Qu'est-ce qui vous vient à l'esprit lorsque vous entendez le mot "ambassadeur"? Peut-être vous imaginez-vous un dignitaire respecté qui représente les intérêts de son pays à l'étranger. "Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous; nous vous en supplions au nom de Christ: Soyez réconciliés avec Dieu" (2 Corinthiens 5. 20)
divers
Nous ne sommes pas comme ceux qui n'ont pas d'espèrance
L’ESPÉRANCE DE LA FOI
L’espérance est proche de la foi. Une différence existe cependant, puisque Paul écrit que trois réalités demeurent : la foi, l’espérance et l’amour. Comment distinguer l’espérance de la foi dans la vie de tous les jours ?
La foi se conjugue au présent. Elle reçoit de Dieu et vit maintenant ce qu’il y a à recevoir et à vivre avec Dieu maintenant. Dieu appelle Abraham, lui demande de quitter son pays et de se mettre en route vers un pays inconnu. Quand ? Maintenant. Abraham se lève et s’en va. C’est la foi.
Jésus dit à Pierre : Laisse tes filets et suis-moi. Pierre laisse ses filets et suit Jésus. En Jean 10. 27, Jésus parle de la foi quand il dit : "Mes brebis écoutent ma voix et elles me suivent". Les verbes sont au présent.
L’espérance, c’est la certitude des choses promises, encore à venir. Dieu dit à Abraham : "Regarde les étoiles du ciel et compte-les si tu le peux. Telle sera ta postérité" (Genèse 15. 5 ; cf. 21. 17). Le verbe est au futur. Abraham avait cent ans et sa femme était stérile… Abraham mourut sans voir sa postérité ; mais ces choses ont été devant lui comme un horizon certain.
L’ESPÉRANCE CONDITIONNE LA MANIÈRE DE VIVRE
Deux personnes marchent sous la pluie. Une d’elles ne sait pas où elle va ; l’autre le sait et c’est un endroit magnifique. Croyez-vous que ces deux personnes vont voyager de la même manière ? En un sens oui… Mais en réalité pas du tout ! Une des deux ne voit que le chemin (et peut-être ses rêves). L’autre voit déjà le pays promis, plein de lumière. Celle du Seigneur Lui-même.
La Bible parle des êtres humains qui sont sans espérance et sans Dieu dans le monde (Éphésiens 2. 12).
Quelle tristesse ! Cela concerne-t-il seulement l’au-delà ? Pas du tout. Cela concerne la manière de vivre de tous les jours. « Si les morts ne ressuscitent pas, mangeons et buvons car demain nous mourrons » (1 Corinthiens 15. 32).
Ceux qui ont une espérance mangent et boivent également, mais pas de la même manière. Le présent est conditionné par l’espérance – ou par l’absence d’espérance, autant que par la foi. Le monde nous le montre tous les jours. L’usage des biens matériels, le mariage, l’activité professionnelle, l’engagement citoyen… tout est conditionné par l’espérance qui nous habite – ou par l’absence d’espérance.
L’ESPÉRANCE PERMET LA PERSÉVÉRANCE
L’espérance semble être pour beaucoup une réalité abstraite. Rien n’est plus faux. L’espoir est abstrait ; pas l’espérance. Abraham quitta tout et partit car il attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur (Hébreux 11. 10). L’espérance nourrit et fortifie la foi pour la marche.
Dans le désert du Sinaï, la foi permettait au peuple d’Israël de se diriger chaque jour avec la nuée et de recevoir chaque jour la manne comme nourriture sans avoir besoin de faire des provisions ; l’espérance permettait de garder dans le cœur le but du voyage, la terre promise, comme une certitude. Quand les Israélites ont perdu la vision de la terre promise, leur foi s’est affaiblie et au lieu de partir à la conquête, ils ont eu peur.
De même, il est dit que Jésus en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix et méprisé la honte (Hébreux 12. 2). L’espérance de Jésus a fortifié sa foi, et sa foi a permis son obéissance au milieu des pires oppositions.
DANS LA DÉTRESSE, MAIS NON DANS LE DÉSESPOIR
Ayant une telle espérance, nous usons d’une grande assurance (2 Corinthiens 3. 12. B.S). Notre assurance, reconnaissons-le, demeure ancrée tout au fond de notre être. Mais comment vivons-nous les contrariétés, les échecs, l’opposition ? Et comment vivrions-nous la persécution, sachant que celle-ci n’est pas exclue pour pour aucun enfant de Dieu ?
La foi permet une dynamique et une communion. Elle nous permet de marcher et d’œuvrer en recevant le secours de Dieu pas après pas. Mais quand tout ce qui survient semble contredire ce qu’on a attendu. Et devant la mort, que reste-t-il ? L’espoir peut s’effondrer, pas l’espérance.
Voilà un enfant de Dieu gravement malade. Que faire ? La foi s’attend à la puissance de Dieu qui guérit. Et si Dieu n’accorde pas la guérison ? Alors l’espérance attire les regards vers les biens incorruptibles que les voleurs ne peuvent dérober, que la rouille ne peut détruire. L’espérance attire les regards vers la résurrection qui donnera à ceux qui sont « en Christ » des corps incorruptibles !
Beaucoup d'enfants de Dieu cherchent à nourrir leur foi, mais ils négligent la dimension de l’espérance. Il est vrai que celle-ci est difficile à affirmer aujourd’hui, plus que la foi. « Il faut vivre au présent », dit-on. Ce n’est pas faux. Mais si l’espérance manque, la foi risque de s’épuiser. Et l’amour aussi. C’est ce qui arrive souvent…
En réalité, même s’il a de la tristesse dans son cœur, la lumière qui brille à l’horizon éclaire le visage du croyant, même s’il ne s’en rend pas compte lui-même
Le Triomphe de la Vie
Voici la première Épître de Paul aux Corinthiens, chapitre 15, consacré entièrement à l’enseignement de la résurrection. Lisons les premiers versets de l'Épître de Paul aux Corinthiens, chapitre 15 : «Je vous rappelle, frères, l’Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous avez persévéré, et par lequel vous êtes sauvés, si vous le retenez tel que je vous l’ai annoncé ; autrement, vous auriez cru en vain ».
Vous remarquez que l’apôtre fait ici le rappel de ce qu’a été la prédication apostolique, le fondement de la foi et de l’expérience du salut des chrétiens du premier siècle. Il insiste sur la nécessité de garder la Parole de Dieu disant : « Si vous retenez l’Évangile, tel que je vous l’ai annoncé, autrement, vous auriez cru en vain.. » (1 Corinthiens 15. 12).
Cette conception du message de Pâques et du fait de la résurrection est assez éloignée de celle d’un grand nombre de personnes de ce siècle se disant pourtant chrétiens. Pour ceux-là, Pâques, c’est la résurrection de la nature après le long sommeil hivernal, l’occasion de reprendre la route, de s’évader vers la campagne, les arbres, la montagne ou la mer, le grand air. C’est vrai qu’il y a la tradition de Pâques, la fête religieuse, le Vendredi Saint, la Pénitence, la liturgie et puis, c’est fini pour eux. Ils ont fêté Pâques et ils en reparlerons dans un an.
Alors que la lecture de ce chapitre nous amènera à nous poser certaines questions.
- Avons-nous accompli la volonté de Dieu ?
- Sommes-nous en règle avec Lui ?
- Sommes-nous conscients que Pâques nous rappelle l'incarnation du Fils de Dieu, qu’Il a subi la honte et le châtiment au Calvaire, qu’Il est ressuscité, enfin, qu’Il est monté au Ciel pour être notre Avocat auprès du Père ?
A cela, l’apôtre Paul répond catégoriquement que pour beaucoup, la résurrection est nulle et que leur foi est vaine, vide, aussi morte qu’un corps sans âme. Bien entendu, la négation de la résurrection du Christ est le fait des non-croyants, des agnostiques, des rationalistes.
Mais il faut remarquer, en lisant cette épître, que l’apôtre s’adresse aussi aux saints de Corinthe, c’est-à-dire à des croyants, des chrétiens nés de nouveau.
En procédant par extension, on amènera ces gens religieux à tirer quelques conclusions pratiques de leur négation de la résurrection, qui est une mutilation de l’Évangile. Au verset 14, nous lisons : « Si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine. » Par conséquent, ou bien votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés et ceux qui sont morts en Christ sont perdus.
Cette pratique religieuse dans ces conditions, que vous apporte-t-elle, si vous n’avez ni paix, ni consolation, ni espérance ? Au verset 19, nous lisons : « Si c’est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes.»
La religion n’est qu’une entrave, un moralisme limitant la vie, asservissant ceux qui s’y soumettent. Le choix des nons-chrétiens est une duperie. La philosophie des païens est justifiée, ils disent ceci : « Mangeons et buvons car demain, nous mourrons. Puisque la vie est courte, tirons-en le maximum de plaisir. A quoi bon s’embarrasser de la foi, de la morale, de la crainte du jugement puisque la mort a quelque chose de définitif ».
Vous trouvez peut-être, que ce raisonnement est excessif, qu’une conception modérée de la foi et de la pratique chrétienne ne vise pas à encourager le désordre ou la licence des mœurs.
Ne voyez-vous pas que cette modération mutile l’Évangile, lui ôtant son caractère divin, miraculeux, efficace ? Qu’il ne reste que des formes de la liturgie, des préceptes et que le mot vanité, employé par l’apôtre signifie « mortellement vide » ? Votre religion est vide, votre foi est vide, votre espérance nulle.
La résurrection, celle du Christ et celle des croyants en Christ, n’est pas un à-côté de l’Évangile mais partie intégrante, essentielle de celui-ci. De plus, la résurrection appartient à un ordre divin, au dessein rédempteur de Dieu. La résurrection du Christ est un fait de Dieu en relation avec la destinée de l’humanité et de celle du croyant en particulier.
L’incarnation du Fils de Dieu, sa mort expiatoire au Calvaire, sa résurrection et son ascension sont les fondements de la Bonne Nouvelle du salut.
On ne peut recevoir partiellement l’Évangile, ôter l’un de ses fondements. Dieu est dans chacun de ces faits. L’apôtre Pierre, prédicateur du jour de la Pentecôte, l’a bien compris et proclamé, disant en particulier : « C’est la résurrection du Christ, que David, le roi prophète, a prévue et annoncée en disant qu’Il ne serait pas abandonné et que sa chair ne verrait pas la corruption. C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité. Nous en sommes tous témoins. Élevé par la droite de Dieu, Il a reçu du Père le Saint-Esprit, qui avait été promis et Il l’a répandu comme vous le voyez et l’entendez. » Actes 2. 30. C’est bien le triomphe de la vie. Le péché, la mort, Satan ont été vaincus et la Bonne Nouvelle annoncée à tous.
C’est que Dieu offre à tout pécheur, de passer de la mort à la vie. Écoutez encore l’apôtre Paul définissant l’expérience de la nouvelle naissance dont Jésus avait parlé au sage Nicodème : « Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés dans lesquels vous marchiez autrefois. Nous étions de leur nombre et nous étions des enfants de colère comme les autres. Mais Dieu, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ. Il nous a ressuscités ensemble et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes en Jésus-Christ. » Éphésiens, chapitre 2, à partir du verset premier.
Cette expérience personnelle avec le Sauveur ressuscité n’a rien d’un rite superficiel auquel on s’astreint pour l’oublier rapidement. Il s’agit de passer de la mort à la vie éternelle.
Et l’avenir ? Paul en parle encore dans cette lettre aux Corinthiens. Il dit notamment : « Christ est ressuscité. Il est les prémices de ceux qui sont morts. Tous revivront en Christ, mais chacun en son rang, Christ comme prémisse, puis ceux qui appartiennent à Christ, lors de son avènement. » Et encore : « Ce corps est semé corruptible, il ressuscite incorruptible. Après avoir porté l’image du terrestre, nous porterons l’image du céleste. »
Le sujet est vaste. La destinée de ceux qui croient est glorieuse. Le message de Pâques et de la résurrection ne sont pas annoncés pour nous faire passer un moment dans la vie, mais pour vous faire passer de la mort à la vie.
Alors, croyez, recevez l’Évangile et retenez-le pour votre salut.
Doit-on dire “Il est descendu aux enfers” ?
Que s’est-il passé entre la mort et la résurrection de Jésus-Christ ? Et quel est l’intérêt théologique de cet intervalle de temps ?
Lors du week-end de Pâques, beaucoup d’églises et de chrétiens se concentrent – à raison – sur le vendredi saint, se rappelant la mort de Jésus et ses bénéfices pour les croyants. Une célébration est souvent organisée, où des textes de la Passion de Jésus sont lus et médités. Puis, l’on se dit « bonsoir et à dimanche pour célébrer la résurrection de Jésus ! » Pourtant, le Symbole des Apôtres, ou Credo, insère une phrase entre la déclaration de la mort de Jésus et celle de sa résurrection : « Il est descendu aux enfers ». Phrase étonnante et troublante s’il en est ! Nous sommes là probablement face à l’un des aspects les plus négligés et les moins compris du Credo (et de la foi chrétienne en général ?). Il mérite donc que l’on s’y attarde : que signifions-nous quand nous confessons cette phrase ? Dans ce qui suit, tentons de la comprendre à la lumière des Écritures.
Où est allé Jésus quand Il mourut sur la croix ?
La première chose à dire – et cela peut surprendre – c’est que Jésus n’était pas formellement « au Ciel » pendant l’intervalle de temps entre sa mort et sa résurrection. Quand Marie Madeleine a rencontré le Christ ressuscité dans le jardin, Jésus lui a dit : « Cesse de t’accrocher à moi, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Mais va vers mes frères et dis-leur que je monte vers celui qui est mon Père et votre Père, mon Dieu et votre Dieu » (Jean 20. 17). Par ce verset, nous comprenons donc que c'est l’Ascension de Jésus qui marque le Retour de Jésus au Ciel. Mais si Jésus n’était pas pour ce moment au Ciel, était-Il pour autant en Enfer ? Le Credo semble l’affirmer, mais cette déclaration contredit Apocalypse 20. 14, où nous apprenons que c’est à la fin des temps que la mort et le séjour des morts seront « jetés dans l’étang de feu », c’est-à-dire en Enfer. Ce qui veut dire que, en ce moment, personne n'est encore en Enfer, et que Dieu prépare l'Enfer pour le jour du Jugement Dernier. Donc tous les êtres humains qui quittent ce monde vont soit dans le Séjour des morts pour ceux qui ne croient pas en Jésus, donc n'ont pas le pardon de leurs péchés, soit dans le Ciel pour ceux qui sont enfants de Dieu et ont la Vie Éternelle. Ainsi, Jésus n’a pas pu descendre dans ce lieu quand il mourut sur la croix, tout simplement parce que l’Enfer ne contient pas actuellement d'âme et d'esprit humain, mais il contient la Colère de Dieu qui y attendent tous les ennemis de Dieu. L'Enfer est l'étang ardent de feu et de soufre.
Où était donc Jésus ? À mon sens, la seule solution possible est que Jésus est allé dans un endroit que la Bible appelle Hadès (en grec) ou Shéol (en hébreu), c’est-à-dire le lieu d’attente des morts, « le séjour des morts ». Hadès/Shéol, c’est le lieu où habitent les morts en attente du Jugement Dernier. Et il faut, de fait, distinguer ce lieu de l’Enfer. L’Enfer, en effet, est l’endroit où le jugement éternel prendra effet, où la séparation avec Dieu sera définitive, après le Jugement Dernier. Le « séjour des morts », lui, est présenté dans les Écritures comme comprenant deux parties distinctes : une « bonne » partie, heureuse, pour les saints, et une « mauvaise » partie, souffrante, pour les injustes. C’est la pensée que reflète par exemple la parabole de Lazare et de l’homme riche, en Luc 16. 19-31 (voir aussi Luc 23. 44).
Donc, quand le Credo dit que Jésus est descendu « aux enfers », ce qu’il veut dire, c’est que Jésus est allé au séjour des morts. Mais alors, pourquoi le Credo dit-il qu’il est descendu « aux enfers » plutôt que « dans le séjour des morts » ? La confusion vient semble-t-il d’un simple problème de traduction. En effet, si les plus anciennes versions latines de cette phrase ont desendit ad inferos, d’autres traduisent « desendit ad inferna ». Le latin inferus signifie « les profondeurs », « le monde du dessous » ou « le séjour des morts ». Par contre, infernus peut être traduit par « enfer » ou « perdition ». Cependant, dans le Moyen-Âge ancien, ces deux termes auraient très certainement été synonymiques, et il ne faudrait pas traduire infernus par enfer dans cette version du Credo. C’est « le séjour des morts » qui était aussi signifié. La traduction communément utilisée dans nos Églises est donc le fruit d’une simple erreur, mais d’une erreur fort problématique ! Jésus n’est pas allé en Enfer, mais au Séjour des morts.
Quel est donc le sens de cette affirmation ?
Mais quelle est alors la signification théologique de la présence de Jésus dans le Séjour des morts ? Premièrement, cette idée indique que Jésus a partagé pleinement avec l’humanité les conséquences de la mort physique. Il fut vraiment mort sur la croix et son âme est allée, comme tout humain, dans le Séjour des morts. Son corps a été enseveli et son âme a rejoint la compagnie de ceux qui étaient morts, en attendant la résurrection. Comme le dit l’Épître aux Hébreux, « ainsi, par la grâce de Dieu, il (Jésus) a goûté la mort pour tous » (Hébreux 2. 9).
Deuxièmement, un texte énigmatique du Nouveau Testament, 1 Pierre 3. 19-20, enseigne que Jésus a prêché la Bonne Nouvelle de sa Victoire dans le Séjour des morts : "Car le Christ lui-même a souffert une fois pour toutes en rapport avec les péchés, lui, juste, pour des injustes, afin de vous amener à Dieu. Mis à mort quant à la chair, il a été rendu vivant quant à l’Esprit. C’est ainsi qu’il est aussi allé faire la proclamation aux esprits en prison, à ceux qui avaient refusé d’obéir autrefois, lorsque la patience de Dieu attendait – aux jours où Noé bâtissait l’arche dans laquelle un petit nombre de personnes, huit, furent sauvées à travers l’eau".
Jésus est donc descendu dans le Séjour des morts pour « faire la proclamation aux esprits en prison ». Il est difficile d’interpréter ce texte car l’idée qu’il véhicule est unique dans le Nouveau Testament. Il semble que ce qui est signifié ici est que Jésus est allé faire la proclamation à tous ceux – même les impies – qui étaient retenus par le pouvoir de la mort, dans le Séjour des morts. Pierre n’explicite pas le but de cette annonce, mais il fallait simplement que tous sachent ce que Jésus avait réalisé à la croix (victoire sur la mort, réconciliation avec Dieu, pardon des péchés, etc...). Cette proclamation aurait alors été une affirmation d’espérance pour les croyants et de jugement pour les impies. Celle-ci, notons-le explicitement, n’avait clairement pas pour intention d’offrir le salut aux impies. Il ne saurait là y avoir une quelconque base pour les doctrines d’un salut universel et/ou du purgatoire.
Mais troisièmement, en descendant et en proclamant sa Victoire dans le Séjour des morts, Jésus a libéré les saints se trouvant dans le Saint d'Abraham et les a emmenés dans la présence de Dieu au Ciel. C’est ce que Paul déclare en Éphésiens 4. 8-10, quand il discute des dons offerts à l’Église par le Christ exalté : "C’est pourquoi il dit : Il est monté dans la hauteur, il a emmené des captifs, il a fait des dons aux humains. Or, que signifie : il est monté, sinon qu’il est aussi descendu dans les régions inférieures, sur la terre ? Celui qui est descendu, c’est le même qui est monté au-dessus de tous les cieux, afin de remplir tout".
Paul, citant le Psaume 68, utilise l’image d’une procession victorieuse : celle du Christ conduisant fièrement hors du Sein d'Abraham les croyants en Jésus décédés avant sa Venue et son sacrifice sur la croix ; devant les yeux stupéfiants de tous les rebelles à Dieu, de tous ceux qui avaient rejeté son Salut dans le Messie (qui, eux, restent toujours dans le Séjour des morts en attendant l’aboutissement de leur destinée malheureuse au Jour du Jugement Dernier). Oui, Jésus-Christ emmena les saints, morts avant sa venue, dans la présence de son Père au Ciel. L’Épître aux Hébreux va également dans ce sens, au chapitre 11, quand elle cite celles et ceux qui sont morts sans avoir reçu ce qui était promis, c’est-à-dire une Cité céleste (Hébreux 11. 11, 13-16). Ce faisant, Dieu en Christ a été fidèle, Il a sauvé ceux qui avaient placé leur foi en Lui en les délivrant de l’esclavage de la mort.
Ainsi, selon cette interprétation, c’est depuis la descente de Jésus dans le Séjour des morts, dans l’intervalle entre sa mort et sa résurrection, que les croyants en Christ qui décèdent vont directement dans la présence de Christ et du Père au Ciel, rejoignant de la sorte l’Église triomphante. Christ est descendu dans le séjour des morts pour ouvrir la voie vers le Père. Les clefs de la mort et de son séjour sont maintenant entre les mains de Jésus notre Sauveur, AMEN ! : « Heureux ceux qui dès maintenant meurent au service du Seigneur ! » (Apocalypse 14. 13) !
Irons nous tous au Paradis ?
Vous connaissez certainement cette fameuse chanson : « Nous irons tous au paradis » ? Elle fut fredonnée par beaucoup, en permettant à un grand nombre de ne plus s’inquiéter de leur avenir, de leur éternité.
Pensez-vous sincèrement que tous vont aller au paradis ? Pensez-vous y aller vous-même ?
Il serait insensé de penser qu’après la mort tout est terminé, et que l’on peut se séparer par un sinistre « adieu ».
La pensée de l’éternité existe dans le cœur de tous les êtres humains. Vous y avez déjà songé, mais vous n’avez pas toujours essayé de résoudre ce problème angoissant.
La Bible, qui est la Parole de Dieu, a fait ses preuves au travers des siècles, et nous éclaire aujourd’hui sur ce sujet : « Non, nous n’irons pas tous au paradis ! ».
Dans Luc 16. 19-31, le mauvais riche n’y est pas. Ses frères ne semblent pas en prendre le chemin. Le livre de l’Apocalypse déclare, au chapitre 21, verset 8 : « Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les débauchés, les magiciens, les idolâtres et tous les menteurs, leur part sera dans l’étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort ».
Ainsi, nous n’avons pas le droit de nous nourrir d’illusions, de déclarations insensées, glanées à droite ou à gauche et de chercher ce qui abonde dans notre sens. Il faut revenir à la source, à la vérité. La Bible parle de « Ceux qui ont l’amour de la vérité pour être sauvés » (2 Thessaloniciens 2. 10).
Pourquoi tous ne vont-ils pas au Paradis ? Dieu serait-Il injuste ? N’aimerait-Il plus les êtres humains ? Les places seraient-elles limitées ? Non ! Il est écrit que Dieu ne fait aucune différence entre les êtres humains et qu’Il est riche pour tous ceux qui l’invoquent. Alors pourquoi ? La Bible déclare, dans Jérémie 5. 3 : « Ils refusent de se convertir ». Jésus dira aussi : « Si vous ne vous convertissez pas, vous n’entrerez pas dans le Royaume de Dieu » (Matthieu 18. 3).
Bien sûr, ceux qui veulent persévérer dans la mauvaise direction s’amassent un trésor de colère pour le jour du juste jugement de Dieu. Ce que nous semons, il nous faut, tôt au tard, le moissonner.
Dans Ézéchiel 16. 49, nous apprenons que : « Sodome vivait dans une insouciante sécurité ». Paul déclare, dans Romains 1. 28 : « Comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé ».
Quand la priorité n’est pas donnée à Dieu, le chemin de la facilité nous est largement ouvert, mais son issue, c’est la ruine éternelle. Dieu nous tient responsables de nos actes : « L’âme qui pèche, c’est celle qui mourra » (Ézéchiel 18. 20), dit Dieu. Nous ne sommes pas victimes des circonstances, ce serait une excuse trop facile. Nous sommes tous capables d’un choix, mais il s’agit de faire le bon et de confier sa vie à celui qui nous aime.
En Enfer, il n’y a pas de fêtes ni de rires. Le mauvais riche de la parabole l’expérimente maintenant. Mais alors, comment échapper à cette ruine, à la colère divine ? Comment sortir de notre ornière ? Que faut-il faire pour être sauvé ? Il faut tout d’abord vouloir être sauvé. Par amour, Dieu nous pressera, mais Il ne s’imposera pas. Il respecte notre liberté.
L’adversaire de nos âmes vole et égorge. Mais si un malheureux crie à Dieu, Il l’entend et le sauve de ses détresses. Il est dit : « Cherchez, demandez et frappez, et une réponse positive sera apportée » (Voir Matthieu 7. 7).
Demandez à Dieu de vous sauver aujourd’hui. Tournez-vous vers Lui et Il confirmera sa Parole à votre égard. Ensuite, il existe un chemin que vous devez emprunter, c’est celui de la repentance, car Paul déclare : « … J’ai prêché la repentance et la conversion à Dieu… » (Actes 26. 20). « Dieu annonce à tous les hommes qu’ils aient à se repentir, parce qu’Il a fixé un jour où Il jugera le monde » (Actes 17. 30).
Soyez convaincu. Demandez-Lui pardon et changez de voie. Tournez-vous vers la Croix où Jésus-Christ fut mort pour vous : « Il a été blessé pour tes péchés, brisé pour tes iniquités, le châtiment qui te donne la paix est tombé sur Lui » (Ésaïe 53. 5).
Résolument, tournez-vous vers Lui, invoquez-Le et Il mettra en vous le témoignage de son pardon, de sa vie : « Celui qui croit en moi a la vie éternelle » (Jean 3. 36), dit Jésus. À partir de maintenant, servez Dieu en vous laissant guider par sa Parole, car nous sommes sauvés pour servir le Dieu vivant et vrai. Cela affermira votre vie et vous permettra de gagner des âmes à Jésus-Christ et glorifiera Celui qui nous a aimés le premier. Acceptez Jésus comme votre Sauveur aujourd’hui !
L'Esprit d'adoption
"Vous n'avez pas reçu un esprit de servitude pour être de nouveau dans la crainte, mais vous avez reçu l'Esprit d'adoption, par lequel nous crions: Abba, Père! L'Esprit lui-même rend témoignage avec notre esprit que nous sommes enfants de Dieu" (Romains 8. 15, 16).
"Et ce n’est pas elle seulement; mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps" (Romains 8. 23).
"Et, parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé l'Esprit de son Fils dans nos cœurs, criant : “Abba, Père”" (Galates 4. 6).
Paul a écrit au sujet de l'adoption en deux sens, présent et futur. Dans Romains 8. 15, Paul a déclaré que nous avons déjà reçu l'esprit d'adoption : "Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père !"
C'est par la présence de l'Esprit de Dieu que nous sommes rendus ou sommes désignés comme étant les propres fils de Dieu et que nous pouvons maintenant L’appeler par le mot intime Abba qui vient de l’araméen et qui signifie Père, Papa. Le fait de posséder l'Esprit de Dieu change notre manière de penser. Il identifie aussi ceux de la maison de Dieu et faisant partie de Sa famille. "Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu" (Éphésiens 2. 19).
L'Esprit de Dieu et notre esprit témoignent de notre nouveau statut : "L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu" (Romains 8. 16).
Puisque Dieu est notre Père et que nous sommes Ses enfants (génériquement parlant), nous sommes également maintenant les héritiers de Dieu, afin d’hériter de tout ce qu’Il possède. "Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui" (Romains 8. 17).
Mais notre adoption n'est pas encore complète. "Et ce n’est pas elle seulement; mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps" (Romains 8. 23).
"Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie, et j’habiterai dans la maison de l’Éternel jusqu’à la fin de mes jours" (Psaumes 23. 6).
Être scellé de l'Esprit d'adoption est l'un des plus heureux privilèges de l'ère chrétienne. Avant que nous puissions jouir de cette liberté de fils, il était nécessaire que Christ meure sur la croix et qu'Il ressuscite. “Quand l'accomplissement du temps est venu, Dieu a envoyé son Fils, né de femme, né sous la Loi, afin qu'il rachète ceux qui étaient sous la Loi, afin que nous recevions l'adoption. Et, parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé l'Esprit de son Fils dans nos cœurs, criant: Abba, Père” (Galates 4. 4-6).
Ainsi, c'est par la mort et la résurrection de Christ que nous sommes amenés dans la position bénie d'enfants de Dieu. Par la foi, nous prenons conscience de cette vérité et nous en jouissons. “Vous êtes tous fils de Dieu par la foi dans le Christ Jésus” (Galates 3. 26). Cette bénédiction, la plus élevée qui soit, est notre part actuelle. “Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu” (1 Jean 3. 2). Lorsque cette vérité est connue avec puissance dans notre âme, nous sommes rendus capables de servir Dieu notre Père céleste d'une manière convenable. Nous ne Le servons pas par crainte servile, comme sous la Loi, mais avec respect et avec une crainte filiale, afin de ne pas attrister le cœur de notre Père plein de grâce.
Cette liberté est d'un grand réconfort. Quelle richesse de bonté déjà maintenant ! Notre avenir est d'être pour l'éternité devant Dieu le Père, devant son Fils Jésus qui nous aime infiniment, comme les objets de son élection, de son adoption et de sa grâce infinie !
Qui est Jésus-Christ ?
Jésus-Christ est Dieu Éternel du nom de "JE SUIS" : Il n'a ni commencement, ni fin. Il est le seul Fils engendré de Dieu le Père, Il s'est fait homme en naissant miraculeusement de la vierge Marie par la puissance du Saint-Esprit. Et sachons bien que Marie a eu besoin de la grâce du salut comme chacun d’entre-nous.
De cette vérité absolue, il en découle que le Seigneur Jésus existe éternellement du fait qu’Il est Lui-même le Dieu Tout–Puissant, le Fils de Dieu, enveloppé d’un corps de chair. Et du fait de son incarnation il en advient qu’Il a en Lui deux natures, la nature humaine (mais sans péché) qui est sa forme visible corporelle, et la nature divine qui est l’Esprit Éternel, le Père invisible qui habite en Lui.
Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, règne éternellement. Il possédait depuis toujours tout ce qui permet de l'identifier, de le reconnaître comme Dieu : l'éternité, la Toute-Puissance, la science et la sagesse sans bornes, la capacité d'être présent partout à la fois et en même temps, la Sainteté absolue, la Justice parfaite, l'Amour qui ne peut être mesuré et la Fidélité sans faille...
Jésus fut conçu sans péché, vécu sur la terre en ne faisant que du bien, mourut crucifié pour l’accomplissement des Écritures et selon le dessein arrêté de Dieu, puis Il ressuscita d'entre les morts.
"Jésus est l'image du Dieu invisible" (Colossiens 1 : 15).
Jésus est Dieu fait homme, c'est Emmanuel : "Dieu parmi nous", "Dieu avec nous". Jésus s'est dépouillé de sa gloire céleste, mais Il ne s'est pas dépouillé de sa divinité. En prenant une forme humaine, en s'incarnant, Jésus est donc parfaitement homme et parfaitement Dieu : Il est "le reflet de la Gloire de Dieu" (Hébreux 1 : 3). Jésus reflète parfaitement la Gloire de Dieu le Père. Il resplendit et Il rayonne de cette Gloire divine. Cette Gloire que Jésus possédait intérieurement, mais qui était comme voilée par son humanité, a rejailli extérieurement lorsqu'Il fut transfiguré devant ses disciples sur la montagne (Matthieu 17 : 8). La Gloire de Dieu, c'est sa majesté manifestée dans ses attributs et son caractère.
"Jésus est l'empreinte de la personne de Dieu" (Jean 6 : 27). Le Fils est l'expression exacte, la "reproduction" précise en tous points de ce que le Père est. Tout ce que le Père fait, le Fils le fait pareillement.
Jésus est le Messie, le seul Sauveur, le Roi des rois, le seul Chemin vers Dieu...
Jésus a porté sur Lui tous nos péchés, passés, présents, futurs, comme notre Substitut et son Expiation fut pleinement suffisante pour le rachat de tous ; mais ce rachat s’applique uniquement à ceux qui acceptent ce salut parfait offert par Jésus. Le Seigneur Jésus nous sauve par le sacrifice de Sa vie parfaite offerte une fois pour toute sur la croix, et par lequel nous avons le pardon des péchés par son sang versé, la réconciliation avec Dieu et la Vie éternelle.
Jésus est ressuscité corporellement d’entre les morts et à son Ascension Il retourna à sa gloire première avec son corps glorifié et Dieu Lui remis toute autorité suprême. Jésus est le seul Médiateur entre Dieu et les êtres humains par sa nature humaine glorifiée et par sa nature divine. Auprès de Dieu le Père, Jésus est l'Avocat de tous ceux qui acceptent son salut. Du fait de son exaltation, nous obtenons la révélation que Jésus est la seule et unique Personne en Dieu, en qui nous sommes, par qui nous sommes, et pour qui nous sommes.
Jésus-Christ apparaîtra une seconde fois, au moment désigné, Il apparaîtra à son peuple qui a accepté son Salut en les transformant à son image, et tout œil le verra dans l’unité de son Corps dont chacun de nous est membre, et qu’à cette apparition finale nous entrerons dans son Royaume éternel pour régner avec Lui pendant mille ans et éternellement.
Selon la Bible, tous les morts qui resteront seront ressuscités à la fin des temps pour être jugés selon leurs œuvres, et ils subiront éternellement la pleine Colère de Dieu dans un Enfer réel, alors que les justes hériteront de la gloire éternelle durant les mille ans du Règne de Christ et dans le Nouveau Ciel et la Nouvelle Terre.
Vivre la Vie Eternelle en Jesus-Christ
Même si ses premières pages ne révèlent pas beaucoup de préoccupations pour les questions de l’au-delà, il en va autrement au fur et à mesure que les siècles passent...
C’est Jesus-Christ qui enrichit le plus significativement cet enseignement. Après Lui, les apôtres apporteront des précisions. Cela ne veut cependant pas dire que la Bible répond à toutes nos questions sur l’éternité. Soyons d’ailleurs réalistes : serions-nous capables de comprendre l’infini même s’il nous était entièrement révélé ?
Une vie à venir
Quand on parle de vie éternelle, on pense généralement à ce qui se passera après la mort. C’était vraisemblablement le sens de la question de ce jeune homme à Jésus : « Que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? » (Matthieu 19. 16).
Évoquant le jugement dernier, Jésus a montré qu’il aboutira pour les uns au châtiment éternel et pour les autres à la vie éternelle (Matthieu 25. 46) .Il souligne la surprise qui attend les êtes humains pécheurs lorsqu’ils devront rendre compte de leur vie sur terre. Leur sort ne sera pas toujours celui qu’ils prévoyaient. C’est que la justice de Dieu n’est pas celle des hommes !
À une autre occasion, le Christ a promis la vie éternelle dans le monde à venir à ceux qui auraient tout pour lui et pour la bonne nouvelle. (Marc 10. 30
Une vie déjà présente
Si le salut est souvent présenté dans la Bible comme une réalité à venir, d’autres textes mettent l’accent sur le fait que la vie donnée par Dieu est pour aujourd’hui. « Celui qui croit au Fils a la vie » affirme Jésus dans Jean 3. 36 . L’apôtre Jean renchérit : « Je vous ai écrit pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui mettez votre foi dans le nom du Fils de Dieu» 1 Jean 5. 13
Pas de doute: il n’est pas nécessaire d’attendre la mort ou la résurrection pour bénéficier de la vie éternelle. C’est sans doute à cette lumière qu’il faut comprendre la parole quelque peu énigmatique de Jésus à Marthe : « C’est moi qui suis la résurrection et la vie. Celui qui met sa foi en moi, même s’il meurt, vivra, et quiconque vit et met sa foi en moi ne mourra jamais » Jean 11. 25, 26
Nous réalisons ainsi que si notre corps doit encore passer par la porte de la mort physique et qu’il nous faut donc attendre la résurrection promise par le Christ, cela n’empêche pas la vie du Dieu éternel de résider déjà en celui qui croit. La victoire de Jésus sur sa propre mort est le fondement de l’attente confiante du disciple.
Avant tout, une relation
À y regarder de plus près, la vie éternelle n’est pas dans la Bible un bien qu’on pourrait posséder ou perdre. C’est avant tout une réalité à vivre dès aujourd’hui. Jésus l’a clairement dit dans sa prière au Père : « La vie éternelle, c’est te connaître toi, le seul vrai Dieu, et connaître celui que tu as envoyé, Jésus-Christ » Jean 17.3
Or, toute la Bible témoigne que connaître quelqu’un, ce n’est pas savoir des choses à son sujet. C’est avant tout être en relation personnelle avec lui. Dans le cas présent, on ne peut connaître Dieu qu’en lui parlant et en l’aimant au quotidien.
Avoir la vie, être sauvé, sont donc des expressions qui signifient l’intimité que le Christ veut créer et entretenir avec celui qui met sa confiance en lui. Ni la mort ni la vie ne pourront jamais y mettre un terme. C’est pour cela que l’apôtre Paul s’écrie quelques années plus tard: « Pour moi, vivre, c’est le Christ, et si je dois mourir, j’y gagne » Philippiens 1.21
En d’autres termes, même s’il rencontre des conditions difficiles (il est injustement en prison, à cause de sa foi), il ne se plaint pas car le Christ vit en lui. Cela suffit pour le combler. Cependant, il attend quelque chose de mieux encore après sa mort car il a conscience que cette présence du Christ lui sera encore plus sensible. Tous les obstacles auront disparu.
Une invitation
Cette vie éternelle ainsi comprise est-elle pour tous ou seulement pour une caste de privilégiés ? En fait, elle est pour tous ceux qui acceptent de répondre à l’invitation du Christ : « Si quelqu’un a soif, il peut venir à moi et boire. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau couleront de son cœur, et cette eau donne la vie » (Jean 7.38).
Ceci rejoint cette autre promesse qu’il a faite : « Le Père qui est au ciel donnera l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! » (Luc 11.13). On l’a compris: cette demande ne peut être que consciente et personnelle.
Oui, c’est bien par son propre Esprit que Dieu confie sa vie dès aujourd’hui en celui qui croit en lui par Jésus son Fils. Une vie qui le sauve de ses péchés et lui apporte le pardon et la guérison. Animée par un nouveau souffle, elle prend exemple sur le modèle divin, Jésus lui-même, et puise en lui sa force. Rien, même pas la tombe, ne pourra plus jamais l’interrompre. C’est pour cela que la vie éternelle a déjà commencé... pour celui qui croit.
Qu’attendez-vous pour la demander à Dieu si vous ne l’avez pas encore fait ?
Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique. Ainsi, tous ceux qui croient en lui ne se perdront pas loin de Dieu, mais ils vivront avec lui pour toujours (Jean 3.16).
Jésus-Christ est Lui-même notre tout suffisant
L'objet de notre méditation est : Jésus-Christ au Ciel comme notre suffisance. Durant sa vie sur la terre, les ressources de notre Seigneur Jésus provenaient de Dieu son Père. Il vivait volontairement dans un état de dépendance absolue à son égard. Jésus a voulu qu'il en soit ainsi. Tout ce dont il avait besoin, il l'a tiré du Ciel; Il l'a reçu d'En Haut.
Lorsque nous sommes en union de résurrection avec Christ, le Saint-Esprit nous amène à l'unité avec Celui qui est au Ciel pour nous. Cela signifie que toutes les ressources sur lesquelles le Seigneur Jésus a vécu sont à notre disposition. Ces ressources étaient des ressources secrètes, c'est-à-dire qu'elles étaient inconnues du monde.
Les gens autour de Jésus étaient absolument dans l'obscurité quant à la source de sa Puissance. Il y avait une relation secrète entre Lui et Son Père qui les a impressionnés. Ils ont vu qu'il y avait quelque chose dans sa vie, une puissance et une connaissance mystérieuses, qui n'étaient pas ordinaires pour l'être humain.
Il y avait tout un ensemble de ressources à la disposition de Jésus que personne ne possédait. Il avait une connaissance qui dépassait de loin la compréhension de l'homme. Et parce que Jésus a vécu une vie secrète, une vie dans Son Père, Ses ressources étaient mystérieuses et merveilleuses pour les êtres humains.
Mais si nous vivons en union céleste avec Jésus-Christ par le Saint-Esprit, les mêmes ressources sont à notre disposition. Rappelons-nous la Parole qui est à la base de notre méditation : "Le Père de notre Seigneur Jésus-Christ nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les cieux en Christ" (Éphésiens 1. 3). Cela signifie que toutes les ressources qui sont en Christ sont disponibles pour nous. Mais nous devons apprendre à vivre en communion aussi étroite avec Jésus comme Il l’a vécu avec son Père durant sa vie sur la terre.
Regardons maintenant quelques-unes de ces ressources secrètes et tournons-nous vers Hébreux 9. 3-4 : "Et après le second voile, le tabernacle qui est appelé le Saint des saints". Nous avons ici le tabernacle tel qu'il était sur la terre, avec son lieu saint et son lieu le plus saint. Le lieu saint représentait la terre.
Là, nous avons le chandelier, l'autel de l'encens et la table des pains de proposition, montrant - en caractères - le Seigneur Jésus-Christ. Maintenant, Jésus-Christ est passé à travers le voile à la place des réalités futures, où tout est Christ, Christ est Tout et en tous. Le Ciel est ouvert depuis que le voile de Temple fut déchiré. Pour l'être humain naturel, le ciel est toujours fermé.
Cela inclut non seulement le Ciel vers lequel nous pouvons aller un jour, mais cela représente une sphère, le royaume actuel de l'activité de Dieu, que nous pouvons partager en union avec Lui. Nous aussi, nous avons un paradis ouvert. Paul dit : "Notre citoyenneté est au ciel" (Philippiens 3. 20) ! Si notre marche sur cette terre doit être céleste, nous devons avoir un ciel ouvert, car nous dépendons entièrement du ciel pour la bénédiction spirituelle.
La porte du ciel est fermée à l'homme naturel. Même un homme comme Nicodème ne peut pas le voir, et encore moins y entrer.
Répétons que le « lieu saint » du tabernacle représente la terre, et le « lieu très saint » le ciel. Au même endroit, nous avons les types de choses célestes.
Dans l'autre se trouvait Dieu Lui-même. Entre les deux se trouvait le voile. La mort rencontrerait quiconque passerait à travers ce voile dans le lieu le plus saint, sauf par le commandement spécial de Dieu.
La lettre aux Hébreux nous dit en outre que ce voile était un type de la chair du Christ. Il y a deux côtés dans la Personne de notre Seigneur Jésus-Christ : un côté terrestre (vers la terre) et un côté céleste (vers Dieu).
Entre le ciel et la terre se trouvait le voile, et la chair de Christ était ce voile. Quand Jésus-Christ est mort sur la croix, le voile du temple était déchiré de haut en bas. Maintenant, les types ont fait place à la réalité.
Ce qui n'était que suggestif, pointant vers Dieu, est ôté et l'être humain qui croit a été autorisé à s'approcher de Dieu.
La chair de notre Seigneur Jésus-Christ parle de la limitation humaine qui formait une barrière entre les réalités de Dieu et de l'homme. Si nous regardons dans le lieu saint du tabernacle, nous avons des caractéristiques et des illustrations des choses célestes à cause de la limitation de l'homme.
Tout l'Ancien Testament nous donne ces leçons d'objet, parce que l'homme par nature ne peut pas entrer dans les réalités des choses divines. Dieu ne pouvait parler à l'homme des choses célestes qu'à travers des représentations terrestres.
Il devait enseigner à l'homme comme on enseigne à un enfant, en lui donnant ces images et paraboles des choses divines.
Tel est le sens du «lieu saint». Personne n'était autorisé à entrer par le voile, qui séparait le lieu saint du lieu le plus saint, et qui étaient des types de terre et de ciel.
Or, Israël devait donner par sa vie une illustration, un modèle des choses de Dieu. Ce qui est arrivé à Israël est une parabole pour nous.
Par conséquent, l'histoire d'Israël est si importante pour nous qui, à la lumière du Nouveau Testament, sommes maintenant capables de voir dans ces types de l'Ancien Testament comme des réalités divines.
Une fois par an, le jour de l'expiation, le voile était levé. Après de nombreux préparatifs, le grand prêtre était autorisé à entrer dans le « lieu très saint ». Mais ce n'était qu'une fois par an, puis il était de nouveau fermé.
Mais le jour de l'expiation a parlé de quelque chose de plus profond dans les intentions de Dieu. Ce jour-là indiquait le fait que, selon la volonté de Dieu, le voile ne devait pas rester éternellement, mais il y aurait une expiation à travers laquelle le Ciel devait rester ouvert pour toujours.
Quand le Christ est mort sur la croix, le voile s'est déchiré. Ce que Dieu avait prévu d'avant les temps éternels, a été accompli en Lui.
Maintenant, le chemin vers Dieu est ouvert à jamais ! Dans le Christ, le voile déchiré a ouvert la voie. Christ s'est fait Homme, en tant que Fils de Dieu, pour faire cette œuvre que personne ne pouvait faire.
Dans le Christ ressuscité, il n'y a plus de voile. En tant que Fils de l'homme, il a accepté notre limitation humaine.
En tant que Fils de l'Homme, il était le représentant de l'HOMME. Mais en tant que Fils de Dieu, il était lié au Ciel. En sa Personne, Jésus était le voile du tabernacle. Il se tenait entre le ciel et la terre. Il se tenait entre la limitation de l'homme et la plénitude de Dieu, entre les types et les réalités.
Lorsque Jésus vivait parmi les hommes, il parlait en paraboles des choses célestes, à cause des limites de l'homme qui était incapable de les appréhender. Il a donc apporté les choses célestes sous des formes terrestres.
Jésus a dit : "Si je vous ai dit des choses terrestres et que vous ne croyez pas, comment croirez-vous si je vous dis des choses célestes?" (Jean 3. 12). Ce qu'Il voulait dire était : "Si j'ai mis les choses célestes sous forme de paraboles et de types terrestres, et que vous n'avez pas compris, comment comprendrez-vous si je parle avec vous dans une langue céleste!"
Maintenant, toutes ces limitations sont passées. Le Christ est en vérité « le chemin ». Il est entré, par le voile de sa chair, dans le sanctuaire le plus intime, le lieu le plus saint, et a ouvert la voie. C'est le Christ crucifié qui est le chemin pour nous vers la présence immédiate de Dieu.
Et quand Il dit : "Je suis la vérité", cela signifie que tout ce que vous voyez ne sont que des types et des symboles servant d'images. Ce ne sont pas les choses célestes en elles-mêmes. Christ est la réalité de toutes ces choses. En LUI, nous avons la réalité. Les prêtres étaient occupés dans le tabernacle, année après année, mais leurs œuvres étaient des œuvres « mortes » qui ne pouvaient jamais conduire à une union vivante avec Dieu.
Or, le Christ a dit : "Je suis la vie". Seulement en Christ il y a la vie. Le sang des chèvres et des taureaux et la vie dans ce sang n'étaient qu'un rappel, un type. Personne d'autre que le Christ ne peut donner la Vie. Il est la réalité vivante.
Maintenant, nous voyons le ciel et la terre unis en Christ ressuscité et monté au Ciel. Il est le Médiateur. Il est l'échelle que Jacob a vue dans son rêve, et sur laquelle les anges de Dieu montaient et descendaient.
Le Seigneur Jésus a fait référence à cela en parlant à Nathanaël, en disant : "Vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l'homme." (Jean 1. 51). Ce qui n'était qu'un type à Béthel est devenu une réalité vivante en Christ. Il unit le ciel et la terre.
En Lui - dans les deux côtés de sa nature - Dieu et l'homme sont réunis, le ciel et la terre sont unis. Jésus est le chemin, le seul moyen de communication pour le ciel et la terre. L'union avec le Christ signifie vivre sous un ciel ouvert, en présence de Dieu et dans toute la réalité de la vie nouvelle.
Le Saint-Esprit nous est donné sur ce terrain. Il est venu sur le Seigneur Jésus après son baptême dans le Jourdain. Les cieux se sont ouverts et le Saint-Esprit est descendu sur Lui. Maintenant, Christ ressuscité signifie un Ciel ouvert. L'Esprit de l'onction vient sur nous parce que Jésus le crucifié est ressuscité. Il nous vient du Ciel ouvert que le Fils de Dieu nous a ouvert.
Mais quelle était la valeur de l'onction ? C'est pour nous amener à une union céleste avec Dieu. Le Seigneur Jésus a dit : "Quand lui, l'Esprit ... sera venu, il vous guidera dans toute la vérité." (Jean 16. 13). Et Jean confirme cela en disant: "L'onction que vous avez reçue ... vous enseigne tout." (1 Jean 2. 27). Cela est représenté par les anges ascendants et descendants. Le Saint-Esprit communique avec nous, mais Christ est l'échelle, allant de la terre au ciel. Où est cette échelle ? Ce n'est pas dans le monde. L'échelle est installée dans nos cœurs. C'est Christ dans nos cœurs. Il y a un chemin ouvert depuis le Ciel dans nos cœurs, le Christ Lui-même, nous conduisant dans la présence même de Dieu.
L'Esprit Saint se meut par rapport au Christ pour nous amener en communion avec le Christ, tout comme le Christ est en communion avec son Père.
La toute-suffisance de Christ nous est garantie sur cette base. Nous sommes dans les cieux, parce que le Christ est en nous. Si vous vous joignez à Sa personne, les limitations ont disparu. Il y a une communion directe et immédiate avec Dieu, et le Saint-Esprit peut nous révéler des choses célestes.
Ainsi, nous comprenons ce que signifie recevoir tout directement de Dieu en Christ. Christ en nous signifie une connaissance intérieure de Dieu, une relation de cœur avec Lui. C'est une vie intérieure de Dieu, une puissance intérieure de Dieu.
Mais c'est un mystère que le monde ne connaît pas et ne peut pas connaître. Il ne peut pas comprendre que notre Seigneur Jésus fut prêt à accepter exactement la même base de vie humaine avec sa limitation dans laquelle nous vivons, bien que sans péché.
Pourtant, en communion avec son Père, Christ a continuellement brisé ces limitations et les a vaincues en tirant toute sa provision, toute la plénitude de son Père seul. Sa suffisance était dans Son Père.
Nous sommes donc appelés à vivre, par l'Esprit, une vie triomphante sur toutes nos faiblesses, une vie où le Christ est tout, et où sa victoire est notre victoire. Le travail de la croix est terminé. Le voile est déchiré. La voie est ouverte.
Ainsi le Christ ressuscité et monté au Ciel signifie pour nous un ciel ouvert où tout est possible pour nous en Christ, afin que nous puissions le glorifier. Toutes choses nous sont données en Lui. Et c'est l'onction qui nous enseigne toutes choses.
Croire Dieu et ses promesses pour accepter le soumission a Dieu
Nous allons voir un grand défi dans le cheminement du chrétien. C’est d’accepter la soumission à Dieu au milieu des épreuves de la vie. Il y a dans les écritures des promesses sur le secours promis de Dieu dans nos moments difficiles. quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : Ta houlette et ton bâton me rassurent. Psaumes 23:4
Le Seigneur veut nous garder sous sa protection autant spirituellement que physiquement. Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse. Psaumes 46:1
Souvent nous nous appuyons sur la promesse, mais dans quelle attitude les attendons-nous ? La Parole de Dieu parle-t-elle d’attitude ou certain état qui doivent accompagner les gens dans leurs attentes ?
Dans la situation d’épreuve que l’on vit présentement Dieu veut agir sur deux plans :
1 — Déstabiliser les appuis humains, il veut amener les gens à la repentance.
Dieu fait un appel à toute l’humanité à se repentir et de se tourner vers lui. Ou bien, ces dix-huit personnes sur qui est tombée la tour de Siloé et qu’elle a tuées, croyez-vous qu’elles fussent plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? 5 Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également. Luc 13:4-5
Dans l’apocalypse Dieu parle d’une vision de plusieurs sceaux et de trompette qui ont commencé à s’abattre sur l’humanité, dans le but d’amener les gens à la repentance. Les autres hommes qui ne furent pas tués par ces fléaux ne se repentirent pas des œuvres de leurs mains, de manière à ne point adorer les démons, et les idoles d’or, d’argent, d’airain, de pierre et de bois, qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni marcher?; Apocalypse 9:20
2 — Le Seigneur veut aussi sonder en profondeur le cœur de ses enfants et de les amener à l’obéissance.
Les jugements de Dieu frappent aussi l’église, ce sont des épreuves qui ont pour but de nous amener à l’obéissance. Car c’est le moment où le jugement va commencer par la maison de Dieu. Or, si c’est par nous qu’il commence, quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile de Dieu?? 18 Et si le juste se sauve avec peine, que deviendront l’impie et le pécheur?? 19 Ainsi, que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leurs âmes au fidèle Créateur, en faisant ce qui est bien. 1 Pierre 4:17-19
C’est dans les épreuves que se défini les vrais des faux chrétiens.
N’oublions pas que la bénédiction de Dieu appartient à ceux qui recherchent Dieu. Le Seigneur sait délivrer de l’épreuve les hommes pieux, et réserver les injustes pour être punis au jour du jugement, 2 Pierre 2:9
Le Seigneur veut enlever parmi ses enfants, toute forme de rébellion envers lui et sa parole. Les chrétiens doivent regarder au Seigneur pour leur délivrance, leur guérison, leur protection et salut. C’est dans l’épreuve que nous devons espérer en lui et croire ses promesses. Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu’il vous élève au temps convenable? 1 Pierre 5:6
Dans le jardin de Gethsémané, Jésus dut lui-même accepter dans la souffrance à se soumettre à la volonté de son Père. Lorsqu’il fut arrivé dans ce lieu, il leur dit : Priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation. 41 Puis il s’éloigna d’eux à la distance d’environ un jet de pierre, et, s’étant mis à genoux, il pria, 42 disant : Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe?! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne. 43 Alors un ange lui apparut du ciel, pour le fortifier. 44 Étant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre. Luc 22:40-46
Jésus a été exaucé au milieu de la souffrance parce qu’il cherchait sincèrement le secours de Dieu. C’est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété, 8 a appris, bien qu’il fût Fils, l’obéissance par les choses qu’il a souffertes, Hébreux 5:7-8
La puissance d’égarement qui doit agir sur l’humanité amène les gens à ne plus agir et réagir selon la Parole de Dieu. Il faut faire attention de ne pas chercher notre volonté, mais celle du Seigneur.
Le Seigneur n’appelle pas les chrétiens à se rebeller des autorités. C’est lui qui les a mis en place. Mais il dit de prier pour eux. j’exhorte donc, avant toute chose, à faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâces, pour tous les hommes, 2 pour les rois et pour tous ceux qui sont élevés en dignité, afin que nous menions une vie paisible et tranquille, en toute piété et honnêteté. 3 Cela est bon et agréable devant Dieu notre Sauveur, 4 qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. 1 Timothée 2:1
Dieu veut voir notre fermeté en lui, nos efforts à rechercher et à poursuivre la paix l’amour et l’unité. S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes. Romains 12:18
La bénédiction sera sur ceux qui vivent dans le bien. Ils seront exhaussés. Si quelqu’un, en effet, veut aimer la vie Et voir des jours heureux, Qu’il préserve sa langue du mal Et ses lèvres des paroles trompeuses, 11 Qu’il s’éloigne du mal et fasse le bien, Qu’il recherche la paix et la poursuive ; 12 Car les yeux du Seigneur sont sur les justes et ses oreilles sont attentives à leur prière, mais la face du Seigneur est contre ceux qui font le mal. 1 Pierre 3:10-12
Dieu a une belle promesse pour ceux qui espèrent en lui lors des épreuves.
parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l’heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre. Apocalypse 3:10
Le chemin du Seigneur est clairement exprimé par le prophète Osée : Que celui qui est sage prenne garde à ces choses?! Que celui qui est intelligent les comprenne?! Car les voies de l’Éternel sont droites?; les justes y marcheront, mais les rebelles y tomberont. Osée 14:9
Nous sommes des ambassadeurs de Christ
Notre nouvelle identité
En tant que croyants en Jésus, c’est cela notre identité : nous sommes tous des ambassadeurs de Christ ! Mais pour saisir pleinement le poids de ce titre, nous devons le comprendre dans le contexte de 2 Corinthiens 5.17-21.
Une nouvelle création
Au verset 17, Paul qualifie toute personne en Christ de « nouvelle création ». Cela comprend chaque croyant, et non pas seulement un groupe d’élite composé de pasteurs, d’anciens, de diacres/diaconesses, ou de missionnaires outre-mer. Il s’agit plutôt d’un titre qui convienne à chacun d’entre nous pour qui « les choses anciennes sont passées » et pour qui « toutes choses sont devenues nouvelles » (v. 17). Mais quelles sont ces choses anciennes ? Notre culpabilité et notre condamnation, notre ancien mode de vie lorsque nous étions contrôlés par la chair. Et quelles sont ces choses nouvelles ? Nos dispositions, nos priorités, notre vision du monde. Cela ne signifie pas que nous ne continuons pas à pécher, mais plutôt que nous ne prenons plus plaisir à notre péché de la même manière qu’auparavant. Lorsque nous trébuchons et tombons, nous trouvons notre joie en nous tournant vers notre Sauveur pour qu’il nous pardonne et nous restaure.
Christ nous a réconciliés avec Lui-même
Le verset 18a nomme ensuite la source de cette vérité« Tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec Lui par Christ… » Nous étions en inimitié avec Dieu à cause de notre péché. Par son œuvre de réconciliation, Christ a mis fin à cet éloignement. Nous verrons comment il l’a fait au verset 21. Ce qu’il est important de noter, c’est que cela a eu lieu à l’initiative de Dieu. Il est l’agent initiateur. Aucun acte de volonté humaine n’aurait pu y parvenir.
Christ nous a donné le ministère de la réconciliation
Il ne s’est pas seulement contenté de nous réconcilier. Il nous a ensuite engagés comme ses artisans de paix. Il nous a « donné le ministère de la réconciliation » (v. 18b). Paul réaffirme cette notion dans le verset 19 : "Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation".
Ayant assuré notre réconciliation, Christ fait de nous les messagers de la grande opération de réconciliation de Dieu. Cela nous amène au cœur de cette discussion au verset 21. À la lumière de notre transformation d’ennemis de Dieu en alliés, Paul fait cette déclaration: « Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ… » Ce n’est pas une invitation ou une suggestion. C’est une réalité. L’apôtre poursuit: « … comme si Dieu exhortait par nous ».
Pourquoi nous ?
Cette phrase soulève deux questions importantes : tout d’abord, pourquoi Dieu choisit-il de faire appel à nous ? Il aurait pu choisir les anges pour être ses ambassadeurs. À un moment donné, Dieu a même donné à un âne une voix pour parler (Nombres 22. 28), et à une autre occasion, Jésus a dit que si les enfants ne le louaient pas, les pierres mêmes crieraient (Luc 19. 40). Néanmoins, dans son infinie sagesse, le Seigneur a désigné des hommes et des femmes rachetés pour témoigner aux nations de sa croix, de sa résurrection, de son ascension et de sa gloire à venir.
Pourquoi devons-nous supplier?
La deuxième question qui se pose est la suivante: pourquoi devons-nous supplier, appeler, implorer? Si Dieu est Souverain, les perdus ne parviendront-ils pas à la foi sans de tels efforts? La réponse se trouve dans l’état de nos cœurs. Les êtres humains sont par nature hostiles à Dieu, qu’ils en soient conscients ou non. Ils aiment leur péché et ne souhaitent pas l’abandonner. Notre proclamation de l’Évangile devrait donc exalter la beauté et la valeur suprême de Christ au-dessus des plaisirs bas et éphémères de ce monde. Il nous incombe donc de faire preuve d’exégèse à la fois de nos Bibles et de notre culture, afin de lancer l’appel le plus attrayant possible, tout en confiant nos efforts à notre Dieu souverain. Ce passage expose ainsi magnifiquement l’œuvre de collaboration qu’est la réconciliation: Dieu réconcilie en Christ, et au nom de Christ nous supplions.
Le grand échange
Paul conclut ce passage en verset 21 par l’un des versets les plus théologiquement riches du corpus paulinien : Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.
Sur la croix, Jésus a porté dans son corps la sentence de mort que nos péchés méritaient. Le Père a traité son propre Fils comme s’il avait commis nos péchés, afin qu’il puisse à jamais nous considérer comme si nous avions vécu sa vie parfaite. En d’autres termes, nous portions autrefois des haillons putrides de péché et de honte. Et Jésus n’a pas seulement lavé la souillure du péché qui nous collait à la peau, il nous a aussi revêtus de la robe royale de sa justice. C’est ce grand échange que les théologiens appellent l’expiation par substitution pénale.
Jésus a du travail pour nous
En Christ, Dieu nous a réconciliés à un grand prix. Et il l’a fait pour que nous soyons ses ambassadeurs de la réconciliation. Jésus a du travail pour nous. Voyager à travers le monde en tant que diplomate étranger pour son pays d’origine peut sembler être un travail sympa. Mais représenter notre grand Seigneur et Sauveur ainsi que son royaume éternel dépasse de loin toute mission terrestre de ce type. Adoptons notre identité de nouvelles créatures et d’ambassadeurs de la réconciliation, pour le bien des perdus, la joie de nos âmes et la glire de Dieu.
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