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L'Évangile est une puissance de Dieu pour le Salut de quiconque croit (Romains 1. 16)

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Les êtres humains sont égaux devant Dieu

16 Février 2021 Publié dans #Divers

Le genre humain est un. La Genèse nous enseigne que nous sommes tous les fils d’Adam et Ève, et que nous partageons leur substance humaine à part entière. Il n’y a pas d’humains inférieurs aux autres à cause de leur création car nous sommes tous créés à l'image et à la ressemblance de Dieu. Les différences de langue, de culture, de couleur, et même de sexe sont réelles – mais secondaires. Devant Dieu notre Créateur, nous sommes tous égaux.

Les êtres humains sont tous pécheurs. Le mal n’est pas externe mais interne, car le péché n’est pas un défaut dans la composition de la création, mais le fruit de la désobéissance de l’être humain qui a rompu ses liens spirituels avec Dieu le Créateur.

Il n’y a pas de solution pour le péché dans le monde matériel. Ni la législation, ni les subventions économiques ne sauraient résoudre les injustices qui résultent de la chute de l’être humain. Cette chute fut le résultat d’une duperie satanique, mais les remèdes proposés par les savants de ce monde sont également décevants. Un problème spirituel ne peut être résolu que spirituellement, ce qui implique la nécessité d’une intervention divine.

Dieu nous a offert la guérison de notre maladie spirituelle causé par le péché. C'est dans l’incarnation de son Fils unique, Jésus-Christ, qui est venu dans le monde afin d’accomplir la Justice divine. Cette Justice exige l’expiation définitive du péché qui est intolérable aux yeux de Dieu. Par sa vie terrestre, Jésus le Fils de Dieu a démontré qu’une vie sans péché est possible – ce qui rend l'être humain pécheur encore plus coupable – ; et par sa mort sacrificielle, Jésus, l'Homme parfait, a payé la dette de nos transgressions. La justice que nous ne pouvons pas obtenir par nos propres efforts nous a été octroyée par sa grâce, ce qui rend le pécheur « juste » aux yeux de Dieu. Sans le pardon de Dieu obtenu par la grâce divine, l’être humain, aussi brillant, doué, riche, puissant soit-il, n’est que perdu et mort spirituellement dans ses péchés. Sachons que Jésus le Fils de Dieu est entré dans la gloire céleste où il est assis à la droite de Dieu le Père qui nous pardonne par le sang versé de son Bien-Aimé Fils Jésus-Christ.

À la suite de l’expiation de nos péchés, Jésus le Fils de Dieu nous a envoyé son Saint-Esprit afin de créer une nouvelle humanité. La nouvelle humanité créé par Dieu est une famille spirituelle dans laquelle nous sommes frères et sœurs. Juifs et Grecs, hommes et femmes, esclaves et maîtres – peu importe ; ces distinctions n’existent plus qu’au niveau terrestre. Dans le Royaume spirituel du Fils, elles ne comptent pour rien. La vraie fraternité n’est réalisée qu’au sein de l’Église, qui est le don offert au Père par son Fils unique. Voici le principe qui doit nous guider dans la situation actuelle.

Une visée à maintenir

L’Église ne gagnera pas seule la lutte contre le racisme, mais nous ne devons pas oublier le fait que nous sommes appelés à devenir le sel de la terre et la lumière du monde. Les principes de base qui pourront nous aider à discerner la volonté de Dieu dans nos communautés chrétiennes doivent être mis au service de la société plus large, qui ne trouvera pas d’autre solution. Certes, la perfection n’existe pas dans ce monde et il y aura toujours des échecs et des malentendus qu’il faudra confesser dans un esprit de repentance et de réconciliation. Mais comme l’apôtre Paul l’aurait dit, dans le Royaume de Dieu, il n’y a ni noir ni blanc. Nous sommes tous un en Jésus-Christ qui est le seul Juge et la seule source de notre justice et de notre salut. Que cela soit notre témoignage évangélique – individuel et collectif – face aux défis sociaux de notre temps.

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Jésus-Christ garantit notre plus grande joie

11 Février 2021 Publié dans #Divers

Les chrétiens hédonistes ne cessent de poursuivre leur pleine joie en Dieu qui est l’auteur de notre vie. Ce qui n’est pas en contradiction avec le fait de consacrer notre vie à la gloire de Dieu : parce que Dieu est plus glorifié en nous quand nous sommes plus satisfaits en Lui.

Mais les hédonistes chrétiens doivent, avec le temps, en dire plus sur l’objet de notre joie dans le « seul vrai Dieu ». Nos âmes ne seront pas profondément et durablement heureuses, et notre but dans cette vie (et pour toujours) ne sera pas accompli, si nous ne trouvons pas la satisfaction de notre cœur dans le seul vrai Dieu, le Dieu qui est, le Dieu qui s’est révélé comme « le Père de notre Seigneur Jésus Christ » (Romains 15. 6 ; 2 Corinthiens 1. 3 ; 11. 31Éphésiens 1. 317 ; Colossiens 1. 3 ; 1 Pierre 1. 3).

Mais comment connaissons-nous les caractéristiques qui définissent le seul vrai Dieu ? Qu’est-ce qui distingue le Dieu chrétien des faux dieux auxquels des milliards de personnes fléchissent le genou ? Notre Dieu, le vrai Dieu, a-t-il une marque ou un moment qui le détermine ?

Le moment décisif de Dieu

Pour nous chrétiens enfants de Dieu, notre marque distinctive est une personne particulière : Jésus Christ. Nous croyons que Dieu Lui-même, en la personne de son Fils Jésus, a vécu parmi nous comme l’un de nous. Il a pris sur Lui notre chair et notre pleine humanité. La Parole éternelle, la deuxième Personne de la trinité, s’est faite chair et a habité parmi nous (Jean 1. 14).

Mais le vrai Dieu nous donne non seulement une personne déterminante, mais aussi un moment déterminant. Les quatre récits des Évangiles témoignent d’un point culminant de la vie de plus de 30 ans de Jésus de Nazareth : Il est mort d’une mort atroce sur la croix pour des péchés qui ne sont pas les siens et Il est ressuscité trois jours après comme Il l’avait dit. Le moment décisif de la vie de Jésus – du Vendredi saint au dimanche de Pâques – est devenu pour nous le moment décisif de Dieu. Parce que dans la mort et la résurrection de son Fils, Dieu nous a assuré au moins trois réalités inestimables essentielles pour une joie réelle, profonde et durable.

La colère omnipotente de Dieu a été ôtée

Sans la croix de Jésus-Christ, il n’y a pas d’hédonisme chrétien. Parce que nous sommes de misérables pécheurs et que Dieu est le Dieu indestructiblement heureux, nous ne goûterons jamais la vraie joie à moins que Dieu n’agisse pour enlever la barrière que notre péché dresse entre nous et Lui ; ce que nous ne pouvons pas enlever nous-mêmes. La nature même du péché est la révolte contre la joie de Dieu et notre joie en Lui. Parce que le fondement le plus élevé et le plus profond de la joie de Dieu est Lui-même. Le péché n’est pas seulement une barrière ; c’est une agression contre Dieu.

Le sang de l’alliance a été versé

Ainsi, la première réalité inestimable que Dieu Lui-même doit assurer, s’il veut rendre possible à son peuple leur joie pleine et durable, est l’élimination de sa juste colère contre nous à cause de notre péché. C’est ce que Dieu fait par l’intermédiaire de son propre Fils Jésus sur la croix en fournissant « le sang de l’alliance ».

La nuit où Jésus mourut, Il prit une coupe, remercia Dieu et dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est versé pour beaucoup, pour le pardon des péchés » (Matthieu 26. 28 ; Marc 14. 24 ; aussi 1 Corinthiens 11. 25).

Dieu Lui-même, en la Personne de Jésus son Fils incarné, a versé le sang de l’alliance

La nouvelle alliance, inaugurée par l’effusion du sang de Jésus, est comme l’alliance avec Abram, pas comme l’alliance avec Moïse. Dieu Lui-même, en la Personne de son Fils incarné, verse seul le sang de l’alliance pour ôter sa juste colère contre son peuple et assurer totalement, pour ceux qui sont les siens, son éternelle grâce. Le sang de l’alliance a déjà été versé. Le retrait de la colère de Dieu contre ceux qui sont en Christ est certain.

Cependant, il faut plus, et plus est inclus, dans le rachat coûteux de Jésus.

Un nouveau cœur donné

La croix de Christ, et l’effusion du sang de l’alliance nous ont acquis non seulement la possibilité de la joie, mais aussi le cœur de la joie. Selon les termes de l’alliance, un nouveau cœur n’est pas seulement disponible, il est essentiel. Le problème de notre péché n’est pas seulement externe (exigeant le retrait de la colère de Dieu), mais aussi interne (exigeant en nous un cœur nouveau). Le péché a empoisonné nos âmes. Pour jouir de Dieu, nous avons besoin de cœurs nouveaux, que nous trouvons être la promesse explicite de la nouvelle alliance en Christ. Six cents ans avant Jésus-Christ, Dieu promet, par Jérémie : "Mais voici l’alliance que je ferai avec la communauté d’Israël après ces jours-là, déclare l’Éternel : je mettrai ma loi à l’intérieur d’eux, je l’écrirai dans leur cœur, je serai leur Dieu et ils seront mon peuple" (Jérémie 31. 33).

Puis, par l’intermédiaire d’Ézéchiel, Dieu déclare : "Je vous donnerai un cœur nouveau et je mettrai en vous un esprit nouveau. Je retirerai de votre corps le cœur de pierre et je vous donnerai un cœur de chair" (Ézéchiel 36. 26).

Sans l'obtention par Christ d’un « cœur nouveau » (le remplacement de notre « cœur de pierre » par « un cœur de chair »), nous ne pouvons être sauvés de la misère éternelle, mais nous n’avons pas encore été conduits à la joie pleine et durable. Aussi, une réalité vitale de plus, au-delà de notre nouveau cœur, nous a également été acquis par Christ au prix de sa vie.

Une nouvelle gloire révélée

Nous avons besoin non seulement d’une raison pour nous réjouir (le fait que la colère a été ôtée et un cœur nouveau nous a été donné) mais aussi d’une gloire pour nous réjouir. Dans la croix, deux choses se sont produites simultanément : le Christ a à la fois garanti la joie de la nouvelle alliance (par son propre sang) et, dans l’acte même de rachat de notre joie, il est devenu l’objet le plus glorieux de notre joie.

L’apôtre Paul écrit dans 2 Corinthiens 4. 4 que la lumière à laquelle Dieu ouvre les yeux de nos cœurs nouveaux est « l’éclat que projette l’Évangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu ». L’évangile chrétien – comme l’évangile de la gloire de Christ – n’est pas seulement le mécanisme et le moyen d’obtenir notre joie la plus pleine et la plus riche, mais aussi l’objet et le centre de celle-ci. Christ, l’homme Dieu crucifié, élevé dans la gloire comme il s’est offert lui-même pour les pécheurs sur la croix (Jean 8. 28 ; 12.32) est l’image visible du Dieu invisible (Colossiens 1. 15).

La croix est le moment déterminant de Dieu, alors qu’il met en avant son Fils crucifié (et ressuscité) pour être le focus conscient et l’objet de notre joie éternelle. Ou, comme le dit encore Paul, juste une phrase plus tard, Dieu « a aussi fait briller sa lumière dans notre cœur pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu dans la personne de Christ ». (2 Corinthiens 4. 6). Où regardons-nous pour voir la gloire de Dieu dans son expression culminante ? Sur la face crucifiée (et ressuscitée) de son Fils. Nous nous tournons vers Jésus. Nous tournons notre regard vers celui qui, dans l’acte même de garantir notre joie, est devenu notre plus grand trésor.

La joie de la croix

Se glorifier ou se réjouir « dans l’espérance de la gloire de Dieu » (Romains 5. 2), c’est se réjouir dans l’homme Dieu qui s’est livré pour être immolé pour venir dans sa gloire. C’est ce que signifie « se glorifier en Jésus-Christ » (Philippiens 3. 3). Dieu a créé le cœur humain pour qu’il soit satisfait non seulement dans le divin, mais dans le divin qui est devenu humain. Et pas seulement dans le divin-humain, mais dans le Dieu qui, en tant que l’un des nôtres, s’est donné pour nous. La gloire de Dieu dans laquelle les chrétiens hédonistes se réjouissent (maintenant et dans les siècles à venir) est la gloire de Dieu lui-même qui nous est révélée dans la personne et dans l’œuvre de son Fils.

La croix nous amène à Dieu Lui-même

Il est infiniment précieux que le rachat coûteux de la croix comprenne le retrait de la juste colère de Dieu et la création d’un cœur nouveau capable d’une joie profonde et durable. Mais la croix a fait encore plus : elle nous amène à Dieu lui-même. « Christ aussi a souffert, et ce une fois pour toutes, pour les péchés. Lui le juste, il a souffert pour des injustes afin de vous conduire à Dieu. » (1 Pierre 3. 18).

Et alors que nous venons à Lui, qui trouvons-nous « à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts. » (Hébreux 1. 3) ? Qui d’autre que le Dieu unique s’est assis à sa droite, Jésus son propre Fils glorifié, qui est devenu pour nous l’objet et le centre de notre joie éternelle.

À elle seule, la croix a été l’événement le plus horrible et le plus injuste de l’histoire du monde. Mais nous chrétiens hédonistes, dans notre poursuite sans honte de la joie, n’évitons pas la croix. Nous ne le pouvons pas. Au contraire, nous nous tournons précisément vers la croix, voyant combien il était approprié pour Dieu, dans ce monde de douleur et de mort dans lequel nous vivons, d’assurer notre joie par la mort atroce de son propre Fils.

Dans la croix, nous trouvons le moment déterminant de Dieu, quand Il a non seulement ôté l’ultime obstacle de notre joie et nous a procuré et garanti un cœur nouveau de joie, mais aussi quand, en rachetant notre joie, Il est devenu l’objet le plus glorieux de notre bonheur. C’est seulement dans et par Jésus-Christ que nous pouvons dire avec le psalmiste : « Il y a d’abondantes joies dans ta présence, un bonheur éternel à ta droite » (Psaume 16. 11).

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Le premier besoin du pécheur

9 Février 2021 Publié dans #Divers

Le premier besoin et l'unique recours du pécheur inconverti, c'est le Sang du Seigneur Jésus. Car « Sans effusion de sang, il n'y a pas de rémission [pardon] » (Hébreux 9. 22).
Le pécheur non converti, consciemment ou inconsciemment, est véritablement un esclave du Diable, un prisonnier de Satan. Le Sang du Seigneur Jésus-Christ touche à cet état de condamnation et de mort, pour racheter le pécheur de la condamnation et de la mort ; c'est l'œuvre de la rédemption.

Le premier pas vers la délivrance pour le pécheur non converti, c'est de se repentir et de reconnaître le sens et la valeur du Sang de Jésus-Christ. Nous ne nous approcherons jamais de Dieu par aucun autre moyen.
- Nous aurons beau tendre de tout notre être vers une autre voie, nous pourrons redoubler d'efforts, adopter des habitudes chrétiennes, poursuivre un idéal chrétien ;
- Nous pourrons nous joindre à des chrétiens, passer pour chrétiens dans leur milieu, et peut-être même aux yeux du monde.
Mais en tout cela, il n'en restera pas moins que ce fait est inébranlablement établi et ne laisse place à aucun doute : C'est que aux yeux de Dieu, personne ne pourra jamais sortir du royaume de Satan, pour entrer dans le Royaume de Dieu, par une autre voie que celle du Sang de Jésus Christ versé pour nous.

Méconnaître ce fait capital, l'ignorer comme une chose sans importance, refuser de le voir, de le reconnaître, de l'accepter, cela signifie que nous osons affirmer que la seule chose qui fasse de nous un enfant de Dieu et nous délivre du royaume de Satan n'a pas été faite.

Oh ! il est si nécessaire, mes bien-aimés, - pardonnez-moi d'insister tellement sur ce point, – il est si essentiel que nous ne nous abusions pas, que nous soyons dans une vraie position devant Dieu, que nous ne présumions pas de nos relations avec Dieu, considérant comme acquise une position qui n'existe pas aux yeux de Dieu, mais que notre assurance spirituelle s'appuie sur le sûr fondement de Dieu, sur la base posée par Lui ; car c'est à cette seule condition que nous sommes « acceptés dans le Bien-Aimé, le Seigneur Jésus », et que nous entrons véritablement en communion avec Dieu.

Le besoin initial pour l'inconverti et son seul recours, c'est le Sang de Jésus-Christ, le Fils de Dieu, ce Sang qui a été répandu pour la rémission des péchés, par lequel a été accomplie notre rédemption et par lequel la rédemption nous est assurée.
Oui Jésus, seul ton sang précieux lave notre iniquité

Ce sont ici les premiers éléments de l’Évangile. Et c'est ici que tout commence dans nos relations avec Dieu.

Le Conflit du Croyant avec l'Accusateur

Le pécheur, une fois sauvé, aura des luttes. Et dans ses luttes, il aura encore besoin du Sang, parce que le pécheur sauvé est désormais en conflit avec Satan. Satan n'est plus son maître maintenant; il n'est plus son seigneur; il n'est plus celui auquel il est asservi; mais Satan fera désormais tous ses efforts pour ramener en esclavage celui qui lui a échappé. Il doit pour cela chercher à le ramener sur un terrain où il aura négligé ou oublié, ou abandonné le fondement de son salut.

Voici ce que nous voulons dire : dans ce conflit, le pécheur sauvé rencontrera Satan surtout comme l’Accusateur. La Parole de Dieu l’appelle « l’Accusateur des frères ». « Car l’accusateur de nos frères, qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit, a été précipité» (Apocalypse 12. 10).
Satan surveille leurs mouvements; il cherche à les faire suivre une voie qui ne serait pas entièrement en harmonie avec la volonté et la pensée du Seigneur, à les pousser à une mauvaise action, à provoquer une parole malheureuse, à inspirer un mauvais sentiment :
Satan, prince de ce monde, Redouble ses coups ; Notre faiblesse est profonde, mais nous sommes plus que vainqueur en Christ ; alors que deviendrons-nous sans Jésus ?

Quand un enfant de Dieu glisse, quand il trébuche sur la route, quand il commet la faute vers laquelle Satan l'a poussé, il fond immédiatement sur vous pour vous accuser de péché, pour faire peser sur vous un sens de condamnation et reprendre sur vous son emprise. C'est alors que le pécheur sauvé a besoin du précieux Sang du Seigneur Jésus, qui est l'arme avec laquelle il peut repousser l'ennemi, son accusateur.

La seule arme contre l'ennemi, c'est le Sang du Seigneur Jésus, et le Sang du Seigneur Jésus peut instantanément mettre fin à toute cette situation. Oui la réponse à l'ennemi est notre foi au précieux Sang de notre Seigneur et Sauveur Jésus.

Oui si nous nous tournons vers le Seigneur, pour Lui confesser notre faute dans une humble repentance, sans chercher à la diminuer, et le cœur douloureusement contrit par la conscience de notre chute, alors le Sang de Jésus Christ opère avec toute sa puissance et nous purifie de tout péché. Il nous donne immédiatement le droit de reprendre à l'ennemi le terrain dont il s'était emparé.

Mais rappelons-nous que nous avons une arme et que nous devons nous en servir. Nous devons connaître notre arme et nous devons avoir foi en elle, foi dans ce Sang précieux. C'est cette foi dans le précieux Sang du Seigneur Jésus qui est notre bouclier contre les traits enflammés du Malin et qui n'en laisse passer aucun.

Oh ! les traits embrasés du Malin sont si souvent les traits de l'accusation et de la condamnation ! Et contre ces traits-là, Dieu nous a donné le bouclier de la foi, de la foi en la vertu et l'efficacité de précieux Sang de Jésus, lorsque nous avons glissé ou que nous sommes tombés.

La victoire sur l'ennemi, qui nous a été donnée, avec le pardon de nos péchés, par le Sang, nous la maintenons désormais par la foi en ce Sang, à l'heure de l'accusation.

Le pécheur racheté est donc en conflit avec l'Accusateur, qui cherche à le ramener sur l'ancien terrain de condamnation et de mort; mais comme il l'a été au début, il sera toujours délivré de l'adversaire par la justification qui nous est acquise par Son Sang. Il n'y a pas de condamnation là où est la foi au Sang du Seigneur Jésus. C'est dans ce sens que le Sang est une arme. La Parole de Dieu nous dit: « Ils l'ont vaincu à cause du Sang de l'Agneau » (Apocalypse 12 :11).

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L'Agneau de Dieu

6 Février 2021 Publié dans #Divers

Nous ne pouvons pas lire ce récit de l’Agneau pascal sans penser à l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde (Jean 1 v.29). Chaque maison israélite devait prendre un agneau sans défaut, mâle, âgé d’un an qui nous parle de la perfection de Jésus Christ, de l’Agneau sans défaut et sans tache, prédestiné avant la fondation du monde (1 Pierre 1. 19). Chacun devait le manger entièrement, sans en laisser de reste, comme nous devons nous approprier la Personne de Christ, nous en nourrir spirituellement pour apprendre à Le connaître toujours mieux et L’aimer toujours davantage, et cela jusqu’à ce que nous irons Le rejoindre pour l'éternité. Jésus dit : « Ma chair est vraiment une nourriture et mon sang est vraiment un breuvage. Celui qui se nourrit de ma chair et qui boit mon sang demeure en moi et moi en lui » (Jean 6. 55-56). Beaucoup se sont moqué de cette parole, mais le Seigneur parlait évidemment de nourriture et de breuvage spirituels. Quelqu’un a écrit : "Nous n’avons pas seulement besoin de connaître que nous sommes sauvés, nous avons besoin de connaître le Sauveur."

L'agneau rôti au feu :

L’agneau devait être rôti au feu, non pas à demi-cuit ou bouilli dans l’eau, mais entièrement rôti au feu avec la tête, et les jambes, et l’intérieur. Le feu représente le jugement divin. Lorsque Jésus s’est sacrifié à la croix, il a été entièrement atteint par le feu du jugement divin à notre place : la tête qui exprime ses pensées dont nous avons un aperçu dans le psaume 22, les jambes qui parlent de sa marche qui a été arrêtée par le serpent (le diable) qui lui a blessé le talon (Genèse 3. 15) et l’intérieur, c’est-à-dire les affections profondes de son cœur. Rien n’a été épargné à notre cher Sauveur et si nous sommes heureux de Le connaître, de L’avoir pour berger, nous nous souvenons aussi avec amertume de ce qu’il a souffert pour nous à cause de nos péchés. C’est ce que signifient les herbes amères qui accompagnaient le repas.

Le sang de l'agneau :

Le sang de l’agneau devait être placé sur l’encadrement de la porte de chaque maison. « Et je verrai le sang, dit Dieu, et je passerai par-dessus vous, et il n'y aura pas de plaie destructrice au milieu de vous quand je frapperai le pays d'Egypte ». Chaque Israélite était donc à l’abri du jugement par le sang de l’agneau comme chaque croyant est à l’abri du jugement divin par « le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache… » (1 Pierre 1. 19) car « le sang de Jésus Christ nous purifie de tout péché » (1 Jean 1. 7b). « Je verrai le sang… » dit l'Éternel Dieu. L’Israelite à l’intérieur de la maison ne le voyait pas, mais Dieu le voyait. Notre salut ne dépend pas de notre propre appréciation de l’œuvre de Christ, mais de la pleine satisfaction de Dieu à l’égard du sang de son Fils versé à la croix, de sa vie donnée. Reposons-nous donc sur l’œuvre parfaitement accomplie par Jésus à la croix, œuvre parfaitement agréée de Dieu qui passera par-dessus tous ceux et toutes celles qui se sont mis à l’abri du jugement par la foi en Jésus Christ.

Le mémorial :

Ce jour de la Pâque devait être pour les Israélites un mémorial à célébrer comme une fête à l'Éternel, un statut perpétuel dans toutes les générations. La nuit où il fut livré, le Seigneur Jésus institua la Cène, un mémorial qui nous rappelle que son corps a été meurtri (le pain rompu, l’agneau rôti au feu) et son sang a été versé (le vin : son sang qui nous purifie de tout péché et qui nous met donc à l’abri du jugement)

Gardons-nous de prendre la Cène indignement (1 Corinthiens 11. 27) c’est-à-dire sans nous souvenir des souffrances et de la mort de notre Sauveur et Seigneur Jésus Christ.

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Notre devoir après que l'on soit sauvé par Jésus

4 Février 2021 Publié dans #Divers

1) La soumission et l'obéissance :

"Dieu a fait et Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié" (Actes 2. 36).
"Qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre ; et que toute langue confesse (reconnaisse) que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père" (Philippiens 2. 10, 11).

Quand Jésus apparaît à Saul de Tarse, sur le chemin de Damas, Il lui dit : “Je suis Jésus que tu persécutes” et Saul demande : “Que dois-je faire, Seigneur ?” (Actes 9. 6 ; 22. 10). En s’adressant à Jésus comme Seigneur au moment de sa conversion, Saul reconnaît Son autorité et s’abandonne à celle-ci; il manifeste ainsi sa soumission à Jésus comme son Seigneur et Maître, et son empressement à Lui obéir et à Le servir.
Voici l’essentiel du christianisme : renoncer à soi-même, s’abandonner à Jésus-Christ comme son Seigneur et Sauveur, Lui être soumis et Lui obéir. Le nom de “chrétien” désigne celui qui est devenu un disciple de Christ et qui Le suit. L’obéissance et la soumission à Christ, c’est précisément ce qui accompagne le salut et devrait se voir chez quiconque se dit chrétien.
Nous ne devons pas seulement recevoir Christ comme notre Sauveur qui nous a délivrés du châtiment éternel de nos péchés ; nous devons aussi L’accepter comme notre Seigneur. Y avons-nous pensé ? Celui qui est notre Sauveur est aussi Celui auquel Dieu a donné la place de Seigneur : “Lui (Jésus) est Seigneur de tous” (Actes 10. 36). Nous nous approprions Christ comme Sauveur et nous recevons tous les bénéfices résultant pour nous de son œuvre à la croix ; mais il n’est pas juste de négliger ensuite de nous soumettre à Lui comme Seigneur et Maître pour Lui obéir fidèlement.
Nous soumettre à Jésus comme à notre Seigneur signifie reconnaître sur nous Ses droits et Son autorité, Lui céder notre volonté, nous appliquer “avec ardeur à Lui être agréables” (2 Corinthiens 5. 9), et à Le servir. Les paroles du Seigneur Jésus démontrent cela sans équivoque : “Pourquoi m’appelez-vous : Seigneur, Seigneur, et ne faites-vous pas ce que je dis ?” (Luc 6. 46). Jésus s’attend à ce que nous fassions ce qu’Il désire et ses désirs sont clairement formulés dans la Bible.

2) Servir le Seigneur :

"Jésus leur dit encore :… Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie" (Jean 20. 21).

Reconnaître Jésus comme notre Seigneur et Maître signifie Le servir et faire ce qu’Il nous demande, ce qui Lui plaît. Un des traits caractéristiques de ceux qui possèdent le salut par la foi en Christ, il faut le souligner, c’est de servir le Seigneur. Dans la parabole de Marc 13. 34-37, le Seigneur Jésus montre à ses disciples qu’Il retourne au Ciel ; Il laisse ses intérêts entre nos mains et Il s’attend à ce que chacun et chacune fasse ce qu’Il lui a confié jusqu’à ce qu’Il revienne.
Après avoir appelé Simon et André, Jésus leur dit : “Venez, suivez-moi, et je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes” (Marc 1. 17). Il ne leur demande pas de l’accompagner passivement, mais de travailler pour Lui ; ils doivent devenir “pêcheurs d'hommes”, c’est-à-dire aller à la recherche des âmes perdues. Immédiatement après sa conversion, Paul “se mit à prêcher Jésus dans les synagogues” (Actes 9. 20). Les nouveaux convertis de Thessalonique étaient caractérisés par leur “travail d’amour” pour Christ : ils s’étaient détournés des idoles “pour servir le Dieu vivant et vrai” (1 Thessaloniciens 1. 3, 9).
Ainsi, Dieu attend, de ceux qui ont accepté le salut offert par son Fils Jésus, qu’ils travaillent pour Lui. Alors travaillons-nous pour Dieu seul, pour Jésus seul ? Vivons-nous sur la terre en cherchant Ses intérêts, ou nous servons-nous nous-mêmes ? Dieu ne nous a pas sauvés simplement pour que nous soyons à l’aise avec notre passeport pour le Ciel, autrement Il nous aurait pris dans la gloire dès que nous étions sauvés.
Cherchons donc à être occupés à servir le Seigneur. Ainsi nous serons gardés des tentations et de faire des choses qui ne lui plaisent pas. La joie de servir le Seigneur fortifiera nos âmes et nous élèvera au-dessus des attraits de ce monde ainsi que des convoitises de la chair. Comment ? Parce que nous jouirons de choses infiniment meilleures !
Servir Jésus, vivre en paix avec Lui, répondre à ses bienfaits,
Dépendre en tout de Lui, L'aimer,
Proclamer ses vertus,
Suivre son étendard, c'est notre part.

3) L'amour pour le Seigneur

Le Salut en Jésus-Christ n’est pas seulement reçu par l’intelligence, mais aussi par le cœur. Il provient d’une Personne vivante, divine qui est Jésus-Christ le Fils de Dieu. Par sa mort sur la croix, sa résurrection et son parfait Amour, Jésus a saisi notre cœur pour toujours. Maintenant, son Amour est “versé dans nos cœurs par l’Esprit Saint” (Romains 5. 5), et il suscite la réponse de notre amour pour lui. Cela commence lorsqu’on est véritablement né de nouveau.
Pour présenter le lien d’amour existant entre Christ et celui qui a accepté son salut, la Bible emploie l'image de la relation terrestre la plus élevée et la plus intime : celle d'un époux et de son épouse. Tout homme sauvé est présenté comme fiancé à Christ
(2 Corinthiens 11. 2). De même que le cœur plein d’affection d’une jeune fiancée bat pour son bien-aimé, celui de tout croyant en Jésus brûle pour Christ ; avec un amour ardent, il attend le jour des noces pour être avec Lui. Or, ce qui est vrai dans le domaine des relations terrestres l’est bien davantage pour ceux qui se savent aimés du Seigneur Jésus Christ. La nouvelle nature désire ardemment être pour toujours avec lui. C’est pourquoi “l’Esprit et l'Épouse disent : Viens… Amen; viens, Seigneur Jésus !” (Apocalypse 22. 17, 20).
Une affection ardente pour le Seigneur Jésus et le désir de son Glorieux Retour font certainement partie des choses qui accompagnent le salut. Elles sont liées au cœur de toute personne née de nouveau et devraient être manifestées par tous ceux qui professent posséder le Salut en Christ et aimer Jésus, le Sauveur merveilleux.

Ô Seigneur Jésus, même dans la nuit sombre, nos désirs volent vers toi;
Nous goûtons les biens sans nombre dont se nourrit notre foi.
Ta tendre miséricorde nous entoure à chaque pas,
Notre cœur ému déborde…
Par la foi, ton Épouse, montant plus haut que les cieux,
Contemple et acclame son Rédempteur glorieux.
Dans l’extase elle t’adore, et désire ton Retour :
Ayant le bonheur d’être avec Toi pour toujours.

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Jésus-Christ est notre Paix

3 Février 2021 Publié dans #Divers

"Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions ; il a voulu créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix, et les réconcilier avec Dieu l’un et l’autre en un seul corps, par la croix, en détruisant par elle l’inimitié. Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient près" (Éphésiens 2. 14-17).

Jésus seul est notre paix (voir Ésaïe 9. 6), personne et rien d’autre. Les lois, les ordonnances, les cérémonies, les sacrifices et les bonnes œuvres ne pouvaient faire pour ramener la paix entre les êtres humains et Dieu, mais Jésus l’a fait. Ces choses ne pouvaient mettre l’harmonie ni entre les êtres humains et Dieu, ni entre les êtres humains eux-mêmes. Mais par son sacrifice à la croix, Jésus a accompli les deux.

Tout comme le péché est la cause de tous les conflits et de toutes les divisions, le péché est aussi l’ennemi de la paix et de l’harmonie. L’impossibilité de la paix fait partie intégrante de la méchanceté. Le péché est la cause fondamentale de l’égoïsme, et l’égoïsme est une cause fondamentale de désunion. le constat est que l'être humain ne peut pas toujours avoir ce qu'il veut sans empiéter sur ce que quelqu’un d’autre veut ou sur ce dont il a besoin. Il ne peut pas toujours en faire à sa tête sans empêcher quelqu’un d’en faire à la sienne.

Jacques dit : « D’où viennent les luttes, et d’où viennent les querelles parmi vous ? N’est-ce pas de vos passions qui combattent dans vos membres ? Vous convoitez et vous ne possédez pas ; vous êtes meurtriers et envieux, et vous ne pouvez pas obtenir ; vous avez des querelles et des luttes, et vous ne possédez pas, parce que vous ne demandez pas. Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions » (Jacques 4. 1-3).

La paix ne vient que lorsque le moi meurt, et la seule place où il meurt vraiment est au pied de la croix. Paul dit : « J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi » (Galates 2. 20).

Jésus-Christ est venu sur cette terre comme un bébé, et par son sacrifice sur la croix, Il est devenu la paix de ceux qui croient en Lui. Sa paix n’est pas passagère, mais permanente. Des deux groupes, les Juifs (ceux qui étaient « près ») et les non-Juifs (ceux qui étaient « loin ») il n’en a fait qu’un, et Il […] a renversé le mur de séparation (Voir Éphésiens 2. 14).

En Jésus-Christ, un Juif n’est plus différent d’un non-Juif du point de vue religieux. En fait, depuis l’an 70, lorsque le temple a été détruit, il n’y a plus de véritable religion juive. L’endroit réservé aux sacrifices a disparu, mais aussi les registres généalogiques qui permettaient de savoir qui était de la lignée des sacrificateurs. Et de la même manière, en Christ, un non-Juif n’est plus différent en ce qui concerne sa condition spirituelle. Son paganisme est parti, son incrédulité est partie, son désespoir est enlevé et son impiété a disparu.

Aussi pour ceux qui sont en Christ, la seule identité qui compte est le fait d’être en Jésus. Il n’y a pas un christianisme juif et un autre non juif, un noir et un blanc, un masculin et un féminin, un de gens libres et un d’esclaves. Il n’y a que le Christianisme. Notre seul Seigneur n’a qu’une seule Église.

L’expression le mur de séparation est un rappel de la séparation qui existe entre le parvis des non-Juifs et le reste du temple. Entre ce parvis et celui réservé aux Juifs, il y a un écriteau sur lequel est écrit : « Aucun non-Juif ne peut pénétrer au-delà de la barricade qui entoure le sanctuaire et son enceinte. Celui qui le fait sera lui-même responsable de sa mort ». Cette barrière visible symbolise bien la barrière d’hostilité et de haine qui sépare également les deux groupes. Comme nous le voyons dans le livre des Actes, même un Juif qui ferait pénétrer un non-Juif dans la partie réservée du temple risque sa vie. Bien que Paul n’ait pas fait ça, certains Juifs d’Asie l’ont accusé d’avoir amené Trophime, un non-Juif d’Éphèse, dans le temple. Les Juifs auraient tué Paul s’il n’avait pas été sauvé par les soldats romains (Actes 21. 27-32).

C’est Dieu qui a originellement séparé les Juifs des non-Juifs (voir Ésaïe 5. 1-7 ; Matthieu 21. 33) dans le but de racheter les deux groupes, pas seulement les Juifs. Dieu a établi le parvis des non-Juifs dans le temple dans le but exprès de gagner les non-Juifs à Lui. Ce lieu devait être consacré à l’évangélisation des non-Juifs par les Juifs, c’était un endroit pour faire des prosélytes au judaïsme et les amener « près ». C’est l’enceinte, cependant, que du temps de Jésus les dirigeants juifs utilisaient comme « une caverne de voleurs » (Marc 11. 17) plutôt que comme un lieu de témoignage.

Christ a, pour toujours, renversé (le temps aoriste qui est là en grec indique une action terminée) tous les murs de séparation lorsqu’il a renversé l’inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions. Lorsque Jésus est mort à la croix, Il a aboli toutes les barrières qui existaient entre l’être humain et Dieu et entre les êtres humains. La plus grande barrière qui existait entre les Juifs et les non-Juifs était la loi cérémonielle, la loi des ordonnances dans ses prescriptions. Christ a anéanti les fêtes, les sacrifices, les offrandes, les lois de propreté et de purification, et toutes les autres ordonnances extérieures distinctives servant à séparer Israël des nations.

Les mots dans ses prescriptions montrent clairement qu’il n’est pas question de l’abolition de la loi morale de Dieu. Sa loi morale reflète la sainteté de sa nature et ne peut donc jamais changer (voir Matthieu 5. 17-19). C’est là la loi qui, pour les Juifs, est résumée dans les Dix Commandements, qui pour tous les êtres humains est écrite dans leur cœur (Romains 2. 15), et qui doit encore être respectée (Matthieu 22. 37-40 ; Romains 13. 8-10). Jésus a résumé encore plus la loi morale de Dieu, lorsqu’Il a dit : « Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres » (Jean 13. 34). Les Dix commandements, comme toutes les lois morales de Dieu, ne sont que l’amour structuré et appliqué qu’il demande encore (Jacques 2. 8).

Toutes les prescriptions cérémonielles qui distinguaient et séparaient les Juifs des non-Juifs ont été anéanties. Avant Christ, ces groupes ne pouvaient pas manger ensemble à cause des restrictions alimentaires, des purifications et de la contamination cérémonielle. Maintenant, ils peuvent manger n’importe quoi avec n’importe qui. Un non-Juif ne pouvait pas rendre pleinement un culte dans le temple juif, et un Juif ne voulait pas rendre un culte dans un temple païen. En Christ, ils adorent maintenant ensemble, et n’ont besoin ni de temple ni d’autre endroit à sanctifier. Christ a anéanti toutes les distinctions et les exigences cérémonielles (voir Actes 10. 9-16 ; 11. 17, 18 ; Colossiens 2. 16-17) car Jésus a voulu créer en Lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix. Le point central est encore en lui-même, exprimant ainsi la nouvelle unité qui se produit lorsque les êtres humains sont unis dans la Personne du Seigneur Jésus-Christ.

Le terme kainos (nouveau) ne désigne pas ici quelque chose de récemment terminé, comme une nouvelle voiture qui quitte la chaîne de montage — une parmi beaucoup d’autres semblables. Ce nouveau exprime une différence en sorte et en qualité, un modèle complètement nouveau, différent de tout ce qui a existé jusque là. Quelqu’un de nouveau en Christ n’est pas simplement un Juif ou un non-Juif qui est aussi chrétien. Il n’est plus ni juif ni non juif, il est seulement chrétien. Toute autre caractéristique appartient à « autrefois ». Paul résume bien les choses, lorsqu’il dit : « Il n’y a aucune différence, en effet, entre le Juif et le Grec, puisqu’ils ont tous un même Seigneur, qui est riche pour tous ceux qui l’invoquent. Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé » (Romains 10. 12, 13).

Lorsque Jésus-Christ a renversé le mur de séparation, l’inimitié […] par sa chair, il a déplacé la clôture afin de créer en Lui-même avec les deux un seul homme nouveau. Personne qui vient à lui n’est exclu, et personne qui est inclus n’est spirituellement différent des autres. Les mots par sa chair pointent directement vers la mort de Jésus sur la croix, mort par laquelle Il a annulé, rendu sans effet et invalidé (anéanti, katargeô) la querelle, la discorde, la séparation (l’inimitié, echthra), en établissant la paix, comme l’indiquait le verset 14.

Les mots réconcilier avec Dieu l’un et l’autre en un seul corps, par la croix démontrent que non seulement Juifs et non-Juifs sont rapprochés l’un de l’autre, mais qu’ensemble ils sont rapprochés de Dieu. La réconciliation de l’un avec l’autre est inséparable de la réconciliation avec Dieu. Alors que l’un et l’autre sont amenés à Dieu, ils sont amenés l’un vers l’autre. La mort de Christ a parfaitement accompli ce que Dieu voulait : amener les êtres humains à Lui. Le verset 13 pointe vers le sang de Christ, le verset 15 vers la chair du Sauveur expirant, et maintenant le verset 16 mentionne précisément l’endroit (la croix) où le sang de Christ a été répandu et sa chair mise à mort. Comment la croix a-t-elle accompli une telle réconciliation ? Christ a [détruit] par elle l’inimitié qui existait entre les hommes et Dieu (voir Romains 5. 1, 10).

L’hostilité entre les êtres humains et Dieu a été anéantie par le sacrifice de Christ. C’est Jésus qui a subi la peine judiciaire imposée par Dieu pour le péché. Il a payé par sa mort sur la croix ce que Dieu exigeait et a ainsi satisfait à la Justice divine (voir 2 Corinthiens 5. 20). Il est « devenu malédiction » pour les pécheurs (Galates 3. 13) et a procuré la réconciliation du pécheur croyant avec Dieu et avec tous les autres pécheurs repentants, sans égard à la race.

Le verbe grec réconcilier (apokatallassô) est riche de sens. Il exprime l’idée de faire passer de l’hostilité à l’amitié. L’utilisation (en grec) de deux prépositions comme double préfixe (apo et kata) exprime la totalité de cette réconciliation (voir Colossiens 1. 19-23).

L’homme ne peut même pas se réconcilier avec ses semblables, encore moins le peut-il avec Dieu. « Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. À plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère. Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie » (Romains 5. 8-10). Sans Christ, nous sommes tous sans force, pécheurs et ennemis de Dieu. Comme Paul le dit dans une autre épître : « Car Dieu a voulu faire habiter toute plénitude en lui ; il a voulu par lui tout réconcilier avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de la croix » (Colossiens 1. 19, 20). La croix qui a causé la mort de Jésus a aussi causé celle de l’hostilité entre l’être humain et Dieu. Sa mort a été la mort de l’animosité. La croix est le remède de Dieu à la judaïsation, la discrimination raciale, la ségrégation, l’apartheid, l’anti-sémitisme, le sectarisme, la guerre et toutes les autres causes et conséquences des querelles humaines. C’est là le grand mystère d’Éphésiens 3. 6 : « les païens sont cohéritiers, forment un même corps, et participent à la même promesse en Jésus-Christ par l’Évangile ».

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La miséricorde de Dieu

31 Janvier 2021 Publié dans #Amour de Dieu - de Jésus, #Divers

La miséricorde est un aspect de l'amour divin qui vient au secours du misérable. La miséricorde de Dieu s'exerce envers l'être humain pécheur et se poursuit à l'égard des enfants de Dieu. C'est grâce aux entrailles de miséricorde de notre Dieu que le soleil levant nous a visités (Luc 1 : 78), car Dieu est riche en miséricorde (Éphésiens 2 : 4). Sauvés par sa propre miséricorde, nous sommes amenés à Le bénir pour sa grande miséricorde (Tite 3 : 5 ; 1 Pierre 1 : 3).
Le vrai croyant en Jésus-Christ, lui aussi, a besoin de la vigilance du seul vrai Dieu, Celui qui est le « Père des miséricordes »
(2 Corinthiens 1 : 3). Notre état attire la miséricorde divine qui nous vient en aide, nous avertit, s'intéresse à tous les détails de notre vie. Elle est nécessaire à tout enfant de Dieu.
« Vases de colère que nous étions autrefois, Dieu en a donc fait des vases de miséricorde »
(Romains 9 : 23). Soutenus dans le temps présent par l'activité de notre miséricordieux souverain sacrificateur (Hébreux 2 : 17), nous attendons encore « la miséricorde de notre Seigneur Jésus-Christ pour la vie éternelle » (Jude 1 : 21). Cela en sera l'ultime manifestation : notre introduction dans la vie éternelle, lorsque notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ viendra nous chercher.
Dans cette attente nous avons nous-mêmes à réaliser de tels sentiments. Le Seigneur, lors du discours sur la montagne, n'a-t-il pas dit : Soyez miséricordieux, comme aussi votre Père est miséricordieux » (Luc 6 : 36) ? Et l'apôtre ne nous exhorte-t-il pas à nous revêtir tout d'abord d'entrailles de miséricorde
(Colossiens 3 : 12) ? C'est là en effet l'un des fruits de la sagesse d'en haut : elle est pleine de miséricorde (Jacques 3 : 17).

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Qu'est-ce-que "se repentir" ?

25 Janvier 2021 Publié dans #Divers

Le péché est le problème fondamental de l’Homme. La Bible nous montre comment nous devons le traiter : avec la plus grande fermeté.

En regardant la vie d’hommes comme le Roi David, Dieu nous rappelle que nous ne sommes pas fondamentalement bon, mais corrompus. David était un homme extraordinaire et pourtant il commit de terribles crimes. La grande vérité du Psaume 51, est que la repentance est le moyen que Dieu utilise pour transformer notre vision du pêché : Nous pouvons nous repentir car nous sommes au bénéfice de sa grâce (1 Jean 1. 9).

Nous pouvons être purifié parce que Jésus a porté notre souillure. Nous pouvons être délivré de nos péchés parce que Jésus a versé son sang pour nous. Dieu détourne son regard de notre péché parce qu’Il le tourne vers Christ qui l’a porté pour nous à la croix.

Se repentir, c’est reconnaître l’ampleur de notre pêché et reconnaitre notre culpabilité :
David décrit son péché en disant : "Je reconnais mes transgressions et mon péché est constamment devant moi" (Psaumes 51. 5).
David est obsédé par ses torts et par sa culpabilité. Le péché nous blesse dans notre conscience, crée en nous un trou béant. Le péché est une anomalie. Dieu, dans sa grâce, permet qu’il ait pour nos péchés des conséquences dramatiques pour que nous comprenions sa Sainteté et notre état de faillite morale.

Se repentir, c’est reconnaitre l’offense qui est faite à Dieu :
"J’ai péché contre toi seul, j’ai fait ce qui et mal à tes yeux en sorte que tu seras juste dans ta sentence, sans reproche dans ton jugement" (Psaumes 51. 6).
Avant toute autre chose, le péché est une transgression de la Loi de Dieu. Le péché est donc premièrement une attaque envers Dieu. Le péché est le contraire de tout ce qui est bon dans le caractère de Dieu, et tout comme Dieu prend nécessairement et éternellement plaisir en Lui-même et en tous ses attributs, Dieu hait totalement et éternellement le péché.

Se repentir, c’est reconnaitre notre nature de pécheur :
"Voici je suis né dans l’iniquité et ma mère m’a conçue dans le péché" (Psaumes 51. 7). Le péché est transmis à toute l’humanité qui est en Adam
(Romains 5. 12-21). Adam était notre représentant devant Dieu et lorsqu’il a chuté, il a fait entrer le péché dans le monde et donc en nous. Ce n’est donc pas parce qu’on pèche que l’on devient pécheur devant Dieu, mais parce qu’on l’on nait pécheur que naturellement on n’est incapable de ne pas pécher. Lire Romains 7. 14-20.
David comprend déjà que nous héritons de cette nature qui, avant même notre naissance, fait de nous des pécheurs. David est certes dévasté par ses actes, mais sa tristesse vient d’un constat encore plus fort : ses actes ne sont que les symptômes d’un mal bien plus grand et bien plus grave : il est par nature pécheur.

Se repentir, c’est reconnaitre la puissance du péché en nous :
Comment est-il possible qu’un homme si droit que David ait pu en arriver jusque là ? Il a fallu que Dieu le confronte par la bouche du prophète : « tu es cet homme-là ». (2 Samuel 12. 13).
Voilà le drame : le péché est capable d’obscurcir notre conscience au point d’anesthésier notre culpabilité. Et nous-nous lançons dans toutes sortes de raisonnements d’auto-justification perverse.

Se repentir, c’est vouloir être sauvé de son pêché pas simplement de ses conséquences :
Tout au long de
Psaumes 51, David dit : Ô Dieu ! aie pitié de moi dans ta bonté; Selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions… Lave-moi complètement de mon iniquité, purifie-moi de mon péché… Purifie-moi ; Lave-moi, et je serai plus blanc que la neige… Détourne ton regard de mes péchés, Efface toutes mes iniquités… Ne me rejette pas loin de ta face, Ne me retire pas ton esprit saint… Délivre-moi du sang versé… »
David nous enseigne que la repentance c’est vouloir être sauvé de son péché, pas simplement de ses conséquences préjudiciables.

Se repentir, c’est vouloir être sauvé de tous nos péchés, pas simplement de ceux qui nous gênent :
Si nous haïssons le péché en tant que péché, nous devrions être attentifs à tout ce qui attriste l’Esprit de Dieu et pas seulement ce qui nous attriste nous ! Pensons-nous que Dieu va nous aider si nous ne faisons que rechercher hypocritement notre bien-être en cherchant à éliminer l’angoisse où nous plonge notre péché ? Pensons-nous que l’Esprit-Saint va soutenir notre esprit dans son hypocrisie et sa duplicité ? Pensons-nous qu’Il va nous délivrer de ce péché sachant que nous allons en commettre un autre, par lequel Il sera de nouveau attristé ?
Nous ne devons pas lutter uniquement contre ce qui nous attriste, mais contre tout ce qui, en nous, attriste Dieu. L’œuvre de Dieu c’est que nous parvenions à une obéissance totale, et pas seulement à vaincre une convoitise. Quand nous haïssons seulement les péchés qui ont des retombées négatives dans notre vie, nous ne faisons que montrer que nous méprisons les meurtrissures qu’ils ont infligés à Christ. Si nous ne voulons pas livrer une guerre au pêché dans notre vie, c’est que nous ne voulons pas de Dieu dans notre vie. Ces deux désirs ne peuvent cohabiter en paix en nous.

Se repentir, c’est demander un changement qu’on ne peut produire nous même :
"O Dieu ! Crée en moi un coeur pur, Renouvelle en moi un esprit bien disposé… Rends-moi la joie de ton salut, Et qu’un esprit de bonne volonté me soutienne !" (Psaume 51. 12, 14)
Quelle message libérateur pour nous ! Non seulement Dieu pardonne mais Il crée Lui-même en nous ce qu’Il veut voir. Dieu est la source de notre salut et la source de notre transformation. C’est la garantie pour nous que Dieu produit son oeuvre divine par la puissance de son Esprit ! Sans lui, nous ne pouvons rien faire
(Jean 15. 1-14). La repentance ne vise pas simplement le pardon de Dieu mais notre restauration en vue de l’adoration. Dieu nous sauve et nous pardonne pour que l'on puisse l'adorer.
Le cœur de la vie chrétienne n’est pas la recherche simplement de l’abstinence du péché, mais c’est vivre pour glorifier Dieu. La grâce est le moyen que Dieu utilise pour montrer sa gloire.

La repentance, c’est un mode de vie par le Saint-Esprit :
"Demandons à Dieu nous donner par son Esprit d’affectionner les choses de l’Esprit et de faire mourir par lui vos désirs charnels" (Romains 8. 5-13). Demandons à Dieu qu’Il nous permette de traiter le pêché jusqu’à sa racine. Que le Saint-Esprit nous donne le dégout du pêché pour ce qu’il est. Qu’il transforme nos pensées, nos désirs et nos valeurs. Soyons prêt à faire des choix radicaux.

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Le nouveau ciel et la nouvelle terre

22 Janvier 2021 Publié dans #Divers

La vie présente résonne dans l’éternité. Il y a relation entre l’Évangile et les nouveaux cieux et la nouvelle terre. La Bonne Nouvelle de la mort sacrificielle et de la glorieuse résurrection de Christ a des ramifications éternelles pour le destin de chaque être humain. Votre réponse à ce message – que ce soit par une humble confiance ou par une incrédulité défiante – sera votre point de basculement entre une béatitude sans limites au-delà de vos rêves les plus fous ou un tourment implacable au-delà de vos pires cauchemars.

Le Dieu Vivant, Souverain sur chaque atome de son Univers et sur chaque nanoseconde de son histoire, dirige le cosmos vers une consommation qui montrera la Majesté de sa sagesse, de sa puissance, de sa justice et de sa miséricorde à toute créature où qu’elle se trouve. Le ciel et la terre actuels, souillés par le péché humain et la malédiction qu’il engendre, « vieilliront » et « seront remplacés » (Hébreux 1. 11-12), ébranlés et puis disparaîtront (Hébreux 12. 26-27). On ne pourra plus trouver « la place » du premier ciel et de la première terre. Au contraire, à leur place, un nouveau ciel et une nouvelle terre apparaîtront (Apocalypse 20. 11 ; 21. 1).

Cette promesse est aussi ancienne que la prophétie d’Ésaïe : « En effet, je crée un nouveau ciel et une nouvelle terre. On ne se souviendra plus des premiers événements, ils ne viendront plus à l’esprit » (Ésaïe 65. 17-18 ; voir Ésaïe 66. 22-23). L’apôtre Pierre affirme que la justice habitera le nouveau ciel et la nouvelle terre que nous attendons avec espérance (2 Pierre 3. 13). Paul ajoute que toute la création, maintenant soumise à la vanité et à la décadence, se joint aux enfants de Dieu pour aspirer à la libération de sa « servitude de la corruption » lors de notre résurrection (Romains 8. 19-22).

Comment décrire les nouveaux cieux et la nouvelle terre ? Pour décrire le cosmos à venir, nous pouvons dire que les misères qui causent aujourd’hui tant de dégâts et de détresse auront disparu : le deuil, la douleur, la mort – aucun reste de malédiction ne subsistera (Apocalypse 21. 4 ; 22. 3). Il est plus difficile de dépeindre de manière positive ce que sera un monde purgé de la méchanceté et du malheur. Les prophètes et les apôtres poussent le langage jusqu’à ses limites pour offrir des aperçus de réalités glorieuses qui dépassent notre expérience. Nous pouvons dire que la résurrection de Jésus est les prémices de la nouvelle création consommée, de sorte que son corps glorieux ressuscité préfigure la résurrection qui attend son peuple (1 Corinthiens 15. 20-22 ; Philippiens 3. 21). Après sa résurrection, Jésus pouvait manger et être touché (Luc 24. 39-43), aussi la matérialité de son corps nous amène à penser que le tableau peint dans le livre de l’Apocalypse – l’arbre de la vie aux feuilles curatives et à la fécondité incessante, par exemple (Apocalypse 22. 1-5) – n’est pas entièrement symbolique. Nous pouvons au moins dire que notre foyer ultime n’est pas éthérique et immatériel, mais une solide réaffirmation du dessein originel du Créateur, car Il a déclaré le premier ciel et la première terre « très bons » (Genèse 1. 31).

La Parole de Dieu en dit assez sur le nouveau ciel et la nouvelle terre pour nous faire comprendre l’urgence de la question : « Comment pouvons-nous accéder à cette patrie promise de pur plaisir en présence de Dieu ? » Cette question nous amène à l’Évangile. Les nouveaux cieux et la nouvelle terre seront peuplés par les « serviteurs » de Dieu (Apocalypse 22. 3-5), qui se sont accrochés à la Parole de Dieu et ont confessé Jésus (Apocalypse 1. 2, 9 ; 20. 4). Ils ont été rachetés par le sang de l’Agneau, et leurs noms sont écrits dans Son Livre de Vie (Apocalypse 12. 11 ; 20. 12, 15 ; 21. 27).

Pourtant, les visions de l’Apocalypse soulignent l’importance cruciale de l’Évangile d’un autre point de vue, qui donne à réfléchir. Ceux dont le nom ne figure pas dans le livre de l’Agneau seront jugés par leurs propres actions tout au long de leur vie. Sans la couverture du sang expiatoire de l’Agneau, ils seront exposés à la juste colère de Dieu, condamnés et « jetés dans l’étang de feu », la seconde mort (Apocalypse 20. 13-15). Leurs âmes seront réunies avec les corps dans lesquels ils ont accompli leur rébellion, et dans ce lac de feu, ils connaîtront non seulement une angoisse physique incessante, mais aussi une privation totale de soulagement mental et spirituel. Jésus lui-même a parlé de ce terrible destin éternel qui attend les rebelles, un lieu « où le ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas » (Marc 9. 43-48 ; Ésaïe 66. 24).

La perspective d’un malheur incessant, garanti par la justice inébranlable de Dieu en Enfer, vous fait-elle peur ? Elle devrait. Le temps est venu de faire confiance à l’Agneau et à son sang rédempteur.

Les délices à venir dans le nouveau ciel et la nouvelle terre aiguisent-ils les désirs de votre cœur ? Ils le devraient. Le temps est venu de faire confiance à l’Agneau et à son sang rédempteur. La vie présente résonne vraiment dans l’éternité

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Le passage d'un camp à un autre

18 Janvier 2021 Publié dans #Divers

 « Repentez-vous » (Matthieu 3. 2 ; Matthieu 4. 17 ; Actes 2. 38). « Si vous ne vous convertissez, vous n’entrerez pas dans le royaume de Dieu » (Matthieu 18. 3). « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle » (Jean 3. 36). « Si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu (Jean 3. 3).

D’après l’enseignement de Jésus et des apôtres, l’humanité se trouve partagée en deux camps opposés.
Par Jésus-Christ – et en Lui – Dieu appelle les êtres humains « hors du monde », il les invite à passer du camp des « enfants de ce siècle » à celui des « enfants de Dieu », de la génération de « ceux qui sont perdus » au peuple de « ceux qui sont sauvés ».
Comment se fait ce passage de la frontière ? En d’autres termes : que faut-il faire pour être sauvé ?
Dans le christianisme même, les réponses diffèrent d’une confession à l’autre ; pour les uns, on est sauvé par le baptême, d’autres y ajoutent l’obéissance aux commandements de Dieu et de l’Église ; les « chrétiens évangéliques » insistent sur la nécessité d’une conversion personnelle.

Que dit l’Écriture ?
La tendance naturelle de l’être humain est de « faire son salut ». Toutes les religions en témoignent. La Bible s’oppose radicalement à cette prétention humaine : l’être humain, nous affirme-t-elle, ne peut rien faire pour mériter le vie éternelle : tous sont pécheurs : « Qu'est-ce que l'homme, pour qu'il soit pur ? Celui qui est né de la femme peut-il être juste ? Si Dieu n'a pas confiance en ses saints, si les cieux ne sont pas purs devant lui, combien moins l'être abominable et pervers, l'homme qui boit l'iniquité comme l'eau ! » Job 15. 14-16 ; « Non, il n'y a sur la terre point d'homme juste qui fasse le bien et qui ne pèche jamais » Ecclésiaste 7. 20.

« Quoi donc ! sommes-nous plus excellents ? Nullement. Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l'empire du péché, selon qu'il est écrit: il n'y a point de juste, pas même un seul; nul n'est intelligent, nul ne cherche Dieu; tous sont égarés, tous sont pervertis; il n'en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul; leur gosier est un sépulcre ouvert; ils se servent de leurs langues pour tromper; ils ont sous leurs lèvres un venin d'aspic; leur bouche est pleine de malédiction et d'amertume; ils ont les pieds légers pour répandre le sang; la destruction et le malheur sont sur leur route; ils ne connaissent pas le chemin de la paix; la crainte de Dieu n'est pas devant leurs yeux. Or, nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu » (Romains 3. 9-19).

« Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l'air, de l'esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion. Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres... » (Éphésiens 2. 1-3).
Et tous les hommes sont incapables d’accomplir ce que Dieu leur demande. « Nul ne sera justifié par les œuvres de la loi » (Romains 3. 20 ; Galates 2. 16 ; Éphésiens 2. 9).

« Mais Dieu...nous a aimés » (Éphésiens 2. 4). « Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous (Romains 5. 8 ; « L'amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui. Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu'il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés » (1 Jean 4. 9-10).
L’initiative appartient donc tout entière à Dieu seul. « Il a envoyé son Fils... Il nous a réconciliés... Il a justifié... » « Tout est accompli » : ce cri de Jésus expirant sur la croix met le point final à l’œuvre parfaite de Dieu et de son Fils Jésus.

Est-ce à dire que maintenant tous les êtres humains soient automatiquement sauvés ?
La nouvelle naissance, c’est la nouvelle créature par la foi et cette foi en Christ exige notre participation active... Il est aussi nécessaire de souligner ce côté actif que le côté passif de la nouvelle naissance... La conversion c’est l’aspect actif, volontariste de cet événement.

La Bible parle d’une foi où l’être humain est acteur d’une façon éminente : « Ne crains point, crois seulement » (Marc 5. 36). « Celui qui croit en lui ne sera pas jugé » (Jean 3. 18). « J’ai cru » (2 Corinthiens 4. 13). « Disant au peuple de croire en celui qui venait après lui, c’est-à-dire, en Jésus » (Actes 19. 4). « Ta foi t’a sauvée » (Matthieu 19. 22). « Votre foi est renommée » (Romains 1. 18). « La foi d’Abraham » (Romains 3. 16). « Votre foi » (2 Pierre 1. 5). « Notre foi » (1 Jean 5. 4) »

Dieu ne veut pas ravir à l’être humain sa condition de créature libre qu’Il lui a lui-même donnée. Car l’être humain a une volonté libre que Dieu respecte.

Jésus dit : « Si quelqu’un veut faire la volonté de mon Père... » (Jean 7. 17) et jusqu’à la fin de l’Apocalypse retentit cet appel : « Celui qui veut, qu’il prenne de l’eau de la vie, gratuitement » (Apocalypse 22. 17).
Mais cette volonté possède, hélas aussi, le redoutable pouvoir de dire non à Dieu. « Vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie » (Jean 5. 40).

Tout au long de l’histoire du salut, Dieu demande certaines choses à l'être humain, non pour qu’il accomplisse son salut, mais pour qu’il lui prouve son désir d’être sauvé.
Partout, dans la Bible, nous trouvons des commandements, des conseils, des recommandations. Le Nouveau Testament, à lui seul, contient plus de mille impératifs et plusieurs milliers d’exhortations de formes diverses. Si l’on compte les passages du Nouveau Testament dans lesquels il est question de foi ou dans un sens analogue de repentance, de conversion, d’amour de Dieu, de retour vers Dieu comme réponse de l’homme, on se rend compte que la réciprocité et la correspondance entre l’être humain et Dieu en sont le fondement.

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