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Si Dieu est bon, pourquoi laisse-t-il faire tant de mal ?
"Si Dieu est bon pourquoi laisse-t-il faire tant de mal ?" Cette question, tous les chrétiens l’ont entendue et plusieurs se la posent eux-mêmes. Elle revient momentanément lorsqu’une énorme tragédie survient. Devant cette difficulté morale, notre raison humaine conclue ainsi : Ou Dieu n’est pas bon, ou Dieu n’est pas Tout-Puissant, ou Dieu n’existe pas. L’être humain régénéré cependant n’a pas l’intelligence enténébrée, mais renouvelée (Romains 12. 2) et Il est armé pour faire face aux forteresses de la raison dépravée des pécheurs (2 Corinthiens 10. 5).
Quand Dieu doit-Il intervenir ?
L’existence est le lieu de rencontre entre le fini et l’infini, le temporel et l’éternel, le Dieu Souverain et l’être humain vulnérable. Nous vivons dans le temps et n’avons pas de contrôle sur les événements. Il en va autrement de Dieu, sa perspective étant radicalement différente de la nôtre. Sur la question du temps, par exemple, l’Écriture nous apprend ceci : « Mais il est une chose, bien-aimés, que vous ne devez pas ignorer, c’est que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour » (2 Pierre 3. 8).
Pour nous, le facteur temporel a un grand impact dans la façon dont nous vivons les événements. Dieu, quant à Lui, est hors du temps de sorte que ceux qui nous paraissent morts ou encore à venir sont perçus par Lui comme étant vivants et existants, « car pour Dieu tous sont vivants » (Luc 20. 38b). Bien que Dieu intervienne dans le temps et dans l’histoire, Il traite avec les êtres humains dans l’éternité. Temporellement, Dieu ne nous semble pas intervenir lorsqu’une tragédie survient, mais Il entre en jugement avec tout ce qui arrive.
LIRE Psaumes 7. 8-17
Ce psaume est-il seulement un vœu pieux ? Une envie capricieuse dont s’aveuglent les croyants en faisant comme si le mal ne triomphait pas partout dans le monde ? Au contraire ! Il s’agit d’une vérité éternelle. En Lui-même Dieu a déjà jugé toute la conduite des êtres humains. Il est le Juge éternel, le Juge d’éternité. À ses yeux, aucune injustice ne perdure, le bien triomphe éternellement.
Comment Dieu intervient-Il ?
Dieu n’intervient pas en empêchant les êtres humains de pécher, mais en leur faisant rendre compte pour leurs péchés. Lorsqu’un crime est commis, il y a injustice. Lorsque le coupable est condamné, justice est rendue. Dieu n’est pas passif devant le péché, mais sa Colère est enflammée contre le péché. Le jugement du monde par Dieu a lieu de deux façons. La première est la croix de son Fils Jésus-Christ. Avant d’aller subir la Colère de Dieu pour les péchés du monde, Jésus déclare : « Maintenant a lieu le jugement de ce monde; maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors » (Jean 12. 31). La mort de Jésus-Christ sur la croix était une manifestation du Jugement Dernier. L’apôtre Paul explique que par ce jugement, Dieu a manifesté sa Justice éternelle dans le temps et s’est montré juste tout en justifiant des impies : "C’est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience, afin, dis-je, de montrer sa justice dans le temps présent, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus" (Romains 3. 25-26).
Lorsqu’un être humain déclare que Dieu est injuste, car Il laisse faire le mal, il faut lui rappeler qu’il méconnait l’histoire : Dieu a déjà puni le mal à la croix. Le péché a reçu sa pleine condamnation lorsque le Christ a été fait péché et fut maudit et condamnés sur la croix pour nous (2 Corinthiens 5. 21 ; Galates 3. 13). « Celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3. 36). Les péchés qui ne sont pas condamnés dans ce monde présents sur la terre sont déjà condamnés par le Jugement éternel de Dieu qui sera manifesté à la fin des temps. « C’est une multitude, une multitude, dans la vallée du jugement; Car le jour de l’Éternel est proche, dans la vallée du jugement » (Joël 3. 14).
Pourquoi Dieu n’empêche-t-il pas simplement le mal ?
Au lieu de juger éternellement des êtres humains pécheurs pour leurs horribles péchés, Dieu n’aurait-il pas dû les empêcher de commettre ces horribles péchés ? On arrive à comprendre comment Dieu répare le mal par sa Justice, mais ne pourrait-il pas simplement empêcher de horribles péchés d’arriver ? Du point de vue de son omnipotence, Dieu peut empêcher le mal de se produire et Il le fait souvent (voir 1 Samuel 25. 34). Mais il nous faut constater que Dieu a choisi de laisser les êtres humains libres de faire le mal. « Et que dire, si Dieu, voulant montrer sa colère et faire connaître sa puissance, a supporté avec une grande patience des vases de colère formés pour la perdition et s’il a voulu faire connaître la richesse de sa gloire envers des vases de miséricorde qu’Il a d’avance préparés pour la gloire ? » (Romains 9. 22-23).
Pourquoi les êtres humains devant des injustices notoires appellent-ils Dieu à empêcher ce mal ; et ne l’appellent-ils pas à empêcher le mal qu’ils commettent eux-mêmes ? À qui de déterminer le mal que Dieu doit empêcher et selon quels critères ? L’Écriture nous rappelle que nous sommes tous dans le même bateau. Lorsque nous condamnons les actes criminels des autres, nous nous condamnons nous-mêmes puisque nous commettons les mêmes péchés à différents degrés (Romains 2. 1). C’est pourquoi la méchanceté des êtres humains devrait nous inciter à la repentance puisque la même méchanceté est dans notre cœur. C’est également ce que Jésus déclare en constatant les tragédies de l’existence humaine. Il ne déclare pas que celles-ci sont incompatibles avec la bonté de Dieu, mais qu’elles devraient nous inciter à la repentance en vue du salut de nos âmes : LIRE dans Luc 13. 1-5.
Les tragédies nous bouleversent. Elles doivent nous rappeler que nous vivons dans un monde bouleversé par la chute. L’injustice rampante ne doit pas nous faire croire que le ministère de la Justice divine est interrompu. Dieu juge et condamne le péché, empressons-nous donc de nous repentir. Nous devons savoir que nous sommes semblables à la fois aux criminels et aux victimes : nous sommes coupables de nos propres péchés, mais c'est en Jésus-Christ que nous sommes sauvés. Il ne nous reste, dans les deux cas, qu’un seul et même refuge : la miséricorde de notre Dieu, à recevoir ou à rejeter !
Dieu ne déçoit jamais
« Celui qui était assis avait l'aspect d'une pierre de jaspe et de sardoine; et Le trône était environné d’un arc-en-ciel semblable à de l'émeraude » (Apocalypse 4. 3).
Le monde et le train de ce monde peuvent décevoir et passer ; mais Celui qui est assis sur le Trône subsiste et tient parole.
L’église visible peut faillir et se livrer aux chemins d’à côté, elle peut ouvrir ses portes à l'apostasie ; mais Celui qui est depuis le commencement et qui a clairement révélé sa volonté ne change pas.
Le chrétien peut être tenté de se décourager, de s’abandonner au formalisme et de mourir dans ses routines ; mais Celui qui nous a promis la Vie et qui nous a donné ses promesses est fidèle, et Il agira conformément à ce qu'Il a dit. Même si nous sommes infidèles, Il reste fidèle.
"Dieu a traité alliance avec nous, une alliance sûre en toutes choses. Il tient parole. Il vient à nous... dès qu'Il nous voit contrits et repentants, prêts recevoir sa bénédiction" (Voir Genèse 9. 14-16).
"Nous vous annonçons cette bonne nouvelle que la promesse faite à nos pères, Dieu l’a accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus, selon qu’il est écrit" (Voir Actes 13. 32-33).
Les êtres humains peuvent nous décevoir ; nous avions compté sur eux et ils n'ont pas tenu parole. Mais Dieu ne déçoit jamais. L'arc-en-ciel est le garant de sa fidélité. Pour que l’arc-en-ciel paraisse, il faut de la pluie et du soleil. La grâce et la fidélité de Dieu se manifestent précisément là où il y a de la « pluie », là où les circonstances sont contraires ; mais elles ne permettront jamais que la pluie nous voile le soleil de son secours. Ce que Dieu a promis, Il va l'accomplir. Son Trône est environné d'un arc-en-ciel plein d'espérance.
Levons-nous, allons à sa rencontre... Jésus tient toujours parole : « Je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu'elles soient dans l'abondance » (Jean 10. 10b).
Quand une bonne chose devient une idole
“Tu ne te feras pas d’idole…” (Exode 20. 4).
Dieu tient à occuper la totalité de notre cœur. Une idole est simplement tout ce qui prend, peu ou trop, la place de Dieu dans notre cœur. Reconnaître la nature d’une idole aux temps des Hébreux était facile : elle avait l’apparence d’une statue ou d’un objet sculpté représentant une divinité quelconque, devant lesquels venaient se prosterner les gens de cette époque. De nos jours, les idoles sont plus difficiles à reconnaître, mais tout aussi dangereuses.
Nous comprenons que la poursuite effrénée vers le succès, l’acquisition incessante de biens matériels, le désir d’embellir son aspect physique, la volonté d’imiter un chanteur ou un acteur célèbre deviennent vite des idoles dans notre vie.
Nous sommes prêts à leur sacrifier notre famille, notre paix, notre intégrité, et ainsi nous offrons des sacrifices à nos idoles comme les anciens Hébreux le faisaient trop souvent. Pire encore lorsque nous prenons de bonnes choses et les mettons sur un piédestal, créant ainsi des idoles sans même y penser vraiment.
Or une bénédiction que Dieu nous a accordée peut finir par prendre la place de Dieu dans notre cœur : par exemple un enfant que Dieu nous a donné alors que nous ne l’attendions plus.
Mais pouvez-vous imaginer que quelque chose instauré par Dieu puisse devenir une idole qui nous fait trébucher ?
Comme un ministère établi à l’origine pour le glorifier, mais qui a pris trop de place en nous au point de nous faire oublier pourquoi nous le poursuivons !
Un étrange exemple nous est donné dans l’Ancien testament, lorsque Dieu dit à Moïse de façonner un serpent en airain pour guérir les Hébreux mordus par des serpents venimeux lors de leur périple au désert.
Symbole de la mort de Jésus sur la croix, élevé aux yeux de tous comme le serpent que Moïse avait dû placer au sommet d’un mât, ce serpent était source de vie et de guérison pour ceux qui levaient leur regard vers lui.
Dieu n’avait pas changé d’idée : tu ne feras pas d’idole est toujours valable pour nous aujourd’hui !
“Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut, de même, que le Fils de l’homme soit élevé, pour que quiconque croit ait en Lui la vie éternelle” (Jean 3. 14-15).
Pourquoi Dieu a-t-Il dit à Moïse d’agir ainsi ? Ne pouvait-Il pas guérir les Hébreux comme Jésus le fit plus tard avec les dix lépreux ?
Certes, mais Il voulait que les personnes mordues par les serpents venimeux lèvent la tête vers leur salut et acceptent que leur guérison ne dépendait pas d’eux, mais de la seule grâce divine.
Le serpent, qui représentait les péchés que Jésus allait porter à la croix pour nous, n’était qu’un symbole, pas une idole devant laquelle les Hébreux devaient se prosterner, pourtant il devint une idole pour tout Israël au cours des siècles qui suivirent.
Que s’est-il passé ? Les Hébreux oublièrent la véritable signification du serpent d’airain, comme ils avaient oublié en son temps la raison pour laquelle Moïse était resté sur la montagne de Sinaï pendant quarante jours.
Ils avaient conservé le serpent comme une relique et se mirent à lui offrir des sacrifices au lieu d’en offrir à Dieu seul. Sept siècles plus tard, le roi Ézéchias le détruisit :”C’est lui qui… mit en pièces le serpent de bronze que Moïse avait fait, car les fils d’Israël avaient brûlé de l’encens devant lui jusqu’à cette époque : on l’appelait Nehoushtân” (2 Rois 18. 4).
Parfois de bonnes choses, même instaurées par Dieu peuvent accaparer notre cœur au point de devenir des idoles. La seule solution est de les détruire une fois pour toutes. Avez-vous pris des habitudes qui sont devenues trop importantes dans votre vie pour vous permettre d’apprécier votre relation avec Dieu ? Avez-vous des bénédictions matérielles qui occupent aujourd’hui une place de choix dans votre vie ?
Nous sommes des sacrificateurs en Jésus-Christ
Il est important de connaître notre rôle véritable devant Dieu, afin de l’intégrer et d’être efficace. Je crois que tous doivent le connaître. Une des fonctions que la Bible déclare est que tous les sauvés sont des sacrificateurs. "À celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père, à lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen !" (Apocalypse 1:5-6).
Le rôle de sacrificateur dans l’Ancien Testament :
Le poste de sacrificateur était de se présenter devant Dieu. Il n’existait aucun autre poste plus grand que celui-là. (à cause de la proximité de Dieu. Ils étaient choisis par ligné familial (tribu de Lévi) avec une promesse perpétuelle : Aaron… etc. C’étaient des gens consacrés. Il ne faisait rien d’autre, ils appartenaient à Dieu. Ils étaient les seuls autorisés à entrer dans le lieu Saint (présence de Dieu). Ils avaient un rituel de purification afin d’être toujours purs.
Le sacrificateur était intermédiaire entre Dieu et les hommes (pour les enseignements et pour leur pardon). Le chef des sacrificateurs, le souverain sacrificateur entraient une fois l’an dans le lieu très saint.
Maintenant Dieu a appelé de nouveaux sacrificateurs dans le Nouveau Testament. L’appel de ce ministère est donné à tous ceux qui ont été rachetés par Jésus-Christ. À part de nos ministères personnels que nous avons reçus, nous avons tous part au ministère de sacrificateur. L’accès dans le lieu Très Saint nous est ouvert, nous pouvons jouir de la présence de Dieu tous les jours. Nous sommes appelés à nous tenir dans la présence de Dieu et de préservet notre communion. Nous ne devons pas prendre notre rôle à la légère et négliger l’extraordinaire Grâce qui nous a été accordée. Nous ne devons pas nous présenter les mains vides.
Nous croyons qu’il y a qu’une seule chose qui à de la valeur comme sacrifice pour le péché : « le sacrifice de Jésus » ; Il y a aussi l’offrande de notre être entier qui est agréable à Dieu ; Il y aussi le sacrifice de louange, la bienfaisance et la libéralité.
Nous avons un Souverain Sacrificateur qui a pourvu au sacrifice, son nom est « Jésus ou Yeshua ». "Mais Christ est venu comme souverain sacrificateur des biens à venir; il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait, qui n’est pas construit de main d’homme, c’est à dire, qui n’est pas de cette création ; et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle" (Hébreux 9. 11-12).
Jésus exerce sa fonction de Sacrificateur en intercédant pour nous. "Qui les condamnera ? Christ est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous !" (Romains 8. 34).
Notre fonction est de présenter une intercession pour ceux qui nous entourent. "J’exhorte donc, avant toutes choses, à faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâces, pour tous les hommes, pour les rois et pour tous ceux qui sont élevés en dignité, afin que nous menions une vie paisible et tranquille, en toute piété et honnêteté. Cela est bon et agréable devant Dieu notre Sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité" (1 Timothée 2. 1-4).
Dieu se cherche des sacrificateurs intercesseur pour se présenter entre Dieu et les hommes. "Je cherche parmi eux un homme qui élève un mur, qui se tienne à la brèche devant moi en faveur du pays, afin que je ne le détruise pas ; mais je n’en trouve point" (Ézéchiel 22. 30).
Toutes nos requêtes doivent être demandées au nom de notre Souverain Sacrificateur : Jésus. "Et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai" (Jean 14:13-14)
Dieu nous a choisis et a déjà promis de nous exhausser. "Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais moi, je vous ai choisis, et je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne" (Jean 15. 16).
La seule ancre jetée en haut
« … Pour saisir l’espérance proposée, laquelle nous avons comme une ancre de l’âme, sûre et ferme, et qui pénètre jusqu’au dedans du voile, là où Jésus est entré pour nous, en précurseur... » (Hébreux 6. 19).
Nous sommes les seuls matelots qui jettent l’ancre vers le haut. Notre espérance repose sur Dieu ; c’est pourquoi elle est solide. Elle est fondée sur la Personne du Christ ressuscité ; c’est pourquoi elle est vivante.
Nous ne craignons pas les vents impétueux, ni la fureur des flots, ni la violence des tempêtes ; notre espérance s’est fixée dans le sanctuaire de Dieu, elle est céleste.
Jésus nous rend forts devant les persécuteurs, inébranlables dans les calamités, résistants au sein des tribulations. En Jésus, notre espérance est ferme.
Notre Dieu ne peut mentir. Ce qu’Il a promis, il le donnera, tôt ou tard. Ce que nous attendons, nous le posséderons un jour. Demain, notre espérance sera comblée. Aujourd’hui, elle est persévérante.
Le meilleur est devant nous. Nous le savons. Nous le croyons. Cette terre de misère ne nous épargne pas. Nous pleurons ? Bientôt nous tressaillirons de joie. Nous luttons ? Nous recevrons la palme des vainqueurs.
Avançons-nous sous les propos moqueurs, les railleries, et les crachats ? Mais, nous nous reposerons et nous chanterons parmi les phalanges angéliques. Notre espérance est joyeuse.
« Le malheur atteint souvent le juste » (Psaumes 34. 19), dit le Psalmiste. Certes, notre Seigneur permet que nous soyons souvent vêtus du manteau de la souffrance.
Notre corps de misère, tente si fragile, s’affaiblit, se détruit, nous accablant de toutes sortes de maux. Les larmes versées dans le secret arrosent les sillons de nos cœurs lacérés et meurtris. Mais nous attendons la manifestation de la Gloire de notre Sauveur Jésus. Il revient bientôt. Notre espérance est bienheureuse.
Le monde sombre désespérément dans l’océan de la séduction, du mensonge, et de l’iniquité. Mais notre Dieu nous a aimés, choisis, appelés, sauvés, consolés, sanctifiés, instruits, affermis. Il a déposé en nos cœurs une bonne espérance.
Celui qui s’appelle « le Dieu de l’espérance », œuvre en nous par la puissance de l’Esprit Saint pour que nous soyons animés d’une espérance débordante.
Avoir son nom inscrit dans les cieux
"Mais à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu" (Jean 1. 12-13).
Réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux (Luc 10. 20).
Si quelqu’un se déclare chrétien (enfant de Dieu), il doit avoir conscience qu’il déclare porter le Nom de Jésus-Christ. La question se pose alors : En a-t-il le droit ? Il y a beaucoup de personnes dans ce monde qui se réclament du Seigneur Jésus, mais Jésus-Christ leur dira au jour du Jugement Dernier : « Je ne vous ai jamais connus ; allez-vous-en loin de moi » (Matthieu 7. 23).
Il ne suffit donc pas, pour être chrétien, de figurer sur le registre de baptême d’une église ou sur son registre de membre. Ce ne sont pas ces livres-là qui seront consultés au grand jour du Jugement, lorsque Dieu fera comparaître tous les êtres humains devant Lui pour qu’ils lui rendent des comptes, que ce soit au Tribunal de Christ ou au Grand Trône Blanc.
Pour qu’un nouveau-né puisse porter un nom de famille, il faut qu’à sa naissance, l’état civil enregistre sa filiation. La Bible nous apprend que, pour faire parti de la famille de Dieu, une nouvelle naissance est nécessaire (Jean 3. 7). C'est à cette condition seulement que notre nom pourra figurer dans le Livre de Vie, cet "état civil du ciel" où Dieu inscrit le nom de tous ceux qui croient en son Fils Jésus-Christ et Le reçoivent comme leur seul Seigneur et Sauveur personnels. Ceux-là, et eux seuls, ont « le droit de devenir enfants de Dieu » (Jean 1. 12). Vous avez bien lu, c’est un droit ; il est fondé sur l’oeuvre de Jésus Christ et non sur nos mérites. Quelqu’un est chrétien, enfant de Dieu, non parce qu’il est meilleur ou plus religieux que d’autres, mais parce qu’il a reçu Jésus Christ dans sa vie comme son Sauveur, parce qu'il Le reconnaît comme le Seigneur de sa vie, et parce que le Saint-Esprit, qui l'a marqué de son sceau, vit en cette personne qui a reçu le Seigneur Jésus dans sa vie. Amen ! Gloire à Dieu !
Six vérités fondamentales à connaître
“Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés, pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus-Christ d'entre les morts, pour un héritage qui ne se peut ni corrompre, ni souiller, ni flétrir, lequel vous est réservé dans les cieux” (1 Pierre 1. 3-4).
Beaucoup de personnes dans ce monde ne semblent vivre que pour le temps présent, comme si l’Éternité était un concept vague et éloigné sans rapport avec notre manière de vivre. Pourtant, l’un des thèmes majeurs de la Parole de Dieu concerne le futur et l’espérance de vivre pour l'éternité dans la présence de Jésus. Voyons quelques vérités fondamentales sur ce sujet :
1- Seules deux destinations nous sont proposées à la fin de notre vie : le Paradis ou l’Enfer. Deux chemins y mènent, l’un étroit et emprunté par peu de gens, l’autre large et emprunté pas la majorité (Matthieu 7. 13-14). Le choix est simple, encore faut-il le faire : accepter que Dieu Lui-même a payé le prix pour notre entrée dans Sa présence (1 Corinthiens 6. 20) par le sacrifice parfait de son Fils Jésus sur la croix. Le seul Chemin qui mène au Paradis est Jésus-Christ qui a dit : “Personne ne vient au Père sinon par Moi” (Jean 14. 6).
2- Ce monde dans lequel nous vivons n’est pas notre vraie demeure : Il disparaîtra un jour dans le feu “avec fracas” et tout sera consumé (2 Pierre 3. 10). Mais nous avons un demeure qui nous est réseervé dans les Cieux. Nous serons récompensés pour les œuvres de valeur que nous avons accomplies durant notre vie sur la terre, décrites par Paul comme l’or, l’argent et les pierres précieuses (1 Corinthiens 3. 12). Nous serons par exemple récompensés pour chaque verre d’eau donnée à une personne assoiffée, pour chaque montant d'argent dépensé pour nourrir un affamé, pour chaque prière élevée en intercession, pour chaque effort accompli pour toucher des âmes perdues auront leur récompense, etc... Oui, ce que nous semons ici-bas, nous le récolterons là-haut dans le Ciel (Galates 6. 7).
3- Nos choix et nos décisions ici-bas ont des conséquences éternelles : Notre vie constitue notre seule chance de prier pour quelqu’un qui souffre, d’apporter du réconfort aux nécessiteux, de partager notre témoignage avec nos amis, voisins ou proches, de leur indiquer le vrai chemin du salut ; en bref de nous comporter comme le sel de la terre ou comme une lumière illuminant la détresse du monde. Même nos plus petites décisions, comme lire notre Bible chaque jour ou prier, auront une influence sur notre âme jusque dans l’Eternité ! Cela ne vaut-il pas la peine d’y réfléchir ?
Réfléchissons aussi aux trois vérités suivantes :
4- Nous devrons répondre de nos actes devant Jésus-Christ le seul Juge : L’opinion des autres ne compte pour rien. Alors, vivons-nous pour obtenir les félicitations des autres ou celles de Jésus-Christ ? Et devant quel Jugement ferons-nous face ? : Au grand Jugement final devant le Grand Trône Blanc (Apocalypse 20. 11-12), ou au Jugement devant le Tribunal de Jésus, notre Seigneur (2 Corinthiens 5. 10) ? Si nous avons été rachetés par l’œuvre de Christ, nous n’aurons pas à affronter le Jugement du Grand Trône Blanc, car nos noms ont été écrits dans le Livre de vie, et tous nos péchés sont pardonnés. Mais, c'est devant le Tribunal de Christ que nous devrons répondre de nos actes après que nous soyons devenus enfants de Dieu, que ce soit nos actes en bien ou en mal, faites pour la Gloire de Dieu ou non.
Aussi, ce “Jugement” ne comporte aucune condamnation, mais ressemble davantage à une remise de prix. Jésus nous récompensera en fonction de la valeur de nos actes, à condition que ceux-ci n’aient pas été détruits par le feu lors du test divin (1 Corinthiens 3. 12).
5- Dieu est Souverain et nous pouvons Lui faire confiance qu’Il fait tout pour nous amener à la ressemblance de Son Fils (Romains 8. 28). Dieu est fidèle dans toutes Ses promesses et à travers notre vie ici-bas, Il utilisera les circonstances que nous traversons pour notre bien et pour l’accomplissement de Ses desseins.
6- Notre vraie demeure pour l'éternité sera dans la Nouvelle Jérusalem qui descendra du Ciel sur un nouveau Ciel et sur une nouvelle Terre créés par Dieu le Créateur. Nous y jouirons de sa présence glorieuse dans nos corps ressuscités. Oui, notre espérance réside dans notre résurrection future. Le jour où cela arrivera sera la conclusion des plans parfaits du seul vrai Dieu de l'Univers qui nous a libérés du péché et nous a permis de vivre éternellement dans une relation idéale avec Lui et avec tous les enfants de Dieu de tous les temps. Est-ce aussi votre espérance chers lecteurs / lectrices ?
Appelé "le jour le plus long"
J’aimerais tout d’abord vous rappeler cette parole adressée par Dieu à Adam : « Tu pourras manger de tous les arbres du jardin ; mais, tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras certainement » (Genèse 2. 16-17).
Nous savons tous qu’Adam et Eve ont mangé du fruit de cet arbre. Cependant, le jour où ils en ont mangé, ils ne sont pas morts physiquement : ils ont survécu et ont même procréé. Dieu n’a t-Il donc pas mis sa menace à exécution ? Est-ce à dire que Dieu promet et ne tient pas ? Je dirais oui et non.
Était-il vraiment question d’un jour de 24 heures ? Ce n’est pas du tout évident, car il nous faut savoir que "pour Dieu, un jour est comme 1000 ans" (2 Pierre 3. 8). Adam a vécu 930 ans (Genèse 5. 5). Il est mort avant la fin d’un jour divin, qui correspond à 1000 ans pour nous, c’est-à-dire avant la fin du jour le plus long qui soit.
Aucun homme, même tous ces patriarches, dont Mathusalem fut le plus âgé puisqu’il vécut 969 ans (Genèse 5. 27), n’a pu atteindre la durée d’un jour divin.
Tous, comme Adam, sont morts le jour de leur désobéissance, car ils furent tous des êtres pécheurs. Nous mourrons bien plus tôt encore, dans le tout début d’un jour de Dieu. Mais, n’était-ce pas suffisant à Adam pour se repentir de sa faute et mourir avec le pardon de Dieu ?
Le temps qui nous est donné ici-bas, n’est-il pas en général suffisant pour que nous aussi, nous nous repentions et quittions cette terre revêtus du pardon de Dieu ? C’est là que se manifeste l’Amour de Dieu qui ne veut pas que nous soyons perdus en Enfer, mais qui veut que nous soyons tous sauvés. La patience de Dieu est incommensurable puisqu’elle a duré pour Adam, presque 1000 ans, le plus long des jours ! Dieu sait attendre longtemps pour que l’être humain revienne à Lui.
On peut dire, non, Dieu n’a pas tenu sa promesse. Et savez-vous pourquoi ? Parce que dans sa miséricorde pour le pécheur désobéissant que fut Adam, et après lui pour tous les pécheurs que nous sommes tous, Dieu a donné une dimension nouvelle à sa relation avec l’être humain et cette dimension, c’est l’amour, car l’amour pardonne les péchés de quiconque se repend et abandonne ses péchés.
C’est ce que reflète tout le Nouveau Testament avec la Venue de Jésus. Pour Adam, Dieu a suspendu, par amour, la sanction qu’Il lui avait annoncée. Il en est de même pour nous. L’épître aux Romains affirme : « Tous les hommes ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3. 23). Voilà la sanction. Et le texte ajoute : « Ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la Rédemption qui est en Jésus-Christ » (Romains 3. 24).
La sanction est levée. Je peux aussi dire, oui, Dieu a tenu sa promesse de sanctionner Adam, car Adam est tout de même mort quand Dieu a dit : « Le jour où tu en mangeras, tu mourras ».
Il y a en effet 2000 ans, il fut donné au monde un Messie, un Sauveur, le propre Fils du Père éternel. Il vécut 33 ans sur la terre. Mais en ces quelques années, quel programme n’a-t-Il pas réalisé ! Il a accompli le salut total et parfait de toute l’humanité qui croit en Lui : des vivants d’hier, des vivants de demain et ceux d’aujourd’hui auxquels nous appartenons vous et moi. Et pour y parvenir, Jésus aussi connut le jour le plus long de sa vie.
La veille, Jésus fut arrêté et abandonné des siens. Toute la nuit, il subit des interrogatoires qui se poursuivirent durant la matinée.
Condamné à être crucifié, Jésus fut chargé de sa croix et contraint de parcourir les rues de Jérusalem sous les moqueries de la foule. Enfin, cloué sur la croix et couronné d’une couronne d’épines, Il agonisa pour rendre l’âme à la neuvième heure de jour-là (15 heures). Tout cela par Amour pour nous.
La repentance : Porte de la miséricorde
Savez-vous que l’être humain a été reconnu coupable de péché et condamné à mort par le seul Dieu Saint ? S’il veut échapper à cette mort éternelle et être sauvé éternellement, il doit recevoir la miséricorde de Dieu. La miséricorde, à cet égard, consiste en ce que Dieu efface la peine que l’être humain mérite. Mais Dieu n’accorde pas sans condition sa miséricorde aux êtres humains, même si le salut est gratuit, sans prix, et ne peut être gagné. La condition à laquelle Dieu accorde sa miséricorde est la repentance.
Jean-Baptiste est venu prêcher la Parole de Dieu et son message était simple et puissant : « Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche » (Matthieu 3. 2). Jésus, le Fils de Dieu, a commencé son ministère avec le même message : « Repentez-vous ; car le royaume des cieux est proche » (Matthieu 4. 17). La repentance est une condition préalable au salut, comme l’a dit l’apôtre Pierre : « Repentez-vous donc et vous convertissez, afin que vos péchés soient effacés » (Actes 3. 19). Grâce à la repentance, la porte de la miséricorde est ouverte et le Salut obtenu.
Tous ont péché
Dans notre monde, il y a des multitudes de gens, et à bien des égards, nous sommes différents les uns des autres. Mais nous partageons tous ce message : « Puisque tous ont péché, et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3. 23). Et écoutez encore : « Il n’y a point de juste, non pas même un seul » (Romains 3. 10). Dieu a parlé par l’intermédiaire de son prophète Ésaïe et a dit : « Nous étions tous errants comme des brebis, nous suivions chacun son propre chemin » (Ésaïe 53. 6). Avez-vous remarqué la pensée centrale de ces Écritures ? Tous se sont égarés » « Aucun juste. » « Tous ont péché. » Cela ne vous concerne-t-il pas aussi ? Votre âme, votre vie appartient à Dieu. L’homme ou la femme qui ne reconnaît pas Dieu comme Maître de sa vie, vit dans la désobéissance et le péché. « L’âme qui pèche est celle qui mourra » (Ézéchiel 18. 4).
Le péché sépare
Vos péchés vous ont séparé de Dieu. Vous ressentez un désir intérieur que vous ne pouvez pas expliquer. Vous avez peut-être l’impression d’être abandonné et que Dieu n’entend pas. La raison en est indiquée par Dieu : « Voici, la main de l’Éternel n’est pas trop courte pour délivrer ; ni son oreille trop pesante pour entendre ; Mais ce sont vos iniquités [péchés] qui ont fait la séparation entre vous et votre Dieu, et ce sont vos péchés qui lui font cacher sa face, pour ne plus vous entendre » (Ésaïe 59. 1-2). Encore une fois, « Le salaire du péché, c’est la mort » (Romains 6. 23). Lorsque vous pensez à votre vie et à vos péchés, pensez aussi à Dieu. Dieu est sans péché ; Il est donc Saint, Juste et équitable. Dieu dit que le péché doit être jugé : « Car Dieu fera venir toute œuvre en jugement, avec tout ce qui est caché, soit bien, soit mal » (Ecclésiaste 12. 16). Il y a un grand fossé entre vous et Dieu. Si vous ne trouvez pas le chemin qui comble ce fossé entre le Dieu Saint et vous être humain pécheur, vous mourrez de la mort éternelle ! (Luc 16. 26). Mais écoutez, il y a un chemin, il y a de l’espoir pour vous !
Jésus ouvre la porte
Bien qu’il soit vrai que Dieu ait décrété un jugement de mort sur le péché, il est aussi le Dieu d’amour. « Dieu est amour » (1 Jean 4.16). Dieu vous aime même si vous vivez dans le péché. Son Amour a fait en sorte que vous puissiez être sauvé (Jean 3. 16). Dieu exercera certainement son Jugement sur le péché, et quand cette Justice s’accomplira sur l'être humain pécheur, celui-ci devrait mourir. C’est pourquoi Dieu, ne voulant pas que quiconque périsse, a envoyé son Fils Jésus prendre le salaire de nos péchés afin que nous puissions vivre. La Bible dit : « Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu » (Romains 11. 22). La bonté de Dieu désire sauver l’être humain mais son Jugement exige une sentence.
Jésus est venu dans ce monde dans le but exprès de racheter nos âmes. Il était Saint, sans péché, Il est l’Agneau de Dieu sans tache. L’Amour de Dieu le Père pour nous a été prouvé lorsque Jésus son Fils a pris nos péchés et notre culpabilité et les a mis sur Jésus. Voyez sa bonté ! Jésus porta nos péchés et subi pour nous le châtiment divin, le Jugement de Dieu, lorsqu'Il fut crucifié sur une croix. Il a enduré la douleur et l’agonie, puis Il est mort sur la croix. Nos péchés ont été payés. Voyez la sévérité de Dieu face à nos péchés !
La repentance : Notre rôle
Pouvez-vous saisir que Jésus mourut pour vous sur la croix à cause de vos péchés ? Qui a réellement crucifié Jésus ? Les dirigeants juifs, Pilate ou les soldats romains étaient-ils les seuls responsables ? L’apôtre Pierre a prêché un sermon à une foule, comptant des milliers de personnes. Le message de Pierre allait droit au but : « Vous l’avez pris [Jésus], et, l’ayant attaché à la croix par les mains des iniques, vous l’avez fait mourir » (Actes 2. 23). Allez-vous regarder Jésus, celui qui a été crucifié, et reconnaître vos péchés ?
Par la puissance de l’Esprit Saint de Dieu, vous réaliserez que, à cause de vos péchés, vous êtes perdu, sans espoir. Lorsque cette prise de conscience pèsera sur votre cœur, elle entraînera un fardeau et un regret pour le péché. Dans le désespoir, vous vous écrierez : « Ô Dieu, sois apaisé envers moi qui suis pécheur » (Luc 18. 13). Lorsque Dieu entendra votre demande honnête, il vous sauvera. Votre fardeau disparaîtra et vous naîtrez de nouveau. En continuant à Le suivre, vous vous détournerez de vos anciennes habitudes de péché pour vous tourner vers les choses célestes. C’est l’œuvre de la repentance telle qu’elle est accomplie par Dieu dans le cœur de tous ceux qui viennent à Lui. Votre cœur sera alors purifié, et vous aurez la paix, le bonheur et la sécurité.
Enfin, la repentance a comme résultat une profonde appréciation et une loyauté envers Christ et la volonté de Dieu. Lorsque nous étions condamnés à mourir sans issue, Christ a dit : « Venez à moi... et je vous soulagerai » (Matthieu 11. 28). « Nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier » (1 Jean 4. 19).
Qu’est-ce que le péché impardonnable ?
Y a-t-il des péchés trop graves pour être pardonnés ? Si tel est le cas, quels sont-ils ? Qu'enseigne la Bible sur le péché impardonnable ?
Le but du sacrifice de Jésus est de nous permettre d'être réconciliés avec Dieu, d'être « devant Lui saints, sans défaut et sans reproche » (Colossiens 1. 22). Jésus a payé un prix énorme en notre nom pour nous sauver du péché. Mais est-il possible qu'il y ait un péché que même le sang de Jésus-Christ ne puisse couvrir ? De nombreuses personnes craignent d'avoir commis le péché impardonnable. Vous êtes-vous déjà posé cette question ?
Bien que l'expression péché impardonnable n'apparaisse pas dans la Bible, il y a trois passages dans lesquels nous sommes prévenus au sujet du péché qui ne peut être pardonné. Comprendre ces passages, peut nous empêcher de commettre une telle transgression, et parallèlement nous donner l'assurance que celle-ci n’a pas eu lieu.
Le blasphème contre le Saint-Esprit
Dans Matthieu 12. 31-32, Jésus-Christ avertit les pharisiens que « le blasphème contre le [Saint] Esprit ne sera point pardonné [aux hommes] dans ce siècle ou dans le siècle à venir ». Qu'est-ce que le blasphème contre le Saint-Esprit ? Les versets 22 à 30 nous donnent le contexte de cette déclaration. Jésus avait guéri un homme possédé par un démon. Les personnes qui avaient été témoins de ce miracle se sont rendu compte que c'était la preuve que Jésus était le Messie (verset 23). Mais dans une tentative de discréditer Jésus et de tromper intentionnellement le peuple, plutôt que de reconnaître que Jésus est le Sauveur, les pharisiens l'ont sciemment et faussement accusé de guérir l'homme par le pouvoir de Satan (Belzébul).
Au verset 31, le mot grec traduit par blasphème signifie injurier ou dire du mal de quelqu’un. Jésus a dit ailleurs que le péché de blasphème venait des profondeurs d'un cœur mauvais de l'être humain (Marc 7. 21-23). Un blasphème, tel qu'il est, est une chose, mais le blasphème contre le Saint-Esprit amène celui-ci à un autre niveau.
Dans Matthieu 12. 32, Jésus reformule cette pensée, déclarant que « quiconque parlera contre le Fils de l'homme » peut être pardonné. Cette expression « parler contre » signifie être opposé ou être en conflit avec quelqu’un d’autre. La plupart des gens, dans leur ignorance, rejette Jésus-Christ, mais il y a parmi eux ceux qui auront l'occasion de se repentir durant leur vie. Ce que les pharisiens ont dit n'était pas seulement un commentaire désinvolte ou un malentendu. C'était une accusation intentionnelle, scandaleuse et impensable, attribuant la puissance de Dieu à Satan. C'est ce mensonge flagrant et prémédité que Jesus-Christ a qualifié de blasphème contre le Saint-Esprit.
Les êtres humains peuvent être en danger de commettre le péché de blasphème contre le Saint-Esprit si, tout en sachant que Dieu a accompli quelque chose par la puissance de son Saint-Esprit, ils l'attribuent intentionnellement à l'action de Satan. Le Saint-Esprit est la puissance de Dieu, c'est ainsi qu'Il travaille pour accomplir sa volonté. Ainsi, rejeter l'action de son Saint-Esprit, ce n'est pas seulement désavouer l’identité de Dieu, mais c’est nier sa Puissance, son œuvre et sa nature mêmes. Quelqu'un ayant effectivement commis un blasphème contre le Saint-Esprit ne pourra donc pas être pardonné.
Que signifie « tomber » dans la Bible ?
Hébreux 6. 4-6 est un puissant avertissement contre l'abandon de la compréhension de la Parole de Dieu, des instructions et des promesses de Dieu : « Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint-Esprit, qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir, et qui sont tombés, soient encore renouvelés et amenés à la repentance, puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu et l’exposent à l’ignominie ».
Ce passage décrit une personne qui en était venue à se repentir, qui avait compris et accepté le pardon des péchés, de Dieu par Jésus-Christ, et avait reçu le don du Saint-Esprit ; mais qui par la suite, en toute conscience et intentionnellement, avait rejeté Jésus-Christ. C'est une personne qui, même si elle connaît l'autorité divine, a volontairement décidé de rejeter le don du Saint-Esprit de Dieu et de renier Jésus qui est le seul par qui le repentir est possible. Se repentir veut dire rechercher le pardon de Dieu pour le péché, par le sacrifice de Jésus-Christ, et s'engager à une vie d'obéissance, en abandonnant un mode de vie antérieur. Lorsque nous nous repentons, nous recevons le don du Saint-Esprit de Dieu par lequel nous avons une compréhension de la bonté divine et des promesses éternelles.
Selon le dictionnaire grec-anglais Louw & Nida, cetre expression biblique « qui sont tombés » signifie « qui ont abandonné leur relation avec Dieu ». Ce passage avertit qu'il n'y a aucun moyen de renouveler le repentir une fois qu’on l’a rejeté. Si les gens rejettent consciemment et intentionnellement ce que Jésus a fait pour eux par son sacrifice ultime, ils « le bafouent publiquement » (verset 6). Et ayant rejeté sa crucifixion, il n'y a pas d'autre sacrifice par lequel ils puissent être sauvés (Actes 4. 12). Le péché qui ne peut être pardonné est un péché dont une personne a refusé de see repentir jusqu'à sa mort. C'est l'acte de refuser le sacrifice du Christ et de choisir délibérément le péché plutôt que le repentir, le pardon et l'obéissance.
Il est donc important de noter que ce n'est pas la même chose que de trébucher ou de traverser une période de faiblesse dans notre vie. Cela peut arriver à toute personne, mais on peut se repentir et reprendre le chemin de la Voie de Dieu (ou la ligne de vie divine). « Tomber » est ici un rejet beaucoup plus conscient du sacrifice de Jésus-Christ, doublé d’une décision préméditée d'embrasser volontairement un mode de vie pécheur. Quelqu'un qui en arrive à ce point, comprend parfaitement les conséquences de ce qu'il fait et d’ailleurs il s'en moque tout simplement. De toutes façons, il n'a pas l'intention de changer.
Qu’est-ce qu’un péché volontaire ?
Le troisième passage qui mentionne un péché qui ne peut être pardonné est celui d’Hébreux 10. 26-27. Il dit : « Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, mais une attente terrible du jugement et l’ardeur d’un feu qui dévorera les rebelles ».
Pécher « volontairement » dénote une personne qui a placé sa volonté (son esprit) contre Dieu et choisit consciemment de Le rejeter. C'est quelqu'un qui refuse totalement de se conformer à la loi divine, même s'il comprend qu'il devrait le faire. En effet, c'est une personne qui choisit Satan plutôt que Dieu. Son caractère, sa volonté et son désir sont opposés à la volonté divine. Il n'y a pas de pardon parce qu'il rejette le sacrifice de Jésus, qui est le seul moyen par lequel les péchés peuvent être pardonnés. Tout ce qui reste pour une personne dans cet état, c’est l'étang ardent de feu et de souffre (Apocalypse 20. 15). L’apôtre Paul a également mentionné cet aspect du péché volontaire dans 1 Timothée 4. 1-2, où il montre que certains ne ressentent plus de culpabilité ni de honte parce qu'ils ont permis que leur conscience soit, selon cette expression, « brûlée au fer rouge ».
Ai-je commis le péché impardonnable ?
Tout le monde pèche occasionnellement, par faiblesse ou par ignorance. Il y a des moments où nous nous efforçons de contrôler ou de surmonter des habitudes ou des schémas profondément enracinés que nous savons être des péchés, retombant parfois, même si nous essayons de les surmonter.
Paul décrit avec éloquence cette bataille en cours dans Romains 7. 14-25. Il écrit au verset 15 : « Aussi je n’approuve pas ce que je fais ; car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je hais ». Il conclut le passage en reconnaissant que notre seul espoir de faire face à notre nature humaine et de nous efforcer d'obéir, réside en Jésus-Christ (versets 24-25). Proverbes 24. 16 dit : « Car sept fois le juste tombe, et il se relève ».
Le Psaume 37. 23-24 nous dit que « L’Éternel affermit les pas de l’homme, et il prend plaisir à sa voie ; s’il tombe, il n’est pas terrassé, car l’Éternel lui prend la main ». Dans ces deux versets, « tomber » ne signifie pas abandonner, mais trébucher ou glisser. En d'autres termes, même une personne juste trébuchera et tombera. La clé consiste à se relever et à continuer d’essayer. Dieu soutient et fortifie ceux qui continuent de s'efforcer d'obéir et de suivre la voie divine, même s'ils trébuchent parfois.
Cher(e)s lecteurs/trices, si vous luttez contre le péché et que vous craignez de commettre le péché impardonnable, c'est que vous n'avez pas commis le péché impardonnable. Sachez que ceux qui ont vraiment commis ce péché sont tellement endurcis par une attitude pécheresse et rebelle qu'ils ne se soucient tout simplement pas du pardon de Dieu ou des conséquences de leur attitude et de leur mode de vie.
Un avertissement et une assurance
Il y a un avertissement sévère dans la Bible concernant le genre de péché qui ne peut être pardonné. Pécher de cette manière signifie nier intentionnellement la puissance divine, abandonner consciemment la grâce et l'appel de Dieu ou rejeter délibérément le sacrifice de Jésus-Christ en fixant intentionnellement votre esprit, votre cœur et votre volonté dans le péché plutôt que dans la soumission à Dieu.
Mais ces passages bibliques nous assurent aussi que tant que nous nous repentons sincèrement de nos péchés, tant que nous cherchons sincèrement le pardon de Dieu et que nous persévérons dans un effort diligent pour obéir à Dieu, nous pouvons être sûrs que nos péchés sont pardonnés en Christ. Comme Jean nous le rappelle : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1. 9).
Sachez avec certitude que si vous mettez en pratique ce verset biblique dans votre vie, si vous confessez vos péchés à Dieu et recherchez son pardon, vous n'avez pas commis le péché impardonnable.
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