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L'Évangile est une puissance de Dieu pour le Salut de quiconque croit (Romains 1. 16)

L'amour à travers le coeur et les yeux

5 Novembre 2024 Publié dans #Divers

« Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de l’homme ; et l’ayant vu, il fut ému de compassion » (Luc 10. 33).

« On ne voit bien qu’avec le cœur », a écrit Antoine de Saint-Exupéry. Mais Jésus nous l’a enseigné bien avant lui, et infiniment mieux. Qui pourrait nier le lien unissant les yeux et le cœur ? Dans sa parabole, Jésus parle d’un homme tombé au milieu des brigands et laissé à demi-mort au bord du chemin qui descend vers Jéricho.
"Un sacrificateur vit l’homme dépouillé et blessé. Il passa outre. Un lévite arriva là, lui aussi ; il porta ses regards sur l’inconnu rué de coups, et couvert de plaies. Il passa de l’autre côté de la route et s’éloigna" (Luc 10. 31-32).
Que peuvent-ils faire d’autre, ces deux religieux dont le souci premier est, non de voir, mais d’être vus, et l’ambition dévorante d’être glorifiés au coin des rues et dans les synagogues ?
Sur ce sentier périlleux et désert, nulle âme qui vive pour applaudir une action bienfaisante. La piété morte, tissée d’apparence et d’hypocrisie, n’y trouve pas son compte. Comment ces « conducteurs aveugles » peuvent-ils voir comme il faut voir réellement ?
« Les yeux sont les fenêtres de l’âme », a-t-on écrit. Ceux du bon Samaritain laissent apparaître un cœur bon, véritable trésor de miséricorde et de compassion.

Le Samaritain, l’homme de la race mêlée, méprisée, injuriée et rejetée, ne s'enfonce pas dans le mécanisme des questions vaines comme : « Qui est mon prochain ? » Il laisse ce genre de réflexion flotter dans l’air des religieux, parmi les docteurs de la Loi.
Car là, en fait, n’est pas la question. Le Samaritain a mieux à faire. Sa préoccupation est : « De qui puis-je être le prochain ? »

Voilà la bonne et vraie question. Être le prochain du blessé, à portée de son cœur et de sa pitié, c’est là son saint devoir, sa responsabilité, sa mission présente. Il voit le blessé et il est ému aux entrailles. L’état de son cœur aimant engendre le bon état de ses yeux. Ému aux entrailles ! Le portrait que brosse Jésus de ce secouriste providentiel, ne laisse pas de place à la superficialité, ni au vernis religieux.

Nous contemplons les profondeurs d’une âme brisée devant la souffrance d’autrui. Dès lors, s’approcher, panser, adoucir et bander les plaies, prendre en charge, prendre soin, payer, sont les fruits dignes de la compassion véritable du bon samaritain.
En filigrane, Jésus ne nous ouvre-t-il pas ici son propre cœur ? Lui que l’on a traité de « Samaritain », a si souvent vu le blessé du chemin et en a été « ému aux entrailles » ! "Voyant une grande foule, Jésus est pris de pitié pour eux et guérit leurs infirmes" (Matthieu 15. 30). "Plus loin, entend-il deux aveugles crier leur détresse ? Jésus s’arrête, les appelle et, ému de compassion, il touche leurs yeux et leur rend aussitôt la vue" (Matthieu 20. 29-34). Plus encore, que dire du lépreux purifié (Marc 1. 40-42), du fils de la veuve éplorée rendu à la vie (Luc 7. 11-17) ?

L’huile et le vin d’En Haut étaient versés sur la multitude des victimes de la vie, des victimes de la mort. Les vagues de l’amour, les flots de la compassion d’En Haut passaient sur eux, et les relevaient.
Ô Jésus, donne-moi un cœur comme le tien ! Je pourrais alors voir comme tu vois, être remué jusqu’au tréfonds de mon être, et aimer de ton Amour.

INCOMPARABLE RANÇON

"C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude" (Matthieu 20. 28).

Une rançon est la somme exigée en échange de la libération d’une victime d’enlèvement. C’était le prix que l’on payait pour racheter des esclaves.
Amis chrétiens, n’oublions jamais notre misérable « autrefois ». Nous, les captifs sans espérance, les esclaves impuissants, croupissions sous la férule du plus cruel ennemi : le diable.
A moins qu’une rançon soit versée, nos rêves de vraie liberté descendraient avec nous dans le feu de la condamnation éternelle.

Ô, glorieux Évangile, éminente grâce divine ! La rançon a été versée, d’En Haut, du cœur même de Dieu ; l’infinie richesse de son Amour pour nous a pu payer le prix inestimable de notre affranchissement.

Considérons le caractère extraordinaire de cette rançon. D’ordinaire, n’est-ce pas le ravisseur qui fixe la somme à verser ? Mais Dieu, seul législateur et juge, avait établi dès avant la fondation du monde, toutes les lois de son Royaume : "Le salaire du péché serait la mort. Tout serait purifié par le sang. Seule une victime sainte, innocente, sans tache, donnant sa vie pour des coupables serait le montant inestimable de la rançon, etc... La Sainteté et la Justice de Dieu l’imposaient".

Et Dieu a donné son Fils Jésus-Christ qui fut crucifié, prenant sur Lui le châtiment de nous tous. Satan, le Ravisseur maudit, n’eut pas son mot à dire. Dépouillé de sa puissance, il ne peut désormais retenir captifs tous ceux qui placent leur foi dans le Christ. Les chaînes tombent, les portes d’airain sont rompues, les verrous de fer sont brisés. Le peuple racheté s’épanouit dans le Royaume du Fils bien-aimé de Dieu. L’Adversaire voit, entend, hurle de rage. Mais il ne peut rien faire de plus. Il est éternellement vaincu.

Ô, mon âme, chante avec ferveur ce merveilleux cantique : « Jésus ! Béni soit ton Nom ! Jésus ! Ô merveilleux Don ! Jésus ! Suprême rançon ! Sois adoré pour toujours ! »

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