divers
Jésus-Christ a vaincu Satan
Quand le Seigneur Jésus-Christ est venu sur terre, son objectif principal était de racheter les êtres humains qui étaient tous sous la domination et sous l'esclavage de Satan. Adam le premier homme qui a vécu sur la terre avait péché contre Dieu son Créateur qui est Saint ; de même que toute sa descendance. Depuis ce jour, l'humanité avait perdu la communion avec Dieu et les êtres humains ont été séparés de Dieu et n'avait plus de communion, ni de relation vivante avec Lui. Mais Jésus-Christ avait décidé avant même la fondation du monde qu'Il viendrait sur terre pour apporter un retour à Dieu à tous ceux qui croient et mettent leur confiance en Lui.
Pour accomplir cela, Jésus a dû vaincre Satan définitivement. Dans Jean 14 : 30, Jésus parle de Satan son ennemi : « Je ne vais pas parler beaucoup plus avec vous, car le prince du monde vient, et il n'a aucun pouvoir sur moi ». Jésus appelle le diable "le prince du monde" parce que ce monde est le domaine de Satan, et le système de mal dans ce monde est gouverné par Satan.
Jésus avait lutté contre Satan tout au long de sa vie terrestre et Jésus a toujours été Vainqueur. Satan a essayé de tuer Jésus lorsqu'Il était un enfant (Matthieu 2 : 16). Bien que la Bible est largement silencieux sur les trente premières années de la vie de Jésus, Jésus à été sans aucun doute face à l'opposition satanique. Puis, quand Il a commencé son ministère, Satan l'a immédiatement confronté dans le désert pour le tenter. Pendant le ministère de Jésus, Satan a tout essayé. Il Lui a fait confronter à des gens qui Le haïssaient et qui ont essayé de Le tuer.
Satan demeurait déjà en Judas, le poussant dans le jardin, où il trahirait Jésus. Jésus savait que Satan allait venir en la personne de Judas pour le livrer, Il savait aussi qu'Il était sur le point d'entrer dans une bataille terrible avec Satan, son ennemi.
Oui, Satan a combattu Jésus de la nuit de sa naissance (de sa Venue dans monde) jusqu'au jour de sa mort sur la croix. Enfin, la mort de Jésus sur la croix allait résoudre le conflit séculaire qui avait fait rage depuis la chute de Lucifer. Le Seigneur Jésus était sur le point de remporter la Victoire finale sur tout ce qui s'oppose à Lui.
Durant son ministère, Jésus avait regardé vers Sa Victoire sur Satan. Plus tôt, Jésus avait dit : « Maintenant est le jugement sur ce monde; maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors Et moi, quand j'aurai été élevé de la terre, j'attirerai tous les hommes à moi » (Jean 12 : 31-32). En d'autres termes, notre Seigneur Jésus a dit que la défaite ultime de Satan serait accomplie quand Il serait "élevé" sur la croix. Oui, Jésus est allé à la croix sachant que c'était le coup final qui entraînerait la défaite de la puissance de Satan.
Tandis que Jésus était dans le jardin de Gethsémané, les soldats sont arrivés. Jésus leur dit : « vous êtes venus avec des épées et des bâtons comme vous le feriez contre un voleur... ? mais cette heure et la puissance des ténèbres sont les vôtres » (Luc 22 : 52-53). Satan gouverne la puissance des ténèbres. Jésus voulait dire : "C'est l'heure de mon jugement sur toi et la puissance des ténèbres". Jésus a considéré la croix comme un conflit avec Satan. Sur la croix, Satan brisera Jésus sur le talon pour un temps, mais Jésus écrasera éternellement la tête de Satan (Genèse 3 : 15).
Jésus s'est incarné dans le but de détruire le diable et ses œuvres. Nous lisons dans Hébreux 2 : 14 : « Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il (Jésus) y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c'est-à-dire le diable ». 1 Jean 3 : 8 dit pourquoi Jésus est venu : « Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable ».
Depuis la croix, la puissance de Satan a été brisé. Il est toujours actif, mais il est déjà vaincu. Bientôt, il sera jeté dans l'étang de feu, dans l'Enfer. Parce que Satan a déjà eu sa puissance coupée, il n'a pas le pouvoir dans notre vie, sauf si nous le lui cédons. Maintenant, Satan est le prisonnier du Christ, bientôt il sera jeté éternellement dans la géhenne, dans l'Enfer, et il y sera éternellement et horriblement tourmenté.
Tous les plans de Satan pour vaincre Jésus à la croix étaient seulement une partie du plan de Dieu pour détruire son Ennemi. Satan a essayé désespérément, mais en vain, de trouver un endroit où Jésus était vulnérable. Jésus a dit dans Jean 14 : 30 : « Le maître du monde ... a rien en moi ».
Satan avait cherché en Jésus un péché qui ferait un point faible, mais il ne pouvait pas en trouver un, parce que Jésus est Saint et Il n'en avait pas. Si Satan avait pu trouver un seul péché dans le Christ, notre Seigneur Jésus aurait été digne de mort, mais cela fut totalement impossible. Comme le dit Romains 6 : 23 : « Le salaire du péché, c'est la mort ». Mais Hébreux 4 : 15 dit que nous avons un grand prêtre « qui a été tenté en toutes choses comme nous le sommes, mais sans commettre de péché ». Jésus est Saint ; Il ne pouvait pas pécher. Satan était entré en conflit avec Celui qui n'était pas vulnérable. Et c'est finalement Satan qui sera éternellement détruit et c'est Jésus qui régnera éternellement.
Comment Dieu crée-t-il et maintient-il la foi chez les élus ?
Dieu suscite la foi dans le cœur de ses élus par l’action irrésistible de son Saint-Esprit au moyen de la prédication de l’Évangile. Il maintient et fait croître cette foi par les moyens de grâce. (voir Romains 10. 14, 17).
Si nous disons que l’être humain est sauvé par la foi seule, il est essentiel de définir ce que nous entendons par « la foi ». L’Écriture sainte présente la foi sous deux angles : objectif et subjectif. Objectivement, la foi est ce qui est cru par les enfants de Dieu et qui les sauve (Jude 3). Subjectivement, la foi est l’acte de croire (Éphésiens 2. 8). Ces deux aspects de la foi doivent impérativement aller ensemble pour que la foi puisse sauver. Connaître l’Évangile sans y croire ne peut sauver, pas plus qu’avoir la foi dans autre chose que la vérité biblique. Examinons maintenant comment Dieu crée et maintient la foi chez les siens.
Le don de la foi, par lequel les élus sont rendus capables de croire pour le salut de leurs âmes, est l’œuvre de l’Esprit de Christ dans leur cœur ; la foi, d’ordinaire, façonnée par le ministère de la Parole, s’accroît et s’affermit par le Saint-Esprit de Dieu.
La première chose qu’il nous faut remarquer est que la foi est un don (Philippiens 1. 29 ; 1 Corinthiens 12. 9). L’être humain déchu n’a pas une capacité innée ou naturelle de croire la vérité, au contraire il cherche à la supprimer (Romains 1. 18). Il ne faut donc pas concevoir l’être humain comme étant neutre et capable de croire par une simple proposition de sa volonté lorsqu’il est exposé à l’Évangile. Au contraire, la foi n’est pas une fleur qui pousse sur le fumier de la dépravation humaine, mais elle est l’œuvre miséricordieuse de Dieu. L’œuvre de Dieu consiste à créer et à maintenir la foi en Christ dans le cœur de ses enfants (Jean 6. 29).
La confession prouve cette assertion à partir de deux textes bibliques. Le premier texte est davantage une simple expression contenue en 2 Corinthiens 4. 13 où l’apôtre Paul parle de « l’Esprit de foi ». Le Saint-Esprit permet à l’être humain qui croit d’exercer une foi vivante. « L’Esprit de la foi » c’est l’Esprit qui donne la foi, de telle sorte que nous pouvons rendre la même idée en renversant l’expression de la manière suivante : « la foi de l’Esprit », c’est-à-dire la foi qui vient de l’Esprit de Dieu.
Le deuxième texte preuve affirme expressément cette vérité : « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu » (Éphésiens 2. 8). Il va de soi que « la grâce » est « le don de Dieu » et qu’elle « n’est pas de nous », Paul n’a même pas besoin de le mentionner puisque la grâce, pour être gratuite, doit nécessairement être un don autrement elle n’est plus une grâce (Romains 4. 4, 11. 6). Paul n’essaie donc pas d’être redondant en disant simplement que la grâce est un don. Mais son intention est que nous comprenions que le moyen d’approprier la grâce est « la foi », qui est également « le don de Dieu » et qu’elle « ne vient pas de nous ».
Il est donc faux de croire que Dieu fournit la grâce et l’être humain fournit la foi. Nous avons tendance à croire que puisque c’est l’être humain qui exerce la foi, elle doit venir de lui. Mais l’Écriture enseigne plutôt que Dieu fournit et la grâce et la foi. Lorsque celle-ci est donnée à l’être humain par la l’œuvre intérieure du Saint-Esprit, il peut alors croire l’Évangile et être sauvé.
Le fait que la foi est donnée par Dieu et créée par l’Esprit dans le cœur des élus ne signifie pas qu’elle arrivera spontanément sans autre moyen. Le Saint-Esprit suscite la foi : par le ministère de la Parole. C’est ce que l’apôtre Paul veut dire lorsqu’il écrit : « Il a plu à Dieu dans sa sagesse de sauver les croyants par la folie de la prédication » (1 Corinthiens 1. 21). Le Saint-Esprit utilise la Parole de Dieu pour régénérer les élus (1 Pierre 1. 23). Il est possible que la simple lecture de la Parole fasse le travail, mais le moyen par excellence pour provoquer la foi est la prédication de la Parole.
"Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru ? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler, s’il n’y a personne qui prêche ? […] Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ" (Romains 10. 14, 17)
Le ministère ordinaire de la prédication de la Parole est le moyen de prédilection que Dieu utilise pour amener les élus à la foi. Il n’existe pas de meilleure stratégie d’évangélisation que l’annonce continuelle de l’Évangile. Ce moyen sert non seulement à amorcer la foi, mais encore à l’accroître et l’affermir. Autrement dit, ce ne sont pas uniquement les non-croyants qui ont besoin d’entendre l’Évangile, mais les croyants eux-mêmes doivent l’entendre et l’approfondir pour pouvoir grandir dans la foi.
Il y a deux autres moyens de grâce pour l’accroissement et l’affermissement de la foi : l’usage des sacrements et la prière. Les sacrements sont des signes et des sceaux visibles de l’Évangile que notre Seigneur Jésus nous a donnés pour nourrir notre foi en plus de sa Parole. Les sacrements ne sont pas présentés comme des moyens pour causer la foi, mais pour la garder et l’entretenir. Sans la foi, les sacrements sont inutiles ; ils ne sont donc donnés qu’à ceux qui ont la foi pour bénéficier de leur efficacité.
Le baptême est une manifestation visible de l’Évangile où l’union avec Christ dans sa mort et sa résurrection est donnée au croyant de façon personnelle. Se faire baptiser ou se rappeler son propre baptême en assistant à celui d’un autre croyant est un moyen efficace pour communiquer la grâce de Dieu. De même, se nourrir régulièrement de Christ en mangeant et buvant la Cène maintient notre communion avec Lui et nourrit notre foi. De plus, les exigences d’obéissance évangélique pour pouvoir participer à cette ordonnance sacrée (1 Corinthiens 11. 27-29) préservent la soumission de notre foi envers Christ. Une foi obéissante est une foi qui grandit et qui procure l’assurance (Jean 8. 31-32 ; 1 Jean 2. 3-6).
Dieu a également prévu un autre moyen pour maintenir la foi chez ses enfants : la prière. L’Écriture nous rapporte la prière des disciples à leur Seigneur afin que nous les imitions dans leur demande : « Seigneur, augmente-nous la foi » (Luc 17. 5). Un autre homme l’implore pour sa foi en lui disant : « Je crois ! Viens au secours de mon incrédulité ! » (Marc 9. 24). Qui d’autre que l’Auteur de la foi peut mener la foi à la perfection (Hébreux 12. 2) ? Demandons-lui donc instamment et continuellement de garder, de purifier, d’affermir et d’augmenter notre foi, car sans Lui nous ne pouvons rien faire.
Jésus-Christ et son Église (2)
Jésus-Christ est la tête du corps de l’Église : Colossiens 1. 18
La tête, est la partie du corps la plus importante. C'est dans la tête que se trouve le cerveau où sont concentrées toutes les informations, les pensées, les décisions, etc... Il est l'ordinateur qui commande toutes les fonctions du corps. C'est là que se trouvent l'intelligence, la pensée, la réflexion, la volonté, la mémoire des choses. Tous les organes et membres de notre corps sont sous le contrôle de notre cerveau. C'est une image merveilleuse, de la façon dont fonctionne l’Église de Christ. C’est de lui, et grâce à tous les liens de son assistance, que tout le corps, bien coordonné et formant un solide assemblage, tire son accroissement selon la force qui convient à chacune de ses parties, et s’édifie lui-même dans la charité (Éphésiens 4. 16).
Nous sommes unis à Jésus et unis ensemble : Nous remarquons que souvent nous voulons vivre et agir indépendamment, chacun faisant ce qui lui semble bon. Mais l'apôtre Paul, inspiré par le Saint-Esprit, donne, en 1 Corinthiens 12. 12-26, une description de la manière dont le corps de Christ doit fonctionner : "Car, comme le corps est un et a plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps, ainsi en est-il de Christ. Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d’un seul Esprit. Ainsi le corps n’est pas un seul membre, mais il est formé de plusieurs membres. Si le pied disait: Parce que je ne suis pas une main, je ne suis pas du corps, ne serait-il pas du corps pour cela ? Et si l’oreille disait : Parce que je ne suis pas un oeil, je ne suis pas du corps, ne serait-elle pas du corps pour cela ? Si tout le corps était œil, où serait l’ouïe ? S’il était tout ouïe, où serait l’odorat ? Maintenant Dieu a placé chacun des membres dans le corps comme il a voulu. Si tous étaient un seul membre, où serait le corps ? Maintenant donc il y a plusieurs membres, et un seul corps. L’œil ne peut pas dire à la main: Je n’ai pas besoin de toi; ni la tête dire aux pieds: Je n’ai pas besoin de vous. Mais bien plutôt, les membres du corps qui paraissent être les plus faibles sont nécessaires; et ceux que nous estimons être les moins honorables du corps, nous les entourons d’un plus grand honneur. Ainsi nos membres les moins honnêtes reçoivent le plus d’honneur, tandis que ceux qui sont honnêtes n’en ont pas besoin. Dieu a disposé le corps de manière à donner plus d’honneur à ce qui en manquait, afin qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les membres aient également soin les uns des autres. Et si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui ; si un membre est honoré, tous les membres se réjouissent avec lui. Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part".
Cet enseignement est très clair concernant la situation de ceux qui sont enfants de Dieu : ils appartiennent tous à un même corps, dont les membres sont unis les uns aux autres, dépendant les uns des autres, et placés sous l'autorité de son Chef suprême : le Seigneur Jésus-Christ.
L’Église attend le Retour de Jésus son Seigneur :
Le jour vient où toutes les "églises" et les "organisations chrétiennes" disparaitront pour faire place à une seule grande assemblée d'hommes et de femmes ressuscités, transformés à l'image de leur Seigneur lors de son glorieux avènement. "Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur (1 Thessaloniciens 4. 16-17).
"Nous attendons celui que nous aimons sans l’avoir vu, en qui nous croyons sans le voir encore, nous réjouissant d’une joie ineffable et glorieuse, parce que nous obtiendrons le salut de nos âmes pour prix de notre foi" (1 Pierre 3. 8). Alors se produira ce qui a été annoncé par le prophète Daniel : "Je regardai pendant mes visions nocturnes, et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu’un de semblable à un fils de l’homme; il s’avança vers l’ancien des jours, et on le fit approcher de lui. On lui donna la domination, la gloire et le règne; et tous les peuples, les nations, et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point, et son règne ne sera jamais détruit (Daniel 7. 13-14).
Jésus Lui-même l'a annoncé : "Alors on verra le Fils de l’homme venant sur les nuées avec une grande puissance et avec gloire. Alors il enverra les anges, et il rassemblera les élus des quatre vents, de l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel" (Marc 13. 26). Puis selon la vison de Jean, décrite dans le livre de l'Apocalypse, les choses nouvelles promises par le Seigneur s'accompliront : "Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n’était plus. Et je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s’est parée pour son époux. Et j’entendis du trône une forte voix qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. Et celui qui était assis sur le trône dit: Voici, je fais toutes choses nouvelles. Et il dit : Écris ; car ces paroles sont certaines et véritables" (Apocalypse 21. 1-5).
Pour conclure, lisons les paroles du Seigneur Jésus à l’Église entière : Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange pour vous attester ces choses dans les Églises. Je suis le rejeton et la postérité de David, l’étoile brillante du matin. Et l’Esprit et l’épouse disent : Viens. Et que celui qui entend dise : Viens. Et que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut, prenne de l’eau de la vie, gratuitement. Celui qui atteste ces choses dit : Oui, je viens bientôt. Amen! Viens, Seigneur Jésus ! Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec tous ! (Apocalypse 22. 16-21).
Jésus-Christ et son Église (1)
Chaque enfant de Dieu doit expérimenter sa relation personnelle avec Jésus Christ. Cependant il y a une réalité que nous ne devons surtout pas négliger, dans le dessein de Dieu pour son Fils : Son Église. "Il a tout mis sous ses pieds, et il l’a donné pour chef suprême à l’Église, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous" (Éphésiens 1. 22). Prenant l'exemple de la relation d'un mari avec son épouse, l'apôtre a écrit que l'union du Seigneur avec son Église est un grand mystère : "C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand; je dis cela par rapport à Christ et à l’Église" (Éphésiens 5. 31). Situation d'autant plus mystérieuse qu'il s'agit d'unir à Christ, en un seul corps, une multitude d'hommes et de femmes qui par leur foi en Lui ont été rachetés, purifiés, lavés de toutes souillures, afin de former une immense "assemblée".
"Après cela, je regardai, et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l’agneau, revêtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains. Et ils criaient d’une voix forte, en disant: Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’agneau" (Apocalypse 7. 9). C'est la grande Assemblée, l'Ekklêsia, l'Église, l'épouse de l'Agneau, telle que l'apôtre Jean nous la présente : "Et je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s’est parée pour son époux. Et j’entendis du trône une forte voix qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu" (Apocalypse 21. 2-4). "Puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes remplies des sept derniers fléaux vint, et il m’adressa la parole, en disant : Viens, je te montrerai l’épouse, la femme de l’agneau. Et il me transporta en esprit sur une grande et haute montagne. Et il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel d’auprès de Dieu, ayant la gloire de Dieu. Son éclat était semblable à celui d’une pierre très précieuse, d’une pierre de jaspe transparente comme du cristal" (Apocalypse 21. 9-11). L'apôtre Jean a vu l'Église telle qu'elle sera, lorsque Dieu l'aura revêtue de sa gloire. Depuis sa création jusqu'au moment de son Enlèvement, l'Église de Christ est en construction. "Le Seigneur y ajoute chaque jour ceux qui sont sauvés" (Actes 2. 47).
La première fois que l'Église est mentionnée dans le Nouveau Testament, c'est lorsque le Seigneur Jésus dit à Simon Pierre : "Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle" (Matthieu 16. 18). Par cette déclaration, Jésus précise plusieurs choses :
- Il s'agit de son Église, c'est à dire l'assemblée de ceux et celles qu'il a rachetés par son sang, au prix de sa vie.
- C'est Lui qui la bâtit. Il choisit et y ajoute lui-même ceux et celles qui la composent.
- Rien ne pourra la détruire. C'est une construction inébranlable car Il en est le fondement.
Le terme "Église" est la traduction du mot grec "Ekklêsia", du verbe ek kaleô, "appeler hors de". Donc, la signification du mot "Église ou Ekklêsia" est "Assemblée appelée hors de", c'est à dire mise à part, dans son sens étymologique "sanctifiée", séparée. Nous avons donc l'idée précise de ce qu'est l'Église du Seigneur Jésus-Christ : une assemblée de personnes qu'il appelle, qui croient en Lui, qu'il assemble et met à part, qu'il sanctifie.
L’Église est le corps de Christ : La première chose que nous remarquons dans la relation de Christ avec son Église, c'est qu'Il la conçoit et la structure comme un corps dont Il est la tête. "Le Christ est le chef, la tête de L’Église qui est son corps et dont il est le Sauveur" (Éphésiens 5. 23). L'apôtre Paul écrit : "Car, comme le corps est un et a plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps, ainsi en est-il de Christ" (1 Corinthiens 12. 12-14). Puis il ajoute : Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d’un seul Esprit. Ainsi le corps n’est pas un seul membre, mais il est formé de plusieurs membres. Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part. (1 Corinthiens 12. 27).
Nous trouvons dans ces paroles la pensée d'une assemblée composée de nombreuses personnes différentes, mais qui sont toutes unies avec Christ et entre elles comme les membres du corps. Il faut retenir que l’Église est formée de ceux et celles qui ont accepté la Parole de Christ, qui ont été purifiés de tous leurs péchés par le sang du Seigneur Jésus et qui s'attachent à Lui de tout leur cœur.
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Croire en attendant de recevoir les promesses de Dieu
L'espérance, c'est croire en attendant de recevoir les promesses de Dieu. Le Seigneur veut nous amener à avoir une foi ferme dans nos prières.
Êtes-vous des gens désespérés ? Dans le dictionnaire grec, ce mot veut dire : Être absolument perdu, tout à fait indigent de mesures ou de ressources, renoncer à tout espoir, être désespéré. Une personne sans espoir est comme un bateau sans moteur qui dérive en plein océan.
Espérez-vous en Dieu ? Croyez-vous que Dieu peut et veut nous exhausser ? Êtes-vous en attente avec foi de recevoir de Dieu ?
Paul a dit que malgré ses détresses, il n’était pas désespéré. "Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l’extrémité ; dans la détresse, mais non dans le désespoir" (2 Corinthiens 4. 8).
Êtes-vous des gens qui espèrent encore des changements, produit par Dieu ?
Dans le dictionnaire le mot « Espoir » = Fait d’espérer, d’attendre (quelque chose) avec confiance. « Espérer » = Considérer (ce qu’on désire) comme devant se réaliser (s’oppose à désespérer).
Dans le Nouveau Testament, le mot grec « espérer » = 1) dans le sens religieux : attendre le salut (une promesse) avec joie et pleine confiance 2) faire confiance, espérance.
Mais le mot "espérer" dans la Bible veut dire pleine confiance en Dieu.
Dieu aime voir ses enfants avancer avec la foi en Lui et que l’on mette notre espoir en Lui. Nous sommes maintenant dans le temps de la foi et de l’espérance en ses promesses. "Maintenant donc ces trois choses demeure: la foi, l’espérance, la charité" (1 Corinthiens 13. 13). Si nous ne sommes pas dans l’attente de quelque chose, c’est parce qu’on n’y croit pas et que nous sommes en train de douter que Dieu ne veuille pas nous exhausser ?
L’épître aux Hébreux nous dit que la foi est une ferme assurance de ce qu’on espère. "Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas" (Hébreux 11. 1).
ferme assurance = confiance,
La vraie foi devant Dieu est une confiance ferme, une conviction de recevoir ce qu’on espère de Dieu.
Notre assurance que nous avons dans nos prières peut grandir si nous regardons, que nous répondons a une invitation à prier, dans le Nom de celui qui est toujours exhaussé.
La Bible est pleine de versets nous invitant à aller à Dieu, même si nous avons péché. "Cherchez l’Éternel pendant qu’il se trouve ; invoquez-le, tandis qu’il est près. Que le méchant abandonne sa voie, et l’homme d’iniquité ses pensées ; qu’il retourne à l’Éternel, qui aura pitié de lui, à notre Dieu, qui ne se lasse pas de pardonner" (Ésaïe 55. 6-7).
Une fois pardonnés, nous sommes parfaitement dignes par Jésus de recevoir les exhaussements. Dieu nous dit approchez-vous avec assurance du trône de la grâce. "Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins" (Hébreux 4. 15-16).
Miséricorde = pitié, bonté ou bonne volonté envers le malheureux, le misérable et l’affligé joints à un désir de les aider. Miséricorde de Dieu envers les hommes : la providence générale ; la miséricorde et la clémence de Dieu pourvoyant et offrant aux êtres humains le salut par Christ
Grâce : Dictionnaire grec = Ce qui pourvoit à la joie, le plaisir, les délices, la douceur, le charme, la tendresse : grâce de la parole
Bonne volonté : Affectueuse bonté, faveur, de la bonté miséricordieuse par laquelle Dieu, exerçant sa sainte influence sur les âmes, les tourne vers le Christ, les garde, les renforce, et les amplifie dans la foi chrétienne, dans la connaissance, l’affection et suscite en elles l’exercice des vertus chrétiennes.
Dieu nous secoure. Voyons comment les gens croyaient, espéraient et attendaient la promesse de Dieu. "Si tu gardais le souvenir des iniquités, Éternel, Seigneur, qui pourrait subsister ? Mais le pardon se trouve auprès de toi, afin qu’on te craigne. J’espère en l’Éternel, mon âme espère, et j’attends sa promesse" (Psaumes 130. 3-5).
Lorsqu’on espère que Dieu fasse quelque chose, nous devons faire comme Abraham, il avait une promesse, il l’a attendu en rendant gloire à Dieu, il l’a reçu. "Espérant contre toute espérance, Abraham crut, en sorte qu’il devint père d’un grand nombre de nations, selon ce qui lui avait été dit : Telle sera ta postérité. Et, sans faiblir dans la foi, il ne considéra point que son corps était déjà usé, puisqu’il avait près de cent ans, et que Sara n’était plus en état d’avoir des enfants. Il ne douta point, par incrédulité, au sujet de la promesse de Dieu ; mais il fut fortifié par la foi, donnant gloire à Dieu, et ayant la pleine conviction que ce qu’il promet il peut aussi l’accomplir. (Romains 4. 18-21).
La conviction qui nous permet d’espérer en Dieu peut grandir, parce qu’elle est produite par le Saint-Esprit. "Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous abondiez en espérance, par la puissance du Saint-Esprit ! (Romains 15. 13).
Nous pouvons nous reposer sur cette promesse : "Dieu, qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui ? (Romains 8. 32).
La joie victorieuse de Jésus
Quand Jésus Christ était sur la terre, Il a rencontré le mépris, le rejet, la haine, mais Il ne s'est pas arrêté à cela. « À cause de la joie qui était devant Lui, Jésus a enduré la croix » (Hébreux 12. 2).
Jésus éprouvait son bonheur chaque jour. Avant d'aller à la croix, Il a dit à ses disciples : « Je vous ai dit cela afin que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète » (Jean 15. 11).
La joie de Jésus n'était pas une sorte de fuite, car Jésus était parfaitement réaliste sur l'état du monde. Jésus était sensible aux souffrances humaines, et à tout ce que le péché représente comme affront à l'Amour et à la Justice de Dieu. Mais Il savait aussi que le mal et la mort n'auraient pas le dernier mot. Jésus est venu pour ôter le péché du monde (Jean 1. 29).
Aujourd'hui, le mal semble triompher, mais le vrai croyant en Jésus Christ sait qu'un jour l'influence terrible du péché prendra fin à cause de la Victoire du Christ à la croix sur toutes les puissances du mal (Colossiens 2. 15). Dieu ouvre un chemin de paix et de joie pour celui qui croit et met sa confiance en Jésus. Oui, la joie que Dieu donne est plus forte que tout ce que nous pouvons trouver dans ce monde. Nous êtres humains, connaissons-nous chacun le bonheur de se savoir pardonné par Dieu, et d'être aimé de Lui ? Savons-nous que ce bonheur peut remplir notre vie, chaque jour, même dans les épreuves… si nous les traversons avec Jésus ?
Ô Jésus, ma joie ; Que toujours je voie Briller ton amour !
La différence entre le péché du chrétien et celui du non-chrétien
Concernant la gravité et la culpabilité, il n’y a pas de différence. Cependant le péché du chrétien est pardonné et effacé ? (Voir 1 Jean 1. 9 ; Romains 8. 13).
Le péché est grave et universel. Il n’y a rien que l’être humain puisse faire pour empêcher sa corruption et sa condamnation. Seul Dieu peut sauver l’être humain de son péché. Mais qu’en est-il donc de la condition pécheresse de ceux qui ont déjà été sauvés par Dieu et qui vivent sur la terre ?
La corruption de la nature demeure, pendant cette vie sur terre, en ceux qui sont régénérés. Bien que le croyant en ait reçu le pardon en Christ, et que ses péchés soit effacés, la chair en l'être humain, ainsi que les actions qui en procèdent, est vraiment et au sens propre péché.
La première chose qui doit être soulignée est ce que l’on appelle le péché rémanent. Lorsque l’Écriture déclare : « Non, il n’y a sur la terre point d’homme juste qui fasse le bien et qui ne pèche jamais » (Ecclésiaste 7. 20), elle inclut également les êtres humains qui sont régénérés. Tout péché est une transgression de la Loi de Dieu (1 Jean 3. 4) et mérite la mort (Romains 6. 23). Par contre, en déclarant que tous les péchés sont mortels et dignes du châtiment éternel, nous ne nions pas la gradation de culpabilité et de châtiment pour le péché (Luc 12. 47-48). Les péchés des enfants de Dieu ne sont donc pas moins graves que ceux des non-croyants ; ils sont même souvent plus graves en raison de la connaissance que nous avons de la Parole de vérité. Le péché rémanent n’est pas simplement une doctrine, mais une tragédie sur laquelle nous pleurons (Matthieu 5. 4 ; Romains 7. 24 ; Hébreux 12. 1).
Ainsi, un chrétien n’est pas caractérisé par l’absence du péché, mais par la confession continuelle de ses péchés. Telle est la différence fondamentale entre le pécheur devenu chrétien et le pécheur non-chrétien. "Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous. Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous le faisons menteur, et sa parole n’est point en nous" (1 Jean 1. 8-10).
Le non-croyant en Jésus ne voit pas son péché devant Dieu, il ne le confesse pas de manière à s’en repentir ; il demeure donc dans sa culpabilité et dans sa corruption. Mais, en étant même sauvé, parce qu’il voit son état de pécheur devant le Dieu Saint, le croyant en Jésus confesse constamment ses péchés et est pardonné. La plus grande différence entre le péché du chrétien et celui du non-chrétien n’est pas premièrement la fréquence ni la gravité, mais le pardon qui est en Jésus-Christ : seuls les péchés des chrétiens enfants de Dieu sont pardonnés.
Est-ce là toute la différence ? Ne devrait-on pas également voir une différence au niveau de la fréquence et de la gravité des péchés entre les deux ? En effet, nous ne parlons pas uniquement du pardon du péché, mais aussi de sa sanctification. Il est important de comprendre comment cette sanctification s’opère par l’œuvre de l’Esprit Saint en nous. Ce qui est nouveau dans les croyants en Jésus, ce n’est pas la fin de la corruption, mais l’arrivée d’une nouvelle nature en Jésus-Christ par la régénération du Saint-Esprit. Le chrétien est un homme nouveau… mais il y a encore en lui le vieil homme du péché (Éphésiens 4. 20-24 ; Colossiens 3. 9-10). Le chrétien, « pendant cette vie sur terre », vit donc une existence entre la tendance charnelle du péché et la nouvelle nature selon l’Esprit : "Je dis donc : Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair. Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair ; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez" (Galates 5. 16-17).
Avant d’être né de nouveau, le pécheur n’a que la corruption de sa nature pour agir dans ses membres, sa pensée et sa volonté. Une fois régénéré, le pécheur voit une nouvelle puissance apparaître en lui, elle lui fait haïr le péché et le rend capable d’aimer Dieu et de lui obéir. Seulement, parce qu’il a encore le péché en lui, il ne peut le faire parfaitement. C’est pourquoi « nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps » (Romains 8. 23).
Dans l’attente de l’incorruptibilité promise (1 Corinthiens 15. 52), voici à quoi ressemble le chrétien face à son péché : "Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair : j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort ?… Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur!… Ainsi donc, moi-même, je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché. (Romains 7. 18-25).
Ce passage ne décrit pas la victoire du péché dans la vie du chrétien, mais la mortification de la chair par le Saint-Esprit (Romains 8. 12-13 ; Colossiens 3. 5). Cette mortification ne s’opère pas sans difficulté et sans échecs momentanés, mais par la grâce de Dieu, le chrétien voit des progrès réels dans son obéissance au Seigneur. Il apprend à réprimer ses impulsions de colère, à résister à ses désirs impurs, à contrôler sa langue, à ne pas tendre l’oreille au mal, à renoncer à lui-même, à vivre dans l’amour, la vérité et la justice de Dieu. Son obéissance est imparfaite, mais cette sanctification par l’Esprit est réellement la mortification de son péché.
Nous avions décrit la réalité du péché par les mots séparation, condamnation et corruption. Pour le chrétien il faut ajouter les mots adoption, justification et sanctification ou encore réconciliation, pardon et sanctification. Ainsi, bien qu’en eux-mêmes il n’y a pas de différence entre les péchés des croyants et ceux des non-croyants ; par la grâce de Dieu il y a un monde de différence!
Jésus-Christ est le Seigneur de l'Univers
Dans la recherche de la connaissance de Christ, il y a des éléments qui nous aident à mieux découvrir qui Il est : ce sont les noms qui Lui sont donnés. Comme pour le Père, ses noms sont significatifs car ils indiquent les différents traits de Sa personnalité et de Son ministère en notre faveur.
Examinons le Nom qui le présente comme Celui qui est au dessus de toutes choses, à qui tout pouvoir a été donné : Christ "Le Seigneur". "C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au–dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus–Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père" (Philippiens 2. 9-10).
Lorsque nous pensons à Jésus-Christ, nous Le voyons comme le Sauveur ressuscité, assis à la droite de Dieu dans le Ciel. Nous croyons qu'Il est réellement vivant et nous proclamons qu'Il est toujours le même en fonction de ce que nous avons appris de Lui dans les Évangiles. Cependant nous devons savoir et prendre en considération toute la gloire, la puissance, le pouvoir ou l'autorité, dont Jésus est revêtu. "Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création. Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui" (Colossiens 1. 15-17).
Dans le livre de l'Apocalypse, Jean décrit la vision du Seigneur Jésus-Christ : "Et je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des vieillards, un agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre" (Apocalypse 5. 6). Il faut souligner ce dernier aspect : "Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu". Les sept cornes sont le symbole ou le signe de la plénitude, de la force, de la puissance, de l'autorité. Les sept yeux indiquent la plénitude de la connaissance et de la sagesse divine.
"Car Dieu a voulu que toute plénitude habitât en lui" (Colossiens 1. 19). "Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité. Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité" (Colossiens 2. 9). Il est important que nous comprenions et que nous soyons persuadés que Christ est Souverain, qu'Il est Seigneur, qu'Il domine sur tout, comme l'apôtre Paul l'a écrit : "Dieu a déployé la grandeur de sa puissance en Christ, en Le ressuscitant des morts, et en Le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes, au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de toute dignité, et de tout nom qui se peut nommer, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir. Il a tout mis sous ses pieds, et il l’a donné pour chef suprême à l’Église, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous" (Éphésiens 1. 20-22).
Dans l'Ancien Testament, le mot hébreu pour "Seigneur" est "Adonaï". C'est le mot qui traduit le nom de Dieu "YHVH, ou Yahvé", que les juifs ne doivent pas prononcer, tellement ils le considèrent comme saint ou sacré. Dans le Nouveau Testament, "Seigneur" est la traduction du mot grec "Kurios", il est l'équivalent de "Adonaï". Quel nom devons nous donner à Christ ? Certains enseignent qu'il faut absolument appeler Jésus par son nom en hébreu : "yechoua", qui signifie "YHWH sauve !". Jésus est encore appelé par d'autres noms : Christ qui signifie "oint", Emmanuel qui veut dire "Dieu avec nous", et le plus souvent Jésus-Christ ou le Seigneur Jésus-Christ. La Bible a été traduite en plus de 2000 langues et dans chacune le nom de Jésus se prononce différemment. Nous pouvons trouver que certaines langues expriment le sens des mots avec plus de force. Cependant, il n'est pas nécessaire d'utiliser l'hébreu ou le grec ou l'anglais ou une autre langue que la notre pour invoquer du fond du cœur avec sincérité et vérité le Nom de Notre Seigneur Jésus-Christ !
Lorsque nous lisons que Dieu Lui a donné le Nom qui est au dessus de tout nom, il s'agit de "Seigneur", comme l'écrit l'apôtre Paul : "que toute langue confesse que Jésus–Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père" (Philippiens 2. 9-10). Lors de sa naissance, l'ange à dit aux bergers : "Ne craignez point; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie: c’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur" (Luc 2. 10-11).
Lorsque nous nous adressons à Lui, nous Lui disons le plus souvent "Seigneur Jésus" ou tout simplement "Jésus" et Il nous entend ! Jésus comprend notre langue ! Le monde des religions a toujours donné la prééminence à quelques personnages parés de toutes les vertus, à qui on rend l'honneur suprême. Cependant pour ce qui est de ceux qui croient en Christ, nous savons qu'il n'y a qu'un seul Seigneur. Bien sûr, certains disent qu’il y a des dieux au ciel et sur la terre. Pour eux il y a plusieurs dieux et plusieurs seigneurs. En tout cas, pour nous enfants de Dieu, il n’y a qu’un seul Dieu : c’est le Père. Tout vient de Lui, et c’est pour Lui que nous vivons. Et il n’y a qu’un seul Seigneur : c’est Jésus–Christ. Tout existe par Lui, et c’est par Lui que nous vivons. (Voir 1 Corinthiens 8. 5). Paul écrit encore que "le Christ est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen!" (Romains 9. 5). Jésus a dit Lui même : "Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre" (Mathieu 28. 18). Il est le Seigneur et Il a le pouvoir de pardonner nos péchés, de guérir toutes nos maladies et toutes nos infirmités, de chasser tout démon ou esprit impur et malfaisant, de nous délivrer de tout mal, de nous secourir en toutes circonstance. Enfin "Il transformera le corps de notre humiliation en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses" (Philippiens 3. 21).
Par le pouvoir que Jésus a de s’assujettir toutes choses : Nous enfants de Dieu devons désirer par dessus tout que Jésus s'assujettisse tout notre être : notre esprit, notre volonté, nos pensées, notre âme, nos sentiments, nos désirs, nos émotions, notre corps avec tous ses besoins. Nous savons que Celui qui est sur le Trône de Dieu connait tout de chacun de nous et qu'Il peut exercer en notre faveur tout son pouvoir. Que son Nom soit béni ! Pour les premiers disciples de Christ, il était important de confesser que Jésus est le Seigneur. Et parce qu'ils témoignaient puissamment que Jésus-Christ est le Seigneur, ils étaient persécutés par l'empereur romain.
Le lien entre le Fils unique de Dieu et l’adoption des enfants de Dieu
Jésus-Christ est Fils de Dieu par nature, les croyants le sont par grâce. Christ est héritier par son obéissance, les croyants le sont par l’obéissance de Christ. (voir Galates 4. 4-7).
Le lien entre la justification et l’adoption est immédiatement mis de l’avant par la confession de foi. Ce lien est nécessaire lorsqu’on comprend l’aspect juridique de notre adoption telle que présentée par les Saintes Écritures. « Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu » (Jean 1. 12).
Le mot « pouvoir » (exousia) ne renvoie pas à une possibilité, mais à un droit. Les pécheurs ne possèdent pas naturellement ce droit puisqu’ils sont par nature des enfants de colère (Éphésiens 2. 3) et ont pour père le diable (Jean 8. 44). Conséquemment, ils n’ont aucun droit naturel dans le Royaume de Dieu et en sont légalement exclus (1 Corinthiens 15. 50). Pour pouvoir être appelés « enfants de Dieu » et devenir ses héritiers, ils doivent obtenir ce droit qui est gratuitement octroyé à quiconque reçoit le Christ. Cette adoption consiste en deux choses : (1) être retiré de la famille d’Adam (2) être reçu dans la famille de Dieu. Il y a donc une étroite connexion entre la justification et l’adoption, car la première nous fait passer d’Adam à Christ.
La doctrine de l’adoption sert également de pont entre la justification et la sanctification. Dieu commence par régler le statut légal de ses enfants (justification), puis il les éduque comme ses fils et filles bien-aimés (sanctification). Ainsi, l’adoption consiste à la fois en un droit légal d’enfant de Dieu et une expérience vivante de transformation à la ressemblance de Dieu (Hébreux 12. 5-8). Pour nous aider à mieux comprendre notre adoption, examinons le lien entre le Fils unique de Dieu et l’adoption des enfants de Dieu : "Tous ceux qui sont justifiés, Dieu daigne, en et à cause de son Fils unique Jésus-Christ, les rendre participants de la grâce d’adoption, par laquelle ils sont ajoutés au nombre des enfants de Dieu, et jouissent des libertés et des privilèges que ce titre leur reconnaît".
La confession référence deux textes clés des Saintes Écritures pour présenter le fondement de l’adoption. Le premier texte, Éphésiens 1. 5, révèle l’origine de l’adoption : « il nous a prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté ». Ce texte nous rappelle non seulement l’origine de l’adoption (il nous a prédestinés…), mais encore sa cause (le bon plaisir de sa volonté). C’est donc par grâce que nous sommes être appelés enfants de Dieu (1 Jean 3. 1), tandis que le Christ est appelé Fils de Dieu par nature (Hébreux 1. 2-5).
Jésus le Fils n’est pas devenu Fils, il est éternellement Fils tout comme Dieu le Père est éternellement Père. À l’incarnation, le Fils s'est fait homme et bien qu’Il dût accomplir la volonté du Père comme homme pour obtenir son héritage promis, il n’a pas eu à obtenir le statut d’enfant de Dieu d’une quelconque façon puisqu’il le possédait par nature.
Le deuxième texte cité nous montre comment Dieu a réalisé son plan éternel d’adoption par l’incarnation de son Fils éternel : "Mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi, afin qu’il rachète ceux qui étaient sous la loi, afin que nous recevions l’adoption. Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie : Abba ! Père ! Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils; et si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu" (Galates 4. 4-7).
L’apôtre Paul déclare ici que nous avons reçu l’adoption, c’est-à-dire « le pouvoir de devenir enfants de Dieu » par le fait que Jésus le Fils est venu dans le monde pour accomplir la Loi. Le premier fils de Dieu parmi les hommes, Adam (Luc 3. 38), devait atteindre la vie en gardant la Parole de Dieu (Lévitique 18. 5 ; Matthieu 4. 4). Adam transgressa cette Parole, fit entrer la mort dans le monde et entraina tous ses descendants dans la même voie (Romains 5. 12).
Pour qu’un homme puisse à nouveau être appelé fils de Dieu, la Loi devait être parfaitement accomplie. Le peuple d’Israël illustra typologiquement ce rôle de fils de Dieu appelé pour servir l’Éternel en gardant sa Loi (Exode 4. 22-23, 19. 5-6). Cependant, le véritable Israël Fils de Dieu c’est Christ (Matthieu 2. 15) ; Lui seul vient accomplir toute justice (Matthieu 3. 15, 5. 17), Lui seul est déclaré parfaitement agréable à Dieu (Matthieu 3. 17) et lui seul ressort Vivant et Vainqueur du désert de la tentation en ayant gardé et vécu de toute parole qui sort de la bouche de Dieu (Deutéronome 8. 1-3 ; Matthieu 4. 1-11).
Cependant, c’est à la croix que Jésus a rendu son obéissance ultime et qu’il a définitivement accompli la Loi (Philippiens 2. 8-11). Conséquemment à cette parfaite obéissance, il a obtenu l’héritage promis au Fils de David (Psaumes 2. 7-8) et à la postérité d’Abraham (Genèse 18. 19). Et c’est ainsi que Christ a obtenu, en faveur des croyants, le droit de devenir enfants de Dieu, faisant d’eux des cohéritiers de son propre héritage (Romains 8. 17). Nous contemplerons ce trésor dans la prochaine étude en examinant la description que nous en fait le reste de ce chapitre.
Notre identité en Jésus-Christ
Notre identité est liée à notre relation éternelle avec Jésus-Christ. Nous sommes en Jésus, des saints, et enfants de Dieu totalement acceptés. C’est notre identité qui définit ce que nous faisons et non pas l’inverse. Si nous n'avons pas notre identité, c’est ce que nous faisons qui la définit et nous plaçons alors notre identité dans nos actions et nos services. Notre compréhension de nous-mêmes est la base de notre système de pensées et de nos comportements : nous, croyants en Jésus, sommes des personnes équilibrée avec une vie qui a un sens infini à cause de notre identité, en tant qu’ « Enfant de Dieu ». C’est la clé de l’équilibre.
Nous devons d’abord comprendre l’identité dont nous avons héritée d’Adam à la création. Nous sommes les descendants d’Adam et donc nous avons hérités certaines de ses caractéristiques positives et négatives. Mais comme Adam, notre union avec Dieu a été brisée à la chute.
Désormais, nous pouvons être unis à Dieu en Jésus-Christ, et donc être vivant spirituellement. Adam était vivant non seulement physiquement mais aussi spirituellement. Et nous avons hérité de cette capacité de vivre spirituellement. Cette union avec Dieu est l’essence même de notre identité, de qui nous sommes. Le plan éternel de Dieu consiste à rétablir la relation avec l’être humain pour restaurer l’union qu’Il connaissait avec Adam après la création. Dieu vivait en communion intime avec Adam : Il recevait sa vie de Dieu par son esprit : il avait de la valeur, sa sécurité et son sentiment d’appartenance. Nous n’avions pas le choix de naître physiquement, mais c’est nous qui choisissons la vie spirituelle en plaçant notre foi en Jésus.
En acceptant le mensonge de Satan, l'homme – Adam – a choisi librement de vivre indépendamment de la volonté de Dieu, en faisant ses propres choix. La première conséquence a été la séparation de Dieu d’avec Adam et Eve : leur esprit a été séparé de l’Esprit de Dieu. Ils n’ont plus pu vivre de la communion dont ils jouissaient avec Dieu : leur union a été brisée. Ce fut la fin de leur vie spirituelle.
- Être spirituellement vivant, c'est être en union avec Dieu en étant en Christ.
- Être spirituellement mort, c’est être séparé de la présence de Dieu, c'est être gouverné par le royaume des ténèbres. Comme Adam, nous avons été créés pour être unis à Dieu, et comme Adam, notre union avec Dieu a été brisée par la chute. Nous sommes donc spirituellement morts lorsque nous venons à la vie. La chute a influencé de façon immédiate et radicale chaque être humain dans sa vie quotidienne.
L’échec du premier Adam a été suivi par la réussite totale du dernier Adam, Jésus. Une issue nous est donc offerte. " En effet, de même que tous les hommes meurent du fait de leur union avec Adam, tous seront ramenés à la vie du fait de leur union avec le Christ (1 Corinthiens 15 : 22). "Le premier homme, Adam, devint une âme vivante. Le dernier Adam est devenu un esprit vivifiant. Le premier homme, tiré de la terre, est terrestre ; le second homme est du ciel" (1 Corinthiens 15 : 45-47).
Si notre identité spirituelle est celle d’un enfant de Dieu, si la perception de nous-mêmes est celle que Dieu a prévu pour nous c'est-à-dire celle d’un fils ou d’une fille de Dieu, et enfin si le but que nous nous sommes fixés dans notre vie est celui de servir Dieu, ces trois éléments détermineront toutes nos actions : 1) Notre identité spirituelle, la perception de nous-mêmes et le but que nous nous fixons déterminent notre marche chrétienne, 2) La bonne perception de nous-mêmes est une clé pour nous approprier notre identité, 3) La perception de nous-mêmes détermine la victoire sur la réalité notre identité : elle apporte une différence qui va transformer notre vie.
En ayant une mauvaise perception de nous-mêmes, nous ne pourrons pas nous approprier pleinement de notre identité spirituelle d’enfants de Dieu, et nous ne connaitrons ni la maturité promise ni la liberté qui doivent nous revenir grâce à notre héritage en Jésus-Christ. Le fait de ne pas se voir comme nous sommes réellement en Christ, de ne pas voir le changement de ce que Christ a réalisé pour nous à la croix, fait que nous ne pouvons pas nous voir comme Dieu nous voit, c'est-à-dire comme Ses enfants.
Le dernier Adam apporte une différence qui transforme nos vies.
Nous avons hérité la vie physique d’Adam, mais si nous sommes chrétiens (enfants de Dieu), c’est là que la ressemblance s’arrête. Nous sommes désormais identifiés au dernier Adam, Jésus-Christ. Nous ne sommes plus exclus de la Présence de Dieu, nous sommes assis avec Christ dans les lieux célestes (Éphésiens 2. 6). La différence entre les deux Adam est d’une importance éternellement capitale dans notre vie. Nous devons nous assurer que nous nous identifions avec le bon Adam. Le meilleur résumé de cette différence capitale se trouve dans 1 Corinthiens 15. 22 : « Et comme tous meurent en Adam, de même tous revivront en Christ ». Nous devons absolument découvrir à quel point nous sommes différents en Jésus-Christ pour comprendre la maturité et la liberté dont nous avons héritées du dernier Adam.
« En effet, ceux que Dieu a connus d'avance, il les a aussi destinés d'avance à devenir conformes à l'image de son Fils, afin que celui-ci soit l'aîné de nombreux frères » (Romains 8. 29).
Une nouvelle vie donne une nouvelle identité
Être chrétien c’est être quelqu’un de nouveau, ce n’est pas seulement recevoir quelque chose. Un chrétien n’est pas seulement une personne qui reçoit le pardon, le Saint Esprit, une nouvelle nature.
Le fait d’être né de nouveau, nous a transformés pour faire de nous quelqu’un qui n’existait pas avant. Ce que nous recevons en tant que chrétien n’est pas le plus important, l’essentiel c’est qui nous sommes : cela détermine ce que nous faisons : "Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle création. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles" (2 Corinthiens 5. 17).
"Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus–Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions" (Éphésiens 2. 10).
"Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière, vous qui autrefois n’étiez pas un peuple, et qui maintenant êtes le peuple de Dieu, vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde, et qui maintenant avez obtenu miséricorde" (1 Pierre 2. 9-10).
"Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Et nous le sommes. Si le monde ne nous connaît pas, c’est qu’il ne l’a pas connu. Bien–aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que, lorsqu’il paraîtra, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est" (1 Jean 3. 1-2).
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