la croix
Dieu nous a démontré sa Sainteté et son Amour
Oui, Dieu nous a démontré sa Sainteté et son Amour : Par la croix de Jésus Christ ! Fait extraordinaire, Dieu, le Dieu infini, a fait de la croix la plus merveilleuse démonstration de sa Sainteté et de son Amour pour les êtres humains. Alors que nous, les êtres humains, nous en avons fait la plus terrible démonstration de notre haine contre le seul vrai Dieu qui s'est révélé à nous en son Fils Jésus-Christ.
La Sainteté de Dieu, bafouée par nos péchés, a reçu réparation quand le Christ Jésus a subi pour nous, sur la croix, tout le châtiment demandé par la parfaite Justice de Dieu.
Dans son Amour infini, Dieu a donné son Fils Jésus Christ. Dans son Amour, Dieu offre maintenant un pardon complet et définitif à l'être humain qui se reconnaît pécheur, qui se repent, qui se détourne de tous ses péchés, et qui met toute sa confiance en Jésus-Christ et en son œuvre parfaite sur la croix. Chaque être humain doit recevoir le Seigneur Jésus dans sa vie, pour que sa situation personnelle de pécheur par rapport à Dieu son Créateur soit parfaitement réglé, et qu'il échappe au terrible Jugement qui va venir sur ce monde rebelle. Avant ce Jugement, Jésus-Christ le Seigneur et le Sauveur du monde reviendra chercher tous ceux qui Lui appartiennent pour les conduire dans le Ciel, dans la « maison du Père » (Jean 14. 2-3), là où règnent l'amour, la paix, le bonheur, où le « Père » s'occupe de chacun de ses "enfants" en les comblant parfaitement de tous ses biens.
« Le châtiment qui nous procure la paix a été sur Jésus Christ... L'Éternel a fait tomber sur lui l'iniquité de nous tous » (Ésaïe 53. 5-6).
« Nous supplions pour Christ : Soyez réconciliés avec Dieu. Celui qui n'a pas connu le péché, il l'a fait péché pour nous (il l'a considéré comme portant nos péchés) afin que nous devenions justice de Dieu en lui » (2 Corinthiens 5. 20).
JÉSUS CHRIST, LE SEIGNEUR, LE SAUVEUR :
« Dieu... a ressuscité Jésus que vous avez fait mourir, en Le pendant au bois » (Actes 5. 30).
« Si tu confesses de ta bouche Jésus comme Seigneur, et que tu croies dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité d'entre les morts, tu seras sauvé » (Romains 10. 9).
« Toutes choses ont été créées par Lui (Jésus), et pour lui ; et Jésus est AVANT toutes choses ; et toutes choses subsistent par Lui ; ... qu'en toutes choses, Il tienne, Lui, la première place » (Colossiens 1. 17).
« Le Fils de Dieu m'a aimé et s'est livré Lui-même pour moi » (Galates 2. 20).
« Qui nous séparera de l'amour du Christ ? » (Romains 8. 35).
Aimer à la lumière du sacrifice de Jésus sur la croix
1. Le sacrifice de Jésus à la croix nous rend capables d’aimer :
La libération opérée par Jésus-Christ sur la croix est une œuvre merveilleuse du vrai Amour de Dieu, en ce sens qu’elle délivre les êtres humains des obstacles à l’amour ; et permet aux forces de l’Amour de Dieu de se développer en eux. C’est une libération qui rend l’être humain capable d’aimer de l'Amour de Dieu. Il s’agit d’une vrai libération accomplie par Dieu dans son Amour pour nous, parce qu’elle s’opère dans une réconciliation parfaite. Elle délivre l’être humain de la situation conflictuelle où le péché l’avait placé à l’égard de Dieu qui est Saint, et à l’égard d’autrui. Étant réconciliés avec Dieu, les barrières qui séparaient les êtres humains tombent et la haine fait place à l’amour. Ainsi, un seul peuple nouveau est créé et est composé de toutes les nations unis à Jésus-Christ.
L’histoire de Joseph et de ses frères dans la Genèse est une belle illustration de la libération par amour, produite par le sacrifice. C’est quand Juda s’offre comme esclave à la place de Benjamin que Joseph se laisse reconnaître par ses frères et se réconcilie avec eux.
2. Le sacrifice de Jésus à la croix nous est donné comme modèle de la vie de disciple :
Celui qui veut venir suivre Jésus doit L’aimer plus que tout : plus que son père ou sa mère, plus que son fils ou sa fille, plus que sa propre vie (Matthieu 10. 37-39). De même que Jésus a obéi à Dieu son Père jusqu’à la mort, nous devons aussi être prêts à donner notre vie pour Lui.
Comme le montre l’exemple d’Abraham, renoncer à soi-même signifie « être prêt » à renoncer à ce que l’on a de plus cher ici-bas. Et il se peut que Dieu teste de temps à autre notre degré de consécration en nous demandant un sacrifice important. Mais, le plus souvent, renoncer à soi-même signifie se détourner de l’idolâtrie de l’égocentrisme, et se débarrasser de tout ce qui fait obstacle au service de Jésus-Christ.
3. Le sacrifice de Jésus à la croix nous est donné comme modèle de l’amour pour les ennemis :
De même que Jésus a prié son Père de pardonner à ceux qui l’avaient crucifié (Luc 23. 34a), nous devons aimer nos ennemis et vaincre le mal par le bien. Il ne s’agit pas de renoncer à la justice, mais de laisser à Dieu le soin de faire justice. La Bible nous dit : "Mes amis, ne vous vengez pas vous-mêmes, mais laissez agir la colère de Dieu, car il est écrit : « C’est à moi qu’il appartient de faire justice ; c’est moi qui rendrai à chacun son dû ». Mais voici votre part : « Si ton ennemi a faim, donne-lui à manger. S’il a soif, donne-lui à boire. Par là, ce sera comme si tu lui mettais des charbons ardents sur la tête. Ne te laisse jamais dominer par le mal. Au contraire, sois vainqueur du mal par le bien » (Romains 12. 19-21).
La théologie de la croix est ce qui fait la spécificité du vrai christianisme, ce qui lui permet d’être évangélisatrice, conquérante, venant en aide aux autres, et non agressive, tout cela par le Saint-Esprit, et par nous tous qui avons une relation vivante et personnelle avec Dieu.
Lorsque le christianisme s’écarte de la croix, plus rien ne le distingue des religions qui font avancer leur cause par la violence. Celui qui se tient à l’ombre de la croix ne traite pas son ennemi avec mépris, mais avec une bienveillance infatigable, jusqu’à ce que Dieu adoucisse son cœur. Celui qui se tient à l’ombre de la croix ne se venge pas lui-même, et il ne cherche pas non plus à venger l’honneur de Dieu, mais, il brandit l’épée du Saint-Esprit, qui est la Parole de Dieu, pour abattre les forteresses spirituelles. Il s’arme de bonté et de patience pour faire triompher la vérité. Et s’il lui arrive de consentir au sacrifice suprême, celui de sa vie physique, c’est toujours par amour et sans rancœur à l’égard de ses persécuteurs.
4. Le sacrifice de Jésus à la croix nous est donné comme modèle de l’amour fraternel :
"Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres. Oui, comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres" (Jean 13. 34).
Ce qui est nouveau par rapport à l’ancien commandement d’amour, c’est le modèle proposé : « comme je vous ai aimés ». « Il s’agit pour les chrétiens d’aimer comme Jésus, le Fils de Dieu, a aimé. Le modèle est plus précisément l’amour manifesté dans le don de la vie, car Jésus ne dit pas "comme je vous aime", mais "comme je vous ai aimés" ; et il vise son sacrifice : "Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis" (Jean 15. 13) ».
Jean ne se lasse pas de répéter cet enseignement. Dans sa première épître, il affirme que c’est l’obéissance à ce nouveau commandement qui distingue les vrais chrétiens des faux chrétiens. Les faux chrétiens visés par l’apôtre Jean dans 1 Jean 2. 18-23, et 1 Jean 4. 1-6, sont des proto-gnostiques qui non seulement nient l’incarnation du Christ, mais prétendent qu’il existe deux catégories de chrétiens : les illuminés et les non-illuminés. Cette deuxième catégorie étant l’objet de leur mépris. On dit à leur sujet qu'ils n'ont pas de la charité, ils n’ont aucun souci, ni de la veuve, ni de l’orphelin, ni de l’opprimé, ni des prisonniers ou des libérés, ni de l’affamé ou de l’assoiffé. De même, Jean souligne que l’imitation de Jésus-Christ doit se traduire concrètement par des gestes de compassion : "À ceci, nous avons connu l’amour : c’est qu’il a donné sa vie pour nous. Nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères. Si quelqu’un possède les biens du monde, qu’il voie son frère dans le besoin et qu’il lui ferme son cœur, comment l’amour de Dieu demeurera-t-il en lui ?" (1 Jean 3. 16-17).
C’est ce genre de sacrifice qui rend l’Amour de Dieu visible et fait savoir à tous que nous sommes les disciples de Jésus-Christ. Chaque fois que nous donnons la priorité aux intérêts des autres pour faciliter la résolution d’un conflit, que nous cherchons à servir plutôt qu’à être servis, nous imitons le Christ qui s’est dépouillé Lui-même afin de nous réconcilier avec Dieu et les uns avec les autres.
Dans un monde en proie à la violence et à toutes sortes de conflits humainement insolubles, le sacrifice à la croix est comme une source à laquelle nous pouvons nous désaltérer, comme un flambeau à la lumière duquel nous pouvons apprendre à aimer en action et en vérité.
La crucifixion de Jésus-Christ sur la croix
LIRE Jean 19. 17-30.
Jésus vient d’être condamné comme un malfaiteur, alors qu’il n’a cessé tout au long de son ministère de faire du bien à tous ceux qui s’étaient approchés de Lui. Quelques jours auparavant, la foule s’écriait par des chants : "Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur". Maintenant, elle crie : « Crucifie le, crucifie le ! » Combien le cœur de l’homme est inconstant, changeant, influençable, suivant le courant, sans savoir toujours où cela va le conduire, ignorant les conséquences pour le présent, comme pour l’avenir. Le cœur du croyant en Jésus peut être aussi instable s’il n’est pas profondément attaché, et ancré dans la Personne du Christ.
Au verset 17, il est dit : "Jésus, portant sa croix, arriva au lieu du crâne, qui se nomme en hébreu : Golgotha".
« JÉSUS PORTANT SA CROIX » nous rappelle l’expérience d’Abraham et de son fils Isaac, que Dieu lui avait demandé de lui offrir sur le mont Morija. "Abraham prit le bois pour l’holocauste, le chargea sur son fils Isaac" (Genèse 22. 6).
Jésus, après avoir été roué de coups de fouet, qu’on Lui ait craché au visage, que tout son corps ait été meurtri, va porter le poteau où les soldats romains le crucifieront. Il va porter cette croix jusque sur le mont Golgotha, hors de la ville de Jérusalem.
Lisons dans Hébreux 13. 11-13 qui dit : "Les corps des animaux, dont le sang est porté dans le sanctuaire par le souverain sacrificateur pour le péché, sont brûlés hors du camp. C'est pour cela que Jésus aussi, afin de sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte. Sortons donc pour aller à lui, hors du camp, en portant son opprobre".
Arrêtons-nous pendant quelques instants sur cette pensée : Jésus, l’Agneau de Dieu a souffert hors du camp ou de la porte, afin de sanctifier le peuple et les hommes de toutes tribus, par son propre sang.
« Hors du camp » : c’était une fois de plus l’accomplissement de ce que Dieu le Père avait dit à Moïse et au peuple d’Israël qui était sorti du pays d’Égypte, dans le livre du Lévitique, en parlant du sacrifice d’expiation. « Il l’emportera hors du camp » : Voir Lévitique 4. 12 et 21. Lévitique 16. 27.
Jésus-Christ, le Fils de Dieu, n’a pas regardé son égalité avec Dieu le Père ; mais il a accepté de quitter son Trône pour venir à nous, pour faire l’expiation de nos péchés, en mourant sur la croix hors de la ville de Jérusalem (voir Philippiens 2. 6). Christ, par qui et pour qui sont toutes choses, fut rejeté par le peuple et les autorités du pays. Étant le Messie rejeté, Jésus souffrit hors de la ville.
Il y a une deuxième raison à cette œuvre de Christ et à sa souffrance : « hors de la ville ».
- Jésus-Christ, en étant fait péché pour nous, et en faisant l’expiation hors de la ville, a emporté nos péchés loin de la présence de Dieu.
- Le roi David faire cette confession de foi dans le Dieu qui pardonne à l’infini : ’’Autant l’Orient est éloigné de l’Occident, autant il éloigne de nous nos transgression’’ (Psaume 103. 12).
L’auteur de l’Épître aux Hébreux a dit, sous l’inspiration du Saint-Esprit, une vérité fondamentale pour notre vie de disciple de Jésus-Christ : "Sortons donc pour aller à Lui, hors du camp, en portant son opprobre, car nous n’avons point ici bas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir" (Hébreux 13. 13).
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A cause de Jésus le crucifié, sortons du camp, même si nous subissons l'opprobre du monde, pour être des témoins consacrés à Dieu, mais, séparés du monde, vivants avec Christ, parce que nous sommes morts avec Lui sur la croix et ressuscité avec Lui.
Le disciple de Jésus-Christ ne redoute pas de sortir du monde à qui il n'appartient plus, pourquoi ?
- Parce que celui qui a compris la croix, sort du monde en portant la croix pour y mourir et ressusciter avec Jésus.
- Parce que le disciple ou l’Église n’a pas de camp, c’est-à-dire qu’il n’a rien dans ce monde qui soit à lui, ni rien pour l’enraciner dans ce monde, parce qu’il n’est que de passage ici-bas : le disciple de Jésus-Christ n’est sur la terre qu’un étranger et un voyageur.
N’oublions pas que "le monde passe et sa convoitise aussi, mais que celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement" (1 Jean 2. 17).
Quand un être humain n'a pas l’esprit de la croix, alors, il n'est pas sorti du monde, car, il est dans l’enracinement des choses que le monde offre : le matérialisme lui devient prioritaire, le confort mondain le tue et l'empêche d’aller hors du monde.
Dans le monde d’aujourd’hui, on peut constater que le Saint-Esprit agit, que les Églises ne cessent de croître là justement où les gens ne possèdent pas grand chose, parce qu’ils n’ont pas de mal à sortir du monde, par le moyen de la foi en Jésus. Tandis que dans les endroits où l’Église est liée par le matérialisme, elle est en train de mourir, de devenir un monument religieux dans le « monde » où elle s’est enracinée.
On ne peut pas forcer quelqu’un a porter la croix, comme dans le cas de Simon de Cyrène.
Celui qui ne se charge pas de la croix, et qui ne suit pas le Christ là où Il a marché, n’a pas l’esprit de la croix, ne peut être disciple de Jésus-Christ, (voir Luc 14. 27. Matthieu 10. 38).
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Lisons dans Luc 23. 26-49.
La croix ne fut pas un accident dans le parcours du ministère de Jésus. Il fallait que la croix soit dressée, et que le Christ, fait Homme, soit crucifié, pour que la bénédiction promise à Abraham devienne une réalité pour tous les êtres humains.
C’est ce que l'apôtre Paul dit aux chrétiens de la Galatie : "Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous, car il est écrit : maudit est quiconque est pendu au bois, afin que la bénédiction d’Abraham eût pour les païens son accomplissement en Jésus-Christ, et que nous reçussions par la foi l’esprit qui avait été promis" (Galates 3. 13-14).
Jean 19. 18 dit : "C’est là qu’il fut crucifié, et deux autres avec lui, un de chaque côté et Jésus au milieu".
La méchanceté des êtres humains n’a jamais entravé Dieu pour accomplir ses desseins d’Amour pour l’humanité, pour son Salut, sa bénédiction et la vie éternelle.
Christ a été élevé sur la croix, pour que tous les êtres humains tournent, ou élèvent leurs regards vers Lui, le Sauveur, le Libérateur, et croient que par son sang, il donne le pardon et la réconciliation avec Dieu le Père.
Rappelons-nous cette parole de Jésus dans Jean 3. 14-15 : "Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé ; afin que quiconque croit en Lui ait la vie éternelle".
Il fallait que Jésus, le Fils de l’homme, soit élevé pour que les hommes sachent qui Il était, et qu’il avait toujours agi selon la volonté de celui qui L’avait envoyé, c’est-à-dire : son Père (Jean 8. 28).
A cause de l’offense d’un seul, la condamnation a atteint tous les hommes sans exception. Mais à cause de l’acte de Justice que Christ a accompli à la croix, la justification qui donne la vie s’étend à tous les êtres humains. (Romains 5. 18)
Pourquoi Jésus a-t-il dit : « J’attirerai tous les hommes à moi ? » Toujours dans l’Évangile de Jean, Jésus dira : "Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi" (Jean 12. 32).
L'apôtre Paul dira à Timothée : "Cela est bon et agréable devant Dieu notre sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité" (1 Timothée 2. 4).
Jésus était placé entre deux autres condamnés, ce n’était pas le hasard, mais là encore, la providence divine qui se manifestait (Ésaïe 53. 12). Révélant que le Christ devait être toujours au centre de toute chose ; et révélant que la réconciliation avec Dieu et les êtres humains n’est possible qu’en Lui seul. (Éphésiens 2. 13-18).
Plusieurs évènements se sont déroulés, lorsque Jésus était sur la croix :
- La conversion du brigand qui reconnut en Jésus le Sauveur, mais aussi, un Roi qui ne serait pas prisonnier de la mort, mais qui ressusciterait et qui reviendrait pour régner.
- Le soleil s’est obscurci en plein midi, laissant place pour un temps au monde des ténèbres.
- Le voile du temple s’est déchiré de haut en bas, prouvant que désormais, l’accès dans le Sanctuaire de Dieu était ouvert à tout être humain qui se repentait et qui acceptait que le sang de Jésus, l’Agneau de Dieu, le purifie. Hébreux 10. 19.
Voici les sept paroles de Jésus sur la croix :
1. Père pardonne leur, car ils ne savent ce qu'ils font (Luc 23. 34). C'est le PARDON.
2. Aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis (Luc 23. 43). C'est le SALUT.
3. "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné" (Matthieu 27. 46). C'est L'ABANDON.
4. Voilà ta mère (Jean 19. 27). C'est L'AFFECTION.
5. J’ai soif (Jean 19. 28). C'est la SOUFFRANCE.
6. Tout est accompli (Jean 19. 30). C'est la RÉDEMPTION.
7. Père, je remets mon esprit entre tes mains (Luc 23. 46). C'est la SOUMISSION.
Sur la croix Jésus a donc prononcé cette parole, parmi les sept, qu’on ne devrait jamais oublier : « Père, pardonne leur, car ils ne savent ce qu’ils font ».
Jésus, par cette parole, montre l’exemple à suivre, et appliqué à Lui-même, ce qu’Il a enseigné pendant son ministère. Jésus a exhorté ses disciples à bénir ceux qui les maudissaient. Jésus a prié pour ses ennemis, en demandant à Dieu son Père de pardonner.
David qui lui aussi était animé de l’Esprit de Christ, dira :’’ Tandis que je les aime, ils sont mes adversaires ; mais moi je recours à la prière.’’ (Psaumes 109. 4).
N’est-ce pas du même état d’esprit ou mentalité qui devrait être animé chaque disciple de Jésus-Christ ?
Jésus ne s’était jamais laissé aigrir par tout ce qu’il venait de subir, mais, Il avait gardé en Lui cette fraîcheur de la Grâce de Dieu qui donne la force de pardonner à quiconque nous offense.
Ce que nous devons savoir à propos de Jésus-Christ (5)
PILATE ACCEPTA DE FAIRE CRUCIFIER JÉSUS
« Il fit flageller Jésus et le livra pour être crucifié. Les soldats du gouverneur emmenèrent alors Jésus au prétoire et rassemblèrent toute la cohorte autour de Lui. Ils Le déshabillèrent, le revêtirent d'un manteau écarlate, tressèrent une couronne d'épines, et la posèrent sur sa tête. Ils lui mirent un bâton dans la main droite, s'agenouillèrent devant Lui et se moquèrent de Lui. « Salut, roi des Juifs ! » disaient-ils. Ils Lui crachèrent dessus, puis, prenant le bâton, Le frappèrent à plusieurs reprises à la tête. Après s'être moqués de Jésus, ils Lui enlevèrent le manteau et Lui remirent ses vêtements. Puis, ils l'emmenèrent pour Le crucifier. En sortant, ils rencontrèrent un homme de Cyrène, nommé Simon, et ils le forcèrent à porter la croix. Ils arrivèrent à un lieu appelé Golgotha (qui signifie « lieu du crâne »). Là, ils offrirent à Jésus du vin mêlé de fiel ; mais après l’avoir goûté, il refusa de le boire. Après l’avoir crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort. Puis, s’étant assis, ils le gardèrent. Au-dessus de sa tête, ils placèrent l’inscription qui le condamnait : « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. » Deux brigands furent crucifiés avec lui, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche. Les passants l’insultaient en secouant la tête et en disant : « Toi qui détruis le temple et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même ! Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix ! » De même, les chefs des prêtres, les scribes et les anciens se moquaient de Lui. « Il a sauvé les autres, disaient-ils, mais il ne peut pas se sauver lui-même ! Il est le roi d’Israël ! Qu’il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui. Il a mis sa confiance en Dieu. Que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime, car il a dit : “Je suis le Fils de Dieu.” » De même, les brigands crucifiés avec lui l’insultaient aussi. Depuis midi jusqu’à trois heures de l’après-midi, les ténèbres couvrirent tout le pays. Vers trois heures, Jésus s’écria d’une voix forte : « Éloï, Éloï, lama sabachtani ? » – ce qui signifie : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »… Et après avoir crié de nouveau d’une voix forte, Jésus rendit l’esprit… Quand le centurion et ceux qui étaient avec lui et qui le gardaient virent tout ce qui était arrivé, ils furent saisis d’une grande frayeur et s’écrièrent : « Vraiment, il était le Fils de Dieu ! » (Matthieu 26. 26-54).
IL SEMBLAIT, POUR BEAUCOUP, QUE JÉSUS AIT SUBI LA DÉFAITE ULTIME :
Jésus a subi une mort horrible et humiliante sur la croix. Mais ce faisant, Il a payé le prix ultime du péché, libérant ainsi ceux qui ont confiance en Lui. « Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a fait devenir péché pour nous, afin qu’en lui nous devenions justice de Dieu » (2 Corinthiens 5. 21). Jésus a volontairement pris sur Lui la mort et le Jugement que nous méritions pour nos péchés, afin que nous soyons libres lorsque nous recevons le Christ comme notre Seigneur et Sauveur personnels.
LA RÉSURRECTION DE JÉSUS-CHRIST :
Après la crucifixion de Jésus, son corps fut descendu de la croix. La résurrection de Jésus est un miracle !
« À la tombée du soir, un homme riche d'Arimathie, nommé Joseph, qui était devenu disciple de Jésus, se présenta. Il alla trouver Pilate et lui demanda le corps de Jésus, qui le lui remit. Joseph prit le corps, l'enveloppa d'un linceul propre et le déposa dans son propre tombeau neuf, qu'il avait fait creuser dans le roc. Il roula une grosse pierre devant l'entrée du tombeau et s'en alla. Marie de Magdala et l'autre Marie étaient assises là, en face du tombeau. Le lendemain, après le jour de la Préparation, les chefs des prêtres et les pharisiens se rendirent auprès de Pilate et lui dirent : « Seigneur, nous nous souvenons que, de son vivant, cet imposteur a dit : “Après trois jours, je ressusciterai.” Ordonnez donc que le tombeau soit gardé jusqu’au troisième jour, de peur que ses disciples ne viennent dérober son corps et annoncer au peuple sa résurrection. Cette dernière tromperie serait pire que la première. Prenez une garde, répondit Pilate. « Allez, et assurez la sécurité du tombeau comme vous le pouvez ». Ils allèrent donc et assurèrent la sécurité du tombeau en apposant un sceau sur la pierre et en y postant une garde » (Matthieu 27. 57-66).
Après le sabbat, à l'aube du premier jour de la semaine, Marie de Magdala et l'autre Marie allèrent voir le tombeau. Il y eut un violent tremblement de terre, car un ange du Seigneur descendit du ciel, s'approcha du tombeau, roula la pierre et s'assit dessus. Son aspect était comme l'éclair, et ses vêtements blancs comme la neige. Les gardes furent si effrayés qu'ils tremblèrent et devinrent comme morts. L'ange dit aux femmes : « N'ayez pas peur, car je sais que vous cherchez Jésus, qui a été crucifié. Il n'est pas ici ; il est ressuscité, comme il l'avait dit. Venez voir l'endroit où il était couché. Puis allez vite dire à ses disciples : « Il est ressuscité des morts et il vous précède en Galilée. Là, vous le verrez. » Voilà ce que je vous ai dit. Les femmes s’éloignèrent donc précipitamment du tombeau, saisies de crainte mais aussi de joie, et coururent annoncer la nouvelle à ses disciples. Soudain, Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Salut ! » Elles s’approchèrent de lui, lui saisirent les pieds et l’adorèrent. Alors Jésus leur dit : « N’ayez pas peur. Allez dire à mes frères d’aller en Galilée ; là, ils me verront.» (Matthieu 28. 1-10).
Les femmes coururent annoncer à ses disciples que Jésus-Christ était ressuscité des morts, comme il l'avait annoncé . Cette merveilleuse nouvelle était désormais claire pour ses disciples : Jésus était vivant ! Lorsque Jésus leur apparut, ils furent remplis de joie. L'apôtre Paul écrivit : « Je vous ai transmis, avant tout, ce que j'avais moi-même reçu : Christ est mort pour nos péchés, conformément aux Écritures ; il a été mis au tombeau ; il est ressuscité le troisième jour, conformément aux Écritures ; il est apparu à Pierre, puis aux douze. Ensuite, il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart sont encore vivants, et quelques-uns sont morts. Ensuite, il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres, et enfin à moi aussi… » (1 Corinthiens 15. 3-8).
JÉSUS EST APPARU À DE NOMBREUSES PERSONNES AU COURS DES SIX SEMAINES QUI ONT SUIVI SA RÉSURRECTION.
Après sa passion, Jésus se manifesta à ces hommes et leur donna de nombreuses preuves convaincantes qu'il était vivant. Il leur apparut pendant quarante jours et leur parla du royaume de Dieu. Un jour, alors qu'il mangeait avec eux, il leur donna cet ordre : « Ne quittez pas Jérusalem, mais attendez le don que mon Père a promis, dont je vous ai parlé. Car Jean a baptisé d'eau, mais vous, dans quelques jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit »
Alors, lorsqu'ils se réunirent, ils lui demandèrent : « Seigneur, est-ce maintenant que tu vas rétablir le royaume d'Israël ? » Il leur dit : « Il ne vous appartient pas de connaître les temps ni les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous recevrez une puissance, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous ; et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre ». Après avoir dit cela, il fut enlevé sous leurs yeux, et une nuée le déroba à leur vue. « Ils avaient les yeux fixés vers le ciel pendant qu’il s’en allait, lorsque soudain deux hommes vêtus de blanc se tinrent près d’eux. « Hommes de Galilée, dirent-ils, pourquoi restez-vous là à regarder le ciel ? Ce même Jésus, qui a été enlevé du milieu de vous et emporté au ciel, reviendra de la même manière que vous l’avez vu monter au ciel » (Actes 1. 3-11).
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Le message de la croix de Jésus-Christ
La croix est mentionnée un grand nombre de fois dans la Bible, mais, le plus souvent dans les épîtres de Paul. Bien avant que Jésus ne soit crucifié sur le Calvaire, il nous exhortait à nous charger de notre croix chaque jour et à Le suivre, ce qui est une condition pour devenir son disciple (Luc 9. 23). Jésus Lui-même s'est chargé chaque jour de sa croix ; c'était le principal instrument dont Il s'est servi pour détruire la racine du péché et vaincre la puissance de la mort et du Diable.
Le message de la croix de Jésus est le cœur de la foi chrétienne, symbolisant l'Amour sacrificiel de Dieu pour racheter l'humanité de ses péchés. La croix de Jésus représente la Victoire sur le mal, et la réconciliation entre Dieu et les êtres humains. Elle offre le Salut, le pardon, et la Vie éternelle à travers le parfait sacrifice expiatoire du Christ.
Voici les points clés du message de la croix :
- La preuve de l'Amour de Dieu : La croix démontre l'Amour infini de Dieu pour l'humanité : Jésus, portant le poids du péché pour les êtres humains.
- Le Salut et la Rédemption : Jésus-Christ, par sa mort, a payé la dette des péchés de l'humanité (c'est l'expiation), offrant le parfait pardon de nos péchés, et le Salut, qui ne peut pas être obtenu par des œuvres.
- La Victoire sur le mal et sur la mort : Sur la croix, ce qui semblait être une défaite est une victoire spirituelle, brisant la puissance du diable et du mal.
- La réconciliation : La croix comble le fossé entre le Dieu Saint et l'humanité, permettant une relation rétablie et restaurée.
- Un appel à la vie nouvelle : C'est un appel à mourir à soi-même, à porter sa propre croix quotidiennement, et à suivre le Christ, marquant le début d'une vie transformée.
Le message de la croix est considéré comme la puissance de Dieu pour ceux qui croient, bien qu'il puisse paraître comme une folie pour le monde. Il est le fondement de la rédemption, de la guérison de l'âme et de la délivrance.
L’apôtre Paul était saisi par le message de la croix. Dans ses lettres, nous pouvons voir quelle valeur il attribuait à la croix ; cela donnait du sens à toute sa vie et à sa prédication.
« Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu » (1 Corinthiens 1. 18).
« J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi » (Galates 2. 20).
Ces références montrent clairement que la croix est la clé centrale, le moyen principal par lequel nous pouvons suivre Jésus sur la route nouvelle et vivante de la sanctification. Par la puissance de la croix, nous pouvons être transformés à l'image de Jésus, afin que la vie de Jésus soit manifestée dans notre corps. (2 Corinthiens 4. 10-11). C'est pourquoi le message de la croix est un des piliers centraux, et un des plus importants de l'Évangile.
L’apôtre Paul comprenait bien la signification de la croix. Il y était si attaché dans sa prédication qu’il a écrit aux croyants de Corinthe : “Car je n’ai pas jugé bon de savoir autre chose parmi vous, sinon Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié” (1 Corinthiens 2. 2). Il s’est consacré totalement à cette grande tâche, expliquant à ses auditeurs qu’il n’y a qu’un seul sacrifice efficace pour les péchés de l’humanité. Le sang de Jésus-Christ a expié nos péchés, a apaisé la Colère de Dieu, et nous a ouvert la voie vers le Ciel. La sagesse de ce monde ne peut pas sauver les pécheurs. Un être humain peut être très savant dans le domaine des arts et des sciences, de la philosophie et même de la religion ; mais s’il n’a pas entendu et reçu dans son coeur le message de la croix du Christ, il mourra dans ses péchés (Jean 8. 24) et sera perdu en Enfer pour toujours.
Pour ceux qui sont encore morts dans leurs péchés (Jean 8. 24), la prédication de la croix est une folie. Le monde admire les êtres humains qui défendent ce qu’ils croient. Mais curieusement, ils n'admirent pas Jésus-Christ qui venait d’un village appelé Bethléem, qui est né dans la pauvreté, qui n’avait pas de chez-soi, qui avait peu d’amis et qui était méprisé. Jésus a connu une mort ignoble, cloué sur une croix. Pour les Juifs, Jésus était un imposteur et un blasphémateur et ils se demandaient : Comment pouvait-il sauver les autres s’il était incapable de se sauver Lui-même ? Et ils se sont moqués de Lui en disant : “Il est roi d’Israël, qu’il descende de la croix et nous croirons en lui” (Matthieu 27. 42). Tel est l’aveuglement des non-croyants en Jésus-Christ.
Dieu seul peut nous faire voir que le Salut se trouve à la croix de Jésus-Christ, et que cette croix est notre seule espérance dans notre état de perdition. Nous sommes des pécheurs impuissants, mais la Bible dit : “Lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies” (Romains 5. 6). Par la prédication de l’Évangile, le Saint-Esprit communique aux pécheurs les bienfaits de la mort expiatoire de Jésus-Christ sur la croix, les régénérant et les donnant la capacité de se repentir de leurs péchés, et de mettre leur confiance en l'oeuvre parfaite de Jésus. Oui, le Saint-Esprit qui vit en nous, nous donne la capacité de faire mourir le péché dans nos vies, et Il oeuvre dans nos coeurs pour nous amener à la véritable sainteté. Le Saint-Esprit nous a sanctifiés afin que nous puissions entrer dans la Gloire de Dieu au Ciel, au Paradis. Telle est la puissance de l'oeuvre parfaite de Jésus-Christ à la croix !
Les prophéties sur le sacrifice de Jésus se sont accomplies
Concernant le parfait sacrifice de Jésus-Christ sur la croix, la Parole de Dieu dit : “Tout cela est arrivé afin que les écrits des prophètes soient accomplis” (Matthieu 26. 36)
1. “Il a été blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités. Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur Lui, et c’est par Ses meurtrissures que nous sommes guéris" (Ésaïe 53. 5).
2. "Ils ont percé Mes mains et Mes pieds" (Psaumes 22. 16).
3. “Ils se partagent mes vêtements. Ils tirent au sort ma tunique" (Psaumes 22. 18).
4. “En ce jour-là, Je ferai coucher le soleil à midi et J’obscurcirai la terre en plein jour" (Amos 8. 9).
Mille ans avant que les Romains n'exécutent Jésus-Christ sur la croix, David décrit le supplice de la crucifixion qui était alors parfaitement inconnu des hommes (Psaumes 22).
A la lumière de la croix de Jésus-Christ (3)
Nous avons dit qu'il était étrange que la révélation du cœur humain par l'Amour de Dieu suscite de l'opposition, mais il y a une explication à cela. Il y a derrière le cœur humain une intelligence maléfique qui sait très bien que si cette question du péché est mise en lumière, et que la croix avec son intention divine est opposée à cette question du péché, alors ce pouvoir du péché est détruit par la croix. Ainsi, le diable provoque cette réaction contre l'Amour même de Dieu dans cette croix, représenté par le peuple racheté du Seigneur Jésus-Christ.
Nous devons avoir la croix accomplie en nous si nous voulons bénéficier de son efficacité envers d'autres personnes à qui nous témoignons. Ne prêchons pas la croix comme un simple message, mais si nous voulons que notre vie soit réellement efficace, et que d'autres ressentent la puissance de la croix, demandons au Seigneur Jésus de la concrétiser en nous toujours plus profondément.
« Une épée te transpercera l'âme. » Le mot grec ici signifie « la grande épée ». C'est le terme grec correspondant à celui de l'hébreu qui désigne l'épée de Goliath.
La croix ouvre une grande brèche dans la vie intérieure, entaillant notre être avec une force immense. Le résultat est que la croix devient efficace dans le cœur de beaucoup. Voilà l'objectif.
Il y a juste une autre chose. Ceux qui connaissent vraiment la croix comme une réalité intérieure connaissent le cœur des autres, comprennent ce qui se passe, et sont capables de voir le sens de certaines choses dans leur vie. Rien ne vaut la croix expérimentée dans notre propre cœur pour nous rendre profondément conscients de la signification des gestes et des mouvements d’autres vies.
Celui en qui la croix a été profondément ancrée ne se laisse pas facilement tromper par une autre vie. D'une manière ou d'une autre, la croix nous donne une connaissance supplémentaire, une compréhension accrue du cœur humain.
En tant qu'enfants de Dieu, notre propre cœur a été profondément ouvert par cette croix, et nous nous connaissons par elle comme nous ne nous connaîtrons jamais autrement.
Nous avons compris, par la tromperie de notre propre nature, comment nous êtions trompé nous-mêmes autrefois. Étant ancrés en Jésus-Christ, nous avons appris à connaître notre cœur si profondément qu'il nous est difficile d'être trompé à nouveau.
La croix nous a rendu si sensible au vrai et au faux ; elle a dissipé les nuages et les a transformés en lumière dans notre propre cœur, et nous le savons.
Maintenant, parce que la croix a opéré cela dans notre propre cœur, nous sommes capable de discerner les mouvements de la croix dans d'autres vies, et nous sommes très sensible à la condition des autres cœurs.
Si nous nous préservons des dangers de la critique, de la condamnation et du jugement, et reconnaissons que cette connaissance des cœurs qui nous est parvenue ne vise pas simplement à nous placer en position de supériorité ou à nous faire condamner, mais à comprendre les cœurs et à être capable d'appliquer la Parole de Dieu dans la vie des autres.
Si nous ne sommes pas à ce niveau, nous travaillons simplement à l'aveuglette. Puisque nous travaillons avec compréhension, avec connaissance et avec discernement, lorsque la croix a ouvert notre propre cœur.
Notre cœur est un monde, et la croix ouvre ce monde et nous en donne la prise. Alors, parce que nous connaissons expérimentalement le cœur de l'être humain par la révélation de notre propre cœur, nous sommes en mesure d'agir efficacement avec les autres.
Oui, le point essentiel est le suivant : la croix doit agir dans nos cœurs pour nous permettre d’agir en relation avec les autres. Une fois qu’elle a profondément œuvré en nous, elle devient efficace dans d’autres vies à travers nous ; non seulement dans le ministère public, mais aussi, lorsque nous manifestons la Justice de Christ autour de nous, et envers les autres. Ils sauront alors que Dieu s’occupe de leur condition par notre seule présence.
Mais, il y a un prix à payer : « Une épée te transpercera l’âme ». Tout ministère efficace, toute vie efficace, a pour origine le travail de la croix. Et ce travail de la croix est orienté vers la révélation du péché et de son agonie, vers une profonde répulsion pour le péché et une merveilleuse entrée dans le grand Amour de Dieu face à la révélation de l’horreur du péché.
A la lumière de la croix de Jésus-Christ (2)
La seule véritable compréhension de la croix provient de la Sainteté et l'Amour de Dieu agissant dans le cœur. La croix en est le moyen, et si notre union avec la croix ne fonctionne pas ainsi, alors il y a un sérieux défaut dans notre compréhension et notre union avec la croix.
Joseph et Marie se rendirent au Temple. Ils présentèrent leur premier-né, comme la loi le demandait. Ce fut la première fois que le Fils de Dieu entra dans le Temple de Dieu. Ce fut un événement important ! Joseph et Marie se souvinrent des belles paroles de l’ange : « Cet enfant est le Messie d’Israël, le Sauveur du monde » (Matthieu 1. 21 ; Luc 1. 30-32). Quel bonheur ! Et maintenant, cet enfant est amené à Jérusalem, au Temple, au cœur même d’Israël ! Que se passe-t-il ? Aucun accueil officiel. Les prêtres font leur travail routinier. Ils ne remarquent rien de particulier. Après tout, le sacrifice offert par les parents n’est pas bien important : deux pigeons, le sacrifice prévu pour les parents pauvres. Deux pigeons offerts pour la purification du péché. Mais Jésus est pur, sans péché; alors, pourquoi un sacrifice pour le péché ? Parce que Jésus s’identifia à notre péché dès son enfance. Le Fils de Dieu, l’Agneau sans défaut, entra dans le Temple, et les prêtres, eux, ne virent rien. Plus tard, ils le remarquèrent, quand Jésus vint renverser les tables, quand Il leur dit : « Hypocrites ! » Ils le remarqueront, c’est certain ! Ils s’entendront même avec les Romains pour le faire mourir. Il sera comme un agneau que l’on mène à l’abattoir.
Mais cette fois-ci, rien ! Rien, sauf un homme : Siméon. Un homme juste et droit qui attendait la consolation d’Israël. Siméon n’a aucune fonction au Temple, mais Dieu l’a choisi pour une mission spéciale. Il est prophète du Très-Haut. Il a été choisi pour être le porte-parole de Dieu pour un temps très court en ce moment précis de l’histoire du salut. Il a été envoyé au Temple pour expliquer qui est cet enfant. Le Saint-Esprit est sur Lui. Siméon attendit depuis longtemps et, enfin, il voit. Il prit l’enfant dans ses bras et dit : « Maintenant, Maître, tu laisses ton serviteur s’en aller en paix selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé devant tous les peuples. Lumière pour éclairer les nations et gloire de ton peuple, Israël » (Luc 2. 29-32). Un message réjouissant ! Cet enfant est promis à un bel avenir. Joseph et Marie ont à nouveau l’occasion de s’émerveiller.
Une merveilleuse vision de possibilités s'ouvrait à eux, et il est probable que leurs cœurs étaient presque trop remplis pour en exprimer la Gloire. Puis, soudain, Siméon semble briser leur magnifique vision et projeter une ombre sur eux. « Voici, cet enfant est destiné à la chute et au relèvement de beaucoup en Israël (c'est bien ainsi) ; et à un signe qui suscite la contradiction ; et une épée te transpercera l'âme… » (Luc 2. 34-35). On dirait que tout s'est soudain obscurci.
C'est comme un nuage noir traversant le ciel un jour d'été, et il semble dire : Oui, la venue de C elui-ci n'est pas avant tout pour votre gratification, votre plaisir, votre satisfaction ; ni pour votre gloire ou votre bénéfice personnel ; mais Sa venue a pour but le plus sérieux : mettre à nu la nature humaine, le cœur des hommes, pour soumettre ces cœurs mis à nu à la pleine lumière du jugement divin. « Et une épée te transpercera l'âme », que cela puisse être ; ou, "Dans l'épée transperçant ton âme, cela sera".
Le mot du moment, en un mot, est simplement celui-ci : le Seigneur a choisi cette voie pour rendre la croix effective ; c’est-à-dire qu’Il rend la réalité de la croix très proche de la vie intérieure, si proche que toute Sa terrible douleur, Son angoisse et Son travail pénètrent en nous.
Autrement dit, ni vous, ni moi, ni personne d’autre, ne pouvons jamais prêcher la croix et servir le Christ crucifié avec un réel effet tant que la croix n’est pas devenue une réalité intérieure pour nous. C’est la voie de Dieu. Prêcher la croix, dit Paul, avec la sagesse des mots, c’est la rendre sans effet. N’importe qui peut se lever et prêcher la croix et le Christ crucifié, raconter l’histoire du Calvaire, et la raconter avec pathétique, avec larmes, avec un sanglot, la raconter dramatiquement avec une intensité terrible ; et même ainsi, la rendre sans effet.
Pour que la croix soit réellement effective, il faut qu’elle ait eu un effet dans le cœur de celui qui est appelé à s’occuper d’autres vies. Nous sommes tous appelés à cela. Comment pouvons-nous être efficaces tant que l'horreur du péché, représentée par la croix, n'a pas été profondément gravée dans notre être, dans notre âme même ? Comment pouvons-nous être efficaces tant que la grandeur, l'immensité de l'amour divin, représenté par la croix, n'a pas touché nos cœurs ? Étrangement, lorsque la croix est profondément gravée en nous, elle crée une condition qui pousse les autres cœurs à se dévoiler.
Si vous et moi connaissons la croix d'une manière intérieure, profonde, notre activité même, notre ministère, nos conversations avec les autres, notre témoignage, notre vie en relation avec le Christ, vont révéler ces cœurs.
Notre présence en tant que chrétiens signifie que ce qui est dans ces cœurs va se révéler ; les autres vont se sentir mal à l'aise s'ils sont dans le péché, et ils vont prendre conscience de leur péché et du fait qu'ils sont dans le péché. Ils vont prendre conscience de leur propre cœur. La croix qui agit en nous provoque cela.
C'est cela le ministère : que d'autres personnes, en raison de notre présence, en raison de notre ministère, de la multi-facette du ministère spirituel, qui est parfois le silence autant que, à d'autres moments, notre parole, commencent à perturber le cœur des autres.
Le résultat sera de deux ordres : « Un signe contre lequel on s'oppose ». Oui, cela suscitera une haine et une animosité intenses. C'est ainsi que ces cœurs troublés diront : « Je ne supporte pas cette personne ; je ne supporte pas sa présence ; je ne supporte pas sa présence ; j'ai toujours envie de m'enfuir quand elle est là !»
De telles choses peuvent être dites pour d'autres raisons, mais si cela est vrai, vous et moi savons vraiment que la croix gravée au plus profond de notre être, notre présence, notre influence, devraient perturber le péché et les pécheurs. Cela peut provoquer de l'hostilité, mais c'est un bon signe.
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À la lumière de la croix de Jésus-Christ (1)
"Le père et la mère de Jésus (Joseph et Marie) étaient dans l’admiration des choses qu’on disait de Lui. Siméon les bénit, et dit à Marie, sa mère : Voici, cet enfant est destiné à amener la chute et le relèvement de plusieurs en Israël, et à devenir un signe qui provoquera la contradiction, et à toi-même une épée te transpercera l’âme, afin que les pensées de beaucoup de cœurs soient dévoilées" (Luc 2. 33-35).
Il y a clairement trois éléments présents dans la dernière déclaration de Siméon dans ce passage de Luc ; trois éléments qui ont une portée considérable lorsque nous les considérons à la lumière de la révélation plus complète des Saintes Écritures et de l'histoire. Au centre de ces trois éléments se trouve la croix. Il ne fait aucun doute que c'est de la croix que Siméon parlait lorsqu'il a dit : « Une épée transpercera ton âme ».
Que Siméon ait réellement compris tout ce que cela signifiait ou non, ses paroles ont sans aucun doute évoqué ce jour, cette scène où Marie se tiendrait près de la croix, et verrait cet Enfant, qui ayant atteint l'âge adulte, être crucifié. C'est à ce moment-là que l'épée transpercerait son âme. L'élément central de la déclaration de Siméon concerne donc la croix.
Il y a ensuite quelque chose de chaque côté. D'un côté : « Une épée transpercera ton âme. » De l'autre côté : « les pensées de nombreux cœurs... révélées ». Cette déclaration prise dans son ensemble énonce clairement la grande vérité selon laquelle la croix qui s'est manifestée dans le cœur, est le moyen par lequel la croix devient efficace dans les autres cœurs.
Un cœur est transpercé, et de nombreux cœurs s'ouvrent.
Oui, c'est la croix qui, en transperçant un cœur, ouvre de nombreux autres cœurs. La croix est l'instrument divin. Tout ce que cette croix contient et représente est la norme de Dieu.
Tout ce que cette croix contient et représente est la norme de jugement de Dieu. Ces nombreux cœurs sont représentés comme ayant été soumis à l'examen, à l'interrogatoire, à la révélation, au Jugement de la croix.
À la lumière de la croix, les nombreux cœurs sont mis à nu :
Autant que nous comprenons et connaissons la signification du Calvaire, plus nous prenons conscience des profondeurs cachées du mal, du péché, de l'iniquité.
Autant ce qui est enfoui au plus profond de la nature humaine est révélé, plus nous sommes amenés à nous frapper la poitrine, conscients de notre indignité.
C'est là le but de la croix. Rien d'autre que la croix ne peut le faire. D'un côté, la croix témoigne de la profondeur et de l'horreur indicibles du péché ; et personne ne peut appréhender spirituellement la croix et considérer le péché à la légère. Le péché est révélé dans toute sa profondeur et son horreur lorsque la croix est véritablement révélée.
Cette révélation doit nécessairement conduire à l'une des deux choses suivantes. Soit à un repentir profond, un cri pour demander miséricorde ; soit à un ressentiment terrible, une réaction violente. Il est étrange qu'elle ait cet effet, mais c'est le cas.
D'autre part, la croix est la révélation de l'Amour indicible de Dieu. Lorsque vous et moi sommes si souvent préoccupés par la croix, si souvent qu'on pourrait penser qu'il n'est guère question d'autre chose, notre danger, notre péril suprême, réside dans le fait que la croix devient quelque chose de moins que le moyen par lequel les profondeurs de notre être s'ouvrent, et que nous sommes amenés à crier contre le péché et à aspirer à la Sainteté.
La seule raison valable pour laquelle la croix est continuellement mise en avant est que nous devenions plus intensément haineux du péché, plus intensément désireux de Sainteté ; et puis, d'autre part, que l'Amour de Dieu parmi nous soit la merveille indicible de cet Univers.
La première signification de ce mot "la croix" est justement que notre familiarité avec l'expression « la croix » et tout ce qui est dit à son sujet ne doit pas nous faire oublier un seul instant ces questions fondamentales concernant l'horreur du péché. L'une de nos faiblesses est peut-être notre sens inadéquat du péché, notre conviction du péché. Non pas la conviction des péchés, car aucun d'entre nous qui marchons avec le Seigneur ne peut être coupable d'un péché sans en être convaincu.
Mais le péché est quelque chose de plus grand que les péchés. Le péché est la nature même du péché. Les péchés sont l'expression de cette nature, qui se manifeste sous des formes spécifiques.
Nous pouvons haïr nos péchés parce que nous en souffrons intérieurement ou extérieurement ; mais, oh, haïr le péché ! Haïr le péché n'est qu'une autre façon de dire aimer la sainteté, avoir comme passion de notre cœur cette sainteté : « Soyez saints, car je suis saint... » (Lévitique 20. 26 ; 1 Pierre 1. 16). « Soyez... saints dans toute votre conduite » (1 Pierre 1. 15b).
La croix est l'instrument qui met en lumière le péché de l'être humain et la Sainteté de Dieu, et suscite un profond élan dans le cœur par rapport à ces deux choses. Et, d'autre part, la croix est l'instrument par lequel l'Amour de Dieu se manifeste comme nulle part ailleurs dans l'univers. Si vous et moi avons beaucoup à dire sur la croix, vous et moi devons nous rapprocher de plus en plus de l'Amour qu'elle représente.
Vous remarquerez comment Pierre relie ces deux choses. Il parle de cette sainteté dans toutes les manières de vivre. C'est un aspect de la croix. Elle est liée à la rédemption, au précieux Sang, comme celui d'un Agneau sans tache. La Croix est mise en relation avec la Sainteté, puis l'apôtre Pierre parle longuement de l'amour : « Ayant purifié vos âmes par l'obéissance à la vérité pour un amour fraternel sincère, aimez-vous les uns les autres avec ferveur » (1 Pierre 1. 22) ; « Et dans votre amour fraternel, aimez-vous les uns les autres avec ferveur » (Romains 12. 10). C'est un autre aspect de la croix : « l'Amour de Dieu… répandu dans nos cœurs… » (Romains 5. 5).
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Deux aspects de la croix de Jésus-Christ
Christ a fait la paix par le sang de sa croix. (Colossiens 1. 20)
Loin de moi la pensée de me glorifier d'autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde. (Galates 6. 14)
– Le fondement de notre paix avec Dieu
Sur la croix, Jésus-Christ a donné sa vie pour nous tous, il a porté le châtiment que méritent tous nos péchés. Ainsi, la croix est le fondement de notre paix avec Dieu. Nous y voyons Dieu comme Celui qui “a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique” (Jean 3. 16a). À la croix, Dieu s'est révélé à la fois comme Celui qui nous aime, et Celui qui est Juste. Il condamne le péché et justifie le pécheur qui se repent (Romains 3. 26). À la croix, la Grâce de Dieu nous touche, nous relève et nous sauve parfaitement. Elle nous réconcilie avec Dieu, elle fait de nous Ses enfants et nous place dans sa Présence. Elle nous remplit de paix, de reconnaissance et de louange.
– Le fondement de notre témoignage journalier
Si la croix nous lie à Dieu, elle nous sépare aussi moralement du monde. “Je suis crucifié avec Christ; et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi” (Galates 2. 20). Nous sommes donc, comme Jésus-Christ, rejetés par le monde. Ces deux choses vont ensemble : si la croix est venue se placer entre nous et nos péchés, elle se place aussi entre nous et le monde. Dans le premier cas, elle nous met en paix avec Dieu ; dans le second, elle nous met en opposition avec le monde, où nous devons pourtant vivre et faire le bien, imiter Christ dans notre vie et témoigner de Lui dans ce monde.
Retenons ces deux aspects de la croix : À la croix, Dieu nous invite à entrer dans “le Royaume du Fils de son amour” (Colossiens 1. 13), mais aussi à sortir moralement de ce monde dont Satan est le chef.
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