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L'Évangile est une puissance de Dieu pour le Salut de quiconque croit (Romains 1. 16)

(2) L'oeuvre de la Grâce de Dieu qui apporte le Salut

9 Juin 2021 Publié dans #Divers

4 - L’œuvre de la grâce

La grâce de Dieu ne s’est pas limitée à la venue du Fils sur cette terre pour apporter l’amour et la miséricorde à ceux qui méritaient le jugement. Pour que la grâce puisse « apporter le salut » et « enrichir », le Seigneur devait encore, par la grâce de Dieu, goûter la mort (Hébreux 2. 9). Aussi Jésus a suivi le chemin difficile conduisant à Jérusalem et à Golgotha. Là, à la croix, la grâce de Dieu, que nous adorerons éternellement, s’est manifestée d’une manière parfaite envers nous, des êtres humains sans force et impies, des pécheurs et des ennemis de Dieu.

Pouvons-nous comprendre ce que la mort a signifié pour le Seigneur Jésus — Lui, l’origine de toute vie devant mourir ! Est-il possible de sonder ce que Jésus, pur et sans péché, a éprouvé, quand il a dû porter nos péchés en son corps sur la croix ? Jésus a suivi ce chemin difficile jusqu’à sa dernière extrémité, la mort, afin que la grâce de Dieu puisse nous être donnée.
Lorsque, entrevoyant la mort, Jésus s’est écrié à la fin des trois heures de ténèbres : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? », il se trouvait au plus profond de la pauvreté que Lui le riche avait prise dans sa grâce sur lui afin d’enrichir les pauvres que nous étions, pour l’éternité et à l’infini.

À la croix déjà nous voyons les premiers rayons de la grâce qui apporte le salut atteindre les êtres humains perdus. Alors que les Juifs venaient de faire tout ce qu’ils pouvaient afin que leur Messie soit crucifié, le Seigneur Jésus prie son Père en ces termes : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font » (Luc 23. 34).
Il fait cette demande afin que le peuple coupable puisse, selon la loi, être traité non pas en tant que « meurtrier » mais comme « homicide par mégarde » et recevoir la grâce du salut, de Dieu le « vengeur du sang »
(Nombres 35. 9-34).

Un autre rayon de cette grâce, à la croix déjà, amène un pécheur à la foi vivante en Jésus. L’un des deux brigands qui, à sa droite et à sa gauche, subissaient leur juste condamnation, est mis dans la lumière de Dieu, reconnaît la grandeur du Seigneur et implore la grâce, une grâce dont il ne peut toutefois pas encore mesurer l’étendue. « En vérité, je te dis : Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » (Luc 23. 43) : telle est la réponse du Sauveur souffrant qui allait mourir pour cet homme aussi.
Ne voyons-nous pas également un caractère particulier de la grâce divine dans le fait que le tout premier homme qui a mis sa confiance en Jésus le Crucifié n’a été sauvé que dans les derniers moments de sa vie, peu avant sa mort ?

 5 - La grâce qui apporte le salut

Cela nous amène à considérer un autre aspect, la grâce qui apporte le salut. Certes, selon Tite 2. 11 et 2 Timothée 1. 9, 10), la grâce de Dieu est apparue lors de la venue du Fils de Dieu comme Homme dans ce monde ; toutefois, avant qu’elle puisse effectivement « apporter le salut pour tous les hommes », il fallait, selon les conseils éternels de Dieu, que l’œuvre de l’expiation à la croix de Golgotha soit accomplie.
Car ce n’est pas la vie parfaite et sans péché du Seigneur Jésus qui constitue le fondement de notre salut, mais son œuvre expiatoire et sa mort à la croix de Golgotha.

La grâce illimitée de Dieu pour tous les êtres humains ne pouvait pas être proclamée avant que sortent de la bouche du Seigneur ces paroles de triomphe : « Tout est accompli ».
Maintenant « l’évangile de la grâce de Dieu » peut être annoncé dans le monde entier
(Actes 20. 24).
C’est donc à juste titre que nous pouvons appeler « temps de la grâce » la période allant de Golgotha jusqu’à la venue du Seigneur Jésus pour enlever les croyants ; relevons pourtant que l’expression ne se trouve pas dans la Bible.
La grâce de Dieu qui apporte le salut en Christ est valable maintenant pour chacun sans distinction, car Dieu veut que tous les êtres humains soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité.

Si aujourd’hui le Seigneur Jésus n’est pas encore revenu pour prendre les siens auprès de lui dans la maison du Père, c’est parce qu’il est patient envers nous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance (2 Pierre 3. 9). Tel est le temps de la grâce.

En tant que pécheurs perdus, nous avions besoin de salut, et comme coupables, de la justification.

Nous avons reçu l’un et l’autre par la grâce de Dieu. En Éphésiens 2. 8, nous lisons : « Vous êtes sauvés par la grâce, par la foi » et en Romains 3. 24 : « … justifiés gratuitement par sa grâce ». La grâce qui apporte le salut se manifeste ici de deux manières et il vaut la peine de s’y arrêter un peu.

Quelqu’un qui, au cours d’une tempête en pleine mer, tombe par-dessus bord est perdu s’il ne peut bénéficier du secours d’un canot ou d’une bouée de sauvetage. Dans une telle situation, nul homme ne penserait pouvoir se sauver lui-même.

Mais combien de personnes s’imaginent pouvoir se sauver de leur état de perdition éternelle par elles-mêmes, par de bonnes œuvres ! Selon le jugement divin, nous étions spirituellement morts pour Dieu à cause de notre état de péché (Éphésiens 2. 1). Un mort ne peut plus rien faire pour lui ou pour autrui, et encore moins se redonner la vie. Tous les efforts que nous déployons en vue de notre salut sont par conséquent non seulement inutiles et insensés, mais impossibles. Seule la grâce de Dieu peut sauver des êtres perdus (Éphésiens 2. 8). Cette grâce incompréhensible est la preuve tangible de l’Amour de Dieu.

Accusé devant un tribunal, reconnu coupable et justement condamné, un prévenu ne peut plus rien avancer pour sa justification. De même, chacun devra comparaître une fois devant Dieu, le juge de tous, et, face à mille accusations, nul ne pourra avancer une excuse. Aucun pécheur ne peut se justifier devant Dieu, car tout parle contre lui.

En revanche, celui qui trouve maintenant, par la foi, son refuge dans le Seigneur Jésus est parfaitement justifié par la grâce de Dieu (Romains 3. 24), parce que Christ a porté tous nos péchés en son corps sur la croix et que le châtiment de notre paix a été sur lui. Dieu ne punit pas deux fois les mêmes actes. Ainsi, il n’y a que deux possibilités : ou, en raison de ses actes, le pécheur doit porter pendant l’éternité le juste châtiment de Dieu, ou il est justifié par Celui qui a subi à la croix ce châtiment pour tous ceux qui croient en lui.

Un homme est justifié quand Dieu le considère juste, parce qu’il croit en Celui qui a porté le châtiment que nous méritions, et qui est de ce fait le seul chemin conduisant à Dieu. La grâce est donc aussi la preuve de la justice de Dieu.

Lorsque nous réfléchissons à tout cela et nous souvenons que notre terrible état est le résultat de nos péchés, la grandeur de la grâce de Dieu nous apparaît avec toujours plus de clarté. Nous comprenons pourquoi le Saint Esprit parle constamment de l’abondance, de la surabondance, des immenses richesses de la grâce de Dieu en bonté (Romains 5:15, 17, 20 ; 6. 1 ; Éphésiens 1. 7 ; 2. 7).

En considérant cette grâce insondable, nous pouvons bien nous écrier avec l’apôtre Paul dans la reconnaissance et l’adoration : « Grâces à Dieu pour son don inexprimable ! » (2 Corinthiens 9. 15).

Mais ce n’est pas tout. La merveilleuse grâce de Dieu en Christ va bien au-delà de tous nos besoins et de toutes nos attentes. Nous n’avons pas seulement expérimenté la délivrance de notre état de péché et la justification de nos péchés, mais bien plus ! En Éphésiens 1, lorsque le propos éternel de Dieu le Père est placé devant nous, il nous est accordé, pourrait-on dire, d’entrevoir le contenu de son cœur.

Dieu nous a bénis en Christ de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes, il nous a élus en lui avant la fondation du monde et nous a prédestinés pour nous adopter pour lui, selon le bon plaisir de sa volonté divine, éternelle — et tout cela, à la louange de la « gloire de sa grâce » (Éphésiens 1:6) ! Celle-ci se manifeste dans la plénitude infinie des bénédictions, dans la grandeur, l’élévation et la beauté de ses voies divines envers nous, des créatures plongées dans la misère du péché ! La gloire de sa grâce brillera durant l’éternité et sera le motif de notre adoration.

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