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Être sauvés des conséquences éternelles de nos péchés
La pire chose que les êtres humains peuvent faire dans cette vie est de ne pas croire au témoignage de la Parole de Dieu. Tout ce qu’on peut savoir sur Dieu, sur le Ciel, sur le Jugement à venir, sur la mort et sur la vie, sur le chemin à suivre pour être sauvé, vient de la Parole de Dieu : la Bible. Si nous êtres humains pécheurs, nous la refusons, il ne nous reste plus rien pour nous guider ; alors nous marcherons dans les ténèbres et nous serons perdus.
- Le péché et son salaire :
L’ensemble de la population de ce monde, depuis Adam et Ève jusqu’à la dernière personne qui naîtra sur cette terre, est née avec un âme et un corps déchu, séparé de Dieu, attiré par le péché qui la pousse à faire le mal et à désobéir à Dieu. Dès leur naissance et tout en grandissant, les êtres humains se sont livrés au péché. Et Romains 3. 23 dit qu'ils sont privés de la Gloire de Dieu, privés de tout ce qu’Il avait préparé pour eux. Le péché est une plaie grave qui s’est attachée à toute l’humanité et il la garde séparée de Dieu le Créateur.
Une des conséquences directes du péché, c’est de nous garder dans la mort. Le mot mort signifie « séparation » d'avec Dieu. Chaque être humain qui naît et qui grandit dans ce monde pèche et demeure séparé de Dieu. Cette situation, si elle n’est pas réglée par le moyen de la foi en Jésus, demeurera non seulement dans cette vie, mais, fera que cette personne sera séparée de Dieu pour toute l’éternité en Enfer. Seule l’œuvre de Jésus-Christ peut nous redonner notre communion avec Dieu. Jésus dit : "C'est pourquoi, je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés ; car si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés" (Jean 8. 24).
Celui qui ne croit pas en Jésus et en son œuvre parfaite à la croix pour le pardon de ses péchés mourra dans ses péchés. La seule chose qui nous empêche d’être dans la présence de Dieu, c’est de régler la question du péché dans notre vie. Si un être humain meurt dans ses péchés, il ne pourra pas aller à l’endroit où se trouve Jésus présentement (dans la Vie Éternelle, dans le Paradis) et ce n’est pas tout...
- L’esclavage :
Le péché lie les personnes et les maintient esclaves de Satan. Le diable fait tout pour garder les gens dans le péché, parce que cela lui permet de maintenir son autorité et son pouvoir sur les gens. "Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est sous la puissance du malin" (1 Jean 5. 19). "Je t'ai choisi du milieu de ce peuple et du milieu des païens, vers qui je t'envoie, afin que tu leur ouvres les yeux, pour qu'ils passent des ténèbres à la lumière, et de la puissance de Satan à Dieu, pour qu'ils reçoivent, par la foi en moi, le pardon des péchés et l'héritage avec les sanctifiés" (Actes 26. 17-18).
La Parole de Dieu nous révèle que celui qui néglige ou refuse l’œuvre de Jésus dans sa vie pour obtenir le pardon des péchés, ne peut aller dans le Royaume de la lumière, le Royaume de Dieu. Le monde entier est tombé dans le Royaume des ténèbres, sous l’emprise de Satan. Nous ne choisissons pas d’entrer dans le Royaume des ténèbres, nous y sommes entrés automatiquement à la naissance. Mais, pour entrer dans le Royaume de Dieu, nous devons choisir de prendre le Salut offert par Dieu dans l’œuvre accomplie par Jésus.
- Qu’arrive t-il a celui qui se livre au péché ?
"En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, quiconque se livre au péché est esclave du péché" (Jean 8. 34).
Jésus déclare que si une personne se livre au péché, elle en devient esclave. Tout les jours, le péché l’attire et à nouveau, la personne s’y enfonce et en subit les conséquences. Cela devient un cercle vicieux, plus on s’y livre, plus on en devient esclave, et plus on est esclave, plus on s’y livre. Pendant notre vie terrestre, le seul qui peut nous conduire dans toute la vérité et nous délivrer du péché, c’est le Saint-Esprit. "Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais, si par l'Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez" (Romains 8. 13).
La Bible affirme que celui qui refuse ou néglige l’œuvre parfaite de Jésus n’a aucunement le Saint-Esprit. Peu importe si les gens disent qu'ils sont en communion avec Dieu, s’ils ne croient pas réellement en Jésus et ne reçoivent pas le parfait Salut en Jésus, ils ne peuvent l’obtenir. "Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation Entre vous et votre Dieu. Ce sont vos péchés qui vous cachent sa face Et l'empêchent de vous écouter" (Ésaïe 59. 2).
- Et dans la vie à venir ?
Les conséquences du péché pour celui qui ne croit pas en Jésus-Christ seront désastreuses lorsqu'il va quitter ce monde pour partir dans l'éternité. Il ira dès sa mort dans les horribles tourments du Séjour des morts, puis, dans l'Enfer éternel après le Retour de Jésus pour le Jugement Dernier devant le Grand Trône Blanc.
Car, après notre mort physique, la vie ne s’arrête pas là.
Tandis que pour tous ceux qui ont cru en Jésus, qui se sont repentis de leurs péchés et qui sont devenus enfants de Dieu, Il y a la Vie Éternelle. Il y a un merveilleux endroit, resplendissant de Gloire, où nous tous qui sommes devenus enfants de Dieu vivront éternellement, et c’est dans la présence de Dieu, c'est dans le Paradis. Oui, nous vivrons dans une vie infiniment fantastique et merveilleuse ; sans mort, sans souffrance, sans maladie, et nous régnerons avec Jésus pour l’éternité. Cela veut dire à tout jamais. Mais, cela n’est pas pour tous les êtres humains.
À qui donc cela sera-t il donné, et qui en sera privé ?
"Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui" (Jean 3. 36).
La Bible dit dans Apocalypse 21. 27 qu’il n’entrera dans le Ciel seulement ceux qui sont écrits dans le Livre de vie de l'Agneau (de Jésus-Christ). Personne ne peut échapper au décret de Dieu. Voyez-vous tout ce qu’une personne peut perdre en refusant ou négligent le Salut en Jésus.
"Ne vous étonnez pas de cela; car l'heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix, et en sortiront. Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, mais, ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement" (Jean 5. 28-29). Vous vous demandez sûrement où vont aller tous ces gens qui ne croient pas en Jésus. La plus grande tragédie qui arrivera à quiconque ne croit pas en Jésus est la condamnation éternelle en Enfer. Tous ceux qui ressusciteront pour passer au Grand Trône Blanc seront ceux qui ne sont pas inscrits dans le Livre de vie de l’Agneau, parce qu’ils n’ont pas cru en Jésus et ne sont pas nés de nouveau. Leur condamnation sera terrible et horrible en Enfer.
La Bible nous parle des dizaines de fois de ce lieu de perdition qui s’appelle l’étang de feu, le lac de feu, la géhenne, ou le feu éternel, lieu où il y aura des pleurs et des grincements de dents, lieu de ténèbres, où les gens ne verront plus la vie. Personne ne pourra plus jamais sortir de ce lieu. C’est le sort final de tous ceux qui rejettent ou négligent Jésus et qui meurent dans leurs péchés. "Et ceux–ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle" (Matthieu 25. 46).
Chers êtres humains lecteurs et lectrices, Dieu ne veut pas que vous alliez dans ce lieu de perdition. Il veut vous avoir avec Lui dans son Ciel. Il a payé le prix de votre dette du péché. Il les a expiés. Vous pouvez aujourd’hui même être libérés et purifiés de tous vos péchés et vous n’aurez pas à subir ce qui à été annoncé dans la Parole de Dieu. Si vous ne l’avez pas encore fait, priez le Seigneur Jésus et donnez-Lui votre vie, et vous serez sauvés.
L’espérance vivante du croyant en Jésus-Christ (2)
Il est bien vrai que les enfants de Dieu ressentent cette mauvaise nature, et même profondément. Mais en fait, seuls ceux qui sont enseignés de Dieu en ont le sentiment. Acceptant par la foi la pleine valeur de ce que Dieu a fait pour eux dans la mort de Son Fils, ils prêtent l’oreille à l’injonction divine : « Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ » (Romains 6. 11). Bien-aimés lecteurs et lectrices, est-ce votre cas ? Cette vérité est d’une grande importance tant pour notre paix que pour notre marche chrétienne. Si l’on sent les effets du mal "au-dedans "de soi-même, comment être en repos devant Dieu, à moins de découvrir que Dieu a réglé cette question, judiciairement, en mettant ce mal de côté dans la mort de Christ ? Si nous sommes parfois tentés de nous écrier « Misérable homme que je suis, qui me délivrera (non pas : qui me "pardonnera", mais qui me "délivrera") "de ce corps de mort" » ? (Rom. 7:24), nous pouvons en sûreté regarder à Dieu et dire : « Tu m’as délivré de ce vieil homme par la mort de Christ », « Je rends grâces à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur » (voir Romains 7. 25). Le croyant en Jésus est délivré de son « vieil homme » parce qu’il est mort au péché, en Jésus, son Substitut. Certes, il continue à ressentir l’existence de ce « vieil homme », mais, il sait que c’est un ennemi jugé et condamné. Il poursuit donc sa course, avec ces deux natures, heureux de pouvoir dire : « Ainsi donc, moi-même, je suis par l'entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché » (Romains 7. 25). Il sait aussi ce que veulent dire ces paroles de notre Seigneur Jésus : « Ce qui est né de la chair est chair ; et ce qui est né de l’Esprit est esprit » (Jean 3. 6).
En ce qui concerne la "puissance" dans la marche et le combat, le croyant en Jésus ne saurait présentement avoir confiance en lui-même, ni chercher là des ressources, car, il sait qu’en lui-même (c’est-à-dire dans la chair) n’habite point de bien (Romains 7. 18). Il sait qu’il est mort au péché. En conséquence, il ne s’attend qu’à Christ, ressuscité et monté au Ciel, pour faire face à tout. C’est là le grand secret de la "puissance" spirituelle.
C’est donc une grande bénédiction de voir avec quelle grâce Dieu nous a délivrés de notre « vieil homme », en toute justice, par la mort de Christ, et qu’Il nous a donné la vie en Lui, le Ressuscité. Ainsi sommes-nous délivrés de l’état de péché et de mort qui était le nôtre quand « nous étions dans la chair » (Romains 7. 5).
Notre position :
Ces questions étant clarifiées, voyons d’un peu plus près ce que l’Écriture enseigne quant à notre position et notre espérance.
En Romains 8. 9, Dieu dit : « Vous n’êtes pas dans la chair ». Romains 8. 1 nous dit que nous sommes « dans le Christ Jésus », et en Romains 8. 2, nous lisons au sujet de « l’Esprit de vie dans le Christ Jésus qui m’a affranchi de la loi du péché et de la mort ». Quelle chose merveilleuse d’être affranchi du péché, affranchi de la loi du péché et de la mort ! Comment en serait-il autrement puisque Dieu nous considère "maintenant" comme n’étant pas dans la chair, mais, en Christ, qui est assis à Sa Droite ? Quelle position élevée ! Christ est notre vie, notre paix, notre justice, et nous-mêmes sommes « bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ » (Éphésiens 1. 3) ! Qu’y a-t-il de plus clair ? Nous voyons que notre condition charnelle est ôtée par la mort de Christ, et que, devant Dieu, nous ne sommes pas dans la chair, mais, que nous avons une autre vie et une autre position « en Christ ». L’apôtre Paul pouvait donc bien dire : « Ce que je vis maintenant dans la chair, je le vis dans la foi, la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi » (Galates 2. 20).
Dans quelle position la grâce de Dieu nous a introduits ! Pourrions-nous être placés plus haut qu’en Christ ressuscité et monté au Ciel ? Dieu ne nous a-t-il pas « vivifiés ensemble avec le Christ, et ressuscités ensemble, et fait asseoir ensemble dans les lieux célestes dans le Christ Jésus… », comme le dit l’apôtre Paul en Éphésiens 2. 4-6 ? Nous sommes tous les fruits de la miséricorde riche et abondante de Dieu, et de Sa puissance créatrice, « car, nous sommes son ouvrage, ayant été "créés dans le Christ Jésus" pour les bonnes œuvres » (Éphésiens 2. 10). Tout est par Sa grâce, et à la louange de la Gloire de sa Grâce » (Éphésiens 1. 6). Être une nouvelle création n’est pas pour nous une espérance, puisque, c’est déjà une réalité présente : « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature » (2 Corinthiens 5. 17). Un chrétien n’est donc pas quelqu’un qui a été amélioré dans la chair, mais, il est une personne qui possède une nouvelle nature, la vie en Christ ressuscité : il est une nouvelle création. Il n’attend pas de mourir pour avoir tout cela, car, il est en Christ déjà maintenant, créé dans le Christ Jésus. Il est tout à fait vrai qu’il n’aura la rédemption de son corps (Romains 8. 23), que lorsque Christ reviendra ; mais les Saintes Écritures nous considèrent dès maintenant comme étant « en Christ », et que Christ qui est dans les lieux célestes est notre vie, que nous sommes une nouvelle création, étant remplis jusqu’à toute la plénitude de Christ (Éphésiens 3. 19), bénis de toute bénédiction en Lui : « Vous êtes accomplis en lui » (Colossiens 2. 10). Ô profondeur de la grâce divine ! Quelle consolation éternelle, quelle source de joie et de bonheur Dieu place ainsi devant nous !
Remarquez bien de quelle manière merveilleuse la personne de Christ nous est présentée en Colossiens 2. 9. L’homme Christ Jésus est dans les cieux, Jésus le Nazaréen est glorifié, « couronné de gloire et d’honneur ». Il est là, Celui qui autrefois parcourait les rues de Jérusalem, s’asseyait au puits de Sichar, et versait des larmes de profonde sympathie avec ceux qui menaient deuil à Béthanie. Mais, Il est désormais dans la Gloire. Ici-bas, Il était Dieu manifesté en chair (1 Timothée 3. 16) ; là-haut, Il n’en est pas moins Dieu, « car en lui habite toute la plénitude de la déité corporellement » (Colossiens 2. 9). Toute cette Gloire divine, qui resplendit dans l’Homme ressuscité et monté au Ciel est bien en rapport avec notre sujet, car l’apôtre ajoute aussitôt : « et vous êtes accomplis en lui ». Où suis-je donc ? Quelle est ma position maintenant devant Dieu ? Il m’est dit que c’est « en Christ », que je suis « accompli en Lui », « en qui habite toute la plénitude de la déité corporellement », et qui est « le chef de toute principauté et autorité » (Colossiens 2. 9, 10).
Y a-t-il rien qui surpasse en dignité, en sainteté et en élévation, la position que Dieu nous a donnée en Christ ? Faut-il une garantie supplémentaire pour assurer nos cœurs d’une confiance absolue ? Pourrions-nous avoir une plus parfaite sécurité ? Peut-on souhaiter mieux pour nous forcer à consacrer nos cœurs et nos vies à Jésus, Celui qui nous a tant aimés ? Ce ne sont pas des bénédictions à venir que nous attendons, puisque nous les avons déjà. Mais, en avons-nous pris possession ? En vivons-nous comme des réalités présentes ? Certains chrétiens ressemblent à des êtres humains qui viennent d’être sauvés de la noyade par un bateau de sauvetage, et qui se demandent s’ils atteindront jamais la terre ferme ! Ils ne réalisent pas qu’ils sont dès maintenant en Christ. Bien sûr, nous ne sommes pas encore corporellement dans les lieux célestes, mais, il est bien vrai que Jésus-Christ "s’y trouve", et que nous sommes "en Lui". Nous sommes bel et bien (non pas "nous serons") « accomplis en Lui Jésus, qui est le Chef de toute principauté et autorité » ! Tout ce qu’il nous faut, pour jouir parfaitement de ces vérités merveilleuses, c’est d’ajouter foi à ce que Dieu a dit. L’œuvre que Dieu a accomplie pour nous en Jésus Christ, par Son sang précieux, est bien digne de Lui. À Lui soit toute la gloire ! « Et c’est ici le témoignage : que Dieu nous a donné la vie éternelle, et "cette vie est dans son Fils" : Celui qui a le Fils a la vie, celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie » (1 Jean 5. 11-12). Mais, il y a plus encore : nous sommes unis à Christ ressuscité et élevé au Ciel par le Saint Esprit : « Car aussi nous avons tous été baptisés d’un seul Esprit pour être un seul corps » (1 Corinthiens 12. 13).
Notre espérance :
Quelques mots à propos de l’espérance du chrétien. Ne confondons pas l’espérance chrétienne et l’espérance juive. Il est dit aux Juifs d’attendre la venue du Messie "sur la terre" pour y établir les gloires du Royaume. Quant à nous, nous attendons d’être ravis à la rencontre du Seigneur "en l’air" (1 Thessaloniciens 4. 17). Les Juifs attendent le jour du Seigneur, et leurs Écritures abondent en enseignements qui s’y rapportent. Quant à nous, nous attendons l’Étoile du matin, qui précède le lever du jour. La Venue de Christ à notre rencontre en l’air n’est pas mentionnée dans l’Ancien Testament. C’est une révélation faite à Paul, pour être communiquée à l’Église, selon 1 Thessaloniciens 4. 15.
Que peut espérer le chrétien sinon la Venue de Christ ? Il n’espère pas devenir un enfant de Dieu, puisqu’il l’est déjà. Il n’espère pas davantage être en Christ, puisqu’il y est déjà ! Alors, quelle peut être son espérance sinon la Venue du Seigneur Jésus Lui-même pour l’introduire dans la Gloire ? Quelle espérance bénie, consolante pour nos cœurs, et purifiante pour nos âmes ! Quelle bonne raison pour tous les croyants en Jésus, de se tourner des idoles, vers Dieu, « pour servir le Dieu Vivant et Vrai, et pour attendre des cieux son Fils » ! L’apôtre Paul pouvait bien dire : « Notre cité à nous est dans les cieux, d’où aussi nous attendons le Seigneur Jésus Christ comme Sauveur » (Philippiens 3. 20).
L’espérance vivante du croyant en Jésus-Christ (1)
Quelle bénédiction de voir Dieu nous révéler que la mort et le Jugement ont déjà été réglés pour nous par Jésus sur la croix, et que ce qui est devant nous n’est pas, comme certains le disent, un jour de jugement, une cour d’assises devant décider de qui sera sauvé ou non ! Aucun passage des Saintes Écritures ne nous enseigne à attendre cela, mais, elle nous enseigne à attendre Christ. C’est pourquoi, Hébreux 9. 28 se termine par ces mots : « Christ…apparaîtra une seconde fois, sans péché, à ceux qui l’attendent pour le Salut ». Entre Christ et les croyants, il ne sera alors nullement question de péché, ni des conséquences du péché qui sont la mort et le jugement. Christ exercera alors Son pouvoir de rédemption sur nos corps, nous procurant ainsi, non seulement une délivrance totale et éternelle de la souffrance et de toutes les conséquences du péché, mais transformant nos corps corruptibles en un clin d’œil pour les rendre semblables à Son corps glorieux, afin que nous puissions à toujours jouir de Lui sans nous lasser. Quelle espérance bénie ! Quelle part merveilleuse que celle d’être dès maintenant des enfants de Dieu, délivrés de la mort et du jugement et jouissant de l’espérance glorieuse d’être pour toujours avec le Seigneur Jésus, et pour toujours semblables à Lui !
Le croyant en Jésus-Christ est donc invité : 1. À regarder "en arrière", c’est-à-dire à la croix où Christ a "ôté" ses péchés, le délivrant de la mort et du jugement. 2. À regarder "en haut", vers le Trône, où Jésus est assis dans la Présence de Dieu, et où Il paraît pour lui, comme étant sa Justice et son Grand Sacrificateur. 3. À regarder "en avant", dans l’attente de sa Venue qui l’introduira dans la jouissance éternelle du Seigneur.
« En un instant, en un clin d’œil », Jésus-Christ transformera ces corps corruptibles ; et aussitôt, nos cœurs reconnaissants, délivrés pour toujours de tous leurs liens, éclateront en un chant de louange éternel : « Digne est l’Agneau » ! "Aujourd’hui", après avoir chanté quelques cantiques, nous nous fatiguons, et quelque chose nous dit que cela suffit ; mais alors, au Ciel, ce sera une adoration sans fin, une joie éternelle dans le Seigneur Jésus ! Nous goûtons "déjà", même ici-bas, que rien n’est comparable à Jésus. Si le monde offrait toutes ses richesses, tous ses plaisirs ou tous ses honneurs à un enfant de Dieu, celui-ci répondrait que seul Jésus peut le satisfaire.
Et maintenant, chers amis lecteurs et lectrices, je vous demande si vous avez de la joie en Jésus ? Jésus est-Il précieux à votre âme ? Dieu le Père trouve Ses délices en Jésus-Christ, son Fils, et tous les anges du Ciel Lui sont soumis. Si donc vous-même ne trouvez pas vos délices dans le Seigneur Jésus, comment pourrez-vous être trouvé digne de paraître devant Dieu le Père ? Jésus-Christ nous aime. Sachons qu’Il nous a aimé alors que nous étions morts dans nos fautes et nos péchés. Nous pouvons donc nous écrier : « Viens, Seigneur Jésus, ne tarde pas » ! Son Retour ne nous inspire aucune terreur, rien qu’une profonde joie. Quelle bénédiction ce sera de nous trouver transportés en un instant dans le Royaume de la Vie Éternelle, de l’Amour éternel, de la Gloire éternelle. Et, bien plus encore, d’avoir la capacité d’en jouir sans cesse ! Oui, quelle promesse bénie que celle-ci : « Christ…apparaîtra une seconde fois, sans péché, à ceux qui l’attendent pour le Salut » (Hébreux 9. 28).
Position et espérance du chrétien :
« Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. En effet, la loi de l'esprit de vie en Jésus-Christ m'a affranchi de la loi du péché et de la mort. Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force,-Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l'esprit. Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s'affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l'esprit s'affectionnent aux choses de l'esprit. Et l'affection de la chair, c'est la mort, tandis que l'affection de l'esprit, c'est la vie et la paix; car l'affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu'elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu'elle ne le peut même pas. Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu. Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l'esprit, si du moins l'Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu'un n'a pas l'Esprit de Christ, il ne lui appartient pas » (Romains 8. 1-9).
« Car, en Lui (Jésus) habite corporellement toute la plénitude de la divinité. Vous avez tout pleinement en Lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité » (Colossiens 2. 9-10).
« En Christ » ou « dans la chair » : Délivrance du péché
Par « chrétien », nous parlons de quelqu’un qui est « en Christ », non pas un simple chrétien professant. Le chrétien véritable est un pécheur qui s'est repenti et qui a reçu comme son Sauveur, le Seigneur Jésus Christ, l’Envoyé de Dieu. Oui, quelle réalité bénie d’être considéré par Dieu comme se tenant maintenant devant Lui, pleinement acceptés en Jésus-Christ et comme Jésus-Christ, Son Fils bien-aimé ! Le dessein de Dieu, avant que le monde fût, était que tous les saints du temps présent soient « en Christ », mais, comme le dit l'apôtre Paul, « nous étions dans la chair » (Romains 7. 5). « nous étions par nature des enfants de colère, comme aussi les autres » (Éphésiens 2. 3). Et, en Romains 16. 7, il parle de quelques-uns comme ayant été en Christ avant lui.
Quelle que soit la manière des êtres humains de répartir la famille humaine en classes, les Saintes Écritures n’en mentionne que deux maintenant : ceux qui sont « en Christ » et ceux qui sont « dans la chair ». Par nature, tous sont "dans la chair". Peut-être sont-ils respectueux de la morale, vertueux, aimables, bons (ou tout le contraire), cultivés ou illettrés, religieux à leur manière ou sans religion, mais, dans leur état naturel, ils sont loin de Dieu. « La pensée de la chair est la mort » (Romains 8. 6) et encore : « la pensée de la chair est inimitié contre Dieu » (Romains 8. 7), c’est-à-dire, totalement insoumise et dressée contre Dieu. Bien pis, elle est déréglée, refusant d’obéir à Dieu : « elle ne se soumet pas à la loi de Dieu », et pis que tout, Dieu dit qu’elle est tellement mauvaise qu’elle ne peut pas être soumise : « car aussi elle ne le peut pas ». Le verdict divin, quant à la condition de tout enfant d’Adam, est donc désespérément mauvais. C’est pourquoi, Dieu Lui-même ne propose pas d’améliorer l’homme dans la chair, puisqu’Il déclare que celle-ci est incapable de Lui être soumise ; mais Dieu donne la vie à l'être humain. Christ dit : « Je suis venu afin que les brebis aient la vie » (Jean 10. 10). Dieu nous crée en Jésus Christ : « Si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création » (2 Corinthiens 5. 17). Il nous donne aussi le Saint Esprit pour nous unir à Christ dans les lieux célestes. Il est faux de dire que Dieu donne aux Siens Son Esprit pour les aider dans la chair, ou pour améliorer celle-ci. Mais, ayant donné la vie éternelle à ceux qui croient au Seigneur Jésus, et ayant fait d’eux des fils, Dieu envoie dans nos cœurs l’Esprit de Son Fils par lequel « nous crions : Abba, Père » ! (Romains 8. 15). Il est de la plus haute importance, à notre époque où l’on exalte tellement l’être humain, de voir que Dieu déclare que l’homme dans la chair est désespérément et irrémédiablement mauvais. Tel est le verdict divin sur notre état naturel, à nous tous qui sommes « en Adam ». Cette nature est tout entièrement abominable, totalement impure et non améliorable pour paraître devant Dieu. Toute l’histoire de l’être humain depuis la chute, prouve que cette nature est dans le pire état possible. Les jugements, les commandements, les ordonnances, et même le ministère personnel du Christ, rien n’a pu améliorer l'être humain dans la chair ; cela n’a réussi qu’à faire ressortir le mal de son cœur. Quant à la loi, il est dit positivement que « tous ceux qui sont sur le principe des œuvres de loi sont sous malédiction » (Galates 3. 10). Il n’y avait donc qu’une seule manière dont Dieu pût régler le sort de l’être humain « dans la chair » : par le jugement et la mort. C’est ce que Dieu a fait, en substituant à l’être humain, Son Fils unique et bien-aimé, en faveur de ceux qui croient en Son Nom. « Jésus, qui n’avait pas connu le péché, a été fait péché pour nous » (2 Corinthiens 5. 21). Il nous est dit aussi, en Romains 8. 3 : « Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché ». Nous voyons ainsi que « le péché dans la chair » a été condamné par Dieu Lui-même en Christ crucifié. C’est une autre vérité, également bénie, que Christ a porté nos péchés et a souffert pour chacune de nos transgressions, en Son propre corps, sur la croix (1 Pierre 2. 24). Mais, ici, il s’agit plutôt de notre mauvaise nature, de ce que nous étions dans la chair. N’est-ce pas là, en fin de compte, le fléau majeur de tout vrai chrétien ? Beaucoup d’âmes, qui ont goûté la réalité bénie du pardon des péchés, sont tellement troublées à cause de leurs convoitises, de leur orgueil, de leurs sentiments intimes et de leur égoïsme secrets, qu’ils en sont souvent à se demander s’ils sont réellement chrétiens. C’est donc une grande bénédiction de savoir que Dieu a résolu pour nous cette question "au point de vue de Sa justice", par la mort de Jésus. « Sachant ceci, que "notre vieil homme a été crucifié avec Lui" » (Romains 6. 6). Voilà ce que Dieu a fait. Que nous le croyions ou non, c’est un fait accompli : Dieu a mis de côté notre vieil homme, judiciairement, par la mort de Jésus ; si bien qu’en contemplant Jésus mort sur la croix, nous comprenons que Dieu n’a pas seulement jugé en Christ les transgressions que nous avions commises contre Lui, mais aussi que notre mauvaise nature, notre « vieil homme » est crucifiée avec Lui. Heureux ceux qui croient simplement ce que Dieu nous en dit. C’est ce que fit l'apôtre Paul, pour qui c’était ainsi une réalité bénie : il pouvait dire « je suis crucifié avec Christ » (Galates 2. 20), affirmant aussi comme une vérité divine que « ceux qui sont du Christ "ont crucifié la chair "avec les passions et les convoitises » (Galates 5. 24).
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Ce que prouve la Résurrection de Jésus-Christ
1. La Résurrection de Christ prouve la véracité des Écritures :
Puisque Jésus-Christ est vraiment ressuscité, la Parole de Dieu peut être embrassée avec foi. En effet, la crucifixion et la résurrection de Christ étaient l’objet de prophéties dans l’Ancien Testament datant de plusieurs millénaires. C’est l’argument qu’utilisa l’apôtre Pierre à la Pentecôte lorsqu’il condamna les juifs incrédules : Lire Actes 2. 22-28. Il citait alors le Psaume 16. 8-11, où David, parlant non de lui-même (car David n’est pas ressuscité, voir Actes 2. 29) mais parlait du Messie. Le Messie, le « Saint », Celui annonçant qu’Il est le Fils de Dieu (Psaume 2. 7), savait qu’Il ne resterait pas dans la tombe (Actes 2. 27).
Pierre continua ensuite en prêchant sur l’Ascension du Messie à la droite de Dieu, après Sa résurrection, en citant la conversation intra-trinitaire du Psaume 110. 1 : « Car David n'est point monté au ciel, mais il dit lui-même : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu'à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied » (Actes 2. 34-35).
2. La Résurrection de Christ prouve la divinité de Christ :
Seul Dieu peut prédire la mort et la résurrection, car un tel acte nécessite toute-puissance et omniscience divines. Concernant le Christ, Paul dit que Christ fut « déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l'Esprit de sainteté, par sa résurrection d'entre les morts » (Romains 1. 4). Dans Actes 13. 32-34a, il y est parlé de la résurrection et l’authentification de Dieu le Père envers la divinité de Son Fils : « Et nous, nous vous annonçons cette bonne nouvelle que la promesse faite à nos pères, Dieu l'a accomplie pour nous leurs enfants, en ressuscitant Jésus, selon ce qui est écrit dans le Psaume deuxième : Tu es mon Fils, Je t'ai engendré aujourd'hui. Qu'il l'ait ressuscité des morts, de telle sorte qu'il ne retournera pas à la corruption ».
3. La Résurrection de Christ prouve l’accomplissement du Salut :
La croix de Christ est le seul et l’unique sacrifice extraordinaire source de Salut pour tous les croyants, mais c’est la Résurrection de Christ qui est le moment le plus central dans l’histoire de la rédemption, car comme l’enseigne Paul : « Et si Christ n'est pas ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés » (1 Corinthiens 15. 17a). Dieu témoignait de Son acceptation du sacrifice de substitution du Christ par Sa Résurrection.
C’est aussi ce qu’enseigne Romains 4. 24-25 au sujet de la justification, c’est-à-dire lorsque Dieu nous considère comme justes (bien que toujours pécheurs) : « c'est encore à cause de nous, à qui cela sera imputé, à nous qui croyons en celui qui a ressuscité des morts Jésus notre Seigneur, lequel a été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre justification ».
Par ailleurs, l’apôtre Pierre relie aussi la Résurrection de Christ avec l’accomplissement du Salut pour les enfants de Dieu : « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés, pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus Christ d'entre les morts, pour un héritage qui ne se peut ni corrompre, ni souiller, ni flétrir, lequel vous est réservé dans les cieux, à vous qui, par la puissance de Dieu, êtes gardés par la foi pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps ! » (1 Pierre 1. 3-5).
4. La Résurrection de Christ prouve l’établissement de l’Église :
Selon les mots de Christ : « Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle » (Matthieu 16. 18), ce qui signifie que la mort ne peut pas arrêter l’Église, car Jésus est vraiment ressuscité ! Le Diable a essayé d’arrêter l’Église par la persécution et la mort des apôtres, mais à dire vrai la persécution a toujours fait grandir l’Église dans l’histoire du monde. De plus, le don du Saint-Esprit suit l’Ascension (Éphésiens 4. 7-10), laquelle ne peut avoir lieu si Christ n’est pas ressuscité. Or, c’est précisément lors de l’envoi du Saint-Esprit à la Pentecôte que l’Église est née. La Résurrection de Jésus est donc la preuve vivante que Dieu a bâti Son Église !
5. La Résurrection de Christ prouve l’inévitabilité du jugement :
Telle est la conclusion du message de l'apôtre Paul aux grecs, puisque Jésus-Christ est ressuscité, Il jugera tous les êtres humains et proclamera leur destination éternelle : « Dieu, sans tenir compte des temps d'ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu'ils aient à se repentir, parce qu'il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice, par l'homme qu'il a désigné, ce dont il a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant des morts...» (Actes 17. 31). C’est aussi pour cela que Jésus-Christ dit : « Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n'honore pas le Fils n'honore pas le Père qui l'a envoyé. En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m'a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. En vérité, en vérité, je vous le dis, l'heure vient, et elle est déjà venue, où les morts entendront la voix du Fils de Dieu ; et ceux qui l'auront entendue vivront. Car, comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils d'avoir la vie en lui-même. Et il lui a donné le pouvoir de juger, parce qu'il est Fils de l'homme. Ne vous étonnez pas de cela ; car l'heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix, et en sortiront. Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, mais ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement. Je ne puis rien faire de moi-même : selon que j'entends, je juge ; et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé » (Jean 5. 22-30).
6. La Résurrection de Christ prouve la certitude de notre joie et de notre communion éternelles avec Dieu :
Dans le but de réconforter ses disciples ayant compris qu’Il allait mourir à la croix, le Christ leur dit un jour au sujet de l’enlèvement de l’Église : « Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n'était pas, je vous l'aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m'en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi » (Jean 14. 1-3). Dans le contexte, la mort du Seigneur arrivait à grands pas, mais, Il leur dit de ne pas se troubler, car Il allait aussi ressusciter pour venir ensuite les chercher.
7) La Résurrection de Christ prouve la résurrection des enfants de Dieu :
À la fin du plus grand chapitre sur la résurrection de la Bible, à savoir 1 Corinthiens 15, Paul dit ceci sur le corps ressuscité qui nous est promis : « Ce que je dis, frères, c'est que la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu, et que la corruption n'hérite pas l'incorruptibilité. Voici, je vous dis un mystère : nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d'œil, à la dernière trompette. La trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés. Car il faut que ce corps corruptible revête l'incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l'immortalité. Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l'incorruptibilité, et que ce corps mortel aura revêtu l'immortalité, alors s'accomplira la parole qui est écrite : La mort a été engloutie dans la victoire. O mort, où est ta victoire ? O mort, où est ton aiguillon ? L'aiguillon de la mort, c'est le péché ; et la puissance du péché, c'est la loi » (1 Corinthiens 15. 50-56).
La Bible est claire sur le fait que la Victoire de Christ sur la mort nous assure l’éternité de vie sans souffrances avec une joie sans fin : « Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre ; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n'était plus... Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu » (Apocalypse 21. 1, 4).
Jésus-Christ, sur le chemin de la croix
Avant d’affronter la croix, Jésus s’adressa à Dieu son Père, disant : « … Père, je veux, quant à ceux que m’as donnés, que là où moi je suis, ils y soient aussi avec moi, afin qu’ils contemplent ma Gloire, que tu m’as donnée. » (Jean 17. 24)
Qui peut se permettre d’imposer ainsi sa volonté à Dieu en Lui disant : « Père, je veux… » ? Quel Homme est en droit d’exiger de Dieu ? Personne, sinon Jésus, le Fils de Dieu, qui s’est fait Homme afin vivre une vie pure et parfaite sur cette terre et pour nous sauver.
Auparavant, dans la même prière, Jésus dit à Dieu son Père : « Moi, je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire » (Jean 17. 4). L’œuvre de la Rédemption n’était pas encore accomplie, mais Jésus dit : « j’ai achevé l’œuvre … » parce qu’Il avait résolu dans son cœur, d’aller jusqu’au bout de sa mission. Jésus avait dressé sa face résolument pour aller à Jérusalem (Luc 9. 51). Connaissant tout à l’avance, et avec la certitude de ce qu’Il allait accomplir, Jésus peut dire : « Père, je veux… », et sa volonté est d’avoir auprès de Lui, dans la Gloire, ceux et celles qu’Il aura rachetés au prix inestimable de son sang versé, de sa vie donnée.
Quelques instants plus tard, Jésus se trouva dans le jardin de Gethsémané. Satan fit passer devant son âme sainte les souffrances indicibles, et la mort qu’Il va bientôt endurer. Jésus se jetta à genoux, et, dans l’angoisse du combat, Il supplia son Père. Sa sueur devint comme des grumeaux de sang tombant à terre. « Mon Père, dit-il, pour toi, toute chose est possible ; éloigne de moi cette coupe ; toutefois, non pas ce que je veux, moi, mais ce que tu veux, toi ! » (Marc 14. 36).
Tout à l’heure, Jésus disait : « Père, je veux… ». Maintenant, Il supplie le Père d'éloigner la coupe loin de Lui en disant : « non pas ce que je veux… ». Mais, ce n'est pas possible que cette coupe passe loin du Seigneur ! C’est pourquoi, dans sa parfaite obéissance, Jésus ajouta aussitôt : « non pas ce que je veux, moi, mais ce que tu veux, toi ! » (Marc 14. 36b)
Jésus-Christ, Saint et Parfait, ne pouvait pas désirer boire la coupe de la Colère de Dieu contre le péché du monde ; mais, Jésus l’a bue entièrement parce que son parfait Amour a été plus fort que la mort. Oui, son Amour pour moi, son Amour pour vous !
Combien de fois Jésus avait-Il déclaré qu’Il n’était pas venu pour faire sa volonté, mais, pour faire la volonté de Dieu, Celui qui L’a envoyé (Jean 4. 34, Jean 5. 30, Jean 6. 38). Quelle est la volonté de Dieu ? C'est de sauver les pécheurs. « Notre Dieu Sauveur veut que tous les hommes soient sauvés… » (1 Timothée 2. 4). « ne voulant qu'aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance » (2 Pierre 3. 9).
Jusqu’au bout, Jésus a accompli la volonté de son Père. Il est « devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » (Philippiens 2. 8). Jésus, Celui qui a accepté et a bu jusqu’à la lie cette coupe de la Colère de Dieu contre nos péchés a le droit d’avoir auprès de Lui tous ceux et toutes celles pour qui Il est mort et ressuscité après avoir tant souffert. Bientôt, tous ses rachetés de tous les temps, de tous les peuples et toutes nations, de toutes langues seront réunis dans le Ciel, entourant le bien-aimé Sauveur et Seigneur Jésus-Christ, contemplant sa Gloire et chantant ses louanges à l’unisson, et d’un seul cœur.
Amis lecteurs et lectrices, serez-vous avec nous à ce grand rassemblement éternel autour du Seigneur Jésus ?
Oh Jésus ! quel beau jour, où, devant ta face, tous tes rachetés apparaîtront, en célébrant ta Gloire et ta Grâce ! De leurs chants, les cieux retentiront.
Jésus-Christ nous sauve
Jésus-Christ s'est donné en rançon pour tous
"Jésus s'est donné en rançon pour tous" signifie qu'Il s'est donné en sacrifice pour tous les êtres humains, pour racheter quiconque se repent de ses péchés, croit et met sa confiance en Lui. Les êtres humains sont prisonniers du péché et du diable, mais, le Seigneur Jésus-Christ a payé le prix de leur rançon. Ainsi, chaque être humain doit avoir la foi en Jésus pour être sauvé et être déclaré juste devant Dieu.
L'être humain est pécheur
Dieu est Saint, et l'être humain est pécheur. Le salaire (la conséquence) du péché c'est la mort (Romains 6. 23). Les êtres humains qui n'obéissent pas à l'Évangile de Jésus Christ seront punis, la colère de Dieu va se manifester contre eux (2 Thessaloniciens 1. 18).
Dieu a créé l'être humain sans péché pour être en communion avec Lui. Mais, quand l'être humain a désobéi au commandement de Dieu, "le péché est entré dans le monde et il est passé sur tous les êtres humains, et par le péché la mort, et qu'ainsi la mort a passé sur tous les êtres humains, parce que tous ont péché" (Romains 5. 12)
Le péché conduit à la mort et à la perdition éternelle
Personne ne peut échapper à la mort de son corps humain. L'être humain vient au monde avec une nature mauvaise et pécheresse. Il est privé de la présence de Dieu à cause du péché. Chaque être humain rendra compte à Dieu pour lui-même.
"Or, nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu" (Romains 3. 19). La loi, ici, est celle que Dieu a transmise à Moise. La loi expose le péché. La punition du péché, c'est la mort éternelle. La mort éternelle, c'est la séparation d'avec Dieu et l'éternité dans les souffrances éternelles du feu de l'Enfer. Dieu a ressuscité son Fils Jésus-Christ et c'est Jésus "qui nous délivre de la colère de Dieu à venir". (1 Thessaloniciens 1. 10b). "Car le salaire du péché, c'est la mort, mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle dans l'union avec Jésus-Christ notre Seigneur" (Romains 6. 23)
Jésus-Christ s'est donné en sacrifice pour ôter les péchés
Jésus-Christ s'est donné en sacrifice pour nous racheter du péché et de la mort éternelle. Dieu a envoyé Jésus dans le monde comme sacrifice, et Il est mort sur la croix comme un criminel, alors qu'Il était innocent. Le sang de Jésus, le Fils de Dieu, a coulé pour nous. Le sang de Jésus-Christ nous purifie de tout péché. Donc le sang précieux de Jésus a coulé pour tous les êtres humains, pour racheter et purifier quiconque reçoit et accepte Jésus dans sa vie comme seul Seigneur et Sauveur et lui fait confiance pour son Salut. Jésus-Christ, à la croix, a fait l'expiation de nos péchés et Il est ressuscité. Il vit éternellement.
Jésus-Christ est le Sauveur du monde, et le Fils de Dieu. Il est notre Rédempteur. Chacun de ces titres souligne une vérité qui est que Jésus-Christ est le seul Chemin par lequel nous pouvons retourner vivre avec Dieu notre Père céleste.
Jésus a souffert et a été crucifié pour les péchés du monde offrant ainsi à chaque enfant de Dieu le don du repentir et du pardon. On ne peut être sauvé que par sa Miséricorde et par sa Grâce. Sa résurrection, qui a eu lieu par la suite, a préparé la voie pour que chaque personne surmonte également la mort physique. Ces événements constituent l’Expiation. En résumé, Jésus-Christ nous sauve du péché et de la mort. En cela, Jésus est notre Sauveur et notre Rédempteur. Oui, Jésus-Christ est le Fils de Dieu et il sera notre Seigneur à jamais.
Qu’est-ce que la Trinité de Dieu ?
Il n’y a qu’un seul Dieu qui est trois personnes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit (voir Matthieu 28. 19).
Ce paragraphe ci-après sur la doctrine de Dieu présente donc une compréhension de Dieu qui est distinctement chrétienne et biblique.
Dans cet Être divin et infini, il est trois subsistances, le Père, le Fils ou la Parole, et l’Esprit Saint, qui sont d’une seule substance, puissance et éternité. Chacun possède toute l’essence divine, et cependant, l’essence n’est pas divisée. Le Père n’est engendré par personne, et Il ne procède de personne. Le Fils est éternellement engendré du Père. Le Saint-Esprit procède du Père et du Fils. Les trois sont infinis, sans commencement, ni fin, mais, sont un seul Dieu, qui ne doit pas être divisé selon la nature ou l’être, mais, distingué selon les propriétés particulières qui se révèlent dans leurs relations personnelles mutuelles. La doctrine de la Trinité est le fondement de toute notre communion avec Dieu et de notre dépendance de Lui, source de réconfort.
Le langage utilisé par l’Église dans l’histoire pour définir la doctrine de la Trinité est très précis. Certains peuvent même, au premier abord, être mal à l’aise avec ce langage puisque le mot « Trinité » ne le retrouve pas dans la Bible. Le vocabulaire utilisé pour définir la révélation de Dieu a été l’objet d’un débat très tôt dans l’histoire de l’Église. Les ariens, qui niaient la pleine divinité de Jésus-Christ, reprochaient aux chrétiens d’utiliser des termes non bibliques pour parler de Dieu. Au moins deux raisons fondamentales ont servi à justifier l’utilisation de termes techniques non bibliques pour parler de Dieu :
1. La révélation que Dieu fait de Lui-même dans la Bible est si riche qu’il est nécessaire d’utiliser beaucoup de mots afin d’en extraire la richesse et le sens.
2. Les fausses doctrines et l’emploi d’un langage équivoque ont forcé des théologiens à définir avec soin et avec grande précision la révélation que Dieu fait de Lui-même dans la Bible.
Après avoir examiné les données bibliques objectivement, les adorateurs de Dieu concluront que la terminologie utilisée par l’Église, historiquement, est celle qui explique le mieux avec des mots, qui est Dieu dans son essence propre. Cette doctrine est si précieuse et essentielle à notre communion avec Dieu que quiconque nie ses éléments n’adore pas Dieu, mais une idole. Une personne peut adorer le vrai Dieu sans comprendre pleinement sa tri-unité, mais, une personne qui rejette consciemment cette doctrine rejette la révélation que Dieu a faite de Lui-même (voir 1 Jean 2. 22-23 ; 2 Corinthiens 11. 4).
Il y a essentiellement deux éléments qui forment la doctrine biblique de la Trinité : 1. Dieu est Un. 2. Dieu est Trois Personnes. Ces deux éléments et tout ce qu’ils impliquent se résument par un seul mot : Trinité, ou tri-unité. Beaucoup de précisions doivent être apportées pour expliquer ce que l’on entend par « un » et « trois à la fois » pour éviter les fausses compréhensions de la Trinité. Nous devrons cependant nous limiter à une présentation très succincte de cette doctrine.
Les Saintes Écritures de l’Ancien et du Nouveau Testament affirment l’unité et l’unicité de Dieu : Dieu est Un, et il n’y a qu’un seul Dieu. L’unité de la divinité nous est présentée de façon spécifique et numérique. Spécifique en ce sens qu’il n’y a qu’une seule nature divine, tout comme il n’y a qu’une seule nature humaine. Et numérique en ce sens qu’il n’y a qu’un seul Dieu, contrairement au fait qu’il y a plusieurs humains. Les textes bibliques qui supportent cette affirmation sont très nombreux : « Écoute, Israël ! l’Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel » (Deutéronome 6. 4). Le texte hébreu affirme à la fois que YAHWEH est un, et qu’il est unique. Il n’y a qu’une seule essence divine, et un seul Dieu. Le Seigneur déclare : « Je suis l’Éternel, et il n’y en a point d’autre, hors moi il n’y a point de Dieu » (Ésaïe 45. 5). Le Nouveau Testament, où l’on retrouve le plus clairement la pluralité de Dieu, est également extrêmement clair quant à l’unité divine : « Car, il y a un seul Dieu, et aussi un seul Médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ Homme » (1 Timothée 2. 5). Cette vérité est si évidente que même les démons ne la remettent pas en question (Jacques 2. 19).
Les Saintes Écritures affirment également une pluralité en Dieu et présentent trois personnes divines : le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Cette doctrine est présente de manière implicite et embryonnaire dans l’Ancien Testament, et elle est pleinement révélée dans le Nouveau Testament à la lumière de l’incarnation divine. Les Saintes Écritures, tout en confessant un seul Dieu, présente trois personnes distinctes comme étant Dieu. Le Père est Dieu (voir 1 Corinthiens 8. 6), le Fils est Dieu (voir Jean 1. 1, 18) et le Saint-Esprit est Dieu (Actes 5. 3-4). Il n’y a pas trois dieux et il ne s’agit pas de trois modes du même Dieu, mais, d’un seul Dieu qui est trois Personnes distinctes qui existent simultanément et éternellement. Nous les retrouvons tous les trois présents distinctement lors du baptême de Jésus, par exemple dans Matthieu 3. 16-17, ou dans cette promesse de Jésus à ses disciples : « Et moi, je prierai le Père, et Il vous donnera un autre consolateur, afin qu’Il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité » (Jean 14. 16-17).
Il existe plusieurs formules trinitaires dans l’Écriture, la plus claire étant celle que l’on retrouve dans Matthieu 28. 19 : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ». Jésus ne dit pas « aux noms (pluriel) du Père, du Fils et du Saint-Esprit ». Il ne dit pas non plus « au nom du Père, au nom du Fils et au nom du Saint-Esprit. Le nom est singulier, car nous sommes baptisés au nom d’un seul Dieu et sommes unis à un seul Dieu. Cependant, ce nom unique comprend trois Personnes. Il n’est pas dit : « au nom du Père-Fils-Saint-Esprit », mais bien « au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ». Chaque personne est distinguée dans le nom divin, car il n’y a qu’un seul Dieu qui est trois Personnes distinctes qui ne sont qu’un seul Dieu. Voici un schéma pour nous aider à comprendre cette mystérieuse, mais combien glorieuse vérité !
Trois sortes de croix dans la Bible (3)
La troisième croix : nous charger chaque jour de notre croix en tant que disciples de Jésus-Christ
En nous chargeant de la seconde croix, nous cessons de servir le péché avec notre entendement. Mais, il faut que cette croix agisse en nous si nous voulons recevoir la grâce de vivre une vie cachée avec Christ en Dieu, qui devient une réalité grâce à la troisième croix (Colossiens 3. 3-4). Lorsque la seconde croix agit, le Saint-Esprit vient à nous et il inscrit des lois et des commandements dans notre cœur et notre esprit ; des lois qui nous affranchissent de notre propre volonté, des lois qui vont bien au-delà des œuvres manifestes de la chair (Galates 5. 19-21).
En obéissant au Saint-Esprit, nous nous chargeons de la troisième croix, qui est la croix dont Jésus parle dans Matthieu 16. 24 et dans Luc 9. 23. « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive » (Luc 9. 23). L'enseignement de Jésus entraîne un Salut profond, qui va bien plus loin que le pardon pour les péchés commis (la première croix), et le renoncement au péché manifeste (la seconde croix). Il s'agit d'une véritable vie de disciple. Par cette croix, nous sommes participants de Christ, Lui qui est la sagesse de Dieu, et le résultat est que nous sommes rendus conformes à l'image de Jésus (1 Corinthiens 1. 21-25 ; Philippiens 3. 7-11).
L'apôtre Paul écrit que nous trouvons dans nos membres la loi du péché qui s’oppose à la volonté de Dieu (Romains 7. 22-23). Cette tendance au péché est aussi appelée « péché dans la chair » ou « ma volonté » ; et elle habite aussi chez un croyant converti qui a reçu le pardon, et qui a cessé de commettre le péché manifeste. C'est ce que Jean veut dire lorsqu’il dit que nous avons tous du péché (1 Jean 1. 8). Paul, qui était disposé à suivre Christ, a trouvé que cette loi agissait dans ses membres, et il s’est écrié : « Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ? » (Romains 7. 24). Immédiatement après, il donne la réponse : « Grâces soient rendues à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur ! Ainsi donc, moi-même, je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché » (Romains 7. 25). Nous trouvons la réponse en observant comment Jésus a agi.
Notre « propre volonté » (ou propre vie) est le péché dans la chair dont nous avons tous hérité. En tant qu'homme, Jésus a aussi hérité de cette propre volonté, et il était tenté, mais depuis le départ, il était fermement résolu : « Que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne ! » (Luc 22. 42 ; Hébreux 4. 15 ; Hébreux 10. 5-7). Il a dû apprendre l'obéissance, car il avait aussi une nature humaine (Hébreux 5. 7-8). L'Esprit de Dieu a dévoilé le péché dans sa chair, et Jésus a accepté ce Jugement. De cette manière, le péché a été condamné dans la chair de Jésus, et Il a frayé une voie que tous les disciples peuvent suivre, que nous pouvons appeler le chemin de la croix. (voir Romains 8, 3-4, Hébreux 5, 7-8, 1 Pierre 4, 1-2).
Jésus dit comment accomplir cela lorsqu'il dit qu'un disciple doit « se charger de sa croix » et le suivre (Luc 9. 23). Ici, Jésus ne fait pas référence à la première croix, la croix du Calvaire, sur laquelle nous ne pouvons pas le suivre comme sacrifice pour les péchés des autres ; ni la seconde croix, où on se dépouille du péché manifeste, car Jésus n'a jamais commis de péché et n'a pas eu besoin de se dépouiller du péché. La croix à laquelle Jésus fait référence est la troisième croix, une « croix intérieure » métaphorique dont Il s'est lui-même servi chaque jour de sa vie sur terre. C'est sur cette croix que tout le péché dans sa chair fut « crucifié » lorsqu'Il recevait son Jugement. Ce renoncement à soi-même entraînait des souffrances dans sa chair, et Jésus a expié tous nos péchés qu'Il portait sur Lui, et qui furent condamnés. Jésus a donc put s’écrier : « Tout est accompli ! » lorsqu'il fut crucifié sur la croix du Calvaire (Jean 19. 30). C'est pourquoi, il exhortait ses disciples à Le suivre en se chargeant de leur croix et en haïssant leur propre vie (ou propre volonté) (Luc 14. 26-27).
« Ainsi donc, Christ ayant souffert dans la chair, vous aussi armez-vous de la même pensée. Car celui qui a souffert dans la chair en a fini avec le péché » (1 Pierre 4. 1).
L'apôtre Pierre écrit que nous devons nous armer de la même pensée que celle qui était en Christ. En nous chargeant chaque jour de notre croix comme Jésus l’a fait, et par la révélation du Saint-Esprit, que Dieu nous a envoyé après que Jésus eut vaincu tout le péché dans sa chair, toute sa propre volonté. Le Saint-Esprit peut continuellement nous montrer de nouveaux domaines dans notre nature humaine, dans notre chair, qui doivent être purifiés. Notre vieille nature est progressivement remplacée par les vertus de Christ, et nous devenons de plus en plus sensibles à la volonté et la voix de Dieu. En nous chargeant quotidiennement de notre croix, notre esprit humain est affranchi de la chair par le sang de Christ, et il est notre force motrice dans cette nouvelle création par le Saint-Esprit.
Il est possible d'avoir la victoire sur les convoitises de la chair, d'avoir une bonne conscience et de vivre une vie en apparence respectable, mais, tant que nous ne nous chargeons pas de notre croix chaque jour, cela reste terrestre. Le progrès spirituel n'est possible que si nous nous chargeons de notre croix et que nous mettons à mort notre propre volonté, le péché qui habite dans notre chair. La parole de Dieu sépare âme et esprit (Hébreux 4. 12). Quand cela se produit, nous entrons dans le Salut et une transformation plus profonds de notre être intérieur tout entier, pour être rendus semblables à l'image de Dieu. Cette croix nous permet de cesser de réagir de manière terrestre, humaine, avec nos sentiments, de devenir de plus en plus spirituels et d'être participants de la nature divine !
Jésus fut le premier à marcher sur ce chemin de la croix, et Il nous invite à devenir ses disciples et à Le suivre sur la même voie. La mort au péché qu’Il a accompli en nous est désormais quelque chose que nous pouvons expérimenter. « … portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps » (2 Corinthiens 4. 10). Lorsque la « mort de Christ » agit, la sagesse et la compréhension qui sont de ce monde et qui viennent d'en bas (qui consiste à nous élever nous-mêmes) sont réduites à néant. Notre gloire et notre honneur humains selon ce monde disparaissent aux yeux des êtres humains, car la sagesse de ce monde est de vouloir être quelque chose et avoir un nom (Galates 6. 14 ; 1 Corinthiens 1. 19). Mais, cette croix nous affranchit de ce monde, tandis que la vie de Christ augmente dans notre vie. Au travers de la croix, nous sommes préparés à devenir l’Épouse de Christ, la nouvelle Jérusalem qui descend du Ciel (Apocalypse 21). Ceux qui sont terrestres restent sur la terre, mais, ceux qui vainquent en se chargeant chaque jour de leur croix, recherchent la perfection (Philippiens 3. 12-14) et ils portent l´image du céleste : ils deviennent célestes comme Jésus est céleste, et ils recevront un corps qui sera semblable à son corps glorifié (Philippiens 3. 17-21).
LIRE AUSSI : Trois sortes de croix dans la Bible (1) ; Trois sortes de croix dans la Bible (2)
Trois sortes de croix dans la Bible (2)
La seconde croix : crucifier le vieil homme et la chair avec ses passions et ses convoitises
Ceux qui sont véritablement fatigués de leur propre péché et qui ont un réel désir d'entrer dans une nouvelle vie, sont amenés à la repentance par la bonté de Dieu (voir Romains 2. 4). « Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur » (Actes 3. 19). Le fait de se convertir est une décision qu'une personne prend de tout son cœur pour se repentir de ses anciens péchés, et pour se détourner du monde. Après avoir vécu selon les plaisirs passagers du péché, elle décide de vivre à 100% pour Dieu, sans aucun mélange. Par la miséricorde de Dieu, nous recevons le pardon de nos péchés, par une grâce imméritée, et le fondement pour une nouvelle vie est désormais accompli (Actes 3. 19 ; 26. 18).
Crucifier le « vieil homme » (Romains 6. 6 ; Éphésiens 4, 17-24).
Pour parvenir à une nouvelle vie, nous devons nous dépouiller du « vieil homme », c’est-à-dire de notre ancienne vie (Éphésiens 2. 2-3 ; Éphésiens 4. 22-24). Notre « vieil homme » est notre entendement avant la conversion, qui faisait que nous permettions au péché de régner dans notre vie, et que nous n'avions pas pris une décision consciente de résister au péché et que nous préférions céder à la tentation. Il est clair qu'il est impossible de cesser de pécher si notre « vieil homme » continue à être actif dans notre vie. Nous aurons alors besoin de confesser et d'être pardonnés pour nos péchés commis jour après jour. Croire que nous pouvons obtenir la victoire sur le péché sans nous dépouiller du « vieil homme » n'est qu'une tromperie. Cela ne nous amènera qu’à un combat qui consistera à conserver une bonne apparence extérieure. Si nous souhaitons faire des progrès spirituels après notre conversion, nous devons abandonner, ou crucifier notre « vieil homme » (Romains 6. 6).
Crucifier le « vieil homme » est un acte de foi, nous décidons de nous dépouiller de notre vieil entendement qui cédait volontairement au péché, et de nous revêtir de « l’homme nouveau ». Ainsi, nous avons un nouvel entendement et une nouvelle détermination à résister au péché et vivre une vie crucifiée avec lui (Éphésiens 4. 17-24). Nous nous considérons comme morts au péché, nous ne servons plus le péché de manière consciente, et nous sommes vivants pour Dieu pour accomplir ses ordonnances et commandements. Et à la place, notre corps est utilisé pour Le servir dans l'obéissance (Romains 6. 11-14). Nous pouvons nous engager de manière définitive à nous dépouiller de notre « vieil homme » et commencer une nouvelle vie, peu importe où nous sommes. C'est une décision que nous prenons par la foi !
Avoir abandonné le vieil homme ne signifie pas que nous n'avons pas de péché dans la chair et que nous ne sommes plus tentés et attirés par nos propres convoitises (Jacques 1. 14-15). Cela signifie que nous ne vivons plus selon ces convoitises. C’est le nouvel entendement. Ce nouvel entendement ne sert plus le péché, mais déclare au contraire un « Non ! » retentissant lorsque nous sommes tentés. C'est une décision de foi puissante, qui se passe dans notre esprit.
Crucifier la chair avec ses passions et ses convoitises (Galates 5. 24)
Avec ce nouvel entendement, notre chair avec ses passions et ses convoitises sont crucifiés avec Christ (voir Galates 5. 24). La chair est la partie de notre corps du péché dont nous sommes conscients. Naturellement, nous ne pouvons pas crucifier ce que nous n'avons pas reconnu comme étant du péché. Mais, dès lors que nous recevons la lumière que quelque chose est du péché, nous devons le crucifier, le livrer à la mort (Colossiens 3. 5). Lorsque ces convoitises et ces désirs se manifestent dans notre chair, ils doivent être crucifié (jamais tolérés dans notre cœur et notre esprit) et doivent souffrir jusqu'à ce qu’ils meurent. Cela entraîne une souffrance dans notre chair, car nos propres convoitises et désirs qui y habitent ne sont pas satisfaits. Ces convoitises meurent finalement lorsque nous y renonçons constamment jusqu’à la mort.
Notre esprit, notre vie consciente, qui auparavant, étaient dans les œuvres mauvaises, sont soumis à la volonté de Dieu par la foi. Nous nous considérons comme morts au péché mais vivants pour Dieu (Romains 6. 11). Lorsqu'une personne continue à vivre dans le péché conscient, c'est parce que le vieil homme est encore vivant, et elle n'a pas la force pour résister au péché, elle est esclave du péché. C'est pourquoi, le fait de nous dépouiller du vieil homme nous donne la possibilité de vivre une vie de victoire totale sur le péché conscient, selon la mesure de lumière que nous avons. Ainsi, notre corps n'est plus esclave du péché. « Ainsi donc, frères, nous ne sommes point redevables à la chair, pour vivre selon la chair » (Romains 8. 12). Les tendances mauvaises de notre chair ne règnent plus sur nous.
Cette croix est pour nous tous qui avons péché et qui avons des tendances pécheresses, mais, nous nous sommes repentis et avons décidé de commencer une nouvelle vie.
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