divers
Suivre Jésus-Christ (2)
Que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » (Matthieu 19.16).
Un homme s’approcha de Jésus et Lui demanda ce qu’il devait faire pour obtenir la vie éternelle. Jésus lui a répondu de respecter les commandements. Le jeune homme Lui demanda lesquels ? Jésus lui répondit : « Tu ne commettras pas de meurtre, tu ne commettras pas d’adultère, tu ne commettras pas de vol, tu ne porteras pas de faux témoignage, honore ton père et ta mère et tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Le jeune homme Lui répondit qu’il respectait ces commandements depuis sa jeunesse. Il demanda confiant à Jésus : « Que me manque-t-il encore ? ». Alors Jésus lui dit « Si tu veux être parfait. Vends ce que tu as, donne-le aux pauvres… puis suis-moi ». En entendant la réponse de Jésus, le jeune homme s’en alla tout triste, car il était riche (Matthieu 19. 16-22).
On peut s’interroger sur le fait que Jésus ait répondu à la question « Que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » par le fait de respecter les commandements. Enfin bref, c’est humainement, le seul moyen de l’obtenir. Il nous faut les respecter parfaitement sans la moindre erreur. Notons par contre que Jésus ne les a pas tous nommés. Il a volontairement mentionné ceux que le jeune homme appliquait. Nous pouvons douter de sa réponse, mais tout de même le jeune homme savait très bien qu’il lui manquait autre chose et il interrogea Jésus sur ce qui lui manquait encore. C’est alors que le Seigneur lui répond de vendre tout ce qu’il a pour le donner au pauvre et par la suite de Le suivre. Le jeune homme, tout triste s’en alla parce qu’il était riche. Il venait de renoncer à l’éternité en préférant conserver les richesses de cette vie.
L’élément principal de la réponse de Jésus était de Le suivre. Cela représente l’équivalant du premier des dix commandement qui dit : « Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face » (Exode 20. 3). La mise en application de ce commandement fait en sorte que l’on applique l’ensemble de tout les commandements. Le jeune homme riche avait des idoles dans sa vie qu’il ne voulait pas abandonner, particulièrement sa richesse. Cette richesse lui promettait une vie confortable et plaisante. Les idoles sont toujours séduisantes, elles ont la prétention de faire beaucoup sans jamais le faire. Elles sont séduisantes et trompeuses. Suivre Jésus lui aurait permis d’avoir la vie éternelle, l’idolâtrie au contraire l’amène directement vers le Jugement.
"Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face. Tu ne te feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point; car moi, l’Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l'iniquité des pères sur les enfants jusqu'à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent" (Exode 20. 3-5).
À plusieurs reprises, Jésus a invité des gens à Le suivre. Nous sommes tous appelés à répondre à son appel à Le suivre. Les disciples de Jésus font partie de ceux qui ont répondu par l’affirmative à son appel.
Après le départ du jeune homme, Jésus a commenté la situation en affirmant qu’il est difficile à un riche d’entrer dans le royaume des cieux. En entendant cela, ses disciples étonnés dirent : « Qui peut donc être sauvé ? La réponse de Jésus fut : « aux hommes cela est impossible, mais à Dieu tout est possible » (Matthieu 19. 24-26). D’aucune manière, nous ne pouvons obtenir la vie éternelle par nos propres ressources. Peu importe le nombre de bonnes œuvres que nous sommes en mesure de faire, cela n’a aucun impact, car aucune ne peut effacer le premier de nos péchés. Dieu est Saint et dans sa présence même le plus petit péché n’a pas sa place. C’est pour notre part tout à fait impossible de mériter notre éternité ! Heureusement, Jésus dans sa réponse est allé plus loin en affirmant que pour Dieu cela est possible de nous l’accorder. Pour Dieu, tout est possible.
Pierre, prenant la parole au nom de tous les disciples souligne qu’ils avaient tout quitté pour suivre Jésus. Ce que le jeune homme riche a refusé de faire, comme nous l’avons vu. Jésus les rassura en leur promettant qu’à titre d’apôtre, ils seront assis avec Lui sur douze trônes. Et il ajouta que toute personne qui aura quitté à cause de Lui sa maison ou ses frères, ses sœurs, son père, sa mère, sa femme, ses enfants ou ses terres, recevra le centuple et héritera de la vie éternelle (Matthieu 19. 28-29).
"Or, la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ" (Jean 17. 3)
Pour nous aujourd’hui, pour obtenir la vie éternelle, il nous faut également suivre Jésus. Il nous faut placer notre foi et nous repentir de nos péchés. En d’autres mots nous devons abandonner ce qui prend la place de Dieu dans nos vies. Certes, il nous arrivera encore de pécher, mais Dieu usera de sa grâce parce que nous sommes en Christ. Suivre Jésus, c’est également avoir une communion avec Lui, en méditant la Bible et par la prière, nous avons le privilège d’avoir une relation sincère avec le Seigneur, Le laissant nous guider et nous enseigner. Jésus définie la vie éternelle comme étant le fait que l’on connaisse le Père, le seul vrai Dieu, et Celui qu’Il a envoyé, Jésus-Christ (Jean 17. 3).
Accepter Jésus dans son coeur ?
"Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé" (Romains 10. 9).
En faisant des recherches dans la Parole de Dieu, nous ne trouvons aucun verset affirmant d’accepter Jésus dans son cœur. Alors pourquoi plusieurs affirment que pour être sauvé, il faut faire cela et cela ? La Bible parle de repentance, de conversion, de confession et de foi en Jésus-Christ, pour être sauvé.
Le message de la Bible n’a jamais été d’accepter Jésus dans son cœur, mais de se détourner du péché par le moyen de la foi en Jésus-Christ. Jésus doit être autant notre Seigneur que notre Sauveur de nos vies. Il ne nous demande pas l’hospitalité mais au contraire c’est Lui Jésus qui nous lance l’invitation de venir à Lui.
L’Évangile ne nous invite pas à accepter Jésus, mais belle et bien de mettre notre foi en Lui, qui par cela nous accepte tel que nous sommes. Mettre notre foi en Jésus signifie de reconnaître l’œuvre de la croix comme unique moyen d’obtenir la communion avec Dieu et cela par la conversion qui prend sa source dans l’acte de repentance.
Sur la croix Jésus a tout accompli, Il a signé un contrat ouvert avec l’humanité. Il a pris sur Lui la conséquence du péché de chacun de ceux qui signeront par la foi l’acte d’imputation de la Justice de Christ en échange de leur péché. Chaque personne a la possibilité d’obtenir la Justice de Dieu, Christ a fait le premier pas. Nous ne pouvons accepter Jésus puisque c’est Lui qui nous ouvre la porte de l’éternité et de la communion avec le Père.
Le monde selon la Bible (2)
Le jugement du monde est prononcé, mais son exécution différée : Le monde a manifesté toute son hostilité contre Jésus-Christ le Fils de Dieu, envoyé du Ciel par Dieu son Père ; le monde a rejeté le témoignage de Dieu le Père au sujet de son Fils Jésus. Alors, comme en un dernier appel, la voix de Dieu le Père se fait entendre, proclamant la satisfaction qu’Il a trouvée en son Fils Jésus et la gloire de Sa Personne excellente : « Et je l’ai glorifié, et je le glorifierai de nouveau » (Jean 12 : 28). Jésus a été glorifié au tombeau de Lazare (Jean 11 : 4, 40), Il sera glorifié dans sa propre résurrection (Romains 6 : 4). « Cette voix n’est pas venue pour moi, mais pour vous », dit le Seigneur à la foule (Jean 12 : 30). La présentation du Fils de Dieu au monde a été complète, mais le monde refuse d’accepter le témoignage de Dieu le Père au sujet de son Fils Jésus-Christ, aussi il ne reste pour le monde que le jugement : « Maintenant est le jugement de ce monde » (Jean 12 : 31). En rejetant le Christ Jésus, le monde se condamnait lui-même. Le Jugement sera exécuté plus tard, mais il est déjà prononcé ! Quelle folie par conséquent que de chercher à améliorer ce monde ! En attendant que le Jugement soit exécuté, Dieu y fait annoncer son Évangile pour en retirer tous ceux qui L'acceptent en se tournant vers Jésus-Christ afin d’être sauvés. Car « Jésus s'est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous arracher de l'actuel monde mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père, à qui soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen !» (Galates 1 : 4). Le Seigneur Jésus déclare qu’Il n’est pas venu dans le monde pour le juger mais tout au contraire pour le sauver : « Je ne suis pas venu afin de juger le monde, mais afin de sauver le monde » (Jean 12 : 47, Jean 3 : 17). Le Fils de Dieu a été rejeté et crucifié par le monde qui demeure coupable de ce crime et c’est le motif de son jugement, effectivement prononcé à la croix et dont l’exécution est différée tant que dure le jour de la grâce, pendant lequel le salut est offert à « quiconque croit ».
Le Seigneur Jésus quitte le monde : Le Seigneur Jésus s’adressa à ses disciples seuls, aux « siens » qu’Il va laisser dans ce monde ennemi alors que, pour Lui, « son heure est venue pour passer de ce monde au Père » (Jean 13 : 1). Le monde ne le verra plus, mais ses rachetés, recevant de Lui sa Vie, Vie de résurrection, pourront Le voir dans sa Gloire et jouir éternellement de sa Personne, de Sa glorieuse présence : « Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus ; mais vous, vous me verrez ; parce que moi je vis, vous aussi vous vivrez » (Jean 14 : 19).
On sait que le monde s’est tourné vers un autre chef, le Diable qui est le père du mensonge.
Mais après sa mort, sa résurrection et son ascension glorieuse, Jésus-Christ a envoyé ici-bas le Consolateur (le Saint-Esprit), « l’Esprit de vérité, qui procède du Père », et sa présence sur la terre est, pour le monde, une conviction de péché, et de justice, et de jugement : « de péché, parce qu’ils ne croient pas en Jésus ; de justice, parce que Jésus s’en va à son Père, et qu'il ne Le verrai plus ; de jugement, parce que le chef de ce monde (Satan) est jugé » (Jean 15 : 26 ; 16 : 7-11).
Les croyants en Jésus auront de la tribulation dans le monde : Dans ce monde où ils ont maintenant à cheminer, les enfants de Dieu rencontrent des tribulations, précisément parce que ce monde est un lieu où règnent le péché et la mort, une scène de ténèbres morales, le domaine de Satan. Jésus ne leur a-t-Il pas dit : « Vous aurez de la tribulation dans le monde ; mais ayez bon courage, moi j’ai vaincu le monde » (Jean 16 : 33) ?
Nous pouvons ainsi aller en paix, car nous sommes gardés et soutenus par Jésus-Christ le grand Vainqueur du monde, Celui qui a triomphé du monde et de Satan le prince de ce monde. Si ce monde est gouverné suivant des principes opposés à Dieu, quant à Jésus, du commencement à la fin de sa course ici-bas, Il a toujours agi dans l’obéissance à la volonté de Dieu son Père, dans sa dépendance entière. Cette obéissance à Dieu son Père fut constamment la règle de ses actions et Il l’a fait triompher de tous les principes du monde. En ce sens, Jésus a « vaincu le monde ».
Nous enfants de Dieu, Jésus nous appelle à Le suivre dans le même sentier, vivant de la même vie ; nous irons ainsi pleins de courage et d’énergie et, dans ce monde, nous serons alors des vainqueurs et nous pouvons aussi aller sans crainte. De ce monde coupable et déjà jugé, Jésus, dans sa grâce, a sauvé tous ceux qui Le reçoivent comme Seigneur et Sauveur de leur vie. Et Jésus dit : « je ne mettrai point dehors celui qui vient à moi... » (Jean 6 : 37-39). Ceux-là sont encore dans le monde mais ils ne sont pas du monde. C’est pour eux que le Seigneur prie son Père « ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde » (Jean 17 : 6, 9, 11, 14-16).
Le monde n’a pas connu, mais connaîtra un jour : « Le monde ne t’a pas connu », dit Jésus à son Père (Jean 17 : 25). Oui, le monde n’a pas connu Jésus le Fils ainsi que Dieu le Père et il ne pouvait connaître le Père puisqu’il ne connaissait pas le Fils, venu Le révéler. Plus tard même si ça sera trop tard, le monde connaîtra... Il connaîtra que Dieu le Père a envoyé Jésus son Fils et qu’Il nous a aimés, nous ses rachetés, du même amour dont Il aime son Fils (Jean 17 : 23). « Car il est écrit : Je suis vivant, dit le Seigneur, tout genou fléchira devant moi, Et toute langue donnera gloire à Dieu » (Romains 14 : 11). S'agissant de Jésus-Christ, nous lisons « C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père » (Philippiens 2 : 9-11)
Nous avons vu, à grands traits, ce que l’Évangile selon Jean, nous enseigne au sujet du monde. Que la méditation de ces différents passages nous conduise à mieux réaliser le véritable caractère du monde dans lequel nous avons à cheminer, à y vivre dans une sainte séparation, attachés à Jésus, Celui qui y est venu en grâce, qui y a marché mais pouvait dire en vérité : « Je ne suis pas du monde... ». Puissions-nous manifester, dans nos cœurs d’abord, dans notre marche pratique aussi, que nous ne sommes pas du monde, comme Lui Jésus n’en était pas !
Le monde selon la Bible (1)
Jésus-Christ, le Fils de Dieu, venu dans le monde : L'Évangile nous présente le Fils de Dieu venu dans le monde, venu pour y faire connaître le seul vrai Dieu de l'Univers que jamais personne ne vit. En lisant dans Jean 1 : 1-18, nous voyons que : « Jésus est l'expression de ce que Dieu est, Il est "la Parole de Dieu". Jésus est la Parole qui était "au commencement", affirmation de son existence éternelle ; qui était "avec Dieu", par conséquent Personne distincte ; et qui "était Dieu", donc Lui-même. "Toutes choses furent faites par elle (la Parole, Jésus-Christ), et sans elle pas une seule chose ne fut faite de ce qui a été fait". "Le monde fut fait par lui (Jésus)", et Jésus vint dans le monde, mais "le monde ne l’a pas connu" ». Cette déclaration est faite dès le début de l’Évangile selon Jean. Cependant, c’est à ce monde éloigné de Dieu et en vue du salut du monde que Jean présente Jésus dans son Évangile. Jésus vient dans ce monde comme un don de Dieu au monde et parce que Dieu a aimé le monde : « Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3 : 16).
Le monde où règne le péché : Ce qui caractérise ce monde, en premier lieu, c’est le péché qui y règne. Il y est entré par la désobéissance du premier homme, Adam. Ainsi, « le monde entier est sous la domination du malin » (1 Jean 5 : 19). En rapport avec ce fait, Jésus est nommé par Jean le baptiseur comme « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1 : 29). Tel est son caractère et cela sans qu’il soit question ici du moment où la chose sera pleinement et complètement réalisée. C'est sur la croix que Jésus, l’Agneau de Dieu, va être immolé et, en vertu de son sacrifice expiatoire, le péché du monde sera ôté.
Un monde perdu : Un autre trait du monde, conséquence du premier, c’est qu’il est perdu. Aussi, c’est d’un Sauveur parfait et sans tâche qu’ont besoin les êtres humains de ce monde. Et c'est Jésus qui est ce parfait Sauveur du monde. « Lui (Jésus Christ) est la propitiation pour nos péchés, et non pas seulement pour les nôtres, mais aussi pour le monde entier » — « Le Père a envoyé le Fils pour être le Sauveur du monde » (1 Jean 2 : 2 ; 4 : 14). Ce salut est offert au monde entier, mais il est seulement la part de « quiconque croit » (Jean 3 : 16, 36 ; Actes 13 : 39).
La haine du monde : Venu sur une scène de péché et parmi des hommes pécheurs, perdus et spirituellement morts, quel accueil le Seigneur Jésus y a-t-Il reçu ? « Le monde ne l’a pas connu » (Jean 1 : 10). Jésus y a été un étranger ; davantage encore, Jésus a été l’objet de la haine de ce monde parce qu’Il rendait témoignage du véritable état du monde. C’est ainsi que Jésus pouvait déclarer : « Le monde ne peut pas vous haïr ; mais il me hait, parce que moi je rends témoignage de lui que ses œuvres sont mauvaises » et, plus tard, Il dira encore : « Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui serait sien ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, mais que moi je vous ai choisis du monde, à cause de cela, le monde vous hait » (Jean 7 : 7 ; 15 : 18, 19).
La lumière du monde, c'est le Seigneur Jésus, puis les croyants en Jésus.
Aveuglé, ce monde ne « reconnaît » pas Jésus, Celui qui est venu pour ôter son péché, assurer son salut, lui apporter la vie. Le monde est plongé dans les ténèbres morales les plus profondes, ne discernant pas en Jésus Celui qui est « la lumière du monde ». Pourtant, Jésus a dit : « Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera point dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie ». Et Jésus dira encore : « Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde » (Jean 8 : 12 ; 9 : 5). Jésus était venu ici-bas comme étant la lumière, afin de manifester ce qu’il y a dans le cœur de l’être humain mais aussi pour apporter la vie, car « la vie était la lumière des hommes » (Jean 1 : 4). Rejeté par ce monde, crucifié, ressuscité et monté au Ciel, les croyants en Jésus (les enfants de Dieu) sont appelés à faire face à la responsabilité qui leur incombe comme étant « la lumière du monde » (Matthieu 5 : 14). Ils ne le peuvent que dans la mesure où ils réalisent pratiquement qu’ils sont « lumière dans le Seigneur » (Éphésiens 5 : 8).
À SUIVRE... / CLIQUEZ ICI
Sur la terre, Jésus avait une joie plus intense que nous
Jésus a connu la souffrance et la tristesse, plus que quiconque même. Mais, Jésus était un hédoniste qui a expérimenté une joie plus intense que n'importe qui sur Terre... Et cela a des implications très importantes pour nous.
Jésus ne s’est pas simplement incarné au pied de la croix. Il fallait qu’il naisse, grandisse, pour offrir à la croix son obéissance en échange de notre culpabilité. Dans l’Évangile selon Jean, Jésus déclare au Père : "Et maintenant, je vais à toi, et je parle ainsi dans le monde, afin qu’ils aient en eux ma joie parfaite" (Jean 17. 13).
Jésus a connu sur Terre une joie parfaite. Une joie qu’aucun autre homme n’a jamais expérimentée depuis la chute d’Adam.
Voici quelques raisons :
1) Jésus a vécu la joie que procure la vie sans péché :
Le péché nous plonge dans les ténèbres, il nous traîne dans la boue, il nous humilie et nous détruit. Il contamine et corrompt tout en nous (Romains 7. 17-21). Il fait de nous des esclaves de nous-mêmes, du monde et nous maintient sous la tyrannie perverse de Satan (Jean 3. 20 ; Romains 3. 9-11 ; 7. 18 ; 8. 7-8 ; 14. 23 ; Éphésiens 2. 1-8).
Jésus, lui, n’a jamais péché. Durant sa vie sur Terre, Jésus a activement accompli la Loi morale: il a aimé le Père parfaitement et son prochain comme lui-même.
Jésus a connu la tentation et cela l’a fait souffrir. Mais il a connu la joie que procure l’obéissance et l’innocence.
Si le péché corrompt l’homme créé à l’image de Dieu, nous pouvons attester que Christ, dans son implacabilité (incapable et innocent du péché) fut le plus humain des hommes. À ce titre, il a connu une joie que le péché ne peut ternir et fut ainsi le plus heureux des hommes. Il a expérimenté à la perfection l’hédonisme chrétien.
Revêtant notre humanité, Jésus a partagé toutes les émotions que nous pouvons expérimenter, sans toutefois jamais pécher.
Il n’est donc pas mort pour ses péchés, mais pour les miens. La joie de son innocence s’est effacée à la croix pour qu’il porte la honte de ma culpabilité. C’est ce qui rend son sacrifice parfait.
Là où Adam a failli, là où moi je chute, lui est vainqueur. De ce fait, non seulement il peut comprendre ce que je vis face à la tentation du péché, mais aussi me porter secours (Hébreux 4. 15).
2) Jésus a vécu la joie de la communion parfaite avec le Père :
L’homme a été créé pour vivre en communion avec Dieu. La chute d’Adam l’en a privé et fait entrer le péché dans le monde. Ainsi, nous sommes tous privés de la glorieuse présence du Père si nous ne sommes pas au bénéfice de l’œuvre de réconciliation du Christ (Romains 3. 21 ; 5. 12-14).
En tant que Fils, deuxième personne de la trinité, Jésus était l’Emmanuel, le Dieu qui est avec nous (Ésaïe 7. 14). Mais il était aussi le second Adam, celui qui s’est uni totalement à nous, jusqu’au point de devenir, lui aussi, comme nous: un homme (Romains 5. 12..., 1 Corinthiens 15. 45, Philippiens 2. 7).
Tout en s’identifiant totalement à nous, il est demeuré le bien aimé du Père de toute éternité. Il était et vivait, dans son humanité, une communion avec le Père qu’aucun homme n’a connue (Jean 17. 22). Il a donc vécu ce que nous avons tous besoin d’expérimenter comme norme de vie: l’intimité parfaite avec le Père qui est lui-même le bienheureux de toute éternité (1 Timothée 6. 15).
En tant qu’enfant de Dieu, par le Saint-Esprit, nous goûtons tous à cette joie. Jésus, lui, s’en rassasiait, et cela le rendait parfaitement heureux…
Jésus a accepté de subir la peine de la séparation et enduré la colère de la condamnation pour que nous puissions connaître la joie de la réconciliation. Grâce à son œuvre, nous connaissons la joie du salut et sommes des citoyens heureux de son royaume.
La promesse de l’Évangile est qu’en lui, nous découvrons que Dieu se réjouit de nous sauver comme un berger qui : "Lorsqu’il l’a trouvée, il la met avec joie sur ses épaules, et, de retour à la maison, il appelle chez lui ses amis et ses voisins et leur dit : Réjouissez-vous avec moi, car j’ai trouvé ma brebis qui était perdue" (Luc 15. 5-6).
Ainsi, plus nous nous réjouissons de notre communion avec Dieu grâce à Jésus, plus Dieu est glorifié dans nos vies.
3) Jésus a vécu la joie de s’offrir en sacrifice pour notre Salut :
Jésus a rappelé à ses disciples qu’ils doivent par-dessus tout se réjouir de leur salut. À ce moment-là, le Saint-Esprit le transporte subitement lui-même dans une joie extraordinaire :
"Jésus tressaillit de joie par le Saint-Esprit et dit : Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. Oui, Père, parce que tel a été ton bienveillant dessein" (Luc 10. 22).
Alors que Jésus invite ses disciples à plonger leur regard dans leur salut, Jésus est lui-même béni.
L’Esprit le rempli de la joie que procure la contemplation des perfections du plan de Dieu pour nous. Et Jésus déborde d’adoration au Père en retour.
Pour que nous connaissions ce salut, Jésus savait qu’il devait mourir, mais il était dans la joie de s’offrir au Père pour nous. Il était joyeux de s’offrir en sacrifice pour que Dieu en soit glorifié parmi les hommes. Nous découvrons, grâce à son modèle parfait, que c’est la joie de voir le Père glorifié qui doit animer notre service.
Notre joie est de savoir qu’un jour, nous expérimenterons sa joie parfaitement !
Un jour, nous verrons Jésus, l’étoile du matin, face à face (Apocalypse 22. 16). Nous connaîtrons alors la plus grande joie qu’un être humain puisse connaître. C’est en cette certitude que nous voulons nous accrocher dans les difficultés ici bas. Nous savons que, après notre vie sur terre, nous entrerons dans la joie de notre maître pour l’éternité.
Un jour, par sa grâce, nous connaîtrons nous aussi la joie d’être totalement et définitivement libéré du péché. Un jour, nous serons pur comme Jésus. Un jour nous adorerons Dieu de tout notre coeur.
Mais aujourd’hui, nous nous réjouissons déjà. En effet, le Saint-Esprit vivant en nous enfants de Dieu a pour but de nous conduire à la ressemblance à Jésus. Nous pouvons ainsi déjà, grâce à Jésus, goûter à sa joie (Galates 5. 22, 1 Thessaloniciens 5. 23, 1 Pierre 5. 10).
Le sens des mots « tout » et « tous »
La doctrine de la Souveraineté de Dieu apporte de la lumière sur un grand nombre de textes qui, sans cela, sont lus de manière toute humaine. Ainsi, il apparaît que les mots « tout » et « tous », dans le Nouveau Testament, indiquent bien une globalité, mais une globalité définie.
Par exemple, quand Paul écrit que « l’amour croit tout » (1 Corinthiens 13. 7), il ne s’agit évidemment pas de « tout et n’importe quoi »! Paul vient de dire que l’amour se réjouissait de la vérité et pas de l’injustice. L’amour devrait-il croire le mensonge ? Il faut comprendre ici que l’amour croit tout ce qui est vrai (2 Thessaloniciens 2. 10), qu’il croit entièrement, sans retenue, ce qui vient de Dieu.
Concernant le mot « tous », il désigne, dans la très grande majorité des cas, tous les frères en la foi (Juifs et Grecs, hommes et femmes, riches et pauvres, maîtres et serviteurs, forts et faibles, etc.), tous, mais eux seulement; eux seulement, mais tous ! – et non pas tous les hommes. Le chapitre 5 de la lettre aux Romains le montre en évoquant clairement deux humanités : une en Adam (tous ont péché) et une en Christ (tous sont justifiés). Chaque fois, il y a une totalité, mais elles ne recouvrent pas la même réalité. La portée du mot « tous », dans ce chapitre, est d’ailleurs relativisée : « tous » étant remplacé par « beaucoup » (Romains 5. 18-19).
Je cite un autre exemple : quand Jésus dit « tous », il parle de ses disciples, actuels et futurs. « Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un » (Jean 17.20-21). Tous, mais eux seulement, dans une unité de communion semblable à celle qui unit le Père et le Fils !
Dans les lettres de Paul, la pensée qui prédomine, c’est l’Église. Je cite : « Comme tous meurent en Adam, tous revivront en Christ, mais chacun en son rang : Christ comme prémices, puis ceux qui appartiennent à Christ » (1 Corinthiens 15. 22-23). On retrouve ici le parallèle entre les deux humanités. Mais en définitive, celle qui compte, c’est la communauté des élus (2 Timothée 2. 10).
Dans la lettre aux Éphésiens : « Il y a une seule foi, une seule espérance, [...] un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et parmi tous, et en tous » (Éphésiens 4. 6). Le contexte montre sans doute possible que le « tous » désigne les chrétiens ici, malgré l’apparence. De même, Paul écrit : « C’est lui que nous annonçons, exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ » (Colossiens 1. 28). Encore un texte d’apparence universaliste, mais dont le sens ne peut s’appliquer qu’aux chrétiens.
Le sens des mots tout et tous
De même, quand Paul parle des « païens » (Romains 1. 5 ; 9. 30 ; 15. 16, 18, 27; Galates 3. 8), il désigne en général sous cette expression « les chrétiens d’origine païenne ». Les autres ? Il en parle comme « de gens dont l’Église ne fait aucun cas » (1 Corinthiens 6. 4). Est-ce une étroitesse d’esprit ? Pas du tout. La descendance d’Abraham sera comme les étoiles du ciel ! Et dans ces « chrétiens d’origine païenne », Paul entrevoit tous ceux que Dieu amènera à la foi ! Tous ! Mais seulement eux, comme Jésus Lui-même le fit (Jean 10. 16 ; 17. 9).
Que valent nos bonnes œuvres devant Dieu ?
Nos œuvres n’ont aucune valeur propre devant Dieu et ne peuvent donc rien mériter devant lui. Elles sont cependant déclarées bonnes et récompensées par Dieu grâce à la médiation de son Fils. (Éphésiens 2. 8-10).
Connaissez-vous le pécheur essayant de faire de bonnes œuvres et la valeur de ces œuvres ? Voici de que ces bonnes œuvres des pécheurs ne valent pas ainsi que ce qu’elles valent.
Nous êtres humains ne pouvons pas, par nos meilleures œuvres, mériter le pardon du péché ou la vie éternelle auprès de Dieu tant est grande la disproportion entre ces œuvres et la gloire à venir, et infinie la distance entre nous et Dieu ; nous ne pouvons ni tirer avantage d’elles, ni satisfaire par elles la dette de nos péchés antérieurs. Mais quand nous avons fait tout ce que nous pouvions faire, nous n’avons fait que notre devoir, et nous sommes des serviteurs inutiles. Pour autant qu’elles sont bonnes, nos œuvres procèdent de l’Esprit, et pour autant que nous en sommes responsables, elles sont souillées et mêlées à tant de faiblesse et d’imperfection qu’elles ne peuvent supporter la sévérité du jugement de Dieu.
Dans ce paragraphe ci-dessus, nous lisons quatre raisons pour lesquelles les bonnes œuvres ne sont pas méritoires et, plus spécifiquement, pourquoi il est impossible qu’elles puissent mériter le pardon des péchés ou la vie éternelle.
La première raison est la disproportion entre la valeur de nos œuvres et le salut que nous recevons. Si la Bible enseigne le salut par les œuvres, comme certains le croient, il faut tout de même admettre qu’il n’y a pas de commune mesure entre ces œuvres et la récompense qu’elles obtiennent, un peu comme dans la comparaison entre les souffrances présentes et la gloire à venir (Romains 8. 18). Même dans la perspective d’un salut par les œuvres celles-ci ne seraient pas proprement méritoires puisqu’elles recevraient infiniment au-delà de ce qu’elles peuvent mériter. L’Écriture est cependant formelle : le salut ne résulte ni en totalité ni en partie de nos œuvres (Romains 3. 20, 4. 6 ; Éphésiens 2. 8-9). Si le salut est gratuit, ce n’est pas parce qu’il ne vaut rien, mais c’est parce qu’il est si grandiose qu’il ne peut être mérité, mais seulement donné.
Deuxièmement, nos œuvres ne peuvent pas être méritoires, car elles sont inutiles à Dieu. Jésus rappelle notre posture face à Dieu par la parabole du serviteur inutile qui révèle que nos œuvres, bien que dues, n’obtiennent pas un dû : « Vous de même, quand vous avez fait tout ce qui vous a été ordonné, dites: Nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire » (Luc 17. 10). Dieu ne peut rien nous devoir, car nous ne pouvons rien lui apporter (Job 41. 2 ; Romains 11. 35). Ainsi, quoi qu’elles soient et quoi qu’elles vaillent, les bonnes œuvres ne peuvent jamais mettre Dieu en dette envers l’être humain. Nos œuvres peuvent être profitables à l’être humain et même mériter d’être rémunérées (Luc 10. 7 ; Actes 18. 27) ; elles ne sont cependant pas équivalentes devant Dieu (Job 22. 2-3).
Troisièmement, nos œuvres, dans la mesure où elles sont bonnes, viennent de l’Esprit de Dieu en nous. Dieu nous devrait-il un salaire pour quelque chose qu’il fait Lui-même ? La capacité de produire du fruit agréable à Dieu est une grâce (Galates 5. 22). Les bonnes œuvres sont le fruit et non le prix de la vie éternelle (2 Corinthiens 5. 17-18 ; Jacques 2. 18).
La quatrième raison qui nous est donnée pour contester la théologie du mérite est l’imperfection de nos œuvres. Comment des œuvres imparfaites et encore souillées par notre corruption pourraient-elles satisfaire la Justice divine ? Les œuvres des croyants sont peut-être bonnes, mais elles ne sont pas parfaites. Il ne s’agit pas d’une contradiction, mais d’une distinction entre la valeur propre de nos œuvres et leur valeur en Jésus-Christ.
En s'arrêtant ici, nous pourrions conclure que les bonnes œuvres n’ont aucune valeur devant Dieu, mais cette conclusion serait fausse. Non seulement les œuvres des croyants sont agréées par Dieu, mais elles sont aussi récompensées par Lui. Comment est-ce possible après tout ce qui vient d’être dit concernant l’absence de mérite propre aux bonnes œuvres ?
Néanmoins, les croyants étant acceptés par Christ, leurs œuvres bonnes sont elles aussi acceptées en Lui. Cela a lieu non parce qu’ils sont en cette vie entièrement innocents et irréprochables devant Dieu, mais parce qu’il plaît à Dieu, qui les considère en son Fils, de les accepter, et de récompenser ce qui est sincère bien que ce soit accompagné de nombreuses faiblesses et imperfections.
La base de l’acceptabilité de nos œuvres est la même que l’acceptabilité de nos personnes devant Dieu : l’une et l’autre sont acceptées par la médiation de Jésus-Christ (Hébreux 11. 4). De la même façon qu’Aaron devait porter symboliquement l’impureté d’Israël pour que ses offrandes soient agréées devant l’Éternel (Exode 28. 38), Christ intercède efficacement pour nous afin que nos œuvres soient agréables à Dieu (1 Pierre 2. 5). Quel repos de savoir que nos œuvres, si imparfaites soient-elles, sont néanmoins déclarées bonnes et sont acceptées par Dieu en vertu de la foi en son Fils Jésus !
Qui plus est, ces œuvres rendues bonnes par la médiation du Christ, seront récompensées. Ces récompenses ne sont manifestement pas une rétribution selon le mérite, mais une faveur selon la grâce. Tout ce que Dieu ajoute au salut mérité par le Fils est une grâce (Romains 8. 32). Ainsi, toute doctrine des récompenses ne doit pas être appréhendée dans la catégorie du mérite, mais dans celle de la grâce. Le bon et fidèle serviteur qui a fait peu, mais qui reçoit beaucoup (Matthieu 25. 20), ou les ouvriers de l’Évangile récompensés au Jugement Dernier (1 Corinthiens 3. 5-15) reçoivent ce qu’ils ne méritent pas. Il y a bien une relation entre la récompense et le travail (1 Corinthiens 3. 8), mais tout degré de supériorité est attribuable en propre à la grâce (1 Corinthiens 15. 10) et en second lieu à la responsabilité humaine (Philippiens 2. 12-13, 16).
Reconnaitre la souveraineté et l'autorité suprêmes de Christ
Nous croyons que les sentiments, le pouvoir, la puissance et la nature de Christ, n'ont pas changé. Il est le même aujourd'hui et il peut venir en aide à quiconque vient à lui et lui demande du secours. "Mais lui, parce qu’il demeure éternellement, possède un sacerdoce qui n’est pas transmissible. C’est aussi pour cela qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur" (Hébreux 7. 24-25).
"C’est pourquoi, frères saints, qui avez part à la vocation céleste, considérez l’apôtre et le souverain sacrificateur de la foi que nous professons, Jésus, qui a été fidèle à celui qui l’a établi, comme le fut Moïse dans toute sa maison. Car il a été jugé digne d’une gloire d’autant supérieure à celle de Moïse que celui qui a construit une maison a plus d’honneur que la maison même. Chaque maison est construite par quelqu’un, mais celui qui a construit toutes choses, c’est Dieu. Pour Moïse, il a été fidèle dans toute la maison de Dieu, comme serviteur, pour rendre témoignage de ce qui devait être annoncé; mais Christ l’est comme Fils sur sa maison; et sa maison, c’est nous, pourvu que nous retenions jusqu’à la fin la ferme confiance et l’espérance dont nous nous glorifions" (Hébreux 3. 1-6).
L'appel est toujours valable pour tous : "Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger" (Matthieu 11. 28-30).
Un point essentiel de la foi, c'est de reconnaitre la souveraineté et l'autorité suprêmes de Christ et l'accepter dans notre propre vie comme Seigneur et Maître. Après avoir constater la résurrection de Jésus, Thomas se prosterna devant lui en disant "Mon Seigneur et mon Dieu" (Jean 20. 28). L'apôtre Paul considérait la souveraineté de Christ dans sa vie comme la priorité. Il l'appelle : Jésus-Christ "mon Seigneur" (Philippiens 3. 8). Ceci implique l'entière autorité de Christ sur nos pensées, nos décisions, nos paroles, nos projets, nos activités. Non seulement il est notre Sauveur, mais aussi notre Maître, Celui a qui nous obéissons sans conteste, comme de vrais disciples. Il disait à ceux qui croyaient en lui : "Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples" (Jean 8. 31).
Écouter les instructions de Jésus, accepter son autorité, obéir à sa Parole, c'est une attitude raisonnable et indispensable, pour construire notre vie, comme Il le dit : "Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison : elle n’est point tombée, parce qu’elle était fondée sur le roc. Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison: elle est tombée, et sa ruine a été grande" (Matthieu 7. 21-27). Nous comprenons que l'essentiel ce n'est pas de faire des miracles ou prophétiser mais d'obéir au Seigneur Jésus-Christ !
Pourquoi parler de Jésus est à la fois difficile et joyeux ?
Difficile et joyeux. Ces deux mots ne semblent pas pouvoir se trouver ensemble dans une même phrase, n’est-ce pas ? Selon nous, ce qui est difficile ne peut pas être joyeux. Et ce qui est joyeux ne peut pas être difficile. Mais soyons convaincus que le fait de parler de Jésus est quelque chose à la fois de difficile, tout en étant une joie et un privilège énorme.
Soyons encouragés à toujours garder en mémoire ces deux constats : parler de Jésus, c’est difficile, mais parler de Jésus, c’est toujours une joie.
Parler de Jésus, c’est difficile
Ok, ça semble un peu bizarre de commencer par ça. Mais il faut l’avouer : oui, parler de Jésus autour de soi est difficile.
Le fait de partager l’Évangile, peu importe le contexte et les personnes qu’on a en face, est toujours un combat dans une certaine mesure. Ça implique pour nous de « sortir de notre zone de confort ». Faire le premier pas. Ouvrir la bouche. Prendre position. Dire quelque chose qui, bien que vrai, n’est pas forcément facile à entendre. Accepter d’être moqué. Bref, il y a des obstacles. Partager l’Évangile demande un effort de notre part. Ça nous coûte. Parler de Jésus, c’est difficile.
Mais en fait, ça concerne tout le monde. Ne croyons pas que tu es le seul à ressentir ça ! Nous sommes tous comme ça. L’évangélisation n’est facile pour personne.
Oui, il y a des personnes plus à l’aise que d’autres. Certains sont timides tandis que d’autres ont l’air de n’avoir peur de rien et de pouvoir parler à n’importe qui super facilement. On a tous un caractère différent, ce qui fait que le niveau de difficulté ou les obstacles qu’on ressent varient d’une personne à l’autre. Mais c’est difficile pour tout le monde. On a tous du mal à franchir le pas, et à commencer à parler de Jésus à nos amis.
C’est une réalité : parler de Jésus, c’est difficile pour tout le monde. Mais ne te décourage pas ! Il y a autre chose à garder en mémoire.
Parler de Jésus, c’est toujours une joie
C’est difficile, mais ça vaut le coup. C’est dur, mais on ne regrette jamais. Ça nous coûte, mais le jeu en vaut la chandelle. Parler de Jésus, même si c’est difficile, est toujours une joie.
Est-ce qu’il y a un privilège plus grand, un honneur plus considérable, une tâche plus digne que celle de rendre témoignage de notre Seigneur et Sauveur Jésus ? D’être les témoins du plus beau Nom que le monde n’ait jamais connu : celui de Jésus-Christ ? De partager autour de nous le message le plus glorieux de l’histoire : le message de l’Évangile ? Non, il n’y a rien de comparable ! Quel bonheur de pouvoir connaître Jésus-Christ et de le faire connaître !
Un évangéliste témoignait ainsi : "Quand je regarde en arrière, sur les quelques années derrière moi, je ne vois pas une seule fois où je regrette d’avoir parlé de Jésus. Il n’y a pas une seule fois où je regrette d’avoir ouvert la bouche, d’avoir franchi le pas, d’avoir osé parler de l’Évangile. Même si parfois ça a été dur, même si parfois ça a été mal accepté, même si parfois il y a eu du rejet : je ne regrette pas de l’avoir fait ! Après avoir parlé de l’Évangile à un ami, peu importe les difficultés qu’on a du surmonter, on ne se dit jamais : « Ouais, ça valait pas vraiment le coup, en fait… » Crois-moi : jamais tu ne regretteras d’avoir parlé du message du salut avec tes amis. Même si c’était dur.
En revanche, on regrette plutôt les occasions où on a pas ouvert la bouche, où on a pas franchi le pas, où on a pas osé partager l’Évangile. Les seules occasions qu’on regrette, c’est celles qu’on ne saisit pas.
En voyant cela, on peut dire que la joie de parler de Jésus dépasse toutes les difficultés qu’on pourrait rencontrer. La joie de pouvoir partager l’Évangile prend toujours le pas sur les barrières ou les obstacles auxquels on peut faire face.
Parler de Jésus : quel privilège, quel bonheur, quelle joie !
J’espère que ces deux réalités nous encouragent dans notre rôle de témoin de Jésus. Si c’est le cas, alors proclamons-le, ce beau message de l’Évangile !
Disons-leur que l’être humain est pécheur, rebelle et coupable envers je Dieu qui est Saint, et qu’il mérite une juste condamnation de sa part. Disons-leur que le péché est grave, que Dieu est Saint, et qu’il doit punir le mal. Disons-leur que nous n’avons aucun moyen de nous sauver nous-mêmes, et que nos œuvres ne suffiront jamais pour gagner la faveur de Dieu. Disons-leur que Dieu est aussi Amour, et qu’Il a donné en Jésus le seul moyen d’être pardonnés de nos fautes, réconciliés avec lui, et justes devant sa face. Disons-leur que la mort de Jésus à la croix et sa résurrection sont pleinement efficaces pour sauver le pire des coupables. Disons-leur que Jésus est le seul chemin, la seule vérité et le seul qui peut donner la vie sur cette terre (cf. Jean 14. 16). Mes amis, n’ayons pas peur, et disons-leur !
Oui, dire ces choses est difficile. Mais le fait que ça soit difficile ne devrait pas être un frein pour nous, puisque c’est aussi toujours une joie. Et la joie prend largement le pas sur les obstacles qu’il peut y avoir.
La vrai adoration
L’adoration
Voyant en Jésus un prophète, la femme samaritaine en profite pour Lui poser une question : « Nos pères ont adoré sur cette montagne-ci et vous, vous dites qu’à Jérusalem est le lieu où il faut adorer ?».
Jésus lui dit : « Crois-moi, femme, l’heure vient où ce n’est ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père [...] Mais l’heure vient, et c’est maintenant où les vrais adorateurs adorerons en esprit et en vérité ; en effet, le Père en cherche de tels qui l’adorent. Dieu est esprit et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en vérité » (Jean 4. 21-24).
En esprit : c’est-à-dire de façon spirituelle et non par des représentations matérielles. Autrefois, dans l’Ancien Testament, les Israélites devaient se présenter devant l'Éternel avec des sacrifices de taureaux ou de boucs, mais maintenant, Jésus est venu nous révéler le nom du Père et l’heure est venue où les vrais adorateurs doivent adorer, non plus l'Éternel, le Dieu d’Israël, mais le Père, non avec des cadeaux, ou par des œuvres, etc., mais en esprit. Le Fils de Dieu s’étant offert lui-même en sacrifice pour nous, nous pouvons « offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ » (1 Pierre 2. 5).
En vérité : « Dieu veut que la vérité soit au fond du cœur » (Psaume 51 v. 8). Il ne s’agit pas d’accomplir un devoir religieux mais d’exprimer sa reconnaissance à Dieu dans un amour sincère et véritable. Le Père préfère une courte prière de quelques mots, et même un simple "merci" exprimé avec un amour vrai plutôt qu’une longue prière apprise par cœur et récitée machinalement.
Où faut-t-il adorer ? Ce n’est plus spécifiquement à Jérusalem ni sur la montagne des Samaritains que nous pouvons adorer (ou rendre culte). Cela peut être dans une église, un temple ou un endroit où l’on se réunit avec quelques autres croyants, autour du Seigneur Jésus qui a promis sa présence au milieu des deux ou trois assemblés à son nom (Matthieu 18. 30).
Il ne faut attendre le Dimanche matin où l'on se réunit à plusieurs pour rendre culte. On peut adorer chez soi, seul ou en famille, ou n’importe où dans la nature en contemplant la création, etc...
Partout et à tout moment, où que nous soyons, nous pouvons adorer Dieu le Père en esprit et en vérité. AMEN !
/image%2F0237794%2F20150128%2Fob_54bc49_evangile.jpg)
/image%2F0237794%2F20201127%2Fob_30cab0_moi.jpg)