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L'Évangile est une puissance de Dieu pour le Salut de quiconque croit (Romains 1. 16)

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Allons et proclamons partout l'Évangile

22 Novembre 2024 Publié dans #Divers

ALLEZ DONC :

"Allez donc, et faites disciples toutes les nations" (Matthieu 28. 19).
"Allez dans le monde entier, et prêchez l’Évangile à toute la création" (Marc 16. 15).
"Il fallait que… la repentance et le pardon des péchés soient prêchés en son nom à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. Vous, vous êtes témoins de tout cela" (Luc 24. 46-48).
"Jésus leur dit encore: Paix à vous! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie" (Jean 20. 21).

Le Seigneur Jésus ressuscité apparaît aux disciples à plusieurs reprises durant quarante jours. Ce qu’il leur dit à ces occasions ne nous est pas rapporté entièrement, mais la mission qu’Il leur confie (Allez…) se trouve dans chaque évangile. Elle est même répétée en Actes 1. 8. Ne pensons pas que cette injonction ne concerne que les onze disciples, cette parole s’adresse à nous tous.

Allez donc… Vous êtes témoins. Ceci me concerne-t-il vraiment ? Mais où aller ? Quelle est mon programme ? Et puis, je ne suis pas capable… Quelle réponse le Seigneur me donne-t-il ? Va là où tu habites !
Le Seigneur a demandé à un homme qu’il venait de guérir : Va dans ta maison, auprès des tiens, et raconte-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi, et comment il a usé de miséricorde à ton égard
(Marc 5. 19).

Quelqu’un dira que c’est trop difficile pour lui, car il va être soumis aux critiques de son entourage. Peut-être se souvient-il qu’un jour il s’est disputé avec un voisin et que les mots échangés ne l’étaient pas dans un esprit de grâce. En effet, nos paroles, pour qu’elles soient crédibles, impliquent que nous soyons sans reproche et purs, des enfants de Dieu irrépréhensibles, au milieu d’une génération dévoyée et pervertie, parmi laquelle vous brillez comme des luminaires dans le monde (Philippiens 2. 15). Prenons donc particulièrement soin de notre conduite : nos voisins ont bonne mémoire et un idéal très élevé de la conduite chrétienne.

La mission, comme tout service chrétien, commence dans sa famille, dans son quartier, même dans son église, avant de s’étendre éventuellement plus loin (1 Timothée 3. 13). Allons donc, soyons fidèles dans les petites choses (chez nous) et le Seigneur pourra nous en confier de plus grandes.

Vous serez mes témoins à Jérusalem et dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’au bout de la terre. (Actes 1. 8).

Qu’un homme franchisse le seuil de sa maison pour saluer chaque matin un voisin malade ou qu’il parte évangéliser dans un pays étranger, son premier pas sera toujours le même. Ce premier pas commence chez soi par la fidélité dans les petits services.
Les limites géographiques du témoignage confié aux enfants de Dieu sont variables. Le témoignage des apôtres devait commencer à Jérusalem, la ville même où le Seigneur a été crucifié. Puis la Judée, ensuite la Samarie; enfin, leur témoignage atteindrait les extrémités du monde connu d’alors - les pays païens - jusque-là demeurés étrangers à la révélation divine.
Les déplacements et les communications étaient beaucoup plus difficiles qu’aujourd’hui, pourtant le livre des Actes montre que l’Évangile de la grâce s’est très rapidement étendu.
Le mandat que Jésus a confié à ses apôtres : Allez donc, et faites disciples toutes les nations est aussi le nôtre
(Matthieu 28. 19).

Pour évangéliser des populations étrangères, nous n’avons pas obligatoirement à nous déplacer.

Ceux qui habitent dans une ville ont l’occasion de rencontrer des personnes d’ethnies, de religions ou de milieux sociaux différents. Approchons-nous d’eux pour leur parler de l’Amour de Dieu. Témoigner, c’est dire tout simplement ce que Dieu a fait pour nous. Bien sûr, il est impossible de mener à bien ce beau et grand programme par nos propres ressources.
La puissance du Saint Esprit est absolument indispensable au témoignage chrétien : Vous recevrez de la puissance, le Saint Esprit venant sur vous et vous serez mes témoins. Nous ne sommes pas laissés seuls pour remplir notre mission : le Seigneur « coopère » avec ses témoins
(Marc 16. 20) et leur promet sa présence fidèle : Moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à l’achèvement du siècle (Matthieu 28. 20). Alors, prenons courage et soyons fidèles dans notre rôle de témoins, là où nous sommes et, si le Seigneur nous y appelle, jusqu’au bout de la terre.

PROCLAMONS PARTOUT L’ÉVANGILE : MATTHIEU 28.16-20

Avant de retourner au Ciel, Jésus a donné un commandement aux siens (un travail, en réalité), mais bien des chrétiens y fournissent peu d’efforts. Christ a demandé à ses disciples d’annoncer la Bonne Nouvelle et de faire des disciples de toutes les nations, leur enseignant à lui obéir. Si certains croyants se consacrent à cette œuvre, d’autres se disent trop occupés ou trop timides pour s’y investir.

La portée de ce travail est internationale; il s’applique à tous les peuples. Ce qui ne veut toutefois pas dire que tous les chrétiens devraient déménager. Dieu en appelle certains à œuvrer au loin, tandis que d’autres doivent le servir chez eux. Le champ missionnaire se trouve tout autour de nous : dans nos foyers, nos lieux de travail, nos écoles et nos quartiers.
Le Saint Esprit vit dans les disciples de Christ; ils disposent donc de sa puissance pour s’acquitter de leur responsabilité. Nous ne pouvons sauver qui que ce soit, mais nous devons présenter à autrui le Dieu qui sauve. « Et comment croiront ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? » (Romains 10. 14).

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Comment le péché est entré dans le monde

15 Novembre 2024 Publié dans #Divers

"L’Éternel Dieu donna cet ordre à l'homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin; mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras" (Genèse 2. 16).

Un jour, dans le jardin d’Éden, alors que Adam et Ève se tenaient à côté de l’arbre défendu, Satan est venu sous la forme d’un serpent et a commencé à parler avec eux. Les Saintes Écritures disent : « Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que l’Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? » (Genèse 3. 1)

Pourquoi Satan est-il apparu sous la forme d’un serpent ? Les Saintes Écritures nous donnent la réponse. Elles disent : « Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que l’Éternel Dieu avait faits » (Genèse 3. 1). Satan est le tentateur, et il s’est donc présenté comme quelqu’un de très sage. Satan n’est pas venu à Adam et Ève sous la forme d’un gigantesque dragon rouge en disant : ‘"Que la paix soit avec vous Adam et Ève. Je suis le Diable, l’adversaire de Dieu ! Je suis venu aujourd’hui pour vous tenter, afin que vous vous détourniez de Dieu, le Seigneur de la vie, et que vous périssiez pour toujours !" Satan n’a pas procédé ainsi ! Comment leur est-il donc apparu ? Sous la forme d’une créature belle et sage. Il a choisi de leur parler au travers d’un serpent ; car en ce temps-là, avant que le péché soit entré dans le monde, le serpent était le plus rusé de tous les animaux.
Satan est jusqu'à présent toujours rusé. Il a l’habitude de présenter ce qu’il a à offrir comme quelque chose de bon. C’est pourquoi les Écritures disent : « Satan lui-même se déguise en ange de lumière » (2 Corinthiens 11. 14). Alors, Dieu nous avertit dans sa Parole en disant : « Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous comme des brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs » (Matthieu 7. 15).
Satan est un trompeur. Voilà pourquoi il est apparu à Adam et Ève comme un serpent sage. C’est aussi pourquoi il a préféré parler à Ève plutôt qu’à Adam lui-même, car il pensait qu’il serait plus facile de tenter Ève que de tenter Adam. Satan savait que Dieu avait donné le commandement concernant l’arbre à Adam avant qu’il n’ait créé Ève. Cependant Ève aussi connaissait le commandement de Dieu, car Adam le lui avait transmis. Le diable est très intelligent et il savait exactement ce qu’il voulait accomplir. Satan savait que s’il pouvait convaincre la femme de manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, peut-être qu’Adam la suivrait dans sa désobéissance à Dieu.
Ainsi les Écritures disent : « Le serpent dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? » (Genèse 3. 1b). Avez-vous vu ce que Satan a essayé de faire ? Il a essayé de semer le doute dans l’esprit d’Ève concernant la Parole certaine de Dieu. C’est pourquoi, il a dit : «
Dieu a-t-il réellement dit... ? » Satan utilise toujours cette méthode. Il lutte contre la Parole de la Vérité, car il sait très bien que la Parole de Dieu a le pouvoir de le désarmer et de discréditer ses mensonges. Satan sait que la vérité dissipe les mensonges, comme la lumière dissipe les ténèbres.

Écoutons maintenant le reste de la conversation entre la femme et le diable. Les Saintes Écritures disent : « La femme dit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez pas et vous n’y toucherez point, sinon vous mourrez. Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez pas du tout ! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux qui connaissent le bien et le mal » (Genèse 3. 2-5).
C’est incroyable ! Qu’est-ce que Dieu avait dit qu’il arriverait à Adam et Ève s’ils mangeaient de l’arbre défendu ? Il avait dit : « Vous mourrez ». Que dit Satan ? Il dit : « Vous ne mourrez pas » Ainsi Satan ne s’est pas limité à jeter le doute sur la Parole de Dieu, mais il s’y est opposé et l’a contredite !
Qu’en pensez-vous ? Qui disait la vérité, Dieu ou Satan ? La réponse est évidente ! Les Saintes Écritures disent que Dieu est la Vérité et qu’il ne peut mentir. Quant à Satan, il ne se préoccupe pas de la vérité, « la vérité n’est pas en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, ses paroles viennent de lui-même car il est menteur et le père du mensonge » (Jean 8. 44).
Cependant, nous devons nous rappeler que Satan n’est pas seulement un menteur mais aussi un trompeur. Il est rusé. Il prendra ce qui n’est pas vrai et le mélangera avec la vérité. Nous le voyons dans ce qu’il dit à Ève et à Adam : « le jour où vous mangerez (de cet arbre), vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme Dieu, connaissant le bien et le mal ». Satan a dit « vous serez comme Dieu » ! C’était un mensonge, car celui qui pèche n’est pas comme Dieu, mais comme Satan. Mais quand Satan a dit : « vous connaîtrez le bien et le mal », il disait la vérité, car après qu’Adam et Ève eurent péché, ils savaient ce qu’est le mal. Cependant, Satan ne leur a rien dit de l’amertume qu’une telle connaissance apporterait dans leurs vies.
Maintenant donc, le moment était venu pour Adam et Ève de choisir entre la Parole de Dieu et la parole de Satan. Ils avaient le choix entre : ‘Accepterons-nous la vérité ou le mensonge ? Suivrons-nous le Seigneur de la Lumière ou le seigneur des ténèbres ? Allons-nous croire les paroles de Dieu ou les paroles de Satan Les Saintes Écritures disent : « La femme vit que l’arbre était bon à manger, agréable à la vue et propre à donner du discernement. Elle prit de son fruit et en mangea ; elle en donna aussi à son mari qui était avec elle, et il en mangea » (Genèse 3. 6).

Incroyable ! L’homme que Dieu avait créé à sa propre image pour qu’il puisse Le connaître, L’aimer et Lui obéir pour toujours, qu’est-ce qu’il a fait ? Est-ce qu’il a aimé Dieu au point d’obéir à son commandement ? Non ! Il a choisi de désobéir au Dieu d’Amour et de suivre Satan, l’ennemi de Dieu ! Quel triste jour ! Nos ancêtres Adam et Ève se sont détournés du Seigneur Dieu en mangeant du fruit de l’arbre qu’il leur avait défendu. La Parole de Dieu dit : « Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et ainsi la mort a passé sur tous les hommes, parce que tous ont péché » (Romains 5. 12). Que cela nous plaise ou non, c’est ainsi ! Moi et vous, et tout le monde, nous sommes nés pécheurs et notre corps doit mourir parce que nous sommes issus d’Adam.
Celui qui a désobéi au commandement de Dieu est notre ancêtre. Et nous lui ressemblons tous. Qui parmi nous peut dire qu’il n’a jamais désobéi aux commandements de Dieu ? Personne. Pas même une personne ! Alors, cette nature en nous qui désobéit aux commandements de Dieu, de qui l’avons-nous hérité ? D’Adam.

Cependant, tout espoir n’est pas perdu, parce que la Parole de Dieu déclare aussi : « Comme par une seule faute, la condamnation s’étend à tous les hommes, de même, par un seul acte de justice, la justification qui donne la vie s’étend à tous les hommes » (Romains 5. 18). Car « Par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et ainsi, la mort a passé sur tous les hommes, parce que tous ont péché » (Romains 5. 12).

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Les « bonnes personnes » ont-elles besoin de l’Évangile ?

14 Novembre 2024 Publié dans #Divers

Si nous voulons comprendre pleinement l’Évangile, nous devons commencer par ses fondements. Chers lecteurs et lectrices, laissez-moi commencer par vous demander ces questions : Pensez-vous que vous avez vraiment besoin de l’Évangile ? L'Évangile est-il seulement réservé aux « mauvaises » personnes ? Pouvons-nous être assez « bons » pour ne pas avoir besoin de l’Évangile ? Quand je dis Évangile, je parle de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. Je veux dire ce qu’Il ​​a accompli en mourant sur la croix et en étant ressuscité. Alors, Jésus est-Il mort uniquement pour des personnes plus indignes que d’autres ? Le pasteur a-t-il besoin de l’Évangile, ou est-ce juste pour la personne éloignée de Dieu ? Les mauvaises réponses à ces questions peuvent être dévastatrices. Heureusement, la Bible est extrêmement claire à leur sujet en nous donnant des réponses précises.

La Bible proclame ceci : « Aucun n’est juste, non, pas un seul ; personne ne comprend ; personne ne cherche Dieu. Tous se sont détournés ; ensemble, ils sont devenus sans valeur ; personne ne fait le bien, pas même un seul (Romains 3. 10-12).

L’apôtre Paul a détruit toute idée selon laquelle certaines personnes seraient « meilleures » que d’autres. Le pasteur n’est pas plus « digne » que la personne éloignée de Dieu. Quand l'apôtre Paul dit que personne ne fait le bien dans Romains 3, il veut dire que personne ne fait le bien, pas même un. Cela vous inclut, et cela m'inclut. Le prophète Ésaïe nous dit que « nous sommes tous devenus comme un impur, et que toutes nos actions justes sont comme des haillons souillés » (Ésaïe 64. 6). Notez qu'il dit « tout ». Tout veut dire tout . Nous sommes tous impurs, et l'ensemble de nos meilleurs actes, faites en dehors de l'Évangile, est comme des haillons sales aux yeux du seul Dieu très Saint.

Donc, rien de ce que nous qui avons péché faisons, n’est assez bon pour Dieu ? Exactement ! Comment est-ce possible ? C’est parce que Dieu est Saint et Parfait, et que toute tentative que nous faisons en dehors de Lui, pour l’atteindre, échoue. La meilleure personne sur terre ne peut pas être parfaite. Un simple péché, une erreur, nous sépare de Dieu pour toujours. Le croyez-vous ?

Le but de cet article est de vous situer dans Romains 3. Je veux que vous vous compariez à Dieu. Je veux que vous voyiez que vos imperfections devraient vous séparer pour toujours du seul Dieu Parfait et Saint, tant que vous vous n'êtes pas réconcilié avec Lui à travers son Fils Jésus-Christ. Nous devons comprendre que tout le monde, nous tous, avons désespérément besoin de l’Évangile de Jésus-Christ. Personne n’est assez « bon » pour parvenir à Dieu sans la Bonne Nouvelle de l'Évangile.

Je veux commencer à conclure en m'adressant directement à vous chers lecteurs et lectrices. A vous tous qui vous sentez trop sales et indignes pour que Dieu vous aime, voici quelque chose que vous n’avez peut-être jamais entendu parler : vous ÊTES trop sales et indignes à cause de votre nature pécheresse ! Et c’est aussi le cas de tout le monde sur la terre. La meilleure personne que vous connaissez se trouve dans le même dilemme que vous. Nous devons aussi savoir que nous sommes véritablement aimés par Dieu notre Créateur qui veut nous sauver parfaitement. C'est seulement lorsque nous réalisons notre saleté et notre indignité devant le Dieu Saint, que nous pouvons réellement voir notre besoin de Jésus-Christ le Sauveur du monde. Venons à Lui, tel que nous sommes.

Chers lecteurs et lectrices, si vous n'êtes pas encore sauvés par le moyen de la foi en Jésus, vous êtes peut-être plus proche de l’Évangile que quelqu’un qui pense être une très bonne personne sans avoir besoin d’un Sauveur. Si tel est votre cas, si vous sentez que vous vous en sortez plutôt bien, au moins mieux que la plupart des gens, je vous mets au défi de prier pour que Dieu vous ouvre les yeux.

Voici un témoignage d'une personne qui a eu une période de sa vie où il était très arrogant et pensait que personne n'était à son niveau de foi. Il pensait que tout le monde devrait être meilleur et agir davantage comme lui. En réalité, il lui manquait le fondement de sa foi. Il ne chérissait pas la croix, parce qu'il pensait qu'il s'en sortait plutôt bien tout seul. Dieu lui a ouvert les yeux pour qu'il réalise sa saleté, son péché. Maintenant, plus il grandit dans sa foi, plus il voit son besoin de la croix de Jésus-Christ.

Nous devons nous protéger de l’impression d’être un « super-chrétien ». Les personnes que nous jugeons ne sont pas moins justes que nous. C'est pourquoi, Jésus-Christ est venu mourir et ressusciter pour nous tous. 

Je voudrais terminer en vous disant avec amour que la Bible ne parle pas d’êtres humains formidables qui étonnent Dieu par leur foi et par leur justice. La Bible parle du Dieu Glorieux venant sauver les êtres humains pécheurs brisés, infidèles et impuissants. Nous devons réaliser cela afin de voir pleinement la beauté de l’Évangile et de la croix, nous devons voir notre besoin désespéré de recevoir l'aide de Dieu notre Créateur. Nous sommes incapables de venir à Dieu par nous-mêmes. Si nous pensons le contraire, l'orgueil nous aveuglera de l’Évangile. L’Évangile est la seule chose qui nous libère et nous amène à Dieu. C'est une Bonne Nouvelle. C'est une nouvelle incroyable. Rendons grâce au seul Dieu Miséricordieux qui nous a envoyé son Fils Jésus-Christ qui s'est offert sur la croix en sacrifice parfait pour sauver des pécheurs brisés et impuissants. Amen !

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Avoir tout pleinement en Dieu

11 Novembre 2024 Publié dans #Divers

Lui (Dieu), qui n'a point épargné Son propre Fils (Jésus), mais qui L'a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-Il pas aussi toutes choses avec Lui ? (Romains 8. 32)

Ce verset cité ci-dessus est la réponse de Dieu à tous les besoins du cœur de l'être humain. Personne ne se connaît soi-même, personne ne peut sonder jusqu'au fond son propre cœur avec ses capacités, ses aspirations et ses désirs connus et cachés. Mais seul Dieu a une réponse pour chacun des besoins de l'être humain, rien ne Lui échappe, rien ne Lui est impossible. Les besoins du cœur de l'être humain s'étendent à perte de vue, et tous peuvent être parfaitement comblés en Jésus Christ !

Dieu, qui a largement prodigué sur nous de telles richesses qui sont les fruits du sacrifice de Son Fils bien-aimé Jésus-Christ ; pourrait-Il limiter l'élan, le libre cours du fleuve de grâce qui découle de la croix ? Pourrait-Il retenir quelque chose de ses bienfaits ? Ferait-Il des réserves à l'étendue de son parfait Amour pour nous ? Là où la source de son parfait Amour a jailli, cette source ne continuera-t-il pas à couler ? Et pour nous tous enfants de Dieu qui sommes enfin arrivés à cette source, la verrons-nous tarir ? Serons-nous déçus ? Non, jamais, car ce verset de Romains 8. 32, cité ci-dessus, nous fait parvenir au point d'arrivée de ce glorieux Salut qui est en Jésus-Christ. Oui, il nous fait prend du point de départ de la sanctification par grâce en Jésus, que nous avons reçu lorsque nous avons cru en Jésus et sommes sauvés, jusqu'à notre sanctification complète et finale en Christ dans le Ciel.

En effet, cette déclaration de ce verset nous assure tout le bénéfice de l’œuvre expiatoire de notre Sauveur Jésus, en ce qui concerne notre passé. Mais, avec la certitude d'être racheté par Son sang précieux versé sur la croix, Jésus nous donne aussi l'assurance de nous faire vivre, dès maintenant et pour l'éternité, une Vie nouvelle et éternelle dans sa Gloire.

Quelles que soient nos fautes ou nos chaînes, Jésus a triomphé d'elles par la croix, et nous sommes pardonnés et affranchis pour l'éternité. Étant sauvés par le moyen de la foi en Jésus-Christ, notre passé, notre présent et notre avenir sont réglés à jamais : Notre Seigneur Jésus nous donne Sa vie en abondance, Il vient habiter en nous par le Saint-Esprit, et Il nous comble de Ses dons. "Car vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, qui pour vous S'est fait pauvre, de riche qu'Il était, afin que par Sa pauvreté vous soyez enrichis" (2 Corinthiens 8. 9).

Que nous puissions nous attendre uniquement en Jésus-Christ et recevoir en don, tout ce dont nous avons besoin pour notre vie chrétienne !

Fortifiez-vous dans le Seigneur (Éphésiens 6. 10) !
"Le consolateur, l'Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit" (Jean 14. 26).
Jésus nous a dit que nous recevrions une puissance, l'Esprit Saint, qui est un Esprit de force, d'amour et de sagesse. Si nous nous sentons faibles, nous devons toujours nous approcher de Dieu et Lui demander d'être fortifié par Lui. Et là où nous sommes faibles, Dieu va nous revêtir de sa force divine. Fortifions-nous donc sans cesse dans le Seigneur.

Mais, ne nous voilons pas la face. Car nous avons un ennemi redoutable qui veut nous piéger dans tous les recoins de notre vie, c'est Satan le Diable. Il est aux aguets, et comme lui n'est pas omniprésent, il envoie ses agents et ses mauvais esprits. La Parole de Dieu dit dans Éphésiens 6. 10 de se fortifier dans le Seigneur ; et de prendre toutes les armes, dans Éphésiens 6. 13-17. En effet, nous n'avons pas à lutter contre des êtres humains, nous avons à lutter contre les dominations, contre les autorités, les princes de ce monde des ténèbres, les esprits méchants. Humainement parlant, personne ne peut arriver à les faire reculer, mais nous avons tout pleinement dans le Seigneur Jésus, nous avons déjà la Victoire !

Nous devons prendre les armes de Dieu que nous rendrons effectives et agissantes dans notre vie, en priant sans cesse et en persévérant sans relâche dans la prière par toutes sortes de prières.

En effet, même si l'ennemi est redoutable, le Seigneur Jésus l'a déjà vaincu à la croix : « À la croix, il a désarmé toute Autorité, tout Pouvoir, les donnant publiquement en spectacle quand Il les a traînés dans son cortège triomphal après sa victoire à la croix » (Colossiens 2. 15, version Semeur)

C'est pourquoi, Dieu nous donne cette capacité de résister au diable, et de le voir fuir. C'est une grâce pour tous ceux qui croient qu'en Jésus, ils ont tout pleinement. C'est la force de Jésus. C'est pourquoi fortifions-nous dans le Seigneur Jésus.

L'apôtre Paul a dit ceci pour nous : « Je peux tout, grâce à celui qui me fortifie » (Philippiens 4. 13, version Semeur). Il dit aussi qu'il combat avec la puissance de Dieu qui est en lui (Colossiens 1. 29), et ce combat-là, il est gagné avec la puissance de Dieu, ou, il est perdu pour ceux qui pensent que c'est un combat humain avec des techniques humaines, avec des pratiques humaines. Oui, pour celui qui se fortifie dans le Seigneur Jésus, le combat est déjà gagné. AMEN !

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Ce monde va passer

9 Novembre 2024 Publié dans #Divers

"Mais vous, bien-aimés, souvenez-vous des choses annoncées d'avance par les apôtres de notre Seigneur-Jésus Christ. Ils vous disaient qu'au dernier temps il y aurait des moqueurs, marchant selon leurs convoitises impies ; ce sont ceux qui provoquent des divisions, hommes sensuels, n'ayant pas l'esprit" (Jude 1. 17-19).

La Bible déclare depuis des siècles que ce monde où nous vivons prendra fin. Si les prophéties écrites dans l'Ancien Testament concernant la Venue du Seigneur Jésus-Christ sur la terre se sont accomplies, ce qu'elle révèle pour le futur se réalisera aussi certainement : le monde actuel ira de mal en pis. Tous les efforts des êtres humains pécheurs pour éviter la fin du monde sont vains. Ils ne veulent pas du seul vrai Dieu et refusent d'admettre que leurs pensées, rebelles à la volonté de Dieu, sont incorrigibles. Un jour, la patience de Dieu prendra alors fin, et tout sera détruit !

Mais les révélations de la Bible, la Parole de Dieu, n'annoncent pas seulement des catastrophes, bien au contraire : "Dieu veut que tous les êtres humains soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité" (1 Timothée 2. 4). Dieu veut le bonheur éternel des êtres humains. Dieu rappelle à chaque être humain d'accepter et de recevoir son Amour parfait et inconditionnel. Dieu l'a prouvé quand Il a envoyé son Fils Jésus-Christ pour payer à la croix la rançon de tous nos péchés. Si nous croyons que cet Amour merveilleux de Dieu est pour nous, et que nous nous repentons de nos péchés, nous reconnaissons aussi, de ce fait, que nous étions jusque-là ennemis de Dieu. Par le moyen de notre repentance et notre foi en Jésus, le Saint-Esprit de Dieu nous fait naitre de nouveau. Cette nouvelle naissance nous ouvre la porte à un autre “monde”, le Royaume de Dieu, le Paradis, qui ne périra jamais et qui sera éternel. Dieu veut que l'être humain ne périsse pas, mais qu'il ait la Vie Éternelle pour l'introduire un jour dans Sa glorieuse présence. “Voici, l'habitation de Dieu est avec les hommes” (Apocalypse 21. 3). AMEN !

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Que reste-t-il du libre arbitre de l’être humain après la chute ?

7 Novembre 2024 Publié dans #Divers

Après la chute, l’être humain est devenu incapable de ne pas pécher, et il est incapable de revenir à Dieu de par lui-même. Jésus dit : "Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire" (voir Jean 6. 44).

Nous arrivons au cœur du litige concernant le libre arbitre : l’être humain déchu a-t-il toujours un libre arbitre ? La réponse est très certainement oui : l’être humain, même après la chute, agit toujours en exerçant lui-même sa volonté. Il n’est pas contrôlé par une force cosmique, ou un autre pouvoir que sa propre volonté déchue. Cependant, l’être humain a perdu une immense partie de sa liberté originelle en péchant. Avant la chute, Adam était capable de ne pas pécher ; et capable de pécher. Après la chute, Adam est devenu incapable de ne pas pécher. La volonté de l’être humain n’est plus dans son état originel, elle a perdu sa capacité d’obéissance à Dieu ; elle est dorénavant dépravée et sans force (Voir Romains 5. 6). Chaque fois que l’être humain pèche, il le fait volontairement ; cependant il est incapable de ne pas pécher, car l'être humain pécheur est esclave du péché. Cet esclavage se situe au cœur de sa volonté déchue et fait en sorte que l’être humain naturel ne veut pas et ne peut pas de lui-même revenir à Dieu.

Par sa chute dans un état de péché, l’être humain a totalement perdu toute capacité de vouloir un quelconque bien spirituel en vue du salut ; de sorte que l’être humain naturel est complètement opposé à ce bien. Et, puisqu’il est mort dans le péché, il est incapable par ses propres forces de se convertir, ou de s’y préparer.

"Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies... Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous" (Romains 5. 6, 8).

Le Seigneur Jésus déclare que tout pécheur est esclave du péché, et est incapable de venir à Dieu à moins d’être affranchi par Jésus le Fils de Dieu (voir Jean 6. 64-65, Jean 8. 34-37). L’apôtre Paul affirme qu’il est impossible pour l’être humain dans sa condition pécheresse de se soumettre à Dieu, de l’aimer et même de croire l’Évangile (Romains 8. 6-7 ; 1 Corinthiens 1. 18 et 2. 14 ; Éphésiens 2. 1 et 4. 18). Il est donc impossible que le salut de l’être humain soit causé par son libre arbitre. Nulle part, les Saintes Écritures n’attribuent à la volonté de l’être humain sa conversion à Dieu. La Parole de Dieu déclare même expressément le contraire : "À tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu" (Jean 1. 12-13).

Luther décrit l’arbitre du pécheur comme une capacité qui est asservie, et non plus libre ; il ne l’appelle plus un libre arbitre, mais un serf arbitre. Il faut cependant garder en tête que même sous cet état de servitude au péché, la volonté (l’arbitre) de l’être humain est sous son pouvoir. Le péché n’est pas une puissance qui exerce une contrainte, qui contraindrait l’être humain à faire ce qu’il ne voudrait pas, de telle sorte que la volonté humaine serait une victime du péché. L’être humain est entièrement volontaire en péchant ; autrement dit, son incapacité à ne pas pécher ne signifie pas qu’il pèche sans le vouloir, ou contre sa volonté.

Ceux qui défendent le salut et la conversion par le libre arbitre font généralement valoir qu’une exigence divine implique nécessairement une capacité humaine. Si Dieu appelle tous les êtres humains à la repentance (voir Actes 17. 30), ceux-ci doivent avoir la capacité de reconnaître leur péché, de l’haïr, et de revenir à Dieu dans la foi, autrement, Dieu serait cruel de condamner l’être humain pour quelque chose qu’il est incapable de faire. La réponse à cet argument est double : d’une part, Dieu a créé l’être humain avec la capacité de ne pas pécher ; la perte de cette capacité n’oblige aucunement Dieu à rajuster ses exigences (Romains 3. 3-8). Deuxièmement, l’incapacité de l’être humain est une incapacité coupable, puisqu’elle vient de sa volonté : non seulement, l'être humain pécheur ne peut pas revenir à Dieu, mais il ne veut pas (Romains 3. 11 ; Éphésiens 2. 3).

L’explication est bien simple : Dieu donne ce qu’il ordonne. La repentance et la foi sont non seulement des commandements de Dieu (voir Marc 1. 14-15), mais elles sont un don de sa grâce (Éphésiens 2. 8 ; 2 Timothée 2. 25). Ce don est accordé à tous ceux qui sont destinés à la vie éternelle (Actes 13. 48), et que Dieu appelle efficacement par le moyen de la prédication de l’Évangile (Romains 10. 14-17 ; 1 Corinthiens 1. 21). Ce don n’est accordé qu’aux brebis choisies par le Seigneur Jésus (Jean 10. 26-29), et ne se fait pas contre la volonté des appelés, mais au travers de celle-ci (Philippiens 2. 13).

’il n’y a aucune action morale qui soit exempte du péché (voir Ésaïe 64. 5 ; Jérémie 13. 23, et 17. 9). De plus, il faut distinguer entre le bien selon un standard de justice civile et le bien selon le standard de la Loi morale de Dieu. L’homme dépravé atteint le premier (voir Matthieu 7. 11 ; Romains 13. 3), mais aucun pécheur ne peut atteindre le second (voir Matthieu 19. 16-26 ; Romains 3. 10-12).

Citons un dernier aspect du l’arbitre de l’être humain : la liberté des enfants de Dieu. La régénération restaura-t-elle la liberté de l'être humain comme avant la chute ? Qu'en sera t-il de la liberté de l’être humain dans l’état de grâce et de la liberté de l’être humain dans l’état de gloire ?

- Quand Dieu convertit un pécheur et l’introduit dans l’état de grâce, il le libère de son naturel esclavage du péché (Colossiens 1. 13 ; Jean 8. 34, 36) et, par sa seule grâce, Il le rend apte à vouloir et à faire, librement, ce qui est spirituellement bon (Philippiens 2. 13 ; Romains 6. 18, 22). Néanmoins, à cause de ce qui reste en lui de corruption (à cause de la chair), le pécheur converti ne veut, ni parfaitement, ni seulement, le bien, mais il veut aussi ce qui est mal (Galates 5. 17 ; Romains 7. versets 15, 18-19, 21, 23).
- La volonté de l’être humain ne sera rendue parfaite et immuablement libre de faire le bien seul que dans l’état de gloire au Ciel
(Éphésiens 4. 13 ; Hébreux 12. 23 ; 1 Jean 3. 2 ; Jude 24).

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L'amour à travers le coeur et les yeux

5 Novembre 2024 Publié dans #Divers

« Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de l’homme ; et l’ayant vu, il fut ému de compassion » (Luc 10. 33).

« On ne voit bien qu’avec le cœur », a écrit Antoine de Saint-Exupéry. Mais Jésus nous l’a enseigné bien avant lui, et infiniment mieux. Qui pourrait nier le lien unissant les yeux et le cœur ? Dans sa parabole, Jésus parle d’un homme tombé au milieu des brigands et laissé à demi-mort au bord du chemin qui descend vers Jéricho.
"Un sacrificateur vit l’homme dépouillé et blessé. Il passa outre. Un lévite arriva là, lui aussi ; il porta ses regards sur l’inconnu rué de coups, et couvert de plaies. Il passa de l’autre côté de la route et s’éloigna" (Luc 10. 31-32).
Que peuvent-ils faire d’autre, ces deux religieux dont le souci premier est, non de voir, mais d’être vus, et l’ambition dévorante d’être glorifiés au coin des rues et dans les synagogues ?
Sur ce sentier périlleux et désert, nulle âme qui vive pour applaudir une action bienfaisante. La piété morte, tissée d’apparence et d’hypocrisie, n’y trouve pas son compte. Comment ces « conducteurs aveugles » peuvent-ils voir comme il faut voir réellement ?
« Les yeux sont les fenêtres de l’âme », a-t-on écrit. Ceux du bon Samaritain laissent apparaître un cœur bon, véritable trésor de miséricorde et de compassion.

Le Samaritain, l’homme de la race mêlée, méprisée, injuriée et rejetée, ne s'enfonce pas dans le mécanisme des questions vaines comme : « Qui est mon prochain ? » Il laisse ce genre de réflexion flotter dans l’air des religieux, parmi les docteurs de la Loi.
Car là, en fait, n’est pas la question. Le Samaritain a mieux à faire. Sa préoccupation est : « De qui puis-je être le prochain ? »

Voilà la bonne et vraie question. Être le prochain du blessé, à portée de son cœur et de sa pitié, c’est là son saint devoir, sa responsabilité, sa mission présente. Il voit le blessé et il est ému aux entrailles. L’état de son cœur aimant engendre le bon état de ses yeux. Ému aux entrailles ! Le portrait que brosse Jésus de ce secouriste providentiel, ne laisse pas de place à la superficialité, ni au vernis religieux.

Nous contemplons les profondeurs d’une âme brisée devant la souffrance d’autrui. Dès lors, s’approcher, panser, adoucir et bander les plaies, prendre en charge, prendre soin, payer, sont les fruits dignes de la compassion véritable du bon samaritain.
En filigrane, Jésus ne nous ouvre-t-il pas ici son propre cœur ? Lui que l’on a traité de « Samaritain », a si souvent vu le blessé du chemin et en a été « ému aux entrailles » ! "Voyant une grande foule, Jésus est pris de pitié pour eux et guérit leurs infirmes" (Matthieu 15. 30). "Plus loin, entend-il deux aveugles crier leur détresse ? Jésus s’arrête, les appelle et, ému de compassion, il touche leurs yeux et leur rend aussitôt la vue" (Matthieu 20. 29-34). Plus encore, que dire du lépreux purifié (Marc 1. 40-42), du fils de la veuve éplorée rendu à la vie (Luc 7. 11-17) ?

L’huile et le vin d’En Haut étaient versés sur la multitude des victimes de la vie, des victimes de la mort. Les vagues de l’amour, les flots de la compassion d’En Haut passaient sur eux, et les relevaient.
Ô Jésus, donne-moi un cœur comme le tien ! Je pourrais alors voir comme tu vois, être remué jusqu’au tréfonds de mon être, et aimer de ton Amour.

INCOMPARABLE RANÇON

"C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude" (Matthieu 20. 28).

Une rançon est la somme exigée en échange de la libération d’une victime d’enlèvement. C’était le prix que l’on payait pour racheter des esclaves.
Amis chrétiens, n’oublions jamais notre misérable « autrefois ». Nous, les captifs sans espérance, les esclaves impuissants, croupissions sous la férule du plus cruel ennemi : le diable.
A moins qu’une rançon soit versée, nos rêves de vraie liberté descendraient avec nous dans le feu de la condamnation éternelle.

Ô, glorieux Évangile, éminente grâce divine ! La rançon a été versée, d’En Haut, du cœur même de Dieu ; l’infinie richesse de son Amour pour nous a pu payer le prix inestimable de notre affranchissement.

Considérons le caractère extraordinaire de cette rançon. D’ordinaire, n’est-ce pas le ravisseur qui fixe la somme à verser ? Mais Dieu, seul législateur et juge, avait établi dès avant la fondation du monde, toutes les lois de son Royaume : "Le salaire du péché serait la mort. Tout serait purifié par le sang. Seule une victime sainte, innocente, sans tache, donnant sa vie pour des coupables serait le montant inestimable de la rançon, etc... La Sainteté et la Justice de Dieu l’imposaient".

Et Dieu a donné son Fils Jésus-Christ qui fut crucifié, prenant sur Lui le châtiment de nous tous. Satan, le Ravisseur maudit, n’eut pas son mot à dire. Dépouillé de sa puissance, il ne peut désormais retenir captifs tous ceux qui placent leur foi dans le Christ. Les chaînes tombent, les portes d’airain sont rompues, les verrous de fer sont brisés. Le peuple racheté s’épanouit dans le Royaume du Fils bien-aimé de Dieu. L’Adversaire voit, entend, hurle de rage. Mais il ne peut rien faire de plus. Il est éternellement vaincu.

Ô, mon âme, chante avec ferveur ce merveilleux cantique : « Jésus ! Béni soit ton Nom ! Jésus ! Ô merveilleux Don ! Jésus ! Suprême rançon ! Sois adoré pour toujours ! »

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La Toussaint ?

1 Novembre 2024 Publié dans #Divers

"Saluez Philologue et Julie, Nérée et sa sœur, et Olympe, et tous les saints qui sont avec eux" (Romains 16. 15). "A l’Église de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés en Jésus-Christ, appelés à être saints, et à tous ceux qui invoquent en quelque lieu que ce soit le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, leur Seigneur et le nôtre" (1 Corinthiens 1. 2).

Ces textes nous parlent des saints comme étant des personnes bien vivantes ! Quand on évoque les saints, de qui parlons-nous ?

Le Nouveau Testament, qui est la base de la foi chrétiennes, parle des saints comme étant des personnes vivantes, sanctifiées par la foi en Jésus-Christ, vivant dans un monde souillé, mais se gardant des souillures de ce monde par cette même foi en Jésus ! Ces personnes, hommes, femmes, enfants, jeunes et vieux, ont vécu ce que Jésus appelle la Nouvelle Naissance. Elles ont connu une régénération, une transformation miraculeuse ! Elles n'ont jamais été canonisées par un système religieux, elles n'ont pas fait l'objet d'une longue enquête, de procédures religieuses , etc... Elles sont simplement passées par la repentance et ont été purifiées de leurs péchés par la foi en Jésus-Christ crucifié et ressuscité pour elles ! D'ailleurs, cette expérience est toujours possible aujourd'hui !

Cette semaine, beaucoup de personnes, de par le monde, se rendent au cimetière où la plupart des tombes sont ornées de fleurs pour la Toussaint. Pour les uns, cette journée est une occasion de se rencontrer. Pour d’autres, se rendre au cimetière est une habitude, une sorte de rite. Mais pour beaucoup, revoir la tombe des leurs, que ce soit un mari, une épouse, un enfant, un père ou une mère, c’est le souvenir triste d’un deuil douloureux : la séparation d’un être cher.

C’est à eux que je désire m’adresser cette semaine, pour leur dire toute ma sympathie, tout en sachant qu’aucune sympathie humaine ne peut apporter la réponse à leur « pourquoi ? » Oui, que de « pourquoi », n’est-ce pas ? Pourquoi Dieu l’a-t-il permis ? S’il m’aime, pourquoi suis-je passé par de telles afflictions ? Pourquoi de telles épreuves ? Pourquoi ? Et bien souvent, nous n’avons pas de réponse… le mystère demeure, comme tant d’autres.

La vie est pleine de mystères, de vains élans vers la lumière, d’espoirs tombés dans la poussière. Là-bas repose un être aimé, et Dieu seul connaît pourquoi !
Oui, Dieu seul connaît pourquoi. Il a un but : celui de vous bénir, cher lecteur.

Comment donc ? Dieu veut nous bénir en nous reprenant celui ou celle que nous aimions tant ? - Oui, Dieu veut notre bien. Il veut nous faire sentir la fragilité de tout bonheur sur la terre, et Il doit employer quelquefois un moyen douloureux. Il nous montre que tout ici-bas a une fin. Il veut nous rappeler que même notre vie peut, d’un instant à l’autre, arriver à son terme.

Dieu veut nous faire tourner nos pensées vers Celui qui donne le vrai bonheur, le bonheur éternel. Jésus a dit : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos » (Matthieu 11. 28).
Venez à Jésus ! Il s’est chargé de fardeaux combien plus lourds et combien plus douloureux que le vôtre : « Il a porté nos langueurs, et s’est chargé de nos douleurs… il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités » (Esaïe 53. 4).

Vous qui pleurez sur la tombe d’un être cher, voyez Jésus pleurant au tombeau de Lazare, ému par la profonde tristesse des deux sœurs (Jean 11. 35). Jésus pleura en constatant les ravages de la mort, conséquence du péché « Car le salaire du péché, c’est la mort » (Romains 6. 23a).

Vous qui pleurez sur la tombe d’un être cher, regardez le tombeau de Jésus. Il est vide car Celui qui est mort pour nos péchés est ressuscité : Il est vivant pour toujours et aujourd’hui encore, comme lorsqu’il était sur la terre au tombeau de Lazare, Il sympathise à votre douleur et Il veut vous bénir en vous offrant gratuitement la vie éternelle, car « celui qui croit au Fils de Dieu a la vie éternelle » (Jean 3. 36).

« Le salaire du péché, c’est la mort, mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle  en Jésus Christ, notre Seigneur » (Romains 6. 23). Ne voulez-vous pas venir, par la foi, à Jésus qui pardonne et vous apporte le vrai bonheur en vous donnant la vie éternelle ?

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Jésus-Christ, Dieu et Homme en même temps

31 Octobre 2024 Publié dans #Divers

Comment Jésus-Christ peut-il exister comme Dieu et Homme en même temps ? Chacune des deux natures de Jésus-Christ communique ce qui lui est propre, sans qu’il n’y ait de confusion ou de division entre elles puisqu’elles sont unies en un seul Christ Dieu-Homme (voir Jean 3. 13 ; Actes 20. 28).

Le Seigneur Jésus-Christ est la seule Personne qui puisse exercer parfaitement la médiation entre Dieu et les êtres humains, non seulement parce qu’il n’y a aucun autre Médiateur que Lui, mais parce qu’il ne pourrait jamais y en avoir aucun autre (voir Actes 4. 12 ; 1 Timothée 2. 5). C’est en vertu de ses deux natures (Dieu - Homme) que Jésus est le parfait Médiateur. Si Jésus-Christ n'était pas Dieu fait Homme, il n’y aurait pas de médiation possible entre Dieu et les êtres humains. C'est par ses deux natures que Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est l’unique Médiateur.

Le Seigneur Jésus, en sa nature humaine ainsi unie à sa nature divine en la Personne du Fils de Dieu, a été sanctifié et oint du Saint-Esprit au-delà de toute mesure. Jésus possède en Lui-même tous les trésors de la sagesse et de la connaissance. Il a plu à Dieu le Père de faire habiter en Lui toute plénitude, afin qu’étant Saint, Innocent, sans péché et plein de grâce et de vérité, Il puisse être parfaitement équipé pour accomplir l’office de Médiateur et en être le garant. Cet office, Jésus ne se l’est pas attribué sans droit, mais c’est Dieu son Père qui l’y a appelé et qui a aussi mis entre Ses mains tout pouvoir et tout jugement, et Lui a donné l’ordre de le mener à bien.

Il est donc crucial de toujours distinguer les deux natures du Christ sans jamais les séparer. Il s’agit de la seule façon d’expliquer plusieurs passages bibliques. Par exemple, comment Jésus a-t-il pu souffrir et être tenté (Hébreux 2. 18), ou avoir faim et soif (Matthieu 21. 18 ; Jean 19. 28), ou encore ignorer et apprendre quelque chose (Matthieu 24. 36) ? Nous savons que Dieu ne peut ni souffrir ni être tenté (Job 35. 6-8), Il n’a aucun besoin (Actes 17. 25), et Il sait tout (Hébreux 4. 13). Alors Jésus-Christ faisait-Il semblant d’être tenté ou d’ignorer quelque chose ? Ou Dieu a-t-il réellement souffert et appris quelque chose qu’il ignorait avant ?

Certains ont utilisé ces exemples pour prouver que Jésus-Christ n’est pas pleinement Dieu, ou qu’Il est d’une divinité inférieure au Père. D’autres ont expliqué ces difficultés en disant que pendant l’incarnation, le Fils ne jouissait pas pleinement de ses attributs divins, ou qu’ils furent en quelque sorte modifiés ou réduits par sa nature humaine. Cette deuxième erreur est beaucoup plus commune parmi les chrétiens, mais elle ne correspond pas à l’orthodoxie chrétienne historique. En effet, affirmer que Jésus, le Fils de Dieu, a eu pour un temps une divinité sans tous Ses attributs, c’est faire de la divinité quelque chose dont on peut enlever des parties, alors qu’il n’y a rien en Dieu qui ne soit pas Dieu. Il est donc impossible que Dieu cesse momentanément d’être Omniscient ou Omniprésent, puisqu’Il ne possède pas Ses attributs comme des additions à sa Personne, mais Dieu est Lui-même ses attributs. Tout ce que Dieu est, est l’essence de Dieu (Exode 3. 14), rien ne peut Lui être enlevé qui ne soit Lui-même et Dieu ne peut cesser d’être Lui-même (1 Timothée 1. 17).

Alors, comment peut-on affirmer que Jésus le Fils, sans jamais rien perdre de sa divinité, a néanmoins appris, a souffert et est mort sur une croix ? La réponse à cette question est la « communication des idiomes » des deux natures du Christ. C'est un profond mystère : Dans Son œuvre de Médiation, Jésus-Christ a agi selon ses deux natures (Dieu et Homme), faisant par chacune d’elles ce qui lui est propre. Cependant, en raison de l’unité de la Personne du Christ, ce qui revient en propre à une nature, est parfois attribué par les Saintes Écritures à la personne dénommée par l’autre nature.

Nous ne pouvons absolument pas saisir à quoi ressemble la réalité d’une personne qui possède simultanément deux natures sans confusion. Tout ce qui est vrai de la nature humaine doit être affirmée et maintenu à propos de Jésus-Christ, en même temps que tout ce qui est vrai de la nature divine. Ceci implique que dans la même Personne du Christ, il y a deux connaissances : l'omniscience et la connaissance apprise. La connaissance humaine de Jésus ne savait pas tout ce que sa connaissance divine savait. D’un côté, Jésus le Fils ignorait (voir Matthieu 24. 36), tout en sachant déjà tout (voir Jean 21. 17). Il n’y a pas de contradiction, mais une union divine entre la nature humaine et divine de Jésus. Jésus, le Fils de Dieu, était présent dans un corps soumis à la finitude et aux lois naturelles (voir Galates 4. 4), tout en étant omniprésent avec une conscience infinie, et soumettant la nature à son pouvoir (voir Matthieu 8. 25-27 ; Jean 1. 48-50). De plus, la nature divine de Jésus, avec l’onction du Saint-Esprit sur sa nature humaine, soutenait, instruisait et agissait dans sa nature humaine (voir Luc 4. 1, Luc 10. 21 ; Jean 15. 15).

En Jésus-Christ, il y a donc deux natures qui ont chacune leurs propres connaissance, conscience, capacité et volonté ; mais il n’y a qu’une seule Personne. En Jésus, il n’y a pas un mélange entre la nature humaine et divine pour former une troisième nature divine et humaine. Il n’y a pas non plus une séparation entre la nature humaine de sorte qu’en Jésus, il y aurait une personne humaine et une personne divine. En Jésus-Christ qui est Dieu, il y a deux natures distinctes (divine et humaine), et elles sont unies en une seule Personne (Jésus le Fils de Dieu). Chacune de ces natures communique son « langage » (ce qui lui est propre) à l’unique Personne qu’est Jésus-Christ. « Jésus-Christ a agi selon ses deux natures, faisant par chacune d’elles, ce qui lui est propre ».

Voici une précision concernant la façon d’envisager la « communication des idiomes » des deux natures du Christ. Nous avons vu que « cependant, en raison de l’unité de la personne, ce qui revient en propre à une nature, est parfois attribué par l’Écriture à la personne dénommée par l’autre nature ». Par exemple, dans Actes 20. 28, les Saintes Écritures attribuent du sang à Dieu. Le sang en question appartenait en propre à la nature humaine de Jésus-Christ, puisque la nature divine est incorporelle. Mais comme la Personne du Christ est Dieu, nous pouvons parler du « sang de Dieu ». Inversement, dans Jean 3. 13, les Saintes Écritures parlent de la nature humaine du Christ comme si elle était descendue du Ciel, mais puisque la Personne divine qui est descendue du Ciel s'est fait Homme, nous pouvons parler de Celui qui est venu comme étant le « Fils de l’homme qui est dans le Ciel ».

Ces distinctions sont de la plus haute importance, surtout lorsqu’on considère l’événement central de la Médiation du Christ : la croix. Sachons que c'est la nature humaine de Jésus-Christ qui mourut sur la croix, car il est impossible que la nature divine de Jésus ait souffert et soit morte. Et les Saintes Écritures déclarent que c’est spécifiquement la nature humaine du Christ qui fut morte sur la croix, sous la Colère de Dieu : « ayant été mis à mort quant à la chair » (1 Pierre 3. 18 et 4. 1). Ce sont nous êtres humains qui avons péché, qui devaient être puni et non Jésus-Christ, mais c’est Dieu qui a pris notre châtiment en se faisant Homme en son Fils Jésus-Christ (voir Hébreux 2. 10-18).

Le Christ a souffert et est mort à la croix sans que Dieu ne soit maudit, sans qu’il ne devienne passible et mortel et sans que l'union inséparable de la Trinité ne soit brisée. C’est Jésus-Christ Homme qui a souffert et qui est mort sur la croix pour nous (voir 1 Timothée 2. 5-6), car « Dieu a condamné le péché dans la chair » (Romains 8. 3). Le péché est entré dans le monde par un homme et c’est aussi par un Homme qu’il fut expié (voir Romains 5. 12 ; 1 Corinthiens 15. 21). Il est vrai que Dieu est allé à la croix pour réconcilier le monde avec Lui-même, mais cela fut dans la Personne du Christ (voir 2 Corinthiens 5. 19). Ce ne fut pas la nature divine qui fut maudite sur la croix et il est erroné d’imaginer que Dieu ait pu mourir (1 Timothée 1. 17).

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Le péché contre le Saint-Esprit

29 Octobre 2024 Publié dans #Divers

Qu'est-ce que le péché contre le Saint-Esprit ?

Recherchons tout d’abord les passages où cette expression est employée :
« … Tous les péchés seront pardonnés aux fils des hommes, et les blasphèmes qu'ils auront proférés ; mais quiconque blasphémera contre le Saint-Esprit n'obtiendra jamais de pardon: il est coupable d'un péché éternel. Jésus parla ainsi parce qu'ils disaient : il est possédé d’un esprit impur »
(Marc 3. 28-30). Voir aussi Matthieu 12. 31-32 et Luc 12. 10.

Il est aisé de voir que le péché commis alors par les Juifs ne consistait pas seulement dans la parole rapportée par Marc 3. 30. Cette parole était l'expression d’une attitude intérieure, car la bouche parle ce dont le cœur est plein.

Quelle était cette attitude ? Jésus-Christ, depuis le début de sa carrière, avait prêché la repentance et la foi en la Bonne Nouvelle, tandis qu’Il multipliait les miracles accomplis par la puissance du Saint-Esprit (Matthieu 12. 28), pour convaincre le peuple de la vérité de son message. Mais les Juifs ne voulaient pas croire, repoussant obstinément ce témoignage de l'Esprit et trouvant des arguments pour nier l'évidence.
Ce qu'ils refusaient, c'était de reconnaître leur péché et d'accepter Jésus-Christ comme leur Sauveur. C'est alors que Jésus leur parle du péché qui ne peut être pardonné.

Dans le cas que nous venons de citer, le péché contre le Saint-Esprit avait pris la forme d'un blasphème. Mais d'autres passages indiquent que l’être humain peut commettre dans son cœur le même péché irrémissible, sans que nécessairement ce dernier se manifeste par une parole blasphématoire.

Voyez par exemple les deux textes suivants :
1) "Malgré tant de miracles que Jésus avait fait en leur présence, les Juifs ne croyaient pas en Lui. Aussi Dieu les abandonne-t-il à leur incrédulité et à ses conséquences" (voir
Jean 12. 37-40).
2) "Si quelqu'un pèche volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité ; s'il foule aux pieds le Fils de Dieu et méprise son sacrifice expiatoire, il a aussi outragé l'Esprit de la grâce qui voulait le sauver. Il ne reste donc plus pour lui que l'attente terrible du jugement" (voir
Hébreux 10. 26-31).

Nous pouvons en conclure que, pécher contre le Saint-Esprit, c'est non seulement de blasphémer contre Lui, mais aussi de refuser volontairement et jusqu’au bout l’œuvre de salut qu'il veut faire dans notre cœur. (Par « jusqu'au bout », nous voulons dire :  jusqu’à ce qu'il soit trop tard, soit que la mort survienne, soit que Dieu, lassé dans sa patience, se retire).

Rappelons ici à propos de Jean 16. 8-9 sur « La conviction produite par le Saint-Esprit » : le péché, grave entre tous, dont l'Esprit convaincra le monde, c'est de ne pas croire en Jésus. Ce péché ne pourra jamais être pardonné, puisqu'il consiste dans le refus du pardon et le rejet du Sauveur. Nous pouvons donc donner cette autre définition : pécher contre le Saint-Esprit, c'est s’obstiner à ne pas croire en Jésus, que le Saint-Esprit présente à l'âme humaine.

Si tout dépend de notre attitude à l'égard de Christ, pourquoi Jésus dit-Il que toute parole contre le Fils de l’homme sera pardonnée, tandis que le blasphème contre le Saint-Esprit ne le sera jamais. En voici la raison : le péché contre Dieu sous la loi était grave. Celui contre Jésus-Christ venu en chair était déjà plus grave (voir Jean 15. 22). Et cependant, le Fils, dans son humiliation, se présentait aux êtres humains extérieurement : Le repousser pouvait encore être pardonnable. Tandis que résister au Saint-Esprit qui Le glorifie et produit une conviction intérieure parfaitement nette, c'est pécher en toute connaissance de cause, c'est mettre Dieu à la porte sciemment et volontairement.

L'œuvre par laquelle le Saint-Esprit cherche à mettre en nous la présence de Jésus-Christ le Sauveur est l'aboutissement du plan de Dieu à notre égard. Si quelqu'un la refuse et persévère dans son endurcissement, Dieu ne peut rien faire de plus en sa faveur : il ne peut le sauver contre sa volonté.

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