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Sur la terre, Jésus avait une joie plus intense que nous
Jésus a connu la souffrance et la tristesse, plus que quiconque même. Mais, Jésus était un hédoniste qui a expérimenté une joie plus intense que n'importe qui sur Terre... Et cela a des implications très importantes pour nous.
Jésus ne s’est pas simplement incarné au pied de la croix. Il fallait qu’il naisse, grandisse, pour offrir à la croix son obéissance en échange de notre culpabilité. Dans l’Évangile selon Jean, Jésus déclare au Père : "Et maintenant, je vais à toi, et je parle ainsi dans le monde, afin qu’ils aient en eux ma joie parfaite" (Jean 17. 13).
Jésus a connu sur Terre une joie parfaite. Une joie qu’aucun autre homme n’a jamais expérimentée depuis la chute d’Adam.
Voici quelques raisons :
1) Jésus a vécu la joie que procure la vie sans péché :
Le péché nous plonge dans les ténèbres, il nous traîne dans la boue, il nous humilie et nous détruit. Il contamine et corrompt tout en nous (Romains 7. 17-21). Il fait de nous des esclaves de nous-mêmes, du monde et nous maintient sous la tyrannie perverse de Satan (Jean 3. 20 ; Romains 3. 9-11 ; 7. 18 ; 8. 7-8 ; 14. 23 ; Éphésiens 2. 1-8).
Jésus, lui, n’a jamais péché. Durant sa vie sur Terre, Jésus a activement accompli la Loi morale: il a aimé le Père parfaitement et son prochain comme lui-même.
Jésus a connu la tentation et cela l’a fait souffrir. Mais il a connu la joie que procure l’obéissance et l’innocence.
Si le péché corrompt l’homme créé à l’image de Dieu, nous pouvons attester que Christ, dans son implacabilité (incapable et innocent du péché) fut le plus humain des hommes. À ce titre, il a connu une joie que le péché ne peut ternir et fut ainsi le plus heureux des hommes. Il a expérimenté à la perfection l’hédonisme chrétien.
Revêtant notre humanité, Jésus a partagé toutes les émotions que nous pouvons expérimenter, sans toutefois jamais pécher.
Il n’est donc pas mort pour ses péchés, mais pour les miens. La joie de son innocence s’est effacée à la croix pour qu’il porte la honte de ma culpabilité. C’est ce qui rend son sacrifice parfait.
Là où Adam a failli, là où moi je chute, lui est vainqueur. De ce fait, non seulement il peut comprendre ce que je vis face à la tentation du péché, mais aussi me porter secours (Hébreux 4. 15).
2) Jésus a vécu la joie de la communion parfaite avec le Père :
L’homme a été créé pour vivre en communion avec Dieu. La chute d’Adam l’en a privé et fait entrer le péché dans le monde. Ainsi, nous sommes tous privés de la glorieuse présence du Père si nous ne sommes pas au bénéfice de l’œuvre de réconciliation du Christ (Romains 3. 21 ; 5. 12-14).
En tant que Fils, deuxième personne de la trinité, Jésus était l’Emmanuel, le Dieu qui est avec nous (Ésaïe 7. 14). Mais il était aussi le second Adam, celui qui s’est uni totalement à nous, jusqu’au point de devenir, lui aussi, comme nous: un homme (Romains 5. 12..., 1 Corinthiens 15. 45, Philippiens 2. 7).
Tout en s’identifiant totalement à nous, il est demeuré le bien aimé du Père de toute éternité. Il était et vivait, dans son humanité, une communion avec le Père qu’aucun homme n’a connue (Jean 17. 22). Il a donc vécu ce que nous avons tous besoin d’expérimenter comme norme de vie: l’intimité parfaite avec le Père qui est lui-même le bienheureux de toute éternité (1 Timothée 6. 15).
En tant qu’enfant de Dieu, par le Saint-Esprit, nous goûtons tous à cette joie. Jésus, lui, s’en rassasiait, et cela le rendait parfaitement heureux…
Jésus a accepté de subir la peine de la séparation et enduré la colère de la condamnation pour que nous puissions connaître la joie de la réconciliation. Grâce à son œuvre, nous connaissons la joie du salut et sommes des citoyens heureux de son royaume.
La promesse de l’Évangile est qu’en lui, nous découvrons que Dieu se réjouit de nous sauver comme un berger qui : "Lorsqu’il l’a trouvée, il la met avec joie sur ses épaules, et, de retour à la maison, il appelle chez lui ses amis et ses voisins et leur dit : Réjouissez-vous avec moi, car j’ai trouvé ma brebis qui était perdue" (Luc 15. 5-6).
Ainsi, plus nous nous réjouissons de notre communion avec Dieu grâce à Jésus, plus Dieu est glorifié dans nos vies.
3) Jésus a vécu la joie de s’offrir en sacrifice pour notre Salut :
Jésus a rappelé à ses disciples qu’ils doivent par-dessus tout se réjouir de leur salut. À ce moment-là, le Saint-Esprit le transporte subitement lui-même dans une joie extraordinaire :
"Jésus tressaillit de joie par le Saint-Esprit et dit : Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. Oui, Père, parce que tel a été ton bienveillant dessein" (Luc 10. 22).
Alors que Jésus invite ses disciples à plonger leur regard dans leur salut, Jésus est lui-même béni.
L’Esprit le rempli de la joie que procure la contemplation des perfections du plan de Dieu pour nous. Et Jésus déborde d’adoration au Père en retour.
Pour que nous connaissions ce salut, Jésus savait qu’il devait mourir, mais il était dans la joie de s’offrir au Père pour nous. Il était joyeux de s’offrir en sacrifice pour que Dieu en soit glorifié parmi les hommes. Nous découvrons, grâce à son modèle parfait, que c’est la joie de voir le Père glorifié qui doit animer notre service.
Notre joie est de savoir qu’un jour, nous expérimenterons sa joie parfaitement !
Un jour, nous verrons Jésus, l’étoile du matin, face à face (Apocalypse 22. 16). Nous connaîtrons alors la plus grande joie qu’un être humain puisse connaître. C’est en cette certitude que nous voulons nous accrocher dans les difficultés ici bas. Nous savons que, après notre vie sur terre, nous entrerons dans la joie de notre maître pour l’éternité.
Un jour, par sa grâce, nous connaîtrons nous aussi la joie d’être totalement et définitivement libéré du péché. Un jour, nous serons pur comme Jésus. Un jour nous adorerons Dieu de tout notre coeur.
Mais aujourd’hui, nous nous réjouissons déjà. En effet, le Saint-Esprit vivant en nous enfants de Dieu a pour but de nous conduire à la ressemblance à Jésus. Nous pouvons ainsi déjà, grâce à Jésus, goûter à sa joie (Galates 5. 22, 1 Thessaloniciens 5. 23, 1 Pierre 5. 10).
Le sens des mots « tout » et « tous »
La doctrine de la Souveraineté de Dieu apporte de la lumière sur un grand nombre de textes qui, sans cela, sont lus de manière toute humaine. Ainsi, il apparaît que les mots « tout » et « tous », dans le Nouveau Testament, indiquent bien une globalité, mais une globalité définie.
Par exemple, quand Paul écrit que « l’amour croit tout » (1 Corinthiens 13. 7), il ne s’agit évidemment pas de « tout et n’importe quoi »! Paul vient de dire que l’amour se réjouissait de la vérité et pas de l’injustice. L’amour devrait-il croire le mensonge ? Il faut comprendre ici que l’amour croit tout ce qui est vrai (2 Thessaloniciens 2. 10), qu’il croit entièrement, sans retenue, ce qui vient de Dieu.
Concernant le mot « tous », il désigne, dans la très grande majorité des cas, tous les frères en la foi (Juifs et Grecs, hommes et femmes, riches et pauvres, maîtres et serviteurs, forts et faibles, etc.), tous, mais eux seulement; eux seulement, mais tous ! – et non pas tous les hommes. Le chapitre 5 de la lettre aux Romains le montre en évoquant clairement deux humanités : une en Adam (tous ont péché) et une en Christ (tous sont justifiés). Chaque fois, il y a une totalité, mais elles ne recouvrent pas la même réalité. La portée du mot « tous », dans ce chapitre, est d’ailleurs relativisée : « tous » étant remplacé par « beaucoup » (Romains 5. 18-19).
Je cite un autre exemple : quand Jésus dit « tous », il parle de ses disciples, actuels et futurs. « Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un » (Jean 17.20-21). Tous, mais eux seulement, dans une unité de communion semblable à celle qui unit le Père et le Fils !
Dans les lettres de Paul, la pensée qui prédomine, c’est l’Église. Je cite : « Comme tous meurent en Adam, tous revivront en Christ, mais chacun en son rang : Christ comme prémices, puis ceux qui appartiennent à Christ » (1 Corinthiens 15. 22-23). On retrouve ici le parallèle entre les deux humanités. Mais en définitive, celle qui compte, c’est la communauté des élus (2 Timothée 2. 10).
Dans la lettre aux Éphésiens : « Il y a une seule foi, une seule espérance, [...] un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et parmi tous, et en tous » (Éphésiens 4. 6). Le contexte montre sans doute possible que le « tous » désigne les chrétiens ici, malgré l’apparence. De même, Paul écrit : « C’est lui que nous annonçons, exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ » (Colossiens 1. 28). Encore un texte d’apparence universaliste, mais dont le sens ne peut s’appliquer qu’aux chrétiens.
Le sens des mots tout et tous
De même, quand Paul parle des « païens » (Romains 1. 5 ; 9. 30 ; 15. 16, 18, 27; Galates 3. 8), il désigne en général sous cette expression « les chrétiens d’origine païenne ». Les autres ? Il en parle comme « de gens dont l’Église ne fait aucun cas » (1 Corinthiens 6. 4). Est-ce une étroitesse d’esprit ? Pas du tout. La descendance d’Abraham sera comme les étoiles du ciel ! Et dans ces « chrétiens d’origine païenne », Paul entrevoit tous ceux que Dieu amènera à la foi ! Tous ! Mais seulement eux, comme Jésus Lui-même le fit (Jean 10. 16 ; 17. 9).
Que valent nos bonnes œuvres devant Dieu ?
Nos œuvres n’ont aucune valeur propre devant Dieu et ne peuvent donc rien mériter devant lui. Elles sont cependant déclarées bonnes et récompensées par Dieu grâce à la médiation de son Fils. (Éphésiens 2. 8-10).
Connaissez-vous le pécheur essayant de faire de bonnes œuvres et la valeur de ces œuvres ? Voici de que ces bonnes œuvres des pécheurs ne valent pas ainsi que ce qu’elles valent.
Nous êtres humains ne pouvons pas, par nos meilleures œuvres, mériter le pardon du péché ou la vie éternelle auprès de Dieu tant est grande la disproportion entre ces œuvres et la gloire à venir, et infinie la distance entre nous et Dieu ; nous ne pouvons ni tirer avantage d’elles, ni satisfaire par elles la dette de nos péchés antérieurs. Mais quand nous avons fait tout ce que nous pouvions faire, nous n’avons fait que notre devoir, et nous sommes des serviteurs inutiles. Pour autant qu’elles sont bonnes, nos œuvres procèdent de l’Esprit, et pour autant que nous en sommes responsables, elles sont souillées et mêlées à tant de faiblesse et d’imperfection qu’elles ne peuvent supporter la sévérité du jugement de Dieu.
Dans ce paragraphe ci-dessus, nous lisons quatre raisons pour lesquelles les bonnes œuvres ne sont pas méritoires et, plus spécifiquement, pourquoi il est impossible qu’elles puissent mériter le pardon des péchés ou la vie éternelle.
La première raison est la disproportion entre la valeur de nos œuvres et le salut que nous recevons. Si la Bible enseigne le salut par les œuvres, comme certains le croient, il faut tout de même admettre qu’il n’y a pas de commune mesure entre ces œuvres et la récompense qu’elles obtiennent, un peu comme dans la comparaison entre les souffrances présentes et la gloire à venir (Romains 8. 18). Même dans la perspective d’un salut par les œuvres celles-ci ne seraient pas proprement méritoires puisqu’elles recevraient infiniment au-delà de ce qu’elles peuvent mériter. L’Écriture est cependant formelle : le salut ne résulte ni en totalité ni en partie de nos œuvres (Romains 3. 20, 4. 6 ; Éphésiens 2. 8-9). Si le salut est gratuit, ce n’est pas parce qu’il ne vaut rien, mais c’est parce qu’il est si grandiose qu’il ne peut être mérité, mais seulement donné.
Deuxièmement, nos œuvres ne peuvent pas être méritoires, car elles sont inutiles à Dieu. Jésus rappelle notre posture face à Dieu par la parabole du serviteur inutile qui révèle que nos œuvres, bien que dues, n’obtiennent pas un dû : « Vous de même, quand vous avez fait tout ce qui vous a été ordonné, dites: Nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire » (Luc 17. 10). Dieu ne peut rien nous devoir, car nous ne pouvons rien lui apporter (Job 41. 2 ; Romains 11. 35). Ainsi, quoi qu’elles soient et quoi qu’elles vaillent, les bonnes œuvres ne peuvent jamais mettre Dieu en dette envers l’être humain. Nos œuvres peuvent être profitables à l’être humain et même mériter d’être rémunérées (Luc 10. 7 ; Actes 18. 27) ; elles ne sont cependant pas équivalentes devant Dieu (Job 22. 2-3).
Troisièmement, nos œuvres, dans la mesure où elles sont bonnes, viennent de l’Esprit de Dieu en nous. Dieu nous devrait-il un salaire pour quelque chose qu’il fait Lui-même ? La capacité de produire du fruit agréable à Dieu est une grâce (Galates 5. 22). Les bonnes œuvres sont le fruit et non le prix de la vie éternelle (2 Corinthiens 5. 17-18 ; Jacques 2. 18).
La quatrième raison qui nous est donnée pour contester la théologie du mérite est l’imperfection de nos œuvres. Comment des œuvres imparfaites et encore souillées par notre corruption pourraient-elles satisfaire la Justice divine ? Les œuvres des croyants sont peut-être bonnes, mais elles ne sont pas parfaites. Il ne s’agit pas d’une contradiction, mais d’une distinction entre la valeur propre de nos œuvres et leur valeur en Jésus-Christ.
En s'arrêtant ici, nous pourrions conclure que les bonnes œuvres n’ont aucune valeur devant Dieu, mais cette conclusion serait fausse. Non seulement les œuvres des croyants sont agréées par Dieu, mais elles sont aussi récompensées par Lui. Comment est-ce possible après tout ce qui vient d’être dit concernant l’absence de mérite propre aux bonnes œuvres ?
Néanmoins, les croyants étant acceptés par Christ, leurs œuvres bonnes sont elles aussi acceptées en Lui. Cela a lieu non parce qu’ils sont en cette vie entièrement innocents et irréprochables devant Dieu, mais parce qu’il plaît à Dieu, qui les considère en son Fils, de les accepter, et de récompenser ce qui est sincère bien que ce soit accompagné de nombreuses faiblesses et imperfections.
La base de l’acceptabilité de nos œuvres est la même que l’acceptabilité de nos personnes devant Dieu : l’une et l’autre sont acceptées par la médiation de Jésus-Christ (Hébreux 11. 4). De la même façon qu’Aaron devait porter symboliquement l’impureté d’Israël pour que ses offrandes soient agréées devant l’Éternel (Exode 28. 38), Christ intercède efficacement pour nous afin que nos œuvres soient agréables à Dieu (1 Pierre 2. 5). Quel repos de savoir que nos œuvres, si imparfaites soient-elles, sont néanmoins déclarées bonnes et sont acceptées par Dieu en vertu de la foi en son Fils Jésus !
Qui plus est, ces œuvres rendues bonnes par la médiation du Christ, seront récompensées. Ces récompenses ne sont manifestement pas une rétribution selon le mérite, mais une faveur selon la grâce. Tout ce que Dieu ajoute au salut mérité par le Fils est une grâce (Romains 8. 32). Ainsi, toute doctrine des récompenses ne doit pas être appréhendée dans la catégorie du mérite, mais dans celle de la grâce. Le bon et fidèle serviteur qui a fait peu, mais qui reçoit beaucoup (Matthieu 25. 20), ou les ouvriers de l’Évangile récompensés au Jugement Dernier (1 Corinthiens 3. 5-15) reçoivent ce qu’ils ne méritent pas. Il y a bien une relation entre la récompense et le travail (1 Corinthiens 3. 8), mais tout degré de supériorité est attribuable en propre à la grâce (1 Corinthiens 15. 10) et en second lieu à la responsabilité humaine (Philippiens 2. 12-13, 16).
Reconnaitre la souveraineté et l'autorité suprêmes de Christ
Nous croyons que les sentiments, le pouvoir, la puissance et la nature de Christ, n'ont pas changé. Il est le même aujourd'hui et il peut venir en aide à quiconque vient à lui et lui demande du secours. "Mais lui, parce qu’il demeure éternellement, possède un sacerdoce qui n’est pas transmissible. C’est aussi pour cela qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur" (Hébreux 7. 24-25).
"C’est pourquoi, frères saints, qui avez part à la vocation céleste, considérez l’apôtre et le souverain sacrificateur de la foi que nous professons, Jésus, qui a été fidèle à celui qui l’a établi, comme le fut Moïse dans toute sa maison. Car il a été jugé digne d’une gloire d’autant supérieure à celle de Moïse que celui qui a construit une maison a plus d’honneur que la maison même. Chaque maison est construite par quelqu’un, mais celui qui a construit toutes choses, c’est Dieu. Pour Moïse, il a été fidèle dans toute la maison de Dieu, comme serviteur, pour rendre témoignage de ce qui devait être annoncé; mais Christ l’est comme Fils sur sa maison; et sa maison, c’est nous, pourvu que nous retenions jusqu’à la fin la ferme confiance et l’espérance dont nous nous glorifions" (Hébreux 3. 1-6).
L'appel est toujours valable pour tous : "Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger" (Matthieu 11. 28-30).
Un point essentiel de la foi, c'est de reconnaitre la souveraineté et l'autorité suprêmes de Christ et l'accepter dans notre propre vie comme Seigneur et Maître. Après avoir constater la résurrection de Jésus, Thomas se prosterna devant lui en disant "Mon Seigneur et mon Dieu" (Jean 20. 28). L'apôtre Paul considérait la souveraineté de Christ dans sa vie comme la priorité. Il l'appelle : Jésus-Christ "mon Seigneur" (Philippiens 3. 8). Ceci implique l'entière autorité de Christ sur nos pensées, nos décisions, nos paroles, nos projets, nos activités. Non seulement il est notre Sauveur, mais aussi notre Maître, Celui a qui nous obéissons sans conteste, comme de vrais disciples. Il disait à ceux qui croyaient en lui : "Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples" (Jean 8. 31).
Écouter les instructions de Jésus, accepter son autorité, obéir à sa Parole, c'est une attitude raisonnable et indispensable, pour construire notre vie, comme Il le dit : "Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison : elle n’est point tombée, parce qu’elle était fondée sur le roc. Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison: elle est tombée, et sa ruine a été grande" (Matthieu 7. 21-27). Nous comprenons que l'essentiel ce n'est pas de faire des miracles ou prophétiser mais d'obéir au Seigneur Jésus-Christ !
Pourquoi parler de Jésus est à la fois difficile et joyeux ?
Difficile et joyeux. Ces deux mots ne semblent pas pouvoir se trouver ensemble dans une même phrase, n’est-ce pas ? Selon nous, ce qui est difficile ne peut pas être joyeux. Et ce qui est joyeux ne peut pas être difficile. Mais soyons convaincus que le fait de parler de Jésus est quelque chose à la fois de difficile, tout en étant une joie et un privilège énorme.
Soyons encouragés à toujours garder en mémoire ces deux constats : parler de Jésus, c’est difficile, mais parler de Jésus, c’est toujours une joie.
Parler de Jésus, c’est difficile
Ok, ça semble un peu bizarre de commencer par ça. Mais il faut l’avouer : oui, parler de Jésus autour de soi est difficile.
Le fait de partager l’Évangile, peu importe le contexte et les personnes qu’on a en face, est toujours un combat dans une certaine mesure. Ça implique pour nous de « sortir de notre zone de confort ». Faire le premier pas. Ouvrir la bouche. Prendre position. Dire quelque chose qui, bien que vrai, n’est pas forcément facile à entendre. Accepter d’être moqué. Bref, il y a des obstacles. Partager l’Évangile demande un effort de notre part. Ça nous coûte. Parler de Jésus, c’est difficile.
Mais en fait, ça concerne tout le monde. Ne croyons pas que tu es le seul à ressentir ça ! Nous sommes tous comme ça. L’évangélisation n’est facile pour personne.
Oui, il y a des personnes plus à l’aise que d’autres. Certains sont timides tandis que d’autres ont l’air de n’avoir peur de rien et de pouvoir parler à n’importe qui super facilement. On a tous un caractère différent, ce qui fait que le niveau de difficulté ou les obstacles qu’on ressent varient d’une personne à l’autre. Mais c’est difficile pour tout le monde. On a tous du mal à franchir le pas, et à commencer à parler de Jésus à nos amis.
C’est une réalité : parler de Jésus, c’est difficile pour tout le monde. Mais ne te décourage pas ! Il y a autre chose à garder en mémoire.
Parler de Jésus, c’est toujours une joie
C’est difficile, mais ça vaut le coup. C’est dur, mais on ne regrette jamais. Ça nous coûte, mais le jeu en vaut la chandelle. Parler de Jésus, même si c’est difficile, est toujours une joie.
Est-ce qu’il y a un privilège plus grand, un honneur plus considérable, une tâche plus digne que celle de rendre témoignage de notre Seigneur et Sauveur Jésus ? D’être les témoins du plus beau Nom que le monde n’ait jamais connu : celui de Jésus-Christ ? De partager autour de nous le message le plus glorieux de l’histoire : le message de l’Évangile ? Non, il n’y a rien de comparable ! Quel bonheur de pouvoir connaître Jésus-Christ et de le faire connaître !
Un évangéliste témoignait ainsi : "Quand je regarde en arrière, sur les quelques années derrière moi, je ne vois pas une seule fois où je regrette d’avoir parlé de Jésus. Il n’y a pas une seule fois où je regrette d’avoir ouvert la bouche, d’avoir franchi le pas, d’avoir osé parler de l’Évangile. Même si parfois ça a été dur, même si parfois ça a été mal accepté, même si parfois il y a eu du rejet : je ne regrette pas de l’avoir fait ! Après avoir parlé de l’Évangile à un ami, peu importe les difficultés qu’on a du surmonter, on ne se dit jamais : « Ouais, ça valait pas vraiment le coup, en fait… » Crois-moi : jamais tu ne regretteras d’avoir parlé du message du salut avec tes amis. Même si c’était dur.
En revanche, on regrette plutôt les occasions où on a pas ouvert la bouche, où on a pas franchi le pas, où on a pas osé partager l’Évangile. Les seules occasions qu’on regrette, c’est celles qu’on ne saisit pas.
En voyant cela, on peut dire que la joie de parler de Jésus dépasse toutes les difficultés qu’on pourrait rencontrer. La joie de pouvoir partager l’Évangile prend toujours le pas sur les barrières ou les obstacles auxquels on peut faire face.
Parler de Jésus : quel privilège, quel bonheur, quelle joie !
J’espère que ces deux réalités nous encouragent dans notre rôle de témoin de Jésus. Si c’est le cas, alors proclamons-le, ce beau message de l’Évangile !
Disons-leur que l’être humain est pécheur, rebelle et coupable envers je Dieu qui est Saint, et qu’il mérite une juste condamnation de sa part. Disons-leur que le péché est grave, que Dieu est Saint, et qu’il doit punir le mal. Disons-leur que nous n’avons aucun moyen de nous sauver nous-mêmes, et que nos œuvres ne suffiront jamais pour gagner la faveur de Dieu. Disons-leur que Dieu est aussi Amour, et qu’Il a donné en Jésus le seul moyen d’être pardonnés de nos fautes, réconciliés avec lui, et justes devant sa face. Disons-leur que la mort de Jésus à la croix et sa résurrection sont pleinement efficaces pour sauver le pire des coupables. Disons-leur que Jésus est le seul chemin, la seule vérité et le seul qui peut donner la vie sur cette terre (cf. Jean 14. 16). Mes amis, n’ayons pas peur, et disons-leur !
Oui, dire ces choses est difficile. Mais le fait que ça soit difficile ne devrait pas être un frein pour nous, puisque c’est aussi toujours une joie. Et la joie prend largement le pas sur les obstacles qu’il peut y avoir.
La vrai adoration
L’adoration
Voyant en Jésus un prophète, la femme samaritaine en profite pour Lui poser une question : « Nos pères ont adoré sur cette montagne-ci et vous, vous dites qu’à Jérusalem est le lieu où il faut adorer ?».
Jésus lui dit : « Crois-moi, femme, l’heure vient où ce n’est ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père [...] Mais l’heure vient, et c’est maintenant où les vrais adorateurs adorerons en esprit et en vérité ; en effet, le Père en cherche de tels qui l’adorent. Dieu est esprit et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en vérité » (Jean 4. 21-24).
En esprit : c’est-à-dire de façon spirituelle et non par des représentations matérielles. Autrefois, dans l’Ancien Testament, les Israélites devaient se présenter devant l'Éternel avec des sacrifices de taureaux ou de boucs, mais maintenant, Jésus est venu nous révéler le nom du Père et l’heure est venue où les vrais adorateurs doivent adorer, non plus l'Éternel, le Dieu d’Israël, mais le Père, non avec des cadeaux, ou par des œuvres, etc., mais en esprit. Le Fils de Dieu s’étant offert lui-même en sacrifice pour nous, nous pouvons « offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ » (1 Pierre 2. 5).
En vérité : « Dieu veut que la vérité soit au fond du cœur » (Psaume 51 v. 8). Il ne s’agit pas d’accomplir un devoir religieux mais d’exprimer sa reconnaissance à Dieu dans un amour sincère et véritable. Le Père préfère une courte prière de quelques mots, et même un simple "merci" exprimé avec un amour vrai plutôt qu’une longue prière apprise par cœur et récitée machinalement.
Où faut-t-il adorer ? Ce n’est plus spécifiquement à Jérusalem ni sur la montagne des Samaritains que nous pouvons adorer (ou rendre culte). Cela peut être dans une église, un temple ou un endroit où l’on se réunit avec quelques autres croyants, autour du Seigneur Jésus qui a promis sa présence au milieu des deux ou trois assemblés à son nom (Matthieu 18. 30).
Il ne faut attendre le Dimanche matin où l'on se réunit à plusieurs pour rendre culte. On peut adorer chez soi, seul ou en famille, ou n’importe où dans la nature en contemplant la création, etc...
Partout et à tout moment, où que nous soyons, nous pouvons adorer Dieu le Père en esprit et en vérité. AMEN !
Appelés à la liberté
Nous nous sommes peut-être déjà demandé ce que signifiait la liberté, ou encore être libre. Vaste sujet, n’est-ce pas ? Si le sujet est large, il est important d’avoir des idées précises sur la nature et la portée de la liberté, et heureusement, la Bible est remplie de ressources pour nous éclairer sur le sujet.
Mais nous nous interrogeons peut-être. Pourquoi réfléchir à la nature de la liberté ? Pourquoi chercher à avoir un point de vue biblique sur la question ? Ou peut-être pensons-nous que des précisions ne sont pas nécessaires, la liberté étant manifeste. Réfléchissons-y tout de même.
La liberté, une évidence ?
Nous connaissons sûrement la définition courante de la liberté, qui consiste à dire qu’être libre, c’est faire ce que l’on veut. En tout cas, c’est l’idée qui semble la plus répandue de nos jours : nous aspirons à vivre sans aucune contrainte.
Peut-être avons-nous déjà entendu les gens dire ceci : « l’être humain est condamné à être libre ». Ces gens pensent que nous sommes non seulement libres de faire ce que l’on souhaite, mais nous sommes aussi libres de déterminer notre existence. En fait, pour ces gens, la seule entrave à notre liberté serait de ne pas pouvoir ne pas être libre : nous y sommes littéralement condamnés.
Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve ce portrait de la liberté assez triste. Bien loin d’être une joie ou une bénédiction, la liberté se voit être un fardeau à porter, quelque chose qui nous colle à la peau et dont on ne peut se défaire, quoi que l’on fasse.
Une très Bonne Nouvelle :
Mais si nous la trouvons triste, c’est aussi et surtout parce que la liberté est bien plus que cela. Elle est même tout autre. Dieu nous propose une vision tellement plus grande, tellement plus belle de la liberté. La liberté véritable n’est pas un fardeau, elle est un cadeau qui nous est offert. Offert à très grand prix. Voyons cela ensemble.
Nous ne sommes pas « condamnés » à être libres :
Avant d’aller à la Bonne Nouvelle, nous devons prendre conscience de la mauvaise. La Bible nous révèle d’abord que nous ne sommes pas libres. Bien au contraire. Nous lisons en Jean 8. 34 que « celui qui commet le péché est esclave du péché ». Ainsi, si nous êtres humains avons péché, nous ne sommes pas libres, mais esclaves car soumis à la loi du péché et de la mort. Nous avons donc besoin d’être libérés.
Libérés par la grâce
Maintenant la Bonne Nouvelle, c'est que nous n’avons pas à être esclaves du péché toute notre vie car nous avons un libérateur. En Jésus-Christ, nous sommes rendus libres, réellement libres. C’est ce que nous retrouvons à nouveau en Jean 8. 36 : « Si donc le Fils vous rend libres, réellement vous serez libres ». Quand nous sommes encore esclaves du péché, nous ne pouvons pas, par un simple acte de la volonté, nous « auto-délivrer » du péché. C’est Dieu qui permet cela. Par la mort et la résurrection de Jésus, nous sommes libérés des chaînes de l’esclavage, et nous pouvons goûter à la merveilleuse liberté des enfants de Dieu, en grandissant en sainteté pour la vie éternelle. Quelle grâce !
Invoquer le Nom du Seigneur Jésus
L'expression "Invoquer le Nom du Seigneur" se trouve dans l'épitre de l'apôtre Paul aux disciples de Rome : "Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé" (Romains 10. 13). En général, "invoquer" c'est prier. Cependant différents passages de la Bible indiquent que cette parole a plusieurs applications : Dans le livre des Actes relatant l'action de Saul de Tarse, elle désigne les disciples de Christ, ceux qui vivent selon ses enseignements, qui confessent lui appartenir. "Tous ceux qui l’entendaient étaient dans l’étonnement, et disaient : N’est-ce pas celui qui persécutait à Jérusalem ceux qui invoquent ce nom, et n’est-il pas venu ici pour les emmener liés devant les principaux sacrificateurs ?" (Actes 9. 21).
Beaucoup plus tard, devenu Paul apôtre de Jésus-Christ, il écrivait à "... ceux qui invoquent en quelque lieu que ce soit le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, leur Seigneur et le nôtre" (1 Corinthiens 1. 2). Il précise que Jésus est leur Seigneur et le sien. Donc, invoquer le Nom du Seigneur Jésus, c'est reconnaitre et proclamer qu'Il est notre Seigneur, c'est déclarer que nous Lui appartenons car Il nous a rachetés par l'offrande sa vie. "Ne le savez–vous pas ? Votre corps est le sanctuaire de l’Esprit Saint qui est en vous et que vous tenez de Dieu ; vous ne vous appartenez pas à vous–mêmes, car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu" (1 Corinthiens 6. 19).
Le Nom du Seigneur est également invoqué dans le sens de reconnaitre son autorité et sa puissance sur toutes choses, comme Jésus l'a dit : "Tout pouvoir m’a été donnée dans le ciel et sur la terre" (Matthieu 28. 18).
Le fait d'invoquer, de proclamer, de prononcer le Nom du Seigneur Jésus-Christ est fondamental pour l'efficacité de notre foi, selon Ses propres paroles : "En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai" (Jean 14. 12-14). Jésus dit "Je le ferai" ! Il est le garant de notre foi, selon ce qui est écrit : "Gardons les regards fixés sur celui qui est l’initiateur de la foi et qui la mène à son accomplissement" (Hébreux 12. 2).
Prier en son Nom, chasser les démons en son Nom, imposer les mains aux malades en son Nom, parler en son Nom, donner un ordre en son Nom, faire des disciples en les baptisant en son Nom, agir en toutes choses au Nom du Seigneur, c'est la garantie de l'approbation de notre Père céleste, de l'intervention de Christ lui-même et de la manifestation du Saint-Esprit. "Et quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant par lui des actions de grâces à Dieu le Père" (Colossiens 3. 17).
Comme nous le constatons, le Nom du Seigneur Jésus-Christ tient une place primordiale dans l'univers céleste et terrestre, mais aussi dans l’Église sur la terre, dans notre foi et notre vie de disciples, pour la simple raison qu'il est le Nom du Seigneur Dieu Tout Puissant : "Car Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père" (Philippiens 2. 9-11).
Enfin, nous invoquons le Nom du Seigneur Jésus, lorsque nous nous adressons à Lui pour être secourus, sauvés, guéris, délivrés, etc... comme ceux qui venaient à Lui lorsqu'il parcourait les villes et les villages de son pays. "Alors s’approcha de lui une grande foule, ayant avec elle des boiteux, des aveugles, des muets, des estropiés, et beaucoup d’autres malades. On les mit à ses pieds, et il les guérit" (Matthieu 15. 30). "Vous savez ce qui est arrivé dans toute la Judée, après avoir commencé en Galilée, à la suite du baptême que Jean a prêché; vous savez comment Dieu a oint du Saint-Esprit et de force Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l’empire du diable, car Dieu était avec lui" (Actes 10. 37-38).
Connaître le Saint-Esprit
Le Saint-Esprit est déjà présent dans ce monde. Il est descendu lors de la Pentecôte et Il n’est jamais reparti !
Jésus a promis : Et moi, je prierai le Père, et Il vous donnera un autre consolateur, afin qu'Il demeure éternellement avec vous. L'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne Le voit point et ne Le connaît point; mais vous, vous Le connaissez, car Il demeure avec vous, et Il sera en vous (Jean 14. 16-17).
L’Église parle du Saint-Esprit. Nous parlons de la doctrine du Saint-Esprit, comment être remplis de l’Esprit, marcher et vivre dans l’Esprit, recevoir ses dons et son réconfort.
Oui, c’est possible de connaître toutes ces doctrines et de ne pas connaître le Saint-Esprit pour autant. C'est vrai que nous avons reçu le Saint-Esprit quand Jésus nous a sauvé. C’est le Saint-Esprit qui nous a conduit à Lui. Cependant, recevoir le Saint-Esprit est bien plus qu’une expérience ponctuelle. Le mot « recevoir » signifie « s’approprier ce qui est donné ». Pour résumer, recevoir est le désir d’acquérir une plus grande connaissance de la Personne du Saint-Esprit et quel est son rôle. En fait, le Saint-Esprit n’est pas pleinement reçu par quelqu’un jusqu'à ce qu’il Lui permette de prendre tout le contrôle de cette personne.
Voici une chose surprenante : Dieu nous a donné le fabuleux don du Saint-Esprit qui habite dans nos cœurs et pourtant nous agissons parfois comme s’Il n’y était pas.
Nous savons que le Saint-Esprit est ici sur terre et qu’Il ne nous a jamais laissé. Nous savons qu’Il vit en nous et qu’Il fait de nous sa demeure, nos corps sont devenus son temple. Malheureusement, la plupart du temps nous vivons comme si le Saint Esprit était quelque part dans le cosmos et non pas au milieu de nous et en nous.
La vérité est que le Seigneur Jésus a envoyé son Saint-Esprit pour nous montrer combien Il s’intéresse à chaque aspect de nos vies. Le Saint-Esprit a été envoyé comme notre Ami, notre Consolateur et notre guide.
Jésus a clairement dit que le Saint-Esprit sera pour nous tout ce que, Lui, a été pour les disciples lorsqu'Il était sur terre (voir Jean 17)
Jésus a dit à tous ceux qui Le suivaient, « Je ne vous laisserai pas orphelins » (Jean 14. 18). En d’autres mots, Il nous dit « Je vous envoie quelqu’un qui vous défendra et qui vous gardera. Je ne vous laisse pas sans aide, impuissant et vulnérable aux pièges de l’ennemi. Réjouissez-vous car je vous envoie quelqu’un dont la puissance est plus grande que toutes celles qui se trouvent dans l’univers.
Jésus dit que le Saint-Esprit n’est pas uniquement présent à l’intérieur de chacun de nous enfants de Dieu, mais Il dit que nous Le connaissons.
Donc, nous pouvons nous poser la question : « Comment est-ce que nous Le connaissons ? Quelles sont les marques, les preuves, qui nous démontrent que nous Le connaissons, que nous proclamons Sa présence dans notre vie ou encore que nous expérimentons Sa puissance ?
Nous savons que le Saint-Esprit agit en nous car Il nous transforme. Nous ne Le connaissons pas simplement parce que nous voyons les autres changer. Nous pouvons Le voir œuvrer dans la vie des frères et sœurs en Christ mais nous connaissons personnellement le Saint-Esprit par son œuvre dans notre propre vie.
L’œuvre du Saint-Esprit en chacun de nous enfants de Dieu est si personnelle. Notre corps est Son Temple, et quotidiennement, Il nous donne une nouvelle révélation de Jésus-Christ. C’est Son œuvre qui nous détourne du mal pour nous donner faim et soif de sainteté et qui nous fait dire ardemment et continuellement « Viens Seigneur Jésus ».
La Pentecôte
La Pentecôte (qui veut dire en grec « cinquantième jour») est une fête chrétienne qui a lieu cinquante jours après Pâques, et dix jours après l’Ascension.
Elle a été instituée pour commémorer un événement particulier, marquant le début de l’Église chrétienne, peu de temps après la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Cet événement est la venue dans les croyants, de l’Esprit de Dieu (du Saint Esprit), pour leur communiquer la présence permanente de Dieu et l’Amour de Dieu.
Historique :
A Jérusalem, plusieurs jours après la mort de Jésus, une centaine de disciples du Christ assistent à la fête juive des Semaines, qui démarre 50 jours après Pâques. Ils sont assemblés en un même lieu quand soudain, des langues de feu se posent au dessus d’eux, un vent venu de nulle part traverse l’endroit où ils sont, tandis qu’eux-mêmes se mettent à chanter des louanges à Dieu, mais dans des langues qu’ils ne connaissent pas du tout ! Il s’agit des langues des peuples de l’empire romain, de telle sorte que les personnes de ces contrées venues à Jérusalem pour la fête, les comprennent ! La foule, étonnée de voir et d’entendre ce phénomène surnaturel et mystérieux, s’assemble autour des disciples. Ceux que Jésus avait désignés comme ses apôtres prennent la parole. Ils expliquent que Dieu a répandu sur eux le Saint-Esprit (l’Esprit de Dieu), promis à tous ceux qui croient en la résurrection de Jésus. Ils leur annoncent le pardon des fautes grâce au sacrifice du Christ. Des milliers de personnes se convertissent alors à Jésus. L’Église chrétienne est née et elle va se répandre de là, à tout l’empire romain, en moins d’un siècle.
Signification :
La Pentecôte est un événement qui fait intervenir la troisième personne de la Trinité : le Saint Esprit, pour le bonheur et la pleine édification des croyants. Dieu met ainsi le terme à sa révélation, nous indiquant qu’Il est Un en 3 « personnes » : Dieu-le Père, Dieu-le Fils (Jésus-Christ) et Dieu-le Saint Esprit.
Dieu le Père a envoyé son Fils Jésus-Christ, qui s’est fait homme en venant dans ce monde, pour que nous puissions voir et connaître son Amour infini. Il s’est sacrifié pour chacun(e) de nous, prenant sur Lui nos fautes, afin de nous délivrer du mal qui nous sépare de Dieu. En tant qu’homme, Il est mort pour mettre fin à la séparation qui existe entre nous et Dieu.
Ressuscité, Triomphant de la mort, Jésus est remonté auprès de Dieu le Père, retrouvant tous ses attributs divins. Cinquante jours après sa résurrection, Jésus inaugure une nouvelle ère : par l’envoi du Saint Esprit en ceux qui croient en son sacrifice, Il offre la possibilité à chacun(e) d’expérimenter la présence et l’Amour de Dieu.
Avant la Venue de Jésus, l’Esprit de Dieu était donné à certaines personnes du peuple Juif, pour les aider à accomplir leurs responsabilités (notamment les rois, les grands prêtres, les prophètes). Ils pouvaient ainsi se sentir en contact direct avec Dieu, recevoir sa sagesse, sa force et son amour. Dieu les aidait dans les choix qu’ils avaient à faire. Les prophètes (porte-parole de Dieu) recevaient par le Saint Esprit les messages que Dieu voulait adresser au peuple. Dieu montrait par leur exemple le bénéfice de le rencontrer personnellement et il préparait ainsi le peuple à une nouvelle ère.
A partir de la Pentecôte, Dieu donne son Esprit à tous ceux qui croient en Jésus, quel que soit leur rang, leur sexe, leur classe, leur âge. Plusieurs milliers de personnes ont ainsi découvert une relation personnelle avec Dieu et l’assurance de la vie éternelle. Chaque croyant en Jésus peut expérimenter dans sa vie de tous les jours le pardon, l’amour, le secours et le conseil de Dieu. Par l’Esprit de Dieu résidant en lui, il peut entendre Dieu lui parler.
Chers lecteurs/trices, avez-vous fait chacun cette expérience de la venue du Saint-Esprit en vous ? Êtes-vous rempli du Saint-Esprit ?
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