12-18)
A propos de la femme adultère
« Tu ne commettras pas l’adultère » : C’est le septième des dix commandements de la loi donnée à Moïse et si l’on poursuit la lecture, on voit que celui ou celle qui commettait adultère devait être lapidé, c'est-à-dire mis à mort à coups de pierres. Ce commandement nous paraît aujourd’hui sévère à l'extrême, mais il prouve que ce péché est très grave aux yeux de Dieu. De nos jours, tromper son conjoint est devenu tellement courant que nous en oublions la gravité, mais n’oublions pas que pour Dieu qui « a les yeux trop purs pour voir le mal » (Habakuk 1. 3), aucun péché n’est sans gravité.
Jésus enseigne dans le temple, et les scribes et les pharisiens, autrement dit les responsables religieux, Lui amènent une femme surprise en adultère. En fait, ces juifs s’inquiètent peu de la culpabilité de cette femme ; leur but est de piéger Jésus, espérant le confondre en public et l’accuser. Piège particulièrement subtil car par Jésus sont venues ensemble la grâce et la vérité : « La loi a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ » (Jean 1. 17). Or s'il condamne cette femme coupable, où est la grâce ? Et s'il l'épargne, n'est-ce pas au détriment de la vérité, en contradiction avec la loi ?
Jésus se baisse et écrit sur la terre avec le doigt. Nous ne savons pas ce qu’il écrivait, mais ce qui est certain, c’est que ce fut ce même doigt qui écrivit sur une table de pierre, 15 siècles auparavant, au Sinaï, la loi donnée par Moïse et dont le septième commandement est : « Tu ne commettras pas adultère » (Exode 20. 14). Ce qui est écrit sur une pierre reste, tandis que ce qui est écrit sur la terre ou sur le sol s'efface. Les juifs insistent, croyant que, quelle que soit la réponse de Jésus, ils auront un motif pour le condamner. Jésus se relève alors et leur dit : « Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle ».
La flèche est lancée et atteint les accusateurs plus sûrement que la pierre n’atteindrait la femme qu’ils s’apprêtaient à lapider. Remplis de confusion, ils se retirent l’un après l’autre, en commençant par les plus anciens, c’est-à-dire ceux qui ont le plus de péchés sur la conscience et qui pourtant, par leur âge et leur expérience, jouissent de la considération de leur entourage.
Jésus qui est, Lui, sans péché, pourrait jeter la première pierre à cette femme. Mais Il est venu non pour juger le monde, mais pour le sauver (Jean 3. 17), pour apporter le pardon aux pécheurs, sachant qu’il allait souffrir la croix où il porterait tous nos péchés, en subissant pour nous le jugement. C’est pourquoi Jésus dit à la femme : « Moi non plus je ne te condamne pas ; va, dorénavant ne pèche plus ».
Beaucoup essaient de mériter le pardon de Dieu par leur propre conduite ou leurs œuvres ; tandis que le Seigneur Jésus commence par pardonner et ensuite seulement Il commande de ne plus pécher.
Mettons en évidence deux vérités :
► La première est qu’aux yeux de Dieu, il n’y a pas de péché sans gravité. Même si l’adultère (comme bien d’autres fautes) est devenu aujourd’hui courant et non punissable par la loi humaine, il reste un péché qui, comme tout péché, mérite la mort (Romains 6. 23).
► La deuxième vérité est qu’il n’est pas de péché trop grand que Dieu ne puisse pardonner en vertu du sacrifice expiatoire de Jésus Christ.
Peut-être dites vous ? : « Moi, je n’ai jamais commis de faute grave… » ? Sachez que même une mauvaise pensée est un péché condamnable pour Dieu. Jésus a dit : « Vous avez entendu qu’il a été dit : “Tu ne commettras pas d’adultère”. Mais moi je vous dis : Quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur ». (Matthieu 5. 28).
Peut-être y en a-t-il, au contraire, qui se considèrent trop grands pécheurs pour être acceptés de Dieu ? La Bible vous dit : « Le sang de Jésus Christ son Fils nous purifie de TOUT péché » (1 Jean 1, v. 7b).
Peut-être y a-t-il des chrétiens sauvés par la foi au Seigneur Jésus et qui sont tourmentés par un péché qu’ils auraient commis ? La Bible nous dit : « Si nous confessons nos péchés, Dieu est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1. 9).
“Fidèle” parce qu’il l’a promis et “juste” parce que son Fils Jésus Christ en a payé le prix.
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Les scribes et les pharisiens amenèrent à Jésus qui était dans le temple, enseignant le peuple, une femme surprise en adultère ; l’ayant placée devant lui, ils lui dirent : « Maître, cette femme a été surprise sur le fait même, commettant l’adultère. Or, dans la loi, Moïse nous a commandé de lapider de telles femmes : toi donc, que dis-tu ? » Ils disaient cela pour le mettre à l‘épreuve, afin d’avoir un motif pour l’accuser. Mais Jésus, s’étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre. Comme ils persistaient à l’interroger, il se releva et leur dit : « Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle ! ». Puis, s’étant encore baissé, il écrivait sur la terre. Mais eux, après l’avoir entendu, sortirent un à un, en commençant par les plus anciens jusqu’aux derniers ; et Jésus fut laissé seul avec la femme devant lui. Jésus, se releva et ne voyant personne que la femme, lui dit : « Femme, où sont-ils, tes accusateurs ? Personne ne t’a condamnée ? – Personne, Seigneur. » répondit-elle. Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas ; va, dorénavant ne pèche plus ». (Jean 8. 1 -11)
La Bible dit : « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3. 23). « Le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus, notre Seigneur » (Romains 6. 23). « Christ est mort pour nos péchés » (1 Corinthiens 15. 3). « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ » (Romains 8. 1).
Qu’est-ce que l’infinitude et l’éternité de Dieu ?
Dieu est hors de l’espace et du temps, pourtant Il est omniprésent et Il dirige l’histoire (Hébreux 1. 10-12).
Dieu existe en Lui-même et de Lui-même, infini en son être et sa perfection. (…) Lui seul est immortel et habite une lumière inaccessible aux hommes ; il est immuable, immense, éternel, incompréhensible, tout‑puissant, infini à tout point de vue, très saint, très sage, très libre, absolu.
L’infinitude et l’éternité de Dieu vont de pair avec son immuabilité et sa simplicité : Dieu ne change pas avec l’espace et le temps, car il est absolu et simple.
Lorsque nous songeons à l’infini, nous nous représentons un espace sans fin ; et lorsque nous songeons à l’éternité, nous pensons à une succession de temps qui n’arrête jamais. Nous réfléchissons ainsi, car nous sommes des créatures finies et pour nous tout est espace et temps. Qu’est-ce que le temps ? Le temps n’est que la mesure du mouvement. Tout ce qui se meut, tout ce qui change est en quelque sorte emprisonné dans le temps qui est la mesure des séquences qui se succèdent. Le temps est un continuel présent où tout ce qui se déroule arrive de manière séquentielle. Le passé n’est pas une dimension, mais des séquences antérieures de mouvements et de changements et le futur n’est que la séquence des mouvements à venir. Pour tous les êtres créés, l’éternité sera toujours une suite de présents sans fin, car nous serons à jamais des êtres de finitude.
Maintenant, il est important de comprendre que le temps et l’espace n’englobent pas Dieu, mais Dieu les transcende tous les deux. La théologie chrétienne classique affirme que Dieu n’est ni dans l’espace ni dans le temps. Lorsque nous confessons que Dieu est éternel, nous ne voulons pas dire qu’il dure toujours, mais qu’il est atemporel. Et lorsque nous confessons que Dieu est infini, nous ne voulons pas dire qu’il est très grand, mais qu’il est immense, c’est-à-dire qu’il n’appartient pas aux choses mesurables car il est incorporel.
Dieu est infini et éternel. Il existe donc deux ordres : le créé et l’incréé, le temporel et l’éternel, le fini et l’infini. Ces affirmations métaphysiques sont fondées sur la révélation biblique : "Toi, Seigneur, tu as au commencement fondé la terre, et les cieux sont l’ouvrage de tes mains ; ils périront, mais tu subsistes ; ils vieilliront tous comme un vêtement, tu les rouleras comme un manteau et ils seront changés ; mais toi, tu restes le même, et tes années ne finiront point (Hébreux 1. 10-12).
Ce texte enseigne non seulement que Dieu nous accompagnera à chaque moment pour une durée sans fin, mais aussi qu’Il transcende l’espace et le temps. L’ordre créé est sujet au changement et au vieillissement, tandis que Dieu est immuable parce qu’Il n’est ni dans l’espace ni dans le temps. Cette transcendance et cette immuabilité divines sont attribuées au Fils un peu plus loin dans l’épître Hébreux 13. 8 : « Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui, et éternellement ».
Il nous est difficile de comprendre l’éternité de Dieu parce que nous réfléchissons toujours à partir de notre finitude et nous pensons dans des catégories temporelles. Par exemple, lorsque nous disons : « Que faisait Dieu avant de créer ? », nous temporalisons Dieu. Cependant, Dieu n’est pas un Créateur temporel, mais éternel ; il n’a pas créé dans le temps, mais hors du temps. Il n’y a jamais de « avant » ni de « après » pour Dieu, Il EST simplement. Jésus nous dit que pour Dieu « tous sont vivants » (Luc 20. 38). Nous ne devons donc pas penser que parce que nous percevons les actes de Dieu dans le temps qu’Il est nécessairement dans le temps Lui-même ; pour Dieu, tout est éternité. La croyance en l’éternité de Dieu est fondée sur le fait qu’Il n’a pas de commencement. Même si Dieu se manifeste dans le temps, Dieu demeure éternel et hors du temps.
L’omniprésence de Dieu peut peut-être nous aider à comprendre son éternité. Voici ce que nous lisons concernant Dieu et l’espace : « Mais quoi ! Dieu habiterait-Il véritablement sur la terre ? Voici, les cieux et les cieux des cieux ne peuvent te contenir: combien moins cette maison que je t’ai bâtie! » (1 Rois 8. 27). Dieu n’est pas matériel ni spatial, pourtant il est partout présent dans l’espace (Lire Psaume 139. 5-12).
Dieu n’est pas contenu par l’espace, mais Il n’est pas absent de l’espace, Dieu transcende l’espace. La même réalité s’applique pour le temps : Dieu est hors du temps, mais Il remplit le temps. Nous percevons les actes de Dieu en séquence, mais : « devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour » (2 Pierre 3. 8). Autrement dit, le temps n’existe pas pour Dieu ; nous connaissons ses actes passés et nous connaîtrons ses actes futurs, mais cette séquence n’existe pas pour Dieu puisqu'Il est hors du temps ; Dieu est éternel.
Sentons-nous qu’il y a quelque chose qui nous échappe dans cette doctrine ? C’est parce que notre intelligence est finie et que nous avons affaire avec le Dieu infini qui est, conséquemment, incompréhensible. Nous pouvons connaître ce Dieu éternel, comprendre que nous n’arrivons pas à saisir son éternité : l’absence d’un commencement, l’absence d’une fin et l’absence d’une succession de moments, mais Dieu demeure incompréhensible pour nous puisque « son essence ne peut être comprise par nul autre que lui-même ». Ce que nous devons faire devant un tel Dieu, c’est nous prosterner et l’adorer.
Certains se sentent inconfortables devant le Dieu infini et éternel ; ils ont l’impression qu’Il est lointain et hors de portée. Dieu est effectivement inaccessible à l'être à moins qu’Il ne s’abaisse et ne s’approche de Lui. Pour se faire, Dieu n’a pas besoin de changer son essence et de cesser d’être infini et éternel, car Il peut se révéler à notre niveau sans qu’Il n’y ait en Lui de changements. C’est exactement ce que Salomon affirme après avoir déclaré que les cieux des cieux ne peuvent le contenir : "Toutefois, Éternel, mon Dieu, sois attentif à la prière de ton serviteur et à sa supplication ; écoute le cri et la prière que t’adresse aujourd’hui ton serviteur. Que tes yeux soient nuit et jour ouverts sur cette maison, sur le lieu dont tu as dit : Là sera mon nom! Écoute la prière que ton serviteur fait en ce lieu" (1 Rois 8. 28-29).
Puis jusqu’à la fin du chapitre, Salomon exprime sa certitude que le Dieu transcendant est aussi immanent et que s’Il est éternel en Lui-même, Dieu se révèle néanmoins dans le temps et dans l’histoire. Plutôt que d’opposer transcendance et immanence et de rejeter la première au profit de la seconde, Salomon nous aide à comprendre que la proximité de Dieu est fondée sur sa transcendance et sa nature. N’est-ce pas l'omniprésence de Dieu qui nous donne l’assurance que nos prières sont entendues de lui ? Si Dieu n’était pas infini et éternel, comment pourrait-Il être partout en même temps, recevoir les prières et le culte de tous ses enfants simultanément en étant bel et bien avec eux individuellement ? Sa conscience infinie absorbe totalement notre réalité finie et nous permet de réellement connaître le Dieu présent partout et d’être réellement connu de Lui. Si Dieu se trouvait dans la même finitude que nous, il ne pourrait pas réellement être présent avec nous puisqu’il serait soumis à la même contingence à une plus grande échelle de la finitude. Seul Dieu infini et éternel est omniprésent.
De plus, sans l’infinitude et l’éternité de Dieu il ne peut y avoir de véritable fait que Dieu soit à la fois Juste, Bon et Tout-Puissant. Dieu est éternel et infiniment Saint, cela signifie qu’Il ne laisse aucunement aller le mal. Nous percevons qu’il laisse aller le mal, mais il s’agit uniquement de notre perspective (Hébreux 2. 8), car en vérité « Dieu est un juste juge, Dieu s’irrite en tout temps » (Psaume 7. 12). En Lui-même, Dieu a déjà tout jugé (Jean 3. 18, 36). Il est le Juge éternel, le Juge d’éternité.
Notre âme peut donc réellement se reposer en l’Éternel et notre cœur peut avoir totalement confiance en Lui, car les attributs de sa gloire ne connaissent ni changement ni ombre de variation. Seul un Dieu éternel et infini est un Dieu près de nous. "Ne suis-je un Dieu que de près, dit l’Éternel, et ne suis-je pas aussi un Dieu de loin ? Quelqu’un se tiendra-t-il dans un lieu caché, sans que je le voie ? Dit l’Éternel. Ne remplis-je pas, moi, les cieux et la terre ? dit l’Éternel" (Jérémie 23. 23-24).
Des promesses de Dieu en alphabet
Nombreuses sont en effet les promesses de Dieu contenues dans la Bible. À qui s'adressent-elles ? À tous ceux qui ont mis en Dieu leur confiance, qui ont accepté le don du salut par la foi en Jésus Christ. Ils sont alors les enfants de Dieu, leur Père céleste qui les aime, les connaît, et sait que le doute, le découragement, le poids des soucis pourront surgir à n'importe quel moment dans leur vie. C'est pourquoi, Dieu a consigné dans sa Parole des promesses qui couvrent tous les domaines d'interrogation : les caractères de Dieu, le salut de l'âme, l'au-delà, les besoins divers de la nature humaine, la réponse de Dieu à la foi, l'épreuve, la bénédiction en réponse à la fidélité…
Les enfants de Dieu doivent s'approprier ces promesses divines, c'est-à-dire considérer qu'elles sont pour eux. Croire ce que Dieu a promis l'honore, et Dieu honore la foi en Lui. Enfants de Dieu, accrochons-nous avec détermination aux promesses divines, et puisons en elles les forces nécessaires dans l'adversité.
Ne nous privons pas nous-mêmes de notre plus grand réconfort, en oubliant ou en mettant en doute les promesses de Dieu. Car il y a une promesse pour chaque situation, si tragique soit-elle. Il est important pour un enfant de Dieu de compter sur les promesses de Dieu pour surmonter le doute, la peur, le découragement... Encore faut-il connaître ces promesses et les mémoriser ! Pour cela, il faut que la Bible nous soit familière.
On peut rassembler ces promesses sous la forme d'un ou plusieurs alphabets. Nous vous en proposons une liste, qui bien sûr, peut être complété et modifié car les promesses de Dieu se comptent par centaines ! Le lecteur de la Bible en découvrira toujours de nouvelles.
A : Approchez-vous de Dieu, et il s'approchera de vous. (Jacques 4. 8)
B : Bienheureux l'homme dont la force est en toi. (Psaume 84. 5)
C : Celui qui m'écoute habitera en sécurité et sera tranquille, sans crainte du mal. (Proverbes 1. 33)
D : Dieu est notre refuge et notre force, un secours dans les détresses, toujours facile à trouver. (Psaume 46. 1)
E : Écoutez ma voix, et je serai votre Dieu… afin que vous vous trouviez bien. (Jérémie 7. 23)
F : Fais tes délices de l'Éternel, et il te donnera les demandes de ton cœur. (Psaume 37. 4)
G : Grande est la paix de ceux qui aiment ta loi; et pour eux il n'y a pas de chute. (Psaume 119. 165)
H : Heureux (ou Bienheureux)… ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent! (Luc 11. 28)
I : Invoque-moi au jour de la détresse, je te délivrerai et tu me glorifieras. (Psaume 50. 15)
J : Jusqu'aux cheveux blancs, je vous porterai. (Ésaïe 46. 4)
L : Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas. (Marc 13. 31)
M : Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse. (2 Corinthiens 12. 9)
N : Ne crains pas, car je suis avec toi… Je te fortifierai; oui, je t'aiderai. (Ésaïe 41. 10)
O : Oh! que ta bonté est grande, que tu as mise en réserve pour ceux qui te craignent! (Psaume 31. 19)
P : Prie ton Père… et ton Père, qui voit dans le secret, te récompensera. (Matthieu 6. 6)
Q : Qui croit au Fils (de Dieu) a la vie éternelle. (Jean 3. 36)
R : Résistez au diable, et il fuira loin de vous. (Jacques 4. 7)
S : Si nous confessons nos péchés, [Dieu] est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés. (1 Jean 1. 9)
T : Toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu. (Romains 8. 28)
U : Use de grâce envers moi, selon ta coutume envers ceux qui aiment ton nom. (Psaume 119. 132)
V : Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos. (Matthieu 11. 28)
Y : Y a-t-il quelque chose qui soit trop difficile pour l'Éternel ? (Genèse 18. 14)
Enfants de Dieu, emparons-nous de ces promesses. Elles nous seront d'un grand secours dans les moments difficiles de notre vie.
Quatre bienfaits éternels de la croix de Jésus-Christ
L’Épitre aux Colossiens recèle un des textes où Paul lève le voile sur la crucifixion pour nous en rappeler 4 de ses bienfaits.
En Colossiens 2. 11–15 nous lisons : "En lui aussi vous avez été circoncis d’une circoncision qui n’est pas faite par la main des hommes ; c’est-à-dire le dépouillement du corps de la chair ; la circoncision du Christ. Ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts. Vous qui étiez morts par vos offenses et par l’incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses ; il a effacé l’acte rédigé contre nous et dont les dispositions nous étaient contraires ; il l’a supprimé, en le clouant à la croix ; il a dépouillé les principautés et les pouvoirs, et les a publiquement livrés en spectacle, en triomphant d’eux par la croix".
1. Notre dette est effacée :
Que veut dire l’image d’un acte rédigé contre nous et cloué à la croix ? C’est l’image d’un texte qui contient la loi de Dieu et qui nous condamne si nous violons un seul de ses commandements. Ce dossier demeure devant Dieu contre nous et nous condamne, il est « à charge ».
Cette image de jugement revient à la fin de la Bible. En Apocalypse 20. 12 il est dit : "Et je vis les morts, les grands et les petits, debout devant le trône. Des livres furent ouverts, et un autre livre fut ouvert, qui est le livre de vie. Les morts furent jugés d’après ce qui était écrit dans les livres, selon leurs œuvres".
Tout être humain a une dette devant Dieu, celle de l’obéissance à sa loi, à ses ordonnances. Dieu est le Créateur de toutes choses. Ayant été créés par lui et à son image, nous devons lui ressembler par une obéissance parfaite.
L’image est donc celle-ci : devant le Tribunal de Dieu, la loi de Dieu est un témoin mortel de l’accusation à cause de nos péchés. Paul déclare quelque chose de merveilleux ici : cette dette que nous avons devant Lui à cause de notre désobéissance et qui nous condamne à subir sa colère, Jésus-Christ l’a clouée à la croix.
Voici ce que dit l’apôtre Paul : « Mauvaise nouvelle : Nous sommes condamnés à cause de nos offenses. Mais Bonne nouvelle : Pour quiconque croit, Dieu efface la dette. Comment ? En la clouant à la croix. Qu’est-ce que cela produit ? Ça l’élimine ! »
2. Satan est vaincu :
Quelle est le sens de l’image du triomphe ?
Le triomphe est le cortège où les vaincus sont nus, enchaînés et traînés derrière le char du vainqueur, lorsqu’il rentre dans son pays, sa ville, afin que tout le monde acclame sa victoire.
En portant notre dette à la croix, Jésus détruit Satan, en lui ôtant tout pouvoir d’accusation à notre égard. Pour toujours nous sommes à l’abri de ses accusations :
"Si Dieu est pour nous, qui se lèvera contre nous ? Lui qui n’a même pas épargné son propre Fils, mais l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnerait-il pas aussi tout avec lui ? Qui accusera encore les élus de Dieu ? Dieu lui-même les déclare justes. Qui les condamnera ? Le Christ est mort, bien plus : il est ressuscité ! Il est à la droite de Dieu et il intercède pour nous. Qu’est-ce qui pourra nous arracher à l’amour du Christ ? La détresse ou l’angoisse, la persécution, la faim, la misère, le danger ou l’épée ? Mais dans tout cela nous sommes bien plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Oui, j’en ai l’absolue certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni le présent ni l’avenir, ni les puissances, ni ce qui est en haut ni ce qui est en bas, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous arracher à l’amour que Dieu nous a témoigné en Jésus-Christ notre Seigneur" (Romains 8. 31–39).
3. Nous sommes purifiés du péché :
Paul utilise une image qui ne nous est pas très familière : la métaphore de la circoncision (Colossiens 2. 11–13).
La circoncision était connue à l’époque pour aider à la purification, dans le sens de l’hygiène. La circoncision était le signe donné par Dieu à Abraham pour signifier l’entrée dans l’alliance : Dieu l’a choisi, lui a fait la promesse que sa descendance deviendrait un peuple et que son plan pour sauver le monde passerait par ce peuple. Toute sa descendance devait se faire circoncire comme signe qu’elle était purifiée par Dieu et qu’elle lui était consacrée.
Ici Paul parle de « l’incirconcision de votre chair » pour exprimer l’idée que nous n’étions ni purs, ni consacrés à Dieu. L’observation des rites ne purifie pas. Moïse lui-même avait rappelé ce besoin d’être purifié intérieurement (Deutéronome 30. 6).
En Christ, Dieu Lui-même nous a circoncis. Il nous a débarrassés de l’impureté de notre péché.
4. Nous sommes unis à Christ, dans sa mort et sa résurrection :
Le moyen de nous accorder cette purification, fut de nous associer à Christ, dans sa mort et dans sa résurrection. Le baptême est le symbole de notre union à Lui dans sa mort et sa résurrection. Jésus nous fait lui-même passer de la mort à la vie, par la foi en sa puissance.
Dans une union, chacun apporte force et faiblesse. Dans l’union avec Christ, nous n’apportons que notre faiblesse et notre péché, mais Jésus apporte sa puissance et ses perfections.
La foi, c’est être conscient qu’on ne mérite rien et qu’on ne peut rien offrir, mais que Jésus mérite tout et nous donne tout. Christ a été solidaire de son peuple dans sa vie et dans sa mort ; nous sommes solidaires de Lui dans sa vie et dans sa mort en Lui manifestant toute notre reconnaissance.
Quelle est la synthèse de tout cela ? Qu’a fait Dieu pour nous ? Il a envoyé son Fils afin qu’Il paye notre dette et qu’Il nous libère de l’emprise de Satan sur nous. Qu’a fait Dieu en nous ? Il a ôté notre impureté et nous a unis à son Fils Jésus afin de nous donner une nouvelle vie.
Jésus-Christ Fils de Dieu ; nous enfants de Dieu
Nous apprenons de belles choses au sujet de notre Sauveur Jésus à travers les noms par lesquels Il est désigné. Il est connu par son nom personnel, Jésus, qui signifie Sauveur. Il est connu par son titre officiel, le Christ, qui signifie celui qui a reçu une onction, ce qui lui confère l’autorité et le pouvoir d’exercer ses fonctions. Il est également connu par ses noms relationnels : Fils de Dieu et Seigneur. Ce sont des noms relationnels, car ils nous parlent de ses relations, celle que Jésus entretient avec son Père, d’une part, et celles qu’Il entretient avec l’Église et avec le monde, d’autre part.
1. Il est le Fils unique, éternel et naturel de Dieu
Nous nous concentrerons cette fois-ci sur son premier Nom relationnel. Il est le Fils de Dieu. L’apôtre Jean nous dit : « Quiconque nie le Fils n’a pas non plus le Père ; celui qui confesse le Fils a aussi le Père » (1 Jean 2. 23). Croire et confesser que Jésus est le Fils de Dieu est donc absolument vital. C’est un bon test pour reconnaître si nous sommes dans la vraie foi. En réalité, quand nous confessons que Jésus est le Fils unique du Père, nous reconnaissons en même temps la relation qui existe entre Dieu et nous. Nous sommes enfants de Dieu. Tout est une question de relations : relations entre le Père, le Fils et nous.
Grâce à Jésus-Christ, nous sommes enfants de Dieu, mais Jésus est le seul Fils unique du Père. Par la foi, nous sommes fils et filles de Dieu, mais Lui Jésus, Il est Fils de Dieu d’une manière toute spéciale. Il est unique, Il est le seul en son genre. « Seul, le Christ est le Fils éternel de Dieu, par nature, alors que nous, nous ne sommes enfants de Dieu qu’à cause de Jésus, par grâce et par adoption ». Jean 3. 16 nous dit que Dieu le Père a donné son Fils unique afin que nous ne périssions pas, mais que nous ayons la vie éternelle par la foi en Lui. La relation entre Jésus et son Père est tout à fait privilégiée, unique au monde.
En quoi la relation entre Jésus et son Père est-elle unique au monde ? Jésus est le « Fils unique de Dieu ». Cela veut dire qu’Il est Lui-même Dieu. Tous les attributs de Dieu le Père sont des caractéristiques qui appartiennent aussi à son Fils. Le Père est Tout-Puissant, le Fils est Tout-Puissant ; le Père connaît tout, le Fils connaît tout ; le Père est parfaitement bon, juste et sage; le Fils est parfaitement bon, juste et sage.
« La personne du Père est une, celle du Fils est une, celle du Saint-Esprit est une ; mais le Père, le Fils et le Saint-Esprit ne forment qu’un seul Dieu. Ils ont une gloire égale et une majesté coéternelle ; tel est le Père, tel est le Fils, tel est le Saint-Esprit ».
Une gloire égale et une majesté coéternelle ! Jésus est Fils de Dieu depuis toujours ! Le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont distincts, mais les trois sont un seul vrai Dieu. Jésus a dit : « Avant qu’Abraham fut, je suis » (Jean 8. 58). À d’autres occasions, Jésus a simplement dit : « Moi, je suis ». Il signifiait par là son éternité, de la même façon dont Dieu avait dit à Moïse au buisson ardent : « Je suis qui je suis » (Exode 3. 14). Les dirigeants d’Israël ont très bien compris Jésus et c’est pour cela qu’ils voulaient le faire mourir, parce qu’ils pensaient qu’Il blasphémait.
Jésus est le Fils de Dieu son Père. Tous les deux partagent la même nature. Un fils ressemble à son père ; il a les mêmes traits caractéristiques. Quand on regarde un fils, on voit à travers lui son père. L’apôtre Jean nous dit que « personne n’a jamais vu Dieu ; Dieu le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui l’a fait connaître » (Jean 1. 18). « Ce Fils […] est le rayonnement de sa gloire et l’expression de son être » (Hébreux 1. 3).
Bien sûr, Jésus le Fils unique de Dieu s’est fait chair. Il est venu sur terre. Il est né à Bethléem. Il a vécu parmi les hommes. Pendant qu’Il était sur terre, Jésus a en quelque sorte caché ses caractéristiques divines. Les a-t-il perdues ? Non, jamais. Il est toujours resté Dieu Tout-Puissant, Omniprésent, Omniscient, parfaitement sage, juste et bon, mais Il a mis comme un voile sur ces qualités. Il l’a fait parce qu’il voulait payer notre dette et, pour cela, il fallait qu’il prenne sur Lui notre nature humaine, afin d’expier nos péchés.
2. Nous sommes enfants de Dieu par adoption
Oui, nous aussi nous sommes enfants de Dieu, mais nous le sommes par adoption, par pure grâce. Nous avons été créés. Notre existence a un début. Nous n’avons jamais été Fils de Dieu de la même manière que Jésus est Fils de Dieu et nous ne le serons jamais. En même temps, il existe une relation très proche et très intime entre Dieu et ses enfants sur terre. C’est une relation fondée sur la grâce, sur la volonté libre et souveraine de Dieu. Cette relation existe à cause de l’œuvre de rédemption du Christ. Ce qui est merveilleux, c’est que le Fils unique de Dieu a bien voulu se faire homme et mourir pour nous afin que nous ayons une place dans la famille de Dieu.
Même Adam n’avait pas un droit naturel d’appartenir à la famille de Dieu. Il n’était pas de la même nature que Dieu. Il a été créé, il était seulement à l’image de Dieu. Il était en quelque sorte « adopté ». Une fois que Adam a péché et que nous avons péché avec lui, c’est par l’œuvre de rédemption en Jésus-Christ que nous sommes rétablis dans cette relation privilégiée. Jésus a payé notre dette, Il a signé nos papiers d’adoption. Dans son immense compassion, Dieu a fait de nous ses enfants. Il nous a adoptés. Quel immense privilège ! Nous avons reçu son Esprit d’adoption qui nous rend libres. « Et vous n’avez pas reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte, mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père ! L’Esprit Lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu » (Romains 8. 15-16 ; voir Galates 4. 5-7).
Le mot « adoption » est très beau. Il nous enseigne que nous sommes réellement enfants de Dieu et que nous avons des droits et des privilèges dans sa maison. Nous n’avons pas de droits naturels, mais nous avons reçu des droits qui sont des cadeaux gratuits : le droit de l’appeler « Abba, Père », de vivre en communion avec lui et de compter sur l’immense héritage qu’il nous a promis.
« Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être aussi glorifiés avec lui » (Rm 8.17).
3. Adoration
Quelles sont les conséquences pour nous de savoir ces choses ? Tout d’abord, puisque Jésus est le Fils unique éternel de Dieu, nous devrions avoir pour Lui le plus grand respect et la plus grande admiration. Oui, Jésus est comme nous de plusieurs façons. Il s’est fait homme; il a été tenté comme nous; il peut compatir avec nous. Cependant, n’oublions jamais que le Fils de Dieu est également vrai Dieu éternel. Nous lui devons adoration, obéissance et respect. « L’Agneau qui a été immolé est digne de recevoir puissance, richesse, sagesse, force, honneur, gloire et louange » (Apocalypse 5. 12).
Oui, n’oublions jamais que Jésus est aussi vrai Dieu éternel, le Fils unique du Père, de même nature que le Père. Quand Moïse s’est présenté devant Dieu au buisson ardent, il a ôté ses chaussures parce qu’il se tenait sur une terre sainte. Nous aussi, quand nous nous tenons devant Jésus, le Fils unique de Dieu, nous sommes sur une « terre sainte », de la même manière que lorsque nous sommes devant Dieu le Père. Il nous faut donc nous approcher de Jésus-Christ toujours avec la plus grande considération, avec confiance, mais aussi avec crainte et tremblement. Il est digne de notre adoration!
4. Humilité
Une deuxième implication, qui est la contrepartie de la première, c’est l’humilité. Il n’y aurait pas de distinction entre le Créateur et la créature. Il s’agit seulement d’entrer en soi-même, de méditer, de découvrir cette étincelle divine en nous, de nous mettre à l’écoute du divin qui monte en nous-mêmes. Jésus serait simplement un moyen de parvenir à ce but qui consiste à « vivre plus pleinement notre divinité ».
Notre confession de foi nous rappelle à l’ordre. Elle nous garde dans la vraie foi et dans l’humilité. Elle nous rappelle que nous sommes créatures et que nous resterons toujours créatures. Oui, par pure grâce, nous sommes devenus enfants de Dieu, mais nous le sommes par adoption et non par nature. Seul Jésus est Fils éternel et naturel de Dieu. Cela devrait toujours nous garder humbles et dépendants.
5. Valeur
Enfin, nous recevons le réconfort d’avoir été adoptés comme enfants de Dieu. Aux yeux de Dieu, nous sommes des gens bien spéciaux. Nous avons parfois de la difficulté à bien apprécier notre vraie valeur. Il nous arrive de nous détester. Nous sommes constamment en lutte avec une « mauvaise estime de soi ». Notre estime de soi risque facilement d’être trop « gonflée », comme nous l’avons déjà vu, comme elle risque aussi d’être trop faible, nous amenant à nous mépriser et à nous dénigrer.
Bien entendu, il y a des choses très sérieuses que nous devons détester en nous-mêmes : le péché, notre cœur mauvais, notre tendance au mal. Nous devrions diriger notre haine sur le péché et sur notre vieille nature mauvaise, en cherchant toujours à nous en débarrasser. Rappelons-nous toutefois que nous avons une grande valeur aux yeux de Dieu. Il est notre Père adoptif en Jésus-Christ. Nous sommes ses enfants d’adoption ! Non par un quelconque mérite de notre part, mais par pure grâce. « Voyez quel amour le Père nous a donné, puisque nous sommes appelés enfants de Dieu! Et nous le sommes. […] Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté; mais nous savons que lorsqu’il sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui le Seigneur est pur » (1 Jean 3. 1-3).
Réjouissons-nous d’avoir Dieu pour Père, par la foi en Jésus-Christ, son Fils unique bien-aimé. Le Père n’a pas épargné son propre Fils, mais Il a bien voulu nous le donner afin de nous adopter dans sa famille et de nous préparer un héritage éternel !
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