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Ce que le péché d'Adam a produit
Quelle est la première chose qu’Adam et Ève ont fait après avoir désobéi à Dieu ? Ils ont cherché à couvrir leur honte. Avant d’avoir mangé de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, Adam et Ève « étaient tous les deux nus et n’en avaient pas honte » (Genèse 2. 25). Mais lorsqu'ils ont désobéi à Dieu, leurs pensées en ce qui concerne leurs corps avaient changé. Désormais, ils se sentaient coupables et honteux devant Dieu qui doit les juger. Et dans une tentative de cacher leur honte, ils ont cousu ensemble des feuilles de figuier, et en ont couvert leurs corps nus.
Ensuite les Écritures disent : « Alors ils entendirent la voix de l’Éternel Dieu, qui parcourait le jardin avec la brise du soir. L’homme et sa femme allèrent se cacher devant l’Éternel Dieu, parmi les arbres du jardin » (Genèse 3. 8). Combien les choses étaient différentes maintenant, depuis qu’ils avaient péché ! Avant d’avoir péché contre Dieu, ils se réjouissaient quand le Seigneur Dieu venait parler avec eux dans le jardin. Mais maintenant, quand ils L’ont entendu s’approcher, ils se sont mis à trembler de peur et de honte, et ils ont essayé de se cacher parmi les arbres du jardin !
Pourquoi Adam et Ève étaient-ils effrayés et cherchaient-ils à se cacher de Dieu ? Parce qu'ils avaient mangé du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal que Dieu leur avait interdit. Adam savait très bien qu’il avait désobéi à Dieu. Est-ce qu’Adam devait avoir peur après avoir désobéi au commandement de Dieu ? Oui, certainement ! Pourquoi ? Parce que Dieu lui avait clairement dit : « le jour où vous mangerez de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, vous mourrez certainement. »
Est-ce que Dieu allait faire ce qu’Il avait dit ? Qu’est-ce que vous en pensez ? Est-ce qu’Adam allait vraiment mourir ? Dieu allait-il vraiment punir les êtres humains qu’il avait créés Lui-même ? On peut mieux répondre à cette question en posant une autre question : Qu’est-ce que le Seigneur a fait à Lucifer, c’est à dire à Satan, après que ce dernier a rejeté le Règne de Dieu et s'est rebellé contre Lui ? Dieu a-t-il acquitté Satan et les anges qui avaient péché ? Non, Il ne les a pas acquittés ! Dieu les a chassés hors de sa Sainte présence. Et non seulement cela, mais Dieu les a destiné à aller dans le feu éternel de l’Enfer !
Comme Satan, Adam avait rejeté le Règne de Dieu et Lui avait désobéi. Dieu pouvait-il simplement dire : ‘Ce n’est pas grave !’ et laisser aller Adam sans le juger ? Impossible ! Dieu est Saint et Il doit juger tous les péchés. Il ne peut pas fermer les yeux sur le péché. A ce sujet, la Parole de Dieu dit que « les yeux de l’Éternel sont trop purs pour voir le mal, et il ne peut pas regarder l’oppression » (Habakuc 1. 13). « Le Seigneur jugera son peuple. Il est terrible de tomber dans les mains du Dieu vivant ! » (Hébreux 10. 30-31).
La sainte nature de Dieu exige qu’Il juge et punisse le péché. Il était donc nécessaire qu’Il juge Adam et Ève pour leur péché. C’est pourquoi, nous voyons dans les versets qui suivent que Dieu les a recherchés. Les Écritures disent : « L’Éternel Dieu appela l’homme et lui dit : Où es-tu ? » (Genèse 3. 9). Qu’est ce que Dieu a fait après qu’Adam a péché ? Dieu est venu à sa recherche, Il l’a appelé et lui a dit : « Où es-tu ? » Est-ce qu’Adam est allé à la recherche de Dieu ? Non ! Il était en train d’essayer de se cacher loin de Dieu ! Pourquoi Dieu a-t-Il appelé Adam ? Ne savait-Il pas où était Adam ? Dieu, qui connaît les pensées et les intentions du cœur, savait très bien où Adam se cachait ! Dieu l’a appelé parce qu’Il voulait qu’Adam reconnaisse et confesse son péché.
Qu’est-ce qu’Adam a répondu quand Dieu lui a demandé « où es-tu ? » Les Écritures disent : « Adam répondit : J’ai entendu ta voix dans le jardin et j’ai eu peur, parce que je suis nu ; je me suis donc caché. L’Éternel Dieu dit : Qui t’a appris que tu es nu ? Est-ce que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger ? L’homme répondit : C’est la femme que tu as mise auprès de moi qui m’a donné de l’arbre, et j’en ai mangé. Alors l’Éternel Dieu dit à la femme : Pourquoi as-tu fait cela ? La femme répondit : Le serpent m’a induite en erreur, et j’en ai mangé » (Genèse 3. 10-13).
Est-ce que vous avez vu comment Adam et Ève ont répondu à Dieu ? Chacun a essayé de blâmer quelqu’un d’autre. Adam a accusé à la fois Dieu et Ève, en disant : "Ce n’est pas de ma faute ! La femme que tu m’as donnée, c’est de sa faute !" Quant à Ève, elle a rejeté la responsabilité sur le serpent, en disant : "Ne me blâme pas ! C’est la faute du serpent. Il m’a trompé". Mais Dieu, qui connaît le cœur de l’être humain, savait qu’ils étaient tous les deux coupables. Dieu ne les avait pas obligés de manger le fruit de l’arbre. Satan non plus ne les avait pas obligés à en manger. Satan peut tenter et tromper quelqu’un mais il ne peut pas forcer quelqu’un à pécher. Satan a trompé Ève, mais c’était de son propre choix qu’elle a mangé du fruit défendu.
Quant à Adam, les Écritures disent qu’il n’a pas été trompé (1 Timothée 2. 14). Mais il a choisi de prendre son propre chemin, de suivre la voie du Diable. Adam savait parfaitement ce que Dieu avait ordonné, mais il a choisi de s’écarter de la voie de la justice et de suivre la voie de l’injustice. Et non seulement il a désobéi à Dieu, mais il a ajouté le péché au péché en essayant de mettre le blâme sur d’autres.
Jusqu’à aujourd’hui, l’être humain cherche toujours à rejeter la responsabilité de son péché sur autrui, mais Dieu connaît la vérité. Au travers des Saintes Écritures, Dieu s’adresse aux s et leur dit : Où êtes-vous ? Répondez-moi. Qu’avez-vous fait ? Pourquoi refusez-vous de croire et d’obéir à ma Parole ? Pourquoi méprisez-vous ma bonté ? Pourquoi blâmez-vous votre prochain pour vos propres péchés ?. « Je suis Vivant, dit le Seigneur, tout genou fléchira devant moi, et toute langue donnera gloire à Dieu. Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même » (Romains 14. 11-12).
Lire dans (Genèse 3. 14-19) pour voir comment Dieu a jugé Adam, Ève, Satan et le serpent.
Savez-vous que le péché d'Adam a produit dans ce monde la souffrance et la peine, des chardons et des broussailles, la terre sèche et la sueur, la maladie et la mort, etc... Oui, « le salaire du péché, c’est la mort » ! Est-ce qu’Adam et Ève ont été enterrés le jour même où ils en ont mangé ? Non ! Mais sont-ils morts ce jour-là ? Oui, certainement ! Ce jour là, Adam et Ève sont morts dans leur âme et dans leur esprit, parce qu’ils n’étaient désormais plus en communion avec le seul Dieu Saint.
La mort, c’est la séparation d’avec Dieu. Quand Adam et Ève ont désobéi à Dieu, ils se sont séparés eux-mêmes de Dieu, la source de la vie. Puisqu’ils avaient choisi de croire et de suivre l’ennemi de Dieu, ils n’auront désormais plus part à la vie de Dieu. Car quiconque obéit à Satan est l’ennemi de Dieu car le péché sépare l’être humain de Dieu.
Nous sommes tous nés dans ce monde en étant « morts par [nos] fautes et par [nos] péchés » (Éphésiens 2. 1) et « étrangers à la vie de Dieu » (Éphésiens 4. 18). Peut-être que nous n’aimons pas entendre cela, mais c’est ce que dit la Parole de Dieu. Le jour où Adam a désobéi à Dieu, il est devenu pécheur. Adam, qui a rejeté le Règne de Dieu, est le père de tous les vivants. Le résultat du péché d’Adam c’est que maintenant, tous ses descendants sont pécheurs.
Le péché d’Adam a rompu sa communion avec Dieu. Le résultat de cela, c’est que tous les descendants d’Adam sont nés séparés de Dieu. C’est exactement ce que déclare la Parole de Dieu en disant : « le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et (...) ainsi la mort a passé sur tous les hommes, parce que tous ont péché » (Romains 5. 12). Le prophète David a écrit : « Voici, je suis né dans la faute, et ma mère m’a conçu dans le péché » (Romains 5. 12; Psaumes 51. 7).
Le péché est une calamité qui se répand dans le monde entier. C’est une terrible calamité qui s’est répandu sur toute la terre. C’est un meurtrier qui entraîne les gens dans la perdition éternelle en Enfer, et l’être humain, en lui-même, n’a aucun remède à cela.
Cependant, nous louons aujourd’hui Dieu avec des cœurs reconnaissants parce que Dieu Lui-même a pourvu à une solution au problème du péché (Jésus-Christ est la solution au problème du péché), et si nous acceptons cette solution, elle nous sauvera parfaitement et pour toujours du pénalité du péché, et nous irons vivre dans la sainte Présence de Dieu au Paradis.
(2) Comment peut-on accomplir de bonnes œuvres par le Saint-Esprit ?
Par le Saint-Esprit de Dieu, le chrétien né de nouveau est une nouvelle créature qui a reçu une capacité nouvelle pour obéir à Dieu, et pratiquer des œuvres qui lui sont agréables. (Voir Philippiens 2. 12-13).
Nous tenterons de définir la capacité du chrétien pour faire des œuvres bonnes, la nature de cette capacité ainsi que sa limite. Après avoir défini, dans l'article précédent, ce que sont les bonnes œuvres et ce qu’elles font, nous poursuivons avec la capacité des croyants d’accomplir de telles œuvres. Comment un être humain qui pèche encore peut-il accomplir de bonnes œuvres ?
La capacité pour les non-croyants de faire des œuvres bonnes ne vient pas d’eux-mêmes, mais entièrement de l’Esprit Saint de Christ qui a mis dans leur conscience la notion du bien. Pour qu'un être humain soit capable d'accomplir de bonnes œuvres pour Dieu, il lui faut, en plus des grâces qu’il a déjà reçues, une influence effective du Saint-Esprit, opérant en lui le vouloir et le faire selon son bon plaisir.
Ce n’est pas à la simple volonté humaine qu’il faut attribuer la capacité de faire des œuvres bonnes. La volonté de l'être humain est asservie au péché, et que depuis la chute, « l’être humain a totalement perdu toute capacité de vouloir un quelconque bien spirituel en vue du salut » (Romains 5. 6 ; 8. 7). La nature humaine déchue ne peut aucunement produire des œuvres bonnes.
Cependant, il y a un danger de se réfugier derrière la doctrine de la dépravation totale de l'être humain pour prétexter l’inutilité de tout effort humain, et que nos œuvres ne plaisent point à Dieu. C’est contre un tel raisonnement que nous rappelons que si la nature humaine déchue ne peut pas pratiquer de bonnes œuvres, il en va autrement de la nature humaine régénérée. L’Écriture affirme à la fois notre incapacité propre et notre nouvelle capacité spirituelle qui ne se trouve qu'en Jésus-Christ : Jésus dit : "Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez pas non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruits, car sans moi vous ne pouvez rien faire" (Jean 15. 4-5).
Dans le reste du passage, il est question de porter beaucoup de fruits afin que le Père soit glorifié, autrement dit de pratiquer des œuvres bonnes d’obéissance à Dieu. Jésus nous indique que cela est impossible sans Lui, tout comme il est impossible au sarment de produire des raisins s’il est coupé de la vigne. Nous pourrions aussi dire, inversement, qu’il est impossible d’être uni au Christ sans porter du fruit.
Ainsi, les bonnes œuvres viennent de l’union et de la communion avec Jésus-Christ. Elles sont produites par le Saint-Esprit dans le processus de sanctification qui a pour but de nous rendre semblables au Fils de Dieu (Romains 8. 29). L’apôtre Paul affirme bien que par nous-mêmes nous ne pouvons rien, mais il n’en reste pas là, puisque Dieu nous a donné une capacité nouvelle qui nous permet de le servir (2 Corinthiens 3. 5). Ailleurs, il déclare qu’il « travaille, en combattant avec sa force qui agit puissamment en moi » (Colossiens 1. 29).
Ce concept de « la force de Dieu en nous » est souvent mal compris par les chrétiens qui, craignant d’agir par leurs propres forces, n’entreprennent pas une bonne œuvre à moins d’être certains de l’accomplir par la force de Dieu. Le chrétien serait parfois mu par Dieu, parfois mu par lui-même, et ainsi l’art de la vie chrétienne consisterait à apprendre à ne plus agir par nos propres forces, mais à dépendre entièrement de la force divine. Des chrétiens refusent parfois de pratiquer une bonne œuvre parce que Dieu ne les a pas poussés à le faire, et s’y engager reviendrait à faire une œuvre par nos propres forces, c’est-à-dire une œuvre de la chair.
Nous ne devons néanmoins pas devenir négligents, comme si nous ne sommes pas sous l’obligation de s’acquitter d’aucun devoir sans une impulsion spéciale de l’Esprit Saint ; nous devons au contraire s’appliquer à mettre en œuvre la grâce de Dieu qui est en nous.
L’impulsion du Saint-Esprit de Dieu pour nous rendre capables de toute bonne œuvre est une capacité permanente pour tous ceux qui ont été régénérés. Le vouloir et le faire selon le bon plaisir de Dieu (Philippiens 2. 13), est la disposition fondamentale et définitive de tout enfant de Dieu. Ce n’est pas à dire qu’un chrétien n’a plus aucune difficulté pour obéir, ou qu’il n’a jamais besoin d’un secours ponctuel du Seigneur Jésus pour agir en lui (Hébreux 13. 21). Cependant, le commandement biblique d’obéir à Dieu et de pratiquer ce qui lui est agréable ne dépend pas d’une impulsion spéciale, mais de la régénération initiale.
Le chrétien n’est pas simplement quelqu’un qui s’efforce d’être une « bonne personne ». Il n’est pas non plus un homme ordinaire comme les autres, sauf quand, momentanément, le Saint-Esprit agit en lui. Le chrétien est une nouvelle créature (2 Corinthiens 5. 17), il est esclave de la justice (Romains 6. 18), il prend plaisir à la loi de Dieu dans son for intérieur (Romains 7. 22), ayant connu l’Amour de Dieu, il aime (1 Jean 4. 7), il est parfaitement accompli pour toute bonne œuvre (2 Timothée 3. 17). Ainsi décrit, le chrétien semble atteindre les standards de perfection exigés par Dieu (Matthieu 5. 48), à croire qu’avec un petit effort supplémentaire, il pourrait même les dépasser. C’est bien ce qu’on cru de nombreux chrétiens dans l’histoire. C’est pourquoi la confession s’empresse ensuite de rappeler la limite de notre capacité :
Ceux qui, par leur obéissance, s’élèvent le plus haut possible en cette vie, sont très loin d’être capables de faire des œuvres supplémentaires et d’accomplir plus que Dieu n’exige, puisqu’il s’en faut de beaucoup pour qu’ils fassent ce à quoi ils sont tenus par devoir.
L’obéissance évangélique, c’est-à-dire l’obéissance qui découle de l’Évangile, demeure imparfaite. S’il est vrai que l’on puisse atteindre la maturité chrétienne (1 Corinthiens 14. 20, Colossiens 4. 12), il est absurde de croire que l’on puisse produire des œuvres supplémentaires qui iraient au-delà de notre devoir (voir Luc 17. 10). Cette doctrine romaine de faire au delà de ce que nous devons faire, souffre à la fois d’une vision rétrécie de la Justice de Dieu et d’une surévaluation des capacités de l’être humain. De plus, si l’on peut faire plus, ou mieux que ce que Dieu a révélé et exigé, cela implique qu’il y aurait un standard plus élevé que l’Écriture sainte.
Seules les Saintes Écritures nous révèle tout ce que nous devons connaitre au sujet de la volonté de Dieu, et elle seule nous montre comment nous pouvons l’accomplir. La Parole de Dieu nous apprend que nos œuvres les meilleures sont insuffisantes, et ne nous permettront jamais de nous passer de la Grâce de Dieu. C’est par l’abondance de cette grâce que non seulement nous avons été pardonnés de nos mauvaises œuvres, mais aussi que nous produisons à présent de bonnes œuvres.
1) Les non-chrétiens peuvent-ils faire de bonnes œuvres ?
Les non-chrétiens sont incapables de toute bonne œuvre selon Dieu, mais ils sont néanmoins tenus de s’efforcer de pratiquer le bien. (voir Tite 1. 15-16).
Il arrive parfois que les non-croyants surpassent les chrétiens par leur bonne conduite, leur sagesse et même leur intégrité. Cela signifie-t-il que les bonnes œuvres sont à la portée de tous les êtres humains, et qu’il ne faut qu’un peu de bonne volonté pour les atteindre ? La confession de foi termine sa présentation de la doctrine des bonnes œuvres en se penchant sur la question du bien pratiqué par les non-chrétiens.
Les œuvres faites par des personnes non régénérées peuvent être, par leur contenu, des choses que Dieu commande et profitables pour ces personnes et pour d’autres. Cependant, parce qu’elles ne procèdent pas d’un cœur purifié par la foi, et ne sont pas faites droitement selon la Parole, ni pour la Gloire de Dieu, elles sont pécheresses et ne peuvent plaire à Dieu, ni rendre quelqu’un apte à recevoir la Grâce de Dieu. Cependant, les négliger est encore plus coupable et plus désagréable à Dieu.
Ce paragraphe précédent commence avec une concession : les non-chrétiens peuvent pratiquer des œuvres qui, dans un certain sens peuvent être appelées « bonnes ». Ces œuvres, sans jouir d’une pleine approbation divine, ont leur utilité en ce qu’elles sont profitables à ceux qui les pratiquent ainsi qu’à leurs semblables. Leur utilité peut être expliquée en citant une maxime bien connue de Martin Luther : « Dieu n’a pas besoin de tes bonnes œuvres, mais ton prochain oui ». C’est donc dans un sens humain et social que les œuvres pratiquées par les non-croyants sont bonnes, et non dans un sens religieux et spirituel.
Cela signifie-t-il qu’il n’y a aucun rapport entre ce que Dieu commande et ce que les non-croyants font ? Ou encore que Dieu n’apprécie d’aucune manière leurs « bonnes œuvres » ? Ce n’est pas ce que l’Écriture déclare ! La Bible enseigne que parfois les païens « font naturellement ce que prescrit la loi », et que cela aura une incidence au jour du jugement (Romains 2. 14-16). Elle nous donne l’exemple d’Achab, un roi idolâtre et un adversaire farouche du peuple de Dieu, qui s’est néanmoins humilié en entendant l’annonce du jugement de Dieu, et qui, conséquemment, fut épargné de certaines peines temporelles (voir 1 Rois 21. 27-29). Sans approuver sa personne, sans que sa repentance ait été à salut, Dieu rendit un verdict positif sur cet épisode de la vie d’Achab. Dieu émit une appréciation similaire à Jéhu avant qu’il ne sombre complètement dans l’idolâtrie (voir 2 Rois 10. 30-31).
Ainsi, les non-chrétiens peuvent faire des choses que Dieu commande et approuve, et ils peuvent faire beaucoup de bien parmi les êtres humains. Mais la confession poursuit en ajoutant trois raisons pour lesquelles ces œuvres demeurent mortes aux yeux de Dieu (Hébreux 6. 1), et au regard de sa loi qui révèle le standard de perfection (Romains 2. 18 et 20). Ces trois raisons concernent la source, la manière et le but des œuvres des non-chrétiens, même les meilleures.
La première raison pour laquelle Dieu rejette les œuvres des personnes non régénérées est parce qu’elles ne procèdent pas d’un cœur purifié par la foi. Il s’agit d’un problème de source. Rappelant que les incrédules sont, ultimement, « incapables d’aucune bonne œuvre » (Tite 1. 16), Paul en explique la cause : « Tout est pur pour ceux qui sont purs; mais rien n’est pur pour ceux qui sont souillés et incrédules » (Tite 1. 15). Il ne peut rien sortir de pur d’une personne qui n’a pas été purifiée (Job 14. 4), et seule la foi purifie le cœur d’où procèdent les œuvres (Actes 15. 9). Ainsi, sans la foi, il est impossible que les œuvres de l’être humain soient agréables à Dieu (Hébreux 11. 6). C’est donc « par la foi qu’Abel offrit à Dieu un sacrifice plus excellent que celui de Caïn; c’est par elle qu’il fut déclaré juste, Dieu approuvant ses offrandes » (Hébreux 11. 4). La différence entre l’un est l’autre n’est pas attribuable proprement à leurs œuvres, mais plutôt à la source d’où elles découlent.
La deuxième raison porte sur la manière dont les non-croyants pratiquent leurs œuvres : leurs œuvres « ne sont pas faites droitement selon la Parole ». Bien qu’en principe les non-croyants font le bien en élevant leurs enfants par exemple, s’ils ne le font pas en suivant la Parole de Dieu, leur labeur ne peut pas recevoir l’approbation divine puisqu’ils ne suivent pas les instructions divines. L’apôtre Paul déclare la vanité des plus grandes œuvres humaines lorsque celles-ci sont dénuées de l’amour (voir 1 Corinthiens 13. 1-3), et d’après l’apôtre Jean, cet amour ne peut être connu et reproduit qu’en recevant l’Évangile (1 Jean 4. 7-11). Il ne peut donc y avoir de bonnes œuvres sans une connaissance de l’Évangile.
La dernière raison concerne le but visé : les non-croyants ne font pas le bien « pour la gloire de Dieu ». D’après Jésus-Christ, lorsque nous ne cherchons pas la Gloire de Dieu, nous cherchons nécessairement la gloire des hommes (voir Jean 5. 44 ; Jean 12. 43). À moins d’avoir été fondamentalement changé, le cœur de l’être humain cherche son propre intérêt (Romains 14. 7-8 ; 2 Corinthiens 5. 15). Ainsi, Dieu n’approuve ni ne récompense les « bonnes œuvres » qui recherchent la gloire des êtres humains (Matthieu 6. 1-2). Elles ont déjà leur vaine récompense sur la terre.
Ce triple verdict pourrait donner l’impression que l’Église n’encourage nullement les non-croyants à pratiquer le bien, à défendre la justice ou à faire des actes de piété. Il est vrai que l’Église doit prêcher aux êtres humains que toute leur justice « est comme un vêtement souillé » devant Dieu (Ésaïe 64. 5), et ne peut aucunement les justifier (Romains 3. 20 ; Galates 2. 16, et 3. 11). Cependant cette prédication n’a pas pour but de décourager la pratique du bien, mais de révéler aux êtres humains l’insuffisance de leur justice et leur besoin de la justice du Christ pour être sauvés. Ne pas pratiquer ce qui est bien en négligeant ce que Dieu commande « est encore plus coupable et plus désagréable à Dieu », d’après la confession de foi. Ainsi, nous devons non seulement encourager toute personne à faire le bien parmi les êtres humains, mais à pratiquer le bien envers Dieu en priant, en allant à l’Église, en observant sa Parole. Par la grâce de Dieu, certains trouveront le Seigneur Dieu en pratiquant ces œuvres bonnes (Daniel 4. 27 ; 2 Timothée 2. 25-26).
Qui est Jésus-Christ ?
Jésus Christ vint dans ce monde il y a un peu plus de 2000 ans d'une manière miraculeuse. Il vécut dans la pauvreté et grandit dans l'effacement. On n'a de Lui ni image, ni portrait exact. Jésus n'eut ni richesses, ni influence particulière : Il travailla de ses mains, Il fut charpentier, fils de charpentier.
Nouveau-né, Jésus fit trembler un roi. Étant enfant, Jésus embarrassa les érudits. Homme mûr, Jésus commanda aux forces de la nature, ouvrit les yeux des aveugles et ressuscita des morts, etc...
Jamais Jésus n'écrivit de livre, et cependant, aucune bibliothèque ne pourrait contenir tous les livres qui ont été écrits à son sujet.
Jamais Jésus ne composa de chant, et pourtant, Il a été le thème d'innombrables cantiques pour des milliers de compositeurs illustres ou ignorés.
De nombreux volontaires furent prêts à suivre Jésus et à annoncer Son message pour que beaucoup de pécheurs rebelles puissent se repentir et croire en Jésus.
Dans l'histoire de ce monde, de grands hommes sont apparus, puis ont disparu ; mais Jésus-Christ est Vivant et son Nom est connu depuis des millénaires par des milliards de personnes.
A trente-trois ans, Jésus fut trahi par un de ses disciples; un autre le renia, puis tous l'abandonnèrent. Son peuple demanda sa mort, un gouverneur romain l'accorda. Jésus fut crucifié et mis dans un tombeau, mais la tombe n'a pu le retenir, et Jésus ressuscita d'entre les morts. Lors de sa montée au Ciel, le Ciel s'est ouvert pour Le recevoir. Jésus fut établi par Dieu Juge des vivants et des morts.
Vie et œuvre de Jésus Christ
L'incarnation de Jésus Christ (Philippiens 2. 5-11)
C'est l'acte par lequel le Fils de Dieu a revêtu volontairement un corps humain (Jean 1. 1, 14). Annoncé par de nombreuses prophéties, Jésus est venu "au temps convenable", c'est à dire au moment et au lieu fixés par Dieu Lui-même (Romains 5. 6 ; Daniel 9. 24-26 ; Michée 5. 1). Il naquit sous l'empereur romain Auguste (Luc 2. 1).
Son incarnation suppose sa préexistence (Jean 16. 27-30) ; elle s'est faite d'une façon miraculeuse par l'intermédiaire de Marie (Luc 1. 35). Ainsi Jésus devint le seul Homme sans péché (1 Pierre 2. 22 ; 2 Corinthiens 5. 21 ; (1 Jean 3. 5).
Cette incarnation était nécessaire pour achever la révélation de Dieu à l'être humain (Jean 1. 18), mais aussi pour accomplir l’œuvre de notre salut (2 Corinthiens 5. 21).
L'expiation (Luc 23. 33-49) :
C'est l'acte par lequel on paye, par la peine qu'on subit, un crime ou une faute.
Non seulement les iniquités de l'être humain font séparation entre Dieu et lui (Ésaïe 59. 2) mais l'être humain est incapable de se racheter lui-même (Psaumes 49. 7-8).
L'expiation accomplie par Jésus Christ était donc indispensable pour le salut de l'être humain. On peut la considérer sous différents aspects :
- La Substitution (Ésaïe 53. 5) : Christ meurt pour nous devant Dieu.
- La Réconciliation (2 Corinthiens 5. 19-20) : Il rétablit notre relation avec Dieu.
- La Rédemption (Jean 8. 36) : Christ nous rachète pour Dieu.
La Résurrection de Jésus Christ (Matthieu 27. 57 - 28. 20)
Annoncée plusieurs fois par le Seigneur Jésus Lui-même (Matthieu 12. 38-40), elle eut lieu le troisième jour après sa mort, et cela malgré de multiples obstacles : le corps de Jésus était enveloppé de bandelettes, le sépulcre fermé par une lourde pierre, la garde romaine était mobilisée et le tombeau scellé.
La résurrection de Christ est un fait capital : Paul écrira aux Corinthiens : "Si Christ n'a pas été ressuscité votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés" (1 Corinthiens 15. 17).
La Résurrection de Jésus a des conséquences glorieuses: elle montre que Dieu est satisfait par l’œuvre de Christ; le croyant en Jésus est donc justifié (Romains 4. 24-25). Il est libéré de l'esclavage de Satan et de la crainte de la mort (2 Timothée 1. 10 ; Hébreux 2. 15).
L'Ascension de Jésus Christ (Actes 1. 9-11) :
Si la Mission de Jésus-Christ sur la terre a commencé par son incarnation, elle se termine par son Ascension. Celui qui, étant Dieu s'est fait homme, remonte auprès du Père en tant qu'être humain glorifié (Jean 16. 28) ; Jean 17. 5). Cet événement avait été prédit plusieurs fois (Psaumes 110. 1 ; Actes 2. 33-36 ; Jean 14. 28 ; Jean 16. 4-7).
Ainsi Jésus Christ occupe une nouvelle place dans le Ciel : il est Souverain Sacrificateur (Hébreux 5), Intercesseur (Romains 8. 34), Avocat (1 Jean 2.1-2), Roi et Seigneur (Apocalypse 19. 16), Il a toute autorité (Matthieu 28. 18) et Il est établi Juge des vivants et des morts (Actes 17. 31).
Le Retour de Jésus Christ (1 Thessaloniciens 4. 13-18) :
De nombreux passages nous parlent du Retour de Jésus Christ (Jean 14 ; 1 Corinthiens 15. 51-58 ; Philippiens 3. 20-21). Dans cette attente, les croyants en Jésus Le servent et sont ses témoins (1 Thessaloniciens 1. 9-10 ; Actes 1. 6-11).
Le seul Nom de Jésus :
Jésus est le chemin, la vérité et la vie, Jésus est le bon Berger, notre Sauveur, etc... Dans nos messages, il est en effet toujours question de Jésus Christ dont nous parle la Bible. De qui d’autre voudriez-vous que nous parlions ? C’est Lui, et Lui seul qui apporte tout ce dont notre âme a besoin.
Tout homme, toute femme a besoin de paix. Jésus a dit : « Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix ; je ne vous donne pas, moi, comme le monde donne. Que votre cœur ne soit pas troublé, ni craintif. » (Jean 14. 27).
Avez-vous soif de bonheur ? Jésus a dit : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive. », « celui qui croit en moi n’aura jamais soif » (Jean 7. 37 et 6. 35).
Vous désirez connaître la vérité, le chemin qui mène à Dieu ? Jésus a dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ; personne ne vient au Père si ce n’est par moi. » (Jean 14. 6).
Vous avez besoin d’une espérance. Le Christ Jésus est l’espérance du enfants de Dieu (1 Timothée 1. 1).
Non, nous ne pouvons prêcher personne d’autre que Jésus Christ mort pour nos péchés, ressuscité pour notre justification. « Il n'y a de salut en aucun autre ; car il n'y a pas non plus sous le ciel d'autre nom qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faut être sauvés. » (Actes 4. 12). Jésus est maintenant vivant aux siècles des siècles. Il est la réponse à tous les besoins des cœurs. Il y a beaucoup à recevoir de Jésus, Lui ne change pas : « Il est le même hier, et aujourd’hui et éternellement » (Hébreux 13. 8).
Dieu est le plus heureux dans tout l'Univers
Qui est la personne la plus heureuse dans tout l'Univers ? Est-ce la personne la plus riche ? Ou celle qui a le plus de pouvoir terrestre ? Pas vraiment. La personne la plus heureuse n’est pas un être humain. La personne la plus heureuse de l’Univers est en réalité Dieu !
La plupart des gens n’associent pas le bonheur à Dieu. Ils pensent que Dieu est un être sombre, sérieux et conscient du péché, qui est presque toujours un peu en colère et déçu par ces créatures déchues qu’Il a créées il y a des milliers d’années. Ils dépeignent un Dieu perpétuellement de mauvaise humeur. Mais c’est tellement faux cela !
La vérité est tout le contraire. Dieu est en fait, « infiniment heureux parce qu’Il est infiniment parfait ». C’est vrai, infiniment heureux, car infiniment Saint ! Son bonheur découle de Ses perfections; c’est le résultat du fait qu’Il soit complètement Saint. Dieu n’est pas triste et Dieu n’est pas fâché.
Dieu est plutôt cet être bon, une fontaine de bienveillance infinie… Dieu est éternel, indépendant et autonome… Les buts et les actions de Dieu jaillissent sans motif ou influence étrangers… Dieu est le plus pur, le plus simple et le plus spirituel de toutes les essences… Dieu est Vrai et Saint… Dieu est la cause de tout être… Dieu est éternellement autosuffisant, n’ayant besoin de rien qu’Il a créé… Dieu qui, de tout cela et de Ses biens infinis, ne peut faire que ce qui est éternellement juste, juste et bon.
Comment un tel Être si parfait, si Saint et si complet, ne serait-Il pas infiniment heureux ?
La religion, sûrement sous l’influence de Satan, a accompli un travail magistral en déformant l’image de Dieu et la nature de la sainteté. Mais Jésus-Christ, qui a révélé parfaitement le Père, a peint une image tout à fait différente de Son Père et de l’effet de sa Sainteté sur les esprits et les cœurs de ceux qui L’ont bien connu et qui ont profondément communié avec Lui. Regardez l’histoire du fils prodigue, dans Luc 15, et vous verrez ce que Dieu le Père est vraiment, selon Jésus. Vous verrez le Dieu Saint à l’œuvre, organisant une grande fête pour son Fils, remplie de beaucoup de nourriture, de musique joyeuse et de danses. Dieu aime la fête. Il aime « danser de joie ! » Alléluia !
David l’a bien compris parce qu’il écrit : « Tu me feras connaître le sentier de la vie; Il y a d’abondantes joies devant ta face, des délices éternelles à ta droite. » (Psaumes 16. 11, LSG)
La version NCV établit un lien encore plus clair la sainteté de Dieu et Son bonheur: « Tu m’apprendras à vivre une vie sainte. Être avec toi me remplira de joie; À ta droite, je trouverai le plaisir pour toujours. » (Psaumes 16. 11, NCV, ici traduite en Français)
Enfants de Dieu, l'Évangile est la Bonne Nouvelle du seul vrai Dieu heureux et Saint, qui nous a pardonné tous nos péchés et nous permet d’être aussi saints et heureux qu’Il est, par notre union avec Son Fils Jésus. Voyez-vous, Dieu aime danser de joie. Et Il nous invite, nous aussi et le monde entier, à danser de joie avec Lui en son Fils Jésus Christ. Amen !
Les jugements de Dieu sur Satan le Diable
Fait unique dans les Saintes Écritures, la carrière de Satan, notre ennemi, nous est dépeinte depuis sa création jusque dans l'éternité. Voici ce que nous apprenons sur son origine : Il est une créature (Ézéchiel 28. 15). Il était parfait à l'origine (Ézéchiel 28. 12b et 15). Il occupait une position extrêmement élevée, et il était un (ou le) chérubin protecteur en Éden, sur la Sainte montagne de Dieu (Ézéchiel 28. 13-14).
Il est appelé par Jésus : le Prince de ce monde (Jean 14. 30), et le Diable affirme que toute la puissance et la gloire des royaumes terrestres lui ont été données (Luc 4. 6). Il est tombé par orgueil (Ézéchiel 28. 16-17), ayant voulu, dans sa folie, se faire égal à Dieu, et même le supplanter (Ésaïe 14. 13-14).
- Satan le diable a subi un premier jugement par lequel il a été déclaré déchu. Dieu lui dit : «… Tu as péché. je te précipite de la montagne de Dieu, et je te fais disparaître, chérubin protecteur, du milieu des pierres étincelantes » (Ézéchiel 28. 16). Satan est dénoncé comme étant l'inspirateur de la rébellion, et le chef des princes de ce monde de ténèbres (Éphésiens 2. 2, et 6. 12). Il est donc déjà privé de la position glorieuse qu'il occupait dans la lumière en la présence de Dieu.
- Un deuxième jugement bien plus terrible lui est infligé à la croix. En effet, Christ « a dépouillé les dominations et les autorités (les puissances sataniques), et les a livrées publiquement en spectacle en triomphant d'elles par la croix » (Colossiens 2. 15).
Jésus s'écrie : « Maintenant a lieu le jugement de ce monde: maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors » (Jean 12. 31). Le Seigneur Jésus, par son incarnation, a participé au sang et à la chair « afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c'est-à-dire le diable » (Hébreux 2. 14). C'est ainsi qu'Il écrasa la tête du serpent, au moment où ce dernier le blesse au talon (Genèse 3. 15). Satan est donc en principe un ennemi déjà vaincu, et toutes ses victimes que lave le sang de la croix, par le moyen de leur foi en Jésus, échappent à son empire.
Pendant le temps de notre mise à l’épreuve, Satan peut encore nous tenter, et retenir sous son esclavage ceux qui demeurent incrédules. Il a même accès dans les cieux célestes, et jusque devant la présence de Dieu pour nous accuser, (voir Éphésiens 6. 12 ; Job. 1. 6-12 ; Apocalypse 12. 10). Mais cette patience incompréhensible du Seigneur prendra bientôt fin.
- Un troisième jugement jettera Satan du ciel sur la terre au moment de la grande tribulation. « Et il y eut guerre dans le ciel. Michel et ses anges combattirent... et le dragon et ses anges combattirent, mais ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel. Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui. Maintenant, le salut est arrivé... car il a été précipité, l’accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit. Malheur à la terre et à la mer! Car le diable est descendu vers vous, animé d’une grande colère, sachant qu'il a peu de temps » (Apocalypse 12. 7-12).
Les pires horreurs des trois ans et demi du règne de l’Antichrist seront donc imputables à ces derniers attaques de la rage impuissante de l’ennemi.
- Par un quatrième jugement, le diable est enchaîné pour mille ans dans l’abîme (Apocalypse 20. 1-3).
Il ne séduit donc plus les nations pendant le Règne glorieux du Seigneur ici-bas. Pourtant, à la fin des mille ans, il est relâché pour tenter les êtres humains qui n’ont pas encore eu la liberté de choisir entre Dieu et lui. Le résultat de cette dernière séduction est encore immense et déconcertant. Mais c’est la fin.
- Un cinquième et ultime jugement atteint le Diable qui est précipité dans l’étang de feu et de soufre, pour y être tourmenté jour et nuit, aux siècles des siècles (Apocalypse 20. 7-10). Ce sort lui était réservé depuis longtemps, puisque c’est expressément pour Satan et pour ses anges que le feu éternel (l'Enfer) a été préparé (Matthieu 25. 41).
Louanges au seul Dieu révélé en Jésus-Christ
L'apôtre Paul exalte Dieu dans ce qu’Il est :
« Au roi des siècles, immortel, invisible, seul Dieu, soient honneur et gloire, aux siècles des siècles ! Amen ! » (1 Timothée 1. 17).
« Le bienheureux et seul souverain, le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs, qui seul possède l’immortalité, qui habite une lumière inaccessible, que nul homme n’a vu ni ne peut voir, à qui appartiennent l’honneur et la puissance éternelle. Amen ! » (1 Timothée 6. 15-16).
Trois caractéristiques se dégagent de ces louanges :
– Dieu est invisible : L’expression courante de « Dieu qui est au ciel » ne doit pas nous tromper : les « cieux des cieux » ne peuvent le contenir (2 Chroniques 2. 6, et 6. 18). Dieu est si radicalement différent de nous que nul ne peut le voir et vivre (Exode 33. 20). Il est « Esprit » (Jean 4. 24), sans corps matériel tangible. Cette invisibilité de Dieu va au-delà de notre impossibilité de Le voir de nos yeux physiques ; elle tient aussi à l’aveuglement moral dans lequel nous étions autrefois, pour discerner maintenant ce que Dieu est (2 Corinthiens 3 verset 7 au chapitre 4 verset 6). Si Dieu ne se révèle pas à nous, nous ne pourrons jamais le voir tel qu’Il est vraiment.
– Dieu est immortel : La même Épître va dire de Dieu qu’Il est « le Dieu vivant » (1 Timothée 3. 15). Dire que Dieu est immortel implique à la fois qu’Il est Saint, Pur, sans péché (car la mort est la conséquence du péché), qu’Il reste le même dans son Être, et qu’Il est le seul à communiquer la vie : la vie corporelle d’abord (« en lui nous avons la vie », Actes 17. 28), puis la vie éternelle. L’immortalité glorieuse de ceux qui ont reçu l’Évangile (voir 2 Timothée 1. 10 ; 1 Corinthiens 15. 54) ne sera qu’une conséquence de la sienne propre.
– Dieu est bienheureux : Outre la seconde doxologie de l’Épître, ce qualificatif se retrouve ailleurs : « … l’Évangile de la gloire du Dieu bienheureux, Évangile qui m’a été confié » (1 Timothée 1. 11). Dieu, dans la perfection de son être trinitaire, n’a besoin de rien, ni de personne pour être « heureux ». Dans un sens, son bonheur ne dépend en rien de nous, pas plus de notre réponse à l’Évangile que de notre fidélité dans notre marche chrétienne.
Le Dieu si glorieux suscite immédiatement la louange de la part de ceux auxquels Il a daigné se révéler. Paul l’a bien compris et ne peut faire autrement que d’exulter en doxologie. Même si notre expression est souvent bien plus pauvre que la sienne, chantons, louons, magnifions les gloires de la Personne de Dieu.
Ce Dieu bienheureux souhaite se faire connaître, et c’est pourquoi il est important de proclamer et de confesser la grandeur de son Être éternel. l'apôtre Paul était heureux qu’un tel message lui ait été confié ; c’est à nous aujourd’hui de prendre sa relève.
DIEU S'EST RÉVÉLÉ EN CHRIST :
Au cœur de cette Épître, l'apôtre Paul indique le secret de la vie chrétienne, le « mystère de la piété » : « Dieu a été manifesté en chair, justifié par l’Esprit, vu des anges, prêché aux nations, cru dans le monde, élevé dans la gloire. » (1 Timothée 3. 16). En Christ seul, Dieu s’est montré dans la plénitude de son être moral. C’est lui qui est « venu dans le monde » (1 Timothée 1. 15) pour s’approcher de nous. Nous ne pouvons pas connaître le Dieu infini, éternel, invisible sans passer par Celui qui « révèle le Père », notre Seigneur Jésus-Christ incarné, mort, ressuscité et glorifié. C’est cette vérité, la plus fondamentale de toutes, que l’Église du Dieu vivant est appelée à porter haut, dans un monde qui en a tant besoin mais qui méconnaît tant la Gloire de Jésus de Nazareth.
Oh, quel Dieu magnifique cette Épitre de l'apôtre Paul à Timothée nous présente ! Le Dieu Vivant qui se révèle dans l’infini de son Être, le Dieu Bienfaiteur qui prend soin de sa créature, le Dieu Miséricordieux qui veut le salut des êtres humains pécheurs, le Dieu proche qui s’est incarné en Christ. Que Dieu est Merveilleux et Admirable à nos yeux au fur et à mesure que nous Le connaîtrons mieux, pour L’aimer davantage et mieux Le servir ! Et nous deviendrons à notre tour des serviteurs et des disciples de notre Dieu Tout Puissant. AMEN !
Une foi bien ancrée en Dieu
« Un ange du Dieu à qui j'appartiens et que je sers m'est apparu cette nuit, et m'a dit : Paul, ne crains point » (Actes 27. 23-24).
Alors que tout le monde paniquait dans la tempête, l'apôtre Paul était le seul à rester calme et serein sur le bateau. Pourquoi ? Grâce à trois grandes vérités qui servent d’ancrage à l’âme, des vérités sur lesquelles on peut construire sa vie et qui stabilisent dans la tempête.
1) La présence de Dieu :
Au milieu des flots déchaînés, l'apôtre Paul annonce qu'un ange de Dieu s’est approché de lui la nuit, et lui a dit d'être sans crainte. Les tempêtes de la vie ne peuvent jamais nous cacher de Dieu. Même si nous ne voyons pas Dieu, Il nous voit. Nous pouvons avoir l’impression que Dieu est à des millions de kilomètres, mais sachons que Dieu est avec nous et prend soin de nous. Dieu a envoyé un ange pour dire à l'apôtre Paul qu'Il est avec lui et qu'Il le voit dans cette méditerranée tumultueuse à bord de ce fragile navire. En fait, Dieu est avec nous dans la tempête que nous traversons aujourd’hui, et si nous avons besoin d’être assurés de sa présence, méditons ces versets et appuyons-nous sur eux : « Quand les montagnes s’ébranleraient, quand les collines chancelleraient, ma bienveillance pour toi ne sera pas ébranlée, et mon alliance de paix ne chancellera pas, dit l’Éternel Dieu, qui a compassion de toi » (Ésaïe 54. 10). « Je te protégerai partout où tu iras Je ne t’abandonnerai pas, je ferai tout ce que je t’ai promis » (Genèse 28. 15). « Je ne te laisserai pas, je ne t’abandonnerai jamais » (Hébreux 13. 5).
Chers amis lecteurs et lectrices, si nous ancrons notre âme dans la Parole de Dieu, rien ne pourra nous ébranler.
2) L’objectif et le plan de Dieu :
On trouve cette deuxième ancre dans Actes 27. 24, quand l'apôtre Paul entend l’ange lui dire : « Sois sans crainte, Paul ; il faut que tu comparaisses devant César, et voici que Dieu t’accorde la grâce de tous ceux qui naviguent avec toi ». Autrement dit : « Tu es à bord de ce navire parce que j’ai un but qui justifie ta présence ici. Et mon objectif pour ta vie est plus grand que cette tempête éphémère ».
Chers lecteurs, nous ne sommes pas ici sur terre simplement pour occuper de l’espace. Dieu a un plan spécifique pour chacun de nous. La tempête que nous subissons à ce jour n’est qu’un revers temporaire. Absolument rien ne peut changer le plan de Dieu pour notre vie à moins que nous ne choisissions de Lui désobéir.
Mais les Saintes Écritures enseignent qu’aucune personne ou force extérieure ne peut changer le plan de Dieu pour notre vie ou altérer son dessein divin, tant que nous sommes prêts à dire personnellement : « Seigneur, je veux faire ta volonté ».
Aussi sûrement que Dieu a dit à l'apôtre Paul : « Il faut que tu comparaisses devant César, et voici que Dieu t’accorde la grâce de tous ceux qui naviguent avec toi », Il nous dit de même : « Je vous ferai traverser cette tempête ». Lorsque nous nous concentrons sur le but que Dieu nous a donné, il nous donne le pouvoir de surmonter nos problèmes. C’est pourquoi, Paul a écrit : « Je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et tendant vers ce qui est en avant, je cours vers le but pour obtenir le prix de la vocation céleste de Dieu en Christ-Jésus » (Philippiens 3. 13–14).
3) Les promesses de Dieu :
Rester serein en cas de crise est tout à fait possible en appliquant ces paroles de l'apôtre Paul : « J’ai cette foi en Dieu qu’il en sera comme il m’a été dit » (Actes 27. 25).
Trahi par un conjoint infidèle, vous avez peut-être perdu confiance dans le mariage. Victime de la crise financière, vous pouvez avoir perdu votre maison et votre confiance dans les banquiers. Déçus par le manque d’intégrité d'un ami, vous êtes en droit de retirer votre confiance en lui.
Mais ne perdez jamais confiance dans les promesses du seul vrai Dieu notre Créateur ! Que chacun regarde à la tempête qu'il traverse aujourd’hui, et chante les paroles de cette célèbre hymne de Russell Carter : « Je m’appuie sur des promesses sans faille, quand les ouragans du doute m’assaillent, par la Parole vivante de Dieu, je m'imposerai ferme et victorieux ».
Dans cette tempête, nous risquons de perdre notre cargaison, notre navire, ou même de passer par-dessus bord, mais nous réussirons grâce aux promesses que Dieu nous a faites. Comme le dit le vieil adage : « Dieu l’a dit, je le crois, et c’est réglé ! »
Si dans notre vie, nous sommes en crise aujourd’hui, voici quelques promesses bibliques sur lesquelles nous pouvons compter : « Le Dieu d’éternité est un refuge, sous Lui se trouvent des bras éternels » (Deutéronome 33. 27). « Comme un bouclier, Éternel Dieu, Tu me protèges et me sauves, tu réponds à mes appels et tu me rends fort » (Psaumes 18. 36). « Je resterai le même jusqu’à votre vieillesse, je vous soutiendrai jusqu’à vos cheveux blancs. C’est moi qui vous ai faits, c’est moi qui vous porterai » (Ésaïe 46. 4).
Bonne et heureuse année 2025
"Seigneur, auprès de qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle" (Jean 6. 68).
Je vous souhaite, à tous et à toutes, une bonne année 2025 et mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année. Que chacun de vous demeure à l'ombre du Dieu TOUT-PUISSANT qui protège et garde Ses enfants. Que cette nouvelle année soit pour chacun de nous une occasion d'entrer dans sa destinée et que le plan de DIEU s'accomplisse pleinement afin que le cœur de Dieu notre PÈRE se réjouisse au sujet de Ses enfants.
Il n'est jamais trop tard !
La Bible est en effet ce livre unique qui contient le message d'Amour que Dieu adresse aux êtres humains. Un verset résume ce message : “Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle” (Jean 3. 16).
Quant à nous qui avons cru, rappelons-nous ce qu'a demandé Jésus à Dieu son Père à notre sujet : “Sanctifie-les par la vérité : ta Parole est la vérité” (Jean 17. 17). La Bible dit : "Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé" (Romains 10. 13).
Aujourd'hui, les gens se rassemblent de partout pour célébrer les premiers moments merveilleux de la nouvelle année 2025. Cependant, pour des milliers d'autres personnes, ce jour comptera les 24 heures les plus difficiles de leur vie. Pour ces gens, la nouvelle année ne servira qu'à leur rappeler leur solitude ou la perte de quelqu'un de cher à leur cœur. Peut-être penseront-ils que ce ne sera que le début d'une année douloureuse. Et vous chers lecteurs et lectrices ? Que sera cette année pour vous ?
Vous avez peut-être l'air heureux. Vous traversez cette période de sourires et de bons vœux tout comme n'importe qui d'autre. Mais dans votre for intérieur, vous êtes peut-être blessé. Peut-être êtes-vous déçu, ou même, ressentez-vous que vous ne pouvez plus continuer tel que vous êtes.
Si tel est votre cas, je veux que vous sachiez quelque chose : Tout cela peut changer en un instant. Vous pouvez recommencer votre vie aujourd'hui et faire de ce premier jour de l'année le jour le plus heureux de votre vie !
Nous lisons dans Romains 10. 9 que : "Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité des morts, tu seras sauvé".
Combien de fois, vous êtes-vous répété : « Si seulement je pouvais tout recommencer, je m'y prendrais différemment » ? Cette phrase peut ne pas rester un simple souhait idéaliste. Jésus-Christ l'a rendu possible. C'est son cadeau pour vous qui croyez en Jésus-Christ. Il a payé le prix de tous vos péchés. Il a payé la dette de toutes vos erreurs. C'est la raison de sa Venue sur la terre. C'est la raison pour laquelle Il a quitté le Ciel pour venir dans ce monde : afin que vous puissiez tout recommencer en ayant Jésus en vous !
Peut-être, considérez-vous votre vie et vous dites : « Mais j'ai fait des erreurs terribles. J'ai fait des choses horribles ». Ce n'est pas ce qui compte. Jésus a payé le prix pour tout !
Alors comment pouvez-vous prendre un nouveau départ ?
Nous, enfants du seul vrai Dieu Omniscient et Omniprésent, n’avons pas à rester enchainés à nos anciens souvenirs, car nous pouvons avancer en fixant le regard confiant sur notre Père Céleste (Matthieu 6. 24-34). De même que Dieu a veillé sur nous dans le passé, sur notre famille, sur notre pays malgré toutes les tempêtes et oppositions, ses yeux seront encore sur nous tout au long de cette Nouvelle ANNÉE 2025.
Dieu veillera à nous prodiguer fidèlement ses soins chaque jour de la Nouvelle Année. Nous pouvons compter sur ses promesses (1 Pierre 5. 7). Car nous ne perdons pas de vue, que quand nous sommes réconciliés avec Dieu, et que nos péchés sont pardonnés, Dieu nous place "en Christ".
Mon souhait est que chacun de nous passe une Bonne et Heureuse année 2025, et que l’Esprit Saint de Dieu aide chacun de nous à vivre selon Jésus-Christ tout au long de cette Nouvelle Année 2025.
C'est aussi simple que de dire avec conviction : Jésus, je te donne toute ma vie. A partir de ce jour, je t'appartiens.
Quel meilleur moment que ce premier jour de l'année pour changer votre vie ! En ce moment même, où que vous soyez et si ce n'est pas encore fait, donnez simplement votre vie à Jésus. Puis, vous pouvez sauter de joie et crier : « Gloire à Dieu, je recommence à zéro » ! Vous découvrirez ainsi ce que veut réellement dire "avoir une Bonne Année" !
Demeurez bénis par le précieux sang de Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur.
La position de l’être humain face à Dieu
L’être humain est totalement dépendant de Dieu son Créateur. Il est entièrement soumis à la Main souveraine de Dieu et il Lui doit l’adoration. (voir Apocalypse 4. 11).
Dieu est indépendant par rapport à TOUT, à toutes choses, mais TOUT et toutes choses dépendent de Dieu : "Dieu est la seule source de tout être, de qui, par qui et pour qui toutes choses existent". « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle » (Jean 1. 1-2). Dieu seul se suffit à Lui-même, tandis que tout le reste n’est pas autosuffisant, ni auto-existant. Dieu est incréé, mais tout le reste est créé ; Dieu seul n’a besoin de rien, mais tout le reste a besoin de Dieu. Dieu manifeste son Amour envers la création en prenant soin d’elle sans avoir besoin d’elle ; tandis que la création manifeste son Amour envers son Créateur en dépendant de Lui, et en se soumettant à Lui. Ce rapport entre Dieu et la création est affirmé avec force dans la Bible : "Qui a connu la pensée du Seigneur, Ou qui a été son conseiller ? Qui lui a donné le premier, pour qu'il ait à recevoir en retour ? C'est de Lui, par Lui, et pour Lui que sont toutes choses. A Lui la Gloire dans tous les siècles ! Amen ! (Romains 11. 34-36).
Ces versets affirment premièrement l’aséité de Dieu : c'est à dire que Dieu ne dépend de rien et il ne doit rien, pourtant Dieu donne tout. Ensuite l’Écriture déclare la dépendance de toutes choses envers Dieu : « de lui, par lui et pour lui… ». Dieu est la source de tout ce qui existe, il est l’agent par qui tout fonctionne et il est la raison pour laquelle tout ce qui existe, existe. Conséquemment, tout Lui doit Gloire et adoration pour toujours.
Après avoir affirmé que Dieu est la seule source de tout être, nous proclamons que « Dieu possède une souveraineté absolue sur toutes les créatures, pour accomplir par elles, pour elles, et sur elles tout ce qu’Il lui plaît ». Nous y voyons l’indépendance de Dieu, la dépendance des créatures et la Souveraineté absolue de Dieu sur tout ce qui existe. Ce troisième élément (la Souveraineté de Dieu), et ce qui s’ensuit entre directement en conflit avec les prétentions de l’être humain à être le seul propriétaire de sa vie. La domination que Dieu exerce sur sa création n’est pas quelque chose qui Lui est donné, ni même quelque chose qu’Il prend ; mais elle vient directement et nécessairement de l’indépendance de Dieu et de la dépendance de tout le reste. Elle est l’état inéluctable du Dieu indépendant en relation avec une création dépendante. L’être humain a beau avoir des prétentions d’indépendance et il a beau clamer son autonomie, mais il se trompe lui-même : car il doit tout à Dieu et Dieu a tous les droits sur lui.
Souvenons-nous du roi Nebucadnetsar et à l’expérience dramatique qu’il a vécue entre les mains du Dieu Tout-Puissant pour prouver bibliquement cette affirmation : « On te chassera du milieu des hommes, tu auras ta demeure avec les bêtes des champs, et l’on te donnera comme aux bœufs de l’herbe à manger ; tu seras trempé de la rosée du ciel, et sept temps passeront sur toi, jusqu’à ce que tu saches que le Très-Haut domine sur le règne des hommes et qu’il le donne à qui il lui plaît… Après le temps marqué, moi, Nebucadnetsar, je levai les yeux vers le ciel, et la raison me revint. J’ai béni le Très-Haut, j’ai loué et glorifié celui qui vit éternellement, celui dont la domination est une domination éternelle, et dont le règne subsiste de génération en génération. Tous les habitants de la terre ne sont à ses yeux que néant : il agit comme il lui plaît avec l’armée des cieux et avec les habitants de la terre, et il n’y a personne qui résiste à sa main et qui lui dise : Que fais-tu ? (Daniel 4. 32-35).
L’aséité de Dieu implique nécessairement sa Souveraineté. Autrement dit, puisque Dieu ne doit rien à personne, Il a tous les droits sur tout ce qui existe. Si Dieu n’avait pas tous les droits pour faire tout ce qu’Il veut avec sa création, c’est qu’Il serait débiteur. « De qui suis-je le débiteur ? Je le paierai. Sous le ciel tout m’appartient » (Job 41. 2), déclare le Seigneur, l’Éternel. « Dans tous ses desseins, dans toutes ses œuvres, dans tous ses commandements, Dieu est très saint ». Ce que Dieu fait et ce qu’il exige de nous peut parfois nous faire mal, cependant il ne fait, ni n’exige le mal, puisqu’Il est Saint (voir Jacques 1. 13 ; 1 Jean 1. 5).
« Les anges et les êtres humains sont tenus de rendre à Dieu l’adoration et le culte qu’ils Lui doivent, et tout ce qui plaît à Dieu d’exiger d’eux ». Les êtres humains et les anges ne sont pas uniquement dans un statut ontologique de soumission alors que Dieu exerce sa souveraineté sur eux, mais ils doivent volontairement le servir et l’adorer. Autrement dit, qu’ils le veuillent ou non, qu’ils le réalisent ou non, les êtres humains dépendent de Dieu. Cependant l’adoration et l’obéissance ne sont pas un statut, mais un acte de la volonté que les êtres humains et les anges doivent nécessairement à Dieu. L’adoration et l’obéissance lui sont dues à cause de la distinction Créateur et créature selon l’enseignement des Saintes Écritures : « Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire et l’honneur et la puissance; car tu as créé toutes choses, et c’est par ta volonté qu’elles existent et qu’elles ont été créées » (Apocalypse 4. 11).
En donnant gloire à Dieu, les créatures ne Lui ajoutent rien, mais ils reconnaissent et confessent son Être Majestueux et Glorieux. Refuser d'adorer Dieu, de Le servir et de L’aimer, c’est se détruire soi-même et se ruiner loin de la Beauté et de la Gloire éternelle de Dieu. La rébellion envers Dieu est la mère de tous les péchés et de tous les maux.
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