La force de l'Amour de Dieu
« En ceci a été manifesté l'amour de Dieu pour nous, c'est que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde » (1 Jean 4. 9). « L'amour est de Dieu » (1 Jean 4. 7)
Sören Kierkegaard (1813-1855) a écrit : "Qu'est-ce qui grandit un être humain ? Qu'est-ce qui le rend plus fort que l'acier et plus tendre que la cire ? C'est l'Amour de Dieu. Qu'est-ce qui console, alors que toutes les paroles de consolation sont impuissantes ? C'est l'Amour de Dieu. Qu'est-ce qui restera, lorsque toutes les imperfections auront disparu ? Ce sera l'Amour de Dieu."
Oui, "Dieu est Amour" (1 Jean 4 : 8b). Il l'a manifesté en envoyant son Fils Jésus pour nous sauver du mal, du péché, de la perdition. Jésus Christ, le Saint Fils de Dieu, est venu du Ciel pour habiter dans notre monde rempli de misères, un monde que détruisent le péché, les inimitiés, les bassesses. Jésus, petit enfant couché dans l'étable à Bethléem, et plus tard cloué sur une croix, révèle l'Amour parfait de Dieu pour nous.
Quel étonnement pour nous que Jésus le Fils de Dieu ait quitté la Gloire céleste pour prendre notre humanité ! Celui qui a créé l'Univers, les étoiles, la vie dans ce monde, est venu partager notre condition humaine, à part le péché, car Il est Saint. Jésus est venu vers nous pour nous sauver de notre égoïsme et de notre haine... Il est mort sur la croix pour ôter nos péchés et nous donner une vie nouvelle, la vie éternelle.
Avons-nous discerner cette gloire de l'Amour de Dieu ? Comment l'avons-nous accueilli ? Sans l'Amour de Dieu, la vie est futile et vaine. Que le Seigneur Jésus éclaire nos cœurs souvent endurcis, pour que la jalousie, l'orgueil, les mauvais sentiments ne viennent pas nous voiler la réalité merveilleuse de l'Amour de Dieu, qui est plus fort que la mort.
"Car j'ai l'assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges, ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ notre Seigneur" (Romains 8. 38-39).
Dieu nous aime et il n’y a absolument rien, ni domination, ni principauté, ni les choses présentes, ni les choses futures qui pourraient nous séparer de Son Amour. Il nous aime et Il ne cessera jamais de nous aimer. C’est la vérité de la Parole de Dieu qui est éternelle.
Dieu nous aime et c’est prouvé par le fait qu’Il a donné Son Fils Jésus en sacrifice pour nous, alors que nous étions pécheurs et impies ! Nous ne méritions pas un Amour si merveilleux de la part de Dieu notre Créateur, puisque nous nous étions rebellés contre Lui. Oui, nous étions pécheurs, impies, morts dans nos péchés et nos transgressions. Néanmoins, cela n’a pas arrêté ni empêcher Dieu de nous aimer : Dieu nous a aimés et en raison de Son amour pour nous, Il a donné Son Fils pour nous alors que nous étions encore pécheurs, afin qu’en croyant en Lui nous soyons rendus à la vie pour l'éternité et Il nous a fait asseoir avec Lui dans les lieux célestes.
En outre, parce que Dieu nous aime infiniment, Il a fait de nous Ses propres enfants nés de Lui. Et comme tout père qui aime ses enfants les discipline, Dieu nous discipline aussi avec amour et justice.
L'amour de Dieu envers nous qui sommes ses enfants est infiniment GRAND, plein de puissance et rien ne peut nous en séparer. En d’autres mots : rien ne pourrait faire que Dieu cesse de nous aimer ! En faite, l'Amour de Dieu est éternel.
Dieu a manifesté en Jésus sa puissance d'Amour infini qui demeure intacte, même quand elle est rejetée par les êtres humains pécheurs qui refusent de se repentir. Personne ne peut altérer l'Amour de Dieu, ni le dégrader. Cet amour peut changer les orgueilleux en hommes humbles, les voleurs en donateurs généreux, les hommes les plus dissolus en personnes intègres et pures.
Dieu est Maître et Seigneur, mais nous voici amenés à reconnaître sa Seigneurie à la lumière de son activité d'amour parmi les êtres humains : Son Fils Jésus qui est le Seigneur de l'univers est venu vivre dans ce monde comme Serviteur. Le Fils de Dieu vient servir en faveur de l'être humain. Il est venu vivre près de nous, mourir pour nous, et donner la vie éternelle à quiconque croit en Lui.
Dieu est le Tout-Puissant, pourtant sa Toute-Puissance apparaît à la lumière d'un Amour qui se dévoue jusqu'à nous offrir en sacrifice son Fils Jésus. Le seul Dieu trois fois Saint est plein de compassion pour nous êtres humains qui ne méritions que sa Colère à cause de nos péchés. Oui, cet amour parfait de Dieu pour nous a conduit son Fils Jésus à porter Lui-même volontairement sur la croix l'horrible châtiment de nos fautes pour que nous en soyons sauvés pour l'éternité.
Dieu sera le Juge suprême de tous les êtres humains. Mais nous reconnaissons sa Justice à la lumière de sa miséricorde. À la croix de Christ, sa Justice pour nous enfants de Dieu ne nous condamne pas, elle nous déclare justes. Chacun peut maintenant s'approcher de Dieu, en se confiant en son parfait Amour.
La preuve de notre Salut en Jésus-Christ
La Bible donne t-elle des réponses à ces deux questions si souvent posées, à savoir si oui ou non, peut-on avoir la preuve d'être parfaitement sauvé en Jésus-Christ ? Et pouvons-nous savoir avec certitude si tous nos péchés sont pardonnés ou s’ils ne le sont pas, ou devons-nous attendre jusqu’au jour du Jugement ? Il serait dangereux de laisser de côté ces deux questions si importantes.
Oui, nous pouvons le savoir avec certitude, et le Seigneur Jésus veut que nous soyons certains d’être sauvés pour l'éternité et d'être en route pour le Paradis éternel. Jésus nous invite tous : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos » (Matthieu 11. 28). « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16).
Il est vrai que nous avons tous péché et manqué de faire la volonté du seul Dieu trois fois Saint. C'est pourquoi, l'être humain qui n’est pas né de nouveau a besoin de Jésus le seul parfait Sauveur du monde. Car sans Jésus, chaque être humain est mort dans ses péchés, il est perdu, et il a besoin d'être parfaitement sauvé de tous ses péchés qui le mènent en Enfer. Mais gloire à Dieu notre Père céleste qui, plein d'Amour et de grâce, nous a donné le parfait Salut par son Fils Jésus-Christ pour que quiconque croit se bénéficie de la grâce merveilleuse de Dieu en plaçant sa confiance en Jésus seul. Et pour accomplir cela, Jésus vint dans ce monde pour nous montrer le chemin du Salut, pour répandre son précieux sang et mourir pour nous sur la croix. Jésus est « la victime propitiatoire pour nos péchés » (1 Jean 2. 2). Chaque être humain est pécheur et il doit éprouver le besoin de pardon de ses péchés pour que « Dieu soit apaisé envers lui » (Luc 18. 13). Dans une telle contrition, l'être humain avoue et confesse ses péchés au seul vrai Dieu trois fois Saint. Il regarde avec foi « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1.29), et Jésus lui pardonne tous ses péchés passés, présents et futurs ; le Saint-Esprit lui fait alors naître de nouveau.
Jésus donne, de différentes façons, la preuve du pardon des péchés. Quelquefois ses paroles sont très simples « tes péchés te sont pardonnés » (Luc 5. 20). Si tous nos péchés sont pardonnés en Jésus, nous avons la paix avec Dieu. « Étant donc justifies par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ » (Romains 5. 1). Avoir été confirmé, baptisé ou membre d’une église ne constitue pas la Nouvelle Naissance. « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles » (2 Corinthiens 5. 17). Il est né de nouveau comme Jésus disait a Nicodème : « En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu » (Jean 3. 3). C’est une naissance spirituelle. Une naissance naturelle produit une vie naturelle, mais une naissance spirituelle produit une vie spirituelle. La vie spirituelle est accomplie en étant « né d’eau [la parole de Dieu] et de l’Esprit » (Jean 3. 5).
Une personne née de l’Esprit Saint, ressuscité avec Christ « cherche les choses d’en haut » (Colossiens 3. 1). « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5. 24). « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ, qui ne marchent pas selon la chair, mais selon l’Esprit » (Romains 8. 1). Ils s’affectionnent aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. Ils mortifieront leurs membres qui sont sur la terre : ils ne seront point attachés aux choses de la terre, et ne suivront pas les désirs de la nature. Car la Parole de Dieu nous dit « N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui ; car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde » (1 Jean 2. 15, 16). L’Esprit de Dieu déclare : « L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui » (Romains 8.16, 17). Quand « l’Amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné » (Romains 5. 5), nous atteindrons les choses célestes : nous aimons étudier la Bible qui est notre nourriture spirituelle quotidienne, et nous rendons témoignage à notre Seigneur et Sauveur Jésus.
Cet Amour de Dieu est plus fort que l’amour naturel ou que l’amour filial. Il nous permet d’aimer nos ennemis et ceux qui nous haïssent (Matthieu 5. 44), ainsi que d'aller annoncer la Bonne Nouvelle de l’Évangile. Le Seigneur Jésus dit à ses disciples : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Matthieu 28. 19, 20). Les enfants de Dieu sont nés de nouveau et sont reçus dans la Famille de Dieu, oui ils spirituellement vivants. Ils doivent prier sans cesse, la prière est l’air de respiration des enfants de Dieu, elle renouvelle leur force spirituelle et leur vigueur. « Fortifions-nous dans le Seigneur et par sa force toute-puissante » (Éphésiens 6.10). « Retenons ce que nous avons, afin que personne ne nous prenne notre couronne” (Apocalypse 3. 11).
Le scandale et la folie de la croix (2)
La croix, lieu de l’expiation… sacrifice substitutif du Christ
Voici les principales expressions du Nouveau Testament utilisées pour présenter la croix du Christ : Sacrifice (Éphésiens 5. 2) ‑ Donner sa vie (Jean 10. 18 ; 1 Jean 3. 16) ‑ Rançon (Matthieu 20. 28) ‑ Mort pour les pécheurs (Romains 5. 6, 8 ; 1 Corinthiens 15. 3 ; 2 Corinthiens 5. 14-15 ; 1 Thessaloniciens 5. 9-10 ; Hébreux 2. 9 ; 10. 5) – Offrande (Matthieu 20. 28) – En expiation (Romains 3. 25 ; 1 Jean 2. 2 ; 4. 10).
Jésus est le sacrifice – Il est l’expiation, Il est la rançon – Jésus a donné sa vie pour nous… Ces affirmations illustrent l’œuvre du Christ. Encore faut-il bien les comprendre. Quelles images ces expressions produisent-elles en nous ? A qui Jésus a-t-Il donné sa vie ? A qui la rançon a-t-elle été payée ? Dieu est-Il sanguinaire ? A-t-Il besoin de sang pour apaiser sa Colère ? Jésus est-Il la victime innocente, le bouc émissaire offert à la Colère divine ? Jésus est-il débiteur du diable ?
De nombreux chrétiens ont été troublés par les réponses maladroites apportées à ces questions. On ne peut comprendre l’œuvre sacrificielle du Christ que si on la relie étroitement à l’Amour de Dieu. Il n’y a jamais eu d’instrumentalisation de Jésus, comme si le sacrifice de Jésus apaisait le châtiment de Dieu sanguinaire. Au contraire, l’apôtre Paul précise, que lors de la Passion de Jésus, c’est Dieu qui était en Christ. "Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation (2 Corinthiens 5. 19).
« Le prix [de la mort de Jésus] n’est payé à personne : il manifeste l’Amour de Dieu pour les pécheurs. (…) Le sang du Christ n’est pas le prix que Jésus a dû payer pour les coupables impuissants pour que Dieu soit « satisfait », mais la preuve suprême, la plus onéreuse qu’on puisse imaginer, d’un Amour sans mesure du Père et de son Fils unique pour ses enfants bien-aimés. (…) La vie du Fils de l’Homme, Médiateur du salut, n’est pas un objet de négociation entre Dieu et les êtres humains, ou entre Dieu et Jésus. La rançon n’est versée à personne… La mort de Jésus sur la croix est l’accomplissement ultime du service et de la mission qui lui avait été confiés pour la réalisation du Royaume de Dieu. (…) La mort de Jésus a été le sacrifice de son existence… à sa mission. (…) La mort purificatrice et salvatrice du Serviteur Jésus, quoique non recherchée ni provoquée, est une mort consentie par Lui-même et intégrée au dessein d’Amour du Père (…) L’Amour total de Jésus… voilà… ce qui l’a conduit à se livrer pour chacun de nous.(…) Le dessein de Dieu n’était pas de faire payer à son Fils, même consentant, la dette des pécheurs, mais de nous réconcilier avec Lui par le don fraternel que ce Fils a fait de sa vie, et de nous donner ainsi la preuve d’un Amour total immérité ».
« Dieu lui-même se fait solidaire de l’être humain, Dieu descend dans l’humanité et s’identifie avec lui. C’est Lui-même qui est la victime en son Fils Jésus. C’est Dieu Lui-même qui se fait Homme, ou, pour mieux dire encore, qui devient l’Homme même, afin de pouvoir porter le fardeau des êtres humains. Réellement, c’est Dieu, en son Fils Jésus-Christ, qui transpirait du sang à Gethsémané, Lui qui fut flagellé au prétoire, Lui qui rendit sur la croix le dernier soupir : « Dieu était en Jésus-Christ, réconciliant le monde avec Lui ». Mais Dieu qui est Amour nous explique qu'Il est le Dieu qui, en son Fils Jésus, mourut pour ses créatures et ressuscita. C'est Lui le seul Dieu auquel l’humanité puisse croire ».
« La croix n’est pas le résultat, ni le prix d’un vil marchandage avec le diable, encore moins un troc trompeur… elle n’est pas une punition infligée par un Dieu-gendarme à un Christ doucereux ; elle n’est pas l’œuvre d’un Christ débordant de tendresse qui arrache notre salut des mains d’un Père réfractaire… Elle est le lieu où le Dieu Juste et Aimant s’est humilié pour devenir en Jésus et par Lui, chair, péché et malédiction pour nous, de manière à pouvoir nous sauver sans faire la moindre concession aux exigences de sa nature ».
La mort de Jésus est l’expression ultime de son Amour. Par son Amour infini, Il a partagé la condition humaine jusque dans ses abîmes les plus abjects pour venir l’habiter de sa lumineuse présence. Désormais, aucun domaine de l’existence humaine ne lui échappe. En particulier Jésus est venu habiter la réalité dramatique de la mort (spirituelle, séparation d’avec son Père et physique) pour que désormais la mort elle-même n’échappe plus à sa souveraineté. Devant un tel mystère, devant tant d’amour nous ne pouvons que nous agenouiller et adorer.
La victoire de la Croix… triomphe du Christ
"Il a effacé l’acte rédigé contre nous en vertu des prescriptions légales, acte qui nous était contraire ; il l’a enlevé en le clouant à la croix ; il a dépouillé les principats et les autorités, et il les a publiquement livrés en spectacle, en les entraînant dans son triomphe" (Colossiens 2. 13-15).
La croix occupe la place centrale dans l’événement du salut. Elle est au cœur de l’histoire de la relation de Dieu avec l’humanité. Aussi, d’objet de torture qu’elle est, elle devient sujet de gloire, sujet de fierté. « C’est dans la croix de Jésus-Christ que je me glorifie » dit l’apôtre Paul (Galates 6. 14). Il poursuit en nous invitant à nous approprier la dynamique de la croix. S’approprier la dynamique de la croix, c’est crucifier en nous « le monde », c’est-à-dire tout ce qui s’oppose à Dieu, tout ce qui est d’inspiration terrestre (les œuvres de la chair de Galates 5. 19). Nous identifier à l’œuvre de la croix, c’est réaliser que la puissance et la fatalité du péché sont désormais rompues. Ainsi la croix n’est plus seulement un événement historique qui s’est déroulé en Judée/Palestine vers l’an 30 de notre ère. Désormais elle occupe une place particulière dans la vie des enfants de Dieu. « Je suis crucifié avec le Christ », dit l’apôtre Paul (Galates 2. 19). Jésus Lui-même désigne la croix comme ce qui caractérise toute personne qui veut le suivre (Matthieu 10. 38 ; Marc 8. 34 ; Luc 14. 27). Signe de la puissance de Dieu, signe aussi de sa miséricorde, la croix constitue un appel à aller jusqu’aux frontières sans limite de l’amour. Elle invite au pardon ; elle entraîne à ouvrir les bras, à se laisser percer le cœur, à laisser jaillir la vie.
Dans cette dynamique, la croix devient source de salut et de victoire. « Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu » (Colossiens 2. 20 ; 3. 3). Puisque vous êtes morts, vous n’êtes plus assujettis au péché et à ses passions destructrices, vous êtes vivants pour Dieu (Romains 6. 11). L’ensemble du chapitre 7 de la lettre aux Romains développe magistralement cette lumineuse dynamique.
Victoire sur la mort (Colossiens 2. 13 ; Romains 6. 23) … Victoire sur le péché (1 Pierre 2. 24) … Victoire sur le diable et les puissances des ténèbres (Hébreux 2. 14 ; 1 Jean 3. 8) … vous pouvez vivre une vie nouvelle selon les critères du Royaume de Dieu. La croix du Christ a inauguré une nouvelle économie dans la relation entre Dieu et les êtres humains, une nouvelle dynamique qui s’étend à tous les êtres humains (Romains 5. 18) et qui portera pleinement ses fruits lorsque Dieu prendra possession de son Royaume.
Pour l’instant nous sommes encore dans le temps de la persévérance, le temps de l’attente, le temps où le salut est vécu en espérance. « Car c’est en espérance que nous sommes sauvés…. Or, l’espérance ne trompe point, car l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné » (Romains 8. 24, 5. 5).
Le scandale et la folie de la croix (1)
"Nous prêchons Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens" (1 Corinthiens 1. 23).
La croix est devenue un objet de décoration. On la porte autour du cou, parfois en boucle d’oreille, elle indique le sommet des montagnes. ça ne choque personne. Mais imaginez porter une chaise électrique en pendentif. Imaginez qu'il y ait sur un sommet un instrument qui servant à décapiter les condamnés à mort par la chute d'un couperet qui glisse entre deux montants verticaux. Ce serait pour le moins bizarre, macabre.
Dans l’Antiquité, la croix était le pire des châtiments, une forme d’exécution de la plus haute cruauté, empruntée aux barbares. La croix était réservée aux sujets de classe inférieure. Cicéron, célèbre orateur romain, parle de la croix comme du supplice des esclaves, cruel et méprisant. Les citoyens romains en étaient, en principe, exemptés. La croix était une infamie, un sujet de honte, de dégoût. Les Romains évoquaient encore avec horreur la crucifixion de 6.000 esclaves suite à la révolte de Spartacus en 71 avant Jésus-Christ. Des condamnés cloués sur des croix, sur les 195 km de la route nommée "la via Appia" qui menait à Rome. La croix a été pour les premiers chrétiens une redoutable interrogation. Comment leur Maître a-t-il pu subir une mise à mort aussi dégradante, infâme, douloureuse, cruelle et sadique ? Les premières représentations de la croix n’apparaissent qu’à la fin de l’Antiquité.
La croix, au cœur de l’enseignement des Apôtres
"Car j’ai décidé de ne rien savoir parmi vous, sinon Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié" (1 Corinthiens 2. 2).
Ceux qui vous imposent la circoncision sont des gens qui veulent faire bonne figure devant les hommes. Ils n’ont qu’un seul but : éviter d’être persécutés à cause de la mort du Christ sur la croix (Galates 6. 12).
Les premiers chrétiens étaient placés devant un choix difficile. Quel aspect de la vie du Christ faut-il mettre en évidence ? Faut-il mettre l’accent sur le Christ qui fait des miracles, le Christ qui fait des miracles, qui guérit ? Faut-il valoriser le Christ, le logos qui incarne la sagesse humaine, ou le Christ qui enseigne et révèle les mystères du Royaume de Dieu ? Faut-il mettre la priorité sur l’enseignement éthique du Sermon sur la montagne : « Ne faites pas aux autres ce que vous n’aimeriez pas qu’on vous fasse » ? (Voir Matthieu 7. 12). Faut-il mettre l’accent sur le Christ qui donne un nouvel éclairage à la loi de Moïse ? Tous ces aspects sont importants. Or ils sont universels, partagés par d’autres religions. Aucun n’est spécifiquement chrétien. Le cœur, la centralité de la foi chrétienne, c’est la Croix du Christ, scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais pour ceux qui sont sauvés, elle est la puissance même de Dieu, l’expression même de la sagesse de Dieu.
La croix, point de rencontre entre Dieu et les êtres humains
"Car la vie de la chair est dans le sang… c’est le sang qui, par la vie, fait l’expiation" (Lévitique 17. 11).
"La première alliance elle-même n’a pas été inaugurée sans effusion de sang. D’ailleurs, selon la loi, presque tout est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n’y a pas de pardon" (Hébreux 9. 18, 22).
Pourquoi la centralité de la croix ? Il y va de notre salut. Il y va de notre réconciliation avec Dieu. La question du salut a préoccupé, voire hanté toutes les générations humaines… sauf la nôtre. Nous sommes probablement l’une des premières générations dans l’histoire de l’humanité à avoir mis cette question de côté. C’est ce qui rend le témoignage chrétien si difficile…
De tout temps, les êtres humains ont considéré le salut comme le fruit de leurs efforts. A force de piété, d’efforts, de pratiques religieuses, de sacrifices offerts à Dieu, ils espèrent pouvoir obtenir ses faveurs. Ainsi l’être humain a mis en place de nombreux systèmes religieux de nature à nourrir sa piété pour lui permettre de franchir la distance qui le sépare de Dieu.
Pourquoi le Christ devait-il mourir ? A cause de la gravité du péché
"Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu" (Romains 3. 23).
"Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation entre vous et votre Dieu ; ce sont vos péchés qui vous cachent sa face et l’empêchent de vous écouter" (Ésaïe 59. 2).
La notion de péché est difficile à entendre pour nos semblables car elle est chargée d’un poids de culpabilité morale que l’on trouve inapproprié. Pour l’hébreu, péché signifie simplement « rater la cible, échouer ». Chaque humain peut se reconnaître dans cette définition. Il y a toujours de l’inachevé, de l’échec dans toute vie humaine. Prenons cet exempla : Dieu nous a offert un bateau pour la traversée d'un océan en lieu sûr. Il nous a dit : "Ne traversez pas à la nage. Venez dans mon bateau". Et l’humanité a refusé l'offre de Dieu par orgueil en pensant être capable de s’en sortir par elle-même. Et dans la foulée, elle a désobéi au Dieu Créateur en ne montant pas dans le bateau. Or nous sommes bien trop mauvais nageurs pour espérer traverser un océan. La seule issue possible c’est la mort. Le péché, c’est le refus de l’Amour de Dieu, la rébellion contre Lui, la prétention à pouvoir vivre sans Lui, à pouvoir prendre sa place.
Mais au milieu de l’océan, la croix vient comme un radeau, comme une planche de salut. La croix est le moyen unique et absolument nécessaire que Dieu nous offre pour être sauvé. A la croix, Dieu exprime pleinement et parfaitement sa Colère et son Amour, sa Sainteté et sa Grâce. A la croix, le péché est condamné, éradiqué, et les pécheurs sont sauvés et réconciliés avec leur Créateur. La croix est à la fois « l’instrument du jugement de Dieu » et le lieu où nous sommes graciés. Sans le sacrifice du Christ à la croix, pas de grâce en notre faveur, pas de justice qui puisse nous être attribuée.
Pourquoi Jésus-Christ devait-Il mourir sur la croix ? Dieu ne peut-il pas simplement pardonner ? Lui qui nous appelle aussi à pardonner. Pourquoi la croix est-elle absolument nécessaire à notre pardon et à notre salut ? Certains affirment que Dieu n’a pas besoin de la croix pour nous pardonner. Ils affirment avec raison que Dieu est Amour et qu’il nous pardonne par grâce. Mais ils prétendent ensuite, à tort, que la mort du Christ sur la croix ne serait qu’un symbole, une image de l’étendue de l’Amour de Dieu. Au contraire, la croix du Christ est une nécessité absolue pour que nous puissions être réconciliés avec Dieu et être sauvés pour la vie éternelle. La croix est précisément le lieu historique où l’Amour et la Grâce de Dieu s’expriment en notre faveur. A cause de la gravité du péché et de la sainte Majesté de Dieu, sans la croix il n’y aurait jamais eu de réconciliation et de salut.
"Car il a plu à Dieu de faire habiter en lui [Jésus-Christ] toute plénitude et, par lui, de tout réconcilier avec lui-même, aussi bien ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix. Quant à vous qui étiez autrefois étrangers et ennemis, dans votre façon de penser et par vos œuvres mauvaises, il vous a maintenant réconciliés, par la mort de son Fils, dans son corps humain, pour vous faire paraître devant lui saints, sans défaut et sans reproche" (Colossiens 1. 19-22).
A SUIVRE...
La Grande Transaction
En tant que pécheurs, nous êtres humains sommes tous nés ruinés spirituellement par le péché, notre compte est à découvert et nous passons notre vie à puiser sur un compte qui est déjà dans le rouge depuis longtemps. Romains 4 nous dit alors comment faire en sorte que l'on quitte notre situation d'endetté pour passer à celle de crédité.
1 - Nous avons ici le centre de l'Évangile. Il y a dans le texte de Romains 4 de quoi sauver le monde entier. Cette parole déclare que Dieu justifie les êtres humains qui lui font confiance. Il va créditer leur compte céleste avec la parfaite Justice de son Fils Jésus-Christ. Ainsi le coupable est acquitté sur la base de l'œuvre accomplie par Christ quand Il est mort sur la croix et qu'Il est ressuscité d'entre les morts pour notre Justification.
Comment se peut-il que Dieu soit Juste de faire cela ? Sur quelle base Dieu peut-il acquitter le coupable ? La réponse est dans le texte de Romains 4.
2 - Premièrement - L'exigence négative : "Qui ne fait point d'œuvre". Voilà une déclaration renversante. Quand Dieu acquitte le coupable, Il trouve une personne qui NE FAIT POINT D'ŒUVRE pour son acquittement. Dieu cherche des gens qui NE VONT PAS FAIRE des œuvres pour ce qu'ils vont obtenir de Lui.
3 - Deuxièmement- L'exigence positive : "Mais il croit que Dieu le justifie". Si pour nous sauver, Dieu ne veut pas de nos œuvres, qu'est-ce qu'Il veut alors ? Dieu veut que nous ayons entièrement confiance en Lui seul pour notre Salut. C'est tout, rien de plus, rien de moins et rien d'autre. Nous devons faire confiance à Dieu, si pleinement, que nous Le croyons sur parole. LA FOI EST UN MOYEN qui permet à la Grâce de Dieu de venir en nous. Par la foi, nous ouvrons la porte de notre cœur pour que la lumière de l'Évangile puisse briller en nous.
4 - Troisièmement- Le résultat immédiat : "Dieu justifie l'impie". Le mot "Justifier," signifie, "déclarer juste." C'est une déclaration faite au tribunal, quand le juge déclare en dernier ressort, qu'une personne accusée est déclarée "Non coupable" et "Innocente" de toutes les charges… Appliqué à l'Évangile, ça veut dire que Dieu déclare "juste" le pécheur qui croit véritablement en son Fils Jésus, et qui se confie pleinement en la mort et en la résurrection de Jésus-Christ. Cela est possible car, sur la croix, Jésus a parfaitement payé pour le pécheur coupable ; ainsi le pécheur coupable qui place sa confiance en Jésus est déclaré juste aux yeux de Dieu par le moyen de sa foi en Jésus. Bien qu'étant pourtant réellement coupable d'avoir péché, le vrai croyant en Jésus bénéficie du sacrifice de Christ mort et ressuscité pour lui. À la croix, Jésus a subi la sentence et le pécheur qui croit en Lui et en son œuvre est justifié et libéré de tout condamnation.
5 - La justification est une déclaration judiciaire qui est faite dans le Ciel. De même qu'un criminel peut ne pas "sentir" la déclaration qu'il est libéré, de même le pécheur pardonné par Jésus peut "ne pas le sentir". MAIS les sensations n'ont rien à voir avec le pardon de Dieu. Quand Dieu nous dit "non coupable", nous sommes non coupable, peu importe comment nous nous sentons. Dans les registres célestes, en face de notre nom, il n'y a plus de charge contre nous qui sommes justifiés aux yeux de Dieu. Plus de culpabilité, de condamnation ni de peine pour celui qui a été justifié par Dieu, par le moyen de la foi en Jésus.
Donc la justification est :
1. Complète. Elle s'applique à tout ce que nous avons déjà fait et ce que nous ferons dans notre vie. Il n'y a pas de "Demi-pardon"
2. Divine. Parce qu'elle vient de Dieu.
3. Irréversible. Parce qu'elle est divine.
4. Gratuite. Nous la recevons par grâce par le moyen de la foi.
Dans le Ciel, il n'y aura que des personnes qui autrefois étaient pécheurs, et qui pour l'éternité sont sanctifiés et sauvés pour l'éternité par la Grâce de Dieu.
6 - Venons tel que nous sommes !
Spurgeon a dit : "Si vous croyez en Jésus, si vous avez en Lui la foi qui sauve, tout ce que Jésus a accompli dans sa mort et sa résurrection est maintenant crédité sur votre compte."
C'est "la grande transaction." Il y a transaction sur notre compte de tous les mérites de Jésus-Christ.
Nous sommes devant Dieu comme étant en Jésus-Christ Lui-même ! Jésus-Christ se tient devant Dieu comme si c'était nous !
Jésus-Christ s'est substitué aux pécheurs ! Christ a pris notre place et a subit la punition pour nos péchés, pour que en croyant en Lui et en son œuvre parfaitement accomplie, nous puissions recevoir la Vie Éternelle et toutes les bénédictions pour lesquelles Jésus a souffert pour nous sur la croix.
C'EST LA GRANDE TRANSACTION !
Pour tous ceux qui sont sauvés en acceptant dans leur coeur l'oeuvre parfaite de Jésus Christ sur la croix, leur compte négatif dans le rouge a été mis sur le compte de Jésus-Christ et le compte de Jésus-Christ a été transféré sur leur compte ! VOILA LA TRANSACTION !!!
Les souffrances de Jésus sur la croix
Jésus fut suspendu à la croix pendant six heures (de 9 heures du matin à 3 heures de l’après-midi). Peut-on imaginer les souffrances atroces qu’Il subit pendant ces six heures ? Chaque main est clouée sur le poteau horizontal et les pieds sont fixés ensemble sur le bois vertical par un seul clou, laissant les genoux légèrement fléchis. Tout le poids du corps repose sur les deux clous plantés dans les mains, ce qui provoque une douleur indicible. Quand le crucifié essaie de tendre ses jambes pour soulager la douleur des mains, il provoque un surcroît de souffrance dans ses pieds jusqu'à ce que, relâchant les efforts de ses jambes, il transfère à nouveau le poids du corps sur ses mains.
A ses souffrances physiques s’ajoutent les souffrances morales dues, d’une part, à l’abandon des siens et d’autre part aux insultes et aux moqueries de ceux qui passaient par là. Quelle souffrance pour le cœur du Seigneur Jésus qui avait montré et qui montre encore tant d’amour pour eux : « Père, pardonne-leur, dit-il, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23. 34).
A midi, le soleil s’obscurcit. Les ténèbres couvrent la terre, ainsi que là où Jésus fut crucifié au point que personne ne peut voir ni comprendre ce qui se passait en ce moment entre Dieu le Père et son Fils Jésus. Seul, abandonné de tous, Jésus boit jusqu’à la lie la coupe de la Colère de Dieu contre nos péchés pour lesquels Il subit le jugement et la condamnation que nous aurions dû subir pendant l’éternité.
Pendant les six heures, Jésus a souffert cruellement de la part des hommes qui manifestaient ainsi leur haine, leur cruauté et la méchanceté de leur cœur, mais durant les trois heures ténébreuses, de midi à 3 heures de l’après-midi, ses souffrances furent infiniment plus grandes quand Il expiait tous nos nombreux péchés qu'Il porta sur Lui.
« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27. 46) s’écria-t-il à la fin de ces 3 heures infiniment douloureuses. Il n’y eut pas de réponse à sa question. Le ciel lui était fermé. En effet, pourquoi ? Rien dans la vie de Jésus ne motivait l’abandon de Dieu le Père. Tout dans sa vie, ses actes, ses paroles n’avait été que perfection.
Pouvez-vous répondre ainsi à cette question chers lecteurs, chère lectrices ? : "C’est pour moi, Seigneur, que tu as été abandonné de Dieu le Père, afin que je ne sois jamais abandonné loin de ta présence dans l'Enfer éternel. Sur la croix, le ciel a été fermé pour toi afin qu’il puisse s’ouvrir pour moi.
"Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, C'est de nos douleurs qu'il s'est chargé; Et nous l'avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris" (Ésaïe 53. 4-5).
Oui Jésus, tu portas, sainte Victime,
Aux heures sombres de la croix,
Le jugement de notre crime,
Tout le poids du courroux divin.
Tu souffris, ô Jésus, Sauveur, Agneau, Victime !
Ton regard infini sonda l'immense abîme,
Et ton cœur infini, sous ce poids d'un moment,
Porta l'éternité de notre châtiment.
Vivre pour la foi vainqueur
Bien aimés, comme je désirais vivement vous écrire au sujet de notre salut commun. Je vous exhorter à combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes. Nous suivons la foi transmise une fois pour toutes par les apôtres. Nous ne voulons pas de complications.
L’amour avant toute chose
Une règle très importante : L’amour. Les choses de Dieu sont centrées sur l’amour, c’est le contraire pour le diable. Si nous ne voulons pas tomber dans ses pièges, nous devons faire tout par amour. Ainsi, il sera vaincu : « Soyez vainqueurs du mal par le bien » (Romains 12. 21b) disent les Écritures. L’amour confond le monde des ténèbres. Si nous agissons ainsi, nous sommes certains de ne pas faire la volonté du diable. Combien de chrétiens se sont laissés piéger par des divisions inutiles car ils ont placé leurs objectifs avant l’amour. Ce dernier est au-dessus de tout.
Par grâce
Un dernier conseil : Vivre par grâce par le moyen de la foi. Une des grandes subtilités de Satan est de nous pousser à travailler religieusement par les œuvres. C’est un piège puissant, car, étant toujours dans la religion, nous nous croyons dans la bonne voie. Comme les pharisiens qui fonctionnaient par la chair, mais dans leur religion. On donne l’impression d’être toujours avec Dieu, or ces gens-là sont déjà captifs du diable.
Restons toujours dans la Grâce de Dieu. Demandons toujours l’aide du Seigneur Jésus et considérons-Le comme notre Ami. Ne pensons pas que Dieu nous surveille comme un policier. N’agissons pas dans le but de conserver notre intégrité. Jésus nous donne tout gratuitement. C’est le Saint-Esprit qui nous convainc de péché. Avant d’agir, faisons appel à la Grâce du Seigneur Jésus.
Lire Apocalypse 20. 7-10
Ce qui fait la force du monde des ténèbres, c’est le nombre. Le nombre est comme un esprit. Satan se fonde sur le nombre pour agir.
Au verset 9, ce sera l’acte final. Un feu les dévorera. Cela ne veut pas dire qu’ils vont disparaître, car ce sont des êtres spirituels éternels, mais ils sont neutralisés. Les forces des ténèbres seront vaincues à jamais ainsi que leurs suiveurs, et ils seront tous jetés dans l’étang de feu, prisonniers pour l'éternité. Ainsi, nous le peuple de Dieu connaitrons une ère de paix et de joie définitive. Jérusalem sera réellement une Cité de paix comme l’indique son nom.
Voilà le processus de destruction du mal. Soyons heureux car Jésus a dépouillée les forces des ténèbres à la croix.
– Prière :
Père éternel, nous te bénissons pour tout ce que nous avons appris. Merci de nous aider à mettre cela en pratique. Nous voulons désormais Te servir en détruisant les œuvres des ténèbres, en annonçant l’Évangile aux êtres humains non-sauvés.
Que nous prenions conscience de la réalité du mal qui fait souffrir tant de gens. Que nous nous donnions, comme Toi tu as donné ta vie pour nous sauver.
Que nous soyons des lumières partout où nous nous trouvons, pour faire reculer les ténèbres. Merci Seigneur pour la Victoire. Que tes enfants dans le monde entier te prient nuit et jour.
A Toi la louange et la gloire aux siècles des siècles. Amen !
Le Salut en Jésus est une offre gratuite de Dieu
« Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les œuvres afin que personne ne se glorifie » (Éphésiens 2. 8-9). « Il n'y a de salut en aucun autre (que Jésus), car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4. 12).
Selon la Bible qui est la Parole de Dieu, le Salut est totalement gratuit. Pourtant, plusieurs religions dans ce monde obligent les personnes qui les pratiquent à faire tant de choses, tant de cérémonies et de prières pour s'assurer une bonne place dans le Paradis ! Et nous constatons que ces personnes ne sont jamais certains de pouvoir se présenter devant le seul Dieu Saint ; et cela, en dépit de leur fidélité à accomplir leurs obligations. Leur intelligence est enténébrée par Satan le Prince de ce monde. Ces personnes ne savent pas que le Salut est une Grâce de Dieu et un Don de Dieu.
Alors, par obéissance à la Parole de Dieu, ces personnes doivent se repentir et se détourner de leurs péchés, ils doivent cesser de se confier dans leurs bonnes œuvres pour gagner leur salut et une meilleure place dans le Ciel. Que ces personnes sachent que en comptant sur leurs bonnes œuvres pour être sauvés, ils méprisent le Seigneur Jésus et son œuvre parfaitement accomplie sur la croix, ils déclarent que Jésus n'a pas assez fait pour les sauver. Pourtant, Jésus s'est écrié sur la croix : « Tout est accompli ! » (Jean 19. 30). Oui, « Le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 6. 23).
Ainsi, sur la base de la gratuité du Salut en Jésus, les œuvres méritoires telles que les indulgences, les prières répétées, les neuvaines, les pèlerinages, les œuvres de charité... ne peuvent pas non plus nous « GAGNER » le salut de Dieu ni son Paradis. Dieu a dit : « Nous sommes tous comme des impurs, et toute notre justice est comme un vêtement souillé » (Ésaïe 64. 5). Si le parfait Salut de Dieu ne peut pas s'acheter, cependant il y a des œuvres qui suivent le salut en Jésus reçu par grâce, qui sont des résultantes du Salut : « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d'avance, afin que nous les pratiquions » (Éphésiens 2. 10). Nous ne sommes donc pas sauvés par des bonnes œuvres ; mais, une fois que nous sommes sauvés par le moyen de la foi en Jésus, nous devons faire les œuvres que Dieu veut que nous pratiquions pour sa Gloire.
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J'ai gagné le gros lot ! Disent certains.
Félicitations ! Mais rappelons-nous simplement que si quelqu'un est riche, sa vie n'est pas dans sa richesse ! Jésus-Christ a dit : "Quel profit, quel bénéfice y aura-t-il pour un homme s'il gagne le monde entier, et s'il fait la perte de son âme ?" (Matthieu 16. 26). Si les vraies richesses, celles qui sont éternelles, pouvaient s'obtenir avec de l'argent, ce serait une monstrueuse injustice ! Mais ce que nous ne pouvons pas acquérir avec de l'argent, Dieu nous l'offre gratuitement.
Avec de l'argent nous pouvons acheter...
- des plaisirs, mais pas le bonheur,
- une assurance sur la vie, mais pas contre la mort,
- une place au cimetière, mais pas une place au Ciel...
Ainsi ce que personne ne peut se procurer ni par son travail, ni par son argent, Dieu nous l'offre gratuitement. La paix, la réconciliation avec Lui, le vrai bonheur éternel, Dieu nous les propose gratuitement. Peut-être nous demandons-nous ce que cache cette étonnante gratuité ? Eh bien, sachons que Dieu nous aime d'un Amour parfait et sans limites, alors que nous ne le méritons pas.
La Bible dit : "Tout le monde est coupable devant Dieu. C'est pourquoi personne ne sera justifié devant lui par des bonnes oeuvres... Il n'y a pas de différence, car TOUS ont péché" (Romains 3. 19-23). Mais la Bible révèle aussi que Dieu, le Créateur, aime ces "TOUS" en dépit de ce qu'ils sont. Elle nous parle de l'Amour de Jésus Christ qui a payé devant Dieu le salaire de tous nos péchés. Oui, Jésus a expié tous nos péchés pour que quiconque croit véritablement en Lui reçoive le pardon de tous ses péchés. Jésus est mort sur la croix pour cela. Ressuscité le troisième jour, Jésus appelle tous les êtres humains à mettre leur confiance en Lui pour qu'ils soient éternellement sauvés de leurs péchés et de l'Enfer éternel. Quel Don merveilleux que Dieu nous offre en son Fils Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur !
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Sachons que le péché est le plus grand drame de l’humanité. Souvenons-nous que pour un seul péché, Adam a perdu son droit de résidence dans le jardin d’Éden. Dieu est Saint et Il ne change pas : à cause de nos péchés, nous sommes privés de Sa gloire. Heureusement, son Fils Jésus-Christ est venu dans ce monde, non seulement pour faire des miracles, nous montrer le Chemin de la Vie et nous annoncer la Bonne Nouvelle, mais surtout pour nous racheter de tous nos péchés au prix de son précieux sang répandu sur la croix. Car « sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon ! » (Hébreux 9. 22).
La raison pour laquelle Jésus, le Fils de Dieu, quitta son Ciel de gloire pour venir sur la terre était de nous justifier gratuitement. Et parce que nous qui avons reçu Jésus dans notre vie sommes lavés de tous nos péchés par son sang et déclarés justes par son parfait Sacrifice et sa Résurrection, nous avons droit à la vie éternelle dans Sa Sainte Présence au Paradis ! Oh, quelles actions de grâces et quels remerciements de notre part mérite notre Sauveur Jésus-Christ !
Malgré ce Don gratuit du Salut de la Vie éternelle en Jésus, beaucoup de personnes ne veulent pas recevoir ce parfait Salut en Jésus, ou bien, ils l'ignore même. Oui, le drame dans lequel Satan enferme les êtres humains pécheurs non-repentants, c’est de ne pas accepter le parfait salut si glorieux en Jésus qui nous est offert gratuitement ! Si un commerçant mettait sur sa vitrine : « Aujourd’hui, tout est gratuit ! », les gens accourront de partout et feraient la queue pendant des heures pour profiter de cette gratuité.
Nous enfants de Dieu voulons crier ceci avec force dans tout le monde entier : « LE PARFAIT SALUT EN JÉSUS, LA VIE ÉTERNELLE, C'EST GRATUIT POUR TOUS ! CROYEZ-LE ET VENEZ VOUS EN BÉNÉFICIER ! », oui avant qu'il ne soit trop tard. Le plus grand péché qui conduira les êtres humains pécheurs en Enfer, c’est le refus de ce parfait Salut gratuit, payé par le Christ Jésus, le seul Sauveur du monde entier !
Nous les enfants de Dieu, remercions sans cesse le Seigneur Jésus-Christ pour ce salut gratuit et louons-Le chaque jour, car c’est LUI qui a payé pour que nous ayons gratuitement notre place au Ciel, au Paradis ! Allons annoncer la Bonne Nouvelle du Salut à notre entourage, au monde Entier.
Comment l’être humain pouvait-il mériter la vie éternelle devant Dieu ?
L’être humain ne pouvait rien mériter naturellement devant Dieu, mais par le moyen de l’alliance des œuvres, Dieu s’est engagé à récompenser l’obéissance de l’être humain par la vie éternelle qu'Il offre (Romains 10. 5).
Voilà une doctrine fondamentale : l’alliance de Dieu. Nous ne pouvons comprendre l’histoire de la rédemption sans saisir cette doctrine puisqu’elle lui sert de cadre théologique. Autrement dit, l’histoire de la rédemption révélée dans la Bible est la mise en œuvre de l’alliance de grâce faite par Dieu pour sauver ses élus.
Le but de l’alliance de Dieu était d’amener l’être humain à la vie éternelle. Quant à l’alliance des œuvres, elle fut donnée à l’homme « en vue de la vie s’il l’avait respectée ». Adam devait donc, en accomplissant l’alliance des œuvres, mériter la vie éternelle ; c’est-à-dire sceller sa communion avec Dieu dans une justice incorruptible et atteindre l’immortalité (Voir Jean 17. 3 ; 1 Corinthiens 15. 53-54). Mais l’être humain pouvait-il vraiment mériter la vie éternelle devant Dieu ?
Considérons ceci : La distance entre Dieu et sa créature est si grande que des créatures rationnelles qui, pourtant, Lui doivent obéissance du fait qu’il est leur Créateur, n’auraient jamais obtenu la vie comme récompense, n’eût été une condescendance de la part de Dieu, qu’Il s’est plu à exprimer par le moyen de l’alliance.
La distance entre Dieu et l’être humain, ce que l’on appelle la distinction Créateur / créature, est infiniment grande qu’il est impossible pour l'être humain de mériter la vie. Qu’est-ce que cet énoncé signifie ? Simplement que Dieu ne doit rien à l’être humain et que l’être humain doit tout à Dieu. Si l’on fait fi de l’alliance entre Dieu et l’être humain, quelle serait la nature du rapport entre les deux ? L’être humain devrait obéissance à Dieu du fait qu’il est une créature et que Dieu est le Créateur, cependant l’obéissance de l’être humain ne pourrait jamais rien mériter. Autrement dit, l’être humain doit naturellement l’obéissance à Dieu, mais l’obéissance de l’être humain n’est pas méritoire par nature.
L’Écriture enseigne cette vérité sous deux considérations. Premièrement, Dieu ne peut rien devoir à l’être humain : « De qui suis-je le débiteur ? Je le paierai. Sous le Ciel tout m’appartient » (Job 41. 11). C’est également ce que l’apôtre Paul enseigne en déclarant : « Qui Lui a donné le premier, pour qu’il ait à recevoir en retour ? » (Romains 11. 35). Deuxièmement, en montrant que, tout en devant obéissance à Dieu, l’être humain ne peut rien mériter en retour. Jésus dit : "Doit-il de la reconnaissance à ce serviteur parce qu’il a fait ce qui lui était ordonné ? Vous de même, quand vous avez fait tout ce qui vous a été ordonné, dites : Nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire" (Luc 17. 9-10).
Dieu ne peut d’aucune façon avoir besoin de l’être humain ou lui être en dette, l'être humain ne peut donc rien mériter de Dieu (Job 35. 7-8). Pourquoi disons-nous alors qu’Adam devait mériter la vie éternelle par son obéissance ? C’est précisément ici qu’intervient l’alliance des œuvres : Dieu condescend, malgré l’incommensurable distance entre Lui et l’être humain, à récompenser l’obéissance de sa créature par la vie en établissant une alliance avec l'être humain.
Illustrons cet enseignement par un exemple de la vie courante. Si je dis à mon fils de faire la vaisselle ; le simple devoir d’un fils envers son père l’oblige à l’obéissance. Cependant, son obéissance n’est pas en soi méritoire, je ne lui dois pas un salaire en échange de sa tâche. Par contre, comme père, j’ai la liberté d’ajouter « une alliance des œuvres » entre lui et moi. Ainsi, je pourrais promettre à mon fils 1000 francs CFA s’il obéit à ma parole. C’est ce que vient faire l’alliance des œuvres entre Dieu et l’être humain. Le rapport naturel entre le Créateur et la créature oblige celle-ci à l’obéissance à la Loi du Créateur. La désobéissance à la Loi entraine une sanction naturelle, mais l’obéissance ne mérite pas une récompense naturelle. Dans sa bonté, le Créateur condescend à rémunérer l’obéissance de l’être humain par la vie. Évidemment, la récompense est infiniment au-dessus de la valeur de l’obéissance de l’être humain.
Afin que nous comprenions la nature et la fonction de l’alliance des œuvres, Dieu en a donné une deuxième édition d'alliance (l’Ancienne Alliance) après que la première fut transgressée par Adam et Eve. Ainsi, l’Ancienne Alliance était une alliance des œuvres qui avaient pour but de montrer ce qui était arrivé dans la première alliance avec Adam et ce qui arriverait dans la Nouvelle Alliance avec Christ. L’Ancienne Alliance fut donc donnée à Israël pour « mériter » la vie en Canaan. Israël ne pouvait pas mériter la terre promise, elle lui était donnée par grâce (Deutéronome 9. 4-6). Néanmoins, l’Éternel fit dépendre la vie en Canaan de l’obéissance à sa Loi afin de révéler le principe de l’alliance des œuvres : "Vous pratiquerez mes ordonnances, et vous observerez mes lois : vous les suivrez. Je suis l’Éternel, votre Dieu. Vous observerez mes lois et mes ordonnances : l’homme qui les mettra en pratique vivra par elles. Je suis l’Éternel" (Lévitique 18. 4-5).
Ce passage, qui d’après l’apôtre Paul révèle la fonction de la Loi sous l’Ancienne Alliance (Romains 10. 5), applique le principe de l’alliance des œuvres au peuple d’Israël en Canaan. Il lui est rappelé que l’Éternel est son Dieu et que par conséquent Israël est obligé d’obéir. Mais par cette alliance, Dieu offre la vie à ceux qui gardent sa Loi et menace de mort les transgresseurs de sa Loi (Deutéronome 27. 26 ; Galates 3. 10). Dans le contexte de l’Ancienne Alliance, « la vie » référait à la vie en Canaan, symbolisant le paradis et le repos céleste (la vie éternelle). Mais dans le contexte des réalités célestes elles-mêmes, le principe « fais cela et tu vivras » réfère à la vie éternelle (Luc 10. 28 ; Matthieu 19. 16-17 ; Galates 3. 12). Ce principe vient de l’alliance des œuvres donnée à Adam (Genèse 2. 9-17), explicitée par Israël (Deutéronome 30. 19-20) et accomplie par Christ (Matthieu 5. 17).
L’homme devait mériter la vie éternelle, mais l’homme ne l’a pas méritée (Genèse 3. 22-24). Dans la prochaine question, nous verrons comment l’homme pécheur a néanmoins obtenu la vie éternelle.
Naître de nouveau pour aller au Paradis
Jésus-Christ, le seul Sauveur du monde, nous dit que les portes du Ciel (du Paradis) nous seront fermées à moins que nous ne naissions de nouveau. C’est pourquoi, permettez-moi de vous demander à chacun(e) : Ami(e)s lecteurs/lectrices, êtes-vous nés de nouveau ? Si oui, vous êtes sauvés et vous irez au Paradis éternel dans la Gloire de Jésus au Ciel ; Si non, vous êtes perdus dans vos péchés et c'est l'Enfer éternel qui vous attend ; donc vous devez vous repentir et recevoir Jésus avant qu'il ne soit trop tard. Tout cela est vrai, car Jésus a bien dit : « si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le Royaume de Dieu » (Jean 3. 3).
Vous pourriez demander alors : « que signifie naître de nouveau ? ». De nos jours, il y a beaucoup de malentendus au sujet de la Nouvelle Naissance. Elle n’est pas le baptême, car certains étaient baptisés et pourtant n’étaient pas nés de nouveau (Actes 8. 18-25). Ce n’est pas faire partie de l’église, car certains s’y sont introduits furtivement (Galates 2. 4). Ce n’est pas manger à la table du Seigneur, car certains ont mangé indignement et ont ainsi mangé un jugement contre eux-mêmes (1 Corinthiens 11. 29). Ce n’est pas se reformer ou essayer de s’améliorer, car « beaucoup chercheront à entrer, et ne le pourront pas » (Luc 13. 24). Ce n’est pas prier, car Jésus dit : « ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi » (Matthieu 15. 8).
Quelqu’un pourrait dire que s'il essaie de faire tout ce qu'il peut, donner aux pauvres, rendre visite aux malades et être chaque jour aussi bon que possible, certainement il est né de nouveau (Matthieu 25. 41-45). Non, nous ne pouvons pas être ce que nous ne sommes pas : « car l’affection de la chair ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas » (Romains 8. 7). Pour naître de nouveau, Il nous faut un changement de cœur, car Dieu, par les prophètes, dit : « Je vous donnerai un cœur nouveau » (Ézéchiel 36. 26).
Alors, qu’est-ce que la Nouvelle Naissance ? La Nouvelle Naissance se manifeste par un changement de cœur, là où une vie égoïste (c'est-à-dire non-soumise à Dieu son Créateur) se change en une nouvelle vie de service au Seigneur Jésus. Elle arrive lorsque nous éprouvons un profond dégoût pour nos péchés et, par la foi, nous regardons à Jésus pour le pardon de nos péchés. Quand un enfant naît, une nouvelle vie paraît, une nouvelle personne dans la chair. Ainsi, quand nous sommes nés de nouveau, une nouvelle vie en Jésus-Christ, selon l’Esprit Saint, apparaît. Donc, on l’appelle la Nouvelle Naissance qui est une nouvelle vie en Jésus-Christ notre Seigneur et notre Sauveur. « Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles » (2 Corinthiens 5. 17).
Quand est-ce qu'un être humain peut-il naître de nouveau ? La Bible nous dit : « aujourd’hui, si vous entendez sa voix (la voix de Jésus) » (Hébreux 3. 7). Cela signifie qu’à n’importe quel âge, temps ou lieu. Si un être humain entend l’appel de Dieu (par l'écoute de l’Évangile par exemple) et Lui répond véritablement, il peut naître de nouveau selon le Saint-Esprit.
Combien de temps cela prendra-t-il ? Ne doit-on pas grandir jusqu’à la Nouvelle Naissance ? Non, c'est en un instant que nous naissons dans le Royaume de Dieu et que l'on devient des enfants de Dieu et héritiers de Dieu. « Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ » (Romains 8. 17). Cela a lieu au moment où nous renonçons à tout ce qui n'est pas la volonté de Dieu et où nous venons sincèrement à Jésus pour obtenir le pardon éternel de nos péchés.
Comment et quand la recevrons-nous ? Dieu, qui regarde le cœur, voit notre sincérité. Il vient à nous par la puissance du Saint-Esprit et crée en nous un esprit bien disposé (Psaume 51. 12). Ainsi, nous sommes nés de nouveau et de nouvelles créatures en Christ-Jésus par la foi en Lui (2 Corinthiens 5. 17).
Finalement, comment pouvons-nous savoir que nous sommes nés de nouveau et que nous sommes sûrs d'aller au Paradis après la mort ? L'apôtre Paul, dans Romains 8. 1 à 10, enseigne que « si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas ». La Bible enseigne que les perdus sont morts dans le péché et sont condamnés, ayant une mauvaise conscience et un esprit charnel. Ils sont désobéissants à Dieu, sans espoir et sans Dieu dans le monde, étant sur le chemin qui mène en Enfer. Par contre, le véritable chrétien né de nouveau est un enfant de Dieu, vivant en Christ, sauvé, sans condamnation, et il a une bonne conscience et le Saint-Esprit habite en Lui. De plus, il a la foi en Jésus et l'assurance d'avoir dès ici-bas la vie éternelle pour aller vivre pour l'éternité au Paradis. Tous ses péchés sont effacés par le sang de Jésus. L’amour et la paix de Dieu, qui dépasse toute intelligence, remplissent son cœur. Il aime, il désire et il a le pouvoir de faire la volonté de Dieu. Il a une vivante espérance au-delà de la tombe et la promesse d’une demeure au Ciel.
Quelqu’un pourrait-il passer à travers un tel changement et ne pas s’en rendre compte ? Ce serait difficile, car « l’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu » (Romains 8. 16).
Chers lecteurs/lectrices, si vous n’avez pas vécu cette expérience de la Nouvelle Naissance et ne ressentez pas la paix et la joie qu’elle apporte à l’âme, vous ne vous reposez pas tranquillement, car vous jouez avec Dieu et avec votre âme qui est éternelle. Il faut que vous naissiez de nouveau pour avoir dès maintenant la certitude d'aller au Paradis éternel.
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