Jésus-Christ est réellement ressuscité
Alléluia ! Jésus-Christ est ressuscité, Il est éternellement Vivant. Il a vaincu la mort.
Jésus était bien mort sur la croix : Il avait été battu sévèrement par des experts avant sa crucifixion. Les soldats romains savaient parfaitement manipuler leurs fouets de cuir munis de morceaux de verre et de pierre tranchante pour meurtrir tout le corps, et laisser la peau suspendue en rubans sanglants. Ils connaissaient bien leur méthode d’exécution qu'est la crucifixion sur la croix, c'est l’une des méthodes les plus cruelles jamais inventées par les hommes. Ils savaient bien déterminer si leur victime était morte. Et dans le cas de Jésus ils l’ont aussi percé d’une lance (Jean 19. 33, 34). Ajoutons que Jésus fut enterré d’après la coutume juive : « Nicodème, qui auparavant était allé de nuit vers Jésus, vint aussi, apportant un mélange d’environ cent livres de myrrhe et d’aloès. Ils prirent donc le corps de Jésus, et l’enveloppèrent de bandes, avec les aromates, comme c’est la coutume d’ensevelir chez les Juifs » (Jean 19. 40).
Le tombeau vide : Gloire à Dieu ! Gloire à Dieu ! Trois jours après la crucifixion de Jésus, on a découvert son tombeau vide. C’est un fait historique, bien attesté. Si le corps de Jésus était resté dans le tombeau où on l’avait déposé, le christianisme serait mort-né.
Rappelons-nous qu’après la mort de Jésus, les principaux sacrificateurs juifs et les pharisiens étaient allés auprès de Pilate et dirent: « Nous nous souvenons que cet imposteur a dit, quand il vivait encore: après trois jours je ressusciterai. Ordonne donc que le sépulcre soit gardé jusqu’au troisième jour, afin que ses disciples ne viennent pas dérober le corps, et dire au peuple: Il est ressuscité des morts. Cette dernière imposture serait pire que la première. Pilate leur dit: vous avez une garde; allez, gardez-le comme vous l’entendez » (Matthieu 27. 63-65). Toutes les précautions possibles ont donc été prises : le sépulcre était taillé dans le roc; une grosse pierre, pesant au moins une tonne, a été roulée devant l’entrée pour la fermer; le sceau du gouvernement romain fut mis sur la pierre comme avertissement contre toute personne qui penserait ouvrir le tombeau ; et des soldats furent placés devant le sépulcre.
La certitude de la Résurrection : Dès l’aube du premier jour de la semaine après la crucifixion, les disciples de Jésus ont constaté que le tombeau où avait été déposé son corps était vide. En plus, différentes personnes se sont mis à témoigner que Jésus, revenu à la vie, s’était présenté à elles. Il y a eu d’abord Marie de Magdala, puis certaines autres femmes ; ensuite, Cléopas et un autre disciple ont parlé avec Jésus sur la route d’Emmaüs. A leur retour à Jérusalem, ils apprirent que Pierre, aussi, disait avoir vu le Seigneur. Enfin, Jésus s’est présenté à dix apôtres à la fois. Judas s’était déjà donné la mort, et Thomas ne se trouvait pas avec les autres. Mais les dix autres ont pu, ce premier dimanche soir après la mort de Jésus, parler avec Lui, Le toucher et Le voir manger pour savoir que ce n’était pas un fantôme. D’autres apparitions du Seigneur ressuscité suivraient pendant une période de quarante jours. Ces deux faits attestent pleinement la réalité de la Résurrection de Jésus de Nazareth : le tombeau vide et les témoins oculaires.
Mais il y a une autre preuve incontournable de la résurrection, les témoins oculaires :
Rappelons-nous que déjà, le jour même de sa résurrection, Jésus se présenta à une variété de personnes et en différentes circonstances. Les témoins n’avaient pas tous le même tempérament. Il y a eu des hommes et aussi des femmes qui l’ont vu. Il s’est présenté à des individus et des groupes. Certaines apparitions ont eu lieu en des endroits fermés et d’autres en plein air, quelques-unes le matin et d’autres le soir. Remarquons aussi que les témoins de la Résurrection de Jésus ne s’attendaient pas à Le voir. Avant que Jésus ne se fasse connaître aux deux disciples sur la route d’Emmaüs en Luc 24 verset 13 et suivants, Il les a trouvé tristes et abattus, sans aucun espoir, malgré le témoignage des femmes qu’ils avaient entendu.
Les témoins de la Résurrection de Jésus étaient des hommes et des femmes qui le connaissaient très bien. Ils n’auraient pas pu se tromper sur son identité. C’étaient aussi des personnes pieuses qui n’ont jamais été accusées de malhonnêteté ou d’immoralité. Ils appelaient les autres, aussi, à vivre selon la justice absolue. En effet, ils n’ont jamais tiré un avantage matériel de ce qu’ils proclamaient. Au contraire, on les a persécutés à la mort. Les historiens ne trouvent aucune raison pour ne pas accepter les écrits des apôtres. Plusieurs historiens ont dit solennellement qu’aucun événement historique n’est mieux attesté que la résurrection de Jésus-Christ.
Conclusion :
Selon , la mort de Jésus-Christ sur la croix est la preuve de l’Amour de Dieu pour chacun de nous. Selon Romains 1. 4, la Résurrection du Christ est la preuve de sa Divinité. L'apotre Paul écrit : « Il fut déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l’Esprit de sainteté, par sa Résurrection d’entre les morts ». Parce que Jésus est revenu à la vie pour toujours, nous savons qu’Il n’était pas simplement un autre faux prophète ou faiseur de miracles, venu pour tromper les hommes et tirer avantage d’eux. Au contraire, Jésus est venu pour nous réconcilier à Dieu notre Créateur et nous donner la vie éternelle. Pour être sauvé du péché, il faut croire que Jésus est bien ressuscité d’entre les morts, et qu’il est donc le Fils de Dieu (Romains 10. 9-10). Il faut se repentir de tous ses péchés si l’on veut qu’ils soient pardonnés (Actes 3. 19). Il faut confesser, ou dire devant les autres que l’on croit en Jésus (Romains 10. 9-10). Mais tout cela est efficace pour notre salut, seulement parce que Jésus est allé à la croix, Il est mort pour nous, et Il est ressuscité.
Le prix infini payé par Jésus à la croix et Son Amour
Le prix infini payé par Jésus à la croix :
« Lequel (Jésus-Christ) existant en forme de Dieu... s’est dépouillé... en devenant semblable aux hommes; et... Il s’est humilié Lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix » (Philippiens 2. 6-8).
Pour comprendre toute l’importance du Salut, il est indispensable de se rendre compte du prix auquel il nous a été acquis. Parce qu’ils ont une faible idée des souffrances du Christ; beaucoup de gens n’ont que peu d’estime pour la grande œuvre de la Grâce divine. Le glorieux plan du Salut a été exécuté par l’Amour infini de Dieu. Ce plan est la manifestation merveilleuse de l’Amour de Dieu pour l’humanité déchue. Le don du Fils de Dieu a rempli les anges d’étonnement. “Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle” (Jean 3. 16). Le Sauveur Jésus était le reflet de la Gloire de Dieu le Père et l’empreinte de sa Personne. Il possédait la majesté divine et la perfection. Il était égal à Dieu. “Dieu a voulu que toute plénitude habitât en lui” (Colossiens 1. 19).
Jésus-Christ a consenti à mourir pour le pécheur afin que l’être humain, par sa vie d’obéissance, puisse échapper au châtiment mérité pour avoir transgresser la loi de Dieu.
Jésus était la Majesté du Ciel, le Chef aimé des anges ; ceux-ci se faisaient un plaisir de Lui obéir. Jésus est UN avec Dieu, “dans le sein du Père” (Jean 1. 18), mais, Il n’a pas désiré être égal à Dieu alors que l’être humain était perdu dans le péché et la misère. Jésus descendit de son Trône, quitta son sceptre royal et sa couronne, et revêtit l’humanité par-dessus sa divinité. Il s’humilia jusqu’à la mort de la croix, pour que l’être humain ait l’honneur de siéger avec Lui sur son Trône. Nous avons en Jésus une offrande parfaite, un sacrifice infini, un puissant Sauveur, capable de sauver jusqu’au bout, tous ceux qui, par Lui, s’approchent de Dieu. Son parfait Amour a poussé Jésus à venir révéler Dieu son Père, réconcilier l’être humain avec Dieu, faire de lui une nouvelle créature renouvelée à l’image de Dieu son Créateur.
Notre Père céleste a accompli un sacrifice infini en livrant Jésus son Fils à la mort pour sauver les êtres humains déchus. Le prix payé pour notre rédemption devrait nous donner des perspectives sublimes sur ce que nous pouvons devenir par le Christ.
L’Amour de Dieu et l’Amour de son Fils Jésus-Christ :
“Dieu n’a pas épargné son propre Fils, mais l’a livré pour nous tous” (Romains 8. 32).
“Le Christ nous a aimés et s’est livré Lui-même pour nous, comme offrande et sacrifice à Dieu en parfum de bonne odeur” (Éphésiens 5. 2).
Nous sommes rachetés "Par le sang précieux de Christ, comme d'un agneau sans défaut et sans tache" (1 Pierre 1. 19).
Jean Baptiste, conduit par l’Esprit Saint, déclara en voyant Jésus pour la première fois : “Voici l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde” (Jean 1. 29). C’est comme si Dieu s’approchait de l’autel et amenait son Agneau en sacrifice et qu’Il L’offrait Lui-même pour enlever le péché du monde : “Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique” (Jean 3. 16). Dieu est Celui qui agit et le Seigneur Jésus est Celui qui endure. Jésus s’est laissé faire par les chefs du peuple et par les soldats, comme s’il était passif, impuissant, ainsi que la Parole de Dieu le déclarent : “Il a été amené comme un agneau à la boucherie, et a été comme une brebis muette devant ceux qui la tondent; et Il n’a pas ouvert sa bouche” (Ésaïe 53. 7). Les hommes ont maltraité le Seigneur Jésus : “Il a été meurtri pour nos iniquités” (Ésaïe 53. 5). Telle était la volonté de Dieu.
Mais, il y a un autre côté de la Vérité : le Seigneur Jésus s’est livré Lui-même par Amour :
– Pour son Père : “À cause de ceci, le Père m’aime, c’est que moi je laisse ma vie…” (Jean 10. 17).
– Pour chaque croyant individuellement qui peut dire comme Paul : “Ce que je vis maintenant dans la chair, je le vis dans la foi, la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré Lui-même pour moi” (Galates 2. 20).
– Pour les enfants de Dieu qui se retrouvent ensemble pour proclamer que : “Le Christ nous a aimés et s’est livré Lui-même pour nous, comme offrande et sacrifice à Dieu, en parfum de bonne odeur” (Éphésiens 5. 2).
– Pour l’Église tout entière : “Le Christ a aimé l’Église et s’est livré Lui-même pour elle” (Éphésiens 5. 25).
Quelle communion entre le Père et le Fils ! Le Père offre le Fils et le Fils s’offre Lui-même. Nous ne la comprendrons vraiment que dans le Ciel. Toutefois, dès maintenant, en contemplant cette harmonie, notre adoration monte vers le Père et le Fils.
La crucifixion de Jésus-Christ sur la croix
LIRE Jean 19. 17-30.
Jésus vient d’être condamné comme un malfaiteur, alors qu’il n’a cessé tout au long de son ministère de faire du bien à tous ceux qui s’étaient approchés de Lui. Quelques jours auparavant, la foule s’écriait par des chants : "Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur". Maintenant, elle crie : « Crucifie le, crucifie le ! » Combien le cœur de l’homme est inconstant, changeant, influençable, suivant le courant, sans savoir toujours où cela va le conduire, ignorant les conséquences pour le présent, comme pour l’avenir. Le cœur du croyant en Jésus peut être aussi instable s’il n’est pas profondément attaché, et ancré dans la Personne du Christ.
Au verset 17, il est dit : "Jésus, portant sa croix, arriva au lieu du crâne, qui se nomme en hébreu : Golgotha".
« JÉSUS PORTANT SA CROIX » nous rappelle l’expérience d’Abraham et de son fils Isaac, que Dieu lui avait demandé de lui offrir sur le mont Morija. "Abraham prit le bois pour l’holocauste, le chargea sur son fils Isaac" (Genèse 22. 6).
Jésus, après avoir été roué de coups de fouet, qu’on Lui ait craché au visage, que tout son corps ait été meurtri, va porter le poteau où les soldats romains le crucifieront. Il va porter cette croix jusque sur le mont Golgotha, hors de la ville de Jérusalem.
Lisons dans Hébreux 13. 11-13 qui dit : "Les corps des animaux, dont le sang est porté dans le sanctuaire par le souverain sacrificateur pour le péché, sont brûlés hors du camp. C'est pour cela que Jésus aussi, afin de sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte. Sortons donc pour aller à lui, hors du camp, en portant son opprobre".
Arrêtons-nous pendant quelques instants sur cette pensée : Jésus, l’Agneau de Dieu a souffert hors du camp ou de la porte, afin de sanctifier le peuple et les hommes de toutes tribus, par son propre sang.
« Hors du camp » : c’était une fois de plus l’accomplissement de ce que Dieu le Père avait dit à Moïse et au peuple d’Israël qui était sorti du pays d’Égypte, dans le livre du Lévitique, en parlant du sacrifice d’expiation. « Il l’emportera hors du camp » : Voir Lévitique 4. 12 et 21. Lévitique 16. 27.
Jésus-Christ, le Fils de Dieu, n’a pas regardé son égalité avec Dieu le Père ; mais il a accepté de quitter son Trône pour venir à nous, pour faire l’expiation de nos péchés, en mourant sur la croix hors de la ville de Jérusalem (voir Philippiens 2. 6). Christ, par qui et pour qui sont toutes choses, fut rejeté par le peuple et les autorités du pays. Étant le Messie rejeté, Jésus souffrit hors de la ville.
Il y a une deuxième raison à cette œuvre de Christ et à sa souffrance : « hors de la ville ».
- Jésus-Christ, en étant fait péché pour nous, et en faisant l’expiation hors de la ville, a emporté nos péchés loin de la présence de Dieu.
- Le roi David faire cette confession de foi dans le Dieu qui pardonne à l’infini : ’’Autant l’Orient est éloigné de l’Occident, autant il éloigne de nous nos transgression’’ (Psaume 103. 12).
L’auteur de l’Épître aux Hébreux a dit, sous l’inspiration du Saint-Esprit, une vérité fondamentale pour notre vie de disciple de Jésus-Christ : "Sortons donc pour aller à Lui, hors du camp, en portant son opprobre, car nous n’avons point ici bas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir" (Hébreux 13. 13).
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A cause de Jésus le crucifié, sortons du camp, même si nous subissons l'opprobre du monde, pour être des témoins consacrés à Dieu, mais, séparés du monde, vivants avec Christ, parce que nous sommes morts avec Lui sur la croix et ressuscité avec Lui.
Le disciple de Jésus-Christ ne redoute pas de sortir du monde à qui il n'appartient plus, pourquoi ?
- Parce que celui qui a compris la croix, sort du monde en portant la croix pour y mourir et ressusciter avec Jésus.
- Parce que le disciple ou l’Église n’a pas de camp, c’est-à-dire qu’il n’a rien dans ce monde qui soit à lui, ni rien pour l’enraciner dans ce monde, parce qu’il n’est que de passage ici-bas : le disciple de Jésus-Christ n’est sur la terre qu’un étranger et un voyageur.
N’oublions pas que "le monde passe et sa convoitise aussi, mais que celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement" (1 Jean 2. 17).
Quand un être humain n'a pas l’esprit de la croix, alors, il n'est pas sorti du monde, car, il est dans l’enracinement des choses que le monde offre : le matérialisme lui devient prioritaire, le confort mondain le tue et l'empêche d’aller hors du monde.
Dans le monde d’aujourd’hui, on peut constater que le Saint-Esprit agit, que les Églises ne cessent de croître là justement où les gens ne possèdent pas grand chose, parce qu’ils n’ont pas de mal à sortir du monde, par le moyen de la foi en Jésus. Tandis que dans les endroits où l’Église est liée par le matérialisme, elle est en train de mourir, de devenir un monument religieux dans le « monde » où elle s’est enracinée.
On ne peut pas forcer quelqu’un a porter la croix, comme dans le cas de Simon de Cyrène.
Celui qui ne se charge pas de la croix, et qui ne suit pas le Christ là où Il a marché, n’a pas l’esprit de la croix, ne peut être disciple de Jésus-Christ, (voir Luc 14. 27. Matthieu 10. 38).
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Lisons dans Luc 23. 26-49.
La croix ne fut pas un accident dans le parcours du ministère de Jésus. Il fallait que la croix soit dressée, et que le Christ, fait Homme, soit crucifié, pour que la bénédiction promise à Abraham devienne une réalité pour tous les êtres humains.
C’est ce que l'apôtre Paul dit aux chrétiens de la Galatie : "Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous, car il est écrit : maudit est quiconque est pendu au bois, afin que la bénédiction d’Abraham eût pour les païens son accomplissement en Jésus-Christ, et que nous reçussions par la foi l’esprit qui avait été promis" (Galates 3. 13-14).
Jean 19. 18 dit : "C’est là qu’il fut crucifié, et deux autres avec lui, un de chaque côté et Jésus au milieu".
La méchanceté des êtres humains n’a jamais entravé Dieu pour accomplir ses desseins d’Amour pour l’humanité, pour son Salut, sa bénédiction et la vie éternelle.
Christ a été élevé sur la croix, pour que tous les êtres humains tournent, ou élèvent leurs regards vers Lui, le Sauveur, le Libérateur, et croient que par son sang, il donne le pardon et la réconciliation avec Dieu le Père.
Rappelons-nous cette parole de Jésus dans Jean 3. 14-15 : "Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé ; afin que quiconque croit en Lui ait la vie éternelle".
Il fallait que Jésus, le Fils de l’homme, soit élevé pour que les hommes sachent qui Il était, et qu’il avait toujours agi selon la volonté de celui qui L’avait envoyé, c’est-à-dire : son Père (Jean 8. 28).
A cause de l’offense d’un seul, la condamnation a atteint tous les hommes sans exception. Mais à cause de l’acte de Justice que Christ a accompli à la croix, la justification qui donne la vie s’étend à tous les êtres humains. (Romains 5. 18)
Pourquoi Jésus a-t-il dit : « J’attirerai tous les hommes à moi ? » Toujours dans l’Évangile de Jean, Jésus dira : "Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi" (Jean 12. 32).
L'apôtre Paul dira à Timothée : "Cela est bon et agréable devant Dieu notre sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité" (1 Timothée 2. 4).
Jésus était placé entre deux autres condamnés, ce n’était pas le hasard, mais là encore, la providence divine qui se manifestait (Ésaïe 53. 12). Révélant que le Christ devait être toujours au centre de toute chose ; et révélant que la réconciliation avec Dieu et les êtres humains n’est possible qu’en Lui seul. (Éphésiens 2. 13-18).
Plusieurs évènements se sont déroulés, lorsque Jésus était sur la croix :
- La conversion du brigand qui reconnut en Jésus le Sauveur, mais aussi, un Roi qui ne serait pas prisonnier de la mort, mais qui ressusciterait et qui reviendrait pour régner.
- Le soleil s’est obscurci en plein midi, laissant place pour un temps au monde des ténèbres.
- Le voile du temple s’est déchiré de haut en bas, prouvant que désormais, l’accès dans le Sanctuaire de Dieu était ouvert à tout être humain qui se repentait et qui acceptait que le sang de Jésus, l’Agneau de Dieu, le purifie. Hébreux 10. 19.
Voici les sept paroles de Jésus sur la croix :
1. Père pardonne leur, car ils ne savent ce qu'ils font (Luc 23. 34). C'est le PARDON.
2. Aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis (Luc 23. 43). C'est le SALUT.
3. "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné" (Matthieu 27. 46). C'est L'ABANDON.
4. Voilà ta mère (Jean 19. 27). C'est L'AFFECTION.
5. J’ai soif (Jean 19. 28). C'est la SOUFFRANCE.
6. Tout est accompli (Jean 19. 30). C'est la RÉDEMPTION.
7. Père, je remets mon esprit entre tes mains (Luc 23. 46). C'est la SOUMISSION.
Sur la croix Jésus a donc prononcé cette parole, parmi les sept, qu’on ne devrait jamais oublier : « Père, pardonne leur, car ils ne savent ce qu’ils font ».
Jésus, par cette parole, montre l’exemple à suivre, et appliqué à Lui-même, ce qu’Il a enseigné pendant son ministère. Jésus a exhorté ses disciples à bénir ceux qui les maudissaient. Jésus a prié pour ses ennemis, en demandant à Dieu son Père de pardonner.
David qui lui aussi était animé de l’Esprit de Christ, dira :’’ Tandis que je les aime, ils sont mes adversaires ; mais moi je recours à la prière.’’ (Psaumes 109. 4).
N’est-ce pas du même état d’esprit ou mentalité qui devrait être animé chaque disciple de Jésus-Christ ?
Jésus ne s’était jamais laissé aigrir par tout ce qu’il venait de subir, mais, Il avait gardé en Lui cette fraîcheur de la Grâce de Dieu qui donne la force de pardonner à quiconque nous offense.
Qu'est-ce que la passion du Christ ?
Le mot passion vient du latin "pati", qui signifie simplement "endurer" ou "souffrir". Le terme "passion du Christ" a pris un sens technique ou semi-technique en théologie, se référant à la période allant de la prière de Jésus dans le jardin de Gethsémané à sa mort sur la croix, la période de sa plus grande souffrance. La passion du Christ est relatée dans Matthieu 26, 36, à 27, 56. Marc 14, 32 à 15, 41. Luc 22, 39 à 23, 49. et Jean 18, 1 à 19, 37.
Les Saintes Écritures mettent souvent en lumière la souffrance du Christ. En effet, la crucifixion du Christ est le sommet de l'histoire humaine et le grand thème de l'enseignement des apôtres : "Car je n'ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié" (1 Corinthiens 2. 2). C'est par la passion du Christ qui a abouti à sa Mort et à sa Résurrection que nous sommes rétablis dans notre relation avec le seul Dieu Saint.
Il est important de noter que la souffrance du Christ (sa passion) était réelle. Ce n'est pas comme s'il avait simplement semblé souffrir ; Il a réellement souffert et est mort sur la croix. Lorsque Jésus a prié à Gethsémané : "Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi" (Matthieu 26. 39), il était véritablement angoissé par ce qu'Il allait souffrir (voir Luc 22. 44). Lorsque Jésus a été battu et qu'on s'est moqué de Lui, lorsque la couronne d'épines a été pressée sur sa tête, lorsqu'Il a été cloué sur la croix, lorsqu'Il était suspendu là et luttait pour respirer, Jésus a connu une souffrance atroce pour payer pour nos péchés. Il a enduré tout cela pour sauver ceux qui se confiaient en Lui.
Lisons Ésaïe 53. 4-12 qui a annoncé la passion du Christ et en a révélé le sens :
"Pourtant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé. Et nous, nous l'avons considéré comme puni, frappé par Dieu et humilié. Mais Lui, Il était blessé à cause de nos transgressions, brisé à cause de nos fautes : la punition qui nous donne la paix est tombée sur Lui, et c'est par ses blessures que nous sommes guéris. Nous étions tous comme des brebis égarées : chacun suivait sa propre voie ; et l’Éternel a fait retomber sur Lui nos fautes à tous. Il a été maltraité, Il s’est humilié et n'a pas ouvert la bouche. Pareil à un agneau qu'on mène à l’abattoir, à une brebis muette devant ceux qui la tondent, Il n'a pas ouvert la bouche. Il a été enlevé sous la contrainte et sous le jugement, et dans sa génération, qui s’est inquiété de son sort ? Qui s’est soucié de ce qu’il était exclu de la terre des vivants, frappé à cause de la révolte de mon peuple ? On a mis son tombeau parmi les méchants, sa tombe avec le riche, alors qu'Il n'avait pas commis de violence et qu'Il n'y avait pas eu de tromperie dans sa bouche. Il a plu à l’Éternel de Le briser par la souffrance. Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, Il verra une postérité et prolongera ses jours; Et l’œuvre de l’Éternel prospérera entre ses mains. A cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards. Par sa connaissance, mon Serviteur juste procurera la justice à beaucoup d'hommes; c’est Lui qui portera leurs fautes. Voilà pourquoi, je Lui donnerai sa part au milieu de beaucoup, et Il partagera le butin avec les puissants: parce qu'Il s'est dépouillé Lui-même jusqu’à la mort, et qu'Il a été compté parmi les criminels, parce qu'Il a porté le péché de beaucoup d'hommes et qu'Il est intervenu en faveur des coupables".
Jésus est venu sur terre dans le but de donner sa vie pour nous (voir Matthieu 16. 21-23. Matthieu 21. 24). En effet, dans le livre de l'Apocalypse, Jésus est décrit comme l'Agneau immolé depuis la création du monde (Apocalypse 13. 8).
La passion (la souffrance) de Jésus était due à un but précis !
L’œuvre de la croix. La croix présente l’Amour infini de Dieu pour tous les êtres humains. En effet, Christ a été livré par le conseil défini et par la pré-connaissance de Dieu (Actes 2. 23). Il était venu comme l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde (Jean 1. 29). Il fallait son sacrifice pour que le péché fut ôté de devant Dieu, et que les péchés de tous ceux qui croient en Lui et en son œuvre, soient pardonnés.
Nous pouvons être sensibles aux souffrances physiques que Jésus a endurées de la part des hommes, et essayer de les comprendre. Mais, il y a quelque chose de plus important : sur la Croix, Jésus-Christ a réglé la question de nos péchés en les expiant devant Dieu son Père, qui a fait tomber sur Lui, sa Colère contre nos péchés. « Jésus a été manifesté afin qu’Il ôte nos péchés » (1 Jean 3. 5). « (Jésus) Lui-même a porté nos péchés en son corps sur le bois » (1 Pierre 2. 24). « Christ a souffert une fois pour les péchés, le Juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu » (1 Pierre 3. 18a). Ces souffrances là et toute l’horreur que la mort a eue pour Jésus, nul ne peut les comprendre. Elles n’ont pas été infligées par les hommes. Mais, Jésus, qui portait nos péchés, les a connues de la part de Dieu son Père, quand Il L’a traité comme le péché méritait de l’être. "Jésus a été fait malédiction pour nous" (Galates 3. 13). Et Dieu Lui-même met un voile sur cette scène. La Bible, Parole de Dieu, nous dit à trois reprises que, pendant ce moment, il y a eu des ténèbres sur tout le pays :
- Mais, depuis la sixième heure, il y eut des ténèbres sur tout le pays, jusqu'à la neuvième heure (Matthieu 27. 45).
- Et quand la sixième heure fut venue, il y eut des ténèbres sur tout le pays jusqu'à la neuvième heure (Marc 15. 33).
- Or il était environ la sixième heure ; et il y eut des ténèbres sur tout le pays jusqu'à la neuvième heure (Luc 23. 44).
À la fin de ces trois heures de ténèbres Jésus a prononcé le cri de souffrance entendu de sa bouche : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27. 46 ; Marc 15. 34).
La Bible donne la réponse à cette poignante question : « car il convenait pour Lui (pour Dieu), à cause de qui sont toutes choses et par qui sont toutes choses, que, amenant plusieurs fils à la gloire, il éleva à la perfection par des souffrances, le Chef de leur salut » (Hébreux 2. 10).
La mort de Jésus-Christ sur la croix n’a pas été comme la mort de tout être humain. Après les trois heures de ténèbres, « Jésus, criant à haute voix, dit : Père ! entre tes mains, je remets mon esprit ! Et ayant dit cela, il expira » (Luc 23. 45). Jésus savait qu’Il avait parfaitement accompli l’œuvre que Dieu son Père Lui avait donné à faire. Jésus dit : « c’est accompli. Et ayant baissé la tête, il remit son esprit » (Jean 19. 30).
De sa propre volonté, Jésus est entré volontairement dans la mort. Jésus n’est pas mort comme les autres crucifiés avec Lui, après une longue agonie, ni parce qu’on y aurait mis fin comme cela fut le cas pour les deux autres qui étaient crucifiés avec Lui (Jean 19. 31-34). Pilate, lui-même fut étonné que la mort de Jésus fût si rapide (Marc 15. 44-45). Ainsi s’est accompli ce que Jésus avait dit durant sa vie sur la terre : « Moi, je laisse ma vie, afin que je la reprenne. Personne ne me l’ôte, mais, je la laisse de moi-même ; j’ai le pouvoir de la laisser, et j’ai le pouvoir de la reprendre : j’ai reçu ce commandement de mon Père » (Jean 10. 17-18). Jésus aurait pu descendre alors de la croix et manifester toute sa puissance devant ceux qui l’avaient rejeté et crucifié. Mais, sa Victoire n’aurait pas été complète. Alors, Jésus entra volontairement dans la mort, son sang coula pour la rémission des péchés de ceux qui croient (Matthieu 26. 28 ; Actes 10. 43 ; Apocalypse 1. 5) et, le troisième jour après sa mort, Il ressuscita. AMEN !
A propos de la Grâce de Dieu (3)
La Grâce surabondante de Dieu :
“Or, la loi est intervenue pour que l’offense abonde ; mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé” (Romains 5. 20).
Il est évident que, plus il y a de lois, plus il y a des risques d’enfreindre ces lois. La mise en place de nouveaux radars sur le bord des routes, pour faire respecter les lois, génère un plus grand nombre d’infractions. C’est donc avec raison que l'apôtre Paul dit : “Plus il y a de lois, plus l’offense abonde”.
Certains croyants en Jésus, ayant cru en la Grâce de Dieu au moment de leur conversion, sont entrés dans la joie du salut. Ensuite, ils ont essayé de mener une vie droite, mais, il leur est arrivé ce qui arrive à tous. Ils ont expérimenté des jours difficiles, et sous la pression de la tentation, ils sont tombés dans le péché. La culpabilité les a saisis, elle a été accompagnée de la peur du jugement des autres, et cela les a amenés, bien souvent, à se replier sur eux-mêmes, et à cacher leurs fautes.
Dans les évangiles, la femme surprise en flagrant délit d’adultère, a évidemment enfreint la loi. L’offense est réelle, et les hommes religieux, selon ce que dit la loi, veulent la lapider. Jésus ne conteste pas la loi, mais Il place ces hommes devant leur propre réalité de pécheurs ayant également enfreint la loi en leur disant : “Que celui qui n’a pas péché lui jette la première pierre” (Jean 8. 7). Tous, repris dans leur conscience, quittent le terrain. Seul Jésus resta avec cette femme.
Bien que Jésus soit sans péché, Il ne la jette pas la première pierre, mais, Jésus fait grâce à cette femme. Le péché a été exposé, mais, il n’est pas traité par la justice de la loi, il est traité par la Grâce de Dieu. On peut noter au passage que les accusateurs auraient pu bénéficier de cette même Grâce, s’ils étaient restés près du Seigneur Jésus. Le Seigneur leur aurait dit : “Je sais ce que votre conscience vous reproche, mais allez et ne péchez plus”.
Les Saintes Écritures nous disent que Jésus est venu avec : “La grâce et la vérité” (Jean 1. 14). Les deux vont ensemble. La grâce ne peut abonder que là où est la vérité. C’est ce que dit David : “Tu veux que la vérité soit au fond du cœur” (Psaume 51. 8).
Le but de la Grâce de Dieu :
“Je m’étonne que vous vous détourniez si vite de celui qui vous a appelés, par la Grâce de Dieu, pour passer à un autre évangile ! Non pas qu’il y en ait un autre, mais, il y a des gens qui vous troublent et qui veulent pervertir l’Évangile du Christ…” (voir Galates 1. 6-10).
L'apôtre Paul exprime sa surprise ; son étonnement est comme un cri du cœur dans lequel on ressent à la fois de la tendresse et une blessure. L’apôtre Paul n’accepte d’aucune manière que la grâce soit pervertie par une parcelle de légalisme. Il ne peut y avoir de compromis : un peu de grâce et un peu de légalisme. L'apôtre Paul va même très loin quand il dit : “Quand un évangile autre que celui de la grâce, porterait la marque apostolique ou même angélique, et même si cet apostolat devait être le mien, ne le recevez pas !”
Le but de la Grâce de Dieu est de nous conduire à vivre en communion avec Jésus-Christ, et non le contraire : “Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi ; vous êtes déchus de la grâce” (Galates 5. 1-4). Chercher à être justifiés par les œuvres, nous sépare de Christ. Recevoir la Grâce, et y demeurer, nous permet de vivre une relation de communion avec Jésus-Christ.
Le but de la Grâce de Dieu n’est pas de nous donner un billet pour entrer au Paradis, et éviter l’Enfer, mais, de nous faire vivre une vie d’intimité avec Dieu. Dieu ne nous accorde pas sa Grâce, pour que seulement nos péchés soient pardonnés, et que nous puissions aller au Ciel. Il nous accorde sa Grâce pour que nous puissions goûter à son intimité, et jouir de sa sainte présence. La grâce nous permet d’entrer dans une relation avec Dieu, à laquelle nous ne pourrions jamais arriver, par nos œuvres, nos efforts ou nos mérites.
Le but de la grâce, c’est de nous amener à découvrir l’immensité de l’Amour de Dieu pour nous. Cette découverte enlève tout sentiment de crainte. Ceux qui servent Dieu, avec la crainte du jugement, font tout ce qui est en leur pouvoir pour Lui plaire. Comme ils ne sont jamais certains d’avoir tout fait pour plaire à Dieu, ils vivent dans la culpabilité, et ont du mal à établir une relation d’intimité avec Dieu. Or, le but de la grâce, c’est de nous faire entrer dans cette relation d'intimité avec Dieu notre Créateur. Alors, nous pouvons vivre cette parole de l’apôtre Jean : “Pour nous, nous l’aimons parce qu’il nous a aimés le premier” (1 Jean 4. 19).
L’infinie richesse de la Grâce de Dieu :
“… Afin de montrer dans les siècles à venir l’infinie richesse de sa Grâce par sa bonté envers nous en Jésus-Christ” (Éphésiens 2. 4-7).
L’un des hymnes chrétiens des plus connus dans le monde est le célèbre chant en anglais : “Amazing grace”. C’est un pasteur anglican nommé John Newton, qui en a écrit les paroles. Cet homme était, avant sa conversion, le capitaine d’un navire qui s’adonnait au commerce d’esclaves ; il était connu pour sa débauche morale.
Le 10 mai 1748, au cours d’une terrible tempête dans l’Atlantique, il cria à Dieu, et son navire fut épargné. Après cette expérience, il se convertit, renonça à son commerce, devint pasteur anglican, et un fervent militant pour l'abolition de l'esclavage. Inspiré par l’histoire du fils prodigue qui ressemblait à son propre vécu, il écrivit ce chant dont voici la traduction des trois premières strophes :
Grâce étonnante, au son si doux,
Qui sauva le misérable que j’étais ;
J’étais perdu mais je suis retrouvé,
J’étais aveugle, maintenant je vois.
C’est la grâce qui m’a enseigné le respect,
Et la grâce a soulagé mes craintes.
Combien précieuse cette grâce m’est apparue
À l’heure où pour la première fois j’ai cru,
J’ai déjà traversés de nombreux dangers, filets et pièges,
C’est la grâce qui m’a protégé jusqu’ici,
Et la grâce me mènera à bon port.
Le mot “Amazing” traduit ici par “étonnante”, pourrait être traduit par : “stupéfiante, surprenante, immense, infinie…” Dans le texte aux Éphésiens, Paul emploie l’expression “l’infinie richesse”. Le sens est proche de ce dont parle John Newton. La Grâce de Dieu est tellement inexplicable, grande, insondable, qu’elle nous laisse dans une sorte d’admiration émerveillée lorsque nous y avons goûté.
La Grâce de Dieu est capable de sauver le plus vil des pécheurs, la personne la plus méprisable, pour en faire une nouvelle créature. Peut-être qu’une personne qui vous est chère, vivant à vos côtés, se comporte d’une manière abominable, alors ne dites pas qu’il n’y a rien à faire, que son cas est désespéré… croyez que la Grâce de Dieu est suffisante pour opérer un changement radical.
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A propos de la Grâce de Dieu (2)
Nous sommes héritiers par la Grâce de Dieu :
« Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils ; et si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu » (Galates 4. 7).
Dans ce texte l'apôtre Paul dit, qu’en notre qualité de fils de Dieu, nous ne sommes plus esclaves, mais héritiers, et tout cela, uniquement par la Grâce de Dieu. Notre héritage céleste, la Gloire qui nous est réservée, n’est pas la récompense de quelque mérite que ce soit, mais uniquement la conséquence de la Grâce de Dieu qui a fait de nous ses fils.
La notion d’héritage est fréquente dans les épîtres (Romains 8. 17). Notre héritage n’a rien à voir avec ce que nous faisons, ou avec ce que nous ne faisons pas, mais, il a uniquement à voir avec notre position en Jésus-Christ. En dehors de Jésus, nous ne possédons rien. Par contre, en Jésus, nous avons été faits héritiers (Éphésiens 1. 11). L’héritage n’est pas un dû, mais un don. C’est une grâce qui nous est accordée.
Dans sa grâce infinie, Dieu nous confère la même part qu’à Christ, il fait de nous les cohéritiers de son Fils : « Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d’Abraham, héritiers selon la promesse » (Galates 3. 29). Nous sommes héritiers parce que Dieu nous a élus : « afin que… ceux qui ont été appelés reçoivent l’héritage éternel qui leur a été promis » (Hébreux 9. 15).
Au jeune homme qui vient lui demander ce qu’il a à faire pour hériter la vie éternelle, Jésus répond au final : « … Viens, et suis-moi » (Luc 18. 22). En d’autres mots : Prends position pour Christ, crois en la Grâce qu’Il offre, aimes Le. C’est sur cette base que se trouve notre héritage : « Écoutez, mes frères bien-aimés : Dieu n’a-t-Il pas choisi les pauvres aux yeux du monde, pour qu’ils soient riches en la foi, et héritiers du Royaume qu’Il a promis à ceux qui l’aiment ? » (Jacques 2. 5).
Dieu nous a choisis, Il nous a fait grâce et nous L’aimons en retour. C’est parce qu’Il nous a fait la grâce de l’adoption que nous L’aimons.
L’héritage est le résultat de la Grâce que Dieu nous accorde en son Fils Jésus : « Afin que, justifiés par sa grâce, nous devenions, en espérance, héritiers de la vie éternelle » (Tite 3. 7). Ceux qui héritent, n’héritent pas à cause de leurs mérites, mais uniquement à cause de leur filiation.
La Grâce de Dieu nous délivre du pouvoir du péché :
“Le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce” (Romains 6. 14).
L’apôtre nous dit que la Grâce de Dieu ne nous apporte pas seulement le pardon de nos péchés, mais, elle nous délivre du pouvoir du péché. La loi donne un pouvoir au péché, la Grâce nous délivre du pouvoir du péché. La loi donne au péché le pouvoir de nous accuser et de nous accabler, mais la Grâce de Dieu nous apaise, nous restaure, et nous affranchit du pouvoir du péché.
Jésus savait que Pierre allait Le renier, mais, Il savait aussi que Pierre allait s’humilier et se repentir, c’est pourquoi, Jésus lui accorda la grâce d’être le premier messager de l’Évangile, aux juifs, lors de la Pentecôte, et le premier messager de l’Évangile aux païens, dans la maison de Corneille (Actes 2, et Actes 10). Jésus savait que ses disciples allaient L’abandonner, mais, Il les a bénis et envoyés pour qu’ils soient les messagers de l’Évangile. La Grâce de Dieu leur a permis d’entrer dans les projets de Dieu, étant délivrés de la condamnation.
Dieu sait tout de nos vies, notre passé, notre présent et notre futur. Dieu est prêt à nous pardonner et à nous faire confiance, grâce à la puissance libératrice de sa Grâce Toute-Puissante. Comment savons-nous si nous vivons dans la Grâce de Dieu, ou, si nous sommes des religieux sous la loi ? A cette question, la Bible nous donne une réponse claire : “Si je vis dans la Grâce de Dieu, le péché n’a plus de pouvoir sur ma vie, par contre, si le péché exerce son pouvoir sur ma vie, c’est que je ne suis pas dans la grâce, mais sous la loi” (Romains 6. 14).
Celui qui vit dans la grâce de Dieu peut dire : “Autrefois j’étais égoïste, violent, coléreux, rebelle, amer, centré sur moi, alcoolique, passionné par les jeux d’argent, aimant le plaisir et la luxure… Maintenant, je suis une nouvelle créature”. Il y a un avant et un après.
Avant que la Grâce de Dieu n’opère dans sa vie, le religieux Saul de Tarse était un violent, un persécuteur, il se joignait aux meurtriers ; mais, lorsque la Grâce de Dieu est venue dans sa vie, il est devenu une nouvelle créature en Christ, prêt à donner sa vie pour ses frères (Romains 9. 1-5).
Tandis que celui qui est esclave du péché a toujours besoin de découvrir la puissance de la Grâce de Dieu qui libère du pouvoir du péché.
La Grâce de Dieu nous enseigne :
L'apôtre Paul déclare que : “La grâce de Dieu, salut pour tous les hommes, nous enseigne à renoncer à renoncer à l'impiété et aux convoitises mondaines et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété” (Tite 2. 11-12).
Lorsqu’on va à l’école, nous sommes au contact d’enseignants dont le rôle central est de nous communiquer un savoir, une connaissance. L’enseignement est essentiel pour développer les capacités d’intelligence, de compréhension, d’adaptation, de survie etc... Au sujet du développement spirituel, de la compréhension de Dieu, de l’épanouissement dans la liberté des enfants de Dieu, nous avons droit à un merveilleux pédagogue.
Dans l’épître aux Galates, dont le thème central est celui de la grâce, l’apôtre Paul nous parle d’un autre pédagogue, ou précepteur nommé, la loi : “Ainsi la loi a été comme un précepteur pour nous conduire à Christ… La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce précepteur” (Galates 3. 24-25).
Ainsi, l’apôtre Paul nous signale qu’il y a eu un changement d’enseignant. Le premier enseignant (la loi) a fait un excellent travail, mais, pour nous amener plus loin dans sa connaissance, Dieu nous a fourni un deuxième enseignant : la grâce.
Que nous enseigne la grâce ?
- Premièrement, la grâce nous enseigne que Dieu fait pour nous ce que nous ne pourrions jamais faire nous-mêmes : Notre salut. La Grâce de Dieu nous sauve de la condamnation alors que nous sommes par nous-mêmes incapables de nous sauver. “La grâce de Dieu est salut”.
- Deuxièmement, la grâce nous enseigne que Dieu fait pour les autres ce que nous ne ferions jamais pour eux. Dieu sauve tous les êtres humains, sans distinction. Nous, nous sélectionnerions les moins mauvais. Or, la Grâce de Dieu commence là où est celui qui est tombé le plus bas. Jésus fut appelé l’ami des publicains et des prostituées. Le dernier homme auquel Il offre le Paradis est un brigand mourant à ses côtés. “La Grâce de Dieu, source du Salut pour tous les êtres humains qui croient”.
- Troisièmement, la Grâce de Dieu nous enseigne à renoncer à des comportements et attitudes dont nous sommes incapables de nous débarrasser par nous-mêmes. La loi, et même la prison, n’ont pas pu changer les comportements d’un certain Onésime, esclave fugitif, mais, c’est la Grâce de Dieu qui lui a permis de renoncer à sa révolte (Philémon 10. 11). Nous pourrions citer Zachée (Luc 19. 1-10), la femme samaritaine (Jean 4), et tant d’autres, qui par la Grâce de Dieu ont vu leur vie changer radicalement. “Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines”.
- Quatrièmement, elle nous enseigne à vivre une forme de vie après laquelle nous soupirions sans pouvoir y parvenir, une vie de pardon, de paix, de joie et d’amour… “Elle nous enseigne à vivre selon la sagesse, la justice et la piété”.
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A propos de la Grâce de Dieu (1)
La source de la grâce de Dieu :
“Que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur !” (2 Pierre 1. 2).
Ce verset souligne le fait que l’expérience de la grâce est impossible en dehors d’une relation personnelle avec Dieu par Jésus-Christ. La grâce découle inévitablement de la connaissance de Dieu et d’une expérience authentique avec Jésus-Christ.
S’il n’y a pas d’expérience de base, s’il n’y a pas un vécu personnel d’une rencontre avec Dieu, alors comment pourrions-nous témoigner de ce qu’Il est, de ce qu’Il fait ?
Si notre connaissance de Dieu n’est qu’intellectuelle, et si elle n’est pas descendue dans le cœur, si elle n’a pas bouleversée notre vie, nous serons facilement gagnés par le légalisme religieux. Par contre, une expérience qui nous permet de découvrir l’Amour de Dieu, qui nous fait entrer dans une vie nouvelle, va produire en nous une source intarissable de grâce.
Nous étions perdus, enfoncés dans notre péché, méprisables, et parfois nous méprisant nous-mêmes, mais, Dieu est venu vers nous, Il nous a accueillis comme le père a accueilli son fils prodigue. Dieu nous a tendu sa main secourable et sa Grâce a surabondé là où le péché avait abondé. Nous avons fait l’expérience du pardon absolu de Dieu et de son Amour sans condition. Une source de paix a commencé à jaillir dans nos cœurs, car la Grâce de Dieu a envahi notre âme.
Pour que cette Grâce ne tarisse pas, pour qu’elle soit multipliée, il suffit de croître dans la connaissance de Dieu et de son Fils Jésus-Christ. Or, cette connaissance découle de notre communion avec Lui.
Notre légalisme naturel ou irraisonnable peut facilement étouffer la source de la Grâce de Dieu. Seule notre intimité avec Jésus nous ramène constamment vers la Grâce. Voyons ces religieux prêts à lapider la femme adultère. Mais, auprès de Jésus, leur légalisme s’éteint et la Grâce de Jésus-Christ triomphe.
L’Évangile de la Grâce de Dieu :
“Je ne fais aucun cas de ma vie… pourvu que j’accomplisse… le ministère… d’annoncer l’Évangile de la Grâce de Dieu” (Actes 20. 24).
L'apôtre Paul considère que l’annonce de la Bonne Nouvelle de la Grâce de Dieu est une priorité absolue. Il est prêt à payer de sa propre vie, pour que cet objectif soit atteint. Quelques années plus tard, lorsqu’il voit que les croyants de Galatie se sont écartés de cet Évangile, Paul leur fait part de son étonnement : “Je m’étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre évangile” (Galates 1. 6). Il y a donc l’Évangile de la Grâce de Dieu, et d’autres évangiles.
Parmi ces autres évangiles, il y a l’évangile de la prospérité, annonçant des choses agréables (2 Timothée 4. 2-5). Le jour viendra, dit l'apôtre Paul, où les gens se détourneront de l’Évangile de la grâce, car ils auront envie d’entendre des choses agréables. Ce jour est déjà là, avec ceux qui prêchent cet évangile annonçant la prospérité, la réussite matérielle, le bien-être assuré, et tout cela sans repentance. Cet évangile tourne le dos au fondement du Message de la Grâce de Dieu qui repose sur la prédication de la croix, laquelle conduit à la repentance.
Il y a aussi celui des œuvres et des mérites, où l’être humain cherche à se justifier lui-même. Or, la grâce ne peut opérer que si nous nous reconnaissons pécheurs devant Dieu notre Créateur qui est Saint. La grâce est pour ceux qui, conscients de leurs péchés, considèrent avec humilité le prix payé par Jésus à la croix.
Certains mettent en opposition le Message de la Grâce avec celui de la croix. Les deux vont ensemble. Il n’y a pas la grâce là où la croix n’est pas opérante. L’Évangile de la Grâce ne peut donc être séparé du Message de la croix.
Ceux qui commettent cette erreur confondent le message de la croix avec celui des œuvres, des mérites, des efforts personnels, des pénitences, du légalisme religieux, comme le faisaient les Galates.
Justifiés par la Grâce de Dieu :
“Ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ” (Romains 3. 24).
Dans le sermon sur la montagne, Jésus déclare : “Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux” (Matthieu 5. 20). Ici, Jésus nous rappelle qu’il y a une première forme de justice, celle des scribes et des pharisiens, basée sur la pratique rigoureuse de l’interprétation qu’ils font de la loi. Et il y a une deuxième forme de justice, celle qui doit surpasser la Justice des hommes religieux. Quelle est cette deuxième forme de justice ? C’est celle mentionnée par l'apôtre Paul écrivant aux croyants de Rome : "la Justice qui est offerte par la grâce de Dieu". C’est dans cette forme supérieure de justice que nous sommes invités à entrer.
Pour être justifiés, les religieux se reposent sur leurs œuvres personnelles. C’est une justice fondée sur telle ou telle pratique religieuse observable par tous. C’est une justice que l’on peut étaler à la vue des autres. Jésus condamne cette attitude : “Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus ; autrement, vous n’aurez point de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux” (Matthieu 6. 1). Cette justice, reposant sur les efforts de l’être humain, conduit à l’autosatisfaction, et donc à l’orgueil parfois teinté d’hypocrisie.
Pour être justifiés, les disciples de Christ se confient dans la Justice que Jésus leur offre et qui découle de son œuvre à la croix. Dans ce cas, c’est renoncer à se justifier soi-même, et accepter par la foi d’être revêtu de la Justice de Christ. Cette Justice est basée non sur ce que nous faisons, mais sur ce que Jésus a fait pour nous. Cette Justice est imméritée, c’est une grâce qui nous est accordée gratuitement. Elle nous conduit à l’humilité et à la transparence. Elle nous garde de juger les autres par rapport à ce qu’ils font ou ne font pas, mais elle nous conduit à les aimer en sachant ce que Jésus a fait pour eux, comme pour chacun de nous.
La promesse qui nous est faite concernant la pratique de cette Justice de qualité supérieure, c’est que nous entrerons dans le Royaume des cieux. Ne nous imaginons pas qu’il soit uniquement question, ici, du Royaume dans lequel nous entrerons au moment de notre décès ; non, il est question d’entrer, de notre vivant, dans une qualité de vie supérieure basée sur une relation de paix avec Dieu.
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Nous sommes véritablement sauvés
Quand quelqu’un naît de nouveau, il devient un enfant de Dieu. Ses péchés sont pardonnés, et il est sauvé de la Sainte Colère de Dieu. Dieu veut que tous Ses enfants sachent sans l’ombre d’un doute qu’ils sont des enfants de Dieu, et qu’ils ont déjà la Vie Éternelle.
Sauvé ! Sauvé ! Je suis sauvé ! Tel est le cri de triomphe que l'Évangile arrache à tout cœur qui l'a véritablement reçu. Oui, nous les enfants de Dieu, nous sommes véritablement :
- sauvés : parce que Dieu nous a tant aimé qu'il a donné son Fils unique Jésus-Christ pour nous (Jean 3. 16a) ;
— sauvés : parce que Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, a donné sa vie en rançon pour nous (1 Timothée 2. 6) ;
— sauvés : parce que le Saint-Esprit témoigne à notre esprit avec un grand cri que nous sommes enfants de Dieu (Romains 8. 16) ;
— sauvés : parce que toutes les promesses de Dieu sont oui et amen en Jésus-Christ (2 Corinthiens 1. 20) ;
— sauvés : parce que la foi, l'amour, l'espérance, que la Parole toute-puissante de Dieu inspire à nos cœurs, sont, non pas des efforts de l'âme humaine, mais des vertus célestes que rien au monde ne peut détruire ;
— sauvés, disons-nous, et à jamais sauvés, parce que le Don de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur (Romains 6. 23b).
Une des façons par lesquelles nous savons que nous sommes sauvés, c’est par la Parole de Dieu que le Saint-Esprit rend vraie pour nous et en nous. En lisant la Bible ou en entendant son Message, c'est Dieu qui nous parle directement. Nous voyons que Jésus-Christ a déjà payé la peine de nos péchés. Nous voyons que nous avons en Jésus-Christ le pardon de nos péchés.
Le Saint-Esprit se sert de la Parole de Dieu pour nous montrer que nous sommes sauvés.
Ce qui s’est produit, c’est simplement ceci : le Saint-Esprit a rendu la Parole de Dieu vraie pour nous et en nous. Le Saint-Esprit se sert de la Parole de Dieu pour nous sauver parfaitement une fois pour toutes, et continuellement. Le Saint-Esprit s’en sert également aussi pour nous donner l’assurance de notre Salut une fois que nous sommes sauvés.
Oui, pour parvenir à l'assurance absolue du Salut, l'Évangile nous invite, non à regarder à nous-mêmes ou à notre passé rempli d'iniquités, ou à un avenir dont nous nous interrogeons avec effroi ; mais tendrement et instamment, l'Évangile nous presse de ne regarder qu'à Dieu et à son merveilleux Don ; à Jésus et à son Œuvre parfaite ; au Saint-Esprit et à Ses grâces ; à la Parole du pardon et à Ses promesses ; à la loi de Dieu et à sa Justice ; à l’Amour de Dieu et à ses miracles ; à l'Espérance et à ses gloires !
L’Évangile est important pour l’expansion du Royaume de Dieu
L’Évangile est important pour la vie de l’Église, parce que l’Église gagne ses membres par l’Évangile. La première mission de l’Église est d’apporter l’Évangile aux perdus. Avant l’Ascension de Jésus-Christ au Ciel, Il a donné un ordre à ses disciples : « Tout pouvoir m’a été donné dans le Ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (Matthieu 28. 18-19). Dans les Évangiles selon Marc et selon Luc, cela ne pouvait être accompli qu’en prêchant l’Évangile : « Allez par tout le monde, et prêchez la Bonne Nouvelle à toute la création. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné » (Marc 16. 15-16) ; « Ainsi, il est écrit que le Christ souffrirait, et qu’il ressusciterait des morts le troisième jour, et que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem » (Luc 24. 46-47).
Une fois que les hommes et les femmes, les garçons et les filles entendent l’Évangile et y répondent par la repentance et la foi au Seigneur Jésus-Christ, ils doivent être ajoutés à l’Église par le baptême. Le mot « Évangile » signifie simplement « Bonne Nouvelle » : Dieu a envoyé, ici-bas sur terre, son Fils Jésus-Christ, qui a vécu dans ce monde, tout en étant sans péché, et qui mourut sur la croix pour nous sauver parfaitement de tous nos péchés. Jésus a été le seul à naître sans péché, et Il a mené une vie parfaitement juste. Par conséquent, la mort n’avait aucun droit sur Lui. Pourtant, Jésus a livré sa vie pour nous, car Il est notre Substitut. Sur la croix, Dieu L’a puni pour des péchés qu’il n’a jamais commis, afin que sa Justice puisse devenir la nôtre, si nous plaçons toute notre confiance en Lui Jésus. Comme l’a dit l'apôtre Paul : « Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu » (2 Corinthiens 5. 21). Jésus est ressuscité d’entre les morts, et c’est la preuve que Dieu a été satisfait du paiement qu’Il a effectué en notre nom. La mort, qui est le salaire du péché (Romains 6. 23), a été entièrement payée, et donc totalement vaincue par Jésus. Ensuite Jésus est monté au Ciel, d’où Il a envoyé le Saint-Esprit pour convaincre les perdus de péché, et les convertir par l’annonce de l’Évangile. Aussi, Jésus va bientôt revenir chercher son Église.
L’œuvre salvatrice du Saint-Esprit consiste à vivifier les âmes mortes. Il transforme nos cœurs et fait de nous de nouvelles créatures en Christ. Nous haïssons les péchés que nous aimions auparavant, et nous aimons la Sainteté que nous méprisions autrefois. Nous sommes transformés et désormais prêts à devenir pour l'éternité membres de l’Église du Seigneur Jésus-Christ. Et sans l’Évangile, il manque aux êtres humains la nourriture spirituelle dans laquelle Dieu forme de véritables chrétiens susceptibles de devenir des membres authentiques de l’Église. L’Évangile est vital pour la vie de l’Église.
L’apôtre Jacques a écrit : « Il nous a engendrés selon sa volonté, par la Parole de vérité, afin que nous soyons en quelque sorte les prémices de ses créatures » (Jacques 1. 18). L’apôtre Pierre a déclaré : « Vous avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la Parole vivante et permanente de Dieu » (1 Pierre 1. 23). Ainsi, le Saint-Esprit utilise la Parole de Dieu pour nous amener au Salut et nous introduire dans le Royaume de Dieu. Le cœur du Message de l’Évangile, c’est la Vie de Jésus-Christ, sa Mort, Son ensevelissement et sa Résurrection, pour notre bénéfice. Si nous perdons de vue ce message, nous perdons les moyens de Grâce par lesquels Dieu ajoute à son Église, déjà sur terre, de vrais citoyens de son Royaume.
Le seul Dieu Rédempteur
Cela est bon et agréable devant Dieu notre Sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. Car, il y a un seul Dieu, et aussi un seul Médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ Homme, qui s'est donné Lui-même en rançon pour tous (1 Timothée 2. 4-6a).
On entend des personnes dire souvent que Dieu, s’il existe, est un Dieu injuste parce qu’il permet la souffrance et l’injustice parmi les êtres humains. Pourquoi n’intervient-Il pas pour empêcher les guerres et les massacres qui tuent chaque année des milliers de personnes dans le monde ? D’autres pensent plutôt que Dieu est le Dieu de colère qui attend impatiemment le jour du jugement pour régler ses comptes avec le genre humain.
L'être humain souffre de ne pas connaître le seul vrai Dieu, pour ce qu’Il est réellement. C’est ce que Jésus voulait dire lorsqu’Il s’adressait aux pharisiens : « Et moi, parce que je dis la vérité, vous ne me croyez pas. Qui de vous me convaincra de péché ? Si je dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas ? » (Jean 8. 45-46). Dans ce texte, Jésus reprochait aux pharisiens d’avoir de Lui une autre idée de ce qu’Il est en réalité. Et pourtant, Dieu notre Créateur, est réellement différent de l’image que beaucoup d'êtres humains ont de Lui dans ce monde.
Comme cela s'est dit plus haut, l’image d’un Dieu en colère hante l’imaginaire de la plupart des êtres humains de notre génération. Pour beaucoup d'êtres humains, ce Dieu de colère apparaît comme un être dépassé, voire même dangereux. Mais voilà, c’est là tout le problème, quel est le vrai caractère de Dieu ? Seule la Parole de Dieu peut répondre précisément à cette question. On ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de Jugement de la part de Dieu lorsque la fin du monde arrivera, mais simplement qu’au-delà de ce Jugement, Dieu aime les êtres humains et veut que personne ne se perde, Dieu veut que chacun des êtres humains soit sauvé. « Si quelqu’un entend mes paroles et ne les garde point, ce n’est pas moi qui le juge; car je suis venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde » (Jean 12. 47).
« Non, la main de l’Éternel n’est pas trop courte pour sauver, ni son oreille trop dure pour entendre » (Ésaïe 59. 1). Dieu connaît la condition pécheresse des êtres humains. Son premier réflexe n’est pas de les condamner, mais de les sauver parfaitement de leur terrible condition. Toute la Parole de Dieu est semblable à un long cantique dans lequel Dieu exprime tout son Amour pour les êtres humains. L’œuvre de Jésus-Christ à la croix n’est rien d’autre que l’ultime preuve de son Amour. Dans l’Évangile de Matthieu, Jésus pleure sur Jérusalem en disant : « Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu ! » (Matthieu 23. 37).
« Vous ne l'avez pas voulu » : Cette courte phrase résume assez bien tout le problème de la plupart des êtres humains pécheurs envers Dieu : « L’être humain pécheur ne veut pas de Dieu. Parce que plusieurs sont soumis à l’esprit mensonger de notre temps, ils diront que l’être humain a le droit de refuser cette relation avec Dieu. Personne n’a le droit de forcer qui que ce soit à faire quoi que ce soit ». Si cette pensée s’avère juste dans son application entre les êtres humains, elle ne peut cependant pas s’appliquer à Dieu en sa qualité de Créateur. Nous sommes sa création et Lui seul connaît les issues de la vie. Dieu notre Rédempteur, sauve quiconque croit en Lui et se confie en l’œuvre parfaite de Jésus-Christ, Dieu lui donne la Vie Éternelle et une place dans sa gloire au Paradis. Refuser le parfait Salut en Jésus-Christ équivaut à se juger soi-même digne du terrible Jugement en Enfer. Et ce Jugement n’est pas le fruit d’une quelconque méchanceté de la part de Dieu, mais bien de notre propre refus d’être sauvé par le seul moyen de salut que Dieu a établi.
« Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16).
Pour nous qui étions perdus dans nos fautes, Jésus nous redonna de la valeur. Il donna sa propre vie, sur la croix, pour que chaque être humain qui se repent de ses péchés et qui se confie en Lui soient sauvés pour l'éternité. Jésus est notre Rédempteur, Celui qui nous rachète. Il a estimé que nous avions de la valeur, bien que nous ayons gâché notre vie en refusant de Lui obéir et de faire confiance à Lui, à Dieu notre Père céleste. En réalité, Jésus est venu et a donné sa vie pour nous sur la croix, Il a échangé sa vie contre la nôtre, Il nous a rachetés. Il a vécu une vie de confiance en Dieu, et Il a enduré la mort qu’il ne méritait pas. Mais, Jésus l’a subi, par Amour pour nous tous. Jésus s’est donné pleinement pour nous, afin de pouvoir être, comme le dit la Bible, notre Rédempteur, Celui qui vient à notre secours. AMEN !
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