divers
Notre devoir après que l'on soit sauvé par Jésus
1) La soumission et l'obéissance :
"Dieu a fait et Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié" (Actes 2. 36).
"Qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre ; et que toute langue confesse (reconnaisse) que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père" (Philippiens 2. 10, 11).
Quand Jésus apparaît à Saul de Tarse, sur le chemin de Damas, Il lui dit : “Je suis Jésus que tu persécutes” et Saul demande : “Que dois-je faire, Seigneur ?” (Actes 9. 6 ; 22. 10). En s’adressant à Jésus comme Seigneur au moment de sa conversion, Saul reconnaît Son autorité et s’abandonne à celle-ci; il manifeste ainsi sa soumission à Jésus comme son Seigneur et Maître, et son empressement à Lui obéir et à Le servir.
Voici l’essentiel du christianisme : renoncer à soi-même, s’abandonner à Jésus-Christ comme son Seigneur et Sauveur, Lui être soumis et Lui obéir. Le nom de “chrétien” désigne celui qui est devenu un disciple de Christ et qui Le suit. L’obéissance et la soumission à Christ, c’est précisément ce qui accompagne le salut et devrait se voir chez quiconque se dit chrétien.
Nous ne devons pas seulement recevoir Christ comme notre Sauveur qui nous a délivrés du châtiment éternel de nos péchés ; nous devons aussi L’accepter comme notre Seigneur. Y avons-nous pensé ? Celui qui est notre Sauveur est aussi Celui auquel Dieu a donné la place de Seigneur : “Lui (Jésus) est Seigneur de tous” (Actes 10. 36). Nous nous approprions Christ comme Sauveur et nous recevons tous les bénéfices résultant pour nous de son œuvre à la croix ; mais il n’est pas juste de négliger ensuite de nous soumettre à Lui comme Seigneur et Maître pour Lui obéir fidèlement.
Nous soumettre à Jésus comme à notre Seigneur signifie reconnaître sur nous Ses droits et Son autorité, Lui céder notre volonté, nous appliquer “avec ardeur à Lui être agréables” (2 Corinthiens 5. 9), et à Le servir. Les paroles du Seigneur Jésus démontrent cela sans équivoque : “Pourquoi m’appelez-vous : Seigneur, Seigneur, et ne faites-vous pas ce que je dis ?” (Luc 6. 46). Jésus s’attend à ce que nous fassions ce qu’Il désire et ses désirs sont clairement formulés dans la Bible.
2) Servir le Seigneur :
"Jésus leur dit encore :… Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie" (Jean 20. 21).
Reconnaître Jésus comme notre Seigneur et Maître signifie Le servir et faire ce qu’Il nous demande, ce qui Lui plaît. Un des traits caractéristiques de ceux qui possèdent le salut par la foi en Christ, il faut le souligner, c’est de servir le Seigneur. Dans la parabole de Marc 13. 34-37, le Seigneur Jésus montre à ses disciples qu’Il retourne au Ciel ; Il laisse ses intérêts entre nos mains et Il s’attend à ce que chacun et chacune fasse ce qu’Il lui a confié jusqu’à ce qu’Il revienne.
Après avoir appelé Simon et André, Jésus leur dit : “Venez, suivez-moi, et je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes” (Marc 1. 17). Il ne leur demande pas de l’accompagner passivement, mais de travailler pour Lui ; ils doivent devenir “pêcheurs d'hommes”, c’est-à-dire aller à la recherche des âmes perdues. Immédiatement après sa conversion, Paul “se mit à prêcher Jésus dans les synagogues” (Actes 9. 20). Les nouveaux convertis de Thessalonique étaient caractérisés par leur “travail d’amour” pour Christ : ils s’étaient détournés des idoles “pour servir le Dieu vivant et vrai” (1 Thessaloniciens 1. 3, 9).
Ainsi, Dieu attend, de ceux qui ont accepté le salut offert par son Fils Jésus, qu’ils travaillent pour Lui. Alors travaillons-nous pour Dieu seul, pour Jésus seul ? Vivons-nous sur la terre en cherchant Ses intérêts, ou nous servons-nous nous-mêmes ? Dieu ne nous a pas sauvés simplement pour que nous soyons à l’aise avec notre passeport pour le Ciel, autrement Il nous aurait pris dans la gloire dès que nous étions sauvés.
Cherchons donc à être occupés à servir le Seigneur. Ainsi nous serons gardés des tentations et de faire des choses qui ne lui plaisent pas. La joie de servir le Seigneur fortifiera nos âmes et nous élèvera au-dessus des attraits de ce monde ainsi que des convoitises de la chair. Comment ? Parce que nous jouirons de choses infiniment meilleures !
Servir Jésus, vivre en paix avec Lui, répondre à ses bienfaits,
Dépendre en tout de Lui, L'aimer,
Proclamer ses vertus,
Suivre son étendard, c'est notre part.
3) L'amour pour le Seigneur
Le Salut en Jésus-Christ n’est pas seulement reçu par l’intelligence, mais aussi par le cœur. Il provient d’une Personne vivante, divine qui est Jésus-Christ le Fils de Dieu. Par sa mort sur la croix, sa résurrection et son parfait Amour, Jésus a saisi notre cœur pour toujours. Maintenant, son Amour est “versé dans nos cœurs par l’Esprit Saint” (Romains 5. 5), et il suscite la réponse de notre amour pour lui. Cela commence lorsqu’on est véritablement né de nouveau.
Pour présenter le lien d’amour existant entre Christ et celui qui a accepté son salut, la Bible emploie l'image de la relation terrestre la plus élevée et la plus intime : celle d'un époux et de son épouse. Tout homme sauvé est présenté comme fiancé à Christ (2 Corinthiens 11. 2). De même que le cœur plein d’affection d’une jeune fiancée bat pour son bien-aimé, celui de tout croyant en Jésus brûle pour Christ ; avec un amour ardent, il attend le jour des noces pour être avec Lui. Or, ce qui est vrai dans le domaine des relations terrestres l’est bien davantage pour ceux qui se savent aimés du Seigneur Jésus Christ. La nouvelle nature désire ardemment être pour toujours avec lui. C’est pourquoi “l’Esprit et l'Épouse disent : Viens… Amen; viens, Seigneur Jésus !” (Apocalypse 22. 17, 20).
Une affection ardente pour le Seigneur Jésus et le désir de son Glorieux Retour font certainement partie des choses qui accompagnent le salut. Elles sont liées au cœur de toute personne née de nouveau et devraient être manifestées par tous ceux qui professent posséder le Salut en Christ et aimer Jésus, le Sauveur merveilleux.
Ô Seigneur Jésus, même dans la nuit sombre, nos désirs volent vers toi;
Nous goûtons les biens sans nombre dont se nourrit notre foi.
Ta tendre miséricorde nous entoure à chaque pas,
Notre cœur ému déborde…
Par la foi, ton Épouse, montant plus haut que les cieux,
Contemple et acclame son Rédempteur glorieux.
Dans l’extase elle t’adore, et désire ton Retour :
Ayant le bonheur d’être avec Toi pour toujours.
Jésus-Christ est notre Paix
"Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions ; il a voulu créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix, et les réconcilier avec Dieu l’un et l’autre en un seul corps, par la croix, en détruisant par elle l’inimitié. Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient près" (Éphésiens 2. 14-17).
Jésus seul est notre paix (voir Ésaïe 9. 6), personne et rien d’autre. Les lois, les ordonnances, les cérémonies, les sacrifices et les bonnes œuvres ne pouvaient faire pour ramener la paix entre les êtres humains et Dieu, mais Jésus l’a fait. Ces choses ne pouvaient mettre l’harmonie ni entre les êtres humains et Dieu, ni entre les êtres humains eux-mêmes. Mais par son sacrifice à la croix, Jésus a accompli les deux.
Tout comme le péché est la cause de tous les conflits et de toutes les divisions, le péché est aussi l’ennemi de la paix et de l’harmonie. L’impossibilité de la paix fait partie intégrante de la méchanceté. Le péché est la cause fondamentale de l’égoïsme, et l’égoïsme est une cause fondamentale de désunion. le constat est que l'être humain ne peut pas toujours avoir ce qu'il veut sans empiéter sur ce que quelqu’un d’autre veut ou sur ce dont il a besoin. Il ne peut pas toujours en faire à sa tête sans empêcher quelqu’un d’en faire à la sienne.
Jacques dit : « D’où viennent les luttes, et d’où viennent les querelles parmi vous ? N’est-ce pas de vos passions qui combattent dans vos membres ? Vous convoitez et vous ne possédez pas ; vous êtes meurtriers et envieux, et vous ne pouvez pas obtenir ; vous avez des querelles et des luttes, et vous ne possédez pas, parce que vous ne demandez pas. Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions » (Jacques 4. 1-3).
La paix ne vient que lorsque le moi meurt, et la seule place où il meurt vraiment est au pied de la croix. Paul dit : « J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi » (Galates 2. 20).
Jésus-Christ est venu sur cette terre comme un bébé, et par son sacrifice sur la croix, Il est devenu la paix de ceux qui croient en Lui. Sa paix n’est pas passagère, mais permanente. Des deux groupes, les Juifs (ceux qui étaient « près ») et les non-Juifs (ceux qui étaient « loin ») il n’en a fait qu’un, et Il […] a renversé le mur de séparation (Voir Éphésiens 2. 14).
En Jésus-Christ, un Juif n’est plus différent d’un non-Juif du point de vue religieux. En fait, depuis l’an 70, lorsque le temple a été détruit, il n’y a plus de véritable religion juive. L’endroit réservé aux sacrifices a disparu, mais aussi les registres généalogiques qui permettaient de savoir qui était de la lignée des sacrificateurs. Et de la même manière, en Christ, un non-Juif n’est plus différent en ce qui concerne sa condition spirituelle. Son paganisme est parti, son incrédulité est partie, son désespoir est enlevé et son impiété a disparu.
Aussi pour ceux qui sont en Christ, la seule identité qui compte est le fait d’être en Jésus. Il n’y a pas un christianisme juif et un autre non juif, un noir et un blanc, un masculin et un féminin, un de gens libres et un d’esclaves. Il n’y a que le Christianisme. Notre seul Seigneur n’a qu’une seule Église.
L’expression le mur de séparation est un rappel de la séparation qui existe entre le parvis des non-Juifs et le reste du temple. Entre ce parvis et celui réservé aux Juifs, il y a un écriteau sur lequel est écrit : « Aucun non-Juif ne peut pénétrer au-delà de la barricade qui entoure le sanctuaire et son enceinte. Celui qui le fait sera lui-même responsable de sa mort ». Cette barrière visible symbolise bien la barrière d’hostilité et de haine qui sépare également les deux groupes. Comme nous le voyons dans le livre des Actes, même un Juif qui ferait pénétrer un non-Juif dans la partie réservée du temple risque sa vie. Bien que Paul n’ait pas fait ça, certains Juifs d’Asie l’ont accusé d’avoir amené Trophime, un non-Juif d’Éphèse, dans le temple. Les Juifs auraient tué Paul s’il n’avait pas été sauvé par les soldats romains (Actes 21. 27-32).
C’est Dieu qui a originellement séparé les Juifs des non-Juifs (voir Ésaïe 5. 1-7 ; Matthieu 21. 33) dans le but de racheter les deux groupes, pas seulement les Juifs. Dieu a établi le parvis des non-Juifs dans le temple dans le but exprès de gagner les non-Juifs à Lui. Ce lieu devait être consacré à l’évangélisation des non-Juifs par les Juifs, c’était un endroit pour faire des prosélytes au judaïsme et les amener « près ». C’est l’enceinte, cependant, que du temps de Jésus les dirigeants juifs utilisaient comme « une caverne de voleurs » (Marc 11. 17) plutôt que comme un lieu de témoignage.
Christ a, pour toujours, renversé (le temps aoriste qui est là en grec indique une action terminée) tous les murs de séparation lorsqu’il a renversé l’inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions. Lorsque Jésus est mort à la croix, Il a aboli toutes les barrières qui existaient entre l’être humain et Dieu et entre les êtres humains. La plus grande barrière qui existait entre les Juifs et les non-Juifs était la loi cérémonielle, la loi des ordonnances dans ses prescriptions. Christ a anéanti les fêtes, les sacrifices, les offrandes, les lois de propreté et de purification, et toutes les autres ordonnances extérieures distinctives servant à séparer Israël des nations.
Les mots dans ses prescriptions montrent clairement qu’il n’est pas question de l’abolition de la loi morale de Dieu. Sa loi morale reflète la sainteté de sa nature et ne peut donc jamais changer (voir Matthieu 5. 17-19). C’est là la loi qui, pour les Juifs, est résumée dans les Dix Commandements, qui pour tous les êtres humains est écrite dans leur cœur (Romains 2. 15), et qui doit encore être respectée (Matthieu 22. 37-40 ; Romains 13. 8-10). Jésus a résumé encore plus la loi morale de Dieu, lorsqu’Il a dit : « Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres » (Jean 13. 34). Les Dix commandements, comme toutes les lois morales de Dieu, ne sont que l’amour structuré et appliqué qu’il demande encore (Jacques 2. 8).
Toutes les prescriptions cérémonielles qui distinguaient et séparaient les Juifs des non-Juifs ont été anéanties. Avant Christ, ces groupes ne pouvaient pas manger ensemble à cause des restrictions alimentaires, des purifications et de la contamination cérémonielle. Maintenant, ils peuvent manger n’importe quoi avec n’importe qui. Un non-Juif ne pouvait pas rendre pleinement un culte dans le temple juif, et un Juif ne voulait pas rendre un culte dans un temple païen. En Christ, ils adorent maintenant ensemble, et n’ont besoin ni de temple ni d’autre endroit à sanctifier. Christ a anéanti toutes les distinctions et les exigences cérémonielles (voir Actes 10. 9-16 ; 11. 17, 18 ; Colossiens 2. 16-17) car Jésus a voulu créer en Lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix. Le point central est encore en lui-même, exprimant ainsi la nouvelle unité qui se produit lorsque les êtres humains sont unis dans la Personne du Seigneur Jésus-Christ.
Le terme kainos (nouveau) ne désigne pas ici quelque chose de récemment terminé, comme une nouvelle voiture qui quitte la chaîne de montage — une parmi beaucoup d’autres semblables. Ce nouveau exprime une différence en sorte et en qualité, un modèle complètement nouveau, différent de tout ce qui a existé jusque là. Quelqu’un de nouveau en Christ n’est pas simplement un Juif ou un non-Juif qui est aussi chrétien. Il n’est plus ni juif ni non juif, il est seulement chrétien. Toute autre caractéristique appartient à « autrefois ». Paul résume bien les choses, lorsqu’il dit : « Il n’y a aucune différence, en effet, entre le Juif et le Grec, puisqu’ils ont tous un même Seigneur, qui est riche pour tous ceux qui l’invoquent. Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé » (Romains 10. 12, 13).
Lorsque Jésus-Christ a renversé le mur de séparation, l’inimitié […] par sa chair, il a déplacé la clôture afin de créer en Lui-même avec les deux un seul homme nouveau. Personne qui vient à lui n’est exclu, et personne qui est inclus n’est spirituellement différent des autres. Les mots par sa chair pointent directement vers la mort de Jésus sur la croix, mort par laquelle Il a annulé, rendu sans effet et invalidé (anéanti, katargeô) la querelle, la discorde, la séparation (l’inimitié, echthra), en établissant la paix, comme l’indiquait le verset 14.
Les mots réconcilier avec Dieu l’un et l’autre en un seul corps, par la croix démontrent que non seulement Juifs et non-Juifs sont rapprochés l’un de l’autre, mais qu’ensemble ils sont rapprochés de Dieu. La réconciliation de l’un avec l’autre est inséparable de la réconciliation avec Dieu. Alors que l’un et l’autre sont amenés à Dieu, ils sont amenés l’un vers l’autre. La mort de Christ a parfaitement accompli ce que Dieu voulait : amener les êtres humains à Lui. Le verset 13 pointe vers le sang de Christ, le verset 15 vers la chair du Sauveur expirant, et maintenant le verset 16 mentionne précisément l’endroit (la croix) où le sang de Christ a été répandu et sa chair mise à mort. Comment la croix a-t-elle accompli une telle réconciliation ? Christ a [détruit] par elle l’inimitié qui existait entre les hommes et Dieu (voir Romains 5. 1, 10).
L’hostilité entre les êtres humains et Dieu a été anéantie par le sacrifice de Christ. C’est Jésus qui a subi la peine judiciaire imposée par Dieu pour le péché. Il a payé par sa mort sur la croix ce que Dieu exigeait et a ainsi satisfait à la Justice divine (voir 2 Corinthiens 5. 20). Il est « devenu malédiction » pour les pécheurs (Galates 3. 13) et a procuré la réconciliation du pécheur croyant avec Dieu et avec tous les autres pécheurs repentants, sans égard à la race.
Le verbe grec réconcilier (apokatallassô) est riche de sens. Il exprime l’idée de faire passer de l’hostilité à l’amitié. L’utilisation (en grec) de deux prépositions comme double préfixe (apo et kata) exprime la totalité de cette réconciliation (voir Colossiens 1. 19-23).
L’homme ne peut même pas se réconcilier avec ses semblables, encore moins le peut-il avec Dieu. « Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. À plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère. Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie » (Romains 5. 8-10). Sans Christ, nous sommes tous sans force, pécheurs et ennemis de Dieu. Comme Paul le dit dans une autre épître : « Car Dieu a voulu faire habiter toute plénitude en lui ; il a voulu par lui tout réconcilier avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de la croix » (Colossiens 1. 19, 20). La croix qui a causé la mort de Jésus a aussi causé celle de l’hostilité entre l’être humain et Dieu. Sa mort a été la mort de l’animosité. La croix est le remède de Dieu à la judaïsation, la discrimination raciale, la ségrégation, l’apartheid, l’anti-sémitisme, le sectarisme, la guerre et toutes les autres causes et conséquences des querelles humaines. C’est là le grand mystère d’Éphésiens 3. 6 : « les païens sont cohéritiers, forment un même corps, et participent à la même promesse en Jésus-Christ par l’Évangile ».
La miséricorde de Dieu
La miséricorde est un aspect de l'amour divin qui vient au secours du misérable. La miséricorde de Dieu s'exerce envers l'être humain pécheur et se poursuit à l'égard des enfants de Dieu. C'est grâce aux entrailles de miséricorde de notre Dieu que le soleil levant nous a visités (Luc 1 : 78), car Dieu est riche en miséricorde (Éphésiens 2 : 4). Sauvés par sa propre miséricorde, nous sommes amenés à Le bénir pour sa grande miséricorde (Tite 3 : 5 ; 1 Pierre 1 : 3).
Le vrai croyant en Jésus-Christ, lui aussi, a besoin de la vigilance du seul vrai Dieu, Celui qui est le « Père des miséricordes » (2 Corinthiens 1 : 3). Notre état attire la miséricorde divine qui nous vient en aide, nous avertit, s'intéresse à tous les détails de notre vie. Elle est nécessaire à tout enfant de Dieu.
« Vases de colère que nous étions autrefois, Dieu en a donc fait des vases de miséricorde » (Romains 9 : 23). Soutenus dans le temps présent par l'activité de notre miséricordieux souverain sacrificateur (Hébreux 2 : 17), nous attendons encore « la miséricorde de notre Seigneur Jésus-Christ pour la vie éternelle » (Jude 1 : 21). Cela en sera l'ultime manifestation : notre introduction dans la vie éternelle, lorsque notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ viendra nous chercher.
Dans cette attente nous avons nous-mêmes à réaliser de tels sentiments. Le Seigneur, lors du discours sur la montagne, n'a-t-il pas dit : Soyez miséricordieux, comme aussi votre Père est miséricordieux » (Luc 6 : 36) ? Et l'apôtre ne nous exhorte-t-il pas à nous revêtir tout d'abord d'entrailles de miséricorde (Colossiens 3 : 12) ? C'est là en effet l'un des fruits de la sagesse d'en haut : elle est pleine de miséricorde (Jacques 3 : 17).
Qu'est-ce-que "se repentir" ?
Le péché est le problème fondamental de l’Homme. La Bible nous montre comment nous devons le traiter : avec la plus grande fermeté.
En regardant la vie d’hommes comme le Roi David, Dieu nous rappelle que nous ne sommes pas fondamentalement bon, mais corrompus. David était un homme extraordinaire et pourtant il commit de terribles crimes. La grande vérité du Psaume 51, est que la repentance est le moyen que Dieu utilise pour transformer notre vision du pêché : Nous pouvons nous repentir car nous sommes au bénéfice de sa grâce (1 Jean 1. 9).
Nous pouvons être purifié parce que Jésus a porté notre souillure. Nous pouvons être délivré de nos péchés parce que Jésus a versé son sang pour nous. Dieu détourne son regard de notre péché parce qu’Il le tourne vers Christ qui l’a porté pour nous à la croix.
Se repentir, c’est reconnaître l’ampleur de notre pêché et reconnaitre notre culpabilité :
David décrit son péché en disant : "Je reconnais mes transgressions et mon péché est constamment devant moi" (Psaumes 51. 5).
David est obsédé par ses torts et par sa culpabilité. Le péché nous blesse dans notre conscience, crée en nous un trou béant. Le péché est une anomalie. Dieu, dans sa grâce, permet qu’il ait pour nos péchés des conséquences dramatiques pour que nous comprenions sa Sainteté et notre état de faillite morale.
Se repentir, c’est reconnaitre l’offense qui est faite à Dieu :
"J’ai péché contre toi seul, j’ai fait ce qui et mal à tes yeux en sorte que tu seras juste dans ta sentence, sans reproche dans ton jugement" (Psaumes 51. 6).
Avant toute autre chose, le péché est une transgression de la Loi de Dieu. Le péché est donc premièrement une attaque envers Dieu. Le péché est le contraire de tout ce qui est bon dans le caractère de Dieu, et tout comme Dieu prend nécessairement et éternellement plaisir en Lui-même et en tous ses attributs, Dieu hait totalement et éternellement le péché.
Se repentir, c’est reconnaitre notre nature de pécheur :
"Voici je suis né dans l’iniquité et ma mère m’a conçue dans le péché" (Psaumes 51. 7). Le péché est transmis à toute l’humanité qui est en Adam (Romains 5. 12-21). Adam était notre représentant devant Dieu et lorsqu’il a chuté, il a fait entrer le péché dans le monde et donc en nous. Ce n’est donc pas parce qu’on pèche que l’on devient pécheur devant Dieu, mais parce qu’on l’on nait pécheur que naturellement on n’est incapable de ne pas pécher. Lire Romains 7. 14-20.
David comprend déjà que nous héritons de cette nature qui, avant même notre naissance, fait de nous des pécheurs. David est certes dévasté par ses actes, mais sa tristesse vient d’un constat encore plus fort : ses actes ne sont que les symptômes d’un mal bien plus grand et bien plus grave : il est par nature pécheur.
Se repentir, c’est reconnaitre la puissance du péché en nous :
Comment est-il possible qu’un homme si droit que David ait pu en arriver jusque là ? Il a fallu que Dieu le confronte par la bouche du prophète : « tu es cet homme-là ». (2 Samuel 12. 13).
Voilà le drame : le péché est capable d’obscurcir notre conscience au point d’anesthésier notre culpabilité. Et nous-nous lançons dans toutes sortes de raisonnements d’auto-justification perverse.
Se repentir, c’est vouloir être sauvé de son pêché pas simplement de ses conséquences :
Tout au long de Psaumes 51, David dit : Ô Dieu ! aie pitié de moi dans ta bonté; Selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions… Lave-moi complètement de mon iniquité, purifie-moi de mon péché… Purifie-moi ; Lave-moi, et je serai plus blanc que la neige… Détourne ton regard de mes péchés, Efface toutes mes iniquités… Ne me rejette pas loin de ta face, Ne me retire pas ton esprit saint… Délivre-moi du sang versé… »
David nous enseigne que la repentance c’est vouloir être sauvé de son péché, pas simplement de ses conséquences préjudiciables.
Se repentir, c’est vouloir être sauvé de tous nos péchés, pas simplement de ceux qui nous gênent :
Si nous haïssons le péché en tant que péché, nous devrions être attentifs à tout ce qui attriste l’Esprit de Dieu et pas seulement ce qui nous attriste nous ! Pensons-nous que Dieu va nous aider si nous ne faisons que rechercher hypocritement notre bien-être en cherchant à éliminer l’angoisse où nous plonge notre péché ? Pensons-nous que l’Esprit-Saint va soutenir notre esprit dans son hypocrisie et sa duplicité ? Pensons-nous qu’Il va nous délivrer de ce péché sachant que nous allons en commettre un autre, par lequel Il sera de nouveau attristé ?
Nous ne devons pas lutter uniquement contre ce qui nous attriste, mais contre tout ce qui, en nous, attriste Dieu. L’œuvre de Dieu c’est que nous parvenions à une obéissance totale, et pas seulement à vaincre une convoitise. Quand nous haïssons seulement les péchés qui ont des retombées négatives dans notre vie, nous ne faisons que montrer que nous méprisons les meurtrissures qu’ils ont infligés à Christ. Si nous ne voulons pas livrer une guerre au pêché dans notre vie, c’est que nous ne voulons pas de Dieu dans notre vie. Ces deux désirs ne peuvent cohabiter en paix en nous.
Se repentir, c’est demander un changement qu’on ne peut produire nous même :
"O Dieu ! Crée en moi un coeur pur, Renouvelle en moi un esprit bien disposé… Rends-moi la joie de ton salut, Et qu’un esprit de bonne volonté me soutienne !" (Psaume 51. 12, 14)
Quelle message libérateur pour nous ! Non seulement Dieu pardonne mais Il crée Lui-même en nous ce qu’Il veut voir. Dieu est la source de notre salut et la source de notre transformation. C’est la garantie pour nous que Dieu produit son oeuvre divine par la puissance de son Esprit ! Sans lui, nous ne pouvons rien faire (Jean 15. 1-14). La repentance ne vise pas simplement le pardon de Dieu mais notre restauration en vue de l’adoration. Dieu nous sauve et nous pardonne pour que l'on puisse l'adorer.
Le cœur de la vie chrétienne n’est pas la recherche simplement de l’abstinence du péché, mais c’est vivre pour glorifier Dieu. La grâce est le moyen que Dieu utilise pour montrer sa gloire.
La repentance, c’est un mode de vie par le Saint-Esprit :
"Demandons à Dieu nous donner par son Esprit d’affectionner les choses de l’Esprit et de faire mourir par lui vos désirs charnels" (Romains 8. 5-13). Demandons à Dieu qu’Il nous permette de traiter le pêché jusqu’à sa racine. Que le Saint-Esprit nous donne le dégout du pêché pour ce qu’il est. Qu’il transforme nos pensées, nos désirs et nos valeurs. Soyons prêt à faire des choix radicaux.
Le nouveau ciel et la nouvelle terre
La vie présente résonne dans l’éternité. Il y a relation entre l’Évangile et les nouveaux cieux et la nouvelle terre. La Bonne Nouvelle de la mort sacrificielle et de la glorieuse résurrection de Christ a des ramifications éternelles pour le destin de chaque être humain. Votre réponse à ce message – que ce soit par une humble confiance ou par une incrédulité défiante – sera votre point de basculement entre une béatitude sans limites au-delà de vos rêves les plus fous ou un tourment implacable au-delà de vos pires cauchemars.
Le Dieu Vivant, Souverain sur chaque atome de son Univers et sur chaque nanoseconde de son histoire, dirige le cosmos vers une consommation qui montrera la Majesté de sa sagesse, de sa puissance, de sa justice et de sa miséricorde à toute créature où qu’elle se trouve. Le ciel et la terre actuels, souillés par le péché humain et la malédiction qu’il engendre, « vieilliront » et « seront remplacés » (Hébreux 1. 11-12), ébranlés et puis disparaîtront (Hébreux 12. 26-27). On ne pourra plus trouver « la place » du premier ciel et de la première terre. Au contraire, à leur place, un nouveau ciel et une nouvelle terre apparaîtront (Apocalypse 20. 11 ; 21. 1).
Cette promesse est aussi ancienne que la prophétie d’Ésaïe : « En effet, je crée un nouveau ciel et une nouvelle terre. On ne se souviendra plus des premiers événements, ils ne viendront plus à l’esprit » (Ésaïe 65. 17-18 ; voir Ésaïe 66. 22-23). L’apôtre Pierre affirme que la justice habitera le nouveau ciel et la nouvelle terre que nous attendons avec espérance (2 Pierre 3. 13). Paul ajoute que toute la création, maintenant soumise à la vanité et à la décadence, se joint aux enfants de Dieu pour aspirer à la libération de sa « servitude de la corruption » lors de notre résurrection (Romains 8. 19-22).
Comment décrire les nouveaux cieux et la nouvelle terre ? Pour décrire le cosmos à venir, nous pouvons dire que les misères qui causent aujourd’hui tant de dégâts et de détresse auront disparu : le deuil, la douleur, la mort – aucun reste de malédiction ne subsistera (Apocalypse 21. 4 ; 22. 3). Il est plus difficile de dépeindre de manière positive ce que sera un monde purgé de la méchanceté et du malheur. Les prophètes et les apôtres poussent le langage jusqu’à ses limites pour offrir des aperçus de réalités glorieuses qui dépassent notre expérience. Nous pouvons dire que la résurrection de Jésus est les prémices de la nouvelle création consommée, de sorte que son corps glorieux ressuscité préfigure la résurrection qui attend son peuple (1 Corinthiens 15. 20-22 ; Philippiens 3. 21). Après sa résurrection, Jésus pouvait manger et être touché (Luc 24. 39-43), aussi la matérialité de son corps nous amène à penser que le tableau peint dans le livre de l’Apocalypse – l’arbre de la vie aux feuilles curatives et à la fécondité incessante, par exemple (Apocalypse 22. 1-5) – n’est pas entièrement symbolique. Nous pouvons au moins dire que notre foyer ultime n’est pas éthérique et immatériel, mais une solide réaffirmation du dessein originel du Créateur, car Il a déclaré le premier ciel et la première terre « très bons » (Genèse 1. 31).
La Parole de Dieu en dit assez sur le nouveau ciel et la nouvelle terre pour nous faire comprendre l’urgence de la question : « Comment pouvons-nous accéder à cette patrie promise de pur plaisir en présence de Dieu ? » Cette question nous amène à l’Évangile. Les nouveaux cieux et la nouvelle terre seront peuplés par les « serviteurs » de Dieu (Apocalypse 22. 3-5), qui se sont accrochés à la Parole de Dieu et ont confessé Jésus (Apocalypse 1. 2, 9 ; 20. 4). Ils ont été rachetés par le sang de l’Agneau, et leurs noms sont écrits dans Son Livre de Vie (Apocalypse 12. 11 ; 20. 12, 15 ; 21. 27).
Pourtant, les visions de l’Apocalypse soulignent l’importance cruciale de l’Évangile d’un autre point de vue, qui donne à réfléchir. Ceux dont le nom ne figure pas dans le livre de l’Agneau seront jugés par leurs propres actions tout au long de leur vie. Sans la couverture du sang expiatoire de l’Agneau, ils seront exposés à la juste colère de Dieu, condamnés et « jetés dans l’étang de feu », la seconde mort (Apocalypse 20. 13-15). Leurs âmes seront réunies avec les corps dans lesquels ils ont accompli leur rébellion, et dans ce lac de feu, ils connaîtront non seulement une angoisse physique incessante, mais aussi une privation totale de soulagement mental et spirituel. Jésus lui-même a parlé de ce terrible destin éternel qui attend les rebelles, un lieu « où le ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas » (Marc 9. 43-48 ; Ésaïe 66. 24).
La perspective d’un malheur incessant, garanti par la justice inébranlable de Dieu en Enfer, vous fait-elle peur ? Elle devrait. Le temps est venu de faire confiance à l’Agneau et à son sang rédempteur.
Les délices à venir dans le nouveau ciel et la nouvelle terre aiguisent-ils les désirs de votre cœur ? Ils le devraient. Le temps est venu de faire confiance à l’Agneau et à son sang rédempteur. La vie présente résonne vraiment dans l’éternité
Le passage d'un camp à un autre
« Repentez-vous » (Matthieu 3. 2 ; Matthieu 4. 17 ; Actes 2. 38). « Si vous ne vous convertissez, vous n’entrerez pas dans le royaume de Dieu » (Matthieu 18. 3). « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle » (Jean 3. 36). « Si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu (Jean 3. 3).
D’après l’enseignement de Jésus et des apôtres, l’humanité se trouve partagée en deux camps opposés.
Par Jésus-Christ – et en Lui – Dieu appelle les êtres humains « hors du monde », il les invite à passer du camp des « enfants de ce siècle » à celui des « enfants de Dieu », de la génération de « ceux qui sont perdus » au peuple de « ceux qui sont sauvés ».
Comment se fait ce passage de la frontière ? En d’autres termes : que faut-il faire pour être sauvé ?
Dans le christianisme même, les réponses diffèrent d’une confession à l’autre ; pour les uns, on est sauvé par le baptême, d’autres y ajoutent l’obéissance aux commandements de Dieu et de l’Église ; les « chrétiens évangéliques » insistent sur la nécessité d’une conversion personnelle.
Que dit l’Écriture ?
La tendance naturelle de l’être humain est de « faire son salut ». Toutes les religions en témoignent. La Bible s’oppose radicalement à cette prétention humaine : l’être humain, nous affirme-t-elle, ne peut rien faire pour mériter le vie éternelle : tous sont pécheurs : « Qu'est-ce que l'homme, pour qu'il soit pur ? Celui qui est né de la femme peut-il être juste ? Si Dieu n'a pas confiance en ses saints, si les cieux ne sont pas purs devant lui, combien moins l'être abominable et pervers, l'homme qui boit l'iniquité comme l'eau ! » Job 15. 14-16 ; « Non, il n'y a sur la terre point d'homme juste qui fasse le bien et qui ne pèche jamais » Ecclésiaste 7. 20.
« Quoi donc ! sommes-nous plus excellents ? Nullement. Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l'empire du péché, selon qu'il est écrit: il n'y a point de juste, pas même un seul; nul n'est intelligent, nul ne cherche Dieu; tous sont égarés, tous sont pervertis; il n'en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul; leur gosier est un sépulcre ouvert; ils se servent de leurs langues pour tromper; ils ont sous leurs lèvres un venin d'aspic; leur bouche est pleine de malédiction et d'amertume; ils ont les pieds légers pour répandre le sang; la destruction et le malheur sont sur leur route; ils ne connaissent pas le chemin de la paix; la crainte de Dieu n'est pas devant leurs yeux. Or, nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu » (Romains 3. 9-19).
« Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l'air, de l'esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion. Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres... » (Éphésiens 2. 1-3).
Et tous les hommes sont incapables d’accomplir ce que Dieu leur demande. « Nul ne sera justifié par les œuvres de la loi » (Romains 3. 20 ; Galates 2. 16 ; Éphésiens 2. 9).
« Mais Dieu...nous a aimés » (Éphésiens 2. 4). « Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous (Romains 5. 8 ; « L'amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui. Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu'il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés » (1 Jean 4. 9-10).
L’initiative appartient donc tout entière à Dieu seul. « Il a envoyé son Fils... Il nous a réconciliés... Il a justifié... » « Tout est accompli » : ce cri de Jésus expirant sur la croix met le point final à l’œuvre parfaite de Dieu et de son Fils Jésus.
Est-ce à dire que maintenant tous les êtres humains soient automatiquement sauvés ?
La nouvelle naissance, c’est la nouvelle créature par la foi et cette foi en Christ exige notre participation active... Il est aussi nécessaire de souligner ce côté actif que le côté passif de la nouvelle naissance... La conversion c’est l’aspect actif, volontariste de cet événement.
La Bible parle d’une foi où l’être humain est acteur d’une façon éminente : « Ne crains point, crois seulement » (Marc 5. 36). « Celui qui croit en lui ne sera pas jugé » (Jean 3. 18). « J’ai cru » (2 Corinthiens 4. 13). « Disant au peuple de croire en celui qui venait après lui, c’est-à-dire, en Jésus » (Actes 19. 4). « Ta foi t’a sauvée » (Matthieu 19. 22). « Votre foi est renommée » (Romains 1. 18). « La foi d’Abraham » (Romains 3. 16). « Votre foi » (2 Pierre 1. 5). « Notre foi » (1 Jean 5. 4) »
Dieu ne veut pas ravir à l’être humain sa condition de créature libre qu’Il lui a lui-même donnée. Car l’être humain a une volonté libre que Dieu respecte.
Jésus dit : « Si quelqu’un veut faire la volonté de mon Père... » (Jean 7. 17) et jusqu’à la fin de l’Apocalypse retentit cet appel : « Celui qui veut, qu’il prenne de l’eau de la vie, gratuitement » (Apocalypse 22. 17).
Mais cette volonté possède, hélas aussi, le redoutable pouvoir de dire non à Dieu. « Vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie » (Jean 5. 40).
Tout au long de l’histoire du salut, Dieu demande certaines choses à l'être humain, non pour qu’il accomplisse son salut, mais pour qu’il lui prouve son désir d’être sauvé.
Partout, dans la Bible, nous trouvons des commandements, des conseils, des recommandations. Le Nouveau Testament, à lui seul, contient plus de mille impératifs et plusieurs milliers d’exhortations de formes diverses. Si l’on compte les passages du Nouveau Testament dans lesquels il est question de foi ou dans un sens analogue de repentance, de conversion, d’amour de Dieu, de retour vers Dieu comme réponse de l’homme, on se rend compte que la réciprocité et la correspondance entre l’être humain et Dieu en sont le fondement.
Dieu est Saint
Nous avons tous une idée plus ou moins bien définie, de ce qu’est la sainteté. DIEU EST SAINT, absolument SAINT. Cette vérité est la vérité fondamentale de la Bible, de la religion juive et de la religion chrétienne. Dieu dit lui-même dans la Bible : « Ainsi parle le Très-Haut, dont la demeure est éternelle et dont le Nom est Saint : j’habite dans les lieux élevés et dans la sainteté » (Ésaïe 57. 15).
Le prophète Ésaïe, parle dans l’Ancien Testament, la première partie de la Bible, des séraphins qui se tiennent devant le Trône de Dieu et qui crient l’un à l’autre : « Saint, Saint est l’Éternel des armées ! Toute la terre est remplie de sa gloire ! » (Ésaïe 6. 3).
Savez-vous que Dieu est appelé le SAINT D’ISRAËL environ 30 fois dans ce livre du prophète Ésaïe, et qu’Il est appelé ainsi également dans d’autres livres bibliques comme Jérémie, Ézéchiel, et ailleurs encore.
Dans le Nouveau Testament, Jésus, Dieu le Fils, est également appelé le SAINT. Quant à la troisième personne de la Trinité, elle est constamment appelée le SAINT-ESPRIT.
La Sainteté est l’essence même de la nature morale de Dieu.
Que veut dire le mot « SAINT » ? Il signifie : libre de toute souillure, pur. « DIEU EST SAINT » veut dire « Dieu est absolument pur ». C’est exactement ce qu’a déclaré l’un des apôtres du Christ, Jean, dans l’une de ses épîtres : « La nouvelle que nous avons apprise de lui et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière et qu’il n’y a point en lui de ténèbres » (1 Jean 1. 5).
Comment la Sainteté de Dieu se manifeste-t-elle ? Vous ne serez pas étonnés si je vous dis que le DIEU SAINT ne peut aimer le mal et que, par conséquent, la Sainteté de Dieu va se manifester par la haine du péché et de toute souillure morale. Un homme de la Bible disait à Dieu : « Tes yeux sont trop purs pour voir le mal, et tu ne peux regarder l’iniquité » (Habacuc 1. 13).
Du temps de Noé, alors que la société était corrompue au plus haut point, et que la terre était pleine de violence, Dieu vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal. Dieu se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre, et il fut affligé en son cœur. C’est ainsi qu’il envoya le déluge comme un jugement effroyable sur l’humanité tout entière. Nous trouvons cette parole dans la loi de Moïse : « Quiconque commet une iniquité est en abomination à l’Éternel ton Dieu » (Deutéronome 25. 16).
Le sage Salomon a écrit pour sa part : « La voie du méchant est en horreur à l’Éternel… Les pensées mauvaises sont en horreur à l’Éternel » (Proverbes 15. 9).
Voilà de quoi réfléchir !
Tant de choses en nous : dans nos actes, nos sentiments, dans nos pensées, nos désirs les plus secrets, sont mauvais et déplaisent à Dieu ! Une pensée plus solennelle et impressionnante encore, est que la Sainteté de Dieu se manifeste par la séparation d’avec celui qui fait le mal. La Bible dit en effet : « Non, la main de l’Éternel n’est pas trop courte pour sauver, ni son oreille trop dure pour entendre. Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation entre vous et votre Dieu. Ce sont vos péchés qui vous cachent sa face et l’empêchent de vous écouter » (Ésaïe 59. 1).
Ne prenons pas les choses à la légère ! N’envoyons pas loin de nous, d’un revers de manche, ces vérités qui sont immuables ! Ne nous voilons pas la face, parce que le message de Dieu suscite quelque effroi en pensant à toutes nos fautes !
Comment Dieu pourrait-il bénir notre vie, exaucer nos prières, solutionner nos problèmes, tant qu’une rupture subsiste entre lui et nous, tant que nous n’avons pas réglé avec lui le problème de nos fautes et de nos péchés ? Cela est absolument impossible. Et ici intervient la nécessité de l’expiation.
Une expiation, avant que nous puissions nous approcher de Dieu. C’est ce qui apparaît dans les textes bibliques que je vous cite maintenant : « Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ » (Éphésiens 2. 13). Et encore : « Jésus dit : je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14. 6).
Le Christ a dit : « Voici, je viens, ô, Dieu, pour faire ta volonté » ; « Et c’est en vertu de cette volonté que nous pouvons être sanctifiés par l’offrande du corps de Jésus-Christ sur la Croix, une fois pour toutes » (Hébreux 10. 7, 9). Toute possibilité de nous approcher de Dieu n’existe que sur la base du sang du Christ.
L’expiation trouve sa plus profonde raison d’être et son urgence dans la Sainteté de Dieu. La raison première et fondamentale, comme le dit la Bible, du fait que réside dans la Sainteté de Dieu. « Sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon des péchés » (Hébreux 9. 22).
Du fait que DIEU EST SAINT, notre péché doit être couvert avant qu’il puisse y avoir une relation entre nous et Dieu.
Ne voulez-vous pas comprendre que la pure lumière de la Sainteté de Dieu révèle la noirceur de votre péché ? Si un homme pense du bien de lui-même, c’est certainement qu’il n’a jamais rencontré Dieu au plus profond de son être.
Rien ne démolit plus nos illusions et notre prétention qu’un aperçu réel de Dieu. La Bonne Nouvelle, l’Évangile de Jésus-Christ, nous fait comprendre que nous ne sommes pas sans espérance, quand bien même notre vie serait gâchée par toutes sortes de péchés odieux. Écoutez ces paroles sorties de la bouche du Christ : « Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la Vie éternelle » (Jean 3. 16).
L’apôtre Pierre a écrit dans la Bible : « Christ a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu » (1 Pierre 3. 18). Ainsi la Sainteté de Dieu s’est aussi manifestée par l’infini sacrifice qu’il a fait lui-même pour sauver les êtres humains du péché et les rendre saints. La mort de Jésus sur la Croix n’est pas seulement une manifestation de l’Amour de Dieu, mais encore de Sa Sainteté.
Il n’y a pas de pardon sans expiation. Le péché doit être couvert devant le Saint regard de Dieu, et rien ne peut le couvrir sinon le sang de Jésus-Christ, versé à la Croix pour chacun de nous. La Bible dit : « Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. » (Romains 5. 8).
Oh ! Quelle chose merveilleuse que l’Amour de Dieu ! Il ne serait pas merveilleux qu'un Dieu souillé aimât des êtres souillés ! Mais que le Dieu dont le Nom est Saint, le Dieu infiniment Saint, puisse aimer des êtres aussi complètement pécheurs que nous, ceci est la merveille de toutes les éternités. Il y a bien des mystères dans la Bible, mais aucun n’est aussi profond que celui-là.
Quelle grâce incomparable ! Nous avons fait la paix avec Dieu ! Chrétiens, rappelons-nous de cet instant inoubliable lorsque nous avons reconnu nos fautes, en les avouant simplement à Dieu, en les délaissant, et en croyant de toutes vos forces que Jésus est mort à notre place sur la Croix. Nous avons, par la foi en lui, la Vie éternelle et nous sommes maintenant acceptés en sa présence, lui le Dieu Saint !
Selon la loi, la mort est la conséquence du péché (2)
Dans le naturel, nous savons que si nous perdons complètement notre sang, nous allons mourir. Cela prouve bien que la vie se trouve dans le sang.
Nous lisons ceci : "Seulement, vous ne mangerez point de chair avec son âme, avec son sang. Sachez le aussi, je redemanderai le sang de vos âmes, je le redemanderai à tout animal ; et je redemanderai l’âme de l’homme à l’homme, à l’homme qui est son frère. Si quelqu’un verse le sang de l’homme, par l’homme son sang sera versé ; car Dieu a fait l’homme à son image" (Genèse 9. 4-6).
Citons encore : "Seulement gardes- toi de manger le sang, car le sang, c’est la vie, et tu ne mangeras pas la vie avec le sang" (Deutéronome 12 : 23).
Résumons cette loi de Dieu : Car la vie de toute chair, c’est son sang qui est en elle. C’est pourquoi Dieu dit aux enfants d’Israël et à chacun d’entre nous aujourd’hui : Vous ne mangerez le sang d’aucune chair, car la vie de toute chair c’est son sang.
La vie est dans le sang. Elle n’est pas seulement dans le sang par lui-même, mais dans le sang par l’Esprit : "Tu envoies ton Esprit et ils sont créés" (Psaumes 104. 30). Ce verset nous rappelle que nous avons été créés à l’image de Dieu. La vie de Dieu est en nous. Il est le Dieu de la vie, l’origine de toutes vies. Il ne peut que donner la vie. Nous le répétons avec insistance. Nous venons de Dieu, c’est pourquoi nous sommes des êtres vivants avec la vie de Dieu en nous par son Esprit avec le sang. Dieu dit à celui qui verse le sang : je lui redemanderai son sang.
Non seulement aux personnes qui sont la cause de perte de notre sang, mais également à nous-mêmes quand nous répandons le sang d’autrui ou le nôtre, notamment à cause du péché. Maintenant nous comprenons mieux la loi de Dieu « sang pour sang, vie pour vie. »
Résumons : à cause du péché nous perdons la vie, et nous répandons notre sang. Dieu nous demande de rendre compte de notre vie perdue et de nôtre sang répandu par le péché, également le sang de ceux que nous entraînons dans le péché. "Car leurs pieds courent au mal, Et ils ont hâte de répandre le sang. Et eux, c’est contre leur propre sang qu’ils dressent des embûches, C’est à leur âme qu’ils tendent des pièges" (Proverbes 1. 16-18).
Mais puisque nous sommes morts, sur le plan spirituel, nous nous retrouvons dans l’incapacité de satisfaire les obligations de cette loi. Vous et moi nous sommes dans l’incapacité d’agir. Alors il s’avère nécessaire que quelqu’un d’autre agisse à notre place, pour satisfaire cette loi. Pour deux raisons :
-1 Afin que la justice de Dieu soit satisfaite.
-2 Afin que nous retrouvions la vie, car nous avons été créé pour vivre.
Selon la loi, la mort est la conséquence du péché. Afin d’obtenir le pardon et l’expiation, il devient indispensable de sacrifier la vie d’un substitut, volontaire, sans péché, de même nature que vous et moi et que son sang pur coule : le sang d’un vivant sur le plan spirituel. Le péché souille le sang. Il nous arrive d’entendre dire : Cette personne a la haine dans le sang.
Dans le naturel, des volontaires donnent leur sang pour sauver des vies. Leur don est excellent. Toutefois leur sang ne peut que redonner ou fortifier la vie physique des bénéficiaires, à une condition : C’est que le donneur et le receveur appartiennent au même groupe sanguin, sinon cette transfusion peut provoquer la mort. Le résultat sera le même si du sang animal est transfusé à un être humain, son sang va s’agglutiner et tuer le receveur. Nous reprendrons ce principe sur le plan spirituel.
Le sang de ces donneurs n’a aucun pouvoir dans le spirituel, c'est-à-dire pour satisfaire la loi de Dieu « sang pour sang, vie pour vie ». Leur don est partiel, limité en quantité, renouvelé, certes volontaire, mais donné sans brutalité, ni sur l’autel. Il n’est pas offert par immolation ou par effusion et leur sang est pollué sur le plan spirituel, et même quelquefois sur le plan naturel, c’est le cas avec le sida par exemple.
Comme nous le dit ce verset : "Sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon" (Hébreux 9. 22). Effusion signifie : Action de répandre un liquide, action de faire couler le sang par un acte de violence, être tué avec violence. Sans effusion de sang sur l'autel ou de sang qui coule sur l’autel, c'est-à-dire offert en sacrifice, il n'y a pas de pardon. Le sang par lui-même est sans puissance, les miracles du pardon se produisent parce que dans le sang, il y a la vie.
Quand nous péchons, nous perdons la vie ainsi que notre sang. Le péché souille nos vies, cela signifie que sur le plan spirituel, notre sang est également souillé. Par le péché, il n'y a plus de vie dans notre sang alors nous sommes des morts spirituels.
Selon la loi, la mort est la conséquence du péché (1)
Que nous le voulions ou non, la Bible nous dit que nous avons tous péché : "Il n’y a point de juste, Pas même un seul ; Nul n’est intelligent, Nul ne cherche Dieu ; Tous sont égarés, tous sont pervertis ; Il n’en est aucun qui fasse le bien, Pas même un seul ; Leur gosier est un sépulcre ouvert ; Ils se servent de leur langue pour tromper ; Ils ont sous leurs lèvres un venin d’aspic ; Leur bouche est pleine de malédiction et d’amertume ; Ils ont les pieds légers pour répandre le sang ; La destruction et le malheur sont sur leur route ; Ils ne connaissent pas le chemin de la paix ; La crainte de Dieu n’est pas devant leurs yeux" (Romains 3. 10-18).
Retenons bien cette définition du péché : Violation de la loi divine qui est une loi de vie. La loi de Dieu nous donne la vie, elle nous permet de demeurer en elle, c’est normal puisqu’en Dieu, nous trouvons l’origine et la source de la vie. Il est en le Créateur. Toute vie résulte d’une projection, d’une multiplication de sa personne ou de sa parole créatrice. Alors que la loi du péché entraîne et condamne à la mort éternelle. La mort physique en est une conséquence.
Nous donnons, ici, une définition réelle du péché mais qui reste superficielle.
Maintenant, découvrons l’ampleur du péché, sa gravité, ses conséquences dans nos vies, avec le regard de Dieu, selon sa Parole. Nous allons nous appuyer sur plusieurs versets bibliques. Commençons par le verset ci-dessous et arrêtons-nous sur la première partie. Car nous nous focalisons trop rapidement sur la deuxième partie qui nous annonce le don gratuit de Dieu en Jésus-Christ : La vie éternelle.
"Le salaire du péché c’est la mort" (Romains 6-23).
Le mot salaire signifie : Rémunération du péché, d’un service, la rétribution, les honoraires, dû pour un travail, somme d’argent payable par un employeur à un salarié en contrepartie d’un travail.
Dans le naturel, lorsqu’un homme ou une femme accepte de travailler pour un patron, l’un et l’autre attendent en contrepartie un salaire, négocié en principe. Le salarié met son potentiel d’énergie au service de son patron pendant un temps déterminé. On peut dire qu'il offre sa vie.
Nous le verrons plus loin, la vie est dans le sang c’est à dire que ce salarié va offrir ou répandre son sang pour son employeur. Par son travail, ce salarié va produire des biens et participer à l’enrichissement de son employeur et à l’extension de son entreprise.
Maintenant appliquons ce principe sur le plan spirituel.
Le péché représente un travail pour un employeur ou un royaume dont nous n’avons pas négocié le salaire. Le salaire réel, nous le découvrirons plus tard. En revanche, le piège du péché consiste à nous procurer, au début, quelques moments de plaisirs éphémères, que nous regretterons amèrement ensuite.
Nous cherchons pour oublier, des expériences toujours plus grandes afin d’expérimenter des jouissances plus fortes. Elles nous conduiront à la destruction. Car le péché laisse un goût amer dans nos vies.
Par le péché, nous offrons notre vie, versons notre sang au profit d’un employeur que nous allons découvrir : car il se cache. Le salaire que nous recevons c’est la mort éternelle.
En péchant, nous mettons notre énergie au service d’un maître, consciemment ou inconsciemment, son entreprise ou son royaume va en bénéficier, s’accroître et gagner de la puissance.
D’autre part, comme nous enfreignons la loi de Dieu, nous devenons coupables, justiciables. Nous devenons des créanciers envers Dieu. Le péché ouvre une dette dans nos vies, vis-à-vis de Dieu, qui ne se rembourse pas avec de l’argent. Cette dette est de nature spirituelle puisque nous violons la loi divine qui est spirituelle. Le rachat ne peut s’opérer que par une rançon spirituelle.
Le péché, comme tout travail, mérite une rémunération ; son salaire équivaut à la mort, voilà ce que nous apprend la Bible.
La Bible nous dit que le péché représente un empire. "Quoi donc ! Sommes-nous plus excellents ? Nullement. Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l’empire du péché" (Romains 3. 9).
La conclusion est claire, pécher entraîne dans la mort, c'est-à-dire à perdre la vie. Perdre la vie, sur le plan spirituel, signifie répandre son sang ou perdre son sang, puisque nous allons le découvrir, la vie se tient dans le sang. Perdre son sang à cause du péché, équivaut à perdre la relation avec Dieu dans nos vies et à être coupé de Dieu, l’auteur de la vie. Le péché nous met au service d’un autre maître que Dieu.
En Dieu, tout est vie ; une vie jaillissante qui se renouvelle constamment et se communique. Elle ne baisse jamais d’intensité, de créativité. De même, en Dieu tout est lumière, flammes de feu, amour. Nous comprenons rapidement que, dans cette ambiance, la mort fuit devant Dieu, elle ne peut résister dans sa présence. Ce n’est pas Dieu qui repousse la mort mais bien la mort qui ne peut tenir dans sa présence.
Par le péché, nous perdons la vie donc nous répandons notre sang et Dieu nous redemande notre sang ; non seulement le notre, mais celui de toute personne que nous avons entraîné dans le péché. Car en Dieu, il existe une loi et un principe de son royaume « sang pour sang et vie pour vie ». A celui qui verse le sang, Dieu lui redemande le sang versé et bien sûr la vie perdue.
"Car la vie de la chair est dans le sang. Je vous l’ai donné sur l’autel, afin qu’il serve d’expiation pour vos âmes, car c’est par la vie que le sang fait l’expiation" (Lévitique 17. 11). En effet, c’est dans le sang que se trouve la vie d’un être. Le SEIGNEUR nous permet d’utiliser le sang sur l’autel pour recevoir le pardon de nos péchés. Oui, le sang obtient le pardon des péchés parce qu’il porte la vie. Dieu le Père nous a offert Jésus son Agneau qui a versé son précieux sang pour nous.
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Bonne et heureuse année 2021
À travers ce chant, l'auteur de ce blog parlant du Message de l'Évangile souhaite une bonne et heureuse année 2021 à tous les lecteurs et lectrices de ce blog. Que Dieu soit loué pour cette nouvelle année. Merci Seigneur Dieu pour l'année passée et merci pour le nouvel an.
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