divers
L'origine, la nature et les conséquences du péché
1) L’ORIGINE DU PÉCHÉ : LA TENTATION
- La possibilité de la tentation :
"L’Éternel Dieu donna cet ordre à l'homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin; mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras" (Genèse 2. 16-17).
"Que dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ? Loin de là ! Mais je n'ai connu le péché que par la loi. Car je n'aurais pas connu la convoitise, si la loi n'eût dit : Tu ne convoiteras point" (Romains 7. 7).
Il ne peut y avoir de péché s’il n’y a pas préalablement de loi établie. Pourquoi Dieu a t-Il placé dans le jardin d’Éden un arbre défendu ? Dans le but de fournir un test par lequel l’être humain pourrait choisir librement de servir Dieu et ainsi développer son caractère. Sans une volonté libre, l’être humain n’aurait été qu’une simple machine.
- La source de la tentation :
"Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l’Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme: Dieu a-t-il réellement dit: Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ?" (Genèse 3. 1).
Le serpent fut l’agent employé par Satan pour séduire et faire tomber l’être humain. En effet, Satan, également appelé le tentateur, avait déjà été jeté hors du Ciel avant la création de l’être humain.
- La subtilité de la tentation :
Le diable commence à s’adresser à la femme, qui de plus n’avait pas entendu directement l’ordre de Dieu. Satan dénature volontairement les paroles de Dieu. Par les propos qu’il donne à Eve, Satan introduit dans son esprit un triple doute sur Dieu :
Doute de Sa bonté : c’est comme s’il disait : « Dieu vous refuse une bénédiction ».
Doute de Sa vérité : « vous ne mourrez point », il insinue que Dieu leur cache la vérité.
Doute de Sa sainteté : il insinue que Dieu leur a défendu de manger cet arbre parce qu’Il est jaloux des êtres humains ; Il ne désire pas qu’ils soient aussi sages que Lui.
2) LA NATURE DU PÉCHÉ :
La Bible décrit le péché comme :
- Le fait de manquer le but : Comme un archer maladroit qui rate sa cible, ainsi le pécheur manque le but véritable de l’existence. Comme un voyageur qui s’est perdu et a quitté la bonne route, ainsi le pécheur s’est détourné des voies de Dieu.
- Une dette : L’être humain a le devoir d’observer les lois de Dieu. Tout péché représente une dette contractée. Incapable de la payer par lui-même, le seul espoir de l’être humain est le pardon de ses péchés que seul Dieu peut offrir.
- Une désobéissance : c’est à dire refuser de faire ce que Dieu ordonne ou dépasser les limites qu’Il nous a assignées.
- Une rébellion : celui qui pèche choisit de suivre sa propre volonté plutôt que celle de Dieu. Il s’oppose à la souveraineté de Dieu sur ses créatures. Il devient une loi pour lui-même et ainsi il prend la place de Dieu.
- Une chute : ou tomber à côté, déchoir d’un modèle de conduite. D’où l’expression tomber dans le péché.
- Une défaite : en rejetant Dieu, l’être humain se met sous le joug de Satan et devient son esclave.
- Une erreur : cela concerne les péchés commis par insouciance, étourderie ou ignorance. Celui qui pèche délibérément est plus coupable que celui qui pèche par simple faiblesse, mais sachons que tout péché est grave aux yeux de Dieu.
3) LES CONSÉQUENCES DU PÉCHÉ :
3a) La culpabilité :
C’est le fait de se sentir accusé et coupable dans sa conscience. Nous en voyons plusieurs preuves dans le récit de la Genèse : "Les yeux de l'un et de l'autre s'ouvrirent, ils connurent qu'ils étaient nus…" (Genèse 3. 7a).
Le fait qu’Adam et Eve ont réalisé leur nudité physique était une image de la nudité de leur conscience coupable. "…et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s'en firent des ceintures" (Genèse 3. 7b).
"Alors ils entendirent la voix de l’Éternel Dieu, qui parcourait le jardin vers le soir, et l'homme et sa femme se cachèrent loin de la face de l’Éternel Dieu, au milieu des arbres du jardin" (Genèse 3. 8).
Seul l’être humain qui se sent coupable fuit devant Dieu. Celui qui vit dans les ténèbres ne veut pas venir dans la lumière de Dieu où ses actes et ses pensées coupables seront dévoilés.
Oui, se sentant coupables, Adam et Eve ont essayé de couvrir leur faute par un vêtement. Mais seul un vêtement fait par Dieu peut couvrir le péché. "L’Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des habits de peau, et il les en revêtit" (Genèse 3. 21).
3b) La faiblesse spirituelle :
- Altération de l’image divine :
L’image de Dieu en l’être humain a gravement été altérée suite à la chute, même si elle n’a pas complètement été perdue. Ses facultés originelles comme ses émotions, son intelligence, ses désirs, sa volonté ont été perverties. Mais Jésus est venu dans le monde afin de recréer l’être humain à l’image parfaite de Dieu : "Car ceux qu'Il a connus d'avance, Il les a aussi prédestinés à être semblables à l'image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères" (Romains 8. 29).
- La discorde intérieure :
Au commencement, l’être humain vivait dans une parfaite harmonie, l’esprit contrôlant l’âme et le corps se soumettant à l’âme. Suite au péché, ces rapports se sont inversés. Le corps, au lieu d’un bon serviteur est devenu un mauvais maître. Il est devenu l’instrument du péché : Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort?... (Romains 7. 24).
Il y a depuis la chute, ce combat incessant entre la chair et l’esprit : "Car la chair a des désirs contraires à ceux de l'Esprit, et l'Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez" (Galates 5. 17). Seul l’Esprit de Dieu peut nous rendre vainqueurs.
3c) Le Jugement de Dieu :
- Le jugement sur le serpent :
"L’Éternel Dieu dit au serpent : Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre tout le bétail et entre tous les animaux des champs, tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie" (Genèse 3. 14).
Le serpent devait être à l’origine un animal superbe et intègre. Mais parce qu’il est devenu l’instrument de la chute de l’être humain, il a été maudit et dégradé. Cette malédiction concerne aussi le diable qui s’est servi du serpent. Sa condamnation est écrite : "Le Dieu de paix écrasera bientôt Satan sous vos pieds" (Romains 16. 20).
- Le jugement sur la femme :
"Dieu dit à la femme : J'augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi" (Genèse 3. 16).
Les douleurs de l’enfantement rappellent à la femme le péché originel. De plus, les rapports entre la femme et l’homme se sont trouvés faussés. La femme et l’homme, délaissant l’ordre créationnel, ont cherché depuis à se dominer l’un et l’autre.
- Le jugement sur l’homme :
"Dieu dit à l'homme : Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l'arbre au sujet duquel je t'avais donné cet ordre: Tu n'en mangeras point! Le sol sera maudit à cause de toi. C'est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie" (Genèse 3. 17).
Le travail avait déjà été institué, mais il est désormais devenu pénible et laborieux.
- Le jugement sur toute l’humanité :
En tant que père de toute l’espèce humaine, le péché d’Adam est passé à ses descendants : il nous a transmis le péché originel. Tous les êtres humains ont reçu ce funeste héritage : "Quoi donc ! Sommes-nous plus excellents ? Nullement. Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l'empire du péché" (Romains 3. 9).
La conséquence du péché originel est la mort : "Mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras" (Genèse 2. 17).
C’est une mort physique : "Et si Christ est en vous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l'esprit est vie à cause de la justice" (Romains 8. 10). Mais c'est aussi une mort spirituelle, c’est à dire la séparation d’avec la sainte présence de Dieu : "Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés" (Éphésiens 2. 1).
- Le jugement sur la création :
"Le sol sera maudit à cause de toi… Il te produira des chardons et des broussailles" (Genèse 3. 7-8).
L’être humain avait reçu la responsabilité de gouverner la terre. A cause de sa désobéissance, la nature a été corrompue. La création et ce qu’elle renferme est devenue hostile à l’être humain. D’où les plantes vénéneuses, les microbes virulents, les insectes nuisibles, les animaux féroces, les catastrophes naturelles etc...
Jésus-Christ le bon Berger nous porte dans ses bras
LE CHRIST, LE BON BERGER
"Je suis le bon berger. Je connais mes brebis, et elles me connaissent, comme le Père me connaît et comme Je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis" (Jean 10. 14, 15).
« Je connais mes brebis », dit Jésus.
Arrêtons-nous sur cette pensée. Nous sommes connus de Dieu avant de Le recevoir.
Comment une âme devient-elle la propriété du Christ ? En acceptant de Le recevoir. Mais, auparavant, le Christ l’avait choisie. Il connaissait tous ceux qui répondraient à son appel, et aussi ceux qui, disposés à Le recevoir, allaient néanmoins se détourner de Lui à cause de l’opposition. Jean dit à tous : « Voici l’agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde » (Jean 1. 29).
Ceux qui, ayant entendu la voix, ont regardé à Jésus comme à l’Agneau de Dieu et ont cru en Lui, sont, de leur plein gré, devenus sa propriété. Néanmoins, leur décision de suivre le Christ était une réponse à son appel. Jésus nous a manifesté son Amour avant que nous l’aimions….
Toute la famille humaine est confiée à Jésus comme les brebis le sont au berger. Ces brebis et ces agneaux doivent recevoir des soins adéquats. Ils seront gardés par le fidèle Berger en chef et confiés à des bergers adjoints. S’ils obéissent à la voix du berger, ils ne seront pas dévorés par les loups. Jésus dit : « Mes brebis entendent ma voix … et elles me suivent » (Jean 10. 27). Le berger d’Israël ne presse pas son troupeau, mais Il le conduit.
Son attitude même est une invitation :
« Mes brebis entendent ma voix ». Si nous sommes de vrais fils et filles de Dieu, non seulement nous entendrons, mais nous reconnaîtrons sa voix parmi toutes les autres.
Nous apprécierons les paroles du Christ et distinguerons de toutes les erreurs ambiantes la vérité telle qu’elle est en Jésus, et la vérité rafraîchira nos âmes et les remplira de joie….
La magnifique description consignée dans ces versets est un symbole pastoral. « Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif, et le soleil ne les frappera point, ni aucune chaleur. Car l’agneau qui est au milieu du trône les paîtra et les conduira aux sources des eaux de la vie. (Apocalypse 7. 6, 17).
DANS LES BRAS DU BON BERGER :
"Comme un berger, Il paîtra son troupeau, il prendra les agneaux dans ses bras, et les portera dans son sein ; il conduira les brebis qui allaitent" (Esaïe 40. 11).
Un vrai berger connaît ses brebis ; il a compassion de celles qui ont le plus besoin de son secours, celles qui sont blessées, faibles, infirmes, et il leur vient en aide. "Comme un berger, il paîtra son troupeau".
”D’une manière plus intime que le patriarche Jacob ne connaissait les brebis faibles et malades de son troupeau, Jésus le bon Berger connaît tous ceux qui Lui appartiennent. Il sait ce que tous les autres ignorent. Sur la croix, Jésus a porté tous les fardeaux. Personne n’en connaît le poids comme Lui-même, car il s’est chargé de nos tristesses et de nos peines. Cela a fait de Lui l'Homme de douleur, habitué à la souffrance….
Si personne ne s’intéresse à vous, le Seigneur Jésus, le Dieu d’Israël, vous regarde avec compassion, tendresse et sympathie. Il vous voit avec vos profondes réactions, quand vous êtes abattu et découragé. Vous trouvez la sympathie la plus profonde, la plus riche et la plus rafraîchissante dans le sein de Jésus le bon Berger. « Nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché.» (Hébreux 4. 15).
Non seulement Jésus a été pourvu à ce que nous trouvions force et grâce pour affronter la tentation, mais aussi à ce que notre influence de Jésus sur les autres soit comme un parfum pour eux.
Non seulement le Christ connaît chaque âme, ses tentations et ses épreuves, mais aussi les circonstances qui irritent et blessent l’esprit.
Notre grand danger est d’être trop sûr de nous-même. Cela ne convient pas à un chrétien. Si nous la lui demandons, le Christ nous donnera sa patience….
L’Amour abondant de Dieu et sa présence nous donneront la force de nous maîtriser. Le Seigneur façonnera notre esprit et notre caractère. Il dirigera nos ambitions, nos aspirations et nos capacités de manière à accroître nos forces spirituelles et morales, ces biens que nous n’aurons pas à abandonner sur cette terre, mais que nous emporterons avec nous et conserverons durant l’éternité.
A propos de la prière
À QUOI BON LA PRIÈRE ?
"Seigneur, enseigne-nous à prier." (Luc 11. 1)
La prière ne fait pas partie intégrante de la vie naturelle. Il y a des gens qui prétendent que tout être humain qui ne prie pas a le sentiment pénible que quelque chose lui manque.
Pour nous enfants de Dieu, ce qui souffrira de l'absence de prière, c'est la vie de Jésus-Christ en nous, car cette vie-là n'est pas entretenue par la nourriture matérielle, mais par la prière. Quand un être humain est né d'En Haut (né de nouveau), c'est la Vie du Fils de Dieu qui est née en lui, et il peut ou bien nourrir cette vie nouvelle en Jésus grâce à la prière, ou bien l'affamer.
Notre conception de la prière n'est pas toujours celle du Nouveau Testament. Pour nous, la prière est un moyen de nous procurer, à nous, ce qui nous manque. Dans la Bible, c'est un moyen pour communiquer avec Dieu et nous aider à Le connaître.
"Demandez et vous recevrez." (Matthieu 7. 7). Nous nous plaignons à Dieu, nous grognons, nous nous excusons, nous sommes parfois indifférents, mais nous demandons bien rarement. Notre Seigneur Jésus nous dit de ressembler aux petits enfants qui n'ont pas peur de demander. Demander vraiment, c'est reconnaître qu'on ne peut rien par soi-même. Il y a bien peu de gens qui ont ce courage. Il s'agit de nous effacer devant Jésus-Christ, de Lui laisser le champ libre.
Quand nous ne savons plus où nous nous en sommes, il ne nous reste plus que la prière : ce n'est pas une lâcheté, c'est la seule manière d'entrer en contact avec la réalité véritable. Allons à Dieu, dépouillés de notre suffisance, et comptons sur Lui.
Il n'est pas tout à fait exact de dire que la prière change le cours des événements. Elle nous change, nous qui prions, et nous, nous changeons le cours des événements.
PRIEZ POUR LE SALUT DE CEUX QUE VOUS AIMEZ !
“Dieu fait preuve de patience envers vous, ne voulant pas que quelques-uns périssent mais que tous parviennent à la conversion.” (2 Pierre 3. 9).
Parmi les croyants se trouvent deux camps : ceux qui prient pour le Retour du Seigneur et ceux qui prient pour qu’Il ne revienne pas tant que ceux qu’ils aiment ne se sont pas convertis.
Au sein du premier groupe, les chrétiens persécutés à travers le monde dont les prières sans nul doute “montent devant Dieu” (Apocalypse 8. 4) et qui ont hâte de se retrouver en présence de Celui pour Lequel ils ont accepté les pires tribulations et la mort parfois.
De l’autre, ceux qui ont un père, un mari, un frère, une mère, une sœur, un enfant ou peut-être un ami cher qui vivent leur vie loin du Seigneur, sachant pourtant qu’Il est le seul Chemin vers le Père et le Salut.
Peut-être ces derniers s’imaginent-ils avoir encore le temps de venir à Lui, sans trop se soucier “qu’aujourd’hui est le jour du salut” (2 Corinthiens 6. 2).
Si vous priez depuis longtemps pour qu’un être cher vienne enfin au salut, persistez dans vos prières. Dieu répond aux prières insistantes (Luc 18. 1-8). Il n’est jamais trop tard pour être sauvé. Jésus peut toucher le cœur de celui que vous aimez, tant qu’il respire. Même sur la croix, Jésus a rempli d’espoir l’un des deux autres crucifiés, en lui affirmant qu’il serait avec Lui au Paradis.
Dieu veut sauver. Ce n’est pas dans Ses plans de condamner celui que nous aimons, mais bien plutôt de le sauver. Pour cela, nous devons faire preuve de patience et de persistance ! Si notre prière s’aligne sur Sa volonté, soyons assurés qu’Il sauvera celui ou celle pour lesquels nous prions, car “la main du Seigneur n’est pas trop courte pour sauver, Son oreille n’est pas trop dure pour entendre“ (Ésaïe 59. 1).
Voici une autre promesse divine adressée à notre descendance : “Mon esprit est sur vous, et J’ai mis Mes paroles dans votre bouche. Elles sont pour vous, pour vos enfants et pour les enfants de leurs enfants, maintenant et pour toujours. Je ne vous les retirerai jamais…” (Ésaïe 59. 21).
Prions cette promesse chaque jour en l’appliquant à nos enfants et petits-enfants ! Dieu répond toujours à Ses promesses !
PRIEZ POUR CEUX QUI VOUS ONT FAIT DU MAL !
“Moi, Je vous dis : Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent” (Matthieu 5. 44).
Pourquoi devrions-nous aimer nos ennemis et prier pour eux ? C'est vrai que nous pouvons les ignorer et oublier le mal qu’il nous ont causé ; nous pouvons aussi les aimer et surtout prier pour eux afin que Dieu les bénisse. Oui, Jésus nous demande d'aimer comme Lui, et notre nature humaine essaie parfois de nous en empêcher ! Jésus sait très bien que faire cela est très difficile, voire impossible sans le soutien divin.
Si nous éprouvons quelque sentiment que ce soit envers la personne qui nous a fait souffrir, autre que de l’amour, parlons-en avec notre Seigneur Jésus. Soyons francs, dévoilons Lui le fond de notre cœur, rien ne Le choquera. Jésus attend que nous venions à Lui pour déverser devant Lui nos rancœurs et nos faiblesses, notre déception et notre révolte. Puis pensons aux moments où nous avons probablement causé du mal à quelqu’un sans nous en repentir. Pensons à la peine de l’autre, surtout quand c’était quelqu’un qui nous faisait confiance. Puis commençons par prier le Seigneur Jésus de nous pardonner d’abord nos propres manquements. Écoutons Sa voix nous guider sur le chemin de la repentance, puis de la joie retrouvée. Alors seulement pourrons-nous entreprendre de pardonner à ceux qui nous ont fait du mal.
Après le pardon viendra le moment où nous pourrons les aimer et voir en eux des hommes et des femmes que Jésus aime et pour lesquels Il est allé jusqu’au sacrifice suprême à la croix. La dernière étape est de prier pour eux. Alors nous verrons les circonstances et les personnes avec le regard divin et non plus avec notre propre regard.
Ne restons surtout pas paralysé par nos sentiments et nos frustrations. Jésus ne s’attend pas à ce que nous réussissions tout de suite à pardonner, aimer l’autre et prier pour lui. Mais Il s’attend à ce que nous finissions par réussir. Nous serons alors vraiment les enfants de notre Père céleste ! Travaillons à aimer nos ennemis et à prier pour eux !
Au Tribunal de Jésus-Christ (2)
3b) Le principe des semailles et de la moisson s’applique aux récompenses que recevrons les croyants en Jésus :
En fait, celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème en abondance moissonnera en abondance (2 Corinthiens 9. 6).
Pour nous qui sommes déjà sauvés en Jésus, nous serons chacun récompensés selon notre investissement dans l'oeuvre que Dieu nous a confié durant notre vie sur la terre ; ou bien nous ne recevrons pas de récompenses si nous n'avons pas été fidèle dans l’œuvre que Dieu nous a confié.
3c) Des récompenses nous sont promises dans diverses situations :
- Ceux qui se seront sacrifiés pour Christ :
"Pierre dit : Voici, nous avons quitté ce qui nous appartenait, et nous t’avons suivi. Et Jésus leur répondit : En vérité, je vous le dis, il n’est personne qui ayant quitté, à cause du Royaume de Dieu, sa maison, sa femme, ses frères, ses parents ou enfants, ne reçoive beaucoup plus dans ce temps–ci et, dans le siècle à venir, la vie éternelle" (Luc 18. 28-30).
- Ceux qui auront été persécutés pour la cause de Christ :
"Heureux serez–vous, lorsqu’on vous insultera, qu’on vous persécutera et qu’on répandra sur vous toute sorte de mal, à cause de moi. Réjouissez–vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux, car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés" (Matthieu 5. 11-12).
- Ceux qui auront enseigné la Parole de Christ : Pas seulement les pasteurs et les évangélistes, mais tous ceux qui par amour auront témoigné et expliqué aux autres la Bonne Nouvelle de l'Evangile :
"Ceux qui auront été des clairvoyants resplendiront comme la splendeur de l’étendue céleste, et ceux qui auront enseigné la justice à la multitude comme des étoiles, à toujours et à perpétuité" (Daniel 12. 3).
- Ceux qui auront pratiqué l’hospitalité :
"Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé. Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète obtiendra une récompense de prophète, et celui qui reçoit un juste en qualité de juste obtiendra une récompense de juste. Quiconque donnera à boire même un seul verre d’eau froide à l’un de ces petits en qualité de disciple, en vérité je vous le dis, il ne perdra point sa récompense (Matthieu 10. 40-42).
- Ceux qui auront pratiqué la libéralité :
"Qu’ils fassent le bien, qu’ils soient riches en œuvres bonnes, qu’ils aient de la libéralité, de la générosité, et qu’ils s’amassent ainsi un beau et solide trésor pour l’avenir, afin de saisir la vraie vie" (1 Timothée 6. 18-19).
4) La nature des récompenses :
Tous les enfants de Dieu réunis dans le Ciel n’auront pas la même récompense et ils ne brilleront pas du même éclat : "Autre est l’éclat du soleil, autre l’éclat de la lune, et autre l’éclat des étoiles ; même une étoile diffère en éclat d’une autre étoile" (1 Corinthiens 15. 41).
4a) Le moment des récompenses :
Les récompenses seront distribuées après le Glorieux Retour de Jésus-Christ, c'est à dire juste après l’Enlèvement de l’Eglise lorsque nous serons tous réunis au Ciel avec nos corps glorifiés : "Car le Fils de l’homme va venir dans la gloire de son Père avec ses anges, et alors il rendra à chacun selon sa manière d’agir" (Matthieu 16. 27). Jésus dit : "Voici : je viens bientôt, et j’apporte avec moi ma rétribution pour rendre à chacun selon son œuvre" (Apocalypse 22. 12).
4b) Les récompenses seront des responsabilités plus grandes :
"Son maître lui dit : Bien, bon et fidèle serviteur, tu as été fidèle en peu de choses, je t’établirai sur beaucoup ; entre dans la joie de ton maître" (Matthieu 25. 21).
"Il lui dit : C’est bien, bon serviteur ; parce que tu as été fidèle en peu de chose, reçois le gouvernement de dix villes" (Luc 19. 17).
4c) Il est parlé dans la Bible de plusieurs couronnes :
- Une couronne incorruptible : "Tous ceux qui combattent s'imposent toute espèce d'abstinences, et ils le font pour obtenir une couronne corruptible; mais nous, faisons-le pour une couronne incorruptible" (1 Corinthiens 9. 25).
- Une couronne de justice : "Désormais la couronne de justice m’est réservée ; le Seigneur, le juste juge, me la donnera en ce Jour–là, et non seulement à moi, mais à tous ceux qui auront aimé son Apparition" (2 Timothée 4. 8).
- Une couronne de vie : "Heureux l’homme qui endure la tentation ; car après avoir été mis à l’épreuve, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment" (Jacques 1. 12).
- une couronne de joie : "C’est pourquoi, frères bien–aimés que je désire vivement revoir, ma joie et ma couronne, demeurez ainsi fermes dans le Seigneur, mes bien–aimés" (Philippiens 4. 1). Elle est réservée pour les gagneurs d’âme, les pères ainsi que les mères spirituels.
- Une couronne de gloire : "…et, lorsque le Souverain Pasteur paraîtra, vous remporterez la couronne incorruptible de la gloire" (1 Pierre 5. 4). Elle est réservée pour les fidèles pasteurs et dirigeants d'église.
Mais les récompenses les plus belles seront la louange et les félicitations du Seigneur Jésus à l'égard de chacun de Ses rachetés : "C’est pourquoi ne jugez de rien avant le temps, avant la venue du Seigneur, qui mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et qui manifestera les desseins des cœurs. Alors la louange de chacun viendra de la part de Dieu" (1 Corinthiens 4. 5).
5) LA PERTE DE LA RECOMPENSE :
Hélas, tous les enfants de Dieu ne seront pas récompensés :
"Si l’œuvre de quelqu’un est consumée, il en subira la perte ; pour lui il sera sauvé, mais comme au travers du feu" (1 Corinthiens 3. 15).
Le feu en question ne brûle personne mais les œuvres. Ces œuvres ne seront pas jugées dignes car elles ne reposeront pas sur le seul fondement valable qu’est Jésus-Christ.
Les croyants en Jésus non récompensés au Tribunal de Christ seront quand même sauvés pour l'éternité, mais ils n’auront rien de valable à présenter à Dieu. "Et maintenant, petits enfants, demeurez en lui, afin qu’au moment où il sera manifesté, nous ayons de l’assurance, et qu’à son avènement, nous n’ayons pas honte devant lui" (1 Jean 2. 28). "Prenez garde à vous–mêmes, afin de ne pas perdre le fruit de votre travail, mais de recevoir une pleine récompense" (2 Jean 1. 8).
CONCLUSION :
La doctrine du jugement et des récompenses au Tribunal de Jésus-Christ ne doit pas nous intimider, ni nous effrayer. Elle est là pour nous encourager et nous stimuler à vivre dans la « crainte du Seigneur Dieu » tout au long de notre vie terrestre.
Ne travaillons pas pour être félicités des êtres humains. Soyons prêts à travailler pour Dieu, même si personne ne nous remarque. Dieu est Juste et Il sait récompenser équitablement Ses serviteurs. Ce n’est jamais en vain que nous Le servons.
Notre privilège sera non seulement de recevoir les couronnes mais de les offrir à Jésus comme les vingt–quatre anciens dans le Ciel : "Les vingt–quatre anciens se prosterneront devant celui qui est assis sur le trône, ils adoreront celui qui vit aux siècles des siècles, et ils jetteront leurs couronnes devant le trône, en disant : Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire, l’honneur et la puissance, car tu as créé toutes choses, et c’est par ta volonté qu’elles existent et qu’elles furent créées" (Apocalypse 4. 10-11).
Au Tribunal de Jésus-Christ (1)
1) DÉFINITION
"Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal du Christ, afin qu’il soit rendu à chacun d’après ce qu’il aura fait dans son corps, soit en bien, soit en mal" (2 Corinthiens 5. 10).
Il s’agit du bema, c’est-à-dire non pas le Tribunal du Jugement Dernier destiné à fixer le sort éternel des incroyants, mais le Tribunal des récompenses comme lors des Jeux Olympiques.
Cette comparution aura lieu juste après l’Enlèvement de l’Église.
Tous les croyants passeront devant le Tribunal de Christ afin d’être jugés et de recevoir d’éventuelles récompenses en fonction de la vie qu’ils auront vécue ici-bas.
Il s’agit d’une comparution individuelle et solennelle : chacun rendra compte pour lui-même. Chacun est responsable de sa propre vie. Personne ne pourra se réfugier derrière ses parents, son conjoint, son pasteur, son église etc... Personne ne pourra échapper à ce divin rendez-vous.
Tout sera mis à nu devant le juste Juge : Il n’y a aucune créature, qui soit invisible devant Lui : "tout est mis à nu et terrassé aux yeux de Celui à qui nous devons rendre compte" (Hébreux 4. 13).
2) LE JUGEMENT DU CROYANT EN JÉSUS :
Il ne s’agit pas du jugement par rapport au péché, puisque Jésus a déjà été jugé sur la croix pour tous ceux qui croient en Lui : "En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie" (Jean 5. 24).
Néanmoins, tous les croyants en Jésus, sans exception, devront rendre compte à Dieu de ce qu’ils auront fait sur la terre :" Mais toi, pourquoi juges–tu ton frère ? Ou toi, pourquoi méprises–tu ton frère ? Nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu. Car il est écrit : Je suis vivant, dit le Seigneur, tout genou fléchira devant moi, et toute langue donnera gloire à Dieu. Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui–même" (Romains 14. 10-12).
2a) Le croyant en Jésus sera jugé par rapport à l’utilisation des talents que Dieu lui a confiés : "Il en sera comme d’un homme qui en partant pour un voyage appela ses serviteurs, et leur confia ses biens. Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité et il partit en voyage... Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et leur fit rendre compte" (Matthieu 25. 14-15, 19).
2b) Il sera jugé en fonction de ses paroles : "Je vous le dis : au jour du jugement, les hommes rendront compte de toute parole vaine, qu’ils auront proférée. Car par tes paroles tu seras justifié, et par tes paroles tu seras condamné" (Mt 12:36-37)
2c) Il sera jugé en fonction des œuvres qu’il aura accomplies pour Dieu : Nous ne sommes pas sauvés par les œuvres mais nous avons été sauvés pour faire des œuvres : "Car nous sommes son ouvrage, nous avons été créés en Christ–Jésus pour des œuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions (Éphésiens 2. 10). "Cette parole est certaine, et je veux que tu insistes là–dessus, afin que ceux qui ont cru en Dieu s’appliquent à exceller dans les œuvres bonnes. Voilà qui est beau et utile aux hommes !" (Tite 3. 8).
2d) La validité de chaque œuvre, c’est à dire les motivations des cœurs seront dévoilées : "C’est pourquoi ne jugez de rien avant le temps, avant la venue du Seigneur, qui mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et qui manifestera les desseins des cœurs. Alors la louange de chacun viendra de la part de Dieu" (1 Corinthiens 4. 5).
2c) Le fondement de toute œuvre doit être Jésus-Christ lui-même : "Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, comme un sage architecte, j’ai posé le fondement et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus. Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus–Christ. Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’œuvre de chacun sera manifestée ; car le Jour la fera connaître, parce qu’elle se révélera dans le feu, et le feu éprouvera de quelle nature est l’œuvre de chacun" (1 Corinthiens 3. 10-13).
3) LES RÉCOMPENSES DU CROYANT EN JÉSUS :
3a) La base des récompenses :
Nous serons récompensés en fonction de notre fidélité dans notre service pour Dieu.
Les deux serviteurs ont ramené l’un 5 talents, l’autre 2 talents mais ils ont reçu tous les deux la même récompense. C’est parce que leur fidélité a exactement été la même. (voir Matthieu 25. 14-23).
La récompense ne dépend pas de la quantité de ce que nous faisons pour Dieu ni de notre position dans l’église mais du rendement, en fonction des talents que nous avons reçus.
Nous ne devons pas nous comparer les uns avec les autres car chacun recevra sa propre récompense : "Celui qui plante et celui qui arrose ne font qu’un, et chacun recevra sa propre récompense selon son propre labeur" (1 Corinthiens 3. 8).
Notre travail pour être récompensé doit être basé sur la pureté :
(voir 1 Corinthiens 3. 12-15).
Ce qui intéresse le Seigneur, ce sont nos motivations plus que nos actes proprement dits. Que représentent l’or, l’argent, les pierres précieuses c’est-à-dire des matériaux nobles et indestructibles ? Ce sont les œuvres inspirées et accomplies par l’Esprit Saint de Dieu. Elles sont faites en obéissance à la Parole, par amour pour Jésus, dans le seul but de glorifier Dieu.
Mais, les matériaux vils et périssables que sont le bois, le foin et le chaume représentent les œuvres faites par la chair, la volonté propre, par intérêt personnel, pour jouir égoïstement des bénédictions divines, dans le but de glorifier l’être humain ou une église quelconque.
Il est clairement démontré que toutes nos œuvres ne seront pas agréées par Dieu : certaines seront acceptées, d’autres rejetées. Le Seigneur déclare à l’église de Sardes : "Sois vigilant et affermis le reste qui allait mourir, car je n’ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant mon Dieu" (Apocalype 3. 2).
Travaillons uniquement en fonction de ce que Dieu nous demande et selon la force qu’Il nous a donnée. Il ne faut pas accomplir des œuvres impliquer Dieu qui nous en donne la capacité.
Les biens que nous recevons ici-bas ne nous appartiennent pas ; ce sont des biens que Dieu nous a confiés ; nous ne sommes que des administrateurs ou des intendants : "Et le Seigneur dit : Quel est donc l’intendant fidèle et prudent que le maître établira sur ses gens de service pour leur donner leur ration de blé au moment convenable ? Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera occupé de la sorte ! Je vous le dis en vérité, il l’établira sur tous ses biens" (Luc 12. 42-44).
"Ainsi, qu’on nous regarde comme des serviteurs de Christ et des administrateurs des mystères de Dieu. Du reste, ce qu’on demande des administrateurs, c’est que chacun soit trouvé fidèle" (1 Corinthiens 4. 1-2).
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Une alliance éternelle avec Dieu
“Je ferai avec eux une alliance éternelle… je mettrai ma crainte dans leur cœur, pour qu’ils ne se retirent pas de Moi” (Jérémie 32. 40).
“Jésus leur dit : Ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, qui est versé pour un grand nombre” (Marc 14. 24).
Dans la Bible, le terme « alliance » désigne les relations établies entre plusieurs parties, et en particulier entre Dieu et les hommes.
Dans le Nouveau Testament, la première alliance (Hébreux 8. 7) est considérée comme issue de l’engagement inconsidéré des Israélites à faire tout ce que l’Éternel leur demanderait. Elle est appelée aussi « la Loi (de Moïse) ». Ses dispositions sont qualifiées de saintes, justes et bonnes. Mais l’être humain, « le maillon faible » de cette alliance, n’a pu satisfaire à ses justes exigences. La Loi l’enferme alors sous le péché et confirme sa condamnation à la mort éternelle : elle a été inutile pour le sauver ! Dieu l’a révoquée puisqu’elle n’a pas le pouvoir de faire vivre l'être humain qui s’appuie sur elle.
Il y a donc place pour une “nouvelle alliance”, appelée aussi « alliance éternelle » parce qu’elle exprime le propos éternel de Dieu pour l’être humain.
Caractérisée par l’engagement unilatéral de Dieu en faveur de ceux qui Lui font confiance, la Nouvelle Alliance s’appuie sur :
– La mort de Jésus-Christ, qui « purge » l’exécution de la peine prononcée sur l’homme coupable,
– La résurrection de Jésus-Christ, qui témoigne de la pleine satisfaction de Dieu dans le travail d’expiation (de rachat) accompli par son Fils.
C’est pourquoi Jésus-Christ est le “médiateur de (la) nouvelle alliance” (Hébreux 9. 15). Tous ceux qui font confiance à Dieu se trouvent alors placés par Lui au bénéfice de cette nouvelle alliance. Elle les fait entrer éternellement dans la faveur de Dieu qui devient leur Père. Puisque nous sommes ses enfants, Dieu nous a donné son Esprit par lequel nous Lui disons maintenant, avec respect et confiance, « Abba ! Père ». Gloire à Dieu ! Par le même Esprit, nous nous laissons gouverner dans notre vie quotidienne. Il y manifeste alors la vie éternelle, la vie qui est auprès du Père, le reflet même de Jésus- Christ. Quelle alliance, quelles relations !
Chaque fois que nous annonçons, par le repas du Seigneur (la Cène), la mort et la résurrection du Seigneur Jésus, nous rappelons à quel prix cette nouvelle alliance a été rendue possible. Nos affections sont-elles touchées ?
Se laisser transformer par le Saint-Esprit
Après nous avoir délivrés de la loi du péché et de la mort qui nous rendait esclaves du péché et du mal, Dieu nous a régénérés en Christ pour que nous vivions une vie nouvelle sous la direction de Son Esprit Saint. Qu'est-ce que le régime nouveau du Saint-Esprit ? Quelles transformations le Saint-Esprit peut-Il amener dans la vie des enfants de Dieu ?
1) Le régime nouveau de l'Esprit :
« Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais... Ce qui est bon, je le sais, n'habite pas en moi, c'est-à-dire dans ma chair : j'ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas » (Romains 7. 15-19).
« Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l'homme intérieur; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres » (Romains 7. 21-23).
Le pouvoir de la loi du péché et de la mort attache les êtres humains et les rend esclaves du mal. En essayant de faire la volonté de Dieu par notre propre force, nous nous fatiguons et nous n'y arrivons pas, et cela peut nous amener à nous décourager de la vie chrétienne. Cependant, nous pouvons réellement vivre une vie chrétienne victorieuse, et c'est d'ailleurs ce à quoi Dieu nous a appelés.
« Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ? ... » (Romains 7. 24).
Il faut que nous nous fatiguions du péché, des disputes, des querelles, des mauvaises fréquentations, et là il faut invoquer Dieu, avoir le courage de dire à Dieu que nous sommes misérables. Dieu veut que nous reconnaissions notre pauvreté spirituelle (Matthieu 5. 3), Il veut que nous reconnaissions que nous avons besoin de Son aide. « Heureux ceux qui reconnaissent leur pauvreté spirituelle, car le Royaume des cieux leur appartient ! » (Matthieu 5. 3).
Dans Romains 8, nous voyons qu'il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. La loi de l'Esprit de vie en Jésus-Christ a affranchi ceux qui sont en Jésus-Christ de la loi du péché et de la mort. C'est pourquoi, pour ceux qui sont en Jésus-Christ, le péché n'est plus la légalité dominante ni la force dominante, mais c'est la vie de Jésus-Christ ressuscité qui est caractérisée par le Saint-Esprit vivant en chaque enfant de Dieu. Ainsi, ceux qui sont en Jésus-Christ doivent vivre selon l'Esprit afin que la nouvelle loi prenne effet dans leur vie et s'accomplisse. Par contre, si quelqu'un n'a pas l'Esprit de Christ, il ne Lui appartient pas. Cette personne ne peut pas vivre la vie chrétienne victorieuse parce que la vie chrétienne est une vie surnaturelle. Elle ne peut être menée que par ceux et celles en qui le Saint-Esprit de Dieu demeure.
2) Laissons le Saint-Esprit nous transformer :
« Alors il reprit et me dit : C'est ici la parole que l'Éternel adresse à Zorobabel : Ce n'est ni par la puissance ni par la force, mais c'est par mon Esprit, dit l'Éternel des armées » (Zacharie 4. 6).
2a. Laissons le Saint-Esprit détruire notre vieille nature (habitudes, caractère, dispositions) :
« Car c'est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les vols, les faux témoignages, les calomnies » (Matthieu 15. 19). Et Dieu nous promet ceci : « Je vous donnerai un coeur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau; j'ôterai de votre corps le coeur de pierre, et je vous donnerai un coeur de chair. » (Ézéchiel 36. 26).
2b. Laissons le Saint-Esprit former le nouvel homme en nous : créer en nous le nouveau caractère, de nouvelles habitudes
« O Dieu ! crée en moi un cœur pur, renouvelle en moi un esprit bien disposé » (Psaumes 51. 10).
2c. Laissons le Saint-Esprit nous conduire :
Le Saint-Esprit de Dieu nous parle. Le Saint-Esprit veut prendre la direction de notre vie et transformer notre caractère, notre environnement. Il veut enlever les mauvaises herbes, nous séparer des mauvaises compagnies. Cependant, Il ne va pas nous forcer; c'est à nous d'accepter.
Le Saint-Esprit de Dieu va nous encourager à faire certaines choses (Actes 18. 9-10), va nous pousser à faire des choses (Marc 1. 12), va nous interdire certaines choses (Actes 16. 7), va nous conduire dans certains lieux (Luc 4. 1), va nous aider dans notre faiblesse (Romains 8. 26).
2d. Laissons le Saint-Esprit vivre Sa vie en nous :
« J'ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui S'est livré Lui-même pour moi. Je ne rejette pas la grâce de Dieu; car si la justice s'obtient par la loi, Christ est donc mort en vain. » (Galates 2. 20-21).
Il ne faut pas rejeter la Grâce de Dieu, il ne faut pas refuser d'écouter le Saint-Esprit, il ne faut pas refuser de suivre Sa direction.
2e. Laissons le Saint-Esprit nous aider à crucifier la chair avec ses passions et ses désirs :
« Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. » (Galates 5. 24).
Laissons le Saint-Esprit nous modeler comme l'argile entre les mains du potier.
Notre attitude avec le Saint-Esprit va déterminer notre altitude dans la vie.
2f. Laissons le Saint-Esprit nous transformer de gloire en gloire :
« Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l'Esprit » (2 Corinthiens 3. 18).
Distinction entre la Grâce de Dieu et nos oeuvres
"Et si c'est par grâce, alors ce n'est plus des œuvres: autrement la grâce n'est plus grâce. Mais si c'est des œuvres, alors ce n'est plus par grâce: autrement l’œuvre n'est plus œuvre." (Romains 11. 6).
Comment Dieu pourrait-Il être plus clair dans ce passage pour dire que si les œuvres ont quelque chose à voir avec notre Salut, ce n'est pas la grâce. Comment peut-on travailler pour quelque chose et ensuite dire : "Oh, c'est par grâce". Si c'est la grâce, alors ce n'est pas par les œuvres et si c'est par les œuvres, ce n'est pas la grâce. Il n'y a pas de mélange qui puisse avoir lieu entre la grâce de Dieu et nos oeuvres.
Voyons aussi un autre verset très clair à ce sujet : "Mais à celui qui ne fait point d’œuvre, mais qui croit en celui qui justifie l'impie, sa foi lui est imputée à justice" (Romains 4. 5).
Il est clairement dit "ne fait point d'œuvre" dans ce verset. Alors pourquoi cela est-il si essentiel ? Parce qu'il y a un faux enseignement qui dit : "Eh bien si vous ne faites pas d’œuvres, vous n'êtes pas sauvés". Cela est très largement enseigné aujourd'hui même s'il y a la Parole de Dieu qui dit que le salut est par la foi et que ce n'est pas par des œuvres.
En effet, si c'est par grâce, ce n'est pas par des œuvres. Et la Bible dit ici, que celui qui ne fait point d'œuvre mais qui croit en celui qui justifie l'impie, sa foi lui est imputée à justice.
Nous voyons donc que nous sommes sauvés en croyant et qu’œuvrer n'est pas nécessaire au Salut. De même quelqu'un qui est sauvé et qui ne fait pas d’œuvres, reste toujours sauvé, puisqu'il a déjà reçu la vie éternelle.
Et une fois que nous avons reçu cette grâce ?
Nous avons déjà brièvement mentionné le fait que Dieu nous exhorte à œuvrer une fois que nous avons reçu le Salut.
Maintenant analysons cela dans Romains, car Paul dans cet épître nous parle longuement de la notion de grâce. Notamment dans les chapitres 3, 4 et 5. Il répète dans ces chapitres à de nombreuses reprises que notre Salut est par grâce, par la foi, et non par des œuvres ni en gardant la loi.
Ces 3 chapitres parlent donc de ce sujet essentiel du Salut en Jésus qui est par grâce. Puis, Paul répond dans le chapitre 6 à la question que beaucoup de personnes se posent : "Continuerons-nous dans le péché" après avoir reçu la grâce ?
"Que dirons-nous donc ? Continuerons-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? Loin de là. Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ?" (Romains 6. 1-2).
Ainsi, Paul nous dit que nous ne devrions plus continuer à vivre dans le péché. Mais cela veut-il dire que la grâce n'est pas suffisante pour notre Salut ? Bien sûr que non. Ces deux versets ne contredisent pas tout ce que Paul avait exposé dans les chapitres précédents. Paul nous disant en plus en Romains 5 que la grâce abonde : "Or, la loi est intervenue pour que l'offense abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé, afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi la grâce régnât par la justice pour la vie éternelle, par Jésus-Christ notre Seigneur" (Romains 5. 20-21).
Dans ces versets, Paul nous dit clairement que si nous continuons à pêcher, la grâce abondera. Ce qui signifie que nous ne perdrons pas notre Salut. Jésus a dit : "Et je leur donne la vie éternelle ; et ils ne périront jamais, et aucun homme ne les ravira de ma main" (Jean 10. 28).
Mais bien sûr Paul nous dit : "Continuerons-nous dans le péché, afin que la grâce puisse abonder ?" Et la réponse est évidemment non, car Dieu veut que nous vivions une vie saine. Dieu nous punira sur cette terre si nous continuons volontairement à pécher une fois que nous sommes sauvés. "Car le Seigneur châtie celui qu'Il aime" (Hébreux 12. 6).
Ainsi, une fois sauvé, si nous péchons, nous serons châtiés par Dieu et nous récolterons ce que nous avons semé. Dieu veut que nous marchions dans l'obéissance et dans la sainteté. Cela doit être une priorité dans nos vies en tant que chrétiens nés de nouveau.
Alors que les êtres humains non sauvés quant à eux peuvent vivre une vie de péché sans être châtiés, mais elles iront en Enfer à la fin de leur vie... puisqu'ils ne sont pas des enfants de Dieu.
Les êtres humains sauvés à travers leur foi en Jésus, en tant qu'enfants de Dieu, doivent vivre une vie d'obéissance à Dieu. Nous devons nous détourner du mal et du péché : "Puis il dit à l'homme : Voici, la crainte du Seigneur, c'est la sagesse; S'éloigner du mal, c'est l'intelligence" (Job 28. 28). "Néanmoins le fondement de Dieu tient ferme, ayant ce sceau, Le Seigneur connaît ceux qui sont à lui. Et, Quiconque mentionne le nom de Christ, qu’il se détourne de l’iniquité" (2 Timothée 2. 19).
Ainsi, si nous aimons Dieu, si nous voulons suivre notre Seigneur Jésus Christ, alors nous devons appliquer ses commandements dans nos vies et marcher chaque jour avec notre croix. "Alors Jésus dit a ses disciples : Si un homme veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même et qu’il prenne sa croix et me suive." (Matthieu 16. 24).
Gardons bien à l'esprit que nos bonnes œuvres ne sont pas pour notre Salut que nous avons déjà reçu en Jésus et qui est éternel. Nous avons déjà été lavés de tous nos péchés pour toujours. Nous faisons donc ses œuvres par Amour de Dieu et de notre prochain.
Le sacrifice d'Abraham et celui de Jésus-Christ
Abraham avait obéi à Dieu bien des fois pendant sa vie, mais aucun test ou épreuve n'aurait pu rivaliser avec la sévérité de celle décrite en Genèse 22. Dieu dit à Abraham : « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac ; va-t-en au pays de Morija, et là, offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je te dirai. » (Genèse 22. 2). C'était une demande stupéfiante parce qu'Isaac était le fils de la promesse (promis).
Comment Abraham a-t-il répondu ? Avec une obéissance immédiate : de bonne heure le lendemain matin, Abraham prit la route avec deux serviteurs, un âne et son fils bien-aimé Isaac, et avec le bois pour l'holocauste. Son obéissance absolue à ce commandement si déconcertant et si troublant, rendit gloire à Dieu et demeure un exemple qui nous enseigne comment glorifier Dieu dans nos vies en Lui obéissant.
Dieu utilise la foi (la confiance) d'Abraham comme un exemple du seul moyen de salut pour tous ceux qui viendraient après lui. Genèse 15. 6 déclare : « Abraham eut confiance en l’Éternel, qui le lui imputa à justice ». Cette vérité est la base de la foi chrétienne, tel que réécrite en Romains 4. 3 et en Jacques 2. 23. La justice qui fut créditée à Abraham est la même justice que celle qui nous est créditée aujourd'hui lorsque nous acceptons par la foi le sacrifice que Dieu a pourvu pour nos péchés : Jésus-Christ son Fils unique. « Celui qui n'a point connu le péché, il (Dieu) l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu » (2 Corinthiens 5. 21).
L'histoire d'Abraham dans l'Ancien Testament est la base de l'enseignement de l'expiation du Nouveau Testament : l'offrande en sacrifice parfait du Seigneur Jésus-Christ sur la croix, pour le péché de l'humanité.
Voici quelques parallèles entre ces deux récits bibliques de l'Ancien et du Nouveau Testaments :
- « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac… » (Genèse 22. 2a) ; « Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique… (Jean 3. 16)
- « Va-t-en au pays de Morija, et là offre-le en sacrifice… » (v. 2) ; Il est reconnu que c'est dans cette région que la ville de Jérusalem fut construite de nombreuses années plus tard, et où Jésus fut crucifié, hors des murs de la ville (voir Hébreux 13. 12).
- « Et là, offre-le en holocauste… » (v. 2) ; « …Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures » (1 Corinthiens 15. 3)
- Abraham prit le bois pour l'holocauste, le chargea sur son fils Isaac… » (v. 6) ; « Jésus, portant sa croix… » (Jean 19. 17)
- « … mais ou est l'agneau pour l'holocauste ? » (v. 7) ; Jean a dit « Voici (Jésus) l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. » (Jean 1. 29)
- Isaac, le fils, répondit avec obéissance à son père en acceptant d'être le sacrifice (v. 9) ; Jésus pria : « Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. » (Mathieu 26. 39).
- La résurrection – Isaac (symboliquement en ne passant pas par la mort) et Jésus (en réalité en passant par la mort et en ressuscitant) : « C'est par la foi qu'Abraham offrit Isaac, lorsqu'il fut mis à l'épreuve, et qu'il offrit son fils unique, lui qui avait reçu les promesses, et à qui il avait été dit : « en Isaac tu auras une postérité appelée de ton nom. Il pensait que Dieu est puissant, même pour ressusciter les morts ; aussi il retrouva son fils, ce qui est une préfiguration. » (Hébreux 11. 17-19) ; Jésus « a été enseveli, et il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures. » (1 Corinthiens 15 : 4).
Voir aussi ces articles : Le sacrifice d'Abraham ; L'unique Agneau de Dieu ; Le sacrifice d'Abraham : Sa vraie signification
Le chrétien est-il libéré des effets du péché contre son libre arbitre ?
La régénération affranchit d’ores et déjà les croyants du péché, mais ce n’est qu’à la résurrection finale que leur liberté sera complète et parfaite. (Voir Philippiens 3.20-21).
Le portrait de la dépravation totale correspond-il également aux enfants de Dieu ? Étrangement, d’un côté nous reconnaissons que cette description correspond à notre nature pécheresse et qu’elle n’est pas uniquement un portrait des inconvertis ; mais de l’autre côté, il nous semble que ce tableau ne nous représente pas entièrement puisque nous avons été affranchis de la puissance du péché. Cette deux aspects contradictoires décrit ce que sont les pécheurs régénérés.
Quand Dieu convertit un pécheur, et le fait passer dans l’état de grâce, Il le libère de son esclavage naturel au péché, et par sa grâce seule, Dieu le rend capable de vouloir et de faire librement ce qui est spirituellement bon. Néanmoins, en raison de la corruption rémanente, il ne veut ni parfaitement ni uniquement ce qui est bien, mais il veut aussi ce qui est mal.
Assurément, la régénération restaure la liberté qui était affectée par la dépravation, mais elle n’éradique pas totalement la puissance du péché. À notre état dépravé, s’ajoute une nouvelle condition : « l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité » (Éphésiens 4. 24). La liberté des enfants de Dieu n’est pas un retour à la capacité de ne pas pécher et à ne choisir que le bien, mais il s’agit d’un affranchissement de la captivité à ne choisir que le mal et à rejeter Dieu (Jean 8. 34-36).
Notre liberté ne doit donc pas être définie premièrement en termes de choix ou de libre arbitre, mais en termes de délivrance : « Rendez grâces au Père, qui […] nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le Royaume du Fils de son amour » (Colossiens 1. 12-13). Cette liberté est irrésistible, aucune personne affranchie des ténèbres par Dieu ne peut rejeter Dieu. Cependant, une délivrance irrésistible n’est pas une délivrance qui exerce une contrainte. C’est en libérant notre volonté autrefois asservie que Dieu nous a convertis à Lui (Philippiens 2. 12-13). La grâce de Dieu nous a rendus capables d’aimer Dieu et sa Justice de telle sorte qu’être libre, c’est être captif du Seigneur (Romains 6. 18, 22).
Néanmoins, en raison de la corruption rémanente, nous ne voulons ni parfaitement ni uniquement ce qui est bien, mais nous voulons aussi ce qui est mal. Cette division entre les désirs de la chair et ceux de l’Esprit chez le chrétien est décrite par l’apôtre Paul en Romains 7. 14-20 : "Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle ; mais moi, je suis charnel, vendu au péché. Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais. Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne. Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi. Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair : j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi".
Certains considèrent le langage de Paul trop fort pour décrire la condition du chrétien, en particulier l’expression « je suis charnel, vendu au péché ». Il faut cependant considérer que dans ce passage, l’apôtre distingue entre sa chair et lui-même. Autrement dit, Paul identifie son vrai moi à l’homme nouveau qui est ressuscité avec Christ et qui prend plaisir dans la Loi de Dieu et il identifie sa nature pécheresse, sa chair, comme étant le vieil homme qui a été crucifié avec Christ (Romains 6. 6 ; Éphésiens 4. 22) et qui ne doit plus être considéré comme le moi actuel même s’il est encore présent.
Lorsqu’il dit « si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi », cela ne signifie pas que Paul ne contrôlait pas sa volonté et qu’il n’était donc plus coupable pour ses péchés actuels. Paul considérait plutôt que sa nouvelle nature en Christ était son identité véritable et que le vieil homme du péché n’était plus qu’un résident temporaire en lui. C’est pour cette raison que, même s’ils pèchent encore, les croyants doivent se regarder « comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ » (Romains 6. 10).
Heureusement, cet état entre la liberté de l’Esprit et l’asservissement au péché ne durera pas éternellement. Après avoir constaté son état misérable, l’apôtre conclut sur une note positive d’espérance : « Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ?… Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur! » (Romains 7. 24-25) Amen ! C’est seulement dans l’état de gloire que la volonté de l’homme sera rendue parfaitement et immuablement libre en vue du bien seulement.
La glorification finale ne sera pas un retour à l’état initial, mais l’atteinte de l’objectif initial d’incorruptibilité. Adam était capable de pécher et capable de ne pas pécher. La liberté dans l’état d’incorruptibilité sera semblable à celle de Dieu et du Christ glorifié (Actes 2. 24-36 ; 1 Corinthiens 15. 42-49). La liberté de Dieu est souvent définie négativement comme une incapacité de pécher (Habacuc 1. 13 ; 2 Timothée 2. 13 ; Jacques 1. 13). Voilà la liberté promise aux enfants de Dieu : l’incapacité de pécher, l’incorruptibilité éternelle.
Cet état glorieux sera atteint « en un instant, en un clin d’œil, à la dernière trompette. La trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés » (1 Corinthiens 15. 52), à la résurrection finale. Cette transformation sera opérée par le Seigneur Jésus-Christ Lui-même « qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses » (Philippiens 3. 21). Alors il n’y aura plus jamais de péché ni aucun effet de la mort (Apocalypse 21. 4). La liberté ultime n’est pas le choix entre le péché et l’obéissance, mais l’incapacité de désobéir à Dieu ; une obéissance heureuse et libre. Ceux qui ont été affranchis du péché possèdent déjà cette liberté glorieuse sous la forme d’une espérance qui ne peut tromper (Romains 8. 19-30).
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