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Joies au Ciel (1)
Alors que notre intelligence limitée ne peut pas connaître, ni même imaginer l’immensité des cieux, demeure du Très-haut « qui habite la lumière inaccessible, lui qu’aucun homme n’a vu ni ne peut voir » (1 Timothée 6 v.16), sa Sainte Parole nous révèle, à plusieurs reprises, la joie qui éclate dans ces lieux célestes, faisant chanter les anges à la gloire de Dieu. A quelles occasions ?
I – La joie au Ciel lors de la création.
Dieu dit à Job : « Où étais-tu quand j’ai fondé la terre … alors que les étoiles du matin éclataient en chants d’allégresse, et que tous le fils de Dieu poussaient des cris de joie ? » (Job 38. 4-7).
Les premières pages de la Bible relatent d’une manière simple et grandiose à la fois le récit de la création. Il suffit à Dieu d’une parole pour que l’immense Univers et tout ce qu’il contient surgissent du néant : le Ciel, la terre, la lumière, les nuées, les mers, le firmament avec le soleil, la lune, les étoiles innombrables, l'infiniment grand et l'infiniment petit, la prodigieuse variété des plantes et des animaux... Qui ne serait pas émerveillé en voyant apparaître, à partir de rien, une création aussi admirable ? Devant la grandeur infinie de cette œuvre magnifique, les anges éclatent de joie.
Oh ! Quelle joie éclata dans le ciel,
Lorsqu’à la voix du Fort, de l'Éternel,
Surgissait la lumière !
Quand de son bras il étendait les cieux,
Quand, déployant son pouvoir glorieux,
Sa main formait la terre !
Mais cette joie, hélas, fut bien assombrie par la désobéissance de l’être humain introduisant le péché dans le monde, et par le péché, la mort (Romains 5. 12). Pour que la joie soit retrouvée, il fallait ... un Sauveur !
II – La joie au Ciel lors de la naissance de Jésus, le Sauveur.
Quand Jésus le Fils de Dieu vint ici-bas, prenant la forme d’un homme en naissant dans une étable (ô mystère profond digne de notre adoration éternelle : le Créateur vu dans un petit enfant couché dans une crèche !), la gloire du Seigneur resplendit autour des bergers qui étaient aux champs gardant leur troupeau durant les veilles de la nuit. Ils furent saisis d’une grande peur et un ange leur dit : « N’ayez pas peur, car voici, je vous annonce une bonne nouvelle, un grand sujet de joie qui sera pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la cité de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. En voici pour vous le signe : vous trouverez un petit enfant emmailloté et couché dans une crèche ». Soudain, il y eut avec l’ange une multitude de l’armée céleste qui louait Dieu et disait : « Gloire à Dieu dans les lieux très hauts ; et sur la terre, paix ; et bon plaisir parmi les hommes ! » (Luc 2. 10 à 14)
Oh ! Quelle joie éclata dans le ciel,
Lorsqu’ici-bas, Jésus, Emmanuel,
Naquit dans la faiblesse !
Les anges saints disaient : « Gloire au Seigneur !
Paix sur la terre ! » et le céleste chœur
Tressaillait d’allégresse.
Le Christ, le Sauveur, venait apporter sur la terre : paix, et bon plaisir parmi les hommes. Dès lors, tout être humain reconnaissant son état de péché, se repentant et croyant au Seigneur Jésus le Sauveur connaît non seulement la joie d’être sauvé pour l’éternité, mais aussi produit la joie dans le Ciel parmi les anges.
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L'attitude des rachetés de l'Éternel Dieu
Dieu s’est révélé comme le Rédempteur au peuple d’Israël dans l’Ancien Testament. Mais cette dimension est pleinement exprimée en Jésus-Christ lorsqu’Il meurt pour notre rachat sur la croix et qu'Il ressuscite pour notre justification. Le Saint-Esprit manifeste et déploie tout le plan de la rédemption en Christ dans notre vie quotidienne.
Dès qu’on reçoit la révélation de Jésus-Christ comme notre Rédempteur, on comprend tout de suite que les ténèbres ne peuvent plus nous contrôler ou nous asservir.
Cette révélation de Dieu en tant que Rédempteur (Sauveur, Libérateur, Défenseur, etc...) nous pousse à nous approcher de Lui avec une joyeuse assurance, le cœur rempli de reconnaissance et d’actions de grâce ; sachant que nous sommes pour toujours acceptés, choisis et défendus par Lui.
En Jésus, nous avons été rachetés de notre vaine manière de vivre (1 Pierre 1. 18b-19). Nous sommes pour toujours choisis, bénis, distingués ! Cette révélation exige une réponse de notre part. Si Dieu est notre Rédempteur, alors nous sommes Ses rachetés.
Voyons maintenant quelle doit être notre attitude en tant que rachetés du Dieu Vivant. Bien-aimé(e)s, la révélation de cette grande œuvre de rédemption que Dieu a accomplie fait que nous n’aurons plus jamais envie de donner accès d’une façon quelconque à Satan. Cette révélation fera de chacun de nous un vrai adorateur du seul Dieu véritable.
L’attitude des rachetés de l’Éternel Dieu :
Que font les rachetés de Dieu ? Quelle doit être l’attitude de celui qui sait qu’il a été racheté de la main de Satan par Jésus, qui est conscient du fait qu’il est libéré du pouvoir du péché et de la mort et qu'il est béni de toutes bénédictions spirituelles en Christ Jésus ? Quelle est l’attitude du racheté ?
- Les rachetés sont conscients de leur liberté :
Louez l’Éternel, car il est bon, car sa miséricorde dure à toujours ! Qu’ainsi disent les rachetés de l’Éternel, ceux qu’il a délivrés de la main de l’ennemi (Psaumes 107. 1-2).
Sur cette route, point de lion; nulle bête féroce ne la prendra, nulle ne s’y rencontrera; les délivrés y marcheront (Ésaïe 35. 9).
Le mot hébreux traduit par racheté dans l’Ancien Testament est le mot "Ga’al". Les rachetés (les délivrés) entretiennent la conscience de leur liberté et ne se laissent plus emprisonner par Satan. Le racheté est conscient de sa liberté et il loue Dieu.
- Les rachetés sont conscients du fait qu’ils appartiennent à Dieu :
Ainsi parle maintenant l’Éternel, qui t’a créé, ô Jacob ! Celui qui t’a formé, ô Israël ! Ne crains rien, car je te rachète, Je t’appelle par ton nom : tu es à moi ! (Ésaïe 43. 1).
Qui s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres (Tite 2. 14).
En tant que rachetés de Dieu, nous devons nous souvenir que nous appartenons à Dieu. Dieu nous a rachetés par le sang de Jésus, pour Lui. Et étant entièrement libres en Jésus, nous Lui appartenons. Un sentiment d’appartenance à Dieu et à Son royaume enveloppe les rachetés de l’Éternel Dieu qui se disent : "Nous ne sommes plus du monde. Nous sommes de la famille de Dieu".
Si en tant qu'enfants de Dieu, nous sommes conscientes que nous appartenons à Dieu, à Celui qui est Omniscient (qui sait tout), Omnipotent (qui peut tout), Omniprésent (qui est partout), à Celui dont la bienveillance remplit la terre, Celui qui ne veut que notre bien (Psaume 33), qui prend soin de chacun de nous et qui est fidèle, alors nous n'avons plus aucune raison de nous inquiéter concernant n’importe quel domaine de notre vie.
Jésus, notre Rédempteur, prend soin de chacun de nous enfants de Dieu ! Il nous faut au contraire développer cette conscience qu’Il est avec nous et pas contre nous, afin de nous laisser aller à Son amour, totalement, et laisser Sa vie abondante se diffuser dans tous les domaines de notre vie.
- Les rachetés sont dépendants de Dieu :
"Le salut vient de l’Éternel" (Psaumes 37. 39).
"Ce n’est ni par la puissance ni par la force, mais c’est par mon esprit, dit l’Éternel des armées" (Zacharie 4. 6).
"Ceux-ci s’appuient sur leurs chars, ceux-là sur leurs chevaux ; nous, nous invoquons le Nom de l’Éternel, notre Dieu. Eux, ils plient, et ils tombent ; ,nous, nous tenons ferme, et restons debout" (Psaume 20 :8-9).
Les rachetés de l’Éternel ont compris que leur salut leur vient de Dieu et ils ne comptent pas sur leurs propres efforts ou sur leurs performances spirituelles pour être sauvé…, mais ils ne comptent que sur Dieu le Père, sur son Fils Jésus, sur le Saint-Esprit.
Oui, ils se confient totalement dans le seul vrai Dieu et non en eux-mêmex. Les rachetés de Dieu, qui ont la révélation de l’identité et des intentions de Celui qui les a appelés, s’abandonnent totalement à Lui.
Pour finir, les rachetés entretiennent une attitude de gratitude et vivent dans la louange à Dieu. Ils savent d’où ils viennent. Ils savent où Il vont. Ils savent que Dieu leur est favorable en Christ Jésus son Fils.
Je prie que le Seigneur nous accorde une révélation encore plus grande de Son plan de rédemption et de délivrance envers nous, afin que chacun de nous marche pleinement, jour après jour, dans la liberté des enfants de Dieu. Au Nom de Jésus !
Demeurons en Jésus-Christ notre Rédemption (1)
« Vous êtes en Christ qui, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse et aussi justice, sanctification et rédemption » (1 Corinthiens 1. 30)
Nous voici au sommet de l'échelle qui atteint jusqu’au ciel - la fin bénie vers laquelle Christ et la vie en lui doivent nous conduire.
Le mot rédemption, bien qu'on l'applique parfois à la délivrance de notre culpabilité du péché, se rapporte ici à la délivrance totale de toutes ses conséquences qui sera achevée lorsque l'œuvre du Rédempteur sera pleinement manifestée, jusques et y compris la rédemption de notre corps (voir Romains 8. 21-23 ; Éphésiens 1.4 ; 4.30 ).
Cette expression dirige nos pensées vers la gloire la plus magnifique que nous puissions espérer pour l'avenir et aussi, par conséquent, vers la plus haute bénédiction dont nous puissions jouir dans la présence de Christ.
En tant que Prophète, Christ est notre sagesse ; il nous révèle Dieu et son amour, ainsi que les conditions et la nature du salut que son amour a préparé. En tant que sacrificateur, il est notre justice ; il restaure la relation que nous avons avec Dieu et nous rétablit dans sa faveur et son amitié. En tant que roi, il est notre sanctification ; il nous enseigne et nous guide dans l'obéissance à la volonté sainte de son Père.
Quand ces trois ministères auront réalisé le plan unique de Dieu, nous atteindrons le but final, la complète délivrance du péché et de toutes ses conséquences et l'humanité rachetée retrouvera tout ce qu'elle avait perdu.
De par Dieu, Christ a été fait pour nous rédemption. Cette parole nous invite à considérer Jésus, non seulement comme celui qui a vécu sur terre, nous enseignant par la parole et par l'exemple, non seulement comme celui qui est mort pour nous réconcilier avec Dieu, qui est ressuscité en Roi victorieux et monté au ciel pour y être couronné, mais aussi comme celui qui, assis à la droite de Dieu, a retrouvé la gloire qu'il avait auprès du Père avant que le monde fût et qui la tient en réserve pour nous.
Cela signifie que sa nature humaine, oui, son corps humain, libéré de toutes les conséquences du péché auxquelles il a été soumis pour un temps, est maintenant admis à participer à la gloire divine.
En tant que Fils de l'homme il a sa place sur le trône et dans le sein du Père. La délivrance de tout ce qu'il a supporté à cause du péché est complète et éternelle.
La rédemption totale se trouve incarnée dans sa propre personne : l'homme qu'il est dans le ciel et tout ce qu'il possède, voilà en quoi consiste la rédemption complète. Il a été fait pour nous rédemption, de par Dieu.
Nous sommes en lui pour cela. Plus nous demeurerons en lui, notre rédemption, avec toute notre intelligence et toute notre foi, mieux nous expérimenterons, dès maintenant « les puissances du monde à venir » (Hébreux 6. 5).
Tandis que notre communion avec lui devient de plus en plus profonde et intime, alors que nous laissons le Saint-Esprit nous révéler Christ dans toute sa gloire céleste, nous réalisons de mieux en mieux que la vie qui est en nous est la vie même de Celui qui est assis sur le trône céleste.
Nous sentons agir en nous la puissance d'une vie qui n'aura pas de fin. Nous goûtons la vie éternelle, nous avons un avant-goût de l'éternelle gloire.
Grandes sont les bénédictions qui découlent du fait de demeurer en Christ, notre rédemption. L'âme est absolument délivrée de la crainte de la mort. Il y eut un temps où le Sauveur lui-même a redouté la mort.
Mais c'en est fini : il a triomphé de la mort et son corps même est entré dans la gloire. Le croyant qui demeure en Christ, sa rédemption totale, saisit dès maintenant sa victoire spirituelle sur la mort. La mort devient pour lui une servante qui ôtera les derniers lambeaux du vieux vêtement charnel afin qu'il puisse revêtir son nouveau corps glorieux. Elle conduira le corps à la tombe et il reposera là comme une semence d'où jaillira un corps nouveau, digne compagnon d'un esprit glorifié.
La résurrection des corps n'est plus alors une doctrine stérile mais une attente vivante, et même une expérience parce que l'Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts et qui habite en nous est le gage de ce qu'il rendra aussi la vie à nos corps mortels (Rom. 8. 11-23).
La foi exerce son influence sur les membres de notre corps assujettis au péché et, sanctifiés par elle, ils se soumettent volontairement afin de mourir à eux-mêmes et d'être totalement assujettis au Saint-Esprit, prêts pour le moment où le corps infirme sera transformé et rendu semblable au corps glorifié de Jésus.
Il n'est pas facile d'exprimer la signification profonde de cette rédemption complète qui s'étend même au corps.
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Demeurons en Jésus-Christ qui fut crucifié (2)
Essayons de comprendre pourquoi la Croix est ainsi le lieu où se réalise l'union. Sur la Croix, Jésus le Fils de Dieu entre en union parfaite avec l'être humain ; et Il expérimente pleinement ce que cela veut dire : être devenu Fils de l'homme, membre de la race humaine.
C'est au travers de Sa mort sur la croix que Jésus le Prince de la vie a dévoilé sa puissance contre la mort ; et c'est dans Sa mort sur la croix et dans Sa résurrection que Jésus nous rend participants de cette Victoire. La vie que Jésus communique est une vie d'entre les morts ; chaque nouvelle expérience de la puissance de cette Vie repose sur la communion avec sa mort sur la croix.
La mort et la vie sont inséparables. Toute la grâce que donne Jésus, le Sauveur, ne peut être reçue que sur le sentier de la communion avec Jésus, le Crucifié. Christ est venu mourir pour nous et nous devons mourir avec Lui en croyant en Lui. Il n'y a qu'une seule place qui soit à la fois la sienne et la mienne : c'est la Croix. Oui c'est la sienne en vertu de son libre choix de mourir pour nous ; c'est la mienne en vertu de la malédiction du péché. Jésus est venu dans ce monde pour nous chercher et Il est allé jusqu'à la croix. Jésus a fait l'expérience de la croix car il est écrit « maudit soit quiconque est pendu au bois » (Galates 3. 13). Jésus en a fait un lieu de bénédiction, et nous qui croyons en Jésus en avons fait l'expérience car Christ nous a délivrés de la malédiction, ayant été fait malédiction pour nous.
Quand Christ est mort pour nous sur la croix, il est resté ce qu'il était : le Bien-aimé du Père ; mais dans son union avec nous, Jésus partage notre malédiction et subit notre mort. Quand nous nous mettons à sa place - cette place qui est en vérité la notre - nous restons ce que nous étions par nature : un pécheur méritant la mort ; mais dans notre union avec Jésus, nous partageons sa bénédiction et nous recevons sa Vie.
Quand Jésus est venu dans ce monde pour être un avec nous, Il ne pouvait éviter la Croix, car la malédiction conduit à la Croix, c'est son fruit et son aboutissement. Et quand nous cherchons à être un avec Lui, nous ne pouvons pas non plus éviter la Croix car la délivrance et la vie ne peuvent se trouver qu'à la Croix.
Aussi inévitablement que la malédiction qui reposait sur nous lui indiquait la Croix comme le seul endroit où il pût être pleinement uni à nous, la bénédiction que Jésus nous apporte nous désigne la Croix comme le seul endroit où nous puissions être uni à Lui. Jésus a pris notre croix pour sienne ; nous devons chacun prendre sa Croix pour notre. Nous devons être crucifié avec Lui.
C'est en demeurant quotidiennement, profondément, en Jésus le Crucifié que nous goûterons la douceur de son Amour, la puissance de sa vie, la perfection de son Salut.
Amis croyants, le mystère de la Croix de Christ est un profond mystère. Beaucoup de chrétiens se contentent de regarder à la Croix Jésus mourant pour leurs péchés, sans aspirer à la communion avec le Crucifié. C'est à peine s'ils savent que Jésus les y invite. Ou encore, ils considèrent les afflictions ordinaires de la vie, que les enfants du monde doivent supporter également, comme leur part de la Croix de Christ. Ils n'ont pas la moindre idée de ce que signifie être crucifié avec Christ, que porter sa croix c'est être semblable à Christ selon les principes qui le conduisaient sur le chemin de l'obéissance.
Abandonner totalement toute volonté propre, refuser à la chair la satisfaction de ses désirs, se séparer complètement du monde, de ses manières de penser et d'agir, haïr et perdre sa propre vie, abandonner le moi et ses intérêts pour l'amour des autres - voilà les dispositions qui caractérisent celui qui a saisi la Croix de Jésus, qui veut pouvoir dire : « J'ai été crucifié avec Christ, je demeure en Christ, le Crucifié ».
Voulons-nous vraiment plaire à notre Seigneur et vivre en communion étroite avec Lui, autant que sa grâce peut nous y maintenir ? Oh ! prions afin que son Esprit nous conduise dans cette vérité bénie, ce secret du Seigneur pour ceux qui le craignent.
Nous savons comment Pierre a connu et déclaré que Christ était le Fils du Dieu vivant, alors que la Croix était encore pour lui un scandale (Matthieu 16. 16, 17, 21, 23). La foi qui croit au sang qui nous purifie et à la vie qui nous renouvelle ne peut atteindre sa croissance parfaite que si elle demeure sous la Croix et, dans une communion vivante avec Lui, cherche à devenir parfaitement conforme à Jésus, le Crucifié.
O Jésus, notre Rédempteur crucifié ! enseigne-nous à ne pas seulement croire en toi mais à demeurer en toi, à considérer ta croix, non seulement comme la base de notre pardon mais comme la loi de notre vie.
Oh ! enseigne-nous à l'aimer, non seulement parce que sur elle tu es mort pour porter notre condamnation mais parce que sur cette Croix, nous entrons en communion plus étroite avec Toi et nous sommes crucifiés avec Toi.
Enseigne-nous aussi que, dans la mesure où nous laisserons le Saint-Esprit dans lequel tu as supporté la Croix prendre pleinement possession de nous, nous serons rendus participants de la puissance et de la bénédiction auxquelles la Croix seule peut donner accès.
AMEN !
Demeurons en Jésus-Christ qui fut crucifié (1)
« Je suis crucifié avec Christ. et ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi » (Galates 2. 20).
« ... nous sommes devenus une même plante avec lui (Jésus) par la conformité à sa mort » (Romains 6. 5).
« Je suis crucifié avec Christ ». Par ces paroles, l'apôtre exprime la certitude de sa communion avec Christ dans ses souffrances et dans sa mort, et la certitude de sa participation à toute la puissance et à toutes les bénédictions qui découlent de cette mort. Puis il ajoute : « ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi » prouvant ainsi que ses paroles ont bien tout leur sens et qu'il se sait réellement mort désormais. Quelle expérience bénie ce doit être qu'une telle union avec le Seigneur Jésus !
Pouvoir considérer sa mort comme la mienne, aussi réelle que la sienne le fut — considérer comme mienne sa parfaite obéissance à Dieu, sa victoire sur le péché, sa complète délivrance de la puissance du mal.
Pouvoir saisir par la foi que la puissance de cette mort va travailler quotidiennement, avec une énergie divine, à faire mourir notre chair, à renouveler toute notre vie et à la rendre absolument conforme à la vie de résurrection de Jésus !
Demeurer en Christ le Crucifié, voilà le secret de la croissance dans cette vie nouvelle qui est toujours engendrée par la mort de notre nature propre.
Essayons de comprendre cela. « Une même plante avec lui par la conformité à sa mort » (Romains 6. 5), cette image expressive va nous enseigner ce que signifie : demeurer en Christ, le Crucifié.
Quand un greffon est relié au tronc sur lequel il doit se développer, on sait qu'il faut le fixer solidement, qu'il doit demeurer là où le tronc a été entaillé, blessé, ouvert pour recevoir ce greffon.
Pas de greffe sans blessure, sans ouverture et mise à nu de la vie profonde de l'arbre afin qu'il reçoive le rameau étranger. C'est seulement par cette blessure qu'il pourra entrer en relation avec la sève, la puissance de vie et de croissance du tronc robuste.
Il en est de même de Jésus-Christ et du pécheur qui croiten Jésus. Si nous sommes une même plante avec lui dans la conformité à sa mort, alors seulement nous connaîtrons la conformité à sa résurrection, nous participerons à la vie et à la puissance qui sont en lui.
Dans sa mort sur la croix, Jésus fut blessé et dans ses blessures ouvertes est préparée la place où nous pouvons être greffés.
Nous pourrions dire à un greffon - et, quand nous le fixons à sa place, c'est pratiquement ce que nous lui disons : « Demeure ici, dans la blessure du tronc qui va maintenant te porter ».
Ce même message est adressé à notre âme : « Demeure dans les blessures de Jésus. Là tu trouveras l'union, la vie et la croissance. Là tu verras combien son cœur s'est ouvert pour te recevoir, combien sa chair a été déchirée afin que soit ouverte la voie qui te permet d'être un avec lui et d'avoir accès à toutes les bénédictions qui découlent de sa nature divine ».
Remarquons aussi qu'il a fallu que le greffon soit arraché à l'arbre sur lequel il poussait naturellement et soit retaillé pour s'adapter à la place qu'on lui a préparée dans le tronc blessé. De la même façon, il faut que le croyant soit rendu conforme à Christ dans sa mort - qu'il soit crucifié et meure avec lui.
Le tronc blessé et le greffon blessé ont été taillés pour s'adapter l'un à l'autre, à la ressemblance l'un de l'autre.
Il y a une communion entre les souffrances de Christ et tes souffrances. Comme Jésus, nous devons accepter totalement le juste jugement et la malédiction que Dieu prononce à l'égard du péché. Comme Jésus, nous devons consentir à livrer à la mort ta vie chargée de péché et de malédiction et, par ce moyen, entrer dans une vie nouvelle. Comme Jésus, nous expérimenteras que le chemin qui mène à la joie et à la fécondité de la vie de résurrection passe nécessairement par le sacrifice volontaire de Gethsémané et du Calvaire.
Plus évidente sera la ressemblance entre le tronc blessé et le greffon blessé, plus les blessures de l'un s'adapteront exactement aux blessures de l'autre, et plus sûres, plus faciles, plus complètes seront l'union et la croissance.
C'est en Jésus-Christ le Crucifié que nous devons habiter. Il faut que nous apprennons à considérer la Croix, non seulement comme une expiation devant Dieu, mais aussi comme une Victoire sur le diable - comme une délivrance, non seulement de la culpabilité mais aussi de la puissance du péché
Nous devons contempler Jésus sur la Croix comme entièrement à nous, s'offrant Lui-même afin de nous recevoir et de nous unir à Lui dans la plus étroite intimité, pour nous faire participer à la puissance de sa mort au péché qui n'est autre que l'entrée dans la vie nouvelle de victoire.
Nous devons nous consacrer à Jésus dans un abandon personnel, avec beaucoup de prière et un désir ardent, le suppliant de nous accepter dans une communion et une conformité toujours plus étroite à sa mort, à l'Esprit dans lequel il a souffert cette mort.
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Demeurons en Christ en Lui faisant confiance pour nous garder (2)
La relation entre l'œuvre de Christ et la nôtre s'exprime merveilleusement dans les paroles de Paul « ... afin de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par le Christ Jésus » (Philippiens 3. 12a). Parce qu'il savait que le Tout-Puissant et le Fidèle l'avait saisi dans le dessein glorieux de le faire un avec Lui-même, alors il aspirait de toutes ses forces à saisir ce glorieux trophée. La foi, l'expérience, la pleine assurance d'avoir été saisi par Christ lui donnaient le courage et la force de lutter afin de saisir ce pour quoi il avait été saisi. Chaque nouvelle vision de ce but exaltant en vue duquel Christ l'avait saisi et le tenait, le stimulait à nouveau pour ne viser à rien de moins.
Nous comprendrons mieux l'expression de Paul et son application à la vie du chrétien si nous nous représentons un père aidant son enfant à escalader une pente d'une faille escarpée. Le père est en haut et il a pris la main de son fils pour l'aider. Il lui désigne l'endroit où il pourra, avec son aide, poser le pied s'il saute un peu. Le saut serait trop haut et trop dangereux si l'enfant était seul mais il a confiance dans la main de son père et il saute pour atteindre ce point d'appui en vue duquel son père lui-même l'a saisi. C'est la force de son père qui lui donne de l'assurance et le soulève et c'est ainsi que l'enfant est poussé à employer au maximum sa propre force.
Telle est la relation entre Christ et nous chrétien, faible et craintif de par nous même ! Fixons les yeux sur le but en vue duquel Christ nous a saisi : une vie d'habitation permanente, de communion ininterrompue avec Lui, c'est à cela que Jésus veut nous élever — rien de moins.
Ce que tu as déjà reçu — le pardon et la paix, sa grâce et son Saint-Esprit — n'en sont que les préliminaires. Et toutes les promesses que nous pouvons entrevoir dans le futur — sainteté, fécondité, gloire éternelle — n'en sont que la conséquence normale.
L’union avec Jésus, et corrélativement avec le Père, est son objectif suprême. Fixons les regards sur cela et contemplons jusqu'à ce que ce fait nous apparaisse clair et indubitable : le but de Christ, c'est que nous demeurons en Lui.
Et maintenant, que cette seconde pensée pénètre en nous : C'est pour cela que Christ nous a saisi. Sa force toute puissante s'est posée sur nous et nous propose maintenant de nous élever là où Il voudrait que nous soyons.
Fixons les regards sur Christ. Contemplons l'Amour qui rayonne de ses yeux et qui nous demande pourquoi nous ne lui faisons pas toujours confiance pour nous garder désormais, alors qu'Il nous a cherché, trouvé, attiré près de Lui.
Contemplons ses bras Puissants et disons-nous qu'il est raisonnable d'être certain de sa réelle capacité de nous garder en Lui. Et tout en pensant à ce qu'il nous montre —au dessein béni pour lequel il nous a saisi — tout en gardant les yeux fixés sur Celui qui nous tient et attend de pouvoir nous élever. Alors ne pourrons-nous pas aujourd'hui même gravir ce degré et accéder enfin à cette vie bénie d'habitation en Christ ? Alors disons chacun : « O mon Jésus, si tu me tiens, si tu t'es engagé à m'élever et à me garder, je veux oser. Avec confiance, malgré ma crainte, je veux dire : Jésus, j'habite vraiment en toi ». Bien-aimés compagnons dans la foi, allons-y, prenons le temps d'être seul avec Jésus et disons Lui cela.
Les vérités de Dieu doivent immédiatement être mises en pratique. Oh ! Consacrons-nous aujourd'hui même au Sauveur Jésus-Christ en Lui livrant la seule chose qu'Il demande de nous : nous abandonner pour demeurer en Lui. C'est Jésus Lui-même qui l'accomplira en nous. Nous pouvons Lui faire confiance pour qu'Il nous garde confiant, en Lui.
Et si jamais des doutes s'élèvent à nouveau ou si nous sommes tentés de désespérer par l'amère expérience d'une défaillance, rappelons-nous d'où Paul tirait sa force : « j'ai été saisi par Christ ». De cette certitude découlent des forces abondantes. De là, nous pouvons contempler sur quoi l'apôtre Paul a établi tout son cœur et y établir aussi nos cœurs. Là nous retrouverons la certitude que Jésus achèvera la grande œuvre qu'Il a commencée. Et cette certitude nous donnera à chacun le courage de dire à nouveau, jour après jour : « je veux continuer, afin de saisir ce pourquoi Christ m'a saisi ». C'est parce que Jésus nous a saisi et parce que Jésus nous garde que j'ose dire : "Mon Sauveur, je demeure en toi".
Demeurons en Christ en Lui faisant confiance pour nous garder (1)
« …afin de le saisir, puisque moi aussi j'ai été saisi par le Christ Jésus. » (Philippiens 3. 12).
Bien des gens admettent que demeurer en Christ est un devoir sacré et un privilège béni, mais ils trébuchent sans cesse devant cette question : une vie de communion ininterrompue avec Jésus le Sauveur. Est-ce possible ?
Des chrétiens éminents, placés dans des circonstances particulièrement favorables pour cultiver cette grâce, peuvent peut-être y parvenir, mais on ne peut guère s'y attendre pour la grande majorité des disciples dont l'existence, telle que Dieu l'a voulue, est si remplie par les affaires de cette Vie !
Plus ils entendent parler de cette Vie divine, plus ils comprennent combien elle est glorieuse et bénie et ils seraient prêts à sacrifier n'importe quoi pour en devenir les bénéficiaires. Mais ils sont trop faibles, ils ont trop peu de foi, ils ne peuvent y arriver.
Chers amis lecteurs ! Il leur faut apprendre que demeurer en Christ est exactement ce qu'il faut pour ceux qui sont faibles, que cela leur convient admirablement. Il ne s'agit pas de faire des grandes choses et cela n’exige pas que nous menions d’abord une vie parfaitement sainte et consacrée.
Non. Il s’agit simplement pour le faible de s'en remettre à Celui qui est Puissant pour le garder, pour l'être humain de peu de foi de s'appuyer sur Celui qui est fidèle et véritable. Demeurer en Christ n'est pas une œuvre que nous ayons à faire pour pouvoir jouir du salut, mais c'est accepter de laisser Jésus tout faire en nous, pour nous et par notre moyen.
C'est une œuvre que Jésus accomplit pour nous - c'est le fruit et la puissance de son Amour Rédempteur. Notre part, c'est de nous abandonner, de nous confier et d'attendre ce qu'Il s'est engagé à accomplir.
Cette attente paisible, pleine de confiance, se reposant sur la promesse de Christ, qu'il y a en Lui une habitation toute préparée, voilà ce qui manque si gravement parmi les chrétiens.
Ils prennent rarement le temps ou la peine de comprendre que, lorsque Jésus dit : « Demeurez en moi », Il s'offre Lui-même — Lui, le Gardien d'Israël, qui ne sommeille ni ne dort (Psaumes 121. 4) — avec tout son Amour et toute sa Puissance, pour être l’habitation vivante de l’âme, là où la puissante influence de sa Grâce sera plus forte pour nous garder, plus forte que toutes nos faiblesses qui nous détourne de Lui.
Voici l'idée que ces chrétiens se font de la grâce : leur conversion et leur pardon ont été l'œuvre de Dieu mais maintenant, par reconnaissance envers Dieu, c'est leur œuvre à eux de vivre en chrétiens et de suivre Jésus.
On retrouve toujours cette pensée d'une œuvre à accomplir et, bien qu'ils prient Dieu de les aider, cela reste leur œuvre. Ils trébuchent continuellement, se désespèrent et le découragement ne fait qu'accroître leur impuissance.
Non, quittez cette erreur. C'est Jésus qui vous attirait à Lui quand Il vous a dit « Venez », et c'est encore Jésus qui vous garde quand Il dit : « Demeurez ».
La grâce pour venir et la grâce pour demeurer ne peuvent provenir que de Jésus seul. Vous avez entendu, médité et accepté ce mot : « venez ». Ce fut le cordage d'amour qui vous a tiré près de Lui ; de même « demeurez » est le lien par lequel Jésus vous tient solidement et vous attache à Lui.
Que chaque âme prenne seulement le temps d'écouter la voix de Jésus. « En moi », dit Jésus, « dans mes bras puissants. il y a de la place. C'est moi, moi qui t'aime tant, qui te dis : demeure en moi ; tu peux te fier à moi en toute certitude ». La voix de Jésus pénétrant et demeurant dans l'âme ne peut que susciter cette réponse : « Oui, mon Sauveur, en toi je peux, je veux demeurer ».
Demeurez en moi : ces paroles ne sont pas comme la loi de Moise, exigeant du pécheur ce qu'il ne peut accomplir. Il y a là un commandement d'amour, c'est-à-dire une promesse sous une autre forme.
Pensez à cela jusqu'à ce qu'ait disparu toute impression de fardeau, de crainte, de désespoir et que la première pensée qui vienne à votre esprit quand on vous parle de demeurer en Christ soit une espérance vibrante et joyeuse au point que vous pouvez dire : "c'est pour moi et je vais en jouir".
Vous n'êtes pas sous la loi, avec ses implacables « Fais ceci », mais sous la grâce bénie qui dit « Crois » à ce que Jésus a fait pour toi. Et si on vous pose cette question : « Mais, il y a sûrement quelque chose à faire de notre part », répondez : « Nos actes et notre travail ne sont que le fruit de l'œuvre de Jésus-Christ en nous ».
Quand l’âme devient littéralement passive, attendant en paix ce que Christ va faire, c'est alors que son énergie est capable de la plus grande activité et que nous pouvons travailler plus efficacement parce que nous savons qu'il travaille en nous.
Quand nous discernons dans ces mots « en moi » la puissante énergie de l'amour tendue vers nous pour nous atteindre, nous prendre et nous tenir, c'est alors que s'éveille toute la force de notre volonté pour habiter en Lui.
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La Grâce oui, mais nos choix ont des conséquences
La Grâce, selon la Bible, est la faveur imméritée de Dieu à notre égard. Nous sommes ainsi sauvés par la Grâce, au moyen de la foi en l’œuvre parfaite et achevée de Jésus sur la croix. En nous offrant en sacrifice Jésus Son Fils unique, Dieu le Père nous a réconciliés avec Lui et a effacé les actes dont les ordonnances nous condamnaient. Chacun de nous enfants de Dieu sommes donc une nouvelle créature en Christ Jésus et nous sommes appelés à marcher en nouveauté de vie par l’œuvre du Saint-Esprit en nous. Et par la même Grâce, nous pouvons à chaque fois nous approcher du Trône de la Grâce de Dieu pour lui rendre des actions de grâces pour tous ses bienfaits à notre égard. Nous nous approchons aussi du Trône de la Grâce de Dieu pour demander pardon à Dieu pour nos péchés et iniquités, chaque fois où malgré notre bonne volonté de Lui obéir et de marcher selon Ses voies, nous nous laissons séduire par Satan pour trouver un compromis dans le péché. La Grâce de Dieu est chaque fois disponible pour qui se repend sincèrement de ses péchés et s'en détourne. Mais sachons avec certitude que la Grâce de Dieu ne nous donne jamais un prétexte pour pécher. « Que dirons-nous donc ? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? Loin de là ! … » (Romains 6 : 1-2).
La Grâce est disponible oui, mais Dieu ne peut malgré cela, nous empêcher de vivre les conséquences de nos choix, et cela pour plusieurs raisons que voici ci-dessous :
1. Dieu respecte notre libre arbitre :
L’Éternel Dieu dit : « J’en prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité … » (Deutéronome 30. 19).
Nous êtres humains, Dieu nous a créés libres. Dieu ne tient pas à être servi par des gens dénués de volonté propre. Mais Dieu n'a pas donné le libre arbitre qu’aux êtres humains. Même les anges dans le ciel ont le libre arbitre. Dans Ésaïe 14. 9-15 et Ézéchiel 28. 14-19, la Bible nous apprend que Lucifer (qui signifie ange de lumière ou porteur de lumière) a été créé parfait dans toutes ses voies. Dieu n'a pas créé le péché, ou un être imparfait. Il n'y avait aucune raison pour que Lucifer tombe de sa position élevée. Lucifer, l’un des plus beaux et puissants anges de Dieu, médita dans son cœur qu’il pouvait s’élever au-dessus de Dieu. Ainsi Lucifer a choisi de se rebeller volontairement contre le gouvernement et l'autorité de Dieu et un tiers des anges le suivirent. Et ils sont destinés à être condamnés dans l'Enfer éternel comme conséquences de leurs choix.
Dans le Livre de Romains 8. 20, nous lisons que « la création a été soumise à la vanité, non de son gré … ». Dans la version français courant, on peut lire « non parce qu’elle l’a voulu elle-même ». Cela laisse entendre que la création a une volonté. En effet, c’est un principe propre à Dieu, que tout ce qui respire ou se réclame de Lui, le serve en toute liberté. C’est pourquoi Dieu ne peut nous ôter la faculté de choisir de Lui obéir ou non, de vivre ou de mourir, de choisir la vie éternelle pour le Paradis ou la mort éternelle pour l'Enfer. Dieu ne viendra pas choisir à notre place. Il nous présente comme nous le révèle Deutéronome 30. 19 la vie et la mort, en nous conseillant cependant et par amour de faire le bon choix de choisir la vie. Mais quand nous nous entêtons à choisir la voie de la destruction, Dieu ne viole pas notre liberté, pour nous empêcher d’en vivre les conséquences.
2. C’est une loi perpétuelle de l’Éternel :
« Tant que la terre durera, on sèmera et on récoltera… » (Genèse 8. 22).
Dieu, lorsqu’Il fit émerger la terre des eaux après le déluge du temps de Noé, instaura une loi qui dure de générations en générations, jusqu’à ce que le ciel et la terre ne soient plus. C’est bien celle des semailles et de la moisson. Depuis lors, il n’y a pas de prières possibles pour ne pas moissonner ce qu’on a semé ; ni pour une espèce donnée de porter les fruits d’une autre. Comme s’interroge Matthieu 7. 16 : « … Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? » Et Luc nous en donne la réponse : « Car chaque arbre se connaît à son fruit. On ne cueille pas des figues sur des épines, et l’on ne vendange pas des raisins sur des ronces » (Luc 6. 44). Selon donc le type de semence, l’on moissonne inévitablement en conséquence.
« Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption ; mais celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie éternelle. » (Galates 6. 8). Sauf donc à se contredire, et ce n’est pas prêt d’arriver, Dieu ne peut rien pour nous empêcher de moissonner ce que nous avons semé nous-mêmes. La grâce oui, le pardon oui, mais Dieu a créé l’univers pour être régi par des liens de causes à effets. Ainsi, chacun assumera donc les déconvenues liées à ses choix. Toutefois, la Bonne Nouvelle c’est que Dieu ne tient pas compte des temps d’ignorance. Quand le repenti est sincère, Sa Grâce vient nous donner la capacité d’endurer facilement les conséquences qui auraient pu être fatales sans elle.
3. On ne se moque pas de Dieu :
Dieu regarde au cœur. Il sait qui se trompe de bonne foi et qui se rebelle tout simplement ; et dans Sa si grande sagesse, Dieu accorde à chacun ce qu’il convient.
« Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi » (Galates 6. 7).
Se moquer de Dieu, c’est « se foutre volontairement » de Lui, de Ses commandements et prescriptions. Dieu veille que ceux qui se comportent ainsi, n’échappent pas aux conséquences de leurs actes. Il en fait Son affaire. C’est vraiment terrible d’avoir Dieu pour ennemi. Ne courez alors jamais ce risque. Quand vous ne savez pas, vous pouvez plaider l’ignorance. Mais si vous savez et Dieu sait quand vous savez, vous ne pouvez plus vous en prévaloir.
La Grâce n’est donc pas, comme le pensent plusieurs, un quitus pour continuer de pécher allègrement, comptant sur l'Amour de Dieu qui comprend et compatit à l’infini. Au contraire, la Grâce est intervenue, afin que nous n’ayons plus d’excuses pour continuer de vivre dans le péché. Elle est ainsi la capacité que Dieu nous donne pour dominer le péché.
Un vide à combler en l'être humain
Un des grands problèmes de l'être humain est qu'il est un être qui prend conscience qu'il y a en lui un vide et des désirs profonds à satisfaire, très souvent inexplicables. C'est quelque chose qui le mine et que l'être humain veut à tout prix combler. L'être humain peut nier Dieu, cependant il n'en demeure pas moins qu'il réalise qu'il manque quelque chose. Et c'est très souvent pour fuir cette réalité que l'être humain a tendance à s'adonner à la drogue, à un tourbillon d'activités, à accepter aveuglément toutes sortes de philosophies, d'enseignements sur la réalisation de soi, etc...
Alors, comment combler ce vide ?
Pour combler ce vide, certains sont même prêts à adorer le diable, à se suicider ou à se laisser diriger par un homme qui prend ainsi la position que Dieu seul devrait avoir. On peut également être prêt à gagner le monde avec le désir inavoué de se faire soi-même dieu. Celui qui ne trouve pas Dieu hors de lui, le cherche en lui. Mais une vie sans le seul Dieu véritable est vide de sens, elle est semblable à un navire sans gouvernail ballotté çà et là par des vents contraires sur une mer en furie. Or Dieu connaît l'être humain à fond. Il le sonde et Il connaît ses grands besoins. Dieu n'est-Il pas Celui qui a créé les êtres humains ? C'est pourquoi, Dieu a donné aux êtres humains le seul moyen de Le trouver.
C'est Dieu seul qui peut combler ce vide :
Oui, Dieu seul peut et veut combler le vide qui est en l'être humain ! « Dieu a fait d'un seul sang tous les peuples de l'humanité pour habiter sur toute la face de la terre, ayant fixé des périodes déterminées, ainsi que les bornes de leur habitation, pour qu'ils cherchent Dieu, en s'efforçant si possible de Le toucher comme à tâtons et de Le trouver, quoiqu'il ne soit pas loin de chacun de nous » (Actes 17. 26-27). En fait, Dieu n'est pas si loin. Autour de nous, tout prouve qu'Il est là, car Il est « le Dieu qui a fait le monde et toutes les choses qui y sont, lui qui est le Seigneur du ciel et de la terre » (Actes 17. 24).
Le seul vrai Dieu notre Créateur est prêt à s'occuper de chacun de nous, à répondre à nos besoins. Notre Seigneur Jésus a dit : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous, et apprenez de moi, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez le repos de vos âmes » (Matthieu 11. 28-29). C'est en son Fils Jésus que Dieu s'est révélé à l'être humain sur cette terre. Dieu s'est approché de nous en se faisant homme : Jésus-Christ est Dieu manifesté en chair, et Il a habité parmi les êtres humains. Malgré tout, la nature de l'être humain s'est montrée entièrement rebelle, incontrôlable et indisciplinée envers Jésus, ne supportant pas la Sainteté de Dieu en Jésus. La preuve : les êtres humains ont haï sans cause le Seigneur Jésus. Ayant conspiré contre Lui, ils ont délibérément résolu de mettre Jésus à mort par le moyen de la crucifixion afin de faire taire Sa voix qui présentait clairement leur condition.
Malgré toute la haine que les êtres humains pécheurs ont manifesté à l'égard de Jésus jusqu'à Le crucifier pour Le mettre à mort, le Seigneur Jésus est ressuscité le troisième jour et Il a vaincu pour toujours le péché, la mort et l'Enfer. Oui, par sa mort et par sa résurrection, Jésus-Christ a traversé et a vaincu pour toujours la mort pour tous ceux qui Lui appartiennent en croyant véritablement en Lui. JÉSUS SEUL DONNE UN SENS VÉRITABLE A NOTRE VIE parce qu'Il nous offre la Victoire sur tous ceux qui nous enchaînent. Oui, Jésus l'offre à tous ceux qui ont mis leur confiance en Lui ! Pour l'éternité, ils sont au bénéfice de cette glorieuse Victoire. “Notre Sauveur Jésus Christ... a annulé la mort et a fait luire la vie et l'incorruptibilité par l'évangile” (2 Timothée 1. 10).
Plus qu'un vide comblé : la vie éternelle :
Alors, cher(e)s lecteurs/trices, si ce n'est pas encore fait, voulez-vous que Dieu comble le vide qui vous oppresse ? Ce chemin aboutit à la vie éternelle avec Dieu qui nous bénit pour toujours. Oubien préférez-vous rester insatisfaits, continuer à remplir ce vide vainement avec les plaisirs du monde, et rester loin de Dieu ? Sachez que ce chemin conduit à l'Enfer loin de Dieu et dans la malédiction éternelle. Mais dès maintenant, Dieu place devant chaque être humain la vie afin que chacun choisisse.
« Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils : celui qui a le Fils a la vie, celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie » (1 Jean 5. 11-12).
Que chacun choisisse Jésus, le Fils de Dieu, pour avoir la vie éternelle, car Dieu veut que tous les êtres humains soient sauvés. Dieu est prêt à revêtir de sa Justice quiconque se repent de ses péchés, croit en Jésus et se confie entièrement en Lui. C'est risqué, dangereux même, de repousser à demain la Grâce de Dieu en Jésus qui nous est offert dès maintenant. Cher(e)s lecteurs/lectrices, sachez que Dieu veut votre bonheur et que « il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent » (Luc 15. 10).
Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés (2)
"Comme des enfants obéissants, ne vous conformez pas aux convoitises que vous aviez autrefois, quand vous étiez dans l'ignorance" (1 Pierre 1. 14).
L'ignorance nous est présentée, ici, comme un contenant qui nous limite, nous maintient dans les ténèbres. Ne vous laissez pas modeler : modeler signifie : façonner un objet en lui donnant une forme déterminée par exemple avec une substance molle.
La Bible nous demande de ne pas nous laisser façonner comme cette pâte, par notre environnement, par la mode du moment, par l'influence de ceux qui veulent nous dominer. Dieu nous a créés avec une volonté, c'est à nous de réagir.
Certains se laissent modeler suivant l'image de leur idole : chanteur, vedette sportive en adoptant leurs looks, coiffures, lunettes, langages, etc.
Transformer signifie : métamorphoser (metamorpho en grec), changer dans une autre forme, être transfiguré. L'apparence de Christ fut changée et il resplendit d'un éclat divin sur la montagne de la transfiguration.
Dans transformer, nous trouvons deux mots « trans » et « former »
« Trans » signifie aller au-delà du modèle, au-delà de la forme actuelle, d'une forme déterminée, établie, imposée ou encore changer en forme, en nature, en apparence et en structure.
Pour être transformé, comme la chrysalide en papillon, nous avons besoin d'élever notre regard, notre espérance vers les choses d'en haut, c'est-à-dire vers Dieu, vers la vie et la marche par le Saint-Esprit.
Nous avons besoin d'aligner nos pensées sur les pensées de Dieu. Comme la chrysalide, c’est à nous que revient la décision de sortir du cocon, dans lequel le monde nous enferme.
Nous devons exercer toute notre énergie avec persévérance, afin de fortifier nos muscles de la foi. Par-dessus tout, nous exposer aux rayons du soleil de justice : Jésus.
La Bible NBS dit : « Soyez transfigurés », cela signifie être transformés, changés dans une autre forme ou une autre nature.
"Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, il les conduisit seuls à l'écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants et d'une telle blancheur qu’il n'est pas un foulon sur la terre qui puisse blanchir ainsi" (Marc 9. 2-3).
En réalité que s'est-il passé ?
La véritable personnalité de Jésus cachée à l'intérieur de son corps ou de son enveloppe est apparue d’une manière visible.
Cette expérience de Jésus démontre que cela est possible pour nous aussi. C'est le but vers lequel nous devons tendre. Notre regard doit être fixé sur cet objectif : Nous laisser transformer par le renouvellement de notre intelligence, de nos pensées, avec la Parole de Dieu et le Saint-Esprit.
Cette expérience de Jésus nous montre que nous avons besoin de revenir au modèle original.
Renouveler veut dire rendre neuf de nouveau. Cela veut assurément dire que ce fut le modèle initial qui était en nous à la fondation du monde, mais qui a été endommagé, corrompu par le péché.
Il n'y a rien de nouveau sous le soleil. Nous avons juste besoin de revenir au modèle original qui est celui de Christ. Jésus-Christ est le modèle parfait de l'être humain, que Dieu avait à l'esprit lorsqu'Il créa l'être humain à son image selon sa ressemblance.
Jésus est ce qu’Adam n'a pas pu être. C’est la raison pour laquelle il est appelé le « dernier Adam ». C'est pourquoi il est écrit : "Le premier homme, Adam, devint une âme vivante. Le dernier Adam est devenu un esprit vivifiant" (1 Corinthiens 15 : 45).
Jésus-Christ est le moule dans lequel nous voulons être coulés pour devenir conformes à Lui. Rejeté par les hommes, Jésus ne s'est jamais rejeté Lui-même, car Il savait qui Il était. Il n'avait pas besoin de l’appréciation des êtres humains de son époque.
Jésus est le modèle parfait d'amour, d'intégrité, de sainteté, de pureté, d'excellence, de puissance, de force, de sagesse, d'abondance, de paix, de domination et de souveraineté.
Jésus a manifesté la domination sur toute la création : la tempête, les esprits mauvais, la végétation, les animaux, et même sur la mort, puisqu'Il est ressuscité.
Il n'a jamais manqué de rien. Sa mentalité, ses valeurs, ses habitudes et ses œuvres (actions) sont celles que chacun de nous désire imiter et pratiquer, afin de vivre sur terre une vie accomplie et épanouie.
Le défi est le suivant, pour devenir conformes à Jésus, nous devons être transformés en ramenant nos pensées à leur état d'origine c'est-à-dire en pensant comme Dieu pense, en voyant comme Dieu voit, en vivant comme Dieu a vécu sur terre par Jésus avec la mentalité et les principes du Royaume de Dieu.
Comment penser comme Dieu pense ? En nous laissant imbiber chaque jour par la Parole de Dieu. Sans la lecture assidue de la Parole de Dieu, il nous sera difficile de changer de mentalité et d’être transformés à l’image de Jésus.
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