justice de dieu
La nécessité de la Justice de Dieu
1. Inutile de la nier
Tout être humain doit rencontrer Dieu, même si ce fait est nié par toutes sortes de philosophies ou doctrines. Or, Dieu est Saint par nature et ne tolère donc pas le péché. La condamnation du pécheur est certaine, car le péché produit la colère. Est-il possible que Dieu acquitte le coupable qui mérite la condamnation sans compromettre son Saint caractère et sa parfaite Justice qui punit le mal ?
En d’autres termes comment Dieu serait-Il juste en justifiant le pécheur ?
En outre, le besoin de justice n’est pas seulement pour éviter la condamnation finale, mais aussi pour goûter la vraie justice dès ici-bas, et en rendre témoignage ; et pour goûter la paix et la vraie bénédiction qui s’y rattachent.
2. La justification par la foi en Jésus (Romains 1. 16-17 ; Romains 3. 22)
2a. Dieu apporte un remède quand il n’y a plus de ressources :
Dieu, voyant tout ce que l’être humain a fait, et sachant qu’il a une nature déchue, n’attend plus rien de bon ou juste de celui-ci. Dieu s’approche de nous et nous trouve dans une position où nous sommes incapables de faire quoi que ce soit : étant morts dans nos péchés et ayant perdu tout espoir. Dans cette perspective, l’âme reste troublée et attend sa condamnation éternelle. Mais, Dieu est compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté. Il nous offre une justice, dont Lui est la source. Cette Justice de Dieu met l'être humain de côté, car, il est reconnu coupable. Il est frappant de constater que même les Prophètes et la Loi rendent témoignage à cette Justice de Dieu. Cela nous amène à reconnaître que Dieu est au-dessus de nous et ses pensées sont haut élevées. Pour preuve, avant que l’être humain n’ait démontré par l’expérience, qu’en lui, il n’y a rien de bon, et qu’il est pécheur par nature, Dieu connaissait toutes choses et avait déjà pourvu au besoin de justice. C’est pourquoi, au moment où sa Colère se révèle du Ciel, la Justice de Dieu aussi fait son apparition pour déclarer que l’être humain qui croit est juste et agréable devant Dieu.
2b. Une justice qui justifie, non pas une justice qui condamne :
La Justice de Dieu n'est pas une justice qui condamne, c’est une justice positive que Dieu veut donner à l’être humain. Elle émane du cœur de Dieu et fait partie intégrante de la Bonne Nouvelle du Salut qu'Il fait annoncer aux êtres humains.
Cette justice n’apparaît pas pour juger et condamner, mais, elle vient en grâce et en amour pour rassurer l’être humain, le faire sortir de son état d’angoisse et d’inquiétude, pour le prendre par la main et le conduire dans la Présence même de Dieu, Présence dont nous étions bannis. Dieu donc fait une offre merveilleuse qui répond au grand besoin de l’être humain.
2c. Une justice pour tous :
Il est doux de noter que la Justice de Dieu est pour tous. Car tous ont péché et il n’y a point de distinction entre les Juifs et les autres peuples, parce que « tous nous sommes devenus comme une chose impure, toutes nos justices sont comme un vêtement souillé et nous sommes tous fanés comme une feuille, et nos iniquités, comme le vent, nous emportent » (Ésaïe 64. 6).
2d. Accepter ce que Dieu offre :
L’être humain n’a pas été capable de plaire à Dieu, de se faire lui-même une justice. Tout ce qu’il peut faire, c’est se tourner vers Dieu, Celui qui seul peut lui donner la parfaite Justice. Au moment où l’être humain est déclaré pécheur et coupable, Dieu trouve le moyen de l’acquitter. Il déclare juste celui qui croit en son Fils Jésus-Christ. Après avoir découvert sa nudité et son incapacité, ce que chaque être humain doit faire, c’est simplement accepter ce que Dieu lui tend.
3. Les moyens d’avoir part à la Justice de Dieu :
3a. Besoin de quelqu’un qui veuille racheter :
« Justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est dans le Christ Jésus » (Romains 3. 24).
L’introduction du principe de la rédemption (ou rachat) dans l’acte par lequel Dieu déclare juste et acquitte un coupable, est significative : la rédemption suppose que nous étions esclaves. Vu que les êtres humains pécheurs ne peuvent pas s'affranchir par eux-mêmes ; vu leur incapacité à cause du péché qui habite en eux et de la mauvaise nature qui sert le péché ; vu que Satan les tient captifs dans son enclos, faisant jour et nuit passer devant eux leurs offenses, leurs fautes, la mort et sa tyrannie ; nous tous êtres humains avons besoin d’un « rédempteur » pour qu’il paye le prix qui correspond à notre état.
3b. Une justice gratuite :
Celui qui a cette capacité de Rédempteur, c’est le Seigneur Jésus Christ. C’est donc par l’œuvre de Jésus-Christ que la Justice nous est gratuitement accordée. Nous disons bien "gratuitement", car l’être humain est entièrement absent dans cette œuvre. Il n’a rien fait pour mériter cette justification. La justification lui est donnée par pure grâce. Les desseins et les plans de Dieu sont extrêmement merveilleux et dépassent de très loin l’intelligence humaine. Dieu ne fait rien qui soit en contradiction avec Lui-même. Il opère selon sa volonté. Si la justice s’obtenait par les œuvres de loi, seuls les Juifs auraient eu cette justice. Car « nous savons que tout ce que la loi dit, elle le dit à ceux qui sont sous la loi » (Romains 3. 19), et ceux qui sont sous la loi sont naturellement les Juifs. Du coup, le reste des êtres humains aurait été perdu sans espoir puisqu’ils ne possèdent pas la loi. C’est pourquoi « Dieu a renfermé tous, juifs et nations, dans la désobéissance, afin de faire miséricorde à tous » (Romains 11. 32).
3c. Une Justice pour tous :
L’étendue de la Miséricorde de Dieu est ici précisée par l’apôtre Paul : « la justice de Dieu par la foi en Jésus Christ envers tous, et sur tous ceux qui croient » (Romains 3. 22).
Elle est "envers tous", proposée à tous ; et ceci montre que "Dieu veut que tous les hommes soient sauvés" (1 Timothée 2. 4). Devant cette pensée merveilleuse, nous ne pouvons que nous courber et dire avec l’apôtre Paul : « Ô profondeur des richesses et de la sagesse et de la connaissance de Dieu ! Que ses jugements sont insondables, et ses voies introuvables ! Car qui a connu la pensée du Seigneur, ou qui a été son conseiller ? » (Romains 11. 33-34).
L’Évangile est véritablement la Bonne Nouvelle de Dieu qui nous trouve dans notre état désespéré, et nous offre, non une justice humaine fragile et sans valeur, mais, une justice divine qui vient du cœur de Dieu et qui a de grands résultats. Désormais, tout être humain peut l’avoir, car elle est pour tous, et est donnée gratuitement.
3d. Accepter par la foi la Justice que Dieu offre :
Ne méprisons donc pas la Justice de Dieu, mais au contraire, que notre foi saisisse ce que Dieu nous offre. La particularité de cette Justice, c’est qu’on la reçoit par la foi et seulement par la foi. Cette Justice est offerte par Dieu à tous ceux qui croient véritablement en Jésus-Christ. AMEN !
Ceux que Dieu a déclarés justes
Nous sommes justifiés par la Grâce de Dieu, par le moyen de la foi en Jésus, en acceptant dans notre cœur le Seigneur Jésus-Christ qui a versé son sang à la croix pour nous laver et nous purifier de tous nos péchés. Nous sommes justifiés et déclarés justes, au moment même de notre Salut. La justification ne nous rend pas justes, mais elle nous déclare justes. Notre justice vient du fait que nous plaçons notre foi dans l’œuvre parfaite que Jésus-Christ a accomplie sur la croix. Son parfait sacrifice couvre notre péché et permet à Dieu de nous considérer parfaits et sans tache. En tant que croyants en Jésus-Christ, nous sommes en Christ, et Dieu nous voit au travers de la Justice du Christ quand Il nous regarde. Cela répond à la demande de perfection de Dieu ; et par conséquent, Il nous déclare justes, Il nous justifie.
La Bible nous montre quelques traits de caractère que l'être humain qui est déclaré juste doit manifester :
- Le juste demeure ferme dans sa voie (Job 17. 9).
- Le juste est compatissant et donne (Psaume 37. 21).
- Le juste cherche un refuge en l’Éternel (Psaume 64. 11).
- Le juste célèbre le Nom de l’Éternel (Psaume 140. 14).
- Le juste augmente son savoir (Proverbes 9. 9).
- Le juste marche dans les voies de l’Éternel (Osée 14. 9).
Notre responsabilité est de nous maintenir dans la Justice de Dieu en nous gardant purs (Éphésiens 5. 3) dans notre marche chrétienne. Le cœur du juste est prompt à reconnaître ses péchés, en cherchant le pardon auprès du Seigneur Jésus. « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner » (1 Jean 1. 9)
Le fait d’avoir été justifié pour toujours relève de la Grâce de Dieu, mais le fait d’y demeurer dépend aussi de notre comportement, de nos actions et de nos choix.
De nombreuses bénédictions sont pour le juste « car les voies de l’Éternel sont droites, les justes y marcheront » (Osée 14. 9). Seigneur, ouvre nos yeux pour que nous pratiquons ta justice et que nous marchons dans tes voies !
--‐-----------------------------
Selon la Bible, ceux que Dieu déclare justes sont ceux qui placent leur foi en Jésus-Christ, et qui reçoivent gratuitement sa Grâce. Cette justification n'est pas acquise par des œuvres, mais par le moyen de la foi, permettant à des pécheurs d'être réconciliés avec Dieu. Ils sont ainsi considérés comme irréprochables par la Justice divine. Oui, nous sommes déclarés justes par :
• La foi, comme seul moyen : La Justice de Dieu s'obtient par la foi en Jésus-Christ pour tous ceux qui croient en Lui.
• Le Don gratuit de Dieu (la Grâce) : Les êtres humains sont déclarés justes gratuitement par sa Grâce, non par leurs propres mérites.
• La substitution : Jésus a payé pour le péché, permettant à Dieu de déclarer justes les coupables.
• Le rôle de la foi : Ce n'est pas une simple croyance, mais une confiance en la Souveraineté de Jésus.
• La conséquence : Ceux que Dieu déclare justes deviennent des "nouveaux" êtres nés de Dieu, conformes à l'image du Christ, et destinés à la Vie Éternelle.
En somme, le juste est celui que Dieu estime comme tel selon la Justice même de Dieu, de Jésus, et non selon la justice humaine. Amen !
Le seul vrai Dieu est le Dieu de Justice
Nous ne pourrions pas aimer un Dieu qui n’est pas juste, et qui ne nous aimerait pas de manière inconditionnelle. Ces deux attributs (l’amour et la justice) sont-ils compatibles ? C’est absolument important de croire que la Justice du seul vrai Dieu est parfaite, et que Dieu nous sauve, nous aime et nous déclare justes devant Lui.
Dieu est parfaitement Juste : « Il est le rocher. Ce qu’Il accomplit est parfait, car toutes ses voies sont justes. C'est le Dieu fidèle et dépourvu d’injustice, Il est juste et droit » (Deutéronome 32. 4).
Dieu est parfaitement Amour : Dieu nous aime comme un Père aime ses enfants ;Son Amour est éternel et infini. Dieu manifeste son Amour envers nous tous êtres humains, et Il veut que nous recevions son Amour.
Le seul vrai Dieu est unique. Il est le Dieu Créateur et Sauveur : Il n’y a pas d’autre dieu comme Lui. « Ils n'ont point d'intelligence, ceux qui portent leur idole de bois, et qui invoquent un dieu incapable de sauver… Qui a prédit ces choses dès le commencement, et depuis longtemps les a annoncées ? N'est-ce pas moi, l’Éternel ? Il n'y a point d'autre Dieu que moi, je suis le seul Dieu Juste et qui sauve. Tournez-vous vers moi, et vous serez sauvés » (Ésaïe 45. 16-19).
Le péché des êtres humains :
Pour parler de justice, nous devons aborder une question primordiale, celle du péché qui entache l’esprit humain. Cette question du péché est posée dès le début, avec Adam et Ève, qui se sont rebellés contre Dieu. Au travers du doute semé par Satan le Diable en Adam et Ève : « Dieu a-t-il réellement dit cela ? » (Genèse 3. 2), le couple adamique a désobéi à Dieu. Cette rébellion les a coupés de la communion avec Dieu, entraînant en eux la mort spirituelle. Ainsi, le péché est entré dans leur cœur, entraînant la fin de l’innocence. Subitement, Adam et Ève se sont sentis coupables, ont eu honte, ils ont eu conscience de leur nudité, et finalement, ils se sont cachés de Dieu (voir Genèse 3. 1-8). La conséquence est que le couple fut chassé du jardin d’Éden, qui représente ce temps de communion parfaite entre Dieu le Créateur et sa créature.
Tout être humain vient au monde avec ce problème spirituel qu'est le péché : « L’Éternel, du haut des cieux, regarde les fils de l'homme, pour voir s'il y a quelqu'un qui soit intelligent, qui cherche Dieu. Tous sont égarés, tous sont pervertis ; il n'en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul » (Psaumes 14. 2-3, voir aussi Psaumes 53).
Le roi David a dit : « Voici, je suis né dans l'iniquité, et ma mère m'a conçu dans le péché » (Psaumes 51. 7).
La réparation
Quel moyen le Seigneur Jésus va-t-il utiliser pour réparer la faute, et donner à l'être humain de retrouver une justice, une pureté et une innocence, et ainsi, retrouver une vraie communion avec le Créateur ?
Le péché, en fait, c’est manquer le but, celui d’être heureux et d'être en paix avec son âme et sa conscience, avec le Ciel, avec Dieu. Dieu nous a donné une conscience, et a laissé en quelque sorte « un vide » dans notre cœur. Blaise Pascal (né en 1623, décédé en 1662) nous parle d’un « vide en forme de Dieu ».
Quiconque a une conscience sait qu’il lui manque quelque chose. L’Ecclésiaste dira : « Dieu fait toute chose bonne en son temps ; même il a mis dans le cœur de l’homme la pensée de l'éternité » (Ecclésiaste 3. 11).
L'être humain possède une conscience de l’éternité, il y a en lui un désir inné d’être connecté au spirituel, à Dieu. Certains hélas ne voudront pas de Dieu. Le vide spirituel, alors, se remplira « naturellement » de tout autre chose, des choses de néant, quand ce ne sont pas des choses occultes. L'apôtre Paul résume merveilleusement cela en une phrase, évoquant le problème du péché en l'être humain et de la réparation en Jésus-Christ : « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu, et ils sont gratuitement justifiés (déclarés justes) par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ » (Romains 3. 23).
Justice et compassion
Le Règne de Dieu sur l'Univers est fondé sur la Justice et la Droiture (Psaumes 89. 14). Mais Dieu est Amour (1 Jean 4. 7-8). Dieu ne peut tolérer le péché, et la Justice de Dieu est démontrée à la Croix. Lorsque Jésus a été crucifié, les péchés du monde ont été déposés sur Lui, et la mort de Jésus est devenue la propitiation, ou la satisfaction, de la Justice de Dieu. Dieu ne pouvait pas simplement ignorer le péché, car la justice exige une peine. A travers Christ, nous sommes déclarés justes.
Parlant de Jésus-Christ, la Parole de Dieu nous dit : « Ce sont nos souffrances qu’Il a portées, c'est de nos douleurs qu'Il s'est chargé ; et nous l'avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais Il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur Lui, et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris (sauvés) » (Ésaïe 53. 4-5).
Le sang de l’Alliance
Avant la Croix, des hommes de foi ont compris le sens de la victime expiatoire et du sang. Dès le jardin d'Eden, Dieu a transmis l’importance de la rédemption. Adam et Ève ont été revêtus d’habits de peau, d'un animal qui a été sacrifié par Dieu (Genèse 3. 21). Dieu a pourvu aux premiers pécheurs d’un vêtement pour qu’ils puissent paraître en sa sainte présence.
- Abel avait compris l’importance d’un autel de sacrifice (Genèse 4. 4). Il savait l’importance du premier-né.
- Noé a purifié la terre par son autel (Genèse 8. 20). Il savait qu’il devait utiliser des animaux purs.
- Abraham effectua une alliance avec Dieu (Genèse 15. 10). Le feu de Dieu tomba sur l’autel et traversa les victimes avec puissance.
- Moïse fit une autre alliance de sang, il écrivit un « Livre de l’Alliance », et fit même l’aspersion du sang sur le peuple (Exode 24. 8). Avec les 70 anciens, Moïse a ensuite festoyé en présence de Dieu Lui-même.
- Enfin, David, après avoir payé le prix du péché, fit un autel de sacrifice sur le futur Mont du Temple, et Dieu fit tomber le feu sur « l’autel de l’holocauste » (2 Samuel 24 :25 ; 1 Chroniques 21. 26). On parle de l’alliance davidique.
« Car l'âme de la chair est dans le sang. Je vous l'ai donné sur l'autel, afin qu'il serve d'expiation pour vos âmes, car c'est par l'âme que le sang fait l'expiation » (Lévitique 17. 11).
Une Croix quantique
Nous devons réaliser l’importance de la Croix. La Croix a été plantée sur la terre par Dieu le Créateur comme une épée dans le sol et dans le ciel, ébranlant toutes les forteresses des ténèbres. C’était un événement prévu de toute éternité. Pourtant, l’œuvre de la Croix s’est déroulée en un temps précis dans l’Histoire, et il y a aujourd’hui, le temps avant et après Jésus-Christ. Que nous dit la Parole ? « Christ est le Médiateur d'une nouvelle alliance, afin que, la mort étant intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui ont été appelés reçoivent l'héritage éternel qui leur a été promis » (Hébreux 9. 15).
Une « croix quantique » - l’expression est étrange, mais selon ce verset, nous comprenons que la Croix a une efficacité pour le passé, le présent et le futur. La Croix embrasse la foi d’Abraham et celle des tous les Justes, les croyants de l’Ancien Testament.
Une dernière pensée : croyons avec certitude que nos péchés ont été couverts par le sang précieux de Jésus sur la croix, pour nos péchés d’avant, mais également ceux d’après. Mais attention, comme David, sachons écouter la voix de l’Esprit Saint de Dieu et nous repentir comme il convient (voir 1 Jean 1. 9).
Chers amis, savons-nous de quel vêtement le Seigneur Jésus nous a revêtus ? C’est un habit royal qui nous permet d’entrer dans la Sainte Présence du Dieu Vivant. Nous sommes, pour l'éternité, lavés dans le sang de l’Agneau. Amen !
La révélation de l'Amour et de la Justice de Dieu
Dieu est Amour et son Amour est un Amour qui pardonne. Dieu l’a proclamé Lui-même à Moïse, sur le mont Sinaï : l’Éternel est le Dieu « qui conserve son Amour jusqu’à mille générations, qui pardonne l’iniquité, la rébellion et le péché » (Exode 34. 7). La nature de l’Amour de Dieu correspond à ce que l’apôtre Paul écrit au sujet de l’amour en tant que tel, en 1 Corinthiens 13. 5 : l’amour « ne tient pas compte du mal ».
Il semble qu’il ne soit pas difficile de servir, de glorifier et d'aimer le Dieu plein d’Amour et de miséricorde ! Toutefois, selon la Bible, l’Éternel est aussi le « Dieu de la justice » (Malachie 2. 17). Dans ce verset, des juifs déçus posent la question : « Où est le Dieu de la justice ? ». Bien que le prophète Michée désapprouve cette question critique, il est évident que l’appellation en soi est utilisée à juste titre. Rien dans la Bible ne contredit l’idée que notre Dieu soit aussi le Dieu de justice.
Ce Dieu de la justice, pouvons-nous l’aimer autant que le Dieu d'Amour ? D’une part, la justice est évidemment une bonne chose. S’il n’y a pas de justice dans la société, le chaos, l’anarchie et la méchanceté ont les coudées franches. Sans la justice le monde devient un lieu inhabitable. Mais, d’autre part, la Justice de Dieu semble aussi être quelque chose de redoutable et d’effrayant, puisque Dieu use de sa Justice pour punir notre péché.
Dieu laisse les êtres humains pécheurs et rebelles dans la corruption et dans la condamnation. Et ils y sont tous plongés. Dieu fait cela « pour démontrer en eux sa Justice ». Il s’ensuit que Dieu manifeste sa miséricorde par la délivrance et le Salut des croyants en Jésus ; tandis qu’Il montre sa Justice en ce qu’Il laisse dans la condamnation les pécheurs rebelles. De plus, cette condamnation est particulièrement juste, puisque ces êtres humains pécheurs seront livrés à la punition éternelle, à l’Enfer éternel.
Par la crucifixion de Jésus-Christ, les êtres humains pécheurs ont donné la mesure de leur profonde opposition à Dieu. C'est le comble du mal, de la haine, de la corruption, de la cruauté, de la folie (car c'est une folie que de contester contre Dieu).
Par la crucifixion de Jésus-Christ, Dieu donne la mesure de tout ce qu'Il est, et Il pose le fondement de notre réconciliation.
À la croix et par la Résurrection de Jésus s'est manifestée la Victoire de l'Amour et de la Justice de Dieu. Dieu vient au-devant des êtres humains, qui se sont rebellés contre Lui, pour les arracher à leur misère.
Justice ? Oui, car le Dieu Juste et Saint a obtenu une totale rédemption pour tous les vrais croyants en Lui. Dieu ne pouvait pas laisser impunis le péché du monde, alors, Il a « envoyé son propre Fils… pour le péché » (Romains 8. 3), c’est-à-dire comme sacrifice pour le péché. Jésus « Lui-même a porté nos péchés en son corps sur le bois » (1 Pierre 2. 24)
Amour ? Oui, c'est Jésus-Christ, son Fils unique, que Dieu le Père a donné. L’Amour éternel entre les personnes divines (Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit) surpasse toutes nos pensées. C'est précisément de cette source intarissable que découle l'Amour dont nous sommes aimés ; l'Amour de Dieu qui s'étend aux êtres humains du monde entier.
Dieu, sa Justice, sa Grâce et moi
Même si, personnellement, chacun de nous êtres humains n'avons pas affaire à la justice de notre pays, certainement, nous avons affaire à Dieu.
Dieu est parfaitement juste, Il est « le seul vrai Dieu » (Jean 17. 3). « Il n'y a pas d'autre Dieu qu'un seul.., il y en a qu'on appelle dieux... Il y a beaucoup de dieux... » (1 Corinthiens 8. 4-5). Mais, « Tu es Dieu, Toi seul » (2 Rois 19. 19). « Hors moi, il n'y a pas de Dieu, de Dieu JUSTE et SAUVEUR » (Ésaïe 45. 21).
Le seul Dieu Juste nous a donné la vie. Alors, qu'avons-nous fait de cette vie ? Nous devons Lui en rendre personnellement compte pour nous-mêmes. C'est un devoir qui nous oppresse. D'après un auteur du vingtième siècle, « la vie de chacun est comme un procès dont la seule issue possible est le Jugement pour la vie éternelle ou le Jugement pour la mort éternelle ».
« Nous sommes tous sous l'emprise du péché » (Romains 3. 9).
Impossible d'échapper à l’œil de Dieu, Lui le seul Sage, le seul Souverain ! « Un homme se cachera-t-il dans quelque cachette où je ne le voie pas ? » (Jérémie 23. 24). « Il observe toutes mes voies » (tour ce que je fais) (Job 33. 11). Dieu voit dans le secret, il connaît mon cœur et mes pensées. Il nous interroge chacun : « Où es-tu ? » (Genèse 3. 9) ; « Qu'as-tu fait ? » (Genèse 4. 10).
Est-ce que chacun de nous osera Lui répondre : « Oui, j'ai commis quelques fautes ; mais une « petite » tromperie, ce n'est pas grave. Les autres en font autant. Et puis, j'ai fait aussi beaucoup de bien ; je me suis dévoué pour mon prochain, J'ai fait des bonnes œuvres pour me racheter. ».
Dieu acceptera-t-il ces « excuses », Lui qui a « les yeux trop purs pour voir le mal » ? (Habakuk 1. 13). Toute bouche sera fermée devant Lui. Dieu condamne sans appel :
« Il n'y a pas de juste, non pas même un seul.., ils se sont tous ensemble corrompus ; il n'y en a aucun qui pratique la bonté... ils se servent de leur langue pour tromper ; ils n'ont pas connu le chemin de la paix ; il n'y a pas de crainte de Dieu devant leurs yeux... Tous ont péché ! » (Romains 3. 11-12).
« Le salaire du péché, c'est la mort » (Romains 6. 23).
Chers lecteurs et lectrices, peut-être que vous ne vous attendiez pas à ces terribles déclarations. Est-ce que tout est perdu ? Est-ce que Dieu exagère ? Non ! « Que Dieu soit reconnu pour vrai et tout homme menteur » (Romains 3. 4 ). « Le jugement de Dieu est selon la vérité » (Romains 2. 2).
Non, tout n'est pas perdu, Dieu n'en reste pas à cette redoutable condamnation, Dieu offre sa Grâce. Oui Il veut nous faire grâce, mais, la Grâce de Dieu n'est jamais une « grâce à bon marché ».
Pour le seul Dieu Saint, tous les êtres humains pécheurs sont coupables d'avoir péché contre Lui, mais Dieu veut ôter notre culpabilité et nous délivrer de la condamnation éternelle que nous méritons. Les êtres humains pécheurs sont souillés par le péché, mais Dieu veut que chaque être humain place toute sa confiance en Jésus-Christ, se repente de ses péchés, afin de pouvoir être lavé entièrement de tous ses péchés par le sang précieux de son Fils Jésus-Christ. Notre nature est corrompue, mais Dieu veut nous faire naître de nouveau en nous donnant une nouvelle vie conduit par le Saint-Esprit.
Est-ce possible ? Est-ce que Dieu ne se renie pas Lui-même en faisant grâce à un coupable ? Oh pas du tout, Dieu a magnifiquement résolu cette contradiction par le parfait sacrifice de son Fils Jésus Christ ! La croix est à la fois le plus parfait acte de Justice et le plus admirable acte d'Amour, de la part de Dieu notre Créateur.
Pour le coupable qui se repent et qui croit en Jésus Christ, c'est à la croix, où Jésus fut cloué, que son châtiment a été exécuté une fois pour toutes. Alors Dieu fait grâce richement.
« Christ.. lui-même a porté nos péchés en son corps sur le bois » de la croix (1 Pierre 2. 24).
« Le Fils de Dieu m'a aimé et s'est livré Lui-même pour moi » (Galates 2. 20).
« Dieu est juste et il JUSTIFIE celui qui a la foi de Jésus » (Romains 3. 26).
« Tous ceux qui croient sont JUSTIFIÉS gratuitement par sa GRÂCE, par la rédemption (le rachat) qui est dans le Christ Jésus, par LA FOI en son sang » (Romains 3. 24).
« C'est par la GRÂCE que vous êtes sauvés, par le moyen de LA FOI » (Éphésiens 2. 8).
« LA GRÂCE de Dieu qui apporte le salut est apparue à TOUS les hommes » (Tite 2. 11).
Le Salut par grâce est totalement un don de Dieu ; les êtres humains qui croient en Jésus reçoivent ce don par la foi.
La grâce de Dieu nous élève au rang « d'enfants de Dieu » (voir Jean 1. 12), dans la famille où Dieu Lui-même est Père. La grâce l'accompagne tout le long de sa vie.
« Le don de grâce de Dieu, c'est la vie éternelle dans le Christ Jésus » (Romains 6. 23).
La justification est un don de Dieu
De nos jours, on entend souvent ce mot “justifier”. Dans l'entreprise, on dira qu'il faut justifier son salaire, c'est-à-dire le mériter. Dans la société, on nous incite à justifier notre valeur, notre place. Mais l'usage le plus fréquent du mot concerne le fait de vouloir se justifier aux yeux des autres. Combien d'explications, de discussions, seulement pour prouver aux autres que l'on a agi de la bonne manière !
Tout au contraire, la justification divine est un don de Dieu. Elle n'est pas due à notre mérite ! Nous sommes “justifiés gratuitement par la Grâce de Dieu”. Toutes nos fautes, nos manquements, nos méchantes paroles, nos bassesses, tout ce que nous pouvons nous reprocher dans le secret de notre conscience, tout cela Dieu l'a effacé si nous croyons réellement au Seigneur Jésus Christ et en son parfait sacrifice sur la croix.
Le « don de la justification » s'accompagne avec le don du Saint-Esprit.
Lorsqu'un être humain remet totalement sa vie à Christ, il est un enfant de Dieu. Oui, nous tous enfants de Dieu sommes adoptés par Dieu notre Père Céleste et nous sommes faits cohéritiers avec Jésus le Fils unique de Dieu. Oui, pour nous tous enfants de Dieu, Dieu nous donne son Esprit Saint afin qu'Il vive en nous, qu'Il abonde en nous, et qu'Il nous donne la puissance de vivre pour sa Gloire. « Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous (par le Saint-Esprit) ? » (2 Corinthiens 13. 5).
Jésus-Christ, le seul à avoir vaincu le péché, la chair et le diable, nous justifie devant le seul Dieu Saint. Jésus-Christ est le Conquérant Vainqueur, le Lion de la tribu de Juda. Et Dieu le Père nous envoie le Saint-Esprit à travers Jésus son Fils, Lui qui est le Puissant Guerrier. Le Saint-Esprit nous sanctifie. De nous-mêmes, nous n’avons aucun pouvoir pour être sauvé. Tout pouvoir sur le péché, sur la chair et sur le Diable, nous vient de Jésus Christ, qui a été envoyé pour vaincre pour nous tous nos ennemis, habiter en nous et nous justifier devant Dieu qui est Saint.
Ainsi, dans son Amour et sa Justice, Dieu déclare juste celui qui croit au Seigneur Jésus. Il le revêt, selon l'expression biblique, de “la robe de justice” ; cela signifie que nous sommes considérés comme justes à travers la perfection de Christ (2 Corinthiens 5. 21). Nos péchés sont pardonnés, la culpabilité est ôtée, la souillure est effacée. Le vrai croyant en Jésus n'a plus peur de rencontrer le seul vrai Dieu de l'Univers. Au contraire, il peut se tenir heureux dans la sainte Présence de Dieu.
Cette Justice, don de Dieu, est liée au fait que le seul Dieu Saint nous donne une vie nouvelle, une nouvelle nature. Cette vie se manifeste par des actes de justice, de bonté, de vérité.
La Justice de Dieu révélée dans l'Évangile
Le mot grec du mot "évangile" signifie « bonne nouvelle ». L’Évangile représente la Bonne Nouvelle que Dieu a fait annoncer depuis la mort et la résurrection de Jésus-Christ.
Dans la Bible, l’Évangile nous dit comment, et quand, l’être humain a complètement chuté en devenant pécheur. Ce qui fait que le Dieu d'Amour a établi le seul chemin pour que l'être humain puisse être sanctifié et avoir une relation vivante avec Lui. Ce chemin est Son Fils, le Seigneur Jésus, qui est Dieu, qui s'est fait Homme. Et Il mourut sur la croix pour les pécheurs : c'est « l’Évangile de Dieu… concernant son Fils » (Romains 1. verset 1 et 3). Jésus est le seul Chemin qui conduise à Dieu (voir Actes 4. 12). Les êtres humains pécheurs n’ont pas recherché Dieu, mais la Bonne Nouvelle est que Dieu les a cherchés, eux tous qui sont coupables devant Lui, le seul Dieu Saint. Oui, Dieu offre le salut gratuit à chaque être humain qui se repent de ses péchés, qui les abandonne et qui croit fermement en Jésus-Christ, le seul Sauveur.
L'apôtre Paul n’avait pas honte de l’Évangile (voir Romains 1. 16-17). Pourtant, il aurait pu avoir "honte" de l’Évangile, parce que l’être humain s’oppose naturellement au Message de l'Évangile qui le déclare coupable. Il méprise ceux qui lui apportent ce message et il cherche à leur faire honte.
Mais, l'apôtre Paul n’a pas honte pour plusieurs raisons : d’abord, l’Évangile est la « puissance de Dieu » pour le Salut de quiconque croit, nous dit Romains 1. 16. L’Évangile a la puissance de transformer des personnes et de les amener à Dieu (s’ils acceptent et croient). Ensuite, l’Évangile est universel. Enfin, la Justice de Dieu est révélée par cet Évangile.
L’être humain naturel ne peut rien faire pour résoudre, ou aider à résoudre la question de sa culpabilité. La seule solution existante à cela est purement divine, et a pour centre Jésus-Christ crucifié et ressuscité !
La Justice de Dieu est révélée dans l’Évangile qui montre que Dieu est Juste quand Il condamne le pécheur dans Sa colère (Romains 1. 17-18), quand Il ressuscite Jésus (Romains 4. 25) et Lui donne une place d’honneur (Philippiens 2. 9-11), et quand Il pardonne les péchés qui sont confessés (1 Jean 1. 9), quand Il justifie ceux qui croient en Jésus (Romains 3. 25, et, 4. 5).
Chaque être humain a besoin de l’Évangile, car chaque être humain a péché et est coupable devant Dieu. Sans l’Évangile, il n’y a d’espoir pour personne. Oui, les êtres humains sont "tous coupables" d'avoir péché. Le résultat est que « il n’y a point de juste, non pas même un seul » (Romains 3. 10). « Car tous ont péché et n’atteignent pas la Gloire de Dieu » (Romains 3. 23).
Mais, il y a une solution. Pour voir exactement ce qu’est cette solution, gardons bien à l’esprit que Dieu est le Juste Juge, qu’Il est Saint, et qu’Il a horreur du péché. Dieu connaît chacun de nous, et chacun de nos péchés. Il n’y a que deux possibilités pour les êtres humains : Ou bien, Dieu doit nous condamner dans l'Enfer éternel à cause de nos péchés ; ou bien, nous devons être « déclarés justes » devant Lui par le moyen de la foi en Jésus, et ainsi, aller auprès de Lui au Paradis pour l'éternité.
Être justifié signifie « être déclaré juste ». Si nous sommes justifiés, nous pouvons savoir avec certitude que « nous sommes liés à Jésus, qui a porté tous nos péchés et les a expiés pour nous. Dieu a accepté cela ; et c’est pourquoi nous sommes justifiés ». Étant justifiés, nous sommes désormais déclarés justes, mais notre justice ne vient pas de nous, c’est la « Justice de Dieu » qui nous a été conférée, attribuée (voir Romains 4. 3, 5 et 11. Philippiens 3. 9)
Un être humain peut être justifié devant Dieu (Romains 3. 22-25) seulement "par le moyen de la foi". « Par la foi » veut dire que nous nous confions entièrement en Christ, qui a payé le prix pour nos péchés, et que ce prix est suffisant. « Par grâce » veut dire que nous pouvons seulement accepter ou recevoir ce que Dieu a fait. Nous ne pouvons rien faire de nous-mêmes, ni rien y ajouter. Le moyen dont Dieu s’est servi pour nous justifier, c’est le sang de Christ, d’où l’expression « par la foi en son sang » : Oui le Seigneur Jésus a dû mourir pour nous, mais Il est ressuscité.
Pour que le seul Dieu, Saint et Juste, puisse justifier un pécheur, et en même temps demeurer Juste, son Fils Jésus-Christ est devenu notre "Substitut", c’est-à-dire qu’Il est "mort pour nous" sous la condamnation du péché. Si Jésus a payé notre dette, que peut faire alors le Juge ? Rien ! Car Jésus a payé pour nous. Personne d'autre dans tout l'univers n’aurait pu inventer un aussi merveilleux moyen de justification et de pardon, et donc un aussi merveilleux message. Dieu seul pardonne les péchés, mais Dieu ne « laisse pas passer » les péchés. Il pardonne seulement après avoir jugé et condamné le péché. Sur la croix de Jésus, le problème a été résolu, mais d’une manière juste.
Jésus-Christ est mort et ressuscité pour notre justification (Romains 4. 25). L’œuvre de Christ a été accomplie lorsqu’Il a dit « Tout est accompli » et a remis Son esprit à Dieu son Père (Jean 19. 30), et est mort. Mais par Sa Résurrection, Dieu a voulu montrer à tous que la mort de Christ était "acceptée comme pleinement suffisante" pour Lui ; Dieu a été pleinement satisfait de Lui et de Son œuvre. Dès lors, Dieu reste Juste en justifiant ceux qui ont la foi en Jésus (Romains 3. 26), c’est-à-dire ceux qui mettent leur confiance dans l’œuvre de Jésus à la croix. Maintenant que Christ est ressuscité, nous avons nous-mêmes la preuve que cette œuvre de la croix était acceptée par Dieu, et notre foi en est confirmée.
La conséquence de la justification est que nous avons la "paix avec Dieu" (Romains 5. 1), alors il n’y a plus de problème entre Dieu et nous ! Il ne s’agit pas d’une promesse d’une paix future, car le croyant possède cette paix déjà maintenant ! Rien ne fait plus obstacle dans nos relations avec Dieu . Ce n’est pas seulement qu’Il n’a plus rien contre nous, mais nous nous trouvons positivement dans Sa "faveur" : Dieu nous est favorable, Il est "pour nous" (Romains 8. 31) ; Ses pensées et Ses sentiments sont positifs envers nous.
Romains 5. 3-11 nous montrent que mêmes les tribulations (épreuves, grosses difficultés) que nous devons traverser dans nos vies, deviennent un sujet de gloire pour nous, et qu’il y a une croissance dans la patience, l’expérience et l’espérance. L’Amour de Dieu a été versé dans nos cœurs par l’Esprit Saint. Cet Amour, Dieu l’a montré quand Christ est mort pour nous, lorsque nous étions encore pécheurs.
Conclusion : Si Dieu a déjà tout accompli, et donné le maximum pour nous quand nous étions Ses ennemis, combien plus, maintenant que nous sommes dans Sa faveur et réconciliés, nous sauvera t-Il au travers des épreuves de chaque jour, et nous fera-t-Il échapper à la Colère future. Quelle assurance !
Dieu, le juste Juge
Dans le Livre de la Genèse, on voit des êtres humains vivre longtemps, engendrer des enfants et finalement mourir. C'est l'histoire de tous les êtres humains ; ils passent comme les feuilles des arbres en automne. La mort est la conséquence du péché : « La mort a passé à tous les êtres humains, du fait que tous ont péché » (Romains 5. 12).
La mort est l'huissier qui précède le juge et qui dit à la conscience : « Après la mort, vient le jugement » (Hébreux 9. 27). Personne ne peut faire face par lui-même à la Sainteté divine, et donc se soustraire à sa condamnation.
Mais, si Dieu ne fait pas d'exception à la mort, conséquence du péché, il propose la Vie Éternelle à tous ceux qui croient au sacrifice parfait de Jésus-Christ sur la croix.
Dieu, le juste Juge, a donné son Fils unique. Jésus-Christ a payé le prix pour le pardon de tous nos péchés : le sang de Jésus Christ purifie de tout péché celui qui se repent, et qui croit que Jésus Christ le Juste a été cloué sur une croix pour expier nos péchés pour nous. Ainsi Dieu est Juste en pardonnant au coupable qui reconnaît sa culpabilité.
Dieu est Saint, et Il est le juste Juge. Oui, Il le reste. Mais celui qui Le connaît comme le Dieu Sauveur et plein de grâce, n'a plus de crainte du Jugement.
Tel que je suis... Ton grand Amour
A tout expié sans retour.
Je puis être à toi dès ce jour,
Agneau de Dieu, je viens !
La Justification : Don gratuit en Jésus-Christ seul
LE DON GRATUIT DE DIEU
La justice par laquelle nous sommes justifiés est un don gratuit, le « don de la justice » (Romains 5. 17). Les croyants en Jésus la reçoivent, et non pas qu'ils l'accomplissent eux-mêmes. L'Évangile de la Grâce souveraine, qui proclame sa suffisance, son caractère approprié et sa gratuité, est appelé « la parole de justice », et « le ministère de la justice » (Hébreux 5. 13 ; 2 Corinthiens 3. 9).
Un des glorieux titres que le Garant divin porte est « l'Éternel notre justice » (Jérémie 23. 6). En parfaite harmonie avec ceci, Jésus-Christ est la justice de Dieu pour les croyants, et ceux-ci deviennent justice de Dieu en Christ (1 Corinthiens 1. 30 ; 2 Corinthiens 5. 21). Les croyants sont donc justifiés, acceptés (bénéficiaires de la faveur divine), et sauvés en Christ. Oui, ils ont tout pleinement en Christ (Ésaïe 45. 25 ; Éphésiens 1. 6 ; Colossiens 2. 10 ; Ésaïe 45. 17).
Telle est la méthode désignée par Dieu pour la justification et la provision de la grâce, pour l'acceptation finale, par le Dieu Saint, de créatures coupables, impies et misérables.
Une justice révélée dans l'Évangile
Le grand but de l'Évangile est de révéler cette Justice de Dieu (Romains 1. 16-17). Il déploie les richesses de la grâce qui fournit ce don merveilleux et y pourvoit gratuitement et sans condition.
L'Évangile nous informe qu’en regard à notre justification, ce qui est exigé du transgresseur, en termes d'action et de souffrance, a été accompli par le merveilleux Substitut désigné par Dieu le Père (son Fils Jésus-Christ).
La vraie foi ne se considère pas comme une condition d'acceptation auprès de Dieu. Elle n'affirme pas non plus sa propre importance et ne réclame pas une part de gloire avec la Justice du Sauveur, mais elle reçoit cette dernière comme étant entièrement suffisante pour justifier pleinement le plus impie des pécheurs. En effet, qu'est-ce que la foi annoncée par l'Évangile sinon la réception de Christ et de sa justice ? (Ésaïe 45. 22 ; Jean 1. 12 ; Colossiens 2. 6 ; Romains 1. 17 ; Romains 5. 17)
En Christ seul
Autrement dit, cette foi consiste à dépendre de Jésus seul pour recevoir le salut éternel. Elle suffit pleinement pour sauver le plus coupable, répondre aux besoins du plus démuni et sauver gratuitement le plus vil de tous les pécheurs.
Comme l’objet de la foi est le Rédempteur divin et son œuvre parfaite, et que sa garantie et sa base sont la présentation qu'en fait l'Évangile, nous pouvons dire que l'acte de foi est une confiance totale et sans réserve en la Parole fidèle que Dieu a donnée ainsi qu’en l’œuvre parfaite que Christ a accomplie sur la croix.
C’est la foi des élus de Dieu. Les preuves de la vérité et de la réalité de la foi des croyants en Jésus sont un amour pour Dieu et une sainte obéissance à ses exigences, ainsi la paix de la conscience et une espérance de la gloire.
Dans une plus ou moins grande mesure, ce sont les effets et les fruits authentiques de la foi en Dieu, en Jésus-Christ.
Qu'est-ce que la justice selon la Bible ?
Peut-on croire en la justice humaine ?
“Est-on pur avec des balances fausses et avec des poids trafiqués dans son sac ?” (Michée 6. 11).
Nous avons du mal avec la justice, et souvent notre réaction face à tel ou tel événement est de dire que ce n’est pas juste : des enfants par milliers qui meurent de faim ; des passeurs qui exploitent des migrants ; des riches toujours plus riches et des pauvres toujours plus méprisés, etc... Il est évident que bien des situations sont inacceptables et abusives. Dans notre quotidien, nous sommes également victimes de personnes, de faits, de règles insupportables ; et nous trouvons cela tyrannique et immoral.
Mais nos critères de jugement sont-ils fiables ? Et ne sommes-nous pas, à l’égard de certains, injustes à notre tour ? Même la justice parait parfois partiale, orientée et tordue. Au sortir de tribunaux, des plaignants ou des victimes déclarent : “Je ne crois plus en la justice !”.
Et voilà sans doute l’idéal : les pires criminels, qui ont droit à des avocats pour défendre ce qui nous semble indéfendable, arrivent à s’en tirer sans peine, non parce qu’ils sont innocents, mais parce qu’il y a, quelque part, un vice (un mauvais penchant) de procédure.
Où donc est la justice ? D’autant que, la Bible, qui n’a pas besoin d’arguments pour nous en convaincre, signale que tous les êtres humains sont pécheurs, injustes et coupables. Sans oublier que nos balances sont faussées. Croire en la justice humaine, c’est oublier que Dieu a dit : “Toute votre justice est comme un vêtement souillé, un linge sale devant mes yeux” (Ésaïe 64. 6). Diagnostic douloureux, n'est-ce pas ? Mais, il faut reconnaître ce fait pour mieux saisir en quoi Dieu est juste.
Notre justice ne vient que de Dieu seul :
Car “Il n’y a pas de juste, pas même un seul !” nous dit Romains 3. 10.
Le sentiment d’injustice tourmente beaucoup d'êtres humains ; et la formule : “Ce n’est pas juste !” entra dans notre vocabulaire alors même que l'on était de petits enfants. Nous nous sentons facilement victimes, alors que nous ne prenons pas souvent conscience de nos propres comportements injustes. Nos critères ne sont jamais neutres ou objectifs, parce que nous avons toujours des intérêts personnels précis à défendre, sans parler des droits dont nous voulons toujours bénéficier ; comme si nous les méritions toujours.
Qu’est-ce qu’être juste ? La notion de justice est souvent définie par un caractère droit et rigoureux. Être juste, c’est développer la faculté de se juger et de se mobiliser pour se tenir droit. Mais comment alimenter justement sa conscience pour qu’elle soit équitable, intègre et impartiale ? Mission impossible dès lors que la Bible nous accable de cette vérité : “Il n'y a pas de juste, pas même un seul !”. Du coup, ce qui serait vraiment juste serait de prendre en compte cette affirmation et chercher comment Dieu (et non notre conscience morale) peut faire de nous un homme ou une femme juste. Cette démarche est peut-être douloureuse pour notre orgueil et nos prétentions, mais elle est nécessaire, voire indispensable. Quand l’Ancien Testament parle du juste, il évoque la loyauté au sein du clan. L’être humain juste ne ment pas ; il vient en aide à son prochain, agit de façon constructive pour sa nation. C’est une qualité qui n’est pas directement en rapport avec le juridique. Le mot “juste” ne s’applique pas à un jugement, mais à une façon d’être vis-à-vis de l’autre. Cette justice-là vient en même temps que Dieu : “Écoutez-moi, hommes au cœur dur, vous qui êtes loin de la droiture ! Je fais venir ma justice, elle n’est pas loin ; mon salut ne tardera pas” (Ésaïe 46. 12-13).
Dans sa Sainteté, Dieu exerce sa Justice envers tous les péchés :
“Veux-tu vraiment supprimer le juste avec le pécheur ?” (Genèse 18. 23).
Dieu a vu l’horreur généralisée dans les villes de Sodome et de Gomorrhe. Il décide d’effacer ces villes à cause de leurs fautes et de leurs comportements. C’est dans ces premières pages de la Bible que l’on apprend que si Dieu est Amour, il est aussi Saint ; et que cette Sainteté ne peut tolérer le mal. Oui, Amour, Sainteté, mais encore Justice ! Or, qui dit Justice, dit rétribution. Le péché est insupportable aux yeux de Dieu, et comme ce fut le cas à l’époque de Noé, il convient pour Dieu d’éradiquer le mal. Dieu confie son projet de destruction à Abraham qui, dans la ville de Sodome, a de la parenté : son neveu et sa famille. Mis dans la confidence, Abraham se met à plaider pour que les villes échappent à la destruction. Pour lui, tout n’est pas corrompu et Dieu ne peut, au nom de ce qu’il est, prendre le risque d’être injuste dans sa volonté de châtiment. Dieu dit : “Loin de toi de faire mourir le juste avec le pécheur en sorte que le juste soit traité comme le pécheur…” (Genèse 18. 25). Finalement, après d’âpres et audacieuses négociations, Dieu promet à Abraham d’épargner la ville s’il y trouve au moins dix justes.
La Justice de Dieu est une manifestation de Sa sainteté dans ses rapports avec les êtres humains. La Sainteté exprime l’essence même de Dieu ; la Justice implique un rapport saint entre le Créateur et la créature. Or, Dieu Juste et Juge, n’est pas seulement législateur, Il est rémunérateur. Il peut sanctionner et exercer des jugements qui, même s’ils sont sévères, sont aussi conformes à sa Sainteté. Dieu le juste Juge a toute légitimité pour condamner, mais aussi pour faire grâce. Ici, on retrouve l’Amour, autre essence divine. Pour Sodome et Gomorrhe, amour, sainteté et justice sont exercés avec rigueur, mais parce qu’il n’y a pas même dix justes, la sentence tombe. Si nous pensons qu’il y a, quelque part, une contradiction, nous devrions revoir notre analyse.
“Le salaire du péché, c’est la mort” (Romains 6. 23).
Même si certaines affirmations bibliques ne nous plaisent pas, nous devons les accepter comme vraies et justes. Contester l’évidence n’empêche pas la chose concernée d’exister. Le chauffard qui nie les valeurs du code de la route ne peut que subir, malgré tout, les règles de ce code. Elles ne s’effacent pas sous prétexte qu’il les rejette. Si des vérités de la Bible nous dérangent, elles n’en demeurent pas moins des vérités indissolubles et incontournables. La douloureuse expérience d’Adam et d'Ève, même si elle est lointaine et qu’elle semble ne pas nous concerner, a toujours des répercussions sur les hommes et les femmes du 21ème siècle. En désobéissant à Dieu, ce couple initial est devenu passible du châtiment éternel et de la séparation d’avec Dieu le Créateur qui est Saint. Erreur fatale ! Il en est de même aujourd’hui. Quand nous nous écartons des préceptes bibliques, autrement dit lorsque nous péchons, nous nous exposons à la Colère de Dieu et à son Jugement. Désobéissance = sanction. Que cette logique nous convienne ou pas, nous devons nous souvenir que “le salaire du péché, c’est la mort”. Cela veut dire que la justice divine reste exigeante. Or, la sanction, c’est un gouffre qui s’ouvre non pas sous nos pieds, mais entre Dieu et nous, entre le Créateur et sa créature. Cette séparation nous prive des bénédictions de Dieu. Le drame est là. Mais le Dieu Juste est aussi Amour, et il envoie Jésus son Fils comme une passerelle qui enjambe le gouffre. Voilà le sens de la Venue du Christ dans le monde pour nous sauver. Le besoin de justice implique, au nom de l’amour, un espace pour la grâce.
/image%2F0237794%2F20150128%2Fob_54bc49_evangile.jpg)
/image%2F0237794%2F20201127%2Fob_30cab0_moi.jpg)