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L'être humain peut-il résister à l’appel de Dieu ?
L’être humain pécheur ne peut que résister à l’appel de Dieu, car il est mort spirituellement jusqu’à ce qu’il soit régénéré et être irrésistiblement attiré à Dieu (Voir Jean 5. 25).
Précisons qu’il n’est pas question de n’importe quel appel de Dieu en vue d’un service quelconque, mais il est question ici de l’appel au Salut. Nous reviendrons sur la distinction entre l’appel général et l’appel efficace qui nous permettra d’apporter d’importantes précisions.
Voici ce que nous appelons parfois la grâce irrésistible de Dieu :
Cet appel efficace procède de la seule Grâce de Dieu, libre et spéciale ; et non en rien de quelque chose qui aurait été vu à l’avance en l’être humain, ni d’un pouvoir ou d’une opération quelconques en la créature coopérant avec sa grâce spéciale. L’être humain est donc entièrement passif, puisqu’il est mort dans ses péchés et dans ses transgressions, jusqu’à ce qu’il soit vivifié et renouvelé par le Saint-Esprit. Il est alors rendu capable de répondre à cet appel et d’accueillir la grâce qui y est offerte et communiquée. Et cela, par une puissance non moins grande que celle qui a ressuscité Jésus d’entre les morts.
L’arminianisme explique la prédestination au salut par la prescience divine. Autrement dit, les élus sont ceux que Dieu a choisis d’avance, parce qu’il a vu d’avance qu’ils accepteraient sa grâce lorsqu’elle leur serait offerte. La confession de foi rejette ce point de vue en affirmant que la conversion procède exclusivement de la libre grâce de Dieu « et en rien de quelque chose qui aurait été vu à l’avance en l’homme ».
Pourtant, la Parole de Dieu ne dit-elle pas que nous avons été « élus selon la prescience de Dieu le Père » ? (1 Pierre 1. 2). Le mot prescience ne signifie pas simplement savoir d’avance, mais connaître et aimer d’avance. L’idée n’est pas que Dieu a su d’avance qui allait croire, mais plutôt qu’il fut d’avance en communion avec ceux qui allaient croire. Dieu n’a pas prédestiné ce qu’il a su d’avance, mais il a aimé ceux qu’il a choisis d’avance puisque « le Seigneur connaît ceux qui lui appartiennent » (2 Timothée 2. 19). Connaître, dans les Saintes Écritures, ne se réduit pas à savoir, mais signifie aimer, ou encore, être en communion (Voir Genèse 4. 1 ; 1 Corinthiens 8. 3 ; Galates 4. 9 ; 1 Jean 3. 1).
Une des raisons pour laquelle l’élection au salut est inconditionnelle est l’incapacité de l’être humain déchu pour se convertir. Avant d’être régénéré pour pouvoir répondre à l’appel de Dieu, « l’être humain est entièrement passif, puisqu’il est mort dans ses péchés et dans ses transgressions ». Qu’est-ce qu’un inconverti ? Un inconverti est quelqu’un qui retient coupablement la vérité captive (voir Romains 1. 18), qui ne peut rien recevoir du Saint Esprit de Dieu puisqu’il considère l’Évangile comme une folie repoussante (1 Corinthiens 1. 18 et 23, 1 Corinthiens 2. 14 ; 2 Corinthiens 2. 16). Il est incapable d’obéir à Dieu et de croire en Lui (Romains 8. 7), car il n’a pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvé (2 Thessaloniciens 2. 10). Comment un tel homme, qui d’après le verdict des Écritures est mort dans son péché (Éphésiens 2. 1), pourrait-il se convertir ou même se préparer à la conversion ?
La condition de l’être humain est telle qu’il ne peut que résister à l’appel de Dieu à moins d’être efficacement appelé. La distinction entre l’appel général (externe), et l’appel efficace (interne), nous permet d’expliquer comment d’un côté, il est possible de résister au Saint-Esprit (voir Actes 7. 51 ; Matthieu 23. 37), et comment de l’autre côté, cela est impossible (Jean 3. 8 et 6. 37). La régénération est comparée à une naissance irrésistible. La naissance n’est pas un acte de la volonté de celui qui est engendré, de même que celle de la Nouvelle Naissance (voir Jean 1. 12-13, Jean 3. 6). La confession rappelle que la régénération est non seulement une naissance, mais une résurrection (Ézéchiel 37. 12-14 ; Jean 5. 25 ; Éphésiens 2. 5-6) puisqu’elle s’opère « par une puissance non moins grande que celle qui a ressuscité Jésus d’entre les morts » auprès de gens qui étaient morts.
Est-ce que tous ceux que Dieu appelle viennent à Lui ? Si nous parlons de l’appel externe, la réponse est non, puisque Jésus dit : « il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus » (Matthieu 22. 14). Beaucoup de ceux qui sont appelés par Dieu ne viennent pas à Lui. Cependant, il y a d’autres passages où les appelés ne peuvent pas être définis simplement comme étant ceux qui entendent l’Évangile, mais sont nécessairement ceux qui ont été efficacement appelés par Dieu, et irrésistiblement régénérés par Lui. Autrement dit, dans ces passages suivants, appelés est synonyme de sauvés (Lire Romains 1. 6, Romains 8. 28 et 30 ; 1 Corinthiens 1. 23-24 ; Jude 1. 1). La seule façon d’expliquer ces deux sortes d’appelés est la distinction entre les deux sortes d’appels : résistible et irrésistible.
Il est important de préciser que l’appel efficace produit une réponse libre et volontaire chez l’être humain. L’irrésistibilité de la grâce ne signifie pas le fait de contraindre la grâce ; la grâce irrésistible n’est pas contraignante, mais elle est vivifiante. Tout comme l’être vivant ne peut s’empêcher de respirer, de penser et de vivre, l’homme spirituel ne peut non plus s’empêcher de venir au Christ et d’avoir la vie éternelle. Il ne le fait pas contre sa volonté cependant, il le fait parce qu’il le veut et ne peut s’empêcher de le vouloir, Dieu ayant créé en lui ce vouloir nouveau (Philippiens 2. 13).
« C’est cependant très librement qu’ils viennent à Dieu, Dieu produisant leur vouloir par sa grâce ». Dans la première phase de l’appel efficace, « l’être humain est entièrement passif », puisqu’il s’agit de la vivification opérée par le Saint-Esprit. Cette régénération précède la deuxième phase dans laquelle l’être humain est actif, et où il est « rendu capable de répondre à cet appel, et d’accueillir la grâce qui y est offerte et communiquée ». Il est donc vrai que seuls ceux qui acceptent le Seigneur Jésus en répondant à son appel sont sauvés (Jean 3. 36), mais nul ne peut faire une telle chose à moins d’être efficacement appelé par le Père (Jean 6. 44 et 65), et nul ne peut résister à un tel appel (Jean 6. 37-39).
Nous avons tout pleinement en Jésus-Christ
Introduction :
« Veillez à ce que personne ne vous prenne au piège de la recherche d'une « sagesse » qui n'est que tromperie et illusion, qui se fonde sur des traditions tout humaines, sur les principes élémentaires qui régissent la vie dans ce monde, mais non sur le Christ. Car c'est en lui, c'est dans son corps, qu'habite toute la plénitude de ce qui est en Dieu. Et par votre union avec lui, vous êtes pleinement comblés, car il est le chef de toute Autorité et de toute Puissance » (Colossiens 2. 8-10, version Semeur).
Pour tous ceux qui se sont engagés avec Jésus-Christ, ce texte est extraordinaire. Il nous encourage à entrer dans le domaine de la foi : « Vous avez tout pleinement en Lui ».
Il y a dans ce monde toutes sortes de propositions de foi dans des doctrines diverses. Mais la Parole de Dieu nous révèle qu'il n'y a qu'un seul Sauveur, c'est Jésus ; il n'y a qu'un seul chemin pour aller à Dieu, c'est Jésus. « Il est le chemin, la vérité, la vie » ; il n'y a qu'un seul Avocat qui plaide notre cause devant Dieu le Père qui veut notre salut, c'est Jésus (voir 1 Jean 1. 9).
Celui qui croit véritablement en Jésus est enfant de Dieu et est déjà sauvé, il a la paix, il a une destinée extraordinaire, il reprend courage, il ne désespère pas.
1) Un salut parfait :
Jésus a volontairement sacrifié sa vie pour que nous soyons sauvés. Le sang de Jésus qui a coulé sur la croix, nous lave et nous purifie de tout péché. Il efface toutes nos transgressions (voir 1 Jean 1. 7, version Semeur), Christ a donné sa vie, a donné son sang pour que nous soyons pardonnés.
Nous ne pouvons pas nous souvenir de la multitude des péchés que nous avons commis avant de Le connaître, mais même si notre mémoire nous rappelle nos faiblesses, nos erreurs et nos manquements. Jésus a vu notre demande de pardon sincère et Il nous a tout pardonné. C'est donc en Jésus que nous avons ce pardon complet et gratuit.
Ce qui est important de dire, c'est que Jésus n'a pas aboli la Loi, mais Il l'a accomplie ; c'est-à-dire qu'Il a obéi à tous les commandements de Dieu. Il est dit qu'à la croix, Jésus a effacé toutes les ordonnances de la Loi qui nous condamnaient : « Car Dieu a annulé l'acte qui établissait nos manquements à l'égard des commandements. Oui, il l'a effacé, le clouant sur la croix. » (Colossiens 2. 14, version Semeur)
Il arrive que des chrétiens vivent toujours sous la servitude de la Loi. Ils ne savent pas comment s'approcher sans crainte de Dieu, avec confiance. La Bible est formelle, Jésus en mourant sur la croix a effacé tous les actes qui nous condamnaient. Il n'y a plus de condamnation ! Cette parole est plus forte que notre doute. Laissons la Parole de Dieu dominer en nous. C'est un fait réel : Jésus-Christ a été crucifié pour nous.
« Maintenant donc, il n'y a plus de condamnation pour ceux qui sont unis à Jésus-Christ. » (Romains 8. 1, version Semeur).
Jésus a porté tous nos péchés, Il a effacé tous nos péchés, Il a enlevé toute la condamnation que la Loi avait jugée ; et maintenant, Il nous dit : Croyez !
Avant de mourir sur la croix, Jésus a dit : « Tout est accompli. Il pencha la tête et rendit l'esprit » (Jean 19. 30, version Semeur).
La Parole de Dieu dit : « Voilà pourquoi Jésus est en mesure de sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui, puisqu'il est toujours vivant pour intercéder en leur faveur auprès de Dieu » (Hébreux 7. 25, version Semeur). Oui, Dieu peut sauver parfaitement tous ceux qui s'approchent de lui !
En Jésus, nous avons tout pleinement, un salut parfait, rien à ajouter, rien à mériter, c'est par grâce. À nous de le croire ! « Celui qui place sa confiance dans le Fils possède la vie éternelle. Celui qui ne met pas sa confiance dans le Fils ne connaît pas la vie ; il reste sous le coup de la colère de Dieu » (Jean 3. 36, version Semeur).
Jésus peut sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par Lui.
2) Jésus a tous les pouvoirs.
Où est Jésus maintenant ? La Bible nous révèle qu'Il est ressuscité. Par son Ascension, Il s'est assis à la Droite de Dieu. Jésus, notre Sauveur est éternellement vivant ! « Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui, et pour toujours. » (Hébreux 13. 8, version Semeur).
La Parole de Dieu dit clairement que maintenant, Jésus a tous les pouvoirs dans le ciel et sur la terre, cette terre où nous vivons actuellement : Lire Éphésiens 1. 19-22.
Ne cherchons pas ailleurs, ne soyons pas inquiets. D'ailleurs la Parole de Dieu nous adresse cette belle invitation : « Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins. » (Hébreux 4. 16).
Nous pouvons nous approcher de Dieu en toute assurance,
- D'une part : Pour obtenir miséricorde, parce que, parfois nous salissons nos pieds en marchant sur la terre, il faut savoir demander pardon ; parfois nous pouvons rater un virage et le Seigneur est celui qui donne miséricorde à ceux qui s'approchent de Lui par la foi. Et là il y a le recouvrement de la paix, de la tranquillité ; le Seigneur ne fait pas de photocopies d'accusation de ce que nous avons fait dans le passé. Une fois la faute avouée, une fois la faute délaissée, Il l'a pardonnée volontairement, il l'a éloignée de sa face comme l'Orient est éloigné de l'Occident.
- Et d'autre part : Pour être secouru aussi dans tous nos besoins. En Christ nous avons la liberté de nous approcher de Dieu par la foi. Oui avec confiance, approchons-nous de Lui et Il s'approchera de nous.
3) Plus de soucis :
Dans Matthieu 6. 25-34 et Philippiens 4. 6, il est clairement écrit « ne vous inquiétez de rien ».
Jésus a dit de ne pas s'inquiéter du lendemain, que cela n'avançait en rien, que nous ne pouvons pas ajouter à notre vie la longueur d'une coudée. Personne ne peut rien changer par son inquiétude.
Nous devons nous approcher de Lui par la prière, par la supplication, par les actions de grâces. Demandons ! Demandons sans nous lasser, avec persévérance à Jésus, Celui qui peut tout faire parce qu'Il est grand, parce qu'Il est éternel, parce qu'Il est Puissant.
Les inquiétudes rongent et taraudent notre pensée, notre cœur, mais le Seigneur Jésus dit que pour chaque inquiétude qui arrive, nous pouvons nous approcher de Lui avec confiance et si nous demandons au Père au Nom de Jésus, Il enlève les inquiétudes, et nous donne à la place la paix qui dépasse toute intelligence.
C'est glorifier le Seigneur Jésus que de lui faire confiance et de croire qu'en Lui nous avons tout pleinement. Au contraire, s'inquiéter c'est attrister le Seigneur, car sans la foi, on ne lui est pas agréable. « Or, sans la foi, il est impossible de lui être agréable. Car celui qui s'approche de Dieu doit croire qu'il existe et qu'il récompense ceux qui le cherchent » (Hébreux 11. 6, version Semeur).
La doctrine de la Trinité
La doctrine de la Trinité est essentielle à la foi chrétienne. Nous pouvons tirer de riches leçons spirituelles en regardant de plus près comment le Dieu trinitaire vit et agit. Nous avons beaucoup à apprendre de la Trinité. Il n’y a qu’un seul Dieu vivant et vrai : le Dieu en trois Personnes : Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit.
Le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont des Personnes distinctes et chacune d’elles est Dieu. Oui, ils ne sont pas trois dieux, mais le Dieu en trois personnes, généralement appelé la Trinité. La Bible enseigne clairement que Dieu est en trois personnes, alors, nous le croyons, même si nous ne pouvons pas le comprendre complètement.
La Bible parle des trois membres de la Trinité depuis le début de la Genèse jusqu’à la fin de l’Apocalypse. Jésus a clairement enseigné à propos des trois Personnes de la trinité dans Jean 15 et 16. « Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera. Tout ce que le Père a est à moi ; c’est pourquoi j’ai dit qu’il prend de ce qui est à moi, et qu’il vous l’annoncera. Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus ; et puis encore un peu de temps, et vous me verrez, parce que je vais au Père » (Jean 16. 13-16).
Nos esprits ne peuvent pas complètement comprendre comment un seul Dieu peut être en trois personnes, car la Trinité a une unité beaucoup plus grande que toute unité que les êtres humains peuvent avoir. Bien que Dieu soit trinitaire, il est Un, en parfaite unité de but et d’amour.
Si nous étudions ce que la Bible enseigne à propos de chaque membre de la Trinité, cela nous aidera à comprendre cette vérité plus clairement.
Dieu le Père est notre Créateur. Il est le Créateur de l’Univers et le donneur de toute vie.
Dieu le Fils (Jésus-Christ) est notre Sauveur. Il s'est fait Homme pour révéler Dieu au monde. Il a payé le prix exigé par la Justice de Dieu pour notre péché et Il donne la Vie Éternelle à quiconque Le reçoit.
Dieu le Saint-Esprit est notre Aide, notre Assistant et notre Avocat. Il est toujours avec nous parce qu’Il est dans chaque personne qui a reçu Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur. Il nous aide à recevoir le pardon de Dieu et à Lui obéir dans nos vies quotidiennes.
Chaque membre de la Trinité travaille dans le monde et dans nos vies.
Bien que Dieu le Père soit notre Créateur, la Bible enseigne que Jésus et le Saint-Esprit ont également joué un rôle dans la création.
Jésus, le Fils de Dieu, est notre Seigneur et Sauveur, mais le Père et le Saint-Esprit sont également impliqués dans l’œuvre du salut.
Le Père et le Fils travaillent dans nos vies pour nous aider, comme le fait le Saint-Esprit.
Chaque membre de la Trinité est une personne individuelle, mais ils pensent et agissent ensemble et ne peuvent être séparés.
La Personne et l'Oeuvre de Jésus-Christ
La Personne et l'œuvre de Jésus-Christ forment un vaste et merveilleux thème qui mérite notre attention la plus soutenue. Il est des plus excellents dans sa Personne, étant Dieu et Homme tout à la fois, et son œuvre est absolument nécessaire pour l’accomplissement parfait du Salut de notre âme coupable.
Jésus-Christ, le Médiateur
La Personne merveilleuse du Médiateur est un effet de sa Sagesse infinie et de sa Grâce sans limite. L'union de ses natures divine et humaine est d’une importance énorme pour notre espérance d’un bonheur éternel.
Par l'union de ces deux natures, Christ est en mesure d'accomplir son œuvre de médiation entre Dieu et l’être humain. Si Jésus n'avait pas vraiment été Homme, il n'aurait pas pu obéir parfaitement à la sainte loi de Dieu, ni souffrir la pénalité encourue par la transgression de cette loi. Or, les deux sont essentiels pour le Salut des êtres humains pécheurs.
Jésus-Christ a revêtu notre humanité
Bien entendu, Jésus-Christ devait revêtir notre humanité plutôt que la nature des anges. La loi avait été donnée à l'être humain, le plaçant sous une obligation d’obéissance pour obtenir la vie. Puisque l’être humain a transgressé la loi, il se trouve désormais sous sa malédiction et doit souffrir la misère éternelle. C'est pourquoi, il était nécessaire que Christ se fasse Lui-même un Homme.
Si Dieu avait voulu sauver les anges déchus, Christ aurait dû prendre la nature angélique. Mais c’est l’être humain que Jésus a décidé de racheter. Il était donc nécessaire que cette rédemption s’accomplisse dans la nature même de l’homme : « Comme par la désobéissance d’un seul homme beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul beaucoup seront rendus justes » (Romains 5. 19).
Jésus-Christ s'est fait Homme
Il était nécessaire aussi que la nature humaine de Christ, dans laquelle Il accomplit la délivrance, provienne de nos premiers parents, Adam et Eve. Il n'aurait pas été approprié pour son corps de sortir du néant, ou d’être tiré de la poussière de la terre. Sinon, il n’y aurait pas eu une union si étroite entre lui et nous, de sorte que son accomplissement pour le salut soit le fondement de notre espérance.
Pour être Rédempteur, le Fils de Dieu devait devenir le « proche parent » car c’est ainsi qu’il détient le droit de rachat (voir Lévitique 25. 48-49 ; Ruth 2. 20 ; 3. 9).
La première promesse divine annonçait que la postérité de la femme écraserait la tête du serpent (voir Genèse 3. 15).
Christ nous introduit dans sa Famille. « Celui qui sanctifie, et ceux qui sont sanctifiés, sont tous issus d’un seul. C’est pourquoi, il n’a pas honte de les appeler frères » (Hébreux 2. 11). Quelle condescendance époustouflante ! Le Fils du Très-Haut devient l'enfant d’une vierge !
Le Dieu de la création devient la postérité de celle qui a pris le fruit défendu ! Celui-là même que les anges adorent a endossé notre nature ruinée, afin d’obéir et de mourir pour obtenir notre délivrance !
Quels mots peuvent exprimer, ou quel cœur concevoir la profondeur d’une telle condescendance, et les richesses de grâce révélées dans un tel plan de Salut.
Jésus-Christ était indemne de tout péché
En outre, il était essentiel que la nature humaine du Sauveur Jésus soit indemne de la souillure morale. Jésus le Souverain Sacrificateur devait être « saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs » de sorte à expier les péchés et racheter les âmes (voir Hébreux 7. 26).
Si l'humanité de Christ avait connu la pollution du péché dans le plus petit degré, cela l'aurait immédiatement disqualifié pour accomplir la moindre expiation. Celui qui est lui-même dans un état de péché ne peut pas satisfaire la Justice de Dieu pour autrui, car il a déjà perdu son âme par un seul péché…
Bien que né de la femme, Jésus était complètement libre de cette dépravation intérieure qui est le lot de tous les êtres humains. La pureté parfaite de l'humanité de Jésus le Médiateur est essentielle pour le salut des êtres humains qui croient ; et les saintes Écritures l’affirment fréquemment avec force. La Sainteté et la Justice du cœur de Jésus et de sa vie s’y manifestent dans les couleurs les plus vives.
Des promesses de Dieu
"Abraham fut fortifié dans la foi, donnant gloire à Dieu, dans l'entière conviction que ce que Dieu a promis, il est puissant aussi pour l'accomplir" (Romains 4. 20, 21).
"Celui qui a promis est fidèle" (Hébreux 10. 23).
"Dieu Lui-même a dit : “Je ne te laisserai pas et je ne t'abandonnerai pas” (Hébreux 13. 5).
Pour celui qui cherche la paix intérieure : Jésus dit : “Quiconque demande reçoit ; et celui qui cherche, trouve ; et à celui qui frappe, il sera ouvert” (Luc 11. 10).
Pour celui qui a des problèmes : La Parole de Dieu dit : “Ne vous inquiétez de rien, mais, en toutes choses, faites connaître à Dieu par des prières et des supplications avec des actions de grâces ; et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ” (Philippiens 4. 6-7).
Pour celui qui est malade : La Parole de Dieu dit : “Nous savons que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein” (Romains 8. 28).
Pour celui qui cherche sa voie avec prière : L’Éternel Dieu dit : “Je t'instruirai, et je t'enseignerai le chemin où tu dois marcher ; je te conseillerai, ayant mon œil sur toi” (Psaume 32. 8).
À celui qui est placé devant la mort, Jésus dit : “Moi, je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra” (Jean 11. 25-26).
Pour celui qui se sent en danger : La Parole de Dieu dit : “L'Éternel gardera ton départ et ton arrivée, dès maintenant et à jamais” (Psaume 121. 8).
Pour celui qui se sait coupable : La Parole de Dieu dit : “Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité” (1 Jean 1. 9).
Pour tous : Jésus dit : “Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos ” (Matthieu 11. 28).
Le prix payé par Jésus pour sauver l'humanité
Satan a réussi à provoquer la chute de l'être humain, et depuis cette époque, il est à l'œuvre pour effacer l'image de Dieu, (Genèse 1. 27), dans l'être humain, et pour imprimer sa propre image dans le cœur humain... Mais le Fils Unique de Dieu a assisté à cette scène, et Il a compris la souffrance et la misère humaine. Il s'est rendu compte du plan suivi par Satan pour effacer de notre âme toute trace de ressemblance avec Dieu. Le Fils de Dieu a vu aussi de quelle façon Satan son adversaire a conduit l'être humain vers l'intempérance pour détruire les forces morales que le Seigneur Dieu lui avait offertes.
Par ces forces qui représentaient le don le plus précieux et le plus inestimable, l'être humain, par son indulgence à l'égard de ses désirs, a anéanti en lui l'image de Dieu, et le temple de Dieu a été réduit en ruine. Le sens, les nerfs, les passions, les organes humains furent amené par le moyen des forces du mal à satisfaire les désirs les plus vils et les plus abjects.
Tel était le spectacle aux yeux du Saint Rédempteur de l'Univers. Quelle horrible vision s'opposait à son regard si pur ! Un insondable mystère réside dans l'immense condescendance de Dieu. On ne peut ni mesurer la grandeur du plan du salut, ni la sagesse de son Auteur. Ce dessein pouvait seulement réussir par le Christ devenu Homme, et subissant pour nous la colère provoquée par le péché qui avait été commis par la transgression de la loi. A travers ce plan, le Dieu redoutable peut être juste tout en justifiant ceux qui croient en Jésus et qui le reçoivent comme Seigneur et Sauveur personnels.
« C'est la rédemption qui sauve les êtres humains de la ruine éternelle ».
Dieu a tellement aimé le monde, qu'il s'est donné lui-même au monde en Christ, pour porter la peine de la transgression de l'humanité (Jean 3. 16 ; 2 Corinthiens 5. 19, 21). Personne n'a souffert comme Dieu seul pouvait souffrir avec son Fils Jésus « Dieu a souffert avec son fils », afin de sauver l'humanité et de la réconcilier avec lui. (1 Jean 4. 10).
La croix et la Rédemption :
La rédemption « salut du genre humain » consiste tout d'abord à arracher l'être humain de la mort éternelle à cause de sa position en Adam. Ainsi l'humanité tout entière était condamnée sans espérance. Dieu envoya, Jésus Christ né sous la loi, en tant que second Adam représentant de la race humaine incorporée en lui (1 Corinthiens 15. 22). Comment expliquez cela ? Donc, Dieu s'est fait Homme en son Fils Jésus (Galates 4. 4).
Jésus Christ, qui est Saint, a dû prendre collectivement la nature de la race humaine déchue qui fut clouée sur la croix pour toujours.
A l'incarnation, Jésus Christ s'est dépouillé de ses prérogatives divines (Philippiens 2. 6-7). Et Dieu lui donna un corps humain sans aucune racine du péché (Hébreux 10. 5).
De plus, Jésus accepta de dépendre de Dieu durant toute sa vie (Jean 5. 30 ; Jean 6. 38). Dieu son Père Lui donna tout ce dont Il avait besoin pour son existence, mais lorsque le moment de la passion arriva, Jésus sentit un trouble l'envahir. Le péché mettait donc une séparation entre Dieu et l'être humain. Et JÉSUS en devenant donc malédiction se retrouve séparé de Dieu sur la croix (Galates 3. 13). Voyant ce moment terrible s'approcher, la frayeur s'empara de Lui ((Marc 14. 33 ; Habacuc 1. 13).
Cela créa une angoisse qui saisit Jésus au point qu'il transpira des grumeaux de sang (Luc 22. 42-44).
Mais il fallait que Jésus aille jusqu'au bout en expiant nos péchés. Jésus sentait que sa vie s'en allait et qu'il allait se séparer de son Père. Cette séparation totale avec Dieu « qui équivaut à la seconde mort », et ce sentiment dévastateur va être ressenti par Jésus dans toute son horreur. C'est la seconde mort. Mais JÉSUS avait abandonné entre les mains de Dieu son Père, sa propre vie divine. Ainsi la race humaine fut condamnée en Jésus et va mourir en Lui sur la croix. Ainsi, la justice de la loi a été satisfaite en Jésus pour quiconque croit.
Mais toutefois JÉSUS n'avait pas péché, et Dieu son Père va le ressusciter trois jours plus tard. En conséquence, JÉSUS arrache de la mort éternelle tous les êtres humains qui croient véritablement en Lui (Hébreux 5. 7 ; Éphésiens 2. 6).
Voici comment cette réconciliation a été faite, JÉSUS en mourant sur la croix, tous les êtres humains moururent en Lui (2 Corinthiens 5. 14), de sorte que du fait que Jésus soit ressuscité, quiconque croit en Jésus soit également ressuscité.
En créant une nouvelle race, JÉSUS nous garantit un corps incorruptible que nous aurons lors de son Retour (1 Corinthiens 15. 53).
Cette nouvelle nature permet à Dieu de résider dans l'être humain, et c'est cela la réconciliation.
Le Prix de notre Réconciliation et de notre Rédemption : Un Exil volontaire
"JÉSUS existant en forme de Dieu.... s'est dépouillé..." (Hébreux 2. 14, 17), et "...il s'est humilié se rendant obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à de la croix" (Philippiens 2. 5-8).
Pour comprendre l'importance du Salut, il est indispensable de se rendre contre du prix auquel il nous a été acquis. Parce qu'ils ont une faible idée des souffrances du Christ, beaucoup de personnes ont peu d'estime de la grande œuvre de la Grâce de Dieu.
Le glorieux plan du salut a été exécuté par l'Amour infini de Dieu le Père. Ce plan est la manifestation merveilleuse de l’Amour de Dieu pour l'humanité déchue ((Jean 3. 16).
"Le Sauveur était le reflet de la gloire de Dieu le Père et l'empreinte de sa Personne" (Hébreux 1. 1-3). Il possédait la majesté divine et la perfection. Il était égal à Dieu. Dieu a voulu que toute plénitude habitat en lui (Colossiens 1. 19). « Le Christ consenti à mourir pour le pécheur afin que, par sa vie d'obéissance, l'être humain qui croit puisse échapper au châtiment mérité par le transgresseur de la loi de Dieu. "Il était un avec Dieu dans le sein du Père" (Jean 1. 18).
Mais Jésus n'a pas désiré être égal à Dieu alors que l'être humain était perdu dans le péché et dans la misère. Il descendit de son Trône, quitta son cep royal et couronne, et revêtit l'humanité par-dessus de sa divinité. Jésus s'humilia jusqu'à la mort sur la croix pour que l'être humain qui croit véritablement en Lui ait l'honneur de siéger avec Lui sur son Trône. Nous avons en Jésus une offrande parfaite, un sacrifice infini, un puisant Sauveur capable de sauver jusqu'au bout tous ceux qui s'approchent de Dieu par Lui. (Hébreux 5. 16 ; 10. 19-22).
Notre Père céleste a accompli un sacrifice infini en livrant son Fils à la mort pour l'être humain déchu. Le prix infini et inestimable payé par Jésus pour notre rédemption devrait nous aider à avoir des perspectives sublimes sur ce que nous pouvons devenir par le Christ. AMEN !!!
Dieu n'est plus en colère contre nous ses enfants
« Autrefois, vous étiez spirituellement morts à cause de vos fautes et parce que vous étiez des incirconcis, des païens. Mais maintenant, Dieu vous a fait revivre avec le Christ. Il nous a pardonné toutes nos fautes » (Colossiens 2. 13, Français courant). Jésus a déjà subi pour nous la punition de nos péchés : c’est fini !
Oui, nous étions autrefois coupables, mais Jésus a payé le prix pour nous. Il a payé pour nos péchés du passé lorsque nous ne Le connaissions pas, mais Il a payé aussi pour nos péchés d’aujourd’hui et même pour ceux à venir !
« Maintenant, il n'y a plus de condamnation pour ceux qui sont unis à Jésus Christ » (Romains 8. 1).
Tout ce que nous avons à faire pour recevoir le pardon de Dieu, c’est de demander pardon ! Dieu ne veut pas que nous passions des journées entières à nous lamenter sur nos péchés qu'il nous arrive de commettre. Oui, nous faisons des bêtises parfois et nous péchons, mais cependant, Dieu nous aime et nous pardonne TOUT. Cela ne veut pas dire que nous allons faire n’importe quoi, puis Dieu va passer par-dessus. Non, mais le Seigneur Dieu sait que nous ne sommes que des êtres humains ; et malgré que nous ayons envie de bien faire, souvent nous allons mal faire, Jésus le comprend.
Jésus a déjà payé le prix, nous n’avons plus à nous sentir coupable. La condamnation, ce sont toutes ces pensées qui viennent dans notre tête et qui nous disent « Tu vois comment tu es ! », « Tu vaux rien ! », « Tu es la pire de toutes les chrétiens ! », « Tu es misérable ! ». Dieu nous dit que plus personne n’a le droit de nous condamner, de nous culpabiliser à cause de nos erreurs. Le seul juge, c’est Dieu. Et si Dieu a décidé que nous sommes déjà pardonnés, alors il n’y a plus de discussion possible. Ne laissons personne, ni les gens, ni le diable, et surtout pas notre propre tête nous accuser et nous rabaisser.
Non seulement Dieu nous pardonne, mais Il oublie :
« Pourtant, c’est moi, oui c’est moi qui pardonne tes fautes, parce que je le veux bien. Et je ne m’en souviendrai plus » (Ésaïe 43. 25, Parole de vie).
Une citation célèbre dit : « Pardonner, mais ne jamais oublier ». Ce n’est pas la définition que Dieu donne au pardon dans la Bible. Pardonner implique d’oublier ! Souvent, nous pardonnons une personne, nous continuons à parler avec elle, à rire avec elle, mais au fond, nous nous souvenons encore de tout ce qu’elle nous a fait. Et si elle nous blesse encore une fois, nous disons : « Déjà, il m’a fait ça l’année dernière ! Là c’est trop ! C’est fini ! »
Dieu ne pense pas comme ça. Il pardonne et Il oublie instantanément. Dieu ne tient pas un cahier avec la liste de tous nos péchés, se disant : "je te pardonne d’accord mais je m’en souviens ! Alors gare à toi la prochaine fois que tu fais la même bêtise !"
Dieu n’est pas le "père fouettard" :
« Quand on aime, on n’a pas peur. L’amour parfait chasse la peur. En fait, on a peur quand on attend une punition. » (1 Jean 4. 18, Parole de vie).
Nous n’avons pas à avoir peur de Dieu qu’Il nous juge, ou qu'Il nous critique. Est-ce qu’un enfant de trois ans se lève le matin en se demandant si son père l’aime toujours alors qu’il a renversé son verre de jus sur la moquette hier ? C’est un enfant et par nature, les enfants font des bêtises à longueur de journée. Ce n’est pas pour autant que nous les abandonnons ! Alors, si nous êtres humains imparfaits pouvons aimer nos enfants malgré tout, à combien plus forte raison Dieu peut nous aimer ! Nous sommes Ses enfants et Il est notre Père. C’est un père d’amour, pas le "père fouettard". Son parfait Amour nous rassure, nous console et nous rapproche de Lui. Tout ce que Dieu veut, c’est que nous soyons plus proche de Lui chaque jour. Il ne s’inquiète pas concernant le péché, parce que premièrement Jésus a tout payé ; et deuxièmement, Il sait que plus nous sommes proches de Lui, moins le péché trouvera de place dans notre vie. Voilà pourquoi notre préoccupation principale ne doit pas être le péché, mais plutôt notre relation avec Dieu le Père.
« En effet, même si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur et il connaît tout » (Jean 3. 20). Dieu est si merveilleux qu’Il nous dit que même si notre cœur nous condamne, c’est-à-dire même si nous avons mal agis et en sommes conscients, Dieu est plus grand que notre culpabilité. Son Amour la dépasse et la couvre.
Dieu prend plaisir à notre vie :
« Va manger ton pain dans la joie et boire ton vin dans la gaieté, puisque Dieu prend déjà plaisir à ce que tu fais ! » (Ecclésiaste 9. 7). « Car le Seigneur trouve son bonheur dans son peuple » (Psaumes 149. 4, Français courant)
Comme tout parent, Dieu aime nous voir heureux et épanouis. Il ne fait pas de nous des bébés gâtés, mais Il veut nous mettre à l’aise. Dieu nous a donné une vie pour être joyeux et plein de ressources ! Dieu aime que nous soyons dans sa joie, Il aime nous voir heureux, et c'est pourquoi, Il prend plaisir à nous rendre heureux.
La valeur du sang de Jésus-Christ pour ses rachetés
Mais vous vous êtes approchés... de Jésus qui est le médiateur de la nouvelle alliance, et du sang de l'aspersion qui parle mieux que celui d'Abel. (Lire Hébreux 12. 22-24)
Ici, l'Épître aux Hébreux déclare que le sang de Jésus "parle" ; sa valeur divine et infinie s'exprime en termes précis devant le Père céleste, devant le diable, et aussi dans le cœur des rachetés. Nous trouvons dans ce mot "parle" l'écho de la réponse de Samuel : "Parle, Éternel, car ton serviteur écoute" (1 Samuel 3. 9). Avons-nous jamais demandé à notre Sauveur Jésus que Son sang parle à notre cœur ?
Notre position devant notre Père céleste dépend du sang de Son Fils qui nous a sanctifiés. Jour après jour, le sang de Jésus parle et dit au Père que justice est faite, que le péché est effacé et que personne ne peut plus condamner les enfants de Dieu. Il parle et dit que ce pécheur misérable, qui a reçu le parfait Salut en Jésus-Christ, est maintenant enfant de Dieu, fils et héritier de Celui qu'il a tellement offensé. Pour que ce sang soit répandu et qu'il y ait pardon des péchés, Dieu le Père a donné en sacrifice Son Fils Jésus-Christ, et Il nous donne toutes choses avec Lui (Romains 8. 32). Dieu n'épargne aucun bien à celui ou à celle en qui ce sang a accompli un tel changement. Oui, la voix du sang de Jésus-Christ existe réellement devant notre Père Céleste. Tel doit être le thème de nos prières et de nos louanges.
Devant Satan, ce sang parle aussi en termes précis, juridiques et infaillibles. Non seulement le sang dit à l'ennemi qu'il est vaincu, mais encore que nous sommes arrachés à son pouvoir. De captifs et prisonniers que nous étions, nous sommes libérés par la voix du sang précieux de Jésus-Christ qui a proclamé dans tout l'Enfer qu'il n'existe plus de condamnation pour nous qui sommes enfants de Dieu.
Satan essaye de nous troubler par la pensée de nos fautes ou de nos faiblesses. Il n'en a pas le droit aussi longtemps que le sang parle ! Faisons donc entendre la voix du sang de Jésus, dès que l'accusateur fait entendre sa voix. Nous lisons dans Apocalypse 12. 11 : "Ils l'ont vaincu à cause du sang de l'Agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n'ont pas aimé leur vie jusqu'à craindre la mort."
Voilà la protection journalière de notre corps, notre âme et notre esprit, à nous qui sommes citoyens du Ciel et qui affermissons notre vocation et notre élection. Invoquons la protection du sang précieux de Jésus-Christ : il ne cesse de parler en notre faveur !
Laissons le sang de Jésus nous parler et nous dire :
Nous avons de la valeur aux yeux de Dieu
Dieu le Père nous a trouvé très importants pour sacrifier son Fils Jésus-Christ :
« Dieu nous a rachetés très chers pour nous rendre libres » (1 Corinthiens 7. 23, version Parole de vie). Oui, nous avons été rachetés à un grand prix.
Le prix que nous mettons dans un achat dépend de la valeur que nous lui accordons. Dieu nous a trouvé tellement précieux, qu’Il a donné toute Sa fortune, Sa plus grande richesse, Son Fils unique, en échange de nos vies. Dieu a préféré que, Jésus-Christ, Celui qu’Il aime tant souffre pour nous. Qui serait capable de sacrifier son propre enfant pour sauver des personnes mauvaises ? Personne. Pourtant, c’est ce que Dieu notre Créateur a fait pour nous.
« Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu’ils aient la vie éternelle » (Jean 3. 16, version Semeur)
Dieu a tant aimé le monde, c’est-à-dire Dieu aime tellement les êtres humains qu’Il nous a offert son Fils Jésus-Christ, en cadeau, en don. Et Jésus Lui-même nous aime tellement, qu’Il a accepté de souffrir la condamnation pour nous, avec beaucoup de douleurs et de souffrance, mais sans aucun regret.
Nous sommes les enfants bien-aimés de Dieu notre Père céleste :
« Et l’Esprit que nous avons reçu ne fait pas de nous des esclaves qui ont encore peur, mais il fait de nous des enfants de Dieu. Et par cet Esprit, nous crions vers Dieu en lui disant : « Abba ! ce qui signifie Père ! » (Romains 8. 15, version Parole de vie).
Dieu ne s’est pas contenté de nous arracher à une fin certaine dans les flammes de l’Enfer ! Il nous a adopté en tant que ses propres enfants rachetés. Depuis le Commencement, nous sommes ses créatures, c’est Dieu qui nous a créés et qui nous a donné la vie. Mais maintenant que nous sommes réconciliés avec Lui par Jésus-Christ, Dieu a officialisé notre adoption. Nous ne sommes plus simplement des créatures que Dieu aime, nous sommes Ses enfants bien aimés ! Désormais en tant que notre Père Céleste, Dieu a comme tâche de veiller sur nous et s’assurer que nous ne manquons de rien.
Le Seigneur Dieu nous confirme à plusieurs reprises que nous sommes Son trésor et des personnes très importantes à Ses yeux. Il fera tout pour nous défendre.
Dieu nous aime chacun de façon unique et personnelle :
Certains peuvent penser ceci : « oui, d’accord, Dieu nous aime d’une manière générale ; mais est-ce que Dieu m’aime MOI personnellement ? » La réponse est unanime : OUI. Dieu nous aime en tant que peuple, mais Dieu nous aime surtout chacun particulièrement.
Dans le passage de Luc 15. 4-7, Jésus utilise une image pour expliquer le grand Amour de Dieu pour chaque être humain. Par exemple, sur un groupe de 100 personnes, 99 personnes l’aiment et vivent une vie "sainte", mais Dieu ne sera pas totalement satisfait tant que le seul qui s’est perdu ne soit pas retrouvé. Pourtant 99%, c’est un excellent résultat ! Mais pour Dieu, non, car le 1% restant représente UNE personne, une seule et unique certes, mais UNE, précieuse pour Lui. Dans le cœur de Dieu, UNE personne n’est absolument pas négligeable.
Voilà pourquoi, Dieu nous a appelé personnellement par l'écoute du Message de l’Évangile pour nous emmener à Lui. Car même s’il y a des millions de chrétiens sur terre, et qu’il y a eu des milliards de milliards de croyants depuis Abraham jusqu’à nos jours, Dieu n’était pas satisfait tant qu’Il ne nous avait pas touché par son Évangile, nous personnellement. C’est VOUS qu’Il veut, car Il vous aime personnellement !
« Tu as fait de moi ce que je suis et tu m’as tissé dans le ventre de ma mère. Merci d’avoir fait de moi une créature aussi merveilleuse ! » (Psaumes 139. 13-14, version Semeur).
Voici un verset que nous devrions tous écrire quelque part pour toujours s’en souvenir. C’est une vraie déclaration d’amour qui vient du cœur doux et affectueux d'un enfant envers son père. Dieu tient à chacun d'entre nous, chacun de nous est précieux à Ses yeux et Il nous aime. Oui, Dieu m’aime MOI personnellement, et chacun de vous chers lecteurs et lectrices. Même si parce que nous sommes chrétiens, le monde nous néglige et ne reconnait pas notre valeur, nous sommes importants aux yeux de Dieu notre Père Céleste. AMEN !
La Grâce et la Vérité sont venues par Jésus-Christ
Jésus-Christ est le centre de la révélation de Dieu. Il vient à nous avec la grâce et la vérité (Jean 1. 17), dévoilant sa nature profonde "pleine de grâce et de vérité" (Jean 1. 14). La loi montrait aux êtres humains leurs incapacités et leur besoin d’un Sauveur : Jésus-Christ est le Sauveur du monde, dont nous avons tous besoin ! Sa Grâce et sa Vérité sont les remèdes appropriés pour nos vies.
D’abord, la grâce, car l’Évangile, c’est une Bonne Nouvelle : Dieu nous aime gratuitement. Sa grâce est une faveur que nous n’avons pas méritée, mais qu’Il nous offre dans son Amour infini. C’est comme un cadeau, une bénédiction : Dieu veut pardonner nos péchés et nous donner la Vie Éternelle. Jésus est venu pour ça, Lui qui était Dieu dans le Ciel. Pourtant, Jésus est venu vivre une vie comme la nôtre sans pécher, afin de sauver les pécheurs. Jésus l’a fait en donnant sa vie sur la croix, pour toi, pour moi. Dieu fait le premier pas en nous appelant à croire en son Fils Jésus. Dieu n’est pas indifférent à ce qui se passe dans nos vies, Il nous donne Jésus le Sauveur, recevons-Le simplement.
Sa grâce est là, rentrons dans la grâce !
Oui, Jésus est venu avec la Grâce et la Vérité, mais qu’est-ce que cela veut dire exactement ? Dieu nous offre sa Grâce, mais pas sans la Vérité : les deux vont ensemble ! Quel est le premier message de Jésus dans l’Évangile ? Est-ce que Jésus est venu en disant : « Dieu vous aime tel que vous êtes ? » Non, dans l’Évangile, nous Le voyons dire d’abord : « Repentez-vous, car le Royaume des cieux est proche » (Matthieu 3. 2). "Le temps est accompli, le Royaume de Dieu est proche. Repentez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle" (Marc 1. 15). C’est la vérité que nous devons entendre ! Certains voudraient la Grâce sans la Vérité, d’autres veulent dire la Vérité, mais sans la Grâce : en réalité, il faut les deux !
Dieu nous aime, c’est gratuit. Oui c'est par Amour qu'il nous appelle à changer de vie, à quitter le péché : rien ne peut nous bénir autant que de se détourner de nos péchés (voir Actes 3.26). La malédiction est liée au péché, la bénédiction vient donc en nous éloignant du péché. Dieu veut nous sauver parfaitement. La vérité, c’est que les êtres humains pécheurs sont perdus à cause de leurs péchés, et ils se sont égarés sans Dieu. Et sans Jésus le Sauveur, ils ne peuvent jamais s’en sortir… Oui le monde va mal, et le problème c’est le péché !
Le problème c’est le cœur humain, partout où il y a un cœur humain il y a un problème, parce que c’est là que le péché a pris place. La Bible dit : « c’est du cœur que viennent toutes les mauvaises choses » (Matthieu 15. 19). Pas seulement du cœur des autres, de notre cœur aussi !
La vérité, c’est que nous devons le réaliser pour changer ; nous devons nous repentir profondément pour vaincre le péché de notre vie grâce à Jésus, nous devons reconnaître notre indignité pour recevoir l’Amour parfait et gratuit de Dieu.
Oui, la grâce et la vérité sont liées : La grâce est pour ceux qui aiment la vérité, qui reconnaissent la vérité, qui confessent que Jésus est la Vérité, qui acceptent la Vérité de la Bible, qui admettent la vérité de leurs péchés, de leur responsabilité. La grâce n’est pas pour ceux qui se justifient, qui se trouvent des excuses ; la grâce est pour ceux qui disent : « c’est grave, j’ai péché, pardon ». Dès que nous admettons la vérité de nos fautes, Dieu nous fait grâce, il nous pardonne !
La Bible parle de recevoir l’amour de la vérité pour être sauvé (voir 2 Thessaloniciens 2. 10)
Recevez la grâce et la vérité !
Ne recevez pas que la grâce, recevez la vérité, elle vous bénit, elle vous libère du mensonge, de l’erreur, des tromperies du diable. La vérité libère et rend meilleur ! Jésus l’a dit : « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira » (Jean 8. 32). Mais ne défendez pas non plus la vérité sans la grâce : mettez toujours de l’amour et de la grâce dans la vérité que vous énoncez.
Pour finir, je veux dire que la grâce parle de ce qui est gratuit et offert par Dieu. Or, notre société déconsidère ce qui est gratuit. Plus une chose est chère, plus elle a de valeur. « Si c’est gratuit, c’est que ça ne doit rien valoir » pensent certains, mais non ! Pas toujours !
Ce qui est gratuit a aussi de la valeur ! Même plus, ce qui a le plus de valeur ne s’achète pas. Avec de l’argent on s’achète un lit, mais pas le sommeil, à manger, mais pas l’appétit, des livres, mais pas l’intelligence, de beaux habits, mais pas la beauté, une maison, mais pas un foyer, les médicaments, mais pas la santé, le plaisir, mais pas le bonheur, une croix, mais pas la vie éternelle, une place parmi les hommes, mais pas une place auprès de Dieu.
Le pardon et la vie éternelle que la Grâce de Dieu nous offre sont inestimables, sans prix, au-delà de ce qu’on pourrait payer. C’est pourquoi Dieu nous l’offre : mais ne le négligeons pas parce que c’est gratuit, apprécions-en la valeur, recevons ce cadeau avec une foi entière et soyons toujours reconnaissants pour une telle grâce !
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