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L'Évangile est une puissance de Dieu pour le Salut de quiconque croit (Romains 1. 16)

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Notre élection en Jésus-Christ

2 Juin 2022 Publié dans #Divers

Une élection éternelle :

Notre bon Père céleste n’a pas laissé les choses au hasard. Il n’attend pas pour voir comment l’histoire va se dérouler et ce qui va se passer avec le salut de ses enfants. Mais Dieu a établi son plan en Jésus-Christ, dès avant la fondation du monde.

L’élection est le propos immuable de Dieu :

Immuable signifie permanent, invariable. Son plan ne changera pas avec le temps ou selon les circonstances. Il n’y a pas de doute quant au résultat final. Ceux qui sont élus depuis toute éternité seront certainement sauvés. « Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils [...] Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés, et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés » (Romains 8. 29-30). Qu’arriverait-il si l’élection était incertaine ? Cela ferait de Dieu un Être changeant, il ne serait plus notre Rocher et notre Forteresse, nous perdrions notre puissant réconfort qui ne se trouve qu'en Dieu.

Ce propos immuable est fondé sur « le très libre et bon plaisir de la volonté de Dieu, par pure grâce ». C’est encore le langage des Écritures. « Il nous a prédestinés par Jésus-Christ à être adoptés, selon le dessein bienveillant de sa volonté » (Éphésiens 1. 5). « En lui (Jésus), nous avons aussi été mis à part, prédestinés selon le plan de Celui qui opère tout selon la décision de sa volonté » (Éphésiens 1. 11).
Quand ce dessein bienveillant ou cette décision de sa volonté a-t-il été fixé ? « Avant la fondation du monde » (Éphésiens 1. 4). C’est une expression qui fait réfléchir, car elle nous plonge dans l’éternité du Dieu trinitaire. Jésus a dit à son Père : « Tu m’as aimé avant la fondation du monde » (Jean 17. 24). À la fin des temps, Jésus dira à ses brebis : « Recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde » (Matthieu 25. 34).
Notre salut n’est pas un essai de la part de Dieu qui ferait des tentatives pour nous sauver. En Dieu, Il n’y a pas d’hésitation, pas d’attente pour voir ce qui va arriver, pas de changement d’idée, pas de corrections ou d’améliorations qui auraient besoin d’être apportées en cours de route. Il n’y a pas de moments où Dieu s’arrête à mi-chemin ou se met à reculer en disant : « Ça ne va pas très bien, il faudrait peut-être que j’essaie un plan B ».
Cette décision éternelle a été prise « par pure grâce » et non à cause d’une quelconque contribution personnelle que nous aurions pu apporter, par même « une bonne décision pour Jésus ». Nous n’aurions pas pu prendre une telle décision nous-mêmes. La décision, c’est Lui Dieu qui l’a prise, sans considération de nos œuvres. « C’est Lui qui nous a sauvés et nous a adressé un saint appel, non à cause de nos œuvres, mais à cause de son propre dessein et de la grâce qui nous a été donnée en Jésus-Christ avant les temps éternels » (2 Timothée 1. 9). Quelle grâce merveilleuse ! Quelle grâce glorieuse !

Une élection personnelle :

Dieu, en son Fils Jésus-Christ, nous a élu au salut. « En lui, Dieu nous a élus avant la fondation du monde ». (Éphésiens 1. 4).
Qui sont les personnes impliquées dans cette élection ? Le Père, Jésus et nous-mêmes. Il nous a élus ! Il m’a élu ! Il m’a élu en Jésus-Christ ! C’est tout ce qui compte. Parfois, quand on parle de l’élection, on s’enfonce dans des discussions sans fin parce que bien des gens voient cela comme une fatalité inexorable, un destin froid et impersonnel. Une telle conception est tout à fait païenne. Le Dieu de la Bible est le Dieu personnel. Il n’agit pas de manière froide et capricieuse; il agit comme notre bon Père céleste, avec amour, grâce et chaleur. C’est « en Christ » qu’il nous a élus. Dieu nous aime parce qu’Il nous regarde en son Fils Jésus. La mission de Jésus, le Fils de Dieu, était de sauver ceux que le Père Lui a donnés. Sans Lui, l’élection s’évanouirait. Si l’élection était un concept abstrait et impersonnel, cela nous laisserait toujours dans le doute, nous ne serions jamais sûrs si nous sommes élus, mais puisque c’est « en Lui Jésus » que Dieu nous a élus, cela change tout.

C’est vers Jésus qu’il nous faut regarder. Il est le miroir de notre élection. C’est quand nous regardons à Jésus avec foi que nous pouvons être assurés de notre élection. Cessons de regarder à nous et regardons plutôt à Jésus, qui est « le Chef de tous les élus et fondement du salut ».
C’est par son œuvre produisant la foi que l’élection s’accomplit. Les élus sont par nature profondément corrompus comme tous les autres, « ni meilleurs ni plus dignes que les autres », car « nous étions par nature des enfants de colère comme les autres » (Éphésiens 2. 3). Mais de toute éternité, « Dieu a décidé de les donner au Christ pour les sauver ». Jésus dit : « Tout ce que le Père me donne viendra à moi, et je ne jetterai point dehors celui qui vient à moi [...] Or, voici la volonté de celui qui m’a envoyé : que je ne perde rien de tout ce qu’il m’a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour » (Jean 6. 37, 39).
« Tu as donné au Fils pouvoir sur toute chair, afin qu’il donne la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés [...] Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, parce qu’ils sont à toi [...] Père, je veux que là où je suis, ceux que tu m’as donnés soient aussi avec moi » (Jean 17. 2, 9, 24). Voilà des paroles très personnelles, qui font chaud au cœur et qui rassurent les croyants. La paix du cœur se trouve en lui seul. Quand nous venons à lui avec foi, nous découvrons que nous sommes un cadeau du Père donné à Jésus depuis toute éternité ! Quelle vérité profonde, admirable et apaisante !

Une élection efficace :

Dès que l’on s’éloigne de la Parole de Dieu, on commence à se faire une idée tordue de l’élection et à poser toutes sortes d’objections. Il nous faut abandonner nos raisonnements et nous mettre à l’écoute de la seule Parole de Dieu. Elle nous fait voir les choses tout autrement. Elle nous enseigne comment agit la grâce de Dieu.

« Car Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à la possession du salut par notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Thessaloniciens 5. 9). Dans sa grâce, Dieu nous a choisis en Christ pour que nous soyons rachetés. Cette rédemption est pleine de richesse. Elle produit de grandes transformations dans nos vies.
« Ainsi, Dieu a décidé de les donner au Christ pour les sauver, de les appeler et tirer efficacement à la communion du Christ et par sa Parole et par son Esprit; autrement dit, de leur donner la vraie foi en Lui, de les justifier et sanctifier, et, après les avoir puissamment conservés dans la communion de son Fils, de les glorifier finalement, pour la démonstration de sa miséricorde, et à la louange des richesses de la gloire de sa grâce, selon qu’il est écrit : Dieu nous a élus en Christ avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et sans défaut devant Lui » (Éphésiens 1. 4).
Quel est le but de l’élection ? Que nous soyons saints et sans défaut devant Lui ! L’élection produit des fruits dans nos vies. Elle n’a pas pour but de nous paralyser ou de nous laisser vivre dans le péché. Elle a pour but de nous amener à vivre dans la foi en Jésus, dans une communion vivante avec Dieu, à son service et pour sa gloire.
« Travaillez à votre salut avec crainte et tremblement [...] car c’est Dieu qui opère en vous le vouloir et le faire » (Philippiens 2. 12-13). Dieu fait tout. Il nous donne la volonté et la capacité. Alors, travaillons de toutes nos forces à notre salut ! Si nous n’étions pas élus, nous serions incapables de venir à la foi et de vivre la vie nouvelle. Toutes les œuvres que Dieu accomplit dans nos cœurs et dans son Église sont le fruit de son élection bienveillante : la foi, la justification, la sanctification, la persévérance et la glorification. Tout cela fait partie de son conseil éternel, pour sa seule gloire et pour notre consolation éternelle ! AMEN !

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Jésus-Christ est présent en nous

30 Mai 2022 Publié dans #Divers

Dans Jean 14, l'apôtre Jean rapporte un enseignement fondamental du Seigneur Jésus-Christ concernant notre relation avec Dieu le Père et avec lui-même le Fils de Dieu, après que le Saint-Esprit eut été donné : "En ce jour là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et que je suis en vous " (Jean 14. 30).
Lorsque l'on parle ici de relation, l'on veux dire une intimité spirituelle, une communion intérieure, et non seulement une communication venant de l'extérieure. Dans ce chapitre, Jésus insiste sur la différence d'une présence "avec" et d'une présence "en". "Avec" : ""Jésus lui dit : Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe !" (Jean 14. 9). "Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous" (Jean 14. 16). "En" : l’Esprit de vérité…vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous (Jean 14. 17).
Par cette parole, Jésus annonce l'événement qui va se produire quelques jours après son Ascension : Le Saint-Esprit venant non seulement sur les disciples, mais venant "en" eux, les remplissant tous : "Et ils furent tous remplis du Saint–Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer" (Actes 2. 4). Ces 120 per
sonnes, et beaucoup d'autres après eux, ont connu la présence manifestée de l'Esprit de Dieu EN eux. Ils en ont été remplis et ce fut une évidence qui les a introduit dans une dimension nouvelle de la connaissance et de la relation avec le Seigneur Jésus qui les avait instruits à ce sujet : "En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et que je suis en vous" (Jean 14. 20).
Vous connaîtrez : Le Seigneur enseigne que c'est par la présence manifestée du Saint-Esprit en nous que nous connaissons la réalité de son union avec le Père et de sa présence en nous. "Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous ... En ce jour–là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et que je suis en vous" (Jean 14. 16-20). C'est aussi ce qu'écrit l'apôtre Jean : "Nous connaissons qu’il demeure en nous par l’Esprit qu’il nous a donné" (1 Jean 3. 24). "Nous connaissons que nous demeurons en Lui, et qu’il demeure en nous, en ce qu’il nous a donné de son Esprit" (1 Jean 4. 13). Le Seigneur Jésus est présent en nous, par son Esprit. L'apôtre Paul écrit : "Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?" (1 Corinthiens 3. 16).
Il s'agit d'une présence spirituelle mais néanmoins réelle, rendue évidente par un témoignage intérieur et une manifestation visible ou audible, du Saint-Esprit. Lorsque nous parlons de la présence du Seigneur en nous, il faut nous rappeler cette autre parole de Christ : "C’est l’esprit qui vivifie; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie" (Jean 6. 63).
Par cette dernière parole du Seigneur nous comprenons que sa présence en nous est spirituelle parce qu'Il n'est plus là avec son corps, sa chair, mais en esprit. En "nous" : Nous sommes des êtres complexes formés de matière et d'esprit, à la fois esprit, âme et corps. Souvent nous commettons l’erreur de donner de l’importance à l’un plutôt qu’à l’autre, en fonction de ce que nous pouvons ressentir. Nous ne définissons pas bien la frontière entre l'esprit, l'âme et le corps. Où commence l’âme et où finit l’esprit, l’âme à son tour n’est-elle pas intimement liée au corps. Cependant l’Esprit de Dieu le sait. Il sonde les profondeurs de notre être et le pénètre allant jusqu’à la séparation de ce qui est psychique "l’âme" et ce qui est spirituel : "l’esprit". "Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte" (Hébreux 4. 12-13).
"L'Esprit de Dieu sonde tout, même les profondeurs de Dieu" (1 Corinthiens 2.10). Notre esprit est le domaine de la pensée, de la réflexion, de l’intelligence (l’entendement), la conscience de ce qui est spirituel. Notre âme est le domaine des sentiments, des désirs, des affections, des émotions… Elle est le trait d'union entre l'esprit et le corps. Notre corps est le domaine des sens, de tout ce qui est visible, audible, physiquement sensible. Certaines personnes sont dominées par les sens, les désirs excessifs du corps. D’autres sont conduites par leurs sentiments ou leurs émotions, l’âme prend le dessus. Pour les autres enfin, l’intelligence, la raison, ont la priorité, ce qui ne veut pas dire qu’elles sont spirituelles dans le sens où Dieu l’entend. Notre volonté détermine nos choix en fonction de ces trois éléments : la raison, les sentiments (le cœur) et les sens. Notre esprit, notre âme et notre corps forment donc un tout, Ils fonctionnent ensemble et nous ne pouvons dissocier l’un de l’autre. Nous pourrions donner la priorité tantôt à l’un, tantôt à l’autre, d’où parfois nos problèmes lorsque notre choix n’est pas le bon. Il faut donc nous efforcer de vivre avec l'équilibre de la sagesse divine, de la sagesse de Dieu.

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Satan amena le péché dans ce monde (2)

27 Mai 2022 Publié dans #Divers

"Mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras certainement" (Genèse 2. 14).

Nous constatons que la tentation ou l’invitation à la désobéissance se présente à eux. Ils ont accepté la désobéissance, les mensonges,  le doute, la séduction et le désir de devenir comme Dieu sont rentrés dans leurs cœurs. La désobéissance les a conduits à se rebeller contre Dieu.

"Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l’Éternel Dieu avait fait. Il dit à la femme : Dieu a–t–il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? La femme répondit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez. Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point. Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme Dieu, connaissant le bien et le mal" (Genèse 3 : 1-5).

Voici l’appât que va utiliser le serpent pour séduire Eve : "Vous ne mourrez point et vous serez comme Dieu, connaissant le bien et le mal". Il lui promet l’indépendance, mais c’est l’assujettissement qui l’attend. C’est ainsi que la mort est entrée dans leur vie, la peur de Dieu, de sa voix, alors que celle-ci leur était familière ainsi que sa présence. La culpabilité, la honte, l’accusation les ont conduit à se cacher de Dieu.

"Mais l’Éternel Dieu appela l’homme, et lui dit : Où es-tu ? Il répondit : J’ai entendu ta voix dans le jardin, et j’ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché" (Genèse 3. 9-10).

Dieu pose deux questions à Adam :

1) Où es- tu ? Il faut comprendre : Où es-tu spirituellement ? Qu’as-tu fait ?
2) Qui t’a appris que tu es nu ? : "Et l’Éternel Dieu dit : "Qui t’a appris que tu es nu ? Est–ce que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger ?" (Genèse 3. 11).

Comment Adam et Eve sont-ils devenus nus ? La gloire de Dieu les revêtait à cause de sa lumière qui était en eux. Quand la présence de Dieu s’est retirée de leur vie, ils ont perdu sa lumière intérieure. Les ténèbres ont pris cette place vide. La nudité ou la disparition de la gloire résulte de la perte de la lumière.

Dieu connaissait la situation donc la réponse. Seulement Dieu invitait Adam à reconnaître sa désobéissance et à plaider coupable. Au lieu de cela, il prend l’attitude d’accusation et d’auto-défense. Il cherche à couvrir lui-même son péché.

Par cette deuxième question : Qui t’a appris que tu es nu ? Dieu cherchait à faire admettre à Adam qu’il avait écouté une autre voix que la sienne, celle du père du mensonge.

Nous aussi, combien de fois nous voulons couvrir nos propres péchés en accusant les autres ou en disant à Dieu : si j’ai péché…je te demande pardon. La réalité est toute simple : j’ai péché, je le reconnais et je plaide coupable pour être délivré, pardonné.

Trop souvent, nous avons recours à notre propre justice. Rappelons-nous ce que nous avons dit plus haut. Le péché nous amène à la mort.

L’accusation mutuelle est rentrée dans leur vie au lieu de se reconnaître coupable ou de plaider coupable. Nous trouvons là l’origine de la propre justice. Autrement dit : Adam accuse Dieu d’être responsable de cette désobéissance à cause de l’épouse qu’il a placée à ses côtés. "L’homme répondit : La femme que tu as mise auprès de moi m’a donné de l’arbre, et j’en ai mangé" (Genèse 3. 12).

Ils sont devenus pécheurs. A cause de leur nouvelle nature déchue, ils ont donné naissance à des pécheurs. Nous également, nous naissons pécheurs et donnons naissance à des pécheurs. Comme un oiseau donne naissance à un autre oiseau ou un poisson à un autre poisson, selon : "Puis Dieu dit : Que la terre produise de la verdure, de l’herbe portant de la semence, des arbres fruitiers donnant du fruit selon leur espèce et ayant en eux leur semence sur la terre. Et cela fut ainsi" (Genèse 1-11).

Comment cela s’est-il produit ?

La Bible nous dit que le serpent, le plus rusé des animaux, s'est présenté devant Ève en lui mentant et lui proposant que ses yeux allaient s’ouvrir. Dans le but que l’interdit de Dieu devienne désirable, indispensable. Eve, séduite, a vu qu’il y avait un manque à combler dans sa vie. Bien-sûr à condition qu'elle mange des fruits de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Ève dit avoir été séduite, elle en mangea et son mari aussi. "La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence ; elle prit de son fruit, et en mangea ; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d’elle, et il en mangea" (Genèse 3 : 6).

Comme c’est troublant, Eve était habituée à voir cet arbre, jamais elle n’avait remarqué qu’il « était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence ». Il lui a suffit d’entendre des paroles de mensonge et de séduction pour que, par le désir, ses yeux s’ouvrent et qu’elle succombe.

Oui, les êtres humains subissent les conséquences de leurs actes et de leurs désobéissances.

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Le sens et l’importance de l’Ascension de Jésus-Christ

26 Mai 2022 Publié dans #Divers

Après sa résurrection, Jésus « se présenta [...] vivant » (Actes 1. 3) aux femmes près de la tombe (Matthieu 28. 9-10), à ses disciples (Luc 24. 36-43) et à plus de 500 autres personnes (1 Corinthiens 15. 6). Les jours après la résurrection, Jésus a enseigné ses disciples concernant le Royaume de Dieu (Actes 1. 3).
Quarante jours après la résurrection, Jésus et ses disciples se sont rendus au Mont des Oliviers, près de Jérusalem. Là, Jésus leur a promis qu’ils recevraient bientôt le Saint-Esprit et leur a demandé de rester à Jérusalem jusqu’à ce qu’Il vienne. Puis Jésus les a bénis et pendant qu’il les bénissait, Il est monté au Ciel. Le récit de l’ascension de Jésus se trouve en
Luc 24. 50-51 et en Actes 1. 9-11.
Les Écritures montrent clairement que l’Ascension de Jésus était une montée au ciel littérale et physique : il s’est petit à petit élevé au-dessus du sol sous les yeux d’un grand nombre de témoins attentifs. Alors que les disciples s’efforçaient de l’apercevoir une dernière fois, une nuée l’a caché à leurs yeux. Deux anges leur sont alors apparus et leur ont promis qu’il reviendrait « de la même manière que vous l’avez vu aller au ciel » (Actes 1. 11). Je pense que si les disciples avaient été capables ce jour-là de voir au-delà de cette nuée, ils auraient vu les cieux ouverts pour recevoir Jésus le Roi. Ils auraient vu les anges se réjouir du Retour glorieux du Seigneur Jésus dans sa Glorieuse Demeure au Ciel. Ils auraient vu Dieu le Père se lever pour accueillir Jésus son Fils bien-aimé dont Il était si fier.
L'Ascension de Jésus est simplement un autre exemple de sa Toute-Puissance en tant que Dieu. Ce fut un événement surnaturel parce que Jésus n'était plus soumis à la gravité. Jésus avait déjà affirmé qu'Il est Dieu et Il l'avait Lui-même démontré à plusieurs reprises durant son ministère sur la terre. Lors de son Ascension, Jésus prouve hors de tout doute qui Il est : le Dieu de l'Univers.

L’Ascension de Christ est importante pour plusieurs raisons :

1. Elle marque la fin de son ministère terrestre. Par amour, Dieu le Père avait envoyé son Fils dans le monde à Bethléem et maintenant, le Fils retournait au Père. La période pendant laquelle il avait été soumis aux limitations humaines était terminée.
2. Elle indique le succès de son œuvre sur terre. Il avait accompli tout ce pourquoi il était venu.
3. Elle marque son retour à sa gloire céleste. La gloire de Jésus avait été voilée pendant sa vie sur terre, avec la courte exception de sa Transfiguration
(Matthieu 17. 1-9).
4. Elle symbolise son élévation par le Père
(Éphésiens 1. 20-23). Celui à qui le Père avait donné toute son approbation (Matthieu 17. 5) a été accueilli avec les honneurs et a reçu le Nom au-dessus de tout nom. (Philippiens 2. 9).
5. Elle a permis à Jésus de nous préparer une place auprès de Lui
(Jean 14. 2).
6. Elle marque le début de son ministère de Souverain Sacrificateur
(Hébreux 4. 14-16) et Médiateur de la Nouvelle Alliance (Hébreux 9. 15).
7. Elle établit le modèle de son Retour. Jésus reviendra établir son Royaume de la même manière qu’il est parti : littéralement, corporellement et visiblement, sur les nuées
(Actes 1. 11, Daniel 7. 13-14, Matthieu 24. 30, Apocalypse 1. 7).

Pour l’instant, le Seigneur Jésus est au Ciel. Les Écritures le représentent souvent à la Droite du Père, une position d’honneur et d’autorité (Psaumes 110. 1, Éphésiens 1. 20, Hébreux 8. 1). Christ est la tête du corps de l’Église (Colossiens 1. 18), il donne les dons spirituels (Éphésiens 4. 7-8) et il remplit tout l’univers (Éphésiens 4. 9-10). L’Ascension de Christ marque la transition entre son ministère terrestre et son ministère céleste.

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Satan amena le péché dans ce monde (1)

25 Mai 2022 Publié dans #Divers

A cause de sa Sainteté, Dieu est obligé de se détourner de nous et nous, nous fuyons sa lumière. Nos œuvres de ténèbres nous accusent devant Lui.
Nous vivons dans un monde naturel que nous voyons, touchons, dans lequel nous évoluons. Autour de nous se situent deux royaumes spirituels ennemis qui sont invisibles avec nos yeux naturels : le Royaume de Dieu qui est le Royaume de la lumière et de la vie ; et le royaume de Satan, c'est l’empire du diable, du péché, des ténèbres, de la mort, de Satan.
Par conséquence soit nous bénéficions des bienfaits du premier ou soit nous subissons les méfaits du second.

Le monde a-t-il toujours connu la domination de l’empire  du péché ? Non. La Bible nous le confirme dans cette parabole : "Il (Jésus) leur proposa une autre parabole, et il dit : Le royaume des cieux est semblable à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ. Mais, pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de l’ivraie parmi le blé, et s’en alla. Lorsque l’herbe (le blé) eut poussé et donné du fruit, l’ivraie parut aussi" (Matthieu 13 : 24 à 26).
Jésus nous parle bien d’un ennemi et même. Il cite une de ses méthodes pour planter sa semence. Quelle est la nature de sa semence ? De l’ivraie. En grec ivraie se dit : « zizanion » ce qui signifie zizanie, discorde et tout ce que cette semence porte comme fruit.
Comment cet ennemi plante t-il sa semence ? Quand nous abandonnons la surveillance de notre champ ou notre rôle de gardien de ce champ, c'est-à-dire de notre vie.

Il n’en était pas ainsi quand Dieu a créé Adam et Eve. Ils ont été créés à la ressemblance et à l’image de Dieu, c’est à dire parfaits. Quand Dieu regardait, dans la vie d’Adam et d’Eve, il voyait son image, comme nous, nous voyons notre image quand nous nous regardons dans un miroir. "Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme. Dieu les bénit, et il vit que cela était très bon" (Genèse 1. 26-27).

En créant Adam et Ève,  Dieu leur a donné une identité, son identité. Adam et Ève savaient qui ils étaient, pourquoi ils avaient été créés. Cela devait durer éternellement à une condition : croire ce que Dieu leur disait. Et plus précisément, croire que Dieu leur disait la vérité et ne leur cachait rien.
Dieu les a créés à Son image, c'est-à-dire avec une volonté et la capacité de choisir : libre de vivre avec Dieu ou sans Lui et de choisir la vie ou la mort. Dieu n’a pas créé des robots mais des personnes libres de l’aimer ou de le rejeter. Dieu a mis deux voies devant eux, comme Il met deux voies devant chacun d'entre nous. "J’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité" (Deutéronome 30 : 19).

Chacune de ces voies ou chemins nous conduit vers un arbre dont nous parle la Bible dés le début. Mais un seul conduit à l’arbre de vie, c’est pourquoi Jésus nous dit : "Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi" (Jean 14. 6).
Chacun de ces deux arbres produit des fruits différents : l’arbre de la vie, des fruits pour la vie et l’arbre de la connaissance du bien et du mal, des fruits pour la mort.
Le choix de vie, pour Adam et Eve, se tenait entre ces deux arbres. L'arbre de la vie au milieu du jardin et l'arbre de la connaissance du bien et du mal. (Ici, il n'est pas question de pommier, encore moins de pommes) et Dieu leur donna cet ordre, plus précisément à Adam : "Tu pourras manger de tous les arbres du jardin, mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras tu mourras certainement" (Genèse 2 : 16-17).

Dieu avait placé Adam et Eve dans le jardin d’Éden, ce qui signifie : délice, abondance de biens, condition idéale de vie, avec un seul interdit, celui que nous venons d’énoncer. Dieu les avait béni et donné l’autorité pour dominer sur la terre. Dieu les bénit, et Dieu leur dit : "Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et assujettissez-la ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre" (Genèse 2 : 28).

Adam et Eve ont été crées pour avoir une relation d’amour avec Dieu. Dieu leur avait recommandé de ne pas faire certaines choses, comme de vrais parents donnent des consignes de sécurité à leurs enfants, par amour et pour les protéger. Dieu ne veut pas de robot, il nous a crée avec une volonté, capable de choisir. Adam et Eve n’ont pas écouté, ils ont désobéi et ils en ont subi les conséquences et leurs descendants ensuite, c'est-à-dire nous-mêmes.

A SUIVRE... le vendredi 27 mai

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Dieu est notre Père Céleste

20 Mai 2022 Publié dans #Divers

Pour nous tous qui sommes devenus enfants de Dieu, Dieu est notre Père !
Un père digne de ce nom éduque ses enfants afin qu'ils grandissent dans les meilleures conditions. Pour cela il devra les instruire, les conseiller, les reprendre aussi et parfois les corriger. Il y a des choses qu'ils devront acquérir, d'autres dont ils devront se séparer. Nous considérons souvent le fait d'être émondés comme le résultat d'épreuves, de souffrances, de réprimandes. Nous devons plutôt parler d'éducation. Dans le langage spirituel de Jésus "émonder" veut dire "éduquer" dans toute la signification de ce qu'est une bonne éducation.
C'est ce que Dieu notre Père céleste fait avec nous. N'oublions pas l’exhortation qui nous est adressée comme à des fils : "Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, Et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend; Car le Seigneur châtie celui qu’il aime, Et il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils. Supportez le châtiment: c’est comme des fils que Dieu vous traite; car quel est le fils qu’un père ne châtie pas? Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils. D’ailleurs, puisque nos pères selon la chair nous ont châtiés, et que nous les avons respectés, ne devons-nous pas à bien plus forte raison nous soumettre au Père des esprits, pour avoir la vie? Nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon; mais Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté. Il est vrai que tout châtiment semble d’abord un sujet de tristesse, et non de joie; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice. Fortifiez donc vos mains languissantes Et vos genoux affaiblis; et suivez avec vos pieds des voies droites, afin que ce qui est boiteux ne dévie pas, mais plutôt se raffermisse" (Hébreux 12. 5-13).

Ces paroles nous apprennent que si nous sommes enfants de Dieu, Il s'occupe de nous comme un Père veille sur ses enfants, sans dureté, ni brutalité, mais avec bonté et bienveillance. La méthode divine Dieu utilise différents moyens pour nous amener à porter le fruit qui le glorifiera :

1) les Écritures : La Parole inspirée de Dieu qui enseigne, convainc, corrige, instruit dans la justice afin que nous soyons accomplis et propre à toute bonne œuvre. 2 Timothée 3.16 Elle agit comme une lame qui coupe ce qui doit être ôté en nous. Dieu s'en sert comme la serpe du vigneron qui taille les sarments. Si nous laissons docilement cette Parole divine nous instruire et si nous obéissons lorsqu'elle nous demande de nous séparer de certaines choses, l'émondage se fera en douceur.

2) le Saint-Esprit : Il est l'agent divin opérant en nous l'œuvre de Dieu. Il sanctifie, il instruit, il convainc, il dirige, il console, il inspire, il révèle, il aide, il soutient, il assiste, il fortifie… En règle générale, le Saint-Esprit et les Écritures agissent ensemble, les Écritures étant l'instrument du Saint-Esprit, son épée. (Éphésiens 6. 17. Hébreux 4. 12). Le Saint-Esprit œuvre au niveau de notre conscience et nous convainc de ce qui doit disparaître de nos vies. Là aussi, si nous sommes dociles, nous soumettant à sa volonté et ses désirs, tout ira bien.

3) la souffrance : Lorsque nous sommes trop réticents, sans intelligence, le Père émonde par l'épreuve, la souffrance. "Je t’instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre; Je te conseillerai, j’aurai le regard sur toi. Ne soyez pas comme un cheval ou un mulet sans intelligence; On les bride avec un frein et un mors, dont on les pare, Afin qu’ils ne s’approchent point de toi" (Psaume 32. 8-9)
Dieu parle cependant, tantôt d’une manière, Tantôt d’une autre, et l’on n’y prend point garde. Il parle par des songes, par des visions nocturnes, Quand les hommes sont livrés à un profond sommeil, Quand ils sont endormis sur leur couche. Alors il leur donne des avertissements Et met le sceau à ses instructions, Afin de détourner l’homme du mal Et de le préserver de l’orgueil, Afin de garantir son âme de la fosse Et sa vie des coups du glaive. Par la douleur aussi l’homme est repris sur sa couche, Quand une lutte continue vient agiter ses os. Alors il prend en dégoût le pain, Même les aliments les plus exquis; Sa chair se consume et disparaît, Ses os qu’on ne voyait pas sont mis à nu; Son âme s’approche de la fosse, Et sa vie des messagers de la mort. Mais s’il se trouve pour lui un ange intercesseur, Un d’entre les mille Qui annoncent à l’homme la voie qu’il doit suivre, Dieu a compassion de lui et dit à l’ange: Délivre-le, afin qu’il ne descende pas dans la fosse; J’ai trouvé une rançon ! (Job 33. 14-24)
Notre Père céleste agit toujours avec bonté, même dans sa sévérité il ne se départit jamais de son amour compatissant envers nous. Ses interventions n'ont jamais pour but de nous détruire, de nous écraser, mais de relever, de corriger, de construire, d'édifier, de perfectionner. Entre ses mains, notre part dans ce processus de l'émondage est de livrer notre volonté à Dieu, d'accepter qu'il fasse en nous son œuvre de purification et de sanctification (séparation) par les moyens qu'il juge bon d'utiliser.
Comme des enfants de Dieu conscients de la nécessité d'être formés, éduqués par notre Père céleste, nous nous livrons à lui comme un argile docile entre les mains du potier, nous aspirons et lui demandons de nous rendre semblables à ce qu'il veut pour nous. Le problème le plus important réside dans notre résistance, le recul de notre volonté insidieusement séduite et retenue par notre nature charnelle. Il faut accepter que certaines choses meurent en nous, afin que la vie de l'Esprit vive et grandisse, selon l'objectif divin : porter un fruit qui demeure et progresse, à la gloire du Père. Notre nature humaine n'aime pas ce qui abaisse. Cependant c'est à cela que Dieu nous appelle maintenant, afin de pouvoir nous élever plus tard. "Jésus s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix" (Philippiens 2. 3-8). L'apôtre Paul écrivait aux disciples de Galatie : Mes enfants, pour qui j’éprouve de nouveau les douleurs de l’enfantement, jusqu’à ce que Christ soit formé en vous, (Galates 4. 19) Donc l'essentiel c'est que la nature de Christ paraisse de plus en plus dans nos vies, afin que le Père soit glorifié.

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Devenir un chrétien mature

19 Mai 2022 Publié dans #Divers

Grandir spirituellement

Si un bébé qui naît sur cette terre est 100 % un être humain, il a néanmoins besoin de grandir et de se développer pour devenir adulte. C’est-à-dire atteindre la maturité, ce qui consiste à être capable de se prendre en charge et aussi de prendre soin d’autres que lui-même.

Dans le domaine naturel, il existe 3 grands stades de croissance : le bébé, l’enfant et l’adulte avec leurs caractéristiques spécifiques de développement, que ce soit sur le plan physique et intellectuel, tout comme sur le plan du caractère et de la personnalité. Pour le spirituel, c’est la même chose.

Nous naissons de nouveau à l’état de bébés spirituels et avons besoin de grandir et nous développer à la stature parfaite de Christ afin de pouvoir accomplir notre destinée. Car, si un enfant n’est pas capable d’entrer dans la vie professionnelle, c’est la même chose pour un chrétien qui n’a pas atteint un degré suffisant de maturité, d’où certains problèmes que nous voyons dans les églises et parmi les serviteurs de Dieu. Avoir un appel sur notre vie est une chose, y entrer et le réussir en est une autre.
Comment reconnaître le manque de maturité spirituelle ?

Ce n’est ni le nombre d’années dans le Seigneur ni le nombre de versets bibliques que l'on connait, ni même le fait que le Seigneur nous utilise, qui fait de chacun de nous un chrétien mature. L’exemple des chrétiens de Corinthe nous le démontre parfaitement.

« Pour moi, frères, ce n’est pas comme à des hommes spirituels que j’ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels, comme à des enfants en Christ. Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas la supporter ; et vous ne le pouvez pas même à présent, parce que vous êtes encore charnels. En effet, puisqu’il y a parmi vous de la jalousie et des disputes, n’êtes-vous pas charnels, et ne marchez-vous pas selon l’homme ? » (1 Corinthiens 3. 1-3).

Paul reprochait aux Corinthiens leur manque de maturité qui se manifestait par des jalousies, des disputes et tout un tas d’excès et de travers, décrits dans la première épître aux Corinthiens. Pourtant, ils abondaient dans les dons spirituels. Paul les appelle « enfants en Christ » qui dans le grec original est : « nēpiois » qui veut dire « nourrissons ».

Atteindre la maturité : une nécessité incontournable !

La maturité spirituelle est essentielle. Nous devons la désirer ardemment, car elle nous permettra de réussir avec aisance notre vie dans tous ses détails.

Un chrétien mature ne se laisse pas impressionner par les fausses doctrines. Il est capable de faire la part des choses et de reconnaître ce qui vient véritablement de Dieu. Il sait confronter ce qu’il voit et entend à la Parole de Dieu et ne retient que ce qui est bon. « Afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction » (Éphésiens 4. 14).

Le chrétien mature sait se protéger des excès qui pourraient le mettre en danger. Il se garde lui-même du péché, des mauvaises pensées et de toutes les œuvres de la chair, comme la jalousie, la rancune, l’esprit de compétition, etc. Car il sait que ces choses contribuent à la destruction.

Il comprend qu’il doit continuer de grandir et d’aider les autres dans ce sens. C’est pour cela qu’il évite soigneusement les situations chaotiques et qu’il remet toutes choses dans les mains du Seigneur. « Mais que, professant la vérité dans l’amour, nous croissions à tous égards en Celui qui est le chef, Christ » (Éphésiens 4. 15).

Le chrétien mature comprend l’importance de travailler à l’unité et à la croissance de l’Église, car il sait qu’il est membre du Corps de Christ. Il a la vision du Corps, de sa place et de son rôle, plutôt qu’un esprit indépendant qui recherche ses intérêts et sa gloire. « C’est de Lui, et grâce à tous les liens de Son assistance, que tout le corps, bien coordonné et formant un solide assemblage, tire son accroissement selon la force qui convient à chacune de ses parties, et s’édifie lui-même dans la charité » (Éphésiens 4. 16).

Comment grandir et atteindre la maturité ?

Quand Jésus a dit « l’homme ne vivra pas de pain seulement », Il nous montrait par-là que si notre corps a besoin de pain pour être fonctionnel, notre être spirituel a également besoin d’être nourri. « Rejetant donc toute malice et toute ruse, la dissimulation, l’envie, et toute médisance, désirez, comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez pour le salut » (1 Pierre 2. 1-2).

Si la Parole de Dieu produit la foi dans nos cœurs, elle contribue aussi à notre croissance spirituelle. Pour que cette croissance se fasse correctement, il est indispensable que nous Lui donnions un terrain propice. S’il existe des retards de croissance dans le monde naturel, chez certains enfants, alors qu’ils sont nourris convenablement, dans le domaine spirituel, c’est la même chose.

Pour éviter ce genre de retards de croissance spirituelle, Pierre nous révèle ce qui fait obstacle à une bonne assimilation du « lait spirituel » et nous invite plus qu’à nous en abstenir. Il nous dit de « rejeter ». Rejette la malice, la ruse, la dissimulation, la fraude, l’envie et la médisance, choses que le monde pratique à grande échelle et qui causent sa ruine.

Quand Pierre parle de « croître pour le salut », il parle de croissance spirituelle, car nous avons été sauvés une fois pour toutes, nous ne pouvons être un peu plus sauvés chaque jour. Nous avons besoin de croître dans la compréhension de notre salut qui est révélé par la Parole de Dieu. Le mot « salut » comprend l’aspect de délivrance, protection, sécurité, guérison et santé spirituelle.

C’est dans cette révélation que nous avons besoin de grandir pour que nous puissions effectivement faire face à toutes les situations que nous allons croiser. Autrement dit: que la Parole de Dieu soit bien plus qu’une théorie faite de versets bibliques appris par cœur, mais qu’elle soit cette épée à double tranchant que nous allons manier avec habileté.

Oui, la croissance spirituelle qui aboutit à la maturité devrait faire partie de nos objectifs prioritaires, sachant que c’est la volonté de Dieu pour notre vie et qu’Il a mis à notre disposition tous les moyens nécessaires qui nous permettront d’atteindre ce but. « Frères, ne soyez pas des enfants sous le rapport du jugement mais pour la malice, soyez enfants, et, à l’égard du jugement, soyez des hommes faits. » (1 Corinthiens 14. 20).

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Jésus-Christ est le Messie promis dans l’Ancien Testament

16 Mai 2022 Publié dans #Divers

Pour les chrétiens du monde entier, Jésus-Christ est le Messie promis dans les Écritures, dans l'Ancien Testament ou première alliance, que le Messie est justement appelé à accomplir.  Il a donc fait passer ce premier Testament, qui concernait avant tout sa venue annoncée à maintes reprises, au Nouveau Testament qu’il inaugure avec sa naissance et surtout par son œuvre expiatoire accomplie sur la Croix, suivie de sa résurrection et de son Ascension. Ses disciples, qui en ont été les témoins oculaires, ont été mandatés par Jésus pour annoncer la Bonne Nouvelle de son Royaume à toutes les nations, tous les peuples de la terre, transmettant ce message de vie et d’espérance aux générations suivantes.

Mais qu’en est-il des textes de l’Ancien Testament concernant sa Venue ?  Une interprétation abusive de certains passages écrits des siècles avant l’apparition de Jésus sur terre est-elle responsable de la croyance en son rôle messianique ? Beaucoup l’affirment et ne voient nullement dans ces passages des prophéties concernant le Christ. Pour en juger, il faut d’abord connaître ces textes, les avoir lus et médités, les comprendre dans leur contexte original et en saisir la portée prophétique dans toute son ampleur.  Voici donc l’un d’entre eux, tiré du neuvième chapitre du livre du prophète Ésaïe, rédigé à la fin du huitième siècle avant Jésus-Christ.  Les titres de “Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix” sont attribués au Messie promis, venu comme un enfant pour établir un royaume d’une tout autre nature que ceux des rois connus jusqu’ici : avec Lui les vêtements de guerre seront détruits, son Royaume sera caractérisé par la paix et l’exercice de la justice : "Le peuple qui marche dans les ténèbres voit une grande lumière ; sur ceux qui habitent le pays de l’ombre de la mort une lumière resplendit. Tu rends la nation nombreuse, tu lui dispenses la joie. Elle se réjouit devant toi de la joie des moissons, comme on pousse des cris d’allégresse au partage du butin. Car le joug qui pesait sur elle, le bâton qui frappait son dos, la massue de celui qui l’opprime, tu les brises comme à la journée de Madian. Car toute chaussure qu’on porte dans la mêlée, et tout manteau roulé dans le sang seront livrés aux flammes, pour être dévorés par le feu. Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la souveraineté reposera sur son épaule ; on l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix. Renforcer la souveraineté et donner une paix sans fin au trône de David et à son royaume, l’affermir et le soutenir par le droit et par la justice dès maintenant et à toujours ; voilà ce que fera le zèle de l’Éternel des armées" (Ésaïe 9. 2-7).

Un peu plus loin, au chapitre onze du même livre, le Messie qui doit sortir de la lignée du roi David, est décrit par le prophète comme pleinement habité de l’Esprit de Yahweh, l’Éternel. S’il soutiendra les pauvres et les humbles, il fera aussi mourir le méchant, exerçant une justice parfaite : "Puis un rameau sortira du trône d’Isaï [c’est-à-dire le père du roi David] et le rejeton de ses racines fructifiera. L’Esprit de l’Éternel reposera sur lui : Esprit de sagesse et d’intelligence, Esprit de conseil et de vaillance, Esprit de connaissance et de crainte de l’Éternel. Il respirera dans la crainte de l’Éternel ; il ne jugera pas sur l’apparence, il n’arbitrera pas sur un ouï-dire, Mais il jugera les pauvres avec justice, avec droiture il sera l’arbitre des malheureux de la terre ; il frappera la terre du sceptre de sa parole, et du souffle de ses lèvres il fera mourir le méchant. La justice sera la ceinture de ses reins, et la fidélité la ceinture de ses hanches" (Ésaïe 11. 1-5).

La prophétie continue et déroule ensuite devant nos yeux la dispensation de paix et d’harmonie qui prévaudra lorsque le règne du Messie aura été établi à toujours : "Le loup séjournera avec l’agneau, et la panthère se couchera avec le chevreau ; le veau, le lionceau et le bétail qu’on engraisse seront ensemble, et un petit garçon les conduira.  La vache et l’ourse auront un même pâturage, leurs petits une même couche ; et le lion, comme le bœuf, mangera de la paille. Le nourrisson s’ébattra sur l’antre de la vipère, et l’enfant sevré mettra sa main dans le trou de l’aspic. Il ne se fera ni tort ni dommage sur toute ma montagne sainte ; car la connaissance de l’Éternel remplira la terre, comme les eaux recouvrent le fond de la mer. Alors, en ce jour la racine d’Isaï qui se dressera comme une bannière pour les peuples sera recherchée par les nations, et son emplacement sera glorieux" (Ésaïe 11. 6-12).

On peut dire que cette dernière section de la prophétie d’Ésaïe se projette encore plus loin au futur que la Venue initiale du Messie sur terre : elle nous fait entrevoir ce que seront les fruits éternels de l’œuvre du Messie, ce qui à terme peut être espéré et attendu de sa Venue. A ces paroles répondent celles de l’avant dernier chapitre du livre de l’Apocalypse, à la fin du Nouveau Testament. Elles commencent par reprendre un autre passage du livre d’Ésaïe, qu’on trouve au chapitre 65 et où l’Éternel dit ceci : "Car je créé de nouveaux cieux et une nouvelle terre ; on ne se rappellera plus les événements du début, ils ne remonteront plus à la pensée" (Ésaïe 65. 17).

Le livre de l’Apocalypse, qui a comme épicentre la Personne de Jésus-Christ, identifié comme l’Agneau sacrifié revenant en gloire, fait donc écho aux prophéties du livre d’Ésaïe en se projetant lui aussi vers ce temps messianique d’accomplissement final du dessein divin : "Je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n’était plus. Et je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, prête comme une épouse qui s’est parée comme pour son époux. J’entendis du trône une forte voix qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes!  Il habitera avec eux, ils seront son peuple, et Dieu lui même sera avec eux. Il essuiera toute larme de leurs yeux, la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu" (Apocalypse 21. 1-4).

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Paradoxes divins

14 Mai 2022 Publié dans #Divers

Jésus-Christ aime tous les êtres humains d'un Amour parfait et infini au point qu'Il quitta le Ciel où Il était adoré et servi par une multitude d'anges, où Il jouissait d'un bonheur continuel avec Dieu son Père dans une sphère où règnent la Sainteté et l'Amour ; pour venir volontairement sur cette terre si différente qui est l'habitation des êtres humains, marquée par leurs luttes, leurs contradictions, leurs élans de fraternité suivis d'oppositions violentes causés par le péché.
- Jésus-Christ s'est fait pauvre
(2 Corinthiens 8 : 9), Lui, à qui tout appartient et par qui tout a été créé, si bien que celui qui croit en Jésus ne peut s'enorgueillir de richesses terrestres. En venant dans ce monde, Jésus est né dans la ville de Bethléem, si petite parmi toutes les villes du pays d'Israël qu'on l'appelait un village.
- Jésus-Christ n'a pas voulu être fait roi par les êtres humains, montrant ainsi la voie de l'humilité à nous que l'orgueil avait séparés de Lui, et qui ne voyions plus la Gloire de Dieu dans la Création comme au jardin d'Éden.
- Jésus-Christ a eu faim et soif
(Marc 11 : 12, Jean 19 : 28), Lui qui est spirituellement le pain pour ceux qui sont affamés et la source d'eau vive pour ceux qui sont assoiffés de la Vérité.
- Jésus-Christ a été fatigué
(Jean 4 : 6), Lui qui nous ouvre le chemin du repos éternel.
- Jésus s'est tenu sans rien dire devant ceux qui l'injuriaient
(Luc 23 : 9), Lui qui a fait parler un muet (Luc 11 : 14).
- Jésus a été enchaîné
(Matthieu 27 : 2), Lui qui est venu nous délivrer des chaînes du mal, du péché et des passions qui nous asservissent.
- Jésus a été crucifié sur une croix
(Matthieu 27 : 35), Lui qui a rendu la vie à des morts (Jean 11 : 43, Luc 7 : 14-15). Mais, Jésus est ressuscité pour ne plus jamais mourir, oui, pour vivre éternellement. C'est pourquoi, nous qui croyons et mettons notre confiance en Lui, nous savons que, si nous devons passer par la mort (de notre corps humain), nous ressusciterons chacun avec notre corps glorifié et serons éternellement vivants avec Jésus au Paradis, dans Sa Gloire.
Oui, maintenant Jésus vit et règne dans le Ciel, auprès de Dieu son Père, mais il vit aussi dans le cœur des vrais croyants en Lui auxquels il donne son Esprit Saint, qui répand l'Amour de Dieu. Jésus leur permet ainsi d'accomplir la volonté de Dieu, non seulement par la force qu'il donne, mais aussi dans la joie.

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Un chrétien ne peut pas continuer à pécher volontairement

12 Mai 2022 Publié dans #Divers

Le péché rémanent, bien qu’inévitable, n’est pas accepté mais combattu par le chrétien. (voir Romains 6. 2).

Notre doctrine de la sanctification doit impérativement préciser le degré de sainteté auquel un croyant peut raisonnablement s’attendre ici-bas. Est-il possible pour le chrétien sanctifié par le Saint-Esprit d’arrêter complètement de pécher ? Certains enseignants de la Bible affirment le perfectionnisme chrétien où l’enfant de Dieu ne pècherait plus du tout. Cet enseignement s’appuie généralement sur une lecture littérale de 1 Jean 3. 6-10 et en particulier du verset 9 qui dit : « Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui; et il ne peut pécher, parce qu’il est né de Dieu ».

Pourtant, le même apôtre déclare aux mêmes lecteurs quelques versets plus tôt : "Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous. Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous le faisons menteur, et sa parole n’est point en nous" (1 Jean 1. 8-10).

Le péché et la confession des péchés font donc partie de la vie chrétienne normale ; mais cela ne rend pas le péché normal pour autant. En rejetant le perfectionnisme chrétien, il faut être prudent de ne pas finir par rejeter la sanctification comme si tout effort humain était vain.

Cette sanctification est opérante dans l’être humain chrétien tout entier, bien qu’elle demeure imparfaite durant cette vie. Dans tous les aspects de cette vie demeurent des restes de corruption, qui donnent lieu à une guerre continuelle et implacable : la chair, en ses passions, s’oppose à l’Esprit, et l’Esprit à la chair.

La sanctification s’opère à tous les niveaux de notre être : l’intellect, l’affection, la volonté et le corps (1 Thessaloniciens 5. 23). Cependant, « dans tous les aspects de cette vie demeurent des restes de corruption ». Il en résulte une tension entre la sanctification et le péché rémanent ou entre la chair et l’Esprit (Galates 5. 17). Dans cette situation l’état normal du chrétien n’est pas la passivité, mais la combattivité. Le chrétien ne se dit pas « Je peux pécher puisque le péché rémanent me garde esclave ».

L’apôtre Paul exprime l’état d’esprit qui doit habiter le croyant en Jésus à l’égard du péché rémanent : "Que dirons-nous donc ? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? Loin de là ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? (Romains 6. 1-2).

La sanctification ne vient pas d’une simple discipline personnelle causée par la volonté de l’être humain, mais d’une transformation spirituelle profonde par l’union avec Christ. Celui qui est mort au péché, bien qu’incapable d’être sans péché, ne peut plus vivre volontairement sous le péché. Voilà ce que signifie « il ne peut pécher, parce qu’il est né de Dieu » : il ne peut plus vivre dans le péché ni le tolérer dans sa vie. Il le combat activement et le confesse continuellement. La norme du croyant en Jésus n’est pas la rémanence du péché, mais sa mortification, car « ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs » (Galates 5. 24).

Ainsi le portrait biblique du sanctifié ne ressemble pas à quelqu’un qui se croit parfait sans voir ses transgressions. Il n’est pas non plus celui d’un défaitiste qui justifie son péché sous prétexte qu’il ne peut être vaincu. L’Écriture nous dépeint un portrait vibrant et réaliste du pécheur sanctifié dans le témoignage de Paul en Romains 7. 14-25 : "Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle; mais moi, je suis charnel, vendu au péché. Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais. Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne. Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi. Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair : j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ; mais je vois dans mes membres une autre loi qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché qui est dans mes membres. Misérable que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ?… Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur !… Ainsi donc, moi-même, je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché".

L’être humain régénéré voit la perfection de la Loi et aspire à s’y conformer. En même temps il se sait en deçà des exigences divines, il voit son péché et le confesse. Son ancienne nature est toujours présente, mais elle ne définit plus son identité. Sa volonté est renouvelée, mais elle ne possède pas encore la capacité de ne pas pécher. Le croyant pleure sur son péché, mais il ne désespère pas puisqu’il se sait sauvé en espérance (Romains 8. 24) ; il crie donc à Celui en qui il espère et qui le délivrera de la puissance du péché et de la mort.

Le chrétien commet toujours des péchés, mais il est toujours repentant. Il tombe encore, mais il marche de progrès en progrès (1 Thessaloniciens 4. 1). Et bien qu’il déploie tant d’effort, ses progrès sont l’œuvre de la grâce divine qui le pardonne et le transforme. « Nous tous dont le visage découvert reflète la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, par l’Esprit du Seigneur » (2 Corinthiens 3. 18).

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