Nous sommes en Christ et avec Christ
Nous ne sommes plus dans la chair, mais en Christ :
"Si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création: les choses vieilles sont passées; voici, toutes choses sont faites nouvelles" (2 Corinthiens 5. 17).
Notre place, notre position devant Dieu, n'est plus dans la chair. Elle est en Christ. Comme homme, Christ a pris une position entièrement nouvelle, avec laquelle Adam innocent, pas plus qu'Adam pécheur, n'avait rien à voir.
Christ a pris cette position après avoir accompli l'œuvre par laquelle il a ôté nos péchés ; cette œuvre est terminée et elle a glorifié Dieu au sujet du péché. Christ a pris cette place en accord avec la justice de Dieu, et en lui, l'homme a acquis une nouvelle position, étant rendu juste devant Dieu. L’homme est vivifié par la vie de Christ, le second homme, le dernier Adam (voir 1 Corinthiens 15. 45, 47). Le croyant s’est soumis à la justice de Dieu, sachant qu'il est totalement perdu dans le vieil homme, le premier Adam; il s'incline devant cette solennelle vérité enseignée par la croix. Il est scellé du Saint Esprit, uni d'une manière vivante au Seigneur: c'est “un homme en Christ”. Il n'est pas dans la chair ou dans le premier Adam. Tout cela a pris fin pour lui à la croix, où Christ lui-même s'est rendu responsable pour lui à l'égard du vieil homme; Christ est mort une fois au péché, et le croyant vit à Dieu par notre Seigneur Jésus Christ (Romains 6. 10, 11).
En Christ, nous sommes une créature entièrement nouvelle, tout comme quand Dieu a créé le ciel et la terre au commencement, à partir de rien. Il ne se contente pas de purifier notre ancienne nature : Il nous donne une nature nouvelle. En Christ, nous sommes « participants de la nature divine » (2 Pierre 1. 4). Dieu Lui-même, en la Personne de son Saint-Esprit, vient habiter nos cœurs. Nous sommes en Christ et Il est en nous.
Si nous appartenons à Christ, nous sommes unis à lui et ne sommes plus esclaves du péché (Romains 6. 5-6), nous sommes rendus vivants avec Lui (Éphésiens 2. 5), conformes à son image (Romains 8. 29), nous sommes libres de toute condamnation et ne marchons plus selon la chair, mais selon l’Esprit Saint (Romains 8. 1), et nous sommes membres du corps de Christ avec les autres croyants (Romains 12. 5). Le croyant en Jésus a désormais un cœur nouveau (Ézéchiel 11. 19) et il est béni « de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ » (Éphésiens 1. 3).
Le croyant appartient à une nouvelle création, ayant la vie de Celui qui en est le Chef. À la croix, ce qu'il était a été entièrement jugé, condamné et mis de côté pour toujours.
Morts et ressuscités avec Christ :
"Pensez à ce qui est en haut… car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu" (Colossiens 3. 2, 3).
Quelle merveille de la grâce divine dans sa profondeur et sa hauteur! Pécheurs et coupables, nous étions exposés à la colère de Dieu; mais, maintenant, il dit que nous ne sommes “pas dans la chair” (Romains 8. 9), “pas du monde” (Jean 17. 16), “pas sous la Loi” (Romains 6. 14), mais “dans l'Esprit” (Romains 8. 9) ! Nous acceptons ces vérités dans notre esprit, mais les avons-nous reçues dans notre cœur et ont-elles été mêlées avec de la foi? Ceux qui l'ont fait se réjouissent en elles; ils trouvent du repos dans la présence du Père, là où ils l'adorent en vérité.
Bien que les croyants ne soient “pas dans la chair”, la chair est en eux. Nous apprenons, par des expériences douloureuses et humiliantes, à dire: “Je sais qu'en moi, c'est-à-dire en ma chair, il n'habite point de bien” (Romains 7. 18). Notre problème, ce n'est pas ce que nous avons fait mais ce que nous sommes – nous faisons l'expérience que cette mauvaise nature produit l'orgueil, la propre volonté et les convoitises. Ainsi la chair est notre adversaire permanent et elle est si mauvaise que rien ne peut l'améliorer, en dépit de tous nos efforts. Et plus nous luttons avec la chair, plus nous sommes malheureux.
En fait, le moyen de venir à bout de la chair, ce n'est pas de nous en occuper, mais de nous considérer nous-mêmes “comme morts au péché” et “comme vivants à Dieu dans le Christ Jésus” (Romains 6. 11). Alors, quand la chair commence à se montrer, nous l'identifions, nous la “crucifions” – nous la traitons comme ayant été judiciairement mise à mort en Christ crucifié (voir Galates 5. 24) – et nous occupons nos cœurs de “ce qui est en haut”.
Christ est notre vie. Notre vie n’est pas sur la terre. C’est en effet ce que dit l’apôtre Paul : “Vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu”. Puisque nous sommes morts avec Christ, nous ne devons pas nous comporter comme si nous étions encore vivants dans ce monde.
La Bible nous enseigne que notre Père céleste nous a étroitement liés à son Fils. Il nous tient donc pour morts avec Lui au péché (Romains 6), morts à la Loi (Romains 7), et morts au monde (Galates 6). Unis au Seigneur Jésus dans sa mort, sa résurrection et son ascension, nous avons été délivrés de ce monde et amenés dans une nouvelle position et dans une nouvelle place. Il peut donc être dit de nous : “Vous n’êtes pas dans la chair, mais dans l’Esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous” (Romains 8. 9).
Notre vie n’est donc pas moralement dans ce monde même si nous sommes physiquement sur la terre, car nous sommes morts au monde et notre vie est cachée avec le Christ en Dieu. Nous nous élèverons au-dessus des circonstances si nous détournons nos regards de tout ce que nous voyons pour fixer les yeux sur Jésus, en haut, au ciel où Il est maintenant – en nous souvenant que Jésus est notre vie et que notre vie est aussi là-haut ! La cause de la majeure partie de notre faiblesse et de la plupart de nos fautes, c’est que nous cherchons notre vie dans les choses de ce monde.
Dans la mesure où le croyant est mort et ressuscité avec Christ, sa manière de vivre doit être en accord avec sa place dans le Ciel. Paul dit, en effet : “Notre cité à nous se trouve dans les cieux” (Philippiens 3. 20). C’est seulement quand nous aurons accepté cette vérité que nous connaîtrons la joie d’être occupés du Seigneur Jésus, à la droite du Père, dans le Ciel. C’est le but de tout le travail de Dieu à notre égard.
Il est réconfortant de savoir que Dieu nous voit toujours comme “accomplis” en son Fils bien-aimé (Colossiens 2. 10). Bienheureux sont ceux qui sont occupés de la gloire personnelle de notre Seigneur Jésus Christ, de l'excellence de sa Personne et de son œuvre accomplie. Ces choses nous permettent d'avoir consolation et joie dans le Seigneur Jésus et dans l'espérance de sa Venue.
/image%2F0237794%2F20150128%2Fob_54bc49_evangile.jpg)
/image%2F0237794%2F20201127%2Fob_30cab0_moi.jpg)