Jésus-Christ a vaincu la mort
L'affirmation selon laquelle le Christ a vaincu la mort fait référence à sa Résurrection. Celui qui était mort est maintenant vivant (voir Apocalypse 1. 18). Ces cinq mots : "Christ a vaincu la mort", définissent la différence la plus importante entre le christianisme et toutes les autres religions. Aucun autre chef religieux n'a jamais prédit sa propre mort et sa résurrection (Matthieu 16. 21). Aucun n'a jamais fondé ses affirmations sur lui-même et son enseignement sur cette prédiction (Jean 2. 18-22 ; Matthieu 27. 40). Aucun n'a jamais tenu cette promesse de résurrection. Jésus-Christ seul a tenu cette promesse (Luc 24. 6).
La Résurrection de Jésus est unique dans l'histoire en ce que Jésus seul est ressuscité des morts pour ne plus jamais mourir. D'autres personnes qui ont été ressuscitées ont fini par mourir une seconde fois (voir 1 Rois 17. 17-24 ; 2 Rois 4. 32-37 ; Marc 5. 39-42 ; Jean 11. 38-44). La Résurrection de Jésus a été une véritable et totale défaite sur la mort. En tant que le Saint Fils de Dieu, Jésus a vaincu la mort une fois pour toutes, comme l'a expliqué Pierre : "…qu'il n'était pas possible que Jésus soit retenu par elle" (Actes 2. 24). Le Christ triomphant et ressuscité a dit : "Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J'étais mort; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clés de la mort et du séjour des morts" (Apocalypse 1. 18). Jésus-Christ est Souverain sur la mort. La conquête de la mort par le Christ est permanente et éternelle.
Le Christ a conquis la mort parce qu'Il était sans péché. La malédiction qui pesait sur l'humanité dans le jardin d'Éden, à cause de son péché, était clairement énoncée : "tu mourras certainement" (Genèse 2. 17). Depuis lors, nous avons constaté la vérité de Romains 6. 23a : "Le salaire du péché, c'est la mort". Mais Jésus-Christ n'avait pas de péché (1 Pierre 2. 22) ; par conséquent, la mort n'avait aucun pouvoir sur Lui. La mort de Jésus était un sacrifice volontaire pour nos péchés ; et, étant donné la perfection de Jésus, Lui qui est sans péché, sa Résurrection s'en est suivie logiquement. Jésus a dit : "Je ne donne ma vie afin de la reprendre" (Jean 10. 17).
Le fait que le Christ Jésus ait vaincu la mort a des conséquences éternelles pour nous. La Bonne Nouvelle (l'Évangile) est fondée sur la Victoire du Christ sur la mort. Sans la Résurrection de Jésus-Christ, il n'y aurait pas d’Évangile ; en fait, il n'y aurait pas du tout d'espoir pour nous : "Si le Christ n'est pas ressuscité, votre foi est vaine ; vous êtes encore dans vos péchés" nous dit 1 Corinthiens 15. 17. Mais le Christ est ressuscité et, en tant que vainqueurs avec Lui, les chrétiens enfants de Dieu "sont passés de la mort à la vie" (1 Jean 3. 14). Le Christ "qui a réduit la mort à l'impuissance et a mis en évidence la vie et l'immortalité par l'Évangile" (2 Timothée 1. 10).
Le fait que Jésus-Christ ait vaincu la mort signifie que tous ceux qui croient véritablement en Lui ont également reçu la victoire sur la mort. Nous sommes "plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés" (Romains 8. 37). Le Christ est "les prémices de ceux qui sont morts " (1 Corinthiens 15. 20), ce qui signifie que la Résurrection de Jésus est la première d'une longue série : les croyants qui se sont "endormis" (qui sont décédés) seront également ressuscités. Jésus a promis à ses disciples : "Car je vis, et vous vivrez aussi" (Jean 14. 19).
Le fait que le Christ ait vaincu la mort est donc un accomplissement de la prophétie. Le psalmiste avait prédit que le Messie vaincrait la mort : "Car tu ne livreras pas mon âme au séjour des morts, Tu ne permettras pas que ton bien-aimé voie la corruption" (Psaume 16. 10). D'autres prophètes ont rempli le peuple de Dieu de l'espoir que le Seigneur abolirait un jour la mort : "Il engloutit la mort pour toujours; Le Seigneur, l'Éternel, essuie les larmes de tous les visages" (Ésaïe 25. 8), et "Je les rachèterai de la puissance du séjour des morts, Je les délivrerai de la mort. O mort, où est ta peste ? Séjour des morts, où est ta destruction ?" (Osée 13. 14 ; Voir aussi 1 Corinthiens 15. 54-55).
La mort est l'arme la plus puissante et la plus terrifiante du Diable contre nous. À la croix, le Christ a vaincu Satan pour nous tous qui avons cru en Lui : "Maintenant a lieu le jugement de ce monde; maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors" (Jean 12. 31 ; voir aussi Colossiens 2. 15). Avec le tombeau vide, Jésus-Christ a détruit l'arme la plus puissante du Diable : la mort. Satan, notre accusateur, est désormais impuissant à condamner les enfants de Dieu, et jamais, ils ne partageront son sort (Apocalypse 12. 9-11 ; 20. 10, 14).
Lorsque le Christ a vaincu la mort pour nous, Il a enlevé "l'aiguillon de la mort" qui est le péché (1 Corinthiens 15. 56) ; c'est-à-dire que nous ne serons pas jugés par Dieu selon nos péchés. Au contraire, nous nous tiendrons devant Dieu vêtus de la Justice parfaite du Christ. C'est pourquoi, les croyants en Christ "…n'auront pas à souffrir la seconde mort" (Apocalypse 2. 11), et "la seconde mort n'a point de pouvoir sur eux" (Apocalypse 20. 6). Le Christ a reçu notre peine de mort pour le péché et, par sa mort, Il a vaincu la mort qui sera jetée dans l'étang de feu (Apocalypse 20. 14).
Les croyants en Jésus "sont plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés" (Romains 8. 37). Qu'est-ce qui peut les séparer de l'Amour de Dieu en Christ ? Rien du tout, "Ni la mort ni la vie" (verset 38). Le Christ a vaincu la mort, et les croyants en Jésus se tiennent fermement sur les paroles de Jésus qui a dit : "Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s'il meurt; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais." (Jean 11. 25-26). Amen !!!
Où en sommes nous et où allons-nous ?
Où sommes-nous dans l'histoire du monde ? Il y a un peu plus de vingt siècles que Jésus-Christ le Fils de Dieu est venu sur la terre. Sa mort sur une croix ne fut pas seulement un martyr, mais selon la Parole de Dieu, “il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités” (Ésaïe 53. 5). “Lui-même a porté nos péchés en son corps sur le bois” (de la croix) (1 Pierre 2. 24).
C'est un point central dans l'histoire du monde, c'est l'ouverture d'une période où Dieu fait grâce à tous ceux qui se reconnaissent pécheurs et acceptent le don gratuit de la Vie Éternelle en Jésus-Christ. Cette période de la Grâce divine dure encore aujourd'hui. Son terme, toutefois, sera marqué par le Glorieux Retour du Seigneur Jésus Christ pour enlever son Église, constituée de tous ceux qui ont saisi pour eux-mêmes la Grâce de Dieu, qui sont nés de nouveau par le Saint-Esprit, et qui sont sauvés de tous leurs péchés. Oui, Jésus reviendra bientôt prendre avec Lui tous ceux qui Lui appartiennent. Jésus dit Lui-même : “Je viens bientôt” (Apocalypse 22. 12).
L'imminence de cet événement remplit de joie le croyant en Jésus-Christ, mais constitue un terrible avertissement pour ceux qui négligent ou ne croient pas en Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu. Car, à cette période de la grâce de Dieu succédera le temps des jugements annoncés dans l'Apocalypse. Alors, tous ceux qui auront refusé de croire à l'Évangile de la Grâce de Dieu en Jésus ne pourront plus être sauvés, et iront dans les remords et tourments éternels en Enfer.
Par contre, tous les vrais croyants en Jésus ont devant eux l'espérance certaine d'un avenir glorieux dans le Ciel, dans le Paradis. Et ils verront s'accomplir la promesse de Jésus le Sauveur qui leur a dit : “Je vais vous préparer une place... Je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi” (Jean 14. 2-3).
Enfants du Diable ou enfants de Dieu ?
Jésus dit à ses contemporains incrédules : « Vous, vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père… » (Jean 8. 44).
La Parole de Dieu dit : « Mais à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu » (Jean 1. 12).
Avoir pour père le Diable, qui est le menteur, le père du mensonge et le meurtrier dès le commencement, est une chose terrible. Pourtant, tels nous étions tous par nature. « Nous étions morts par nos fautes et nos péchés […] nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres. Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause de son grand amour dont il nous a aimés, alors même que nous qui étions morts dans nos fautes, nous a rendus à la vie avec le Christ » (Éphésiens 2. 1-5).
Que faut-il faire pour avoir la vie avec le Christ ? Rien. C’est Dieu qui a tout fait et "c'est par sa grâce que nous sommes sauvés, par le moyen de la foi" (Éphésiens 2. 8). Il nous suffit de croire en Jésus : « Celui qui croit au Fils de Dieu a la vie éternelle » (Jean 3. 36).
Dieu le Fils est venu dans ce monde, mais le monde ne l’a pas connu. « Il est venu chez les siens (les Juifs) et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il leur été donné le pouvoir (ou le droit) de devenir enfant de Dieu, lesquels sont nés non du sang ni de la volonté de la chair, mais de Dieu » (Jean 1. 11-13).
Nous sommes tous entrés dans le monde des hommes par notre naissance physique, mais pour devenir un enfant de Dieu, il faut une autre naissance, une naissance spirituelle. Jésus dit à Nicodème : « Si quelqu’un n’est pas né de nouveau, il ne peut pas voir le royaume de Dieu » (Jean 3. 3). Naître de nouveau, c’est recevoir par la foi, la vie de Dieu, une vie nouvelle, la vie divine, la vie éternelle. Naître de nouveau, c’est devenir un enfant de Dieu. Pour cela, il a fallu que Jésus, le Fils de Dieu, vienne ici-bas pour être élevé sur la croix et subir pour nous le châtiment que nous méritions tous, nous qui étions des enfants de colère.
« Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Et nous le sommes. […] Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n'a pas encore été manifesté ; nous savons que, quand il sera manifesté, nous serons semblables à lui, car nous le verrons comme il est » (1 Jean 3. 1-2). « Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui » (Romains 8. 17).
Chers lecteurs et lectrices, soyons émerveillés par l’Amour insondable et infini de Dieu qui, du bas état dans lequel nous étions plongés dans nos péchés, morts dans nos fautes et nos péchés, a fait de nous, en son Fils Jésus-Christ, Ses enfants, Ses héritiers, cohéritiers de Christ. AMEN !!! « De la poussière, l’Éternel Dieu retire le pauvre ; du fumier, Il relève l’indigent, pour les faire asseoir avec les grands. Et Il leur donne en partage un trône de gloire » (1 Samuel 2. 8).
Il nous faudra l’éternité dans le Ciel pour comprendre et louer sans cesse notre Dieu le Père et notre Seigneur Jésus Christ pour son Amour infini !
Qui règne dans le monde ?
En créant l’être humain, Dieu lui confie une position de domination sur la Création : Adam est prince en Éden, à la gloire du divin Roi Créateur. Si ce privilège originel nous honore, il nous étreint aussi le cœur, nous humilie et éveille notre nostalgie. Car les choses ne sont plus ce qu’elles ont été, ni ce qu’elles auraient pu être. Qu’est devenu, au final, notre statut de prince dans la Création, depuis que le mal est entré dans le monde ?
Le premier Adam, prince déchu :
A l’origine, l’homme « à l’image de Dieu» reçoit l’autorité sur le monde créé, qu’il doit « soumettre » et « dominer » (Genèse 1. 26 ; 28).
Alors qu’Adam et Ève devaient dominer le serpent, celui-ci réussit à les soumettre par sa ruse. En rejetant l’autorité de Dieu, ils se dessaisissent de la leur, pour s’assujettir au serpent, symbole du diable. Ce dernier parvient à ses fins : la désobéissance de l’être humain entraîna sa condamnation à mort et donc sa défaite, car la terre qu’il devait soumettre, l’engloutira (Genèse 3. 19). Alors qu’Adam devait régner sur le monde, c’est désormais le péché et la mort qui y règnent (Romains 5. 21). Chassés d’Éden, qu’ils ne sont plus en mesure de « garder » et de « cultiver », Adam et Ève ont entraîné le reste de l’humanité à vivre sur une terre maudite, loin de la présence de Dieu.
Lors de l’alliance avec Noé, Dieu reformule la vocation de l’humanité déchue. À cette occasion, il reprend certains aspects du mandat originel, mais ne mentionne plus sa fonction de gouvernance. Dans le récit de Genèse 8. 21 à 9. 17 qui forme un parallèle évident avec celui des origines, Genèse 1. 28 : « Soyez féconds, multipliez vous, […] » ne contient plus : « soumettez-là ». Ce verbe, kabash, qui signifiait la vocation royale d’Adam, est précisément absent du récit. Il faut en conclure que suite à la chute, le but ultime du mandat d’Adam (la soumission du monde à l’homme et, par le fait même, à Dieu) devient inatteignable pour l’être humain.
Qui règne, ici et maintenant ?
Si le domaine d’intendance échappe à la bonne maîtrise de l’être humain, Dieu ne le livre pas pour autant au chaos. Tout en tenant compte du cœur mauvais de l’être humain, Dieu fait cette promesse à Noé : « Tant que la terre subsistera, les semailles et la moisson, le froid et la chaleur, l’été et l’hiver, le jour et la nuit ne cesseront pas » (Genèse 8. 21-22). La Création reste la propriété de Dieu (1 Corinthiens 10. 26), et le maintien de son équilibre cosmique est la marque de son autorité et de sa providence. Tant que Dieu fait subsister la terre (Genèse 8. 22), sa patience demeure.
Or, le temps de la patience de Dieu est aussi le temps d’un désordre et d’une double imposture : l’être humain, qui aurait dû régner, est supplanté par le diable ; et le diable, bien qu’il ne puisse s’en affranchir, conteste la Seigneurie de Dieu dans le monde. En ce sens, le diable est « le prince de ce monde » (Jean 12. 31) ; le monde entier gît sous sa puissance (1 Jean 5. 19) : celle du mal (Ephésiens 6. 12), des ténèbres (Actes 26. 18) et de la mort (Hébreux 2. 14). De telle sorte que « le monde » représente désormais dans plusieurs textes, une puissance spirituelle opposée à Dieu.
Le Royaume de Jésus-Christ, le nouvel Adam :
« Qu’est-ce que l’homme ? Tu l’as abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Tu l’as couronné de gloire et d’honneur, Tu as mis toutes choses sous ses pieds. Mais celui qui a été abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d’honneur ». Ce texte d’Hébreux 2. 6-9 qui reprend le Psaume 8, qui lui même reprenait le récit des origines, attribue à Jésus la domination qui avait été accordée à Adam. On remarque que ce ne sont plus seulement la terre et les animaux du Psaume 8 qui sont placés sous les pieds de Jésus, mais la mort « qu'il a réduit à l’impuissance », ainsi que « le monde à venir ». En effet, le Fils de Dieu, « Prince de notre salut » s’est incarné, afin d’écraser par sa propre mort, celui qui jusque là en détenait le pouvoir (Hébreux 2. 14-15).
Le Royaume du nouvel Adam qui est intervenu à cette occasion et qui a pris le relai, n’est autre que le Royaume de Dieu.
Jésus, « le nouvel Adam », a assumé le mandat dans lequel le premier Adam a échoué. Or, cette reprise du mandat déchu ne consiste pas en un simple rattrapage du passé. Le Royaume du nouvel Adam qui est intervenu à cette occasion et qui a pris le relai, n’est autre que le Royaume de Dieu. Son Royaume ne vient pas de ce monde, il est céleste et spirituel et son plein établissement ne se fera que par le biais d’un renouvellement ou d’une transformation radicale de toutes choses.
D’une part, ce jour sera l’occasion d’un jugement sur l’ensemble de l’humanité impie, ainsi que sur son domaine (2 Pierre 3. 4-13), soumis, par la chute, à la vanité et à la corruption (Romains 8. 19-21). « Les éléments créés », corruptibles par nature, ne subsisteront pas (Hébreux 12. 27), et disparaîtront pour laisser place la nouvelle création (Apocalypse 21. 1). D’autre part, plutôt que de rétablir la créature humaine uniquement dans sa gloire première, le mandat reçu par Jésus-Christ nous unit à la sienne et le glorifie Lui, « Celui par qui et pour qui tout existe » (Hébreux 2. 10). C’est ainsi, par exemple, que nos corps qui portent actuellement « l’image du terrestre » seront ressuscités à « l’image du céleste ». Alors, la gloire de ce qui était « premier », de notre « corps naturel » et « corruptible », déclarée « méprisable », passera, pour laisser place à l’éclat incomparable du « corps spirituel » et « incorruptible » du dernier Adam.
Les enfants de Dieu règnent dans la vie par Jésus-Christ (Romains 5. 17) :
Lorsque le nouvel Adam a accomplit pour nous le mandat déchu, il en a aussi redéfinit le contenu et l’orientation, selon son propre Royaume qui est céleste et non terrestre. Puisque nous sommes associés au Royaume du Fils de Dieu, notre gloire, notre vocation et notre héritage, sont aussi célestes.
Le croyant trouvera donc dans la gloire et le pouvoir de l’être humain attestés par le Psaume 8. Et, par la surabondance de la grâce que Dieu a manifesté en nous sauvant, ces privilèges que nous attendons, sont supérieurs à ceux dont nous souffrons la perte depuis la chute. Si par le Saint-Esprit, nous jouissons déjà des arrhes de ces privilèges célestes, notre vocation d'enfants de Dieu ne consiste certainement pas à restaurer et poursuivre ce statut de prince sur terre, tel qu’il avait été confié à Adam en Éden. Une telle entreprise relativiserait les conséquences de la chute et irait même à l’encontre de la portée de la rédemption. Puisque nous sommes morts et ressuscités avec Christ, penser encore « aux choses de la terre » et rechercher ses gloires (1 Corinthiens 3. 1-4), plutôt que d’espérer celles d’en haut, nous rendrait « ennemis de sa croix » (Philippiens 3. 14-21).
Par notre foi en Jésus, nous sommes dès aujourd’hui, vainqueurs du monde et de son prince (1 Jean 2. 14 ; 5. 4), de la mort et du péché (Romains 5. 17). C’est en ce sens que nous régnons dans la vie. Nous ne dominons pas le monde, mais nous sommes libérés de son emprise : le monde est crucifié pour nous, comme nous le sommes pour Lui (Galates 6. 14). Nous vivons donc dans le monde présent, sans lui appartenir, en citoyens et serviteurs d’une autre cité (Hébreux 11. 13-16) ; en témoins du Règne de Dieu qui vient et ambassadeurs de sa volonté de réconciliation (2 Corinthiens 5. 20). Si nous persévérons, alors seulement nous règnerons sur la Nouvelle Terre (Apocalypse 5. 10 ; 22. 5), pour l’éternité (2 Timothée 2. 12), délivrés à jamais de la présence du mal.
Savoir que l'on a tous besoin du Salut en Jésus-Christ
Le grand danger, pour l'être humain pécheur, c'est de se tromper lui-même, d'être complaisant envers lui-même et de penser qu'il n'a pas besoin de Jésus-Christ pour être sauvé. Ainsi, il se sépare du seul vrai Dieu son Créateur qui est Saint, qui est la source du parfait Salut dont l'être humain a besoin. Nos tendances naturelles si elles ne sont pas corrigées par le Saint-Esprit, portent en elles les germes de la mort morale. A moins d'être reliés d'une manière vitale au seul Dieu trois fois Saint, nous ne pouvons résister aux effets malfaisants de l'amour de soi, de l'indulgence, ni résister à la tentation.
Nos efforts pour suivre Jésus-Christ et respecter ses commandements sont nécessaires mais insuffisants pour nous qualifier à recevoir le salut. Notre Salut n’est rendu possible que par les mérites, la miséricorde et la grâce de Jésus-Christ. La doctrine du Christ nous aide à comprendre que par sa grâce, nous pouvons apprendre l’Évangile, recevoir les ordonnances et marcher résolument sur le sentier qui conduit à la vie éternelle.
Afin de recevoir l'aide de Jésus-Christ pour cela, nous devons tout d'abord nous rendre compte de notre besoin de Jésus. Seul celui qui se reconnaît pécheur peut être sauvé par Jésus-Christ. C'est seulement quand nous voyons notre totale impuissance et que nous renonçons à nous confier en nous-même que nous pouvons nous appuyer sur la puissance divine. C'est lorsque nous apprécierons le caractère du Christ et que nous serons en communion avec le Dieu Saint que le péché nous paraîtra détestable.
Oui, il faut d’abord souligner l’urgent besoin d’être sauvé et tous les êtres humains doivent le savoir : Le péché dans notre vie a provoqué une coupure entre Dieu le Créateur qui est Saint et les êtres humains qui sont tous pécheurs. Puis le péché a amené tout un cortège de souffrances (angoisses, dépressions, maladies, guerres, injustices, échecs, immoralité, perte des valeurs…). Le texte d'Ésaïe 59. 1-5 parle avec tant de vérité du péché de l’humanité et de la perdition dans laquelle il nous a précipités ! Oui, le péché précipite en Enfer chaque être humain qui néglige ou n'accepte pas, jusqu'à son décès, le parfait Salut en Jésus-Christ. Le péché le conduit dans une terrible et horrible condamnation éternelle en Enfer, dans le lieu où il y a les regrets et les tourments éternels.
Nous avons tous besoin du Salut en Jésus Christ pour être sauvés de la condamnation en Enfer ; et aller dans le vrai bonheur éternel qui se trouve au Ciel, au Paradis. Le seul vrai Dieu est le Dieu du Salut et Il nous a envoyé son Fils Jésus-Christ le seul Sauveur du monde.
Dans le texte biblique, le mot hébreu « salut » peut aussi être traduit par « guérison ». Quand Dieu parle de nous sauver, il parle aussi de nous guérir. Partout où le péché a produit la souffrance (que cela concerne notre esprit, notre âme ou notre corps), Dieu a le pouvoir d’apporter une parfaite guérison.
Mais comment être sauvé ? Voilà une grande question : Non par des œuvres ni par nos efforts, encore moins par nos mérites, mais par le seul moyen de la foi en Jésus-Christ. La notion de la grâce, donc de gratuité et de cadeau, accompagne la foi, c’est une grande vérité. L’être humain ne peut pas se changer lui-même ; aussi Dieu lui offre le don de la Vie Éternelle en Jésus, et l’invite à se repentir et à placer sa foi en Jésus Christ le Sauveur.
En mourant volontairement sur la croix, Jésus-Christ a parfaitement payé le prix de notre Salut en expiant tous nos péchés. Puis le troisième jour, Jésus-Christ est ressuscité et Il vit éternellement. Aujourd’hui encore, Jésus accorde le Salut à quiconque vient à Lui avec repentance et foi. Que chaque être humain se reconnaisse pécheur devant Dieu, méritant la condamnation, et qu'il se repente de ses péchés. Que quiconque qui veut être sauvé pour l'éternité viennent à Jésus-Christ par la foi en l'acceptant comme seul Seigneur et Sauveur de notre vie, pour recevoir la Vie Éternelle !
La nécessité du sacrifice de Christ sur la croix (2)
L’Amour et la Justice de Dieu :
Par la mort de Jésus-Christ sur la croix, Dieu démontra l’ampleur de Son Amour pour nous et l’horrible nature du péché. Traiter les péchés de l’humanité de manière cavalière aurait offert un pardon de peu de valeur, et aurait donné à l’humanité l’impression que la rébellion et le rejet des lois divines n’avaient guère d’importance. Mais en envoyant dans ce monde Son propre Fils Jésus-Christ qui fut battu et crucifié sur la croix, c'est que le prix de notre pardon est infiniment couteux pour Dieu. Cela nous démontre également avec puissance que le péché ne peut être traité à la légère.
Comme cela est précisé dans Jean 3. 16 : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle ». Jean a également écrit : « L’amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui. Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés » (1 Jean 4. 9-10).
Jésus-Christ tenait absolument à être ce sacrifice, tenant aussi à prouver Son Amour pour nous. Jésus le précisa le soir de la dernière Pâque qu’Il célébra avec Ses disciples avant de S’offrir comme l’Agneau pascal sans défaut (le sacrifice parfait pour le péché). « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jean 15. 13). Jean a aussi écrit, à propos du sacrifice de notre Seigneur Jésus : « Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous ; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères » (1 Jean 3. 16).
Les souffrances de Christ nous rappellent en outre les terribles souffrances engendrées par le péché.
Notre Dieu Juste ne minimise pas l’horreur du péché. L’Épître de Paul aux Romains met l’accent sur la justice divine. Si Dieu devait en pardonner arbitrairement quelques-uns, et non d’autres, Il ne serait pas juste. Le péché exige une amende. Dieu, dans Sa miséricorde, permet au sacrifice de Christ de payer l’amende de nos péchés, mais cela ne veut pas dire qu’Il Se contente d’ignorer ces derniers.
Ce qui, incidemment, devrait nous faire sérieusement réfléchir, c’est que Dieu ne s’est pas contenté d’effacer nos péchés. Il a fallu que Quelqu’un paie l’amende absolument méritée de nos fautes. Dieu, qui est Saint et Juste, ne peut pas ignorer le péché. C’est Lui qui a déclaré que « le salaire du péché, c’est la mort » (Romains 6. 23). S’il n’y avait pas de mort, le salaire du péché ne serait pas payé.
Pourquoi est-il impératif, pour nous, que Dieu soit Juste ? Parce que notre foi s’appuie sur Son caractère. Si Dieu était arbitraire, nous ne pourrions pas Lui faire confiance. Nous ne saurions jamais quand Dieu exigerait la justice et quand Il Se contenterait d’ignorer l’injustice. Nous pouvons nous réjouir de ce que le caractère de Dieu est juste et aimant.
Établi dans le plan divin :
Les détails du sacrifice de Jésus-Christ avaient été prophétisés dans l’Ancien Testament. On peut lire, par exemple, dans Ésaïe 52. 14, « qu’il a été pour plusieurs un sujet d’effroi, — tant son visage était défiguré, tant son aspect différait de celui des fils de l’homme ». Jésus fut flagellé et horriblement maltraité avant d’être crucifié. Ésaïe avait prophétisé qu’Il serait, après Son supplice, pratiquement méconnaissable et qu’il s’agirait de l’un des pires supplices auxquels on ait survécu.
Le chapitre suivant indique que le Fils de Dieu fut horriblement blessé pour nos transgressions et pour nos péchés ; et qu’Il finit par verser Son sang en tant que sacrifice complet pour nous ; afin de nous réconcilier à Dieu le Père en S’offrant pour nos fautes. Tout cela était conforme à la volonté et au plan de Dieu, pour permettre que l’humanité soit pardonnée et ait tout compte fait accès à la Vie Éternelle (Voir Ésaïe 53. 4-5, 10).
Jésus voulut tellement S’offrir à fond, sur la croix, qu’Il refusa même de boire une potion douce pour réduire la douleur de la crucifixion (Matthieu 27. 34). Par Amour pour nous, Jésus offrit Sa vie totalement, comme offrande pour le péché. Il était disposé à souffrir et à mourir pour nous, afin que jamais le moindre compromis ne soit admis, face à l’énormité du péché. Notre Père céleste a accepté ce sacrifice incroyable et désintéressé, de son Saint Fils unique Jésus, qui ne pécha jamais.
Dieu est maintenant disposé à nous accepter en Sa présence, si nous reconnaissons et acceptons ce que Son Fils a fait pour nous. Si nous reconnaissons nos péchés (1 Jean 1. 9) ; si nous nous repentons sincèrement (Actes 26. 20), et si nous sommes disposés à pardonner aux autres (Matthieu 6. 14). Jésus promet de nous pardonner aussi, et de nous accorder le don de Son Saint-Esprit par le baptême du Saint-Esprit. Il choisira alors de ne plus Se souvenir de nos péchés (Hébreux 8. 12).
Ce pardon, nous ne pouvons pas l’obtenir par de bonnes œuvres. Il s’obtient par la foi et par la grâce divine. Paul a dit, dans Romains 3. 24, que nous sommes « gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ ».
Qu’en est-il de vous ? Avez-vous vraiment été réconcilié avec Dieu votre Créateur ? Vous êtes-vous repentis et êtes-vous baptisés ? Agissez en fonction de ce que vous avez découvert dans la Bible. C’est le moins que vous puissiez faire si vous appréciez le sacrifice de Jésus-Christ à sa juste valeur !
La nécessité du sacrifice de Christ sur la croix (1)
La Pâque et les sacrifices, dans l’Ancien Testament, préfiguraient le sacrifice de Jésus-Christ. Mais pourquoi était-il nécessaire que Jésus meure sur une croix ?
Le premier péché :
Genèse chapitre 3 fournit le récit du premier péché commis par les êtres humains : Adam et Ève qui désobéirent à Dieu en mangeant du fruit défendu de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Oui, Dieu les avait avertis que s’ils désobéissaient, ils mourraient (Genèse 2. 17).
Ainsi, un évènement très significatif eut lieu quand nos premiers parents (Adam et Ève) succombèrent à la séduction satanique. Non seulement, ils ont fini par mourir au bout d’un certain temps, mais ils furent également expulsés du jardin d’Éden, à l’entrée duquel des anges furent placés pour empêcher qu’ils n’y reviennent (Voir Genèse 3. 24). Adam et Ève n’avaient dorénavant plus accès à l’arbre de la vie. Leurs rapports avec Dieu étaient loin d’être les mêmes qu’avant. Le péché avait fait son apparition dans le monde des êtres humains et les avait séparés de Dieu leur Créateur.
Le péché est l’antithèse du caractère juste et parfait de Dieu. Dieu a le péché en horreur ; le péché est une horrible souillure dans Sa création magnifique. Le péché provoque la douleur, la souffrance, et tous les maux que l’on voit dans le monde. Le seul Dieu Saint et Juste ne peut pas accepter de coexister avec le péché.
Cette aliénation, le fait que les êtres humains ont cessé d’être en présence de Dieu, est mise en relief dans les cérémonies rituelles exécutées par les sacrificateurs, dans le tabernacle qui fut une ancien lieu central de culte de l’ancien Israël. Personne n’avait le droit de se présenter devant Dieu, dont le Trône était représenté par le Saint des saints à l’intérieur du tabernacle, à l’exception du souverain sacrificateur, une fois par an.
Aussi, Dieu ne supporte jamais la présence d’un péché qui n’a pas été pardonné (Ésaïe 59. 2). Notre Dieu juste ne peut tout simplement pas ignorer le mal mortel qu’est le péché ; Il doit l’éliminer et nous purifier de ses effets néfastes. C’est la raison pour laquelle le sacrifice de Jésus-Christ était nécessaire. Il fallait qu’Il paie l’amende de nos péchés et devienne notre Sauveur éternel.
Le sacrifice de Jésus :
Alors qu’il baptisait des gens dans le Jourdain, Jean-Baptiste, ayant aperçu Jésus venant vers lui, déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde » (Jean 1. 29).
Le sacrifice de Jésus-Christ a payé totalement l’amende encourue par les péchés de l’humanité. Sans cet acte d’amour de la part du Fils de Dieu, l’humanité n’aurait aucun espoir de revivre en nouveauté de vie. C’est là l’une des doctrines fondamentales de la foi chrétienne.
Mais pourquoi était-il nécessaire que Jésus-Christ meure sur une croix ?
Un agneau à sacrifier :
L’expression Agneau de Dieu rappelle l’époque où Israël fut délivré de l’ancienne Égypte sous la conduite de Moïse. Avant le dixième fléau, (la mort des premiers-nés), les familles israélites durent immoler un agneau, et enduire de son sang le linteau et les montants des portes de leurs demeures. L’agneau qui était égorgé pour cette occasion était appelé l’agneau pascal, et l’observance de cette cérémonie s’appelait la Pâque.
Lors de cette première Pâque en Égypte, Dieu était disposé à agréer le sang de l’agneau pascal enduit sur les montants des portes de leurs demeures, à la place du sang de leurs premiers-nés. Les premiers-nés des Israélites qui rejetaient cette pratique n’auraient pas été épargnés. Le sang de cet agneau permit donc aux Israélites d’échapper à l’amende imposée au pays d’Égypte (voir Exode 12. 21-24).
La Pâque devint donc une célébration annuelle en Israël, pour que le peuple se souvienne comment Dieu l’avait délivré de la mort. Évidemment, toutes les expériences vécues par l’Ancien Israël préfiguraient des leçons spirituelles encore plus importantes pour nous les chrétiens enfants de Dieu (Voir 1 Corinthiens 10. 11). Oui, Jésus-Christ devint l’Agneau de Dieu pour l’Église, pur les vrais chrétiens enfants de Dieu. L’apôtre Paul écrivit dans 1 Corinthiens 5. 7, que « Christ, notre Pâque, a été immolé ».
Jésus était « la victime expiatoire pour nos péchés » (1 Jean 2. 2). Sans le sacrifice de Christ, nous n’aurions point de pardon.
Mais pourquoi était-il nécessaire que Jésus-Christ le Fils de Dieu, se fasse Homme, afin de donner sa vie pour que d’autres puissent être pardonnés ? Nous allons le voir dans l'article de demain.
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Rien de caché
"Il n'y a aucune créature qui soit cachée devant lui, mais tout est nu et découvert aux yeux de Celui à qui nous devons rendre compte" (Hébreux 4. 13).
La Parole de Dieu amène l’âme humaine devant Dieu, où elle se trouve nue, découverte, dépouillée de tout, se jugeant elle-même comme Dieu la juge.
Ce Jugement de Dieu, auquel nul ne peut échapper, est un nouveau motif à l’appui de l’exhortation de Hébreux 4. 11 ; car c’est pour nous amener à son repos que Dieu agit ainsi. Et s’il y a résistance finale de la part de l’être humain, le jugement intérieur par lequel Dieu voulait sauver l’âme se transforme en condamnation éternelle.
La plupart des versions écrivent : « Aux yeux de Celui à qui nous devons rendre compte ». Il est plus conforme au grec de traduire : découvertes à ses yeux ; c’est à Lui (Dieu) que nous devons rendre compte, ou, suivant une autre interprétation : « que nous avons affaire ».
La Parole de Dieu dit : "Dieu jugera par Jésus Christ les secrets des hommes, selon mon évangile" (Romains 2. 16)
Qui d'entre nous supporterait que son entourage puisse connaître exactement tout ce qu'il fait, dit, ou pense au cours de chacune de ses journées ? Quelle honte si nos plus misérables secrets devaient être révélés et étalés au grand jour !
Or effectivement, tout, absolument tout ce qui se passe en nous, est connu par le seul vrai Dieu, Celui dont l'appréciation devrait nous importer plus que celle de nos proches et de nos semblables. Et un jour, il faudra rendre compte à Dieu de tout le détail de l'existence qui nous aura été prêtée sur la terre.
Cette parfaite connaissance que Dieu possède remplissait de perplexité l'auteur du Psaume 139 qui dit : “Où irai-je loin de ton Esprit, où fuirai-je loin de ta face ?”
Et pourtant, cette inquiétude peut se changer en une joie sans égale. Il en est ainsi lorsque, conscient d'être un pécheur, le vrai croyant en Jésus reconnaît ses péchés et les confesse avec droiture devant Dieu. Il se trouve alors d'accord avec Dieu et aussi Dieu peut se révéler à lui comme le Dieu de grâce et de pardon, le Dieu Sauveur. Alors, le vrai croyant en Dieu peut dire : “Combien me sont précieuses tes pensées, Sonde-moi, connais mon coeur, éprouve-moi et connais mes pensées... conduis-moi dans la voie de l'éternité” (Psaume 139. 17, et 23 à 24). Dès lors, le vrai croyant en Jésus pourra avancer sur la voie du Salut éternel avec, à chaque pas, le secours du seul vrai Dieu. N'ayant plus rien à cacher, il marchera dans la lumière de la grâce divine.
Dieu nous accorde sa Grâce
Nous n’épuiserons jamais les nombreuses bénédictions que Christ nous a acquises. (Voir COLOSSIENS 1. 6-12).
L’évangile selon Matthieu raconte l’histoire d’un homme qui a trouvé un trésor enfoui dans un champ dont, apparemment, personne d’autre ne connaissait l’existence. Il l’a enterré de nouveau et a vendu tout ce qu’il possédait pour acquérir ce terrain (Matthieu 13. 44).
Les chrétiens ont hérité d’un vaste trésor : la Grâce de Dieu. Il arrive que, pendant des années, nous en ignorions la grande valeur ; mais lorsque nous en calculons le vrai prix, nous découvrons avec étonnement que nous sommes très riches en Dieu notre Créateur !
C’est ce qu’avait compris Jean quand il a écrit : « Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce » (Jean 1. 16). La Bible en français courant en offre cette traduction : « Nous avons tous reçu notre part des richesses de sa grâce ; nous avons reçu une bénédiction après l’autre ».
Dans Colossiens 1, Paul dresse une liste de ces bénédictions. Nous pouvons être « remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle »; alors, nous pourrons plaire à Dieu « à tous points de vue » et porter « des fruits en toute sorte d’œuvres bonnes ». De plus, nous croîtrons « dans la connaissance de Dieu » (Voir Colossiens 1. 9-11).
Remercions toujours le Seigneur de ce qu’Il nous a accordé « grâce pour grâce ».
Dans sa Grâce, Dieu offre le salut à tous et nous enseigne à bien vivre (TITE 2. 11-12).
Tite 2. 11 résume bien l’Évangile : « La grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée ».
Ce qui a été invisible durant des siècles s’est manifesté. De plus, Dieu offre sa grâce à tous, et non seulement à quelques-uns.
L’apôtre Paul l'a décrit ainsi dans Romains 1. 16 : « c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit ».
Comme Dieu a mis une telle puissance à notre disposition, nous pourrions être déçus de découvrir que, même si elle est merveilleuse, la grâce de Dieu apporte aussi son lot de douleur.
Pour la plupart des gens, le mot puissance suggère une transformation instantanée et une exécution sans effort. Nous oublions souvent que la grâce pourrait se comparer à un maître ayant planifié des leçons très précises pour nous enfants de Dieu, pour notre perfectionnement.
Tite 2. 12 nous révèle ce plan. La grâce « nous enseigne à renoncer à l’impiété, aux désirs de ce monde, et à vivre dans le siècle présent d’une manière sensée, juste et pieuse ».
Nous pouvons apprendre à résister au péché, à acquérir la sainteté et à la pratiquer. Seule la Grâce de Dieu nous permet de vivre avec droiture.
Un tel apprentissage prend du temps. Mais la progression à l’école de Dieu rend tout autant témoignage à sa Grâce qu’une transformation instantanée.
Le péché et l'Évangile
L’Évangile est la Bonne Nouvelle du Salut que Dieu nous offre et qui nous sauve de tous nos péchés et de leur domination, de la puissance du monde et de Satan, du jugement et de la condamnation que nous méritons, de la séparation d'avec Dieu qui conduit à la mort éternelle en Enfer, etc...
Oui, Jésus-Christ est notre seul et unique Seigneur et Sauveur : "Il n'y a de salut en aucun autre; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés" (Actes 4. 12).
Le péché, c'est la rupture avec Dieu (Romains 1. 28). L'Évangile, c'est la réconciliation avec Dieu (2 Corinthiens 5. 20).
Le péché rend l'être humain aveugle à l'Amour de Dieu (Matthieu 15. 14). L'Évangile révèle combien Dieu nous aime (Jean 3. 16).
Le péché, c'est l'esclavage (Jean 8. 34). L'Évangile, c'est la liberté (Jean 8. 31-32).
Le péché, c'est les ténèbres (Jean 3. 19). L'Évangile, c'est la lumière (Jean 8. 12).
Le péché crée une dette impossible à rembourser (Galates 3. 10). L'Évangile offre l'acquittement de la dette (Romains 3. 24).
Le péché, c'est l'iniquité qui conduit au désespoir (Luc 13. 25). L'Évangile apporte la certitude et l'espérance vivante (1 Thessaloniciens 1. 3-5).
Le péché fait de la vie une défaite (Philippiens 3. 18-19). L'Évangile fait de la vie un triomphe (2 Timothée 4. 7-8).
Le péché conduit à la mort éternelle (Apocalypse 20. 15). L'Évangile conduit à la Vie Éternelle (1 Jean 5. 13).
Chers lecteurs et lectrices, connaissez-vous et avez-vous accepté dans votre coeur cet Évangile si merveilleux ? Il n'est pas tard pour chaque être humain tant qu'il est en vie sur la terre, mais c'est peut-être le dernier appel que Dieu vous adresse dans sa Grâce si vous n'êtes pas encore sauvés. Repentez-vous et croyez en l'Évangile avant qu'il ne soit trop tard.
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