Le monde selon la Bible (1)
Jésus-Christ, le Fils de Dieu, venu dans le monde : L'Évangile nous présente le Fils de Dieu venu dans le monde, venu pour y faire connaître le seul vrai Dieu de l'Univers que jamais personne ne vit. En lisant dans Jean 1 : 1-18, nous voyons que : « Jésus est l'expression de ce que Dieu est, Il est "la Parole de Dieu". Jésus est la Parole qui était "au commencement", affirmation de son existence éternelle ; qui était "avec Dieu", par conséquent Personne distincte ; et qui "était Dieu", donc Lui-même. "Toutes choses furent faites par elle (la Parole, Jésus-Christ), et sans elle pas une seule chose ne fut faite de ce qui a été fait". "Le monde fut fait par lui (Jésus)", et Jésus vint dans le monde, mais "le monde ne l’a pas connu" ». Cette déclaration est faite dès le début de l’Évangile selon Jean. Cependant, c’est à ce monde éloigné de Dieu et en vue du salut du monde que Jean présente Jésus dans son Évangile. Jésus vient dans ce monde comme un don de Dieu au monde et parce que Dieu a aimé le monde : « Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3 : 16).
Le monde où règne le péché : Ce qui caractérise ce monde, en premier lieu, c’est le péché qui y règne. Il y est entré par la désobéissance du premier homme, Adam. Ainsi, « le monde entier est sous la domination du malin » (1 Jean 5 : 19). En rapport avec ce fait, Jésus est nommé par Jean le baptiseur comme « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1 : 29). Tel est son caractère et cela sans qu’il soit question ici du moment où la chose sera pleinement et complètement réalisée. C'est sur la croix que Jésus, l’Agneau de Dieu, va être immolé et, en vertu de son sacrifice expiatoire, le péché du monde sera ôté.
Un monde perdu : Un autre trait du monde, conséquence du premier, c’est qu’il est perdu. Aussi, c’est d’un Sauveur parfait et sans tâche qu’ont besoin les êtres humains de ce monde. Et c'est Jésus qui est ce parfait Sauveur du monde. « Lui (Jésus Christ) est la propitiation pour nos péchés, et non pas seulement pour les nôtres, mais aussi pour le monde entier » — « Le Père a envoyé le Fils pour être le Sauveur du monde » (1 Jean 2 : 2 ; 4 : 14). Ce salut est offert au monde entier, mais il est seulement la part de « quiconque croit » (Jean 3 : 16, 36 ; Actes 13 : 39).
La haine du monde : Venu sur une scène de péché et parmi des hommes pécheurs, perdus et spirituellement morts, quel accueil le Seigneur Jésus y a-t-Il reçu ? « Le monde ne l’a pas connu » (Jean 1 : 10). Jésus y a été un étranger ; davantage encore, Jésus a été l’objet de la haine de ce monde parce qu’Il rendait témoignage du véritable état du monde. C’est ainsi que Jésus pouvait déclarer : « Le monde ne peut pas vous haïr ; mais il me hait, parce que moi je rends témoignage de lui que ses œuvres sont mauvaises » et, plus tard, Il dira encore : « Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui serait sien ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, mais que moi je vous ai choisis du monde, à cause de cela, le monde vous hait » (Jean 7 : 7 ; 15 : 18, 19).
La lumière du monde, c'est le Seigneur Jésus, puis les croyants en Jésus.
Aveuglé, ce monde ne « reconnaît » pas Jésus, Celui qui est venu pour ôter son péché, assurer son salut, lui apporter la vie. Le monde est plongé dans les ténèbres morales les plus profondes, ne discernant pas en Jésus Celui qui est « la lumière du monde ». Pourtant, Jésus a dit : « Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera point dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie ». Et Jésus dira encore : « Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde » (Jean 8 : 12 ; 9 : 5). Jésus était venu ici-bas comme étant la lumière, afin de manifester ce qu’il y a dans le cœur de l’être humain mais aussi pour apporter la vie, car « la vie était la lumière des hommes » (Jean 1 : 4). Rejeté par ce monde, crucifié, ressuscité et monté au Ciel, les croyants en Jésus (les enfants de Dieu) sont appelés à faire face à la responsabilité qui leur incombe comme étant « la lumière du monde » (Matthieu 5 : 14). Ils ne le peuvent que dans la mesure où ils réalisent pratiquement qu’ils sont « lumière dans le Seigneur » (Éphésiens 5 : 8).
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