Le monde selon la Bible (2)
Le jugement du monde est prononcé, mais son exécution différée : Le monde a manifesté toute son hostilité contre Jésus-Christ le Fils de Dieu, envoyé du Ciel par Dieu son Père ; le monde a rejeté le témoignage de Dieu le Père au sujet de son Fils Jésus. Alors, comme en un dernier appel, la voix de Dieu le Père se fait entendre, proclamant la satisfaction qu’Il a trouvée en son Fils Jésus et la gloire de Sa Personne excellente : « Et je l’ai glorifié, et je le glorifierai de nouveau » (Jean 12 : 28). Jésus a été glorifié au tombeau de Lazare (Jean 11 : 4, 40), Il sera glorifié dans sa propre résurrection (Romains 6 : 4). « Cette voix n’est pas venue pour moi, mais pour vous », dit le Seigneur à la foule (Jean 12 : 30). La présentation du Fils de Dieu au monde a été complète, mais le monde refuse d’accepter le témoignage de Dieu le Père au sujet de son Fils Jésus-Christ, aussi il ne reste pour le monde que le jugement : « Maintenant est le jugement de ce monde » (Jean 12 : 31). En rejetant le Christ Jésus, le monde se condamnait lui-même. Le Jugement sera exécuté plus tard, mais il est déjà prononcé ! Quelle folie par conséquent que de chercher à améliorer ce monde ! En attendant que le Jugement soit exécuté, Dieu y fait annoncer son Évangile pour en retirer tous ceux qui L'acceptent en se tournant vers Jésus-Christ afin d’être sauvés. Car « Jésus s'est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous arracher de l'actuel monde mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père, à qui soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen !» (Galates 1 : 4). Le Seigneur Jésus déclare qu’Il n’est pas venu dans le monde pour le juger mais tout au contraire pour le sauver : « Je ne suis pas venu afin de juger le monde, mais afin de sauver le monde » (Jean 12 : 47, Jean 3 : 17). Le Fils de Dieu a été rejeté et crucifié par le monde qui demeure coupable de ce crime et c’est le motif de son jugement, effectivement prononcé à la croix et dont l’exécution est différée tant que dure le jour de la grâce, pendant lequel le salut est offert à « quiconque croit ».
Le Seigneur Jésus quitte le monde : Le Seigneur Jésus s’adressa à ses disciples seuls, aux « siens » qu’Il va laisser dans ce monde ennemi alors que, pour Lui, « son heure est venue pour passer de ce monde au Père » (Jean 13 : 1). Le monde ne le verra plus, mais ses rachetés, recevant de Lui sa Vie, Vie de résurrection, pourront Le voir dans sa Gloire et jouir éternellement de sa Personne, de Sa glorieuse présence : « Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus ; mais vous, vous me verrez ; parce que moi je vis, vous aussi vous vivrez » (Jean 14 : 19).
On sait que le monde s’est tourné vers un autre chef, le Diable qui est le père du mensonge.
Mais après sa mort, sa résurrection et son ascension glorieuse, Jésus-Christ a envoyé ici-bas le Consolateur (le Saint-Esprit), « l’Esprit de vérité, qui procède du Père », et sa présence sur la terre est, pour le monde, une conviction de péché, et de justice, et de jugement : « de péché, parce qu’ils ne croient pas en Jésus ; de justice, parce que Jésus s’en va à son Père, et qu'il ne Le verrai plus ; de jugement, parce que le chef de ce monde (Satan) est jugé » (Jean 15 : 26 ; 16 : 7-11).
Les croyants en Jésus auront de la tribulation dans le monde : Dans ce monde où ils ont maintenant à cheminer, les enfants de Dieu rencontrent des tribulations, précisément parce que ce monde est un lieu où règnent le péché et la mort, une scène de ténèbres morales, le domaine de Satan. Jésus ne leur a-t-Il pas dit : « Vous aurez de la tribulation dans le monde ; mais ayez bon courage, moi j’ai vaincu le monde » (Jean 16 : 33) ?
Nous pouvons ainsi aller en paix, car nous sommes gardés et soutenus par Jésus-Christ le grand Vainqueur du monde, Celui qui a triomphé du monde et de Satan le prince de ce monde. Si ce monde est gouverné suivant des principes opposés à Dieu, quant à Jésus, du commencement à la fin de sa course ici-bas, Il a toujours agi dans l’obéissance à la volonté de Dieu son Père, dans sa dépendance entière. Cette obéissance à Dieu son Père fut constamment la règle de ses actions et Il l’a fait triompher de tous les principes du monde. En ce sens, Jésus a « vaincu le monde ».
Nous enfants de Dieu, Jésus nous appelle à Le suivre dans le même sentier, vivant de la même vie ; nous irons ainsi pleins de courage et d’énergie et, dans ce monde, nous serons alors des vainqueurs et nous pouvons aussi aller sans crainte. De ce monde coupable et déjà jugé, Jésus, dans sa grâce, a sauvé tous ceux qui Le reçoivent comme Seigneur et Sauveur de leur vie. Et Jésus dit : « je ne mettrai point dehors celui qui vient à moi... » (Jean 6 : 37-39). Ceux-là sont encore dans le monde mais ils ne sont pas du monde. C’est pour eux que le Seigneur prie son Père « ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde » (Jean 17 : 6, 9, 11, 14-16).
Le monde n’a pas connu, mais connaîtra un jour : « Le monde ne t’a pas connu », dit Jésus à son Père (Jean 17 : 25). Oui, le monde n’a pas connu Jésus le Fils ainsi que Dieu le Père et il ne pouvait connaître le Père puisqu’il ne connaissait pas le Fils, venu Le révéler. Plus tard même si ça sera trop tard, le monde connaîtra... Il connaîtra que Dieu le Père a envoyé Jésus son Fils et qu’Il nous a aimés, nous ses rachetés, du même amour dont Il aime son Fils (Jean 17 : 23). « Car il est écrit : Je suis vivant, dit le Seigneur, tout genou fléchira devant moi, Et toute langue donnera gloire à Dieu » (Romains 14 : 11). S'agissant de Jésus-Christ, nous lisons « C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père » (Philippiens 2 : 9-11)
Nous avons vu, à grands traits, ce que l’Évangile selon Jean, nous enseigne au sujet du monde. Que la méditation de ces différents passages nous conduise à mieux réaliser le véritable caractère du monde dans lequel nous avons à cheminer, à y vivre dans une sainte séparation, attachés à Jésus, Celui qui y est venu en grâce, qui y a marché mais pouvait dire en vérité : « Je ne suis pas du monde... ». Puissions-nous manifester, dans nos cœurs d’abord, dans notre marche pratique aussi, que nous ne sommes pas du monde, comme Lui Jésus n’en était pas !
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