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L'Évangile est une puissance de Dieu pour le Salut de quiconque croit (Romains 1. 16)

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Le Dieu du Ciel s'est fait Homme (1)

21 Décembre 2021 Publié dans #Divers

Il est en effet vital que l’Église affirme, comme elle l’a fait au cours des siècles, que Jésus qui « a été conçu par le Saint-Esprit, est né de la vierge Marie », car les Évangiles l’enseignent si clairement. Il est essentiel de croire à la conception virginale, comme il est essentiel de croire à tout ce que Dieu nous dit. Il aurait pu mettre son Fils au monde d’une autre manière, mais il ne l’a pas fait – et il nous a dit comment il l’a fait. Ferons-nous semblant de crier « Seigneur, Seigneur » sans croire ce qu’il dit ?

Le Symbole des Apôtres confesse : « Je crois en Dieu, le Père Tout-Puissant, Créateur du ciel et de la terre. Et en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur ; qui a été conçu du Saint Esprit, est né de la Vierge Marie. »

Le Symbole des Apôtres confesse : « Nous croyons en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu par le Saint-Esprit et est né de la vierge Marie. »  Ce que Jésus est (selon les Écritures, et saisi dans ce résumé minutieux et éprouvé par le temps de l’Église primitive) n’est pas déconnecté ou sans rapport avec la conception virginale. Pourtant, avant d’en arriver à sa naissance, le credo fait trois affirmations massives sur Jésus qui peuvent sembler si familières que nous sommes enclins à négliger leur signification. Considérez la simplicité et la profondeur de la confession de l’Église selon laquelle Jésus est « Christ, son Fils unique, notre Seigneur ».

Jésus, le Christ :

« Jésus Christ » – son nom de naissance et son titre messianique sont associés si étroitement depuis maintenant deux millénaires que nous les connaissons peut-on dire comme son prénom et son nom de famille. « Christ », bien sûr, désigne en grec l’oint (le Messie en hébreu). Pendant mille ans avant la naissance du Messie, le peuple de Dieu a attendu la venue du Messie – le Christ – qui accomplirait les promesses faites par Dieu au grand roi David et par son intermédiaire.

Par l’intermédiaire du prophète Nathan, Dieu a annoncé à David : « Ta maison et ton règne seront assurés pour toujours après toi, ton trône sera affermi pour toujours » (2 Samuel 7. 16). Le Trône de David établi pour toujours signifiait soit une descendance après l’autre, la dynastie ne se terminant jamais, soit un descendant unique dans la lignée de David régnant pour toujours. David, sous la conduite de Dieu, en est venu à considérer cette dernière possibilité, et a même parlé d’un descendant qui serait son supérieur, son seigneur, à qui Dieu lui-même dirait : « Assieds-toi à ma droite » (Psaume 110. 1). Dieu fera de ce descendant non seulement un roi sans fin, mais aussi, chose étonnante, « un prêtre pour toujours » (Psaume 110. 4).

Par l’intermédiaire d’Ésaïe et des prophètes, le peuple de Dieu a grandi dans son anticipation et son désir de voir naître ce grand enfant, ce fils qui lui sera donné, sur l’épaule duquel reposera la souveraineté et que le peuple appellera, de façon remarquable, « Merveilleux conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix » (Ésaïe 9. 5).

Étendre la souveraineté, donner une paix sans fin au trône de David et à son royaume, l’affermir et le soutenir par le droit et par la justice, dès maintenant et pour toujours : voilà ce que fera le zèle de l’Éternel, le maître de l’univers. (Ésaïe 9. 7)

PLEINEMENT HUMAIN

Et c’est ainsi que Jésus était. Il n’était pas un esprit prétendant ou semblant être humain. Comme le dit si bien l’Évangile de Jean : « La Parole s’est faite chair » (Jean 1. 14). Il était humain, jusqu’au bout. Né d’une mère humaine, il a été emmailloté comme un frêle nourrisson, exposé au danger dans ce monde déchu, il a grandi en force, en sagesse et en stature (Luc 2. 40, 52), et « a appris l’obéissance par ce qu’il a souffert » (Hébreux 5. 8). Il a mangé, bu et dormi – s’est fatigué (Jean 4. 6), a eu soif (Jean 19. 28) et faim (Matthieu 4. 2) et a connu la faiblesse physique (Matthieu 4. 11 ; Luc 23. 26). Il est mort (Luc 23. 46). Et il est ressuscité avec un corps véritablement humain, maintenant glorifié (Luc 24. 39 ; Jean 20. 20, 27).

Mais Jésus n’est pas seulement humain dans son corps, il l’est aussi dans son âme. Il a manifestement fait preuve d’émotions humaines, s’émerveillant (Matthieu 8. 10), étant troublé (Jean 11. 33-35 ; 12. 27 ; 13. 21), et étant « triste à en mourir » (Matthieu 26.38). Jésus a également fait preuve d’un esprit humain puisqu’il a grandi en sagesse (Luc 2. 52) et reconnu qu’il ne savait pas certaines choses (Marc 13. 32) – et d’une volonté humaine dans sa soumission permanente à celle de son Père (Jean 6. 38), qui a culminé à Gethsémané (Matthieu 26. 39).

La véritable et pleine humanité du Christ n’a jamais été remise en question pour ses disciples et ceux qui ont marché avec lui dans les rues de Galilée et de Jérusalem. Ils l’ont vu, l’ont entendu, l’ont touché (1 Jean 1.1). Il n’était rien de moins qu’humain. Pourtant, les monothéistes les plus stricts, qui allaient finir par vénérer cet homme, ont fini par comprendre, avec le temps, qu’il était davantage.

Jésus, le Fils unique de Dieu

Le Christ est une chose, le « Fils unique » de Dieu en est une autre. L’Église a fini par confesser que ce Jésus n’est pas seulement véritablement un homme, mais aussi véritablement Dieu.

Lorsque Jésus, véritable homme, est ressuscité des morts, comme un fait objectif de l’histoire, avec plus de cinq cents témoins (1 Corinthiens 15.6), la pièce finale était maintenant en place. Des siècles de prophéties et une vie d’intimations et de révélations choquantes ont abouti au verdict : cet homme n’était pas seulement le Christ, mais véritablement Dieu, le Fils unique de Dieu.

A SUIVRE...

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Jésus est-il le Médiateur de tous les hommes ?

17 Décembre 2021 Publié dans #Divers

Jésus est-il le Médiateur de tous les hommes ? Réponse : Non, Jésus n’exerce sa médiation qu’envers les élus (voir Jean 17. 9).

Beaucoup de lecteurs de la Bible conçoivent que seuls les chrétiens sont au bénéfice de la rédemption accomplie par le Christ puisque la foi en lui est nécessaire pour obtenir la faveur de Dieu (Romains 3. 25-26). Cependant plusieurs envisagent erronément que leur foi est la cause de l’exclusivité de la médiation de Christ pour eux alors que c’est plutôt l’inverse qui est vrai : s’ils ont la foi en Jésus c’est parce qu’il est leur Médiateur et qu’il n’est pas le Médiateur d’autres hommes qui le rejettent (Jean 10. 26).

Jésus-Christ applique et communique certainement et efficacement la rédemption éternelle à tous ceux pour qui il l’a acquise. Il intercède pour eux, les unit à lui par son Esprit, leur révèle dans et par la Parole le mystère du salut et les persuade de croire et d’obéir. Il gouverne leurs cœurs par sa Parole et son Esprit, et triomphe de tous leurs ennemis par sa toute puissance et sa sagesse selon les moyens et les voies les plus appropriés à son plan merveilleux et insondable. Il le fait par sa grâce libre et absolue, et non en raison d’une quelconque condition qu’il aurait vue d’avance en eux pour le mériter.

Ce paragraphe exprime ce que l’on appelle la rédemption particulière : « Christ applique et communique certainement et efficacement la rédemption éternelle à tous ceux pour qui il l’a acquise. » Cette affirmation sous-entend que Christ n’a pas acquis la rédemption pour tous, mais uniquement pour les élus. Il y a deux façons d’envisager l’œuvre de médiation de Jésus : ou bien elle est potentiellement efficace, ou bien elle est actuellement efficace. Nous optons pour le deuxième choix.

L’adverbe « actuellement », qui qualifie l’efficacité de la médiation de Christ, n’est pas utilisé dans un sens temporel qui signifierait « présentement ». Bien entendu la médiation du Christ se poursuit présentement, sans quoi il ne pourrait y avoir de salut (Hébreux 7. 25). Mais le mot « actuellement » signifie que sa médiation est efficace d’elle-même ; elle n’attend pas après la foi de l’homme pour être actualisée, mais parce qu’elle est actuelle elle cause la foi de l’homme. La foi à salut est donc un don de Dieu (Éphésiens 2. 8), acquise par l’œuvre du Médiateur (Ephésiens 1. 7-9 ; 2 Pierre 1. 3), appliquée par l’Esprit saint aux élus (Actes 11. 18 ; 1 Corinthiens 12. 9 ; Ephésiens 1. 13). N’est-ce pas Jésus qui délivre l’homme de son incrédulité (Marc 9. 24) ?

Cette conception de la Médiation est manifeste dans l’Écriture : Jésus vient racheter exclusivement ceux que le Père lui a donnés. Il ne vient pas rendre tous les êtres humains rachetables, mais il vient accomplir efficacement la rédemption des élus. Par exemple, le Seigneur déclare dans Jean 6. 37 : « Tous ceux que le Père me donne viendront à moi, et je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi ». Ici Jésus désigne spécifiquement ceux qui viennent à lui comme étant ceux que son Père lui a donnés. Quelques versets plus loin, il les désigne exclusivement en disant (v. 44) : « Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire ». D’un côté tous ceux qui sont à Christ viendront à lui, de l’autre côté seuls ceux qui sont à Christ peuvent venir à lui. Sans la médiation de Jésus, l’homme ne peut d’aucune façon venir à Dieu (Jean 14.6) ; et sa médiation est réservée aux élus seulement (Hébreux 10. 21).

Cela est d’autant plus évident lorsque nous considérons la prière sacerdotale du Christ : la prière que Jésus offrit comme grand-prêtre avant d’aller accomplir son sacrifice à la croix (Jean 17.1-5 ; Ex 28.29-30). Jésus intercède d’abord pour ceux qui ont cru (Jean 17.6) : « J’ai fait connaître ton nom aux hommes que tu m’as donnés du milieu du monde. Ils étaient à toi, et tu me les as donnés ; et ils ont gardé ta parole. » Plus loin il prie pour ceux qui croiront (v. 20) : « Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole. » Et finalement il n’intercède pas pour le monde (v. 9) : « C’est pour eux que je prie. Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, parce qu’ils sont à toi ». L’expression « le monde » se réfère souvent à tous ceux pour lesquels Christ a donné sa vie, juifs et non-juifs (Jean 3. 16 ; 1 Jean 2. 2), mais parfois elle se réfère à ceux qui demeurent rebelles et pour lesquels Christ n’a pas donné sa vie (Jean 15.18-19, 17.9 ; 1 1E 5.19).

Une dernière question demeure en suspens : Pourquoi Jésus est-il le Médiateur de certains hommes exclusivement? La confession termine sa présentation de la rédemption particulière en répondant à cette question : « Il le fait par sa grâce libre et absolue, et non en raison d’une quelconque condition qu’il aurait vue d’avance en eux pour le mériter. » La rédemption particulière est basée sur l’élection inconditionnelle. L’Écriture attribue à la foi et à l’incrédulité le salut des uns et la perdition des autres (Jean 3. 36) et elle attribue la foi à l’élection de la grâce (Romains 11. 6-7).

Pourquoi suis-je sauvé? Parce que j’ai cru en Jésus-Christ qui m’a été annoncé par l’Évangile (Romains 10. 13-17). Pourquoi ai-je cru en Jésus-Christ comme mon Sauveur? Parce que j’étais sa brebis et que ses brebis le suivent lorsqu’elles entendent sa voix (Jn 10.27). Pourquoi étais-je de ses brebis? Parce que le Père m’a donné à son Fils avant la fondation du monde (Ephésiens 1. 4-5). Cet ordo salutis est présenté tel quel dans l’Épître aux Romains (8.30) : « Ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés. » Jésus-Christ est donc le Médiateur des élus seulement et sa médiation efficace assure leur salut et leur préservation jusqu’à leur résurrection finale et leur glorification (Jean 6.39).

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L’oeuvre souveraine du Saint-Esprit

12 Décembre 2021 Publié dans #Divers

"Après avoir rendu témoignage à la parole du Seigneur, et après l’avoir prêchée, Pierre et Jean retournèrent à Jérusalem, en annonçant la bonne nouvelle dans plusieurs villages des Samaritains. Un ange du Seigneur, s’adressant à Philippe, lui dit : Lève-toi, et va du côté du midi, sur le chemin qui descend de Jérusalem à Gaza, celui qui est désert" (Actes 8. 25, 26).

Que ce soit dans sa planification éternelle ou dans sa mise en œuvre temporelle, le salut relève totalement de Dieu. Le salut découle de la volonté souveraine de Dieu (Actes 13. 48 ; Romains 8. 29s ; Éphésiens 1. 3-7) et est mis en œuvre par sa grâce (Éphésiens 2. 8-9 ; 2 Thessaloniciens 2. 13 ; 2 Timothée 2. 10 ; Tite 1. 1 ; 1 Pierre 1. 1) .Deux barrières insurmontables empêchent l’homme de saisir le salut de Dieu par ses propres efforts.

L’œuvre efficace du Saint-Esprit

Premièrement, les hommes sont spirituellement morts et ne peuvent donc pas répondre à Dieu. Aux Éphésiens, Paul dit simplement et directement : « Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés » (Éphésiens 2. 1). Quand on est physiquement mort, on ne peut répondre aux stimuli physiques, et quand on est spirituellement mort on ne peut répondre aux stimuli spirituels. Comme on dit : « Les morts ne croient pas ! »

Notre Seigneur est tout aussi direct : « Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire » (Jean 6. 44a). Paul explique que « l’homme naturel [l’homme pécheur rebelle qui est séparé de Dieu] n’accepte pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge » (1 Corinthiens 2. 14). Sans l’œuvre stimulante de l’Esprit, la prédication de l’Évangile n’est donc rien d’autre que « scandale » et « folie » (1 Corinthiens 1. 23).

Comme si la mort spirituelle de l’homme ne suffisait pas, il y a un deuxième facteur qui le tient éloigné de Dieu. Paul écrit : « Si notre Évangile est encore voilé, il est voilé pour ceux qui périssent, pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l’intelligence, afin qu’ils ne voient pas briller la splendeur de l’Évangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu » (2 Corinthiens 4. 3-4). Satan et ses démons s’efforcent activement d’empêcher les hommes de trouver la vérité de Dieu. Comme les oiseaux dans la parabole du semeur, ils enlèvent à l’homme déchu la vérité de l’Évangile. En conséquence, lorsqu’un « homme écoute la parole du royaume et ne la comprend pas, le malin vient et enlève ce qui a été semé dans son cœur » (Matthieu 13. 19).

À la lumière de ces vérités, il serait insensé de présumer que quiconque puisse jamais parvenir à la foi qui sauve en Christ sans l’œuvre du Saint-Esprit dans son âme morte. L’homme ne peut franchir les barrières qui le séparent de Dieu. Dans son amour et sa miséricorde, le Dieu souverain doit aller vers l’homme. S’il ne le faisait pas, nul ne pourrait être sauvé.

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Cinquième, sixième et septième parole de Jésus sur la croix

9 Décembre 2021 Publié dans #Divers

Suite des articles : 1ère et 2ème parole de Jésus sur la croix et 3ème et 4ème parole de Jésus sur la croix.

Après cela (après qu'il eut confié sa mère au disciple Jean), Jésus, sachant que toutes choses étaient déjà accomplies, dit : « J'AI SOIF » (Jean 19. 28).
C'est sa cinquième parole sur la croix. Trois mots très courts qui expriment la souffrance intense du Sauveur sur la croix.
« Ma vigueur est desséchée comme l'argile, et ma langue est attachée à mon palais » (Psaume 22. 16). « Je suis las de crier ; mon gosier est desséché ; mes yeux  se consument, pendant que j'attends mon Dieu » (Psaume 69. 3).
Jésus, Celui qui a désaltéré tant d’âmes assoiffées a soif. Celui qui a déclaré aux foules : « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive… » (Jean 7. 38). « Celui qui
boira de l'eau que je lui donnerai, moi, n'aura plus soif, à jamais ; mais l'eau que je lui donnerai sera en lui une fontaine d'eau jaillissant en vie éternelle » (Jean 4. 14). « Celui qui croit en moi n'aura jamais soif » (Jean 6. 35). Oui, Jésus a dit : «  J’AI SOIF » !
Jésus avait déjà eu soif dans sa vie. Il était un être humain comme nous, à part le péché, et « il a été, à tous égards, rendu semblable à ses frères » (Hébreux 2. 17). Il a connu la
fatigue, la faim et la soif. Nous l’avons vu, fatigué du chemin, assis sur le bord d’une fontaine à Sichar demandant à une femme samaritaine de lui donner à boire (Jean 4. 5 et suivants). Il faut bien faire la différence entre la soif physique et la soif spirituelle. Jésus, ayant soif physiquement, se trouve en présence d'une femme ayant besoin d'un breuvage spirituel que lui seul peut donner. Jamais Jésus n'a eu soif spirituellement, cela se comprend, tandis que sur la croix, à la fin des trois heures d'abandon, après avoir supporté le châtiment de nos nombreux péchés, Jésus a soif. Il s'agit d'une soif physique, sans aucun doute, mais aussi d'une soif spirituelle. Il a soif de retrouver sa communion avec son Dieu. « Comme le cerf brame après les courants d'eau, ainsi, mon âme crie après toi, ô Dieu ! » a-t-il dit par l'esprit prophétique (Psaume 42).
Jésus a bu du torrent dans le chemin (Psaume 110. 7), il en boit aussi sur la croix : Quel rafraîchissement pour son âme angoissée lorsqu'il peut dire au brigand repentant : «
Aujourd'hui, tu seras avec moi dans le paradis », et lorsqu'Il voit sa mère, avec quelques femmes, et le disciple qu'il aime, se tenir près de la croix. Mais durant les heures ténébreuses pendant lesquelles Jésus expie nos péchés, pas une goutte d'eau ne vient rafraîchir sa langue attachée à son palais, aucune consolation pour son âme altérée de laquelle Dieu se tient éloigné.
C’est de Celui qui, sur la croix, a eu soif que coule la source de la vie, la fontaine d’eau inépuisable à laquelle chacun peut boire gratuitement : « Que celui qui a soif vienne ;
que celui qui veut prenne gratuitement de l'eau de la vie » (Apocalypse 22. 17).

Après les heures ténébreuses pendant lesquelles Jésus, sur la croix, fut abandonné de son Dieu, il dit : « J’ai soif ». Après avoir pris le vinaigre que les soldats lui présentèrent sur une éponge au bout d’une branche d’hysope, Jésus dit : « C'EST ACCOMPLI »  (Jean 19. 30)
C'est sa sixième parole. L’œuvre de grâce est achevée. Il n'y a rien à ajouter. Christ a pleinement et parfaitement accompli l'Œuvre de la rédemption. Et si quelqu'un pensait devoir faire quelque chose
pour assurer son salut, qu'il écoute ces mots sortis de la bouche de son Sauveur mourant : « C'est accompli ». En grec, c'est un seul mot : TETELESTAÏ, celui qu'on inscrivait au bas des factures  acquittées. Notre immense dette envers Dieu est à jamais payée.
Jésus a tout accompli à la pleine satisfaction du Dieu saint et juste. En vertu de cette Œuvre, Dieu pardonne pleinement tout pécheur repentant et croyant alors rendu propre à
habiter pendant l'éternité le paradis, le ciel de gloire où il sera toujours avec son Sauveur et Seigneur.
Beaucoup pensent que pour être agréé de Dieu, pour mériter l'entrée au paradis, il faut faire des œuvres telles que pratiquer l'aumône, la charité, faire du bien à son prochain,
etc.
La Parole de Dieu est claire et précise à cet égard : « Dieu nous sauva, non pas sur la base des œuvres accomplies en justice que nous, nous aurions faites, mais selon sa
propre miséricorde » (Tite 3. 5). « Car vous êtes sauvés par la grâce, par la foi, et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu; non pas sur la base des œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éphésiens 2. 8-9).
Quelles œuvres pourrions-nous d'ailleurs faire pour gagner la faveur du Dieu Saint ?
Aucune d'entre elles, aussi bonnes, aussi grandes et aussi nombreuses soient-elles, ne peut ôter un seul de nos péchés. Seule, l’Œuvre de Christ accomplie parfaitement à la
croix ôte à jamais tous nos péchés et sauve le croyant. Il n’y a rien à ajouter. Vouloir faire des oeuvres pour le salut de son âme, c’est vouloir ajouter à l’Oeuvre de Christ à la croix, c’est donc la considérer insuffisante, c’est ne pas croire sa parole : « C’est accompli ».
Le Dieu Saint a trouvé la justice accomplie
En son Fils Jésus Christ qui seul le glorifie.
Il a tout accompli pour notre délivrance :
Il est notre justice et notre sainteté,
Sa vie est notre vie, et pour l’éternité.

« Puis, criant à haute voix, Jésus dit : PÈRE ! ENTRE TES MAINS JE REMETS MON ESPRIT. Et ayant dit cela, il expira» (Luc 23. 46). C'est la septième parole de Jésus sur la croix.
Dans les deux premiers Évangiles, il est écrit : « Ayant encore crié d’une forte voix, il rendit l’esprit » (Matthieu 27. 50). « Ayant jeté un grand cri, il expira » (Marc 15. 37).
Jésus meurt en pleine possession de sa force. Jamais pendant les six heures de son affreux supplice, il ne faiblit un seul instant. Sa mort n’est pas naturelle comme celle des crucifiés qui expirent à bout de force, après de longues heures d’agonie. Le cri du Sauveur expirant amène le centurion à glorifier Dieu disant : « Certainement cet homme était
Fils de Dieu » (Marc 15. 39). Ce soldat est habitué à assister à l'agonie des crucifiés et son cœur en est probablement  devenu indifférent, mais le cri que Jésus jette de sa forte voix en expirant brise son cœur endurci et l’amène à glorifier Dieu.
L’Œuvre est accomplie. Jésus n’a plus rien à faire sur la croix. Il remet lui-même son esprit entre les mains du Père. Sa mort n’est pas une conséquence de ses blessures, mais
une mort volontaire et un acte d’obéissance au Père : « A cause de ceci le Père m’aime, c’est que moi je laisse ma vie, afin que je la reprenne. Personne ne me l’ôte, mais moi, je la laisse de moi-même ; j’ai le pouvoir de la laisser, et j’ai le pouvoir de la reprendre : j’ai reçu ce commandement de mon Père » (Jean 10. 17-18).
Jésus est devenu « obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » (Philippiens 2. 8).
L’œuvre de l’expiation achevée, la victoire est remportée. C’est avec un puissant cri de triomphe que Christ entre dans la mort disant : « Père ! Entre tes mains je remets mon
esprit ».
Étienne dont nous avons déjà parlé, prononcera des paroles presque semblables : « Étienne priait disant : Seigneur Jésus, reçois mon esprit » (Actes 7. 59). Toutefois les
paroles du Seigneur ne sont pas une prière, mais une affirmation, un acte d’autorité : « Je remets mon esprit », tandis qu’Étienne prie, demandant au Seigneur de recevoir son esprit, n’ayant pas le pouvoir de le lui remettre.
Le corps meurtri du Seigneur restera encore quelque temps suspendu à la croix, mais son esprit est en sécurité entre les mains du Père. « Ne craignez pas ceux qui tuent le
corps et qui ne peuvent pas tuer l’âme » a-t-il dit à ses disciples, « mais craignez plutôt celui qui peut détruire et l’âme et le corps, dans la géhenne » (Matthieu 10. 28).

L’être humain peut tuer le corps. Celui qui peut tuer et l’âme et le corps, c’est Dieu. Jésus n’avait pas à le craindre puisqu'il lui avait offert une vie parfaite, sans tâche, faisant toujours sa volonté. C’est pourquoi il peut remettre lui-même son esprit entre les mains du Père.
L'Écclésiaste précise qu’à la mort, l’esprit retourne à Dieu qui l’a donné (Écclésiaste 12. 7). Comment y retourne-t-il ? L’épître aux Hébreux répond : « Il est réservé aux hommes
de mourir une fois, et après cela, le jugement » (9. 27). Christ, dont la mort est exceptionnelle et unique en son genre, a subi le jugement auparavant.
 « Le salaire du péché, c’est la mort » (Romains 6. 23). Jésus n’ayant jamais péché ne pouvait pas passer par la mort, mais il la subit volontairement après s’être fait lui-même
péché pour nous. Grâce infinie ! Si, pour le pécheur, le jugement suit la mort, pour le croyant en Jésus, il n’y a maintenant plus aucune condamnation, Christ étant mort pour lui après avoir subi le jugement divin.
Si Jésus avait le pouvoir de laisser sa vie, il avait aussi le pouvoir de la reprendre. Il est ressuscité ! Triomphant de la mort, il en est sorti victorieux ! Il est vivant aux siècles des
siècles, couronné de gloire et d’honneur, élevé au-dessus de tous les cieux, assis à la droite de la Majesté dans les hauts lieux. Bientôt, Il viendra chercher ses rachetés pour les introduire dans son ciel où ils seront toujours avec lui. Y serez-vous, cher lecteur ?

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Troisième et quatrième parole de Jésus sur la croix

8 Décembre 2021 Publié dans #Divers

Suite de l'article :

Près de la croix de Jésus se tiennent Marie, sa mère, et quelques femmes, et Jean, le disciple que le Seigneur  aime. Jésus dit à sa mère : "FEMME, VOILA TON FILS", puis à Jean : "VOILA TA MÈRE" (Jean 19. 26).
Jésus est le Fils de Dieu. Pour venir jusqu'à nous, Il s'est fait homme, né de femme. Malgré ses souffrances indicibles, Il ne pense ni ne s'occupe de Lui-même. Dans ses compassions infinies, Il pense à sa mère probablement veuve à ce moment-là, puisqu'il n'est plus parlé de Joseph. Les cœurs de Marie, des quelques femmes et de Jean étaient broyés par la douleur en voyant celui qu'ils aimaient être ainsi l'objet de la haine du monde, suspendu à la croix, dans des souffrances indescriptibles. Quelques trente-trois ans auparavant, un certain Siméon avait prophétisé au sujet de Marie : "Voici, une épée transpercera ta propre âme" (Luc 2. 35). Qui peut comprendre ce qui se passe dans son cœur lorsqu'elle assiste, impuissante, au supplice de son fils ? Jésus le comprend et Il s'occupe de sa mère dont l'âme est transpercée. Il lui avait dit, à Cana de Galilée : "Qu'y a-t-il entre toi et moi, femme ? Mon heure n'est pas encore venue" (Jean 2. 4). A ce moment là, les liens naturels humains ne devaient pas intervenir dans l'accomplissement de son ministère. Maintenant son heure, l'heure de sa mort, est là, et Jésus s'occupe de sa mère de façon touchante. A qui va-t-il la confier pour qu'elle ne soit pas seule, au milieu d'un monde ennemi qui rejette son fils ? Pas à l'un de ses frères puisqu'ils ne croient pas en lui à ce moment-là
(Jean 7. 5) ; Jésus ne va pas confier sa mère à des incrédules ; ni à Pierre qui vient de le renier à trois reprises, ni aux autres disciples qui l'ont abandonné lors de son arrestation (Matthieu 26. 56). Le Seigneur confie sa mère à Jean, le disciple qu'Il aime et qui se trouve à coté de ces femmes près de la croix. Jean occupe une place tout près du cœur de Jésus. L'écriture nous dit qu'il est "dans le sein du Seigneur" (Jean 13. 23), c'est-à-dire dans ses affections. Dans l’évangile qu’il a écrit, Jean se plaît à se nommer "le disciple que le Seigneur aime". C'est lui qui écrira plus tard : "Nous, nous l'aimons, parce que lui nous a aimés le premier" (1 Jean 4 v.19).
C'est à lui que Jésus confie sa mère pour qu'elle ne soit pas seule. Dès cette heure-là, le disciple prend Marie chez lui. Jean et Marie habitent alors dans la même maison comme les croyants, unis tous ensemble par les mêmes liens de l'Esprit, habitent maintenant dans la maison de Dieu, une maison spirituelle (lire
Ephésiens 2. 19-22 et 1 Pierre 2. 5).
"Voici, qu'il est bon et agréable que des frères habitent unis ensemble" (Psaume 133. 1). Quoique apparemment divisée en toutes sortes de groupements chrétiens, l’Église est une. Cette unité invisible aux yeux humains est vue par Dieu au travers du parfait sacrifice de son Fils, et sera manifestée dans la  perfection lorsque celui-ci viendra enlever les siens et les introduire dans la gloire.
L’apôtre Paul déclare que nous sommes tous baptisés d’un seul Esprit pour être un seul corps
(1 Corinthiens 12. 13).

Jésus resta six heures sur la croix, depuis la troisième heure jusqu'à le neuvième heure, c'est-à-dire de neuf heures du matin à trois heures de l'après-midi.
Pendant les trois premières heures, Il souffre de la part des êtres humains qui manifestent, par cet acte odieux de la crucifixion, leur cruauté, leur méchanceté de cœur et leur haine contre le seul Dieu Saint. C'est pendant ces trois premières heures que Jésus prononce ces trois premières paroles : "Père, pardonne-leur..." dit-il. Puis Il s'occupe d'un pécheur repentant en lui promettant sa présence avec Lui dans le paradis. Enfin, Jésus s'occupe des siens, les unissant les uns aux autres.
Ces trois paroles indiquent trois vérités importantes du christianisme, découlant de la mort du Sauveur.
1) Le pardon des offenses : "Père pardonne-leur..."
2) L'accès au paradis : "Tu seras avec moi dans le paradis"
3) Le lien qui unit les croyants : "Femme, voilà ton fils... voilà ta mère"
Non seulement nous, croyants en Jésus, sommes pardonnés, mais nous possédons une espérance vivante et glorieuse, et en attendant d'être introduits tous ensemble dans la Maison du Père, nous sommes unis les uns aux autres par les liens de l'Esprit Saint.

Six heures durant, Jésus est suspendu à la croix par des clous enfoncés dans ses mains et dans ses pieds.
Durant ces trois dernière heures suivantes (de midi à 3 heures de l'après-midi, moment  où le soleil brille de toute sa force), il y eu des ténèbres sur tout le pays
(Matthieu 27. 45). Le ciel est fermé et Jésus souffre de la part du Dieu Juste et Saint, courroucé contre le péché du monde que Jésus porta. Oui, à ces indicibles souffrances physiques et morales dues à la haine de sa créature, s'ajoutent les souffrances infiniment plus grandes et douloureuses quand Il porte nos péchés pour en subir le châtiment divin qui devrait être le nôtre pendant l'éternité.
Vers la neuvième heure (3 heures de l’après-midi), Jésus s'écria d'une forte voix : « ELOÏ, ELOÏ, LAMASABACHTANI ? », c'est-à-dire : « MON DIEU, MON DIEU, POURQUOI M'AS-TU ABANDONNÉ ? » (Marc 15. 34)
Ces seules paroles que Jésus prononce pendant les heures ténébreuses, et pour lesquelles nous devrions tous rester silencieux pour adorer dans nos cœurs prosternés, nous font saisir quelque peu les profondeurs et l'intensité  de la douleur infinie de Christ, qu'aucun mot du langage humain ne peut décrire.
Il nous faut lire dans les Psaumes et dans les prophètes pour connaître en partie quelles ont été les pensées du Seigneur Jésus quand Il fut abandonné de son Dieu. En voici quelques-unes parmi beaucoup d’autres :
« Un abîme appelle un autre abîme à la voix de tes cataractes : toutes tes vagues et tes flots ont passé sur moi » (Psaume 42. 7)
« Les eaux me sont entrées jusque dans l'âme. Je suis enfoncé dans  une boue profonde, et il n'y a pas où prendre pied : je suis entré dans la profondeur des eaux, et le courant me submerge » (Psaume 69. 1-2)
« Tu m'as jeté dans l'abîme, dans le cœur des mers, et le courant m'a entouré; toutes tes vagues et tes flots ont passé sur moi » (Jonas 2. 4)
Le Ciel est alors fermé. Aucune réponse ne parvient à son cri douloureux : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »
Il peut poser cette question, car rien ne justifie l'abandon de son Dieu. Il n'a jamais cessé d'être parfait. Tout dans sa vie, sa marche, ses actes et ses paroles n'ont été que perfection. Il a toujours été en parfaite communion avec son Père qu'il a glorifié dans sa vie, comme dans sa mort. Dieu avait déclaré publiquement : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j'ai trouvé mon plaisir » (Matthieu 3. 17). Jésus est le seul juste que la terre ait jamais porté, et David a dit : « Je n'ai jamais vu le juste abandonné » (Psaume 37. 25).
Pourquoi donc Jésus est-Il en ce moment abandonné de son Dieu ? Chacun des croyants peut répondre : « C'est pour moi, Seigneur. Mes péchés faisaient une absolue séparation entre le Dieu Saint et moi. Mais en vertu du sacrifice de Christ qui, à la croix, a expié tous mes péchés, je suis pardonné, purifié, et je peux maintenant m'approcher de Dieu par la foi, étant réconcilié avec lui ». Jésus a été abandonné de son Dieu afin que nous, nous ne le soyons jamais. Le ciel a été fermé pour Lui afin qu'il s'ouvre pour nous.
« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? ». A cette question suprême posée par le Seigneur Jésus sur la croix, pouvez-vous répondre, cher lecteur, chère lectrice : « C'est  pour moi, Seigneur ! » ?

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Première et deuxième parole de Jésus sur la croix

7 Décembre 2021 Publié dans #Divers

«  Ne réponds-tu rien ? De quoi ceux-ci témoignent-ils contre toi ? ... N'entends-tu pas de combien de choses ils portent témoignage contre toi ? »

Accusé injustement par de nombreux faux témoins, n'importe qui protesterait énergiquement. Mais Jésus ne répond rien, pas même un seul mot, que ce soit devant le sanhédrin, tribunal religieux des Juifs (Marc 14. 61), devant Pilate, le gouverneur romain (Matthieu 27 v. 12, 14 ; Marc 15. 5) ou même devant Hérode, le roi (Luc 23. 9).
Alors que Jésus pourrait anéantir tous ceux qui l’accusent et le maltraitent, il ne dit mot et se laisse faire jusqu’au bout, jusqu’à la crucifixion, paroxysme de la cruauté humaine.
"Il a été  amené  comme un agneau à la boucherie, et a été condamné comme une brebis muette devant ceux qui la tondent ; il n'a pas ouvert sa bouche" (Esaïe 53 v.7).
Mais étant cloué sur la croix, Jésus prononce sept paroles sublimes et dignes d’être méditées.
La première parole est une supplication qu’il adresse à son Père en faveur de ses bourreaux : « PÈRE, PARDONNE-LEUR, CAR ILS NE SAVENT CE QU’ILS FONT. » (Luc 23. 34). Alors que Jésus subit les souffrances atroces de la part des êtres humains qu’Il est venu visiter en grâce, étant l’objet de la plus grande et de la plus horrible des injustices que l’humanité ait jamais commises, Jésus ne pense pas à Lui-même, mais il implore pour eux le pardon. Quel amour ! Il désire le pardon pour ceux qui, quelques instants auparavant, ont réclamé tous ensemble : « Crucifie, crucifie-le ! », insistant à grands cris. A la haine des hommes, Jésus répond par l'amour  : « Père, pardonne-leur... »
Jésus a dit durant sa vie sur terre : « Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faîtes du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous font du tort et vous persécutent »
(Matthieu 5. 44). Il met en pratique ce qu’il a enseigné. Il est le modèle parfait. Il aime ses ennemis, il a fait du bien à ceux qui le haïssent. Sa vie sur la terre, ses paroles, ses actes n’ont été que la manifestation de son amour pour sa créature. A son amour, la haine de l’homme répond. Le Fils de Dieu est crucifié. Alors qu’il est suspendu par des clous que les hommes méchants et cruels ont enfoncés dans ses mains et dans ses pieds, il prie pour eux : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font ».
Sa prière sera-t-elle été exaucée ? Il ne peut en être autrement. Déjà le brigand repentant crucifié à côté de lui et qui l’avait auparavant injurié, est pardonné et la deuxième parole que Jésus prononcera sur la croix s’adressera à lui.
Depuis la mort de Jésus, des milliers et des milliers de pécheurs repentants et croyants ont reçu le pardon de Dieu, en vertu du sacrifice de Christ. Cher lecteur, chère lectrice, ce pardon, l’avez-vous reçu ?

Jésus fut crucifié entre deux brigands, un à sa droite et un à sa gauche. L'Ecriture est ainsi accomplie : « Il a été compté parmi les iniques » (Esaïe 53. 12).
La deuxième parole que Jésus prononce sur la croix s'adresse à l'un d'eux : « EN VÉRITÉ, JE TE DIS : AUJOURD'HUI, TU SERAS AVEC MOI DANS LE PARADIS » (Luc 23. 43).
Ce brigand qui a auparavant insulté le Seigneur (la révolte contre Dieu est l'état de tout homme avant sa conversion) reconnaît qu'il est là justement, méritant sa condamnation. Il craint Dieu et déclare que Jésus n'a rien fait de mal. Il lui dit : « Souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu viendras dans ton royaume ». Non seulement il reconnaît la parfaite justice de toute la vie de Jésus, mais aussi sa seigneurie, et en lui, celui à qui appartient le royaume dans lequel il viendra. En prononçant ses paroles, le brigand manifeste sa foi au Seigneur et en sa résurrection.
« Si tu confesses de ta bouche Jésus comme Seigneur, et que tu croies dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité d'entre les morts, tu seras sauvé » (Romains 10. 9).
Ce brigand confesse de sa bouche Jésus comme Seigneur, et il croit dans son cœur, non pas que Dieu l'a ressuscité‚ mais qu'il va le ressusciter d'entre les morts. En quelque sorte, sa foi est plus grande que la nôtre actuellement et, en tout cas, que celle des disciples que ne croiront pas Marie de Magdala leur annonçant que Jésus était ressuscité
(Matthieu 28. 17, Marc 16. 11, 13-14). Jésus ne laisse pas une telle foi sans réponse. « En vérité, je te dis : aujourd'hui, tu seras avec moi dans le paradis ». Cette expression "En vérité, je te dis" donne au brigand une certitude absolue. Cette merveilleuse déclaration doit soutenir ce pauvre malfaiteur, devenu bienheureux croyant, durant les quelques heures de souffrances qu'il a à endurer avant d'entrer dans cette félicité inespérée.
Il a demandé au Seigneur qu'il se souvienne de lui quand il viendra dans son royaume. La réponse qu'il reçoit est infiniment plus que ce qu'il a demandé et même pensé : « En vérité je te dis : AUJOURD’HUI… ». Non pas "plus tard" ou "quand je viendrai régner sur la terre", mais "AUJOURD’HUI". « Qui croit au Fils (de Dieu) a la vie éternelle ». Non pas "aura" ou "peut espérer l'avoir", mais il a la vie éternelle. C'est une possession immédiate.
Précieuse promesse faite au malfaiteur repentant et croyant. Précieuse promesse pour vous aussi, cher lecteur, chère lectrice, si vous reconnaissez mériter le jugement de Dieu à cause de vos péchés et si vous croyez au Seigneur Jésus qui les a expiés à la croix.
Les bras et les jambes étant attachés au bois, le malfaiteur ne peut pas prendre la communion, ni se faire baptiser, ni donner l'aumône, ni essayer d'améliorer sa façon de vivre, etc... En fait, beaucoup de ces actes que certaines personnes considèrent nécessaires après que l'on soit sauvé, il est dans l'incapacité de les accomplir. Ce qu'il peut faire, et ce que chacun peut faire quelle que soit la situation dans laquelle il se trouve, il le fait : Il se repent et croit au Seigneur Jésus.
« Car c’est par la grâce vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; non pas sur la base des œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Ephésiens 2. 8-9).

A SUIVRE ...

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Que sont les bonnes œuvres et à quoi servent-elles ?

6 Décembre 2021 Publié dans #Divers

Dieu seul a révélé dans sa Parole les œuvres qui sont bonnes et qui doivent être pratiquées en vue du bien commun et de la manifestation de sa gloire (voir Éphésiens 2. 10).

Dieu est le Dieu de bonté infini et Il accompli des bonnes œuvres dans le Salut. Dieu ne peut être exclu lorsqu'il est question des bonnes œuvres de l'être humain. La chose la plus importante pour pouvoir définir ce qu’est une bonne œuvre est d’identifier la norme par laquelle une œuvre peut être déclarée bonne. Seules sont œuvres bonnes celles‑là que Dieu a commandées dans sa Sainte Parole, et non pas celles qui sont, sans cette garantie, imaginées par les hommes, soit par un zèle aveugle, soit sous quelque prétexte de bonnes intentions.

Voyons positivement et négativement ce que sont les bonnes œuvres. Positivement, elles sont les œuvres exigées par Dieu dans sa Parole. Le prophète Michée rappelle que les exigences de Dieu envers l’homme lui ont été révélées et qu’il doit les pratiquer : « On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien ; et ce que l’Éternel demande de toi, c’est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde, et que tu marches humblement avec ton Dieu » (Michée 6. 8). Paul nous dit que c’est Dieu lui-même qui a préparé les bonnes œuvres que nous devons pratiquer (Éphésiens 2. 10) et l’auteur de l’Épître aux Hébreux ajoute que c’est Dieu qui nous rend capables de faire ces bonnes œuvres pour exécuter sa volonté (Hébreux 13. 21). Les bonnes œuvres sont donc la pratique des commandements divins et du bien selon l’amour, l’adoration de Dieu en conformité avec les instructions de sa Parole, le développement d’un caractère pieux et vertueux, en un mot : tendre vers la perfection de notre Père céleste (Matthieu 5. 48).

Négativement, les bonnes œuvres ne sont pas ce que les hommes imaginent eux-mêmes comme bien, même avec de bonnes intentions puisqu’il s’agit souvent d’un zèle mal éclairé (Romains 10. 2). Qu’il s’agisse d’actes religieux sans fondement biblique, les œuvres qui paraissent si vertueuses aux hommes n’ont aucune justice aux yeux de Dieu, puisque « ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu » (Romains 10. 3). Les préceptes des hommes peuvent parfois avoir une apparence de sagesse, mais s’ils sont fondés sur des doctrines humaines, ils sont non seulement inutiles, mais souvent pernicieux, car ils s’opposent ainsi aux vraies œuvres bonnes qui viennent de Dieu (Colossiens 2. 20-23 ; Matthieu 15. 6-9).

Poursuivons la définition des bonnes œuvres en indiquant leur nature et en décrivant leurs effets qui sont autant de raisons d’être : Ces œuvres bonnes, faites en obéissance aux commandements de Dieu, sont le fruit et la preuve d’une foi vraie et vivante.  Par elles, les croyants manifestent leur reconnaissance, fortifient leur assurance, édifient les frères, embellissent la profession de l’Évangile, ferment la bouche des adversaires, glorifient Dieu dont ils sont l’ouvrage, créés en Jésus-Christ pour cela même, afin qu’ayant pour fruit la sainteté ils puissent avoir pour fin la vie éternelle.

Les œuvres bonnes sont le fruit et la démonstration nécessaire de la vraie foi (Jacques 2. 18). La confession rappelle ainsi le rapport entre la foi et les œuvres : le croyant est justifié par la foi seule, mais la foi à salut n’est jamais seule puisqu’elle génère toujours de bonnes œuvres. Puisque les œuvres procèdent de la foi et que la foi vient de la Parole de Dieu (Romains 10. 17), les œuvres de la foi sont nécessairement « faites en obéissance aux commandements de Dieu ».

Comme les bonnes œuvres ne justifient pas, à quoi servent-elles ? Cette question est fondamentale puisque la doctrine de la grâce est souvent accusée de rendre les œuvres vaines et facultatives. La confession énumère donc plusieurs raisons pour la pratique de bonnes œuvres, la première étant la reconnaissance (Psaumes 116. 12-13). La justification est grâce, tandis que l’obéissance est gratitude. Personne ne peut réellement faire l’expérience de la grâce de Dieu tout en demeurant fondamentalement indifférent et ingrat (Matthieu 18. 33 ; Hébreux 12. 28).

Ensuite, la pratique des bonnes œuvres augmente l’assurance du salut. Jean ne dit-il pas que « Si nous gardons ses commandements, nous savons par cela que nous l’avons connu. » (1 Jean 2. 3) et qu’en aimant en action et en vérité « nous rassurerons nos cœurs devant lui » (1 Jean 3. 18-19) ? Garder ses commandements, aimer, n’est-ce pas là pratiquer les bonnes œuvres ?

À la reconnaissance et l’assurance, la confession ajoute l’édification et le bon témoignage. C’est souvent par ces bonnes œuvres que Dieu amène des hommes dans la lumière de l’Évangile (Matthieu 5. 16) et qu’il édifie son Église (1 Pierre 2. 5, 4. 8-10). Ce bon témoignage a un double effet, car lorsqu’il ne convertit pas les pécheurs, il sert néanmoins à faire taire les adversaires de l’Évangile en ne leur donnant en nous-mêmes aucun sujet de médire (1 Timothée 6. 1 ; 1 Pierre 2. 12, 15).

Cependant, la raison ultime pour les bonnes œuvres est la gloire de Dieu. Nous ne pouvons trouver un motif plus noble et plus élevé pour toutes nos actions, même les plus triviales, que celui de glorifier le Seigneur (1 Corinthiens 10. 31). La manifestation de cette gloire par la pratique de bonnes œuvres est un des principaux buts de notre salut (Éphésiens 2. 10 ; Tite 2. 14).

Il est vrai que les bonnes œuvres ne sont pas la porte d’entrée dans le salut, elles en sont cependant le chemin une fois que nous y sommes entrés. C’est pourquoi la confession conclut en rappelant que ceux qui ont pour fruits la sainteté ont pour fin la vie éternelle (Romains 6. 22). Au bout de la route des œuvres bonnes, il y a la vie éternelle.

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Connaître notre vraie identité

30 Novembre 2021 Publié dans #Divers

“Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi…” (Galates 2. 20).

Connaître votre vraie identité est important. Beaucoup d’entre nous s’identifient à leur emploi, leur carrière, leur statut social, sans se rendre compte que cela ne constitue pas leur vraie identité.
Trop de chrétiens sont retenus par des liens qu’ils ne comprennent souvent pas et qui les empêchent d’agir sous la puissance du Saint-Esprit. “Ils n’ont pas besoin d’un culte de délivrance”, “mais d’un contrôle d’identité !” Ils ont besoin de découvrir leur vraie identité en Jésus-Christ.

Si Dieu nous a sauvés et libérés du péché, ce n’est pas pour nous laisser tomber ensuite sous l’emprise de Satan. Paul écrit aux Galates : “Avec le Christ, je suis un crucifié ; je vis, mais ce n’est plus moi, c’est Christ qui vit en moi. Car ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré pour moi” (Galates 2. 19-20).

Avant notre conversion nous avions une identité basée sur notre emploi, notre statut social, notre manière de nous habiller, les relations que nous entretenions, etc… ; mais une nouvelle identité nous a été impartie le jour où nous sommes devenus une nouvelle personne en Christ. Or conserver deux identités opposées est impossible.
Pour devenir ce que nous sommes aujourd’hui, enfants de Dieu et cohéritiers du Royaume avec Christ, notre identité précédente doit être révoquée. Crucifier notre personne antérieure, notre vieille nature dirait Paul, est le seul moyen radical d’opérer cette renaissance avec Christ.
La croix est, pour ainsi dire, le bureau où nous faisons l’échange de notre vieille carte d’identité pour en obtenir une nouvelle !

“Considérez que vous êtes morts au péché et vivants pour Dieu en Jésus Christ.” (Romains 6. 11).

Si Jésus est bien mort d’une mort physique et cruelle sur la croix de Golgotha, nous ne “mourons” qu’une mort spirituelle quand Christ entre dans notre vie et nous fait naître de nouveau.
Ressentir cette “mort” peut paraître étrange et peu réel. Pourtant Dieu nous voit comme saints et sans tache, dès lors que nos péchés ont été enlevés de nos épaules par l’œuvre de Christ.
Il connaît notre vraie identité mieux que nous-mêmes et Il désire que nous quittions ce cimetière où notre ancienne nature a été enterrée, pour vivre en tant qu’enfant de Dieu et fils/fille de Roi.
Certains chrétiens disent volontiers “je suis juste un pécheur sauvé par grâce”. L’ennui, c’est qu’une telle affirmation ne correspond pas à la réalité. Dieu ne nous considère plus comme pécheurs dès lors que Sa grâce nous a sauvés.
Plus juste serait de dire : “J’étais certes un pécheur que la grâce divine a sauvé, mais maintenant je fais partie d’une autre famille, celle de Dieu !”
Même si vous commettez des péchés, même si vous êtes attiré par diverses addictions, comme l’alcool ou la pornographie, néanmoins vous devez vous considérer comme un enfant de Dieu qui lutte encore contre des attirances de la chair, mais vos fautes ou vos chutes ne déterminent pas qui vous êtes.
Votre vraie identité n’en est pas affectée. N’oubliez pas que la vie chrétienne est, humainement pour nous, une impossibilité à vivre ici-bas.
Seule la puissance du Christ qui vit en nous peut réussir l’impossible ! Paul ajoute une autre incroyable vérité : “Nous, nous avons la pensée du Christ” (1 Corinthiens 2. 16). L’avez-vous bien compris ?
Nous avons désormais la capacité de penser selon Ses pensées ! Ce qui inclut les émotions, les désirs, les attitudes qui étaient celles de Christ quand Il vivait ici sur terre. Et qui plus est, notre vraie identité nous ouvre une nouvelle patrie : par la foi nous sommes déjà citoyens des cieux où nous rejoindrons un jour notre Sauveur. Car Il vit en nous !

“C’est par Lui que vous êtes dans le Christ Jésus, qui est devenu pour nous sagesse venant de Dieu, justice, sanctification et délivrance.” (1 Corinthiens 1. 30).

Jésus ne veut pas seulement entrer en nous et faire Sa demeure dans notre cœur. Il veut vivre en nous et à travers nous. Et si Sa vie s’exprime à travers notre comportement, nos paroles ou nos pensées, rien ne nous est désormais impossible. Certes, par la présence de Son Esprit, Il vit en nous, mais Il opère à travers nous à condition d’avoir notre coopération. Le Saint-Esprit nous accompagne quand nous témoignons de notre foi à nos voisins collègues ou amis.
Si nous négligeons de lire la Bible, Lui demander de faire naître dans notre cœur un vrai désir pour Sa parole est raisonnable, mais ne vous imaginez pas que soudain votre Bible se retrouvera sur vos genoux, ouverte à la bonne page !
Si nous voulons être efficaces, Sa Parole nous dit : “Offrez-vous à Dieu, comme des êtres revenus de la mort à la vie, et mettez-vous tout entier à Son service comme instruments pour établir ce qui est juste” (Romains 6. 13).
Car vivre la vie chrétienne est impossible en dépit de tous nos efforts. Elle est la conséquence de notre foi, du début jusqu’à la fin. Or notre foi dépend d’une relation avec le Christ vivant qui veut que nous nous identifiions à Lui au point que les autres ne pourront nous différencier.
Sagesse, justification, sanctification et liberté s’exprimeront ainsi à travers nous, dans notre vie de tous les jours, à condition de nous identifier à Lui sans réserve. “

Quelle est ma véritable identité ?” demanderez-vous ! Celle de quelqu’un qui a été pardonné à jamais de tout péché, accepté au sein de Sa famille, et aimé de Dieu sans la moindre arrière-pensée de Sa part.
Comprendre cette vérité vous encouragera à grandir et à développer votre maturité spirituelle.

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En Jésus-Christ se trouve le sens de la vie

29 Novembre 2021 Publié dans #Divers

Dieu est le Créateur de tout ce qui existe, et Il a un plan pour sa création. Autrement dit, ce qui nous donne le sens véritable de la vie, c’est de découvrir le plan que Dieu a pour sa création. Pourquoi y a-t-il alors tant de personnes qui ne trouve pas quel est le vrai sens de la vie ?
C'est parce que l’être humain s'est rebellé contre Dieu. La conséquence du péché de l’être humain, c’est de le séparer de Dieu qui est Saint, Juste et Bon, et que par conséquent, il tombe sous sa juste condamnation à cause de sa méchanceté, de sa désobéissance et de sa rébellion.
Y a-t-il encore un espoir d’échapper au juste jugement de Dieu ? Oui, car Jésus-Christ est mort sur la croix pour nous et Il est ressuscité. Jésus-Christ, le Fils de Dieu sans péché, a supporté la condamnation que nous méritions pour que nous soyons sauvés en croyant en Lui.
Que doit faire l'être humain pour appartenir à Jésus et être ainsi sauvé ? L’être humain doit se détourner de sa rébellion et reconnaître la Seigneurie de Jésus-Christ. Si l’on se repent de ses péchés et si l’on reçoit par la foi Jésus-Christ comme son Seigneur et Sauveur, Dieu efface notre péché, nous adopte comme ses enfants et nous amène au Ciel, auprès de Lui, dès que nous quittons ce monde. Lorsqu’on est au bénéfice d’un si grand salut, se pose la question de savoir comment l’on peut manifester sa reconnaissance pour un tel don si merveilleux.
La vie qui a un sens est une vie d’obéissance au Seigneur Jésus. L’être humain est sauvé en croyant en Jésus-Christ, mais s’il croit en Lui et s’il se sait sauvé, la vie prendra un nouveau sens, il pourra mener une vie d’obéissance qui honore Celui qui l’a sauvé.
La vie qui a un sens est une vie dans la communauté de l’Église. L’obéissance à Jésus-Christ implique, par respect pour ses commandements, d’intégrer une communauté de vie où l’on adore Jésus-Christ. C’est ce qu’on appelle une Église. Aucun être humain vraiment sauvé ne se dérobera au privilège de se rassembler avec ses frères et sœurs sauvés pour adorer le seul vrai Dieu, Jésus-Christ.
Oui, la vie trouve son vrai sens en Jésus-Christ. L’être humain ne peut découvrir le sens de la vie que s’il s'unit en Dieu son Créateur par le moyen de la foi en Jésus-Christ. Le Dieu de la Bible est Celui en qui la vie de l’être humain trouve toute sa signification.
Oui, Le vrai sens de la vie présente et éternelle se trouve dans le rétablissement de la relation avec Dieu que nous avions perdue quand Adam et Ève sont tombés dans le péché, ce qui n’est possible que par son fils Jésus-Christ
(Actes 4. 12 ; Jean 14. 6 ; Jean 1. 12). Nous obtenons la vie éternelle en nous repentant de nos péchés (c’est-à-dire en décidant de ne plus continuer à les pratiquer) et en croyant véritablement en Jésus-Christ qui nous transforme et fait de nous de nouvelle créature si nous l’acceptons comme notre Seigneur et Sauveur.
Mais même si accepter Jésus comme Sauveur et Seigneur est une expérience merveilleuse, le vrai sens de la vie humaine ne se limite pas à cela : il consiste à commencer à suivre Jésus-Christ en tant que disciple, en apprenant de Lui, en passant du temps avec Lui dans sa Parole, la Bible, en communiquant avec Lui par la prière et en marchant dans l’obéissance à ses commandements. Si vous n’êtes pas encore chrétien(ne), vous vous direz peut-être ça n’a rien de très enthousiasmant ni d’épanouissant !
Mais Jésus a fait les affirmations suivantes :
« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et courbés sous un lourd fardeau, et je vous donnerai du repos. Acceptez mes exigences et laissez-vous instruire par moi, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. En effet, mes exigences sont bonnes et mon fardeau léger. » (Matthieu 11. 28-30) « Je suis venu afin que les brebis aient la vie et qu’elles l’aient en abondance. » (Jean 10.10b). « Si quelqu’un veut être mon disciple, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive ! En effet, celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la retrouvera » (Matthieu 16. 24-25). « Fais de l’Éternel tes délices, et il te donnera ce que ton cœur désire » (Psaumes 37. 4).
Tous ces versets disent que nous avons un choix à faire. Nous pouvons continuer à chercher à diriger nous-mêmes notre vie, sans jamais parvenir à combler notre vide intérieur, ou nous pouvons choisir de suivre Dieu de tout notre cœur et de rechercher sa volonté pour nous, avec pour résultat une vie pleinement remplie, épanouissante et satisfaisante, qui comblera les désirs de notre cœur.Dieu notre Créateur nous aime et veut le meilleur pour nous (pas nécessairement une vie facile, mais épanouissante). Seuls les disciples consacrés à Jésus-Christ, qui ont renoncé à leurs propres désirs pour poursuivre Ses desseins, Le verront agir pleinement. Ils ont payé le prix (un abandon total à Christ et à sa volonté), ils vivent une vie pleinement épanouie et font face à eux-mêmes, à leurs semblables et à Dieu leur Créateur sans aucun regret. Avez-vous payé le prix ? Êtes-vous prêt(e) à le faire ? Si oui, vous n’aurez plus soif d’un sens à votre vie car vous l'aurez trouvé.

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(2) Le rôle du Berger

24 Novembre 2021 Publié dans #Divers

Ce n'est pas par hasard que Jésus a choisi l'image du berger et de ses brebis pour illustrer son rôle en faveur de ses rachetés. Jésus a voulu faire ressortir les préoccupations d'un véritable et bon berger : - la recherche de la brebis perdue, - la volonté de la trouver et de la sauver au prix même de sa vie, - la préoccupation de son bien être, par les soins constants dont il l'entoure, - le souci de la sécurité permanente et éternelle de ses brebis.

Déjà dans l'Ancien Testament, Dieu est présenté comme celui qui prend soin de son peuple Israël. Après l'avoir formé et sauvé, Dieu le conduisit par un chemin difficile vers un pays d'abondance et Il veilla sur lui constamment, le défendit contre ses ennemis, l'instruisit, l'avertissa par ses prophètes et ses juges, par les bergers qu'Il leur envoie. Souvent, Dieu châtiait son peuple avec justice, mais avec mesure, dans sa compassion et sa bonté, le ramenant quand il s'égare, le délivrant de la main de ses ennemis. Il y a un texte merveilleux et très émouvant concernant la relation de Dieu avec Israël dans Ézéchiel 34. 12-34 : "Comme un pasteur inspecte son troupeau quand il est au milieu de ses brebis éparses, ainsi je ferai la revue de mes brebis, et je les recueillerai de tous les lieux où elles ont été dispersées au jour des nuages et de l’obscurité. Je les retirerai d’entre les peuples, je les rassemblerai des diverses contrées, et je les ramènerai dans leur pays; je les ferai paître sur les montagnes d’Israël, le long des ruisseaux, et dans tous les lieux habités du pays. Je les ferai paître dans un bon pâturage, et leur demeure sera sur les montagnes élevées d’Israël; là elles reposeront dans un agréable asile, et elles auront de gras pâturages sur les montagnes d’Israël. C’est moi qui ferai paître mes brebis, c’est moi qui les ferai reposer, dit le Seigneur, l’Éternel" (Ézéchiel 34. 12-15).

Nous retrouvons toutes ces caractéristiques dans la relation du Seigneur Jésus-Christ, le bon Berger, avec ceux qui Lui appartiennent. Il donne sa vie pour ses brebis, les sauvant de leurs péchés et du pouvoir du diable. Il les rassemble pour former un peuple, un troupeau qui Lui appartient, son Église, qu'il met à part, selon la signification de "sanctifier". Il les conduit par le Saint-Esprit, en établissant différents ministères ou service : les évangélistes pour appeler les brebis, les pasteurs pour en prendre soin, les prophètes pour les exhorter, les docteurs-enseignants pour les instruire, les apôtres pour coordonner l'ensemble. C'est le troupeau de Jésus sur lequel Il veille constamment pour le protéger du diable qui cherche à dévorer ; ou pour le délivrer lorsque ceux qui le composent sont tombés entre les griffes du malin ou ont été entraînés par les ruses du diable. Jésus est le Souverain Pasteur des brebis, le gardien de nos âmes vers lequel nous sommes venus… Jésus dit : "Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis" (Jean 10. 11). "Mes brebis entendent ma voix; je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père. Moi et le Père nous sommes un" (Jean 10. 27-30).

Nous pouvons aussi appliquer au Seigneur Jésus-Christ et à son Eglise les paroles que le prophète Ezéchiel prononçait de la part de Dieu pour Israël. Comme un pasteur inspecte son troupeau quand il est au milieu de ses brebis éparses, Il fait la revue de ses brebis, Il les recueille de tous les lieux où elles sont dispersées. C’est LUI qui fait paître ses brebis, qui leur donne du repos, qui veille sur elles et en prend soin selon ce qui est encore écrit dans Ezéchiel : "C’est moi qui ferai paître mes brebis, c’est moi qui les ferai reposer, dit le Seigneur, l’Eternel. Je chercherai celle qui était perdue, je ramènerai celle qui était égarée, je panserai celle qui est blessée, et je fortifierai celle qui est malade. Mais je détruirai celles qui sont grasses et vigoureuses. Je veux les paître avec justice" (Ezechiel 34. 15-16). Jésus dit lui-même : "Moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance. Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis" (Jean 10. 10b-11). "Je leur donne la vie éternelle; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père" (Jean 10. 28, 29). Nous avons en Jésus un merveilleux Berger vigilant. Il est important que nous soyons convaincus de sa présence constante et de ses soins attentifs.

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