divers
Être morts à la loi afin de vivre pour Dieu
"Car moi, par la Loi, je suis mort à la Loi, afin que je vive pour Dieu" (Galates 2. 19).
La Loi, parce qu'elle était transgressée, exigeait invariablement la mort, bien qu'elle ait donné cette promesse : “Fais cela et tu vivras” (voir Luc 10. 28). Elle aurait mis à l'abri un homme parfaitement juste, mais elle condamnait celui qui désobéissait, quelle que soit sa faute. Ainsi elle condamne tous les êtres humains excepté Jésus Celui “qui n'a pas commis de péché” (1 Pierre 2. 22). C'est la Loi qui exigeait un sacrifice et qui disait : “C'est le sang qui fait propitiation pour l'âme” (Lévitique 17. 11). La Loi ferme toutes les bouches et amène tous les hommes devant Dieu sous le jugement (Romains 3. 19). On ne peut pas échapper à cette sentence : la mort doit intervenir, le sang doit être versé.
Mais les croyants en Jésus se réjouissent de ce qu'ils sont “morts à la Loi” : pour eux, la sentence a été exécutée. Jésus-Christ, leur Seigneur et leur Sauveur, est mort pour eux et Il a entièrement accompli l'exigence de la Loi qui réclamait la mort, et la Loi ne revendiquera jamais rien contre un être humain qui s'est approprié de la mort et de la résurrection de Jésus.
C'est “par la Loi” que je suis mort à la Loi. Elle-même déclare qu'elle n'a plus rien à dire dans mon cas : en ce qui la concerne, je suis mort. Toutefois, je suis mort “afin que je vive”. La chair, qui a été condamnée par la Loi et qui a été mise à mort dans la mort de Christ, n'est plus en question maintenant. Nous pouvons seulement l'avoir en horreur quand nous voyons les souffrances que Christ a endurées pour nous à cause du péché. Je sais que maintenant la Loi n'exige plus rien de nous. Nous sommes entièrement délivrés et placés hors de sa sphère par Jésus, Celui que l'Amour infini a conduit jusqu'à la mort sur une croix. Nous ne vivons certainement pas pour la Loi, cherchant à remplir des obligations que nous ne pouvons jamais satisfaire, et que Christ a déjà accomplies dans sa mort. Bien plutôt, nous vivons “pour Dieu” : c'est le privilège et la joie de nous croyants en Jésus qui n'ont plus rien à faire avec la Loi.
Depuis que nous avons compris l'Amour de Dieu, nous savons que la justice est accomplie et qu'il n'y a plus aucun nuage entre notre cœur et Dieu.
Nous sommes élus en Christ avant la fondation du monde
Dieu, dans sa grâce, condescend à lever pour nous le voile qui recouvrait autrefois ses conseils éternels quant aux êtres humains qu'Il voulait associer un jour à sa propre Gloire et à sa propre félicité. Cependant le mystère de l'élection fait partie de ces « choses profondes de Dieu » que seul le Saint-Esprit de Dieu peut sonder (1 Corinthiens 2 : 10).
Aussi avons-nous besoin de son secours pour y entrer quelque peu, à la lumière des révélations que Dieu nous donne à ce sujet dans sa Parole. Celle-ci nous apprend que, avant la fondation du monde, Dieu nous a élus en Christ, afin de faire de nous ses enfants bien-aimés, ses héritiers, des cohéritiers de Christ, et nous rendre conformes à l'image de son Fils.
Mais dans sa parfaite pré-connaissance de toutes choses, Dieu savait que l'être humain se révolterait contre Lui. Il était donc inclus dans ses conseils éternels que Jésus-Christ accomplirait à la croix l’œuvre du Salut, afin que ses desseins quant à l'élection puissent s'effectuer en dépit de la désobéissance de l'être humain.
Ainsi l'élection et la rédemption étaient également nécessaires à la réalisation des conseils divins. Inséparables l'une de l'autre, elles constituent le double fondement de cet admirable propos de Dieu à l'égard de l'être humain. L'une et l'autre mettent en lumière sa grâce infinie.
En effet, aussi bien le choix de l'élu que son salut sont des actes purement gratuits. Mystère insondable de l'Amour divin que, sans le comprendre, nous adorons à genoux ! Comme le Psalmiste, nous pouvons dire : « L’Éternel a fait de grandes choses pour nous » (Psaumes 126 : 3).
Avant d'aller plus loin dans la méditation de ce mystère, nous aimerions faire trois remarques :
- Premièrement, il convient de rappeler que Jésus le Fils était, comme en toutes choses, un avec le Père dans ses conseils relatifs à notre élection et à l’œuvre de la rédemption.
Aussi loin que remontent, dans l’éternité, les desseins de grâce de Dieu, c'est en Christ qu'ils ont été conçus, comme c'est en Lui qu'ils ont trouvé leur accomplissement dans le temps. Toutes nos bénédictions, c'est en Lui que nous les possédons.
Hors de Jésus, nous n'avons rien. En sorte que si notre élection et notre appel procèdent de Dieu, c'est « en Lui » (en Christ) que nous sommes élus et « par la grâce de Christ » que nous avons été appelés, ce qui fait de nous des « appelés de Jésus Christ » (Éphésiens 1. 4 ; Galates 1. 6 ; Romains 1. 6).
- En second lieu, nous ferons remarquer que les croyants de l'économie de la grâce ne sont pas les seuls qui soient au bénéfice de l'élection, mais bien ceux de toutes les économies.
Ce choix de la grâce divine englobe donc les élus depuis Adam jusqu'à la fin du règne de Christ, tant en Israël que parmi les nations. Bien que la part des saints des diverses économies durant l'éternité soit différente, tous sont de bien-aimés élus de Dieu et seront introduits dans la félicité et la gloire de l'état éternel, où l'habitation de Dieu sera avec les hommes (Apocalypse 21).
- Enfin, il faut bien saisir que l'élection et la rédemption ne constituent qu'une partie du conseil éternel de Dieu.
Ce conseil comprend l'ensemble de son propos et de ses voies à l'égard de toutes choses, qu'il s'agisse de Christ, de l’Église, d'Israël, des nations, de la création, des impénitents, de Satan et de ses anges. Dieu a tout arrêté par devers Lui dès l'éternité et rien n'échappe à son dessein souverain. « Aura-t-il dit, et ne fera-t-il pas ? Aura-t-il parlé, et ne l'accomplira-t-il pas ? » (Nombres 23 : 19). « Car de lui, et par lui, et pour lui, sont toutes choses ! A lui la gloire éternellement ! Amen » (Romains 11 : 36).
Les conseils de Dieu et ses voies de grâce envers les élus
Parmi les passages de l’Écriture concernant le sujet qui nous occupe, il en est trois qui sont comme le résumé des conseils de Dieu et de ses voies de grâce envers les élus :
- « Élus selon la pré-connaissance de Dieu le Père, en sainteté de l'Esprit » (1 Pierre 1 : 2). « Car ceux qu'il a préconnus, il les a aussi prédestinés à être conformes à l'image de son Fils, pour qu'il soit premier-né parmi beaucoup de frères. Et ceux qu'il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu'il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu'il a justifiés, il les a aussi glorifiés ». (Romains 8 : 29-30).
- « Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus, et par l'Esprit de notre Dieu » (1 Corinthiens 6 : 11).
Selon ses conseils de grâce, Dieu nous a donc :
- Préconçus : Dieu connaissait dès l'éternité ceux qui seraient ses élus. C'est « selon la pré-connaissance de Dieu le Père » que nous avons été élus en Christ. Nous voyons briller dans cette pré-connaissance les éternels rayons de l'amour paternel : c'est Dieu le Père qui nous a pré-connus.
- Élus : choisis, désignés par avance à jouir des bénédictions présentes et à venir découlant de l'élection et de la rédemption. L'une des plus glorieuses sera notre conformité parfaite au Seigneur Jésus.
- Appelés : Dieu nous appelle par l’Évangile (2 Thessaloniciens 2 : 14). Mais cet « appel » n'est pas seulement l’invitation que Dieu adresse au pécheur par la prédication de l’Évangile ; ce terme désigne aussi l'ensemble des bénédictions spirituelles que l'appel céleste de Dieu apporte à ceux qui Lui obéissent.
- Sanctifiés : Mis à part pour Dieu, par la puissance du Saint Esprit. « Élus... en sainteté de l'Esprit » (1 Pierre 1 : 2). « Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, dans la sainteté de l'Esprit » (2 Thessaloniciens 2 : 13), et « Élus... pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui en amour » (Éphésiens 1 : 4). « Mais vous avez été sanctifiés... par l'Esprit de notre Dieu » (1 Corinthiens 6 : 11), étant lavés de nos péchés par le sang de Christ et rendus ainsi propres pour la présence de Dieu. « A celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang (Apocalypse 1 : 5).
Tous nos péchés ont été expiés à la croix, tout a été réglé là, entre la justice divine et la sainte Victime, de sorte que Dieu peut dire des croyants : « Je ne me souviendrai plus jamais de leurs péchés ni de leurs iniquités » (Hébreux 8 : 12).
- Justifiés : déclarés justes, revêtus de la Justice de Christ, devenus « justice de Dieu » en Lui. « Ceux qu'il a appelés, il les a aussi justifiés » (Romains 8 : 30b).
- Glorifiés : appelés à partager la gloire de Dieu, dans le ciel. « Ceux qu'il a justifiés, il les a aussi glorifiés » (Romains 8 : 30c). « Dieu… vous appelle à son propre royaume et à sa propre gloire » (1 Thessaloniciens 2 : 12).
La Bible
QU’EST-CE QUE LA BIBLE ?
La Bible s’adresse à tout être humain, sans distinction d’âge, de classe sociale, de race. Pour comprendre le message divin, point n’est besoin de diplôme spécial ! La Bible n’est pas réservée à une catégorie de gens savants, ecclésiastiques ou tout simplement attirés par les choses religieuses.
La Bible est un livre d’actualité, possédant le message de vérité pour les êtres humains du 21ème siècle et de tous les temps. Elle s’adresse à tous les jeunes épris d’idéal, aux personnes en pleine activité, elle a le mot de consolation pour les malades, elle prépare les personnes âgées à rencontrer Dieu. Quels que soient votre âge, vos convictions, vos aspirations, vos projets, la Bible possède toujours la réponse à vos problèmes, elle a une phrase, un verset qui vous sont spécialement destinées dans vos circonstances si diverses.
La Bible met à notre portée un bonheur durable, elle nous parle d’une source à laquelle nous pouvons rassasier tous les besoins les plus profonds, conscients ou inconscients, de notre être.
La Bible n’est pas un livre mort, mais elle communique la vie à tous ceux qui s’approchent d’elle avec un cœur ouvert et sincère. Elle nous révèle Jésus-Christ, Fils de Dieu, venu sur la terre comme un simple homme et qui, par sa mort sur la croix, offre aujourd’hui encore, à tous ceux qui se reconnaissent pécheurs, la salut gratuit et la Vie Éternelle.
Traduite en plus de 2500 langues et dialectes, la Bible est à la portée de chacun, pouvant être obtenu gratuitement ou pour un simple prix dans toutes les librairies chrétiennes. Sans tarder, procurez-vous la Parole de Dieu !
La Bible fait partie du patrimoine mondial.
QUE REPRÉSENTE T-ELLE ?
La Bible est un Livre saint. C’est là que sont notées pour les êtres humains les révélations divines transmises durant des siècles ; c’est le Livre des promesses et des instructions divines.
Nous y trouvons la consolation et l’apaisement dans la peine ; elle nous amène à la maturité spirituelle indispensable pour vivre une vie qui plaît à Dieu.
La Bible n’est pas seulement un livre. C’est aussi un recueil de livres, écrits sous la conduite d’hommes de Dieu ayant vécu à des siècles différents. Dieu en personne nous parle à travers les pages de ce livre. L’inspiration nous incite à sa lecture.
Chaque année, le nombre d’exemplaires de Bibles vendues dans le monde entier dépasse celui de n’importe quel autre livre.
La Bible répond d’une manière véridique aux questions qui ont troublé les êtres humains depuis les temps passés : « Comment les êtres humains sont-ils apparu » ? « Que deviennent les êtres humains après la mort ? « Pourquoi sommes-nous là sur la terre » ? « Pouvons-nous concevoir la signification et le sens de la vie » ?
Seule la Bible dévoile la vérité sur Dieu, elle indique le chemin de la vie éternelle, et donne une explication aux éternels problèmes du péché et de la souffrance. La Bible est divisée en deux parties : L’Ancien Testament qui fait le récit de la création du monde et la participation de Dieu dans la vie du peupleg d’Israël jusqu’à la venue de Jésus-Christ ; et le Nouveau Testament qui fait connaître la vie et l’enseignement du Christ ainsi que les activités des apôtres et le service de l’Église.
La Bible est unique, elle s’adresse à tous les êtres humains, c’est une lettre d’amour que Dieu adresse à l’humanité. Car Dieu est amour.
L’AUTORITÉ DIVINE DE LA BIBLE
Il est de la plus haute importance en tout temps, mais plus spécialement de nos jours, d’avoir le cœur et l’esprit fermement établis dans la grande vérité de l’autorité divine de la Sainte Écriture, de son inspiration plénière, de sa complète suffisance pour tous les besoins, pour toutes les âmes et pour toutes les époques. Il y a au-dehors deux influences hostiles : l’incrédulité d’une part et la superstition de l’autre. La première nie que Dieu nous ait parlé dans sa Parole ; la seconde admet qu’il ait parlé, mais elle nie que nous puissions comprendre ce qu’il dit, à moins que ce ne soit par l’interprétation de l’Église.
Or, tandis que plusieurs reculent avec horreur devant l’impiété et l’audace de l’incrédulité, ils ne voient pas que la superstition les prive tout aussi complètement des Écritures. Car, nous le demandons, en quoi consiste la différence entre nier que Dieu nous ait parlé, et nier que nous puissions comprendre ce qu’il dit ? Dans l’un et l’autre cas, ne sommes-nous pas privés de la Parole de Dieu ? Incontestablement. Si Dieu ne peut pas me faire comprendre ce qu’il dit, s’il ne peut pas me donner l’assurance que c’est lui-même qui parle, je ne suis nullement plus avancé que s’il n’avait point parlé du tout. Si la Parole de Dieu n’est pas suffisante sans l’interprétation de l’homme, alors elle ne peut nullement être la Parole de Dieu. De deux choses l’une : ou Dieu n’a pas parlé du tout ; ou bien, s’il a parlé, sa parole est parfaite. Il n’y a pas d’autre alternative : il faut nécessairement se prononcer pour l’une ou l’autre de ces assertions. Dieu nous a-t-il donné une révélation ? L’incrédulité dit : « Non ». la superstition dit : « Oui, mais on ne peut la comprendre sans l’autorité humaine ». Nous sommes donc, dans un cas comme dans l’autre, privés de l’inestimable trésor de la précieuse Parole de Dieu ; et ainsi l’incrédulité et la superstition, si différentes en apparence, se rencontrent en ce seul point, pour nous ôter une révélation divine.
Mais, béni soit Dieu de ce qu’il nous a donné une révélation. Il a parlé, et sa parole peut atteindre et le cœur et l’entendement. Dieu peut donner la certitude que c’est lui qui parle, et nous n’avons pas besoin pour cela d’aucune intervention d’autorité humaine. Nous n’avons pas besoin d’un pauvre lumignon pour nous rendre capables de voir que le soleil resplendit. Les rayons de cet astre glorieux ont assez de lumière par eux-mêmes sans qu’il soit nécessaire d’y ajouter une autre misérable ressource. Tout ce qu’il nous faut, c’est de nous tenir au soleil, et nous serons convaincus qu’il brille. Si nous nous retirons sous une voûte ou dans un souterrain, nous n’en sentirons pas l’influence. Il en est justement ainsi de l’Écriture : si nous nous plaçons sous les influences glaciales et ténébreuses de la superstition ou de l’incrédulité, nous n’éprouverons pas le pouvoir lumineux et fécond de cette divine révélation.
A propos de la prédication
« Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit » (2 Corinthiens 3. 18).
Je crois que ce texte nous enseigne que l’un des moyens par lesquels nous sommes progressivement changés en vue de la ressemblance à Jésus-Christ est le fait de regarder sa gloire. « Nous tous, qui le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image ». Le moyen pour devenir toujours plus semblable au Seigneur Jésus est de fixer votre regard sur sa gloire et de ne pas en détourner nos yeux.
Si nous sommes attentifs à Lui et que nous gardons sa gloire en vue, nous serons transformés en son image dans une gloire dont l’éclat ne cesse de grandir. Les enfants de Dieu doivent arranger leur caractère à la manière du seul vrai Dieu Saint qu’ils admirent. Dans cet échange spirituel, voir n’est pas seulement croire, voir est devenir.
** La prédication, le portrait de la gloire de Dieu**
La prédication doit être le portrait de la Gloire de Dieu, car le but de la prédication est de transformer les personnes vers la ressemblance à Dieu. Je pense que cela correspond à la vision que Paul avait de la prédication car, quatre versets plus loin, en 2 Corinthiens 4. 4, il décrit le contenu de sa prédication comme « la splendeur de l’Évangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu. » Et à deux versets plus loin, il la décrit légèrement différemment comme « la connaissance de la gloire de Dieu sur le visage de Christ » (2 Corinthiens 4. 6).
Donc, selon Paul, la prédication est un moyen d’amener la lumière dans les cœurs. Au verset 4, la lumière est appelée la « lumière de l’Évangile » et au verset 6, elle est appelée la « lumière de la connaissance ». Au verset 4, l’Évangile est la Bonne Nouvelle de la gloire de Christ et au verset 6, la connaissance est la connaissance de la gloire de Dieu. Donc, dans ces deux versets, la lumière apportée au coeur est la lumière de la gloire ; la Gloire de Christ et la Gloire de Dieu.
Mais elles ne sont pas deux gloires différentes. Au verset 4, Paul dit que la Gloire de Christ est la ressemblance à Dieu. Et au verset 6, il dit que la Gloire de Dieu est le visage de Jésus. Par conséquent, la lumière qu’apporte la prédication est lumière de gloire, et on peut parler de cette gloire comme étant la gloire de Christ qui est à l’image de Dieu ou de la gloire de Dieu parfaitement reflétée en Christ.
La prédication est le portrait, l’exposition ou la représentation de la gloire divine adressée aux cœurs des hommes et des femmes (c’est ce qu’on peut lire en 4 :4-6) afin qu’en contemplant cette gloire, ils puissent être transformés en son image dans une gloire dont l’éclat ne cesse de grandir (c’est 3: 18).
S’étant avéré avec l’expérience
Ceci n’est pas une construction artificielle ou intellectuelle. C’est ce que ma propre expérience m’a appris comme étant vrai (comme pour beaucoup d’entre vous): le fait de voir Dieu comme il est vraiment (selon sa vraie nature) s’est prouvé être encore et encore le moyen le plus puissant et convaincant pour encourager notre quête de sainteté et de joie en lui.
Vous et moi savons d’expérience que le conflit d’origine dans l’âme humaine est entre deux gloires : la gloire du monde avec tous les plaisirs qu’elle peut offrir, contre la gloire de Dieu avec tous les plaisirs éternels qu’elle propose. Ces deux gloires sont en compétition pour gagner la loyauté, l’admiration et la joie de nos cœurs. Ainsi le rôle de la prédication est de présenter, d’illustrer et d’exposer la Gloire de Dieu afin que son excellence supérieure et sa valeur brille dans nos cœurs et que nous soyons transformés dans une gloire dont l’éclat ne cesse de grandir.
Le défis auquel le prédicateur fait face
Cela veut dire qu’en tant que prédicateur, je suis constamment confronté à la question suivante: Comment puis-je représenter au mieux la gloire de Dieu afin que le plus grand nombre de personnes la voient et soient changées par elle ?
« La valeur et l’excellence d’une âme se mesure en regardant l’objet de son amour ». Cette vérité m’a frappé. Et l’idée partait du fait que si cette réalité était vraie pour l’homme, comme Scougal avait l’intention de le dire, c’était aussi surement vrai pour Dieu: « La valeur et l’excellence de l’âme de Dieu se mesure en regardant l’objet de son amour ».
Beaucoup de passages qui nous parlent de ce que Dieu aime, apprécie, ce qui le réjouit et ce à quoi il prend plaisir. En voyant ce qui fait plaisir à Dieu, nous voyions la valeur et l’excellence de son âme; et en voyant la valeur et l’excellence de son âme nous verrons sa gloire; et en voyant sa gloire nous seront transformés en son image dans une gloire dont l’éclat ne cesse de grandir; et en étant transformés en son image, nous feront face à notre entourage, et aux populations non-atteintes du monde, avec le témoignage du grand Sauveur, irrésistiblement attirant. Que le Seigneur Jésus se réjouisse de nous transmettre ce grand renouvellement de son amour, de sa sainteté et de sa puissance.
La Bonne Nouvelle annoncée par Jésus-Christ
"Les aveugles retrouvent la vue, les infirmes marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts se réveillent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres" (Matthieu 11. 5 et Luc 7. 22).
Les aveugles retrouvent la vue :
Les aveugles sont ceux qui ne voient pas la réalité : ils prennent leur propre réalité - leurs désirs, leurs pensées, leurs émotions - pour la réalité.
Mais maintenant, tu vois ! Tu vois la Jérusalem Céleste, le Royaume (Il nous a faits Royaume - Apocalypse 1. 6), la Vérité, le Chemin, la Vie (Jean 14. 6), etc.
Cependant, voir ne suffira pas : il s'agira aussi de discerner ! Chacun en effet, par définition, a raison dans son propre référentiel. La question n'est par conséquent pas de savoir qui a raison, mais : quel référentiel est le bon ?
Par exemple, la religion est un système que se crée l'être humain pour fuir Dieu : on s'aveugle soi-même si on refuse de voir cela en face. Par contraste, la foi pose les bonnes questions là où la religion donne de mauvaises réponses. Il va peut-être falloir passer par des épreuves pour finalement dire comme Job 42. 51 : "Mon oreille avait entendu parler de toi, mais maintenant mon oeil te voir"!
Autre exemple : l'aveugle ne voit pas que la fin du monde a déjà eu lieu : les choses anciennes sont passées, le monde a pris fin - tu vis à présent dans un monde nouveau, dans le Royaume, qui n'est pas de ce monde (Jean 18. 36), où toutes choses sont nouvelles. Ce Royaume de Dieu ne vient pas de manière à attirer ton l'attention – et tu ne diras pas : voici, il est ici – ou : voilà, il est là – car voici : le Royaume de Dieu est au-dedans de toi (voir Luc 17. 20-21).
Les infirmes marchent :
L'infirmité, ce sont les peurs, la timidité, la paresse, etc. Te sens-tu infirme dans ta foi ? Tout ce qui te paralyse n'est-il pas vaincu ?
Cependant, ne plus être paralysé ne suffira pas : il s'agira aussi de marcher !
Marcher vers la Jérusalem Céleste, marche pour laquelle tu n'as plus besoin des béquilles que sont la religion, la superstition, les systèmes humains, le besoin de miracles pour croire, etc.
Cependant, marcher sans béquilles ne suffira pas : il s'agira aussi de marcher droit !
Les lépreux sont purifiés :
Ce qui nous rend impurs, nous dégrade, ce sont nos mœurs, nos traditions, nos pensées, nos paroles, etc. Tu retrouves l'intégrité de ton être.
Cependant, être intègre dans ton être ne suffira pas : sois juste avec les autres! Le Père ne nous a-il pas transférés dans le Royaume du Fils de son amour ? (voir Colossiens 1:13).
La lèpre, c'est aussi de voir des difficultés dans les épreuves qui en réalité sont destinées à nous faire avancer! Il ne s'agira désormais plus de dire : Dieu, mes difficultés sont grandes! Mais : difficultés, mon Dieu est grand !
Les sourds entendent :
Le sourd est celui qui ne comprend pas. Mais maintenant, tu entends, tu comprends! Tout ce qui concerne le Royaume, la Bible, les circonstances, etc. Cependant, entendre/comprendre ne suffira pas : il s'agira aussi d'écouter/obéir!
Le sourd est aussi celui qui croit comprendre, mais qui a été mal enseigné, et/ou qui n'a pas cherché le sens exact des mots de la foi. Ne crois pas tout sans chercher à discerner, et prends ce qui est bon - et laisse le reste! (voir 1 Thessaloniciens 5. 21)
Les morts se réveillent :
Le mort doit re-naître, naître d'en-haut.
Lorsque l'on renais alors, nous retrouvons la maîtrise de notre être ! Cependant, renaître, être maître de notre être, ne suffira pas : offrons-le à Dieu !
Ce qui te liait est délié! tu n'es plus esclave ! Mais ne plus être esclave ne suffira pas : sois fils ou fille du Dieu très haut!
Si quelqu'un n'est pas engendré d'en haut, il ne peut voir le Royaume de Dieu (Jean 3. 3).
La bonne nouvelle est annoncée aux pauvres :
Les pauvres sont ceux qui sont conscients qu'ils ont besoin de plus grand qu'eux pour avoir la Vie - ils sont assoiffés de l'Esprit Saint qui dit : "Entre dans le Royaume, où tu es toi-même Temple de l'Esprit, où le pain béni est Jésus manne du Ciel, où le sabbat est Repos en Plénitude de chaque instant !"
La bonne nouvelle du Royaume
Mon Royaume n'est pas de ce monde (Jean 18. 36). Le Royaume de Dieu ne vient pas de manière à attirer l'attention – et on ne dira pas: voici, il est ici – ou: voilà, il est là – car voici: le Royaume de Dieu est au-dedans de vous (Luc 17. 20-21). Le Père nous a transférés dans le Royaume du Fils de son Amour (Colossiens 1. 13). Il nous a faits Royaume (Apocalypse 1. 6). Si quelqu'un n'est pas engendré d'en haut, il ne peut voir le Royaume de Dieu (Jean 3. 3).
La Bonne Nouvelle de la liberté en Christ : VOUS CONNAITREZ LA VERITE, QUI VOUS RENDRA LIBRES CAR LA OU EST L'ESPRIT DE DIEU, LA EST LA LIBERTE ET L'ESPRIT SONDE TOUT, MEME LES PROFONDEURS DE DIEU (Jean 8:32 & 2 Cor 3:17 & 1 Cor 2:10)
Être convaincu que la gloire à venir nous désinteresse du monde
Le cœur du message de l'apôtre Paul dans 2 Corinthiens et son principal intérêt tout au long de cet épître était la Gloire du Seigneur. Si Paul se défendait, ce n’était pas pour son propre intérêt. Le souci de sa réputation personnelle n’aurait pas été une motivation suffisante pour que Paul écrive de cette façon. Il détestait se défendre, parce qu’il avait horreur de tout ce qui ressemblait à de la vantardise (2 Corinthiens 10. 12-13 ; 11. 16-21 ; 12. 9). Pourtant, Paul devait répondre à ses accusateurs au nom de l’Évangile, et pour l’honneur et la gloire du Seigneur.
Toute gloire appartient au Seigneur notre Dieu
L'apôtre Paul a bien insisté sur ce point : « Nous ne nous prêchons pas nous-mêmes ; c’est Jésus-Christ le Seigneur que nous prêchons, et nous nous disons vos serviteurs à cause de Jésus » (2 Corinthiens 4. 5). Un peu plus loin dans la même épître, Paul cite le prophète Jérémie : « Que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur. Car ce n’est pas celui qui se recommande lui-même qui est approuvé, c’est celui que le Seigneur recommande » (2 Corinthiens 10. 17-18). Toute gloire appartient au Seigneur. « Car son nom seul est élevé ; sa majesté est au-dessus de la terre et des cieux » (Psaumes 148. 13). Nul ne comprenait ce principe mieux que l’apôtre Paul. C’était une vérité qu’il répétait constamment : « Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu » (1 Corinthiens 10. 31).
La promesse de la gloire éternelle représente plus que toute consolation terrestre
L’espérance de Paul en la promesse de la gloire éternelle était son ancre au milieu de toutes les difficultés de sa vie, et cela est évident dans ce passage. La gloire était le thème de la fin du troisième chapitre de 2 Corinthiens, et il y revient à la fin du chapitre 4. Paul savait que la gloire de l’éternité compenserait largement toutes les difficultés auxquelles il aurait à faire face au cours de son ministère terrestre. « J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous » (Romains 8. 18). Il conclut 2 Corinthiens 4 avec cette même idée : "Et même si notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles ; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles" (2 Corinthiens 4.16-18).
En raison de la réalité étonnante et glorieuse de l’Évangile et du ministère de la nouvelle alliance, une grâce grandit dans la vie d’un prédicateur indigne par la puissance souveraine de Dieu dans la proclamation fidèle de la Parole. Ainsi, malgré les coups et les blessures subies au cours du combat, Paul embrasse la puissance de sanctification de la souffrance. Il est fidèle à ses convictions. Il envisage la vie et la mort dans la confiante assurance de la résurrection. Il fait tout cela parce qu’il cherche un poids éternel de gloire.
Les croyants sont transformés à l’image de Christ
L’Écriture dit que Dieu est en train de rendre tous les vrais croyants semblables à l’image de son Fils (Romains 8. 29), révélant ainsi la gloire de Christ en nous. C’est cette même gloire que Paul a décrite dans 2 Corinthiens 3. 18 : « Nous tous dont le visage découvert reflète la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire. » Cette expression décrit un processus graduel de transformation dans lequel nous prenons part à la gloire de Christ à des degrés sans cesse croissants. Le mot traduit par « transformés » est le même qui est traduit par « transfiguré » dans Matthieu 17. 2, et qui décrit comment Jésus a dévoilé sa gloire sur la montagne : « Il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. » Ce mot décrit un changement qui transforme complètement une personne de l’intérieur vers l’extérieur.
Sur le mont de la transfiguration, Jésus avait un visage resplendissant, mais pas comme celui de Moïse lorsqu’il est descendu du mont Sinaï. La source de l’éclat de Jésus provenait de l’intérieur. C’était beaucoup plus qu’un rayonnement temporaire qui allait s’estomper avec le temps ; il s’agissait plutôt du reflet de la gloire qui habitait en lui, le dévoilement de ce qu’il était vraiment, et la révélation de la gloire véritable qui était sienne, et qu’il partageait avec le Père depuis le commencement (voir Jean 17. 5).
Nous aurons aussi part à cette gloire. Cette gloire appartient bien sûr à Dieu, elle n’est pas à nous et ne vient pas de nous. Néanmoins, parce que Christ habite en nous et que nous sommes transformés à son image, sa gloire brillera à travers nous dans toute sa perfection. C’est ce que Paul affirmait dans sa prière, dans Colossiens 1. 27 : « Dieu a voulu leur faire connaître la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, savoir : Christ en vous, l’espérance de la gloire. » C’est aussi ce à quoi il faisait référence dans Éphésiens 1. 18, en mentionnant « la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux saints ». Cela devrait être la précieuse espérance de chaque vrai croyant. Après tout, nous avons tous « par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu » (Romains 5. 2).
Persévérer jusqu’à la fin
La transformation de gloire en gloire peut sembler lente, et nous nous demandons peut-être à l’occasion si elle est interrompue ; mais le processus de notre sanctification sera complété instantanément lorsque nous verrons enfin notre Sauveur face à face. « Nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que, lorsqu’il paraîtra, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est » (1 Jean 3. 2). Cet achèvement de l’œuvre de Dieu en nous est appelé « glorification » parce qu’il nous conduira éternellement dans la pleine lumière de la glorieuse majesté de Dieu.
C’est la promesse de la gloire à laquelle Paul fait référence à la fin de 2 Corinthiens 3 ainsi qu’à la fin du chapitre 4. Cette espérance l’incitait à courir « vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ » (Philippiens 4.14). Le « prix » ultime est Christ lui-même, incluant une part aux richesses de sa gloire.
Ainsi, nous ne perdrons pas courage ; nous n’abandonnerons pas, nous ne céderons pas au mal si nous vivons par ces convictions. Un jour, nous nous tiendrons debout dans la gloire, ayant été fidèles jusqu’à la fin, et nous entendrons le Seigneur nous dire : « C’est bien, bon et fidèle serviteur » (Matthieu 25. 21).
Nous sommes en Christ et avec Christ
Nous ne sommes plus dans la chair, mais en Christ :
"Si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création: les choses vieilles sont passées; voici, toutes choses sont faites nouvelles" (2 Corinthiens 5. 17).
Notre place, notre position devant Dieu, n'est plus dans la chair. Elle est en Christ. Comme homme, Christ a pris une position entièrement nouvelle, avec laquelle Adam innocent, pas plus qu'Adam pécheur, n'avait rien à voir.
Christ a pris cette position après avoir accompli l'œuvre par laquelle il a ôté nos péchés ; cette œuvre est terminée et elle a glorifié Dieu au sujet du péché. Christ a pris cette place en accord avec la justice de Dieu, et en lui, l'homme a acquis une nouvelle position, étant rendu juste devant Dieu. L’homme est vivifié par la vie de Christ, le second homme, le dernier Adam (voir 1 Corinthiens 15. 45, 47). Le croyant s’est soumis à la justice de Dieu, sachant qu'il est totalement perdu dans le vieil homme, le premier Adam; il s'incline devant cette solennelle vérité enseignée par la croix. Il est scellé du Saint Esprit, uni d'une manière vivante au Seigneur: c'est “un homme en Christ”. Il n'est pas dans la chair ou dans le premier Adam. Tout cela a pris fin pour lui à la croix, où Christ lui-même s'est rendu responsable pour lui à l'égard du vieil homme; Christ est mort une fois au péché, et le croyant vit à Dieu par notre Seigneur Jésus Christ (Romains 6. 10, 11).
En Christ, nous sommes une créature entièrement nouvelle, tout comme quand Dieu a créé le ciel et la terre au commencement, à partir de rien. Il ne se contente pas de purifier notre ancienne nature : Il nous donne une nature nouvelle. En Christ, nous sommes « participants de la nature divine » (2 Pierre 1. 4). Dieu Lui-même, en la Personne de son Saint-Esprit, vient habiter nos cœurs. Nous sommes en Christ et Il est en nous.
Si nous appartenons à Christ, nous sommes unis à lui et ne sommes plus esclaves du péché (Romains 6. 5-6), nous sommes rendus vivants avec Lui (Éphésiens 2. 5), conformes à son image (Romains 8. 29), nous sommes libres de toute condamnation et ne marchons plus selon la chair, mais selon l’Esprit Saint (Romains 8. 1), et nous sommes membres du corps de Christ avec les autres croyants (Romains 12. 5). Le croyant en Jésus a désormais un cœur nouveau (Ézéchiel 11. 19) et il est béni « de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ » (Éphésiens 1. 3).
Le croyant appartient à une nouvelle création, ayant la vie de Celui qui en est le Chef. À la croix, ce qu'il était a été entièrement jugé, condamné et mis de côté pour toujours.
Morts et ressuscités avec Christ :
"Pensez à ce qui est en haut… car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu" (Colossiens 3. 2, 3).
Quelle merveille de la grâce divine dans sa profondeur et sa hauteur! Pécheurs et coupables, nous étions exposés à la colère de Dieu; mais, maintenant, il dit que nous ne sommes “pas dans la chair” (Romains 8. 9), “pas du monde” (Jean 17. 16), “pas sous la Loi” (Romains 6. 14), mais “dans l'Esprit” (Romains 8. 9) ! Nous acceptons ces vérités dans notre esprit, mais les avons-nous reçues dans notre cœur et ont-elles été mêlées avec de la foi? Ceux qui l'ont fait se réjouissent en elles; ils trouvent du repos dans la présence du Père, là où ils l'adorent en vérité.
Bien que les croyants ne soient “pas dans la chair”, la chair est en eux. Nous apprenons, par des expériences douloureuses et humiliantes, à dire: “Je sais qu'en moi, c'est-à-dire en ma chair, il n'habite point de bien” (Romains 7. 18). Notre problème, ce n'est pas ce que nous avons fait mais ce que nous sommes – nous faisons l'expérience que cette mauvaise nature produit l'orgueil, la propre volonté et les convoitises. Ainsi la chair est notre adversaire permanent et elle est si mauvaise que rien ne peut l'améliorer, en dépit de tous nos efforts. Et plus nous luttons avec la chair, plus nous sommes malheureux.
En fait, le moyen de venir à bout de la chair, ce n'est pas de nous en occuper, mais de nous considérer nous-mêmes “comme morts au péché” et “comme vivants à Dieu dans le Christ Jésus” (Romains 6. 11). Alors, quand la chair commence à se montrer, nous l'identifions, nous la “crucifions” – nous la traitons comme ayant été judiciairement mise à mort en Christ crucifié (voir Galates 5. 24) – et nous occupons nos cœurs de “ce qui est en haut”.
Christ est notre vie. Notre vie n’est pas sur la terre. C’est en effet ce que dit l’apôtre Paul : “Vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu”. Puisque nous sommes morts avec Christ, nous ne devons pas nous comporter comme si nous étions encore vivants dans ce monde.
La Bible nous enseigne que notre Père céleste nous a étroitement liés à son Fils. Il nous tient donc pour morts avec Lui au péché (Romains 6), morts à la Loi (Romains 7), et morts au monde (Galates 6). Unis au Seigneur Jésus dans sa mort, sa résurrection et son ascension, nous avons été délivrés de ce monde et amenés dans une nouvelle position et dans une nouvelle place. Il peut donc être dit de nous : “Vous n’êtes pas dans la chair, mais dans l’Esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous” (Romains 8. 9).
Notre vie n’est donc pas moralement dans ce monde même si nous sommes physiquement sur la terre, car nous sommes morts au monde et notre vie est cachée avec le Christ en Dieu. Nous nous élèverons au-dessus des circonstances si nous détournons nos regards de tout ce que nous voyons pour fixer les yeux sur Jésus, en haut, au ciel où Il est maintenant – en nous souvenant que Jésus est notre vie et que notre vie est aussi là-haut ! La cause de la majeure partie de notre faiblesse et de la plupart de nos fautes, c’est que nous cherchons notre vie dans les choses de ce monde.
Dans la mesure où le croyant est mort et ressuscité avec Christ, sa manière de vivre doit être en accord avec sa place dans le Ciel. Paul dit, en effet : “Notre cité à nous se trouve dans les cieux” (Philippiens 3. 20). C’est seulement quand nous aurons accepté cette vérité que nous connaîtrons la joie d’être occupés du Seigneur Jésus, à la droite du Père, dans le Ciel. C’est le but de tout le travail de Dieu à notre égard.
Il est réconfortant de savoir que Dieu nous voit toujours comme “accomplis” en son Fils bien-aimé (Colossiens 2. 10). Bienheureux sont ceux qui sont occupés de la gloire personnelle de notre Seigneur Jésus Christ, de l'excellence de sa Personne et de son œuvre accomplie. Ces choses nous permettent d'avoir consolation et joie dans le Seigneur Jésus et dans l'espérance de sa Venue.
Je rends grâce à Dieu de m'avoir protégé
Bonjour chers lecteurs et lectrices de mon blog. Je rends grâce à Dieu, à notre Sauveur Jésus Christ, au Saint-Esprit de Dieu, de m'avoir protégé de ce terrible accident survenu hier sur la route de Keur Martin - Diohine. Nous étions 3 dans la voiture. Le chauffeur et moi étions assis devant, nous avions mis la ceinture.
La voiture a dévié la route à cause de la vitesse de la vitesse du chauffeur et est monté sur un tas dur de sable avant de se retourner en l'air. Elle a éjecté ma tante assise derrière hors de la voiture après que son visage ait cogné et cassé la vitre que vous voyez. Puis la voiture s'est encore complètement retournée deux à trois fois sur le sable et s'est renversée les pneus en haut.
Le chauffeur a pris un coup à l'épaule. Mais pour mon cas, j'étais resté attaché à la ceinture sur le fauteuil alors que la voiture se renversait. GLOIRE A DIEU, JE N'AI PRIS AUCUN COUP OU EU AUCUNE BLESSURES. Moi et le chauffeur sommes rapidement sortis de la voiture. L'ambulance est venu aussi pour nous amener à l'hôpital de Fatick pour des examens médicaux.
Je rends grâce à Dieu de nous avoir protégé. Ma tante est sortie de l'hôpital mais elle ne s'est encore complètement rétablie. Que la maison guérissant de Dieu se repose sur elle.
Que le Nom du Seigneur soit bénie.
La rebellion de l'être humain pécheur est totale
Si un être humain ne réalise pas la grâce de Dieu, il est impossible pour cet être humain de prendre plaisir dans la Sainteté de Dieu et d’être soumis dans la joie à son autorité souveraine.
Certes, des êtres humains totalement corrompus peuvent être très religieux et philanthropes. Il leur est possible de prier, de donner l’aumône et de jeûner, comme Jésus l’affirme dans Matthieu 6. 1-18. Mais leur religion est une rébellion contre les droits de Dieu leur Créateur si elle n’émane pas d’un cœur semblable à celui d’un enfant qui se confie en la grâce de Dieu. La religion constitue l’un des principaux moyens par lesquels l’être humain dissimule sa réticence à abandonner son autosuffisance, pour fonder tous ses espoirs sur la grâce imméritée de Dieu (Luc 18.9-14 ; Colossiens 2.20-23).
La totalité de notre rébellion est exprimée dans Romains 3. 9, 10, 18 : « … Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l’empire du péché… Il n’y a pas de juste, pas même un seul… nul ne cherche Dieu… la crainte de Dieu n’est pas devant leurs yeux ».
L’être humain naturel ne recherche pas Dieu :
C’est un mythe de croire que l’être humain, dans son état naturel, aspire réellement à trouver Dieu. C'est vrai que l’être humain recherche Dieu, mais non pas pour qui Il est. Il cherche Dieu parce qu’iI est celui qui peut le préserver de la mort ou accroître ses plaisirs mondains.
Indépendamment de la conversion, personne ne désire venir à la lumière de Dieu. Quelques-uns viennent à la lumière. Mais lisez ce que dit Jean 3. 20-21 à leur sujet : « Car quiconque fait le mal hait la lumière, et ne vient point à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées ; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin qu’il soit manifeste que ses œuvres sont faites en Dieu ».
Assurément, ceux dont les œuvres sont conçues et préparées d’avance par Dieu viennent à la lumière. En dehors de cette œuvre de grâce accordée par Dieu, tous les êtrs détestent la lumière de Dieu, et ne viendront pas à lui, de peur que leur péché ne leur soit exposé. C’est ce qu’on appelle, la rébellion totale.
« Nul ne cherche Dieu… la crainte de Dieu n’est pas devant leurs yeux».
Dans sa rébellion totale, tout ce que fait l’homme est péché :
Dans Romains 14. 23, Paul dit : « Tout ce qui ne résulte pas de la foi est péché ». Par conséquent, si tous les êtres humains sont en rébellion totale, tout ce qu’ils accomplissent est le produit de la rébellion et ne peut honorer Dieu d’aucune manière, mais démontre au contraire la nature pécheresse de leur rébellion. Si un roi enseigne à ses sujets les rudiments du combat et que ces mêmes sujets se rebellent contre lui en utilisant les compétences acquises pour lui résister, ces dernières deviennent alors mauvaises.
Ainsi l’être humain ayant été créé à l’image de Dieu peut faire beaucoup d’actes qui seraient louables s’ils étaient seulement produits au service de Dieu. Mais puisqu’ils sont motivés par le seul but de justifier leur rébellion, ils deviennent pernicieux et impurs.
Dans Romains 7. 18, Paul déclare : « Car je le sais : ce qui est bon n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair ».
Cette confession radicale atteste que rien de ce que nous pensons ou faisons, dans notre rébellion, ne peut être acceptable. Le fait que Paul qualifie sa dépravation avec les mots « dans ma chair » signifie qu’il consent à reconnaître l’excellence des œuvres que l’Esprit produit en lui (Romains 15. 18). La « chair » est une allusion à l’être humain dans son état naturel, séparé de l’œuvre de l’Esprit de Dieu. Ce que Paul affirme dans Romains 7. 18 est donc que tout ce que nous pensons ou ressentons ne peut être bon sans l’œuvre de l’Esprit de Dieu.
Ce qui compte vraiment :
Nous reconnaissons que les mots « bien » et « bon » possèdent un ensemble de connotations très vaste. Nous devrons les utiliser dans un sens plus limité pour parler des actions des hommes déchus, qui ne peuvent en réalité être bonnes. Par exemple, il nous faudra dire qu’il est bien que la plupart des incroyants ne tuent pas et que certains sont capables d’accomplir des gestes bienveillants. Lorsque nous désignons ces actions comme étant « bonnes », nous entendons qu’elles sont plus ou moins conformes au modèle de vie extérieure que Dieu a ordonné dans les Écritures.
Cependant, cette conformité extérieure ne peut être qualifiée de juste en rapport avec Dieu. Ces actions ne sont pas inspirées par la foi en Dieu ou la recherche de sa gloire. Ils ne reconnaissent pas Dieu comme étant la source de tout bien, ni ne lui rendent l’honneur qui lui est dû, bien que ce soit sa volonté en toutes choses (1 Corinthiens 10. 31). Ainsi, ces « bonnes œuvres » font partie de notre état de rébellion et ne sont pas considérées comme « bonnes » au sens final, et ne compte vraiment pour Dieu.
Les deux brigands crucifiés en même temps que Jésus
« Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis. » (Luc 23. 43)
Les évangiles rapportent que deux brigands ont été crucifiés en même temps que Jésus, un de chaque côté. D’après leur propre aveu, les deux étaient coupables des charges retenues contre eux.
À bien des égards, ces deux hommes étaient très semblables. Tous deux étaient brigands (Matthieu 27. 38), possiblement les partenaires de crimes de Barabbas, le meurtrier relâché plus tôt par Pilate à la place de Jésus (Luc 23. 13-25). Malgré le fait que tous deux subissaient la même sentence cruelle que Jésus, on lit que ces condamnés se sont joints à la foule de spectateurs pour lancer des insultes à Celui qui était crucifié au centre (Matthieu 27. 44).
Puis, une différence a distingué les deux brigands. Il est devenu évident que l’un deux avait changé d’attitude, avait compris quelque chose et avait acquis une conviction.
Le premier brigand :
D’un côté, le premier brigand a continué de traiter Jésus avec mépris : « Jésus, si tu es réellement celui que tu prétends être – Christ, le Messie – alors tire-nous tous les trois de ce pétrin ! » (Luc 23. 39).
Sa compréhension du messianisme correspondait beaucoup à l’opinion très répandue actuelle. En fait, on croyait communément que le Messie longtemps attendu délivrerait enfin le peuple opprimé d’Israël de la tyrannie des puissances étrangères. (À l’époque, il s’agissait de Rome.) On ne comprenait pas que, possiblement, le Christ promis par Dieu, le Messie, viendrait pour délivrer l’humanité d’un différent type d’esclavage : les liens du péché et de la mort éternelle.
Le second brigand :
De l’autre côté, les railleries du second brigand ont pris fin. Puis, il a de nouveau ouvert la bouche pour réprimander l’autre brigand. Il a rappelé au premier brigand que tous deux souffraient en raison de la juste conséquence de leurs crimes. Leur passé criminel les avait rattrapés. En revanche, celui qu’on avait crucifié entre eux n’avait rien fait de mal.
Ensuite, ce second brigand se tourne vers Jésus et lui adresse une requête simple : « Jésus, souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne. » (Luc 23. 42).
Sa requête est remarquable : un homme mourant place sa foi dans un autre homme mourant et lui demande de se souvenir de lui, un pécheur indigne, après sa mort ! Ce hors-la-loi reconnu coupable est tout à fait conscient que la mort n’est pas la fin de tout. Il met donc sa foi en ce Jésus – qui meurt sans même avoir péché – et croit qu’il se souviendra de lui dans la vie à venir !
Je te le dis en vérité…
En réponse, Jésus souligne la fiabilité de sa promesse au brigand par un langage catégorique. Littéralement, ses mots voulaient dire « assurément, je te confirme… ». Cet homme pouvait miser sur ce qu’il s’apprêtait à entendre.
Maintenant, il importe de comprendre que la demande de ce brigand mourant ne reposait pas sur quoi que ce soit qu’il aurait fait ou qu’il pourrait offrir (après tout, il avait vécu une vie de criminalité). Il n’espérait pas non plus être en mesure de faire quelque chose digne de la miséricorde et de la grâce de Dieu. Il n’avait aucun mérite personnel à présenter. Pourtant, lorsqu’il s’est adressé à Christ avec une confiance crédule, ce brigand était instantanément assuré d’aller au Paradis quand il mourrait.
Tu seras avec moi…
Or, la promesse que Jésus lui a faite ne concernait pas un autre lieu terrestre ou mystique. Il ne s’agissait pas d’une proposition abstraite quant à une métaphysique qui réchauffe le cœur. Ses paroles portaient plutôt sur la ferme assurance qu’il serait avec Jésus-Christ lui-même dans le Paradis. Voilà le véritable espoir du croyant. Cet espoir est uniquement rendu possible parce que, à l’exemple du brigand, il compte sur autre chose que la croix : la résurrection future. Selon les mots de Jésus : « … afin que là où je suis vous y soyez aussi » (Jean 14. 3).
L’apôtre Paul explique cette affirmation ainsi : « … quitter ce corps [c’est] demeurer auprès du Seigneur » (2 Corinthiens 5. 8). C’est la raison pour laquelle Pierre appelait l’assurance du croyant « une espérance vivante » (1 Pierre 1. 3).
Aujourd’hui dans le paradis
En outre, Jésus a assuré au brigand mourant que sa promesse représentait une espérance certaine sur laquelle il pouvait compter immédiatement, car elle allait s’accomplir « aujourd’hui »; il ne s’agissait pas d’une vague espérance quelconque en un avenir lointain et incertain. C’était une promesse pour aujourd’hui !
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