Naître de nouveau pour entrer dans le Royaume de Dieu
« Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le Royaume de Dieu » (Jean 3. 3) « La chair et le sang ne peuvent hériter le Royaume de Dieu, et la corruption n'hérite pas l'incorruptibilité. » (1 Corinthiens 15. 50)
L'être humain est né chair, c'est-à-dire dans le péché, avec des désirs contraires à la volonté du Seigneur. Dès le plus jeune âge, ces mauvais désirs du cœur se manifestent naturellement, sans avoir besoin d'apprentissage : vol, méchanceté, envie, orgueil, etc... Comment un tel être humain pourrait prétendre s'adresser au Dieu Créateur trois fois Saint ? Comment peut-il penser être reçu dans la sainte et glorieuse présence de Dieu ?
Conscient de cela, l'être humain essaie de compenser ce mal inné en lui par quelques bonnes œuvres. Mais combien de bonnes actions faut-il pour compenser complètement toutes nos transgressions ? Jamais aucun être humain ne pourra jamais se sauver par soi-même. La seule solution est de repartir à zéro avec un nouvel esprit, un nouveau cœur qui a désormais des désirs agréables au Seigneur. Il faut une nouvelle naissance, afin d'être capable de marcher selon l'Esprit. C'est pourquoi Jésus dit : « si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. » (Jean 3. 3)
L'être humain qui désire entrer dans le Royaume de Dieu doit accepter Jésus-Christ comme seul Seigneur et Sauveur de sa vie. Il doit prendre la ferme décision de se repentir de ses péchés et de les abandonner. Il doit croire au parfait sacrifice de Jésus sur la croix et accepter Jésus-Christ comme son seul Maître. Le Saint-Esprit vient faire sa demeure en cette personne et lui fait naître de nouveau. Le Saint-Esprit le scelle. Ce sceau du Saint-Esprit est, pour tous ceux qui sont nés de nouveau, un gage assuré de leur entrée au Paradis, de leur héritage et de leur appartenance pour toujours à Dieu.
Abraham fit confiance à Dieu jusqu'à accomplir l'impossible
Quand Dieu nous demande d’accomplir l’impossible, faisons Lui confiance, car Il nous accompagne à chaque pas.
Lire GENÈSE 22. 1-18
Dans ce passage, nous lisons l’histoire incroyable d’un père à qui Dieu a demandé de sacrifier son fils bien-aimé, un enfant longtemps attendu. Toutefois, on néglige souvent de relater un détail important de ce récit : ce qu’Abraham n’a pas fait.
Dès le début, Abraham n’a pas marchandé avec Dieu afin d’épargner Isaac, bien que selon l'être humain naturel, cela aurait été parfaitement légitime. L’Écriture nous dit seulement que « Abraham se leva de bon matin » (Genèse 22. 3), prêt à obéir à chacune des directives de l’Éternel Dieu.
Abraham a lui-même préparé l’autel, y a attaché son fils Isaac et a pris un couteau. En aucun moment au cours de ce processus déchirant, nous ne lisons pas qu’il a hésité d'obéir à Dieu, en espérant que l’Éternel Dieu change d’idée. Pourquoi ? Parce que Abraham avait confiance en Dieu ; à tel point en fait, qu’il était prêt à accomplir l’impensable. Abraham était sur le point de sacrifier Isaac quand un ange l’a appelé du Ciel pour lui indiquer le bélier que Dieu lui fournissait comme substitut (voir Genèse 22. 12). Alors seulement, Abraham a su qu’il n’avait pas à sacrifier son fils Isaac.
Abraham nous enseigne l’obéissance, tant par ses actions, que par ce qu’il n’a pas fait. Et cet histoire réelle nous donne également un aperçu de la nature bienveillante de Dieu.
Quand nous obéissons à Dieu malgré les difficultés, notre foi en est affermie.
Abraham a subi l’une des plus grandes épreuves racontées dans la Bible, et pourtant, il a obéi promptement et de bon cœur. Sa réponse nous enseigne certaines leçons relatives à la soumission.
L’obéissance va parfois à l’encontre de la logique. Dieu avait conclu une alliance avec Abraham et ses descendants (Genèse 17. 7), qui devait être transmise à Isaac, le fils de la promesse (Galates 4. 28). Cependant, l’Éternel appelait maintenant Abraham à sacrifier Isaac son enfant.
L’obéissance exige que l’on fasse confiance à Dieu. Abraham a obéi, car il croyait que l’Éternel tiendrait sa promesse, même s’il devait ressusciter Isaac d’entre les morts (Hébreux 11. 17-19). Abraham avait dit à ses serviteurs : « Restez ici avec l’âne; moi et le jeune homme, nous irons jusque-là pour adorer, et nous reviendrons auprès de vous » (Genèse 22. 5).
L’obéissance nous permet de remettre les conséquences à Dieu. Abraham croyait fermement que, pour tenir parole, Dieu protégerait Isaac. Cela dit, peut-être Abraham n’aurait pu deviner que Dieu lui fournirait un bélier en guise de substitut (voir Genèse 22. 12-14). Le Seigneur Dieu nous éprouve afin de nous rendre plus obéissants et d’affermir notre foi. Alors, comptons vraiment sur lui.
La foi en Dieu, en Jésus
En ce qui concerne l’obtention du Salut, plusieurs pensent qu’ils doivent faire de bonnes actions, ou intégrer une bonne religion sur terre, ou aimer leur prochain comme Dieu l’a demandé, ou encore œuvrer puissamment pour Dieu.
La foi en Jésus est la base et la source de tout dans la chrétienté. C’est la condition principale de Dieu pour quiconque veut être sauvé : Dieu veut que nous croyons en Jésus le Messie qu’il nous a envoyé et que nous Lui donnons notre vie entière. Voir Jean 3. 16.
1. Nous devenons enfants de Dieu (Galates 3. 26).
2. Nous pouvons être agréables à Dieu (Hébreux 11. 6).
3. Nous sommes justifiés et avons la paix (Romains 5. 1).
4. Nous pouvons voir la Gloire de Dieu (Jean 11. 40).
5. Nous sommes sauvés et non par nos oeuvres (Philippiens 3. 9).
6. Le juste vivra sur cette terre pour que Dieu puisse prendre plaisir en lui (Hébreux 10. 38).
7. Nous héritons des promesses de Dieu (Hébreux 6. 12).
8. Nous recevons le Saint Esprit (Galates 3. 14).
9. Nous obtenons un rang honorable, et une grande assurance (1 Timothée 3. 13).
10. Nous obtenons la vie, la guérison, la protection, la Grâce de Dieu et pleines d'autres choses promises par Dieu.
Avoir la foi en Jésus Christ justifie l'être humain (Romains 3. 28). La foi en Dieu est le moyen permettant de recevoir Sa grâce. « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. » (Éphésiens 2. 8-9).
La foi est un don qui vient de Dieu. Dieu peut purifier par la foi TOUT être humain. « Il n’a fait aucune différence entre nous et eux, ayant purifié leurs cœurs par la foi » (Actes 15. 9).
La justification par la foi en Dieu ouvre la porte vers la vie éternelle. « Le juste vivra par la foi » (Romains 1. 17).
La foi chrétienne repose sur la croyance en l'œuvre parfaite de Jésus-Christ. La foi en Jésus-Christ est source de guérisons. La Foi, c'est l'arme du chrétien !
La foi en Dieu est source de prodiges ! La foi en Jésus Christ est une puissance du Saint-Esprit. La prière dans la foi doit être persévérante : « Priez sans cesse » (1 Thessaloniciens 5. 17).
Si notre foi faiblit, demandons au Seigneur Jésus de l'amplifier ! : « sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience » (Jacques 1. 3).
Avoir la foi en Dieu est un bouclier contre la peur et l'adversaire : « Prenez par-dessus tout cela le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin » (Éphésiens 6. 16).
Le don de la foi ne mène à rien sans l'Amour. La foi s'épanouit dans le fruit de l'Esprit Saint (Galates 5. 22). « Maintenant donc ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance, l'amour ; mais la plus grande de ces choses, c’est l'amour » (1 Corinthiens 13. 13).
La justification par la foi réconcilie l'être humain avec Dieu : « Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ » (Romains 5. 1). L'être humain justifié par la foi devient "enfant de Dieu" (Jean 1. 12).
L’apôtre Paul recommanda aux disciples en Actes 14. 22 de persévérer dans la FOI, ce que nous devons aussi faire pour garder la foi jusqu’à la fin afin d’hériter de la couronne de vie. "J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi" (2 Timothée 4. 7).
Dans la Bible, le mot « FOI » a des synonymes tels que : Espérance, Croyance, Confiance. Et tout cela est en Jésus-Christ.
Les bonnes œuvres et tout ce que nous faisons de bon pour le Seigneur Jésus, et même la pratique des commandements de Dieu sont des conséquences de notre foi en Jésus. C’est parce que nous croyons que nous faisons pour la Gloire de Dieu et nous nous laissons conduire par l’Esprit Saint de Dieu. Éphésiens 2. 9
N’oublions pas que nous sommes sauvés par la Grâce de Dieu au moyen de la Foi en Jésus (Éphésiens 2. 8).
Mais on lit ceci dans Luc 18. 8 : « Quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » parce que : « …dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s'attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons » (1 Timothée 4. 1) .
Sachons qu'il peut arriver que notre foi prenne un coup ou diminue, mais sachons aussi que notre Seigneur Jésus, par son Esprit Saint, peut venir au secours de notre incrédulité et augmenter notre foi. Voir Luc 17. 5, Marc 9. 24
Si nous croyons en Jésus, nous sommes sauvés pour l'éternité. Amen !!!
La conviction produite par le Saint-Esprit
Nous abordons ici l’œuvre du Saint-Esprit de Dieu en l’être humain pécheur, après la Pentecôte. Que doit-Il accomplir avant tout autre chose dans un cœur encore inconverti ?
1) Le Saint-Esprit convainc de péché :
« Quand Il sera venu, Il convaincra le monde en ce qui concerne le péché parce qu'ils ne croient pas en moi » (Jean 16. 8-9).
Il est évident que l’être humain doit reconnaître son état de péché et de perdition avant de pouvoir accepter Jésus-Christ, le Sauveur, qui l'en délivre. "C'est celui qui se sait malade qui va chez le médecin" (Marc 2. 17).
Le Saint- Esprit convainc de péché le monde, c’est-à-dire tous les êtres humains. Il n'en est aucun auquel Il ne fasse sentir sa culpabilité, soit par la Parole de Dieu, soit simplement par la conscience (voir Romains 2. 14-15).
Remarquez que le mot « péché », dans Jean 16. 8-9, est au singulier et non au pluriel. Le Saint-Esprit révèle à l’être humain qu'il est perdu, non parce qu’il a commis certaines fautes ou même certains crimes. En effet, Dieu, dans sa Parole, promet à qui veut croire, le pardon de tous les péchés : « Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige » (Esaïe 1. 18).
L'être humain est condamné devant Dieu, non parce qu'il est pécheur, mais parce qu'étant pécheur, il n’a pas voulu croire au Sauveur Jésus et accepter son pardon. « Celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu » (Jean 3. 18).
L'incrédulité en face de Jésus-Christ est donc le péché le plus grave qu’un être humain puisse commettre. Ce péché ne peut être pardonné, puisqu'il consiste précisément dans le refus volontaire et obstiné du pardon que Dieu offre en Jésus. Dieu n'obligera jamais à croire les êtres humains qui refusent de croire en Jésus, car Il les a créés libres.
Le Saint- Esprit convainc ensuite de justice, parce que, dit Jésus : « Je vais au Père et que vous ne me verrez plus » (voir Jean 16. 8-10).
Le Saint-Esprit ne montre pas seulement à l’être humain sa perdition. Il lui révèle en même temps Jésus-Christ, dont la Justice et la Divinité sont démontrées par sa Résurrection et son Ascension au Ciel auprès de Dieu son Père.
Dieu produit ainsi dans son cœur sincère et repentant la conviction que Jésus est bien le seul Sauveur qui est Saint et Juste, Il déclare justes tous ceux dont la foi repose entièrement sur Lui (voir Romains 5. 19).
Ici encore, selon Jean 16. 8, c'est le monde, donc tous les êtres humains, que l'Esprit convainc de justice. Tous ceux qui sont en contact avec l’Évangile doivent reconnaître que Jésus-Christ est la vérité et qu'Il est bien le Sauveur du monde. C’est ce qui fait leur responsabilité devant Dieu, s'ils refusent malgré cela le salut.
Le Saint-Esprit convainc enfin de jugement, « parce que le prince de ce monde est jugé » (Jean 16. 8, 11). Si un homme résiste à la double conviction que le Saint-Esprit veut mettre en lui, il sera convaincu de jugement. Comment savons-nous que les incrédules seront jugés ? Parce que leur père, le diable, l'est déjà en principe. "Par la croix, Jésus-Christ l’a anéanti" (voir Hébreux 2. 14).
Le Saint-Esprit finit par convaincre ceux qui lui résistent que le même châtiment les atteindra en Enfer, lorsqu'ils seront jetés dans le feu éternel, préparé pour le diable et pour ses anges (Matthieu 25. 41).
La conviction concernant le jugement sera telle que « toute bouche sera fermée » sans récrimination possible (voir Romains 3. 19), et que les incrédules mêmes fléchiront les genoux avec tremblement devant Jésus, Celui qu'ils auront rejeté, avant d'être jetés dans l'Enfer éternel. Hélas, pour eux, ce sera trop tard.
Le discours de l'apôtre Pierre, le jour de la Pentecôte, illustre la manière dont le Saint-Esprit cherche à convaincre les êtres humains :
1) De péché : En montrant aux Juifs qu'ils ont rejeté et crucifié Jésus (voir Actes 2. 23).
2) De justice : En leur prouvant que Jésus est bien le Messie, le Fils de Dieu, annoncé par les Saintes Écritures, et qu'Il est ressuscité et glorifié (voir Actes 2. 22, 24, 36).
3) De jugement : en leur parlant du jour du Seigneur, du grand jour du Jugement qui approche avec ses signes prodigieux, et en les exhortant à se sauver de cette génération perverse avant qu’il soit trop tard (Voir Actes 2. 19-20, 40).
Les sept paroles de Jésus sur la croix (2)
4. “Eli, Eli, lama sabachthani ? c’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?” (Matthieu 27. 46).
Nous ne pouvons aborder cette quatrième parole de Jésus crucifié qu’avec un profond respect. C’est une parole d’importance capitale, d’une immense densité, et qui reste insondable pour nous. Depuis midi, il fait nuit sur Jérusalem. Des ténèbres surnaturelles ont recouvert le pays. Plus de moqueries, plus d’injures, les hommes sont mis de côté. Dieu soustrait son Fils aux regards humains. Ce qui se passe à ce moment-là sur la croix ne peut être vu, ni compris par une créature.
Pendant ces trois heures d’obscurité, personne ne pu jamais entrer dans la détresse de Jésus. Notre Sauveur Jésus demeura dans une solitude totale, abandonné de Dieu son Père, parce qu’Il expiait les péchés du monde. Lui Jésus, le Fils bien-aimé du Père, était à ce moment-là, privé de la présence de Dieu son Père. Pourquoi ? Parce que par Amour, Jésus s’était identifié à nous pécheurs. Il a pris sur Lui tous nos péchés et la malédiction que nous méritions à cause de nos péchés. Souvenons-nous toujours de la souffrance de Jésus sur la croix. Sans les heures d’expiation, personne n’aurait pu être sauvé. Le châtiment de nos fautes serait toujours devant nos yeux.
Mais dans ces heures d’abandon, la Sainteté de Dieu brilla d’un éclat insoutenable : Dieu condamna son propre Fils Jésus. Mais Dieu le fit par Amour, pour nous sauver, nous qui ne l’aimions pas et qui étions ses ennemis. Amour infini de Dieu le Père, de Jésus-Christ son Fils unique et du Saint-Esprit ! Éternel sujet d’adoration pour nous, véritables croyants en Jésus !
5. “J’ai soif” (Jean 19. 28).
Par sa cinquième parole sur la croix, après les trois heures d’abandon, Jésus demande à boire. Ses blessures, son combat moral, font qu’Il souffre d’une soif ardente. Mais, avant tout, ce n’est pas pour cela qu’Il dit : ” J’ai soif “. Sur la croix, comme durant toute sa vie, Jésus a toujours fait la volonté de Dieu. Mais malgré sa souffrance intense, Il s’écrie : “J’ai soif ” parce que l’Écriture sainte annonçait par avance : “Dans ma soif, ils m’ont abreuvé de vinaigre” (Psaume 69. 21).
Mais, il nous est permis de penser que cette parole de Jésus revêt aussi une autre portée spirituelle. Jésus éprouve la soif infinie qu'il y a d'être séparé de Dieu qui est la source de la vie.
Ensuite, son œuvre accomplie, Jésus regarda en avant. La soif que Jésus éprouve évoque le désir intense de la joie de la présence de Dieu (Psaume 63. 1). Sa soif est un signe de l’imminence du Royaume où Il goûtera bientôt la pleine communion de son Père et des siens. Jésus a dit : “J’ai soif” afin de devenir pour tous ceux qui se confient en Lui, la source d’eau vive. Il prépare l’eau vive du salut qui va être donnée au monde (Jean 4. 14).
6. “Tout est accompli” (Jean 19. 30).
Les trois heures de ténèbres sont terminées. Dans un dernier geste d’obéissance, Jésus vient de boire le vinaigre ; Il s’écrie alors : ”Tout est accompli“. Sa mission sur la terre s’achevait. À sa Venue, Jésus avait pu dire : “Je viens pour faire, ô Dieu, ta volonté” (Hébreux 10. 7). Maintenant, Il a achevé là tout ce que le Père Lui avait donné à faire.
Jésus a parfaitement glorifié Dieu. Chaque croyant peut dire alors : “Le Fils de Dieu s’est livré lui-même pour moi” (Galates 2. 20). Tout découle de la croix : le salut de chaque croyant, la formation de l’Église, l’accès au Père, l’établissement des nouveaux cieux et d’une nouvelle terre dans lesquels la Justice habite (2 Pierre 3. 13). Tout repose sur la mort de Jésus-Christ.
Cette sixième parole est comme la signature que le Christ appose sur le texte relatant ce qu’Il a accompli. Un seul mot dans l’original : “Tetelestaï”. On a retrouvé des papyrus où apparaissaient des factures avec le mot “Tetelestaï”, inscrit en travers pour indiquer que la facture était entièrement payée.
L’œuvre de Jésus à la croix est parfaite et achevée. ”Il n’y a rien à y ajouter, ni rien à en retrancher“ (Ecclésiaste 3. 14). Notre confiance quant à notre Salut éternel ne peut se reposer ni sur nos actions, ni sur nos mérites, ni sur quoi que ce soit qui vienne de nous-mêmes, mais simplement sur le sacrifice de Jésus-Christ, parfait, complet, accepté par Dieu. Alors que toutes les religions des êtres humains disent : “Faites”, Jésus proclame à la face du monde entier que : “Tout est accompli” !
7. “Père, je remets mon esprit entre tes mains” (Luc 23. 46).
Cette dernière parole de Jésus sur la croix évoque toute l’intimité de l’Amour et de la communion entre Jésus-Christ et Dieu son Père. Comme avant les trois heures de ténèbres, Jésus dit à nouveau : “Père”. L’expiation est accomplie, la question de nos péchés est réglée.
En parfaite paix, en pleine conscience, Jésus va alors donner sa vie. Ayant baissé la tête, Il remet son esprit au Père. C’est l’acte final de son sacrifice volontaire. Il a détaché Lui-même son esprit de son corps et l’a remis à Dieu son Père.
Plusieurs fois, le Nouveau Testament nous rapporte que Jésus s’est livré lui-même (Galates 2. 20 ; Éphésiens 5. 2, 25 ; Tite 2. 14). Toutes ces expressions font briller la Grandeur et l’Amour de Jésus, Celui qui donnait sa vie sur la croix. Personne n’avait le pouvoir de la Lui prendre (Jean 10. 18), mais Jésus l’a offerte afin que nous puissions recevoir une vie nouvelle, spirituelle, en nous confiant en Lui.
Jésus va au-devant de la mort, paisiblement, en vainqueur, sachant que Dieu ressuscitera son corps (Actes 2. 27). Jésus a détruit, par sa mort, la puissance du diable qui nous effrayait (Hébreux 2. 14). La septième parole annonce le repos de la Nouvelle Création. Le péché et le mal sont vaincus à la croix, et la création est libérée et restaurée. Tout comme le septième jour a été le jour du repos et de la satisfaction, la septième parole introduit le Seigneur dans le lieu du repos : les mains du Père. À la suite de Jésus, nous pouvons, devant la mort, nous confier paisiblement en notre Dieu et Père Céleste. AMEN !
Les sept paroles de Jésus sur la croix (1)
Les Évangiles nous rapportent sept paroles que Jésus a prononcées lorsqu’Il était cloué sur la croix. Sept paroles, sept courtes phrases qu’il nous faut méditer pour connaître qui était Jésus et quel est le sens de sa mort sur la croix.
Les sept paroles prononcées par Jésus sur la croix forment une progression et peuvent s’interpréter comme révélant la volonté et le dessein de Dieu pour la rédemption du genre humain.
1. “Père, pardonne-leur, car il ne savent ce qu’ils font” (Luc 23. 34) :
Sa première parole est une prière : “Père, pardonne-leur, car il ne savent ce qu’ils font”. Celui qui prononce cette prière vient d’être crucifié. Alors même que les clous transpercent ses mains et ses pieds, Jésus intervient en faveur des autres. Et qui est Celui qui prie ainsi ? C’est Jésus-Christ le Fils de Dieu qui va mourir pour nous. Par cette prière, Jésus agit selon son message concernant l’amour des ennemis. Nous réalisons alors que le christianisme est beaucoup plus qu’une morale : c’est une vie qui aime et qui se donne.
Mais il y a plus. Jésus seul peut prononcer cette prière sublime, parce que le pardon en question concerne le péché le plus horrible, celui d’avoir crucifié le Fils de Dieu. Par sa prière, Jésus a obtenu que le Jugement pour ce péché-là soit suspendu. Cinquante jours plus tard, l’apôtre Pierre a pu proclamer avec puissance la Bonne Nouvelle du Salut par Jésus-Christ. Plusieurs milliers de personnes ont accepté cette Bonne Nouvelle et ont été pardonnées.
La mise en croix de Jésus a montré toute la méchanceté humaine, mais elle a surtout démontré l’immensité de l’Amour divin : l’Amour du Père qui donne le Fils pour le Salut de tous ceux qui croient en Lui, l’Amour du Fils qui se donne volontairement pour des coupables.
2. “Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis” (Luc 23. 43) :
La deuxième parole de Jésus sur la croix est une promesse de Salut faite par le Juge suprême à un accusé. Non pas un pardon temporaire, mais la paix éternelle ; non la vie continuée sur la terre, mais le Royaume de Dieu et la résurrection pour une vie nouvelle dans le Ciel.
Au début, les deux brigands crucifiés avec Jésus l'insultent. Mais par la suite, l’un d’entre eux change d’attitude. Il reconnaît sa culpabilité et témoigne de l’innocence de Jésus : ” Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis la même condamnation ? Pour nous, c’est justice, car nous recevons ce qu’ont mérité nos crimes ; mais celui-ci n’a rien fait de mal”. A ce moment crucial, il est le seul à discerner la perfection de Jésus et il Lui dit : “Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne”. La réponse est immédiate, la promesse certaine : Jésus lui dit : “Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis” Voir Luc 23. 40-43.
Pas de jugement à attendre. Le brigand condamné par les hommes est absous et pardonné par Dieu. Il l’est parce que Jésus allait expier ses fautes devant Dieu. Il reçoit l’assurance d’un salut personnel dans la présence du Sauveur Jésus Lui-même. Merveilleux avenir que partageront tous ceux qui auront mis leur confiance en ce si merveilleux Sauveur Jésus-Christ !
Jésus est le Sauveur des vies gâchées. Ne désespérons pas à cause du mal que nous avons commis. Jésus est puissant pour sauver aujourd’hui encore. Il a connu l’humiliation la plus grande, l’abaissement le plus profond, la mort honteuse de la croix, afin de nous faire connaître l’Amour de son Père. Pour l’éternité !
3. “Femme voilà ton fils… voilà ta mère” (Jean 19. 26, 27) :
Jésus, voyant sa mère, et auprès d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple: Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui" (Jean 19. 26-27).
Dans sa première parole sur la croix, Jésus demande le pardon pour ceux qui l’ont crucifié. Dans la deuxième, Jésus transforme, par sa grâce, un meurtrier en l’un de ses compagnons dans le Ciel. Dans la troisième, Jésus confie tendrement sa mère à son disciple Jean.
Comment ne pas être touché par l’affection et les soins que Jésus, malgré ses souffrances croissantes sur la croix, a montrés à sa mère ? Quelle délicatesse au milieu de la haine environnante ! Mais aussi, quelle dignité, car Jésus reste le Seigneur de sa mère comme de son disciple. Ce n’est pas un mourant qui dépend de la bonté des siens, mais un fils aimant qui prend en compte les besoins futurs de sa mère.
Jésus a prononcé cette parole avant d’entrer dans les trois heures de ténèbres de l’abandon de Dieu. Même les liens les plus légitimes sur la terre, ceux d’un fils envers sa mère, devaient être rompus. Il fallait que Jésus-Christ entre seul dans le lieu où Dieu allait juger le péché du monde.
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Comment Adam a-t-il pu pécher si sa volonté était parfaite ?
Adam avait la capacité de ne pas pécher et la capacité de pécher. Par son obéissance à Dieu son Créateur, il devait obtenir l’incapacité de pécher ; mais par sa désobéissance, il devint incapable de ne pas pécher. Voir Ecclésiaste 7. 29.
Lors d’un de ses plaidoyers, Job pose une excellente question : « Comment d'un être souillé sortira-t-il un homme pur ? Il n’en peut sortir aucun » (Job 14. 4). Inversons maintenant cette question pour le bien de notre présente réflexion : "Comment d’un être pur sortira-t-il un homme souillé ? Il en est pourtant sorti un !" La constitution d’Adam, lors de sa création par Dieu, était-elle déficiente pour qu’il puisse être séduit par le péché ? La possibilité de pécher serait-elle demeurée pour toujours avec les hommes si le premier homme n’avait pas lui-même péché ?
Dans son état d’innocence, l’être humain avait la liberté et le pouvoir de vouloir et de faire ce qui est bon et agréable à Dieu. Mais puisque Dieu a créé l'être humain avec le choix de Lui obéir ou de Le désobéir, l'être humain était cependant muable et pouvait donc en déchoir.
Oui; l’être humain a été créé dans son état d’innocence, mais la chute de l'être humain s’en est suivi par sa désobéissance à Dieu. Avant de pouvoir répondre à la question : comment Adam a-t-il pu pécher ?, Et aux questions sous-jacentes, il nous faut premièrement définir ce qu’est la liberté. La conception populaire de la liberté est généralement réduite à un simple choix entre des options. Pour plusieurs, être libre, c’est pouvoir choisir de faire le bien ou de faire le mal. Cette définition est incomplète puisque la liberté ne se réduit pas uniquement à choisir ce que l’on veut. Deuxièmement, cette définition est erronée, puisque Dieu est libre et Il fait ce qu’Il veut (voir Psaumes 115. 3 ; Daniel 4. 35), pourtant, Dieu ne peut pas faire le mal, ni être tenté par le mal (Habacuc 1. 13 ; 2 Timothée 2. 13 ; Jacques 1. 13 ; 1 Jean 1. 5).
La liberté parfaite consiste à ne pouvoir faire volontairement que le bien ; être complètement affranchi du mal, du mensonge, du péché et de la mort. C’est cette liberté qui est promise par Jésus-Christ à ceux qui croient en Lui : "Et Jésus dit aux Juifs qui avaient cru en Lui : Si vous demeurez dans ma Parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. Ils lui répondirent : Nous sommes la postérité d’Abraham, et nous ne fûmes jamais esclaves de personne ; comment dis-tu : Vous deviendrez libres ? En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, quiconque se livre au péché est esclave du péché. Or, l’esclave ne demeure pas toujours dans la maison ; le fils y demeure toujours. Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres" (Jean 8. 31-36).
La liberté que le Seigneur Jésus-Christ promet n’est pas la simple capacité de choisir entre le bien et le mal, mais c'est l’affranchissement du mal. La liberté promise est celle que possèdent Dieu, les anges élus, et que Jésus le Fils de Dieu seul peut donner : c'est une capacité à ne choisir que le bien et un cœur qui aime Dieu parfaitement et sans partage. Voilà ce que signifie être réellement libre !
Adam avait-il une telle liberté ? S’il l’avait eue, il n’aurait pas pu déchoir. Cependant, cela ne signifie pas que le premier homme fut créé avec une déficience ou une insuffisance relative à sa volonté ou morale. Adam possédait la capacité de ne pas désobéir à Dieu, et la capacité de désobéir à Dieu, mais il ne possédait pas encore l’incapacité de pécher. Autrement dit, Adam a été créé parfait par Dieu, mais avec le choix de Lui obéir ou de ne pas Lui obéir. Adam était donc sujet à pécher, il avait la possibilité de pécher, ou de ne pas pécher en obéissant à Dieu. Lors de sa création par Dieu, Adam n’était pas encore pécheur.
La chute était possible pour Adam en raison de sa capacité d'obéir à Dieu ou de Lui désobéir, pendant la période de mise à l'épreuve. L’être humain fut créé par Dieu avec un objectif eschatologique : atteindre la vie éternelle par son obéissance. Cette vie éternelle aurait consisté, entre autres choses, en un état d’incorruptibilité (voir 1 Corinthiens 15. 54 ; 1 Jean 3. 9). Alors qu’il était dans un état d’innocence, l’être humain devait accomplir l’alliance des œuvres et, grâce à son obéissance, sa capacité à pécher aurait fait place à l’incapacité de ne pas pécher.
La condition initiale d’Adam n’était pas prévue par Dieu pour demeurer de manière permanente. Adam, avant de goûter au fruit de la connaissance du bien et du mal, était dans un état d’innocence et d’enfance spirituelle. Il devait grandir par la voie de l’obéissance à Dieu, mais il a choisi de grandir par la voie de la désobéissance à Dieu. Adam aurait pu devenir irréprochable par l'obéissance à Dieu et toute sa postérité après lui n'aurait pas péché. Mais Adam s’est corrompu et toute sa postérité avec lui devinrent pécheurs, c’est-à-dire incapable de ne pas pécher. La capacité du premier homme, de choisir d'obéir ou de désobéir à Dieu, était une condition temporaire qui devait déterminer son futur, que ce soit pour le meilleur ou pour le pire.
Résumons donc l’explication de la chute de l'être humain à la lumière des données que nous possédons : Dieu a décrété la chute afin de manifester par elle sa gloire (Romains 9. 22-23). Cependant, ce décret n’a pas annulé la liberté d’Adam, ni la réalité des alternatives qui se présentaient à lui à l’issue de l’alliance des œuvres en Éden ; car Dieu fit de l’être humain le maître temporel de sa volonté (Ecclésiaste 7. 29). La parfaite harmonie entre ce décret et cette liberté échappe à la raison humaine (Romains 11. 33). Cependant, au niveau concret, Adam a pu pécher malgré sa perfection, car son état d’innocence était muable : il pouvait déchoir ou être définitivement confirmé dans la justice (Genèse 2. 8-17 ; Deutéronome 30. 19). Entraîné par sa femme Ève, elle-même séduite par le serpent, Adam choisit la mort (Romains 5. 12, 17-19). L’homme a non seulement perdu sa justice originelle, mais également sa capacité de ne pas pécher, il devint dès ce moment asservi à la puissance du péché, et depuis, il demeure incapable d’obéir à Dieu (Ecclésiaste 7. 20 ; Romans 8. 7).
Saisir la Grâce de Dieu
Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins. (Hébreux 4. 16)
Nous trouvons l'Amour de Dieu en plénitude en nous approchant du Trône de la Grâce. Là, siège Jésus-Christ, le Roi des rois, plein de compassion pour ceux qui s'approchent de Lui. Durant sa vie sur la terre, Jésus a Lui-même expérimenté la souffrance dans son corps et dans son âme. Il peut ainsi nous comprendre parfaitement, et nous accorder sa Grâce d'être secourus dans tous nos besoins.
Que serait notre vie aujourd'hui sans la Grâce de Dieu ? Elle concerne toutes les choses que Dieu nous donne gratuitement, sans que nous l'ayons mérité. La Grâce de Dieu nous accorde le souffle de vie, et le salut (Romains 6. 23). Par la Grâce de Dieu, nous sommes déclarés justes aux yeux de Dieu et nous pouvons entrer avec assurance dans Sa présence (Romains 3. 24). La Grâce de Dieu nous permet d'être la personne que nous sommes aujourd'hui, et de faire ce que nous serions incapables de faire par nous-mêmes (1 Corinthiens 15. 10). Elle produit en nous le désir et le pouvoir d'obéir à Dieu en éclairant notre intelligence. Nous pouvons ainsi faire face à nos circonstances et trouver la force de surmonter nos difficultés. La Grâce de Dieu est pleinement présente pour nous préserver, lorsque nous sommes dans la fournaise de l'épreuve, et elle sait rafraichir notre âme desséchée.
Réalisons simplement que la Grâce de Dieu est à notre disposition pour nous accorder le secours dont nous avons besoin dans notre vie sur la terre. Recevons-la avec un cœur plein de foi. Elle pourra ainsi couler comme un flot puissant, capable de porter la barque de notre vie, même dans la tempête. Elle est suffisante pour aplanir chaque montagne et combler chaque fossé sur le chemin de notre destinée.
UNE PRIÈRE : Merci Seigneur Jésus pour ta Grâce qui nous est offerte. Nous voulons la saisir par la foi. Elle est puissante pour nous secourir dans nos besoins quels qu'ils soient, et nous permettre de vivre une vie chrétienne victorieuse. AMEN !
Jésus-Christ, Celui dont le monde n'a pas voulu
"Jésus donc sortit, portant la couronne d'épines et le manteau de pourpre. Il sortit, portant sa croix, et s'en alla au lieu appelé lieu du Crâne... où ils le crucifièrent" (Jean 19. 5, 17)
Marie coucha Jésus dans une crèche parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans l'hôtellerie (Luc 2. 7). Jésus-Christ rendit visite à notre monde sans y trouver un lieu pour reposer sa tête (Matthieu 8. 20). Et Jésus mourut, cloué sur une croix, comme si la terre refusait de Lui laisser poser les pieds sur elle.
Jésus sortit du tribunal, le corps meurtri par un fouet, portant une couronne d'épines sur la tête et vêtu, par dérision, d'un vêtement royal. On lui donnait des gifles, on crachait sur Lui, et on criait à Pilate : Ote, crucifie-Le ! Il doit mourir ! Un tel déchaînement de violence et de haine nous serre le cœur. Le monde entier, représenté par Pilate, va commettre son plus grand crime : en crucifiant Jésus le Messie venu sur la terre pour le Salut de quiconque croit.
« Jésus sortit, portant sa croix » (Jean 19. 17). Il sort, chassé de sa ville par les habitants. La douleur profonde que Jésus-Christ dut éprouver en franchissant la porte de Jérusalem, la ville que Dieu avait choisi pour y faire habiter son Nom, nous ne pouvons pas la connaître. Rien n'est épargné à Jésus : bien que son corps soit meurtri par les coups, on met la croix sur son épaule. Le monde l'avait rejeté, le peuple demande sa crucifixion.
On pourrait s'étonner que Dieu ait supporté un tel déversement de haine sur son Fils bien-aimé. Pourtant, il n'y a qu'une réponse : « Dieu a tant aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui... ait la vie éternelle » (Jean 3. 16).
Nous, les disciples de Jésus, sommes aussi haïs par le monde :
Jésus dit ceci : "Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom; mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé" (Matthieu 10. 22). "Si le monde vous hait, sachez qu'il m'a haï avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui; mais parce que vous n'êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait.…" (Jean 15. 18-19).
Les disciples de Jésus étaient haïs par le monde parce qu’ils avaient reçu de notre Sauveur Jésus son témoignage de l’Amour du Père, et ils étaient réconciliés avec Dieu et vivait selon sa Volonté. Le monde nous détestera nous aussi lorsque nous agissons selon la volonté du seul vrai Dieu qui s'est révélé à nous en son Fils Jésus-Christ.
« Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un, moi en eux, et toi en moi, afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé » (Jean 17. 22-23).
Le monde voit ces choses, et il y a une plus grande puissance dans la prédication par nos actes, et par nos attitudes, qu’il n’y en a dans nos paroles. Nous devons être des « porteurs » de la Parole de Dieu de façon à ce que le monde puisse voir Jésus-Christ en nous.
Deux destinées éternelles : le Paradis ou l'Enfer
LE PARADIS EST LA DESTINÉE ÉTERNELLE DES CROYANTS EN JÉSUS :
L'étude de la « destinée éternelle » est considérée à juste titre comme une subdivision de la discipline générale de l'eschatologie, ou doctrine de la fin des temps. Nous devons d'abord admettre que le seul témoignage certain dont nous disposions à ce sujet est celui de la Bible, et qu'aucun autre « livre saint », ni nulle autre philosophie n'a la même autorité, ni le même degré de fiabilité.
Le terme grec le plus souvent traduit par « éternel » dans la Bible est "aionos", qui décrit quelque chose qui n'a ni commencement et ni fin dans le temps, ou, qui a un commencement mais pas de fin. Le sens exact dépend toujours du contexte. Associé à la « vie » (zoé en grec), il désigne non seulement une vie sans fin, mais aussi d'une qualité différente de celle de la vie biologique et physique.
Nous savons que tous les véritables croyants en Jésus recevront un corps ressuscité (1 Corinthiens 15. 42). Dans l'éternité, nous ne serons donc pas des esprits désincarnés, mais nous aurons, au Retour de Jésus, un corps glorifié, adapté à notre existence éternelle au Ciel.
La Bible ne donne que peu de détails sur notre état éternel. Les Écritures parlent des Nouveaux Cieux et de la Nouvelle Terre que Dieu créera, ainsi que de la Nouvelle Jérusalem, qui descendra d'auprès de Dieu sur la Nouvelle Terre (Apocalypse 21. 1-2). Dans cette nouvelle création, « le tabernacle de Dieu [sera] parmi les hommes ! Il habitera avec eux, ils seront son peuple et Dieu lui-même sera avec eux, (Il sera leur Dieu) » (Apocalypse 21. 3) « Ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Thessaloniciens 4. 17).
Notre existence éternelle sera très différente de notre existence terrestre : « La mort ne sera plus et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car ce qui existait avant a disparu » (Apocalypse 21. 4). La malédiction du péché sera abolie (Apocalypse 22. 3). On imagine difficilement un monde sans deuil, ni douleur, mais c'est bien ce que Dieu a promis, une réalité qui défie l'imagination : « comme il est écrit, ce que l'œil n'a pas vu, ce que l'oreille n'a pas entendu, ce qui n'est pas monté au cœur de l'homme, Dieu l'a préparé pour ceux qui l'aiment. » (1 Corinthiens 2. 9, voir aussi Ésaïe 64. 4).
Notre existence éternelle ne sera pas non plus troublée par les mauvais souvenirs de notre vie sur terre, mais notre joie sera infiniment plus grande que tout : « En effet, je crée un nouveau ciel et une nouvelle terre. On ne se souviendra plus des premiers événements, ils ne viendront plus à l'esprit » (Ésaïe 65. 17).
Notre destinée éternelle est de servir le Seigneur Jésus (Apocalypse 22. 3), de Le voir face à face (Apocalypse 22. 4) et d'avoir une santé parfaite (Apocalypse 22. 2). 2 Pierre 3. 13 parle d'un Nouveau Ciel et d'une Nouvelle Terre « où la justice habitera », qui ne sera pas souillé par l'ombre du péché.
Dès le commencement de la création, Dieu a voulu rassembler ses élus dans ce lieu de plénitude et de gloire (Romains 8. 30, Philippiens 1. 6), où il n'y aura plus de péché, plus de malédiction, plus de mort, ni d'adieux, grâce au parfait sacrifice de Jésus sur la croix. Ce plan parfait se réalisera dans l'éternité, où l'humanité accomplira enfin sa destinée : « glorifier Dieu et le louer éternellement ».
L'ENFER EST LA DESTINÉE ÉTERNELLE DES NON-CROYANTS EN JÉSUS, C'EST UNE SÉPARATION ÉTERNELLE D’AVEC DIEU :
La Bible dit clairement qu'il y a deux destinées possibles pour l'âme humaine après la mort physique : le Ciel ou l'Enfer (Matthieu 25. 34, 41 et 46 ; Luc 16. 22-23). Seuls les justes hériteront la vie éternelle, et nous ne pouvons être déclarés justes devant Dieu que par la foi en la mort et en la résurrection de Jésus-Christ (Jean 3. 16-18, Romains 10. 9). Juste après la mort, l'âme des justes va directement dans la présence de Dieu au Ciel (Luc 23. 43, 2 Corinthiens 5. 8, Philippiens 1. 23).
Quant à ceux qui n'auront pas accepté Jésus-Christ comme leur Seigneur et Sauveur, dès leur décès, ils subissent dans le Séjour des morts un châtiment éternel (2 Thessaloniciens 1. 8-9). Ce châtiment est comparé par exemple à un étang de feu (Luc 16. 24, Apocalypse 20. 14-15), aux ténèbres extérieures (Matthieu 8. 12), et à une prison (1 Pierre 3. 19). Il est éternel (Jude 1. 13, Matthieu 25. 46). L'idée d'une deuxième chance de repentance après la mort n'a aucun fondement biblique. Hébreux 9. 27 dit clairement que "tous passeront par la mort physique, après quoi viendra le jugement". Les enfants de Dieu ont déjà été jugés sur la croix de Jésus qui a pris sur Lui leur condamnation. Quand nous croyons en Jésus, Jésus prend notre péché et nous donne sa Justice. Parce que Jésus a pris sur Lui notre juste châtiment, nous n'aurons plus à craindre d'être éternellement séparés de Lui. Le jugement des incroyants est encore à venir à la fin des temps.
2 Thessaloniciens 1. 8-9 dit que Jésus-Christ reviendra « pour punir ceux qui ne connaissent pas Dieu et ceux qui n'obéissent pas à l'Évangile de notre Seigneur Jésus-Christ. Ils auront pour peine une ruine éternelle, loin de la présence du Seigneur et de la gloire de sa force ». L'horreur de l'Enfer ne sera pas que la torture physique, mais aussi l'agonie d'être séparé de tout ce qui peut rendre heureux. Dieu est la source de toute bien (Jacques 1. 17), et ceux qui sont séparés de Lui sont privés de tout ce qui est bon pour eux. L'Enfer sera un lieu de péché perpétuel, et ceux qui y souffriront auront pleinement conscience de l'horreur du péché. Leur remords, leur culpabilité, et leur honte seront infinis, avec la conviction que leur châtiment est juste.
Toute illusion sur la « bonté humaine » aura disparu. Être séparé de Dieu, c'est être exclu pour toujours de Sa lumière (1 Jean 1. 5), de Son amour (1 Jean 4. 8), de Sa joie (Matthieu 25. 23), et de Sa paix (Éphésiens 2. 14), dont Dieu est la source. Tout ce qu'il y a de bon en l'être humain ne fait que refléter le caractère de Dieu, en l'image de qui nous avons été créés (Genèse 1. 27).
Au Paradis, tous les enfants de Dieu qui, durant leur vie sur la terre, ont été régénérés (nés de nouveau) par le Saint-Esprit de Dieu, demeureront éternellement avec Dieu dans un état de perfection. "Ils seront semblables à Jésus, car ils Le verront tel qu'Il est" (1 Jean 3. 2). Tandis que ceux qui seront jetés en Enfer n'auront aucune part à ce qui est de Dieu. Toutes leurs œuvres sur terre, par lequel ils espéraient être sauvés, sera exposé comme une forme d'égoïsme, de convoitise et d'idolâtrie (Ésaïe 64. 6). Car, face à la parfaite Sainteté divine, aucune bonté humaine ne fait le poids. Ceux qui seront en Enfer ne pourront plus jamais voir la face de Dieu, entendre sa voix, recevoir son pardon, ou se réjouir de sa présence. La séparation éternelle avec Dieu est donc le châtiment ultime pour tous ceux qui rejettent ou négligent le parfait Salut en Jésus-Christ.
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