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L'Évangile est une puissance de Dieu pour le Salut de quiconque croit (Romains 1. 16)

Les sept paroles de Jésus sur la croix (2)

23 Octobre 2024 Publié dans #Divers

4. “Eli, Eli, lama sabachthani ? c’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?” (Matthieu 27. 46).

Nous ne pouvons aborder cette quatrième parole de Jésus crucifié qu’avec un profond respect. C’est une parole d’importance capitale, d’une immense densité, et qui reste insondable pour nous. Depuis midi, il fait nuit sur Jérusalem. Des ténèbres surnaturelles ont recouvert le pays. Plus de moqueries, plus d’injures, les hommes sont mis de côté. Dieu soustrait son Fils aux regards humains. Ce qui se passe à ce moment-là sur la croix ne peut être vu, ni compris par une créature.
Pendant ces trois heures d’obscurité, personne ne pu jamais entrer dans la détresse de Jésus. Notre Sauveur Jésus demeura dans une solitude totale, abandonné de Dieu son Père, parce qu’Il expiait les péchés du monde. Lui Jésus, le Fils bien-aimé du Père, était à ce moment-là, privé de la présence de Dieu son Père. Pourquoi ? Parce que par Amour, Jésus s’était identifié à nous pécheurs. Il a pris sur Lui tous nos péchés et la malédiction que nous méritions à cause de nos péchés. Souvenons-nous toujours de la souffrance de Jésus sur la croix. Sans les heures d’expiation, personne n’aurait pu être sauvé. Le châtiment de nos fautes serait toujours devant nos yeux.
Mais dans ces heures d’abandon, la Sainteté de Dieu brilla d’un éclat insoutenable : Dieu condamna son propre Fils Jésus. Mais Dieu le fit par Amour, pour nous sauver, nous qui ne l’aimions pas et qui étions ses ennemis. Amour infini de Dieu le Père, de Jésus-Christ son Fils unique et du Saint-Esprit ! Éternel sujet d’adoration pour nous, véritables croyants en Jésus !

5. “J’ai soif” (Jean 19. 28).

Par sa cinquième parole sur la croix, après les trois heures d’abandon, Jésus demande à boire. Ses blessures, son combat moral, font qu’Il souffre d’une soif ardente. Mais, avant tout, ce n’est pas pour cela qu’Il dit : ” J’ai soif “. Sur la croix, comme durant toute sa vie, Jésus a toujours fait la volonté de Dieu. Mais malgré sa souffrance intense, Il s’écrie : “J’ai soif ” parce que l’Écriture sainte annonçait par avance : “Dans ma soif, ils m’ont abreuvé de vinaigre” (Psaume 69. 21).
Mais, il nous est permis de penser que cette parole de Jésus revêt aussi une autre portée spirituelle. Jésus éprouve la soif infinie qu'il y a d'être séparé de Dieu qui est la source de la vie.
Ensuite, son œuvre accomplie, Jésus regarda en avant. La soif que Jésus éprouve évoque le désir intense de la joie de la présence de Dieu
(Psaume 63. 1). Sa soif est un signe de l’imminence du Royaume où Il goûtera bientôt la pleine communion de son Père et des siens. Jésus a dit : “J’ai soif” afin de devenir pour tous ceux qui se confient en Lui, la source d’eau vive. Il prépare l’eau vive du salut qui va être donnée au monde (Jean 4. 14).

6. “Tout est accompli” (Jean 19. 30).

Les trois heures de ténèbres sont terminées. Dans un dernier geste d’obéissance, Jésus vient de boire le vinaigre ; Il s’écrie alors : ”Tout est accompli“. Sa mission sur la terre s’achevait. À sa Venue, Jésus avait pu dire : “Je viens pour faire, ô Dieu, ta volonté” (Hébreux 10. 7). Maintenant, Il a achevé là tout ce que le Père Lui avait donné à faire.
Jésus a parfaitement glorifié Dieu. Chaque croyant peut dire alors : “Le Fils de Dieu s’est livré lui-même pour moi” (Galates 2. 20). Tout découle de la croix : le salut de chaque croyant, la formation de l’Église, l’accès au Père, l’établissement des nouveaux cieux et d’une nouvelle terre dans lesquels la Justice habite (2 Pierre 3. 13). Tout repose sur la mort de Jésus-Christ.
Cette sixième parole est comme la signature que le Christ appose sur le texte relatant ce qu’Il a accompli. Un seul mot dans l’original : “Tetelestaï”. On a retrouvé des papyrus où apparaissaient des factures avec le mot “Tetelestaï”, inscrit en travers pour indiquer que la facture était entièrement payée.
L’œuvre de Jésus à la croix est parfaite et achevée. ”Il n’y a rien à y ajouter, ni rien à en retrancher“ (Ecclésiaste 3. 14). Notre confiance quant à notre Salut éternel ne peut se reposer ni sur nos actions, ni sur nos mérites, ni sur quoi que ce soit qui vienne de nous-mêmes, mais simplement sur le sacrifice de Jésus-Christ, parfait, complet, accepté par Dieu. Alors que toutes les religions des êtres humains disent : “Faites”, Jésus proclame à la face du monde entier que : “Tout est accompli” !

7. “Père, je remets mon esprit entre tes mains” (Luc 23. 46).

Cette dernière parole de Jésus sur la croix évoque toute l’intimité de l’Amour et de la communion entre Jésus-Christ et Dieu son Père. Comme avant les trois heures de ténèbres, Jésus dit à nouveau : “Père”. L’expiation est accomplie, la question de nos péchés est réglée.
En parfaite paix, en pleine conscience, Jésus va alors donner sa vie. Ayant baissé la tête, Il remet son esprit au Père. C’est l’acte final de son sacrifice volontaire. Il a détaché Lui-même son esprit de son corps et l’a remis à Dieu son Père.
Plusieurs fois, le Nouveau Testament nous rapporte que Jésus s’est livré lui-même
(Galates 2. 20 ; Éphésiens 5. 2, 25 ; Tite 2. 14). Toutes ces expressions font briller la Grandeur et l’Amour de Jésus, Celui qui donnait sa vie sur la croix. Personne n’avait le pouvoir de la Lui prendre (Jean 10. 18), mais Jésus l’a offerte afin que nous puissions recevoir une vie nouvelle, spirituelle, en nous confiant en Lui.
Jésus va au-devant de la mort, paisiblement, en vainqueur, sachant que Dieu ressuscitera son corps
(Actes 2. 27). Jésus a détruit, par sa mort, la puissance du diable qui nous effrayait (Hébreux 2. 14). La septième parole annonce le repos de la Nouvelle Création. Le péché et le mal sont vaincus à la croix, et la création est libérée et restaurée. Tout comme le septième jour a été le jour du repos et de la satisfaction, la septième parole introduit le Seigneur dans le lieu du repos : les mains du Père. À la suite de Jésus, nous pouvons, devant la mort, nous confier paisiblement en notre Dieu et Père Céleste. AMEN !

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