divers
Dieu seul peut combler le vide en l'être humain
Dans ce monde, beaucoup de personnes sentent en eux une agitation ou un vide qui les ronge et qu'ils ne peuvent pas expliquer. Ou peut-être le décriraient t-ils comme un poids ou un sentiment de culpabilité dont ils ne peuvent se défaire. Ils essayent de penser à autre chose, mais jamais ils n’arriveront à se débarrasser de ce sentiment comme ils le voudraient. Et il y a une raison à cela.
Le vide des convoitises de l'être humain :
En Ecclésiaste 1. 8, il est dit : « L’œil ne se rassasie pas de voir, et l’oreille ne se lasse pas d’entendre ». Il est aussi écrit : « J’ai vu tout ce qui se fait sous le soleil ; et voici, tout est vanité et poursuite du vent. Ce qui est courbé ne peut se redresser, et ce qui manque ne peut être compté » (Ecclésiaste 1. 14-15).
Les êtres humains aspirent à la paix et à la joie, mais sans le seul vrai Dieu qui s'est révélé à nous en son Fils Jésus, ils ne les trouvent nulle part. Il y a un énorme vide dans les choses de ce monde ! Peu importe les résultats auxquels ils parviennent, ils ne sont jamais parfaitement satisfaits. Oui, beaucoup d'êtres humains aspirent à la paix et la joie, mais ils ne les trouvent nulle part. Ils se démènent sans cesse ; et à la fin de la journée, ils se rendent compte que ces choses sont encore absentes de leur vie. Est-ce qu'ils ne désirent pas être sauvés de ce sentiment de vide ?
L’éternité se trouve dans le cœur de chaque être humain :
En Ecclésiaste 3. 11, il est écrit que Dieu a « mis dans leur cœur la pensée de l’éternité ». N’avez-vous jamais pensé à cela ? C’est exactement ce que Dieu a fait pour nous aussi. Dieu a placé un désir dans notre cœur, un désir de parvenir à ce qui est beau, pur et éternel ! Avez-vous déjà senti ce désir dans votre vie ?
Peut-être que vous n’êtes pas toujours conscients de la présence de ce désir, mais nous le percevons de temps en temps. Parfois, il peut se manifester lorsque les choses ne se déroulent pas comme prévu, ou lorsque nous sommes tristes, déçus ou seuls. D’autres fois, nous le percevons lorsque nous avons accompli quelque chose ou lorsque nous avons franchi une étape importante dans notre vie. Et même lorsque le succès est à son comble, nous ne pouvons pas nous empêcher de penser qu’il doit pourtant y avoir quelque chose d’autre. Nous aspirons à quelque chose d’éternel, parce que rien dans ce monde ne pourra combler ce désir. Mais alors, qu’est-ce qui pourra le combler ?
La source de la vie et de la joie :
N’est-ce pas Dieu Lui-même qui peut faire cela ? C’est Lui qui nous a donné notre esprit, notre corps et notre âme (Genèse 2. 7). Dieu est notre Créateur et Il nous a donné la vie. Il est la source même de la vie et de la joie ! Depuis le Commencement, Dieu souhaitait guider les êtres humains en ayant une relation directe avec eux. Mais à cause de la chute, le péché a entaché la nature humaine et l’humanité a perdu sa relation avec le seul vrai Dieu qui est la source de la vie. Les êtres humains ont commencé à se laisser guider par leurs convoitises plutôt que par leur Dieu Créateur, et l’humanité a sombré dans de profondes ténèbres et dans le vide.
Nous êtres humains sommes censés avoir une relation vivante avec Dieu notre Créateur qui veut être notre Père Céleste !
La raison pour laquelle les êtres humains se sentent vide est qu'il n’y a rien dans ce monde qui puisse entièrement les satisfaire. Car ils se sont détournés de Dieu leur Créateur qui veut être aussi leur Père Céleste, qui veut qu'ils aient une relation vivante avec Lui. Ils sont liés par les convoitises et les passions pécheresses qui habitent en eux depuis la chute. L'être humain peu beau faire de son mieux, jamais il ne sera parfaitement heureux dans cet état. « Car le salaire du péché, c’est la mort… » (Romains 6. 23).
Un chemin pour retourner vers le Père :
Mais heureusement, Dieu nous aime et aucun être humain n'a à rester dans cet état où la mort et le vide règnent ! Dieu veut avoir communion avec chacun de nous (Jacques 4. 5-8), à un tel point qu’Il a envoyé son propre Fils sur terre, Jésus-Christ, pour nous délivrer des chaînes qui nous retiennent lorsque nous vivons selon nos convoitises. Jésus a vaincu ce qui sépare les êtres humains de leur Créateur, à savoir le péché, ou la désobéissance à la volonté bonne et parfaite de Dieu. Le péché a été condamné dans sa chair lorsqu’Il a renoncé à sa propre volonté et a accompli la volonté de Dieu, et c’est pourquoi Jésus a frayé un chemin qui permet de retourner vers le Père (Romains 8. 3 ; Luc 22. 42). Nous avons maintenant la possibilité de parvenir à une relation avec la source de la vie en suivant Jésus et en renonçant à notre propre volonté, et la source de vie nous donnera tout ce qui nous manque dans notre vie !
Le Dieu Tout-Puissant, notre Créateur, Celui qui n’a ni commencement ni fin, désire nous sauver parfaitement du péché et de la mort :
Cela commence personnellement par la repentance et la décision de vivre entièrement pour Dieu, et cela continue par notre salut quotidien qui transforme notre nature pécheresse en une nature sainte et agréable à Dieu. Nous n'avons aucun avenir ni aucune espérance sans le Salut en Jésus offert par Dieu (Romains 8. 13-14). Mais avec le salut en Jésus, nous avons la possibilité de devenir une nouvelle personne née de nouveau et qui a la paix dans sa vie ! N’est-ce pas là ce que nous voulons ? Ne sentons-nous pas que Dieu frappe personnellement à la porte de notre cœur ? Ne sentons-nous pas qu’Il touche notre cœur ? Le Dieu Tout-Puissant, notre Créateur, celui qui n’a ni commencement ni fin, désire nous sauver du péché et de la mort ! Il souhaite nous donner la vie éternelle (Romains 6. 20-23). Il nous tend la main.
Cherchez l’Éternel pendant qu’Il se trouve :
« Pourquoi pesez-vous de l’argent pour ce qui ne nourrit pas ? Pourquoi travaillez-vous pour ce qui ne rassasie pas ? Ecoutez-moi donc, et vous mangerez ce qui est bon, Et votre âme se délectera de mets succulents. Prêtez l’oreille, et venez à moi, écoutez, et votre âme vivra : je traiterai avec vous une alliance éternelle… Cherchez l’Éternel pendant qu’il se trouve ; invoquez-le, tandis qu’il est près. Que le méchant abandonne sa voie, et l’homme d’iniquité ses pensées ; qu’il retourne à l’Éternel, qui aura pitié de lui… » (Ésaïe 55, 2-3, 6-7).
Pourquoi donc vivre une vie loin de Dieu quand nous pouvons avoir une vie et un avenir glorieux avec Lui ?
Dans son Amour et sa bonté infinis, Dieu souhaite nous sauver du vide et de la désolation qui règnent dans notre vie lorsque nous vivons selon nos convoitises. Pourquoi donc vivre selon ce qui mène à la mort et à la destruction ? Dieu nous appelle à être sauvé ! Il nous appelle à abandonner notre ancien mode de vie, nos habitudes pécheresses et toute injustice. Il souhaite nous guider sur un chemin nouveau afin que nous parvenions à la joie, à la paix et au repos dans notre esprit. Alors que répondrons-nous au désir du cœur de Dieu ?
La puissance de la foi chrétienne
“Ayant donc été justifiés sur la base de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ” (Romains 5. 1).
“Nous savons que le Fils de Dieu est venu, et il nous a donné une intelligence afin que nous connaissions le Véritable” (1 Jean 5. 20).
« Que les montagnes apportent la paix au peuple, et les collines aussi, par l’effet de ta justice ! » (Psaume 72. 3).
Il y a plusieurs manières de témoigner personnellement de la puissance de la foi chrétienne. En voici deux à la portée de chaque croyant, qu’il soit jeune dans la foi ou plus avancé.
La paix avec Dieu et la paix de Dieu :
Le secret de la puissance, c’est d’être paisible et heureux en Christ et de le montrer par sa vie. Pour l’enfant de Dieu, la lutte avec Dieu est finie, les hostilités ont cessé. Grâce à l’œuvre de Jésus Christ, tous les motifs d’inimitié entre Dieu et lui ont été anéantis.
Il a la paix avec Dieu. Il possède aussi la paix de Dieu. C"est cette paix qui remplit son cœur, dans les bons comme dans les mauvais jours. Elle est au-delà de tout ce que nous pouvons comprendre, elle échappe à tout raisonnement, mais elle est bien réelle et personnelle. La Parole de Dieu nous dit : “Ne vous inquiétez de rien, mais, en toute circonstance, exposez vos requêtes à Dieu par la prière et la supplication avec des actions de grâces ; et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus" (Philippiens. 4. 6, 7).
La certitude de connaître Jésus, la vérité :
Le vrai croyant en Jésus, même jeune, possède un autre secret, c’est celui d’avoir des certitudes. Éclairé par l’Esprit de Dieu qui le conduit dans la vérité, le croyant sait ce qui est vrai, parce qu’il connaît Jésus qui est “le Chemin, la Vérité et la Vie” (Jean 14. 6).
Que cette conviction intime de connaître la vérité reste ancrée dans son être intérieur ! Rempli de Christ, le croyant trouve, par la foi, ce que le monde recherche en vain.
Aucune philosophie ou religion humaine ne donne la paix ; aucune recherche, même scientifique, n’apporte de certitude. La puissance de la foi chrétienne ne conduit pas un enfant de Dieu à la notoriété ou à des succès mondains. En tournant le dos aux choses vaines auxquelles le monde consacre son temps, il utilise son énergie pour suivre Jésus Christ. Sa vie n’en devient pas pour autant obscure ou médiocre. Il trouve, au contraire, une vie épanouie et riche : il possède la paix en Dieu et les certitudes divines.
Pour quelles raisons le sacrifice de Jésus-Christ ? (5)
9. C'EST POUR QUE JÉSUS-CHRIST NOUS LIBÈRE DE LA LOI ET DE SATAN :
“Vous qui étiez morts par vos offenses et par l'incirconcision de votre chair, Il (Jésus) vous a rendus à la vie avec Lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses ; Il a effacé l'ACTE dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et Il l'a détruit en le clouant à la croix ; Il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d'elles par la croix” (Colossiens 2. 13-15).
Le mot “ACTE” désigne une reconnaissance de dette signée par un débiteur. Les Israélites avaient contracté une dette envers Dieu, celle de respecter sa loi donnée par le moyen de Moïse. Ils avaient reconnu cette dette, ils l’avaient en quelque sorte signée, en déclarant : “Tout ce que l’Éternel a dit nous le ferons” (Exode 19. 8). N’ayant pas pu s’en acquitter, ils tombaient sous le coup de la sentence incluse dans la Loi : “Maudit qui n’accomplit pas les paroles de cette loi, en les pratiquant !” (Deutéronome 27. 26).
Les véritables croyants en Jésus sont-ils assujettis à cette loi divine parfaite ? Étant donc morts avec Jésus-Christ sur la croix, les croyants en Jésus ne sont donc plus soumis à la loi mosaïque : ils sont désormais morts à la Loi. Car la dette a été payée par Jésus-Christ fait Homme qui a répondu à toutes les exigences de la Loi, et qui a enduré sur la croix la malédiction qu’elle comportait.
Pourquoi est-il écrit que l’ACTE a été clouée à la croix ? C’est vraisemblablement une allusion à une coutume de l’époque : lorsqu’une dette était acquittée, l’écrit portant reconnaissance de dette était affiché publiquement avec la mention "acquitté". C’est ce qui s’est passé à la croix, quand Jésus a payé notre dette.
Ne nous replaçons donc pas sous d’autres lois ou règles humaines que nous forgerions nous-mêmes dans le but de plaire davantage à Dieu. C'est la recommandation de l’apôtre Paul dans la suite de ce chapitre (Colossiens 2. 16-23).
À l’esclavage de la Loi, s’ajoutait celui de Satan et des puissances maléfiques. À la croix, Jésus-Christ a dépouillé Satan de son autorité sur nous : par la mort, Il a rendu “impuissant celui qui avait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable”. Et Il a délivré “tous ceux qui par la crainte de la mort, étaient, pendant toute leur vie, tenus en esclavage” (Hébreux 2. 14, 15).
Bénissons donc notre Seigneur Jésus Christ de nous avoir procuré, par sa Victoire sur la croix, une délivrance si complète sur tout ce qui pourrait nous enchaîner !
10. C'EST POUR QUE JÉSUS-CHRIST ÉTABLISSE UNE ALLIANCE ÉTERNELLE :
“Je ferai avec eux une alliance éternelle… je mettrai ma crainte dans leur coeur, pour qu’ils ne se retirent pas de Moi” (Jérémie 32. 40).
“Jésus leur dit : Ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, qui est versé pour un grand nombre” (Marc 14. 24).
Dans la Bible, le terme « alliance » désigne les relations établies entre plusieurs parties, et en particulier entre Dieu et les êtres humains.
Dans le Nouveau Testament, la première alliance (Hébreux 8. 7) est considérée comme issue de l’engagement inconsidéré des Israélites à faire tout ce que l’Éternel leur demanderait. Elle est appelée aussi « la Loi (de Moïse) ». Ses dispositions sont qualifiées de saintes, justes et bonnes. Mais l’être humain, « le maillon faible » de cette alliance, n’a pu satisfaire à ses justes exigences. La Loi l’enferme alors sous le péché et confirme sa condamnation à la mort éternelle : elle a été inutile pour le sauver ! Dieu l’a remplacé puisqu’elle n’a pas le pouvoir de faire vivre l’être humain qui s’appuie sur elle.
Il y a donc place pour une “Nouvelle Alliance” parce qu’elle exprime le propos éternel de Dieu pour l’être humain. Caractérisée par l’engagement unilatéral de Dieu en faveur de ceux qui Lui font confiance, la Nouvelle Alliance s’appuie sur :
– La mort de Jésus-Christ, qui « purge » l’exécution de la peine prononcée sur l’être humain coupable,
– La résurrection de Jésus-Christ, qui témoigne de la pleine satisfaction de Dieu dans le travail d’expiation (de rachat) accompli par son Fils Jésus.
C’est pourquoi Jésus-Christ est le “Médiateur de la Nouvelle Alliance” (Hébreux 9. 15). Tous ceux qui font confiance à Dieu à travers son Fils Jésus-Christ se trouvent alors placés par Lui au bénéfice de cette Nouvelle Alliance. Elle les fait entrer éternellement dans la faveur de Dieu qui devient leur Père. Puisque nous sommes ses enfants, Dieu nous a donné son Saint-Esprit par lequel nous Lui disons maintenant, avec respect et confiance : « Père ». Gloire à Dieu ! Par le même Esprit, nous nous laissons gouverner dans notre vie quotidienne. Le Saint-Esprit y manifeste alors la vie éternelle, la vie qui est auprès du Père, le reflet même de Jésus-Christ. Oh, quelle Alliance, quelles relations vivante nous avons en Jésus !
Chaque fois que nous annonçons, par le repas du Seigneur (la Cène), la mort et la résurrection du Seigneur Jésus, nous rappelons à quel prix cette nouvelle alliance a été rendue possible par Jésus-Christ qui est allé jusqu'au bout pour l'accomplir.
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La Bible est-elle nécessaire pour connaître Dieu ?
Bien que la lumière naturelle manifeste les attributs de Dieu de façon à rendre les hommes inexcusables, la Bible seule donne la connaissance de Dieu qui mène au Salut. (Voir Romains 1. 19-21 ; Ésaïe 8. 20).
La Confession de foi baptiste de 1689 débute avec la doctrine de l’Écriture sainte. Pourquoi ne pas commencer avec Dieu plutôt qu’avec la Bible ? Pour la simple raison que tout ce que l’on sait sur Dieu nous vient de l’Écriture sainte. Il est donc convenable de commencer avec la révélation elle-même plutôt que son contenu, même si Celui qui y est révélé précède toute révélation de Lui-même.
L’Écriture sainte est la seule règle suffisante, certaine et infaillible de toute connaissance qui sauve, de foi et d’obéissance, bien que la lumière naturelle, les œuvres de la création et de la providence manifestent la bonté de Dieu, sa sagesse et sa puissance de façon à rendre les êtres humains inexcusables. Cependant, celles-ci ne sont pas suffisantes pour donner cette connaissance de Dieu et de sa volonté qui est nécessaire au salut. C’est pourquoi il a plu à Dieu de se révéler à plusieurs reprises et de plusieurs manières et de faire connaître sa volonté à son Église.
Ensuite, il a plu de même au Seigneur de mettre la dite Écriture tout entière par écrit, pour que la vérité soit préservée et mieux propagée, et pour que l’Église soit d’autant plus sûrement établie et affermie, en face de la corruption de la chair, de la malice de Satan et du monde, ainsi, l’Écriture sainte est indispensable, Dieu ayant cessé de manifester sa volonté de cette manière à son peuple comme Il l’avait fait jusque‑là.
La confession distingue entre deux sortes de connaissance de Dieu : celle qui sauve et celle qui ne sauve pas. La connaissance qui sauve vient de l’Écriture, la révélation spéciale ; la connaissance qui ne sauve pas vient de la création, la révélation générale. Comparons ces deux révélations. Le Psaume 19 présente côte à côte les deux révélations. Ce psaume commence avec une première révélation divine : « Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’étendue manifeste l’œuvre de ses mains » (Psaume 19. 2). Il s’agit de la révélation générale de Dieu : sa création qui témoigne de Lui, de la même façon qu’un objet créé par l’homme témoigne de son auteur et atteste son existence et ses capacités. Le témoignage de la révélation générale va jusqu’à l’intérieur de l’homme par sa conscience (Romains 2. 14-15).
Le Psaume 19 poursuit un peu plus loin avec une deuxième révélation divine : « La loi de l’Éternel est parfaite, elle restaure l’âme ; le témoignage de l’Éternel est véritable, il rend sage l’ignorant » (Psaumes 19. 8). Il s’agit de la révélation spéciale de Dieu : sa Parole verbale transmise aux prophètes. Elle précise qui est Dieu, ce qu’il attend de l’être humain et révèle l’œuvre divine de rédemption. La révélation spéciale complète la révélation générale et permet de bien interpréter celle-ci.
Revenons à notre question : la Bible est-elle nécessaire pour connaître Dieu ? Les deux révélations donnent une connaissance de Dieu qui correspond à leur nature respective. La révélation générale donne une connaissance créationnelle de Dieu, mais non salvatrice, tandis que la révélation spéciale donne une connaissance rédemptive de Dieu. La Bible est donc nécessaire pour « toute connaissance qui sauve ». La révélation générale est insuffisante pour apporter une connaissance de Dieu à salut.
L’insuffisance de la révélation générale n’est pas due à une déficience propre. Elle vient plutôt de la déchéance de la créature qui supprime la vérité et la change en mensonge. Voici comment l’apôtre Paul décrit cette triste réalité dans Romains 2. 18-25 : "La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive, car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables, puisque ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces ; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous ; et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en images représentant l’homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes, et des reptiles. C’est pourquoi Dieu les a livrés à l’impureté, selon les convoitises de leurs cœurs ; en sorte qu’ils déshonorent eux-mêmes leurs propres corps ; eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. Amen !".
Le problème de l’être humain n’est pas qu’il aurait pu connaître Dieu, mais ne l’a pas connu faute d’une révélation suffisamment claire. L’homme naturel supprime criminellement la vérité qui lui est révélée du ciel. Voilà ce que signifie le verset 18. L’homme n’a pas simplement la possibilité de connaître Dieu, IL LE CONNAÎT ! Mais Le connaissant, il ne L’adore pas, il se fait plutôt des idoles selon les préférences de son cœur et la vanité de ses pensées : « ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu » (verset 21a). À cause de l’état de péché (que nous verrons plus loin dans la confession de foi), la révélation générale ne peut pas donner une connaissance qui sauve. Cependant, cela ne signifie pas que l’homme est excusable pour autant. La révélation générale est insuffisante pour sauver, mais son témoignage est suffisant pour rendre tout pécheur inexcusable. C’est ce que dit l’apôtre au verset 20 : « les œuvres de la création et de la providence manifestent la bonté de Dieu, sa sagesse et sa puissance de façon à rendre les hommes inexcusables ».
Pour que l’être humain puisse connaître Dieu à salut, la révélation spéciale est nécessaire. En fait, c’est le contenu de cette révélation qui doit être reçu dans la foi pour que l’être humain puisse être sauvé en connaissant Dieu. La révélation spéciale est une révélation rédemptive, c’est-à-dire qu’elle manifeste la rédemption et le Rédempteur. Sans cette révélation, il est impossible que l’être humain puisse avoir la foi, puisse recevoir le pardon de ses péchés et puisse connaître Dieu à salut. Il n’est pas suffisant d’avoir la Bible pour être sauvé, encore faut-il croire ce qu’elle enseigne et recevoir Celui qu’elle révèle. Une personne peut connaître Dieu sans une Bible, mais aucune personne ne peut connaître Dieu sans connaître et croire le contenu de la Bible. Ce n’est pas la Bible qui sauve, mais son message (1 Corinthiens 1. 21).
La foi d'Abraham
« Abram, ne crains point ; moi, je suis ton bouclier et ta très grande récompense » (Genèse 15. 1). « Bienheureux celui dont la transgression est pardonnée, et dont le péché est couvert ! Bienheureux l'homme à qui l'Éternel ne compte pas l'iniquité » (Psaume 32. 1, 2)
Abraham a remporté une victoire militaire éclatante. Pourtant il ne s'en réjouit pas, il souffre intérieurement : il est âgé et il n'a pas d'enfant. Quand Dieu l'encourage dans une vision, il lui répond, peut-être avec regret : « Tu ne m'as pas donné de descendance » (Genèse 15. 3). Ceux qui n'ont pas pu avoir d'enfant comprennent cette douleur. Ne nous arrive-t-il pas de faire même des reproches à Dieu, quand nous souffrons ?
Mais quelle est la réponse divine ? Dieu fait sortir Abraham dans la nuit étoilée et lui dit : « Regarde vers les cieux et compte les étoiles, si tu peux… Ainsi sera ta descendance » (Genèse 15. 5). Dans le calme de cette conversation nocturne, Abraham croit en ce que Dieu lui a dit, le prend au mot, sans s'occuper des impossibilités humaines ; du fait que lui et sa femme sont très vieux. Aussitôt Dieu « lui compta cela à justice » (Genèse 15. 6), autrement dit Dieu le reconnaît comme juste, en tenant compte de sa foi.
Oui, Abraham glorifia Dieu, en croyant que Dieu avait le pouvoir d’accomplir ce qu'Il lui avait promis, sans tenir compte de sa condition. Abraham glorifia Dieu comme étant le seul Dieu digne de confiance. Oui il faut glorifier Dieu comme le seul Dieu Souverain, en croyant qu’Il ne fait jamais de promesses à la légère et qu’Il accomplit toutes ses promesses. Dieu sait exactement ce qu'Il fait. Il garde sa promesse selon sa fidélité. Et Dieu a le pouvoir de garder sa promesse parce qu'il est Dieu Tout-Puissant. « Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu ». (Luc 18. 27)
Ce fut une étape clé dans la vie de foi d'Abraham, dans sa confiance en Dieu. C'est par la foi qu'un homme est justifié devant Dieu, sauvé, pardonné.
Cela est encore vrai aujourd'hui pour chaque être humain : est-ce que je crois en ce que Dieu dit ? Chacun est placé un jour face à la même invitation : croire en Dieu. C'est plus que croire qu'il existe, c'est croire ce qu'il dit dans la Bible, au sujet de l'être humain et au sujet de son Fils Jésus Christ notre Sauveur : « Il n'y a pas de juste, non pas même un seul… Tous ont péché… Tous ceux qui croient... sont justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est dans le Christ Jésus… par la foi en son sang » (Romains 3. 10, 23-25). Quand nous plaçons notre confiance en Jésus, quand nous croyons dans Sa mort et dans Sa résurrection, Jésus nous donne le pardon de tous nos péchés et une nouvelle vie (la Vie Éternelle). Oui Jésus nous donne la promesse de la vie éternelle dans le Royaume des cieux. Il nous revêt du pouvoir du Saint-Esprit afin que nous puissions vivre pour Dieu et accomplir sa mission sainte.
L'Agneau de Dieu est digne
L’AGNEAU DE DIEU
Dans Apocalypse 5, la scène s’ouvre sur la salle du Trône, où fuse la louange. Jean décrit des myriades d’anges adorant Jésus (v. 11). Des êtres vivants Lui chantent un cantique nouveau en guise de reconnaissance pour son salut. Il est l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde (Jean 1. 29), le lion de la tribu de Juda (Apocalypse 5. 5), le seul Être digne de juger la terre et de la renouveler.
Qu’est ce qui motive les enfants de Dieu à élever leur voix et leurs mains dans un geste d’adoration ?
N’est-ce pas la nature même de Jésus leur Sauveur ? Nous devons donc prendre le temps dès maintenant d’en apprendre le plus possible à son sujet en étudiant la Parole de Dieu et en faisant des prières qui ne sont pas centrées sur nos besoins.
Lorsque nous contemplons Christ et que nous constatons qu’Il est bien plus magnifique que nous L’avions imaginé, nous voulons mieux Le connaître. Nous avons soif de Lui, parce que Lui seul peut combler un besoin profond en nous (Matthieu 5. 6).
La louange enclenche un cycle. On en apprend plus au sujet de Dieu, on L’aime davantage, on Le loue et on Le sert mieux, et Il nous accorde sa plénitude.
Or, même si nous sommes satisfaits, nous avons encore plus soif de sa présence et, pour assouvir ce besoin, nous lisons la Bible.
L’AGNEAU SEUL EST DIGNE
"Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux; car tu as été immolé…" (Apocalypse 5. 9).
L’apôtre Jean a reçu du Seigneur Jésus une révélation concernant les temps futurs, d’où le titre du livre dans lequel il la rapporte : Apocalypse ou Révélation. Ce livre nous montre l’accomplissement du plan de Dieu au sujet de Jésus son Fils.
La bénédiction est promise à ceux qui le lisent et qui le gardent (Apocalypse 1. 3), car tout ce qui concerne le Fils de Dieu est de la plus haute importance.
Nous sommes spécialement intéressés par tout ce qui touche à la Gloire de Jésus, car nous aimons notre Sauveur. Il est vrai qu’Il nous a liés à Lui pour toujours et que nous partagerons ses gloires.
L’Apocalypse parle de jugements, car le Seigneur Jésus doit régner sur la terre ; or Il n’établira son Royaume que sur des être humains qui acceptent son autorité. En attendant, Dieu montre une immense patience envers les êtres humains, car il désire que tous viennent à la repentance.
Pourtant, l’être humain préfère le diable à Dieu, comme il a préféré le brigand Barabbas à Jésus le Sauveur. C’est pour cela que ceux qui rejettent l’autorité de Jésus subiront des jugements terribles.
Dans l’immense salle du Trône de Dieu, parmi les anges, les Anciens et les créatures célestes, seul l’Agneau de Dieu, Jésus, est trouvé digne d’ouvrir le Livre des conseils de Dieu pour la terre.
Non seulement, Il est le Créateur qui possède toute autorité sur l’Univers qu’Il a appelé à l’existence (Apocalypse 4. 11), mais Il est surtout le Rédempteur, ce qui Lui donne le droit de prendre le Livre.
Cette dignité, Jésus se l’est acquise à la croix ; par elle, Il a accompli le sacrifice suprême qui permet le bon déroulement du plan de Dieu son Père. Il a racheté une multitude d’hommes et de femmes pour en faire une famille, des rois et sacrificateurs pour Dieu (Apocalypse 5. 9-10).
Ce Livre est fermé par sept sceaux. Chaque fois que l’Agneau ouvre l’un des quatre premiers, un cheval sort. Le cheval représente l’action de la puissance divine envoyée sur la terre pour accomplir des jugements. Quand ces jugements commenceront-ils ? Nous ne le savons pas, mais ce que la Bible nous dit, c’est qu’ils sont proches.
Il est donc plus que jamais urgent d’annoncer au monde que Dieu est encore le Dieu de grâce et de pardon. Mobilisons-nous donc pour cela.
Confiance et repos
« Sur Dieu seul mon âme se repose paisiblement ; de lui vient mon salut... Lui seul est mon rocher et mon salut, ma haute retraite : je ne serai pas ébranlé » (Psaume 62. 1, 6)
Saint-Augustin a écrit : "Notre coeur est inquiet tant qu'il ne se repose pas en Dieu". En effet, l'être humain est inquiet pour son travail avec le risque du chômage, pour sa santé avec la crainte des maladies ou des accidents, pour sa sécurité avec la recrudescence de la violence, et tout au fond de lui, il est inquiet pour son avenir après la mort. L'être humain cherche une voix amie, une aide, un soulagement ; et puis, il a besoin de certitudes pour le présent, mais aussi pour l'avenir. Qui pourra les lui donner ? Dieu seul.
Mais le péché a séparé les êtres humains de Dieu, et ils méritent le Jugement de Dieu et la mort éternelle. Cependant l'Amour de Dieu a trouvé le parfait moyen de nous y faire échapper : Jésus a subi pour chacun de nous le châtiment divin que nous méritions à cause de nos péchés. Il a pris à son compte les péchés de tous les êtres humains et les a expiés par sa mort sur la croix. La Justice divine a été satisfaite, et Dieu a montré son approbation en ressuscitant Jésus et en l'élevant dans la gloire. Maintenant, celui ou celle qui accepte le parfait sacrifice de Jésus à la croix et qui fait confiance à Jésus Christ, a la paix avec Dieu et la Vie Éternelle. Non seulement il n'a plus peur de Dieu, mais il L'aime et se réjouit de Le connaitre personnellement. Dieu devient son Père. Le vrai croyant en Jésus désire la présence de Dieu comme un enfant aime la compagnie de son père.
Le Salut nous est offert gratuitement : "Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé" (Actes 16 : 31). Confions-nous donc en Jésus-Christ pour notre vie présente et notre avenir éternel.
Persévérer dans la foi en Jésus-Christ
« Ils fortifiaient l’esprit des disciples, les encourageaient à persévérer dans la foi et disaient : C’est à travers beaucoup de difficultés qu’il nous faut entrer dans le Royaume de Dieu » (Actes 14. 22).
Dans le verbe, persévérer, il y a le mot sévère. Celui qui persévère, c’est celui qui est sévère avec lui-même quant aux engagements qu’il a pris. Il nous est dit des premiers chrétiens. « qu’ils persévéraient » (Actes 2. 42). Ils étaient sérieux dans la vie nouvelle qu’ils vivaient depuis peu avec Jésus-Christ. On peut s’attendre à trouver ce verbe après des années, des décennies de vie chrétienne.
Nous vivons dans un monde mou, de facilité, dans un monde qui ne sait plus respecter sa parole. La « parole d’honneur » a disparu. Ni les écrits, ni la signature n’ont de valeur. On se marie « pour le temps que cela durera ». On ne veut plus s’engager à cause des efforts, des sacrifices, des souffrances que cela implique parfois.
Les chrétiens doivent être des hommes, des femmes, des jeunes gens, des jeunes filles « trempés par le feu et l’eau des épreuves ». « Tu nous as fait passer par le feu et par l’eau, mais tu nous en as tirés pour nous donner l’abondance » lit-on dans Psaumes 66. 12.
Ce sont de jeunes chrétiens que Paul et Barnabas exhortaient à persévérer. C’est vous, c’est moi, qui sommes exhortés maintenant, que nous soyons convertis à Dieu depuis peu ou depuis longtemps. Que notre esprit soit fortifié !
LA CONFIANCE EN CHRIST APPORTE LA PAIX
« Justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ » (Romains 5. 1).
Un jour Charles Stanley interroge sa servante : « Qu'aimeriez-vous demander à Dieu ? ». Instantanément, elle répond : « Je voudrais me sentir en paix ». En larmes, elle évoque les deuils pénibles qui ont bouleversé sa vie.
Comme cette jeune femme, bien des gens veulent une paix intérieure sans la relation avec Jésus, le Prince de Paix. Ils la cherchent en vain dans le sport, l'apparence, la sécurité matérielle, la gloire, le statut social ou les relations humaines. Certains la cherchent dans l'alcool et les drogues. Mais rien de tout ça ne peut apporter la paix du cœur et de l'esprit. Seule une relation avec Jésus peut le faire.
Avant de rencontrer Jésus nous étions esclaves du péché, désobéissants à Dieu (voir Romains 6. 16). Nos péchés nous séparaient de Dieu et nous vivions coupables, stressés et honteux. Mais Dieu a prévu un remède. «
Dieu prouve son amour envers nous : lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous » (Romains 5. 8).
Lorsque nous croyons que Christ est notre Seigneur et Sauveur, nos péchés, la culpabilité, la honte sont effacés, et nous ne sommes plus séparer d'avec Dieu. Dieu nous promet : « Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ » (Romains 5. 1).
Si nous avons placé notre confiance en Christ, la Bible nous dit : « Ne vous inquiétez de rien ; mais, en toutes choses, par la prière et la supplication, avec des actions de grâces, faites connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Christ-Jésus » (Philippiens 4. 6-7).
SOMMES-NOUS DANS LA FOI ?
“Examinez-vous vous-mêmes, et voyez si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas à l’égard de vous-mêmes que Jésus-Christ est en vous ?” (2 Corinthiens 13. 5).
Dans l’épître aux Romains, l’apôtre Paul montre que l’être humain n’a aucun espoir de salut par ses propres efforts. Il est corrompu des pieds à la tête. Dieu ne peut pas excuser le pécheur, car son péché mérite la mort, mais Il veut le sauver tout en demeurant Juste.
Dieu n’exige qu’une seule chose de notre part : croire en la Personne et en l’Oeuvre de Jésus Christ, mort et ressuscité pour notre justification. Aussi, au terme d’une longue argumentation, l’apôtre Paul conclut : “L’homme est justifié par la foi, sans œuvres de loi” (Romains 3. 28).
Bien entendu, même si la foi du croyant en Jésus est nécessaire au Salut, c’est la grâce de Dieu qui a le pouvoir de le sauver pour le présent et pour l’éternité : “C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu” (Éphésiens 2. 8).
Mais de quelle foi s’agit-il ? Est-ce vraiment la foi qui permet à Dieu de nous déclarer juste sans que nous ayons à accomplir les œuvres qu’exige la Loi ? Une bonne moralité extérieure, la connaissance intellectuelle de la Parole de Dieu (Romains 2. 17-24), un ministère actif (Matthieu 7. 21-23), et même la consécration religieuse (Matthieu 25. 1-13) ne m’assurent de rien concernant le salut.
L’assurance du salut découle avant tout des déclarations de Dieu dans sa Parole. Au moment où nous nous en remettons à Christ, nous pouvons nous fier à sa déclaration formelle, dans la Bible, que nous sommes nés de nouveau : “En vérité, en vérité, je vous dis Celui qui croit en moi a la vie éternelle” (Jean 6. 47).
Avec le temps, nous découvrirons les preuves que Jésus Christ est en nous et que nous sommes dans la foi :
- La repentance et la haine du péché dont s’accompagne tout jugement véritable de soi-même (Psaume 51. 3-6 ; Proverbes 28. 13).
- Une vie d’obéissance et de soumission (1 Jean 2. 3-5 ; 3. 10).
- L’humilité sincère (Luc 15. 17-21).
- La séparation d’avec le monde (1 Jean 2. 15-16, ; 3. 1-3).
- La prière (1 Jean 5. 15), par l’Esprit que Dieu nous a donné.
- L’amour pour Dieu (1 Jean 4. 16-19), inséparable de l’amour pour les frères et sœurs dans la foi (1 Jean 3. 14 ; 5. 1).
S'abandonner à Jésus pour être sauvé
"Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle" (Jean 3. 16).
"Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu" (Éphésiens 2. 8).
Un jour des gens ont posé une question à Jésus : "Mais alors, qui peut être sauvé ?" (Matthieu 19. 25).
Pourquoi une telle question ? Ils venaient d'assister à une scène et à une discussion entre un jeune homme très riche et le Seigneur Jésus (Matthieu 19. 16-26, Marc 10. 17-27). Cet homme voulait absolument savoir comment il pouvait obtenir la vie éternelle, au point de se jeter à genoux devant Jésus en présence de tout le monde (Marc 10. 17). Jésus lui répond alors par une question qui semble n'avoir rien à voir avec le sujet et pour finir Il y répond lui-même : "Pourquoi m'appelles-tu bon ? lui répondit Jésus. Personne n'est bon, sinon Dieu seul" (Marc 10. 18). Peut-être que cet homme considérait-il Jésus comme bon en tant qu'être humain, alors le Seigneur Jésus lui rappelle que seul Dieu est bon. Puis Jésus répond à la question initiale et enseigne que pour être sauvé, il faut avoir "la base", c'est-à-dire vivre et respecter les commandements de Dieu. Le notable lui répond qu'il le pratique depuis son plus jeune âge. Mais Jésus va beaucoup plus loin que la loi et les commandements : "Jésus lui répondit : Si tu veux être parfait, va vendre tes biens, distribue le produit de la vente aux pauvres, et tu auras un capital dans le ciel. Puis viens et suis-moi" (Matthieu 19. 21).
Pensons un moment au terrible combat qui se livre dans le cœur de ce jeune notable. Il n'a pas des heures de réflexion devant lui, c'est du spontané, du direct... Au moins deux solutions s'offrent à lui :
- Implorer et crier de toute son âme pour dire à Jésus de venir à son secours, au secours de son incrédulité, de son manque de foi, lui l'homme si irréprochable au yeux de la loi.
- Le supplier pour qu'il vienne au secours de son âme qui se partage !
Jésus lui montre ainsi qu'il ne peut se sauver lui-même par sa propre justice. Il lui faut croire et s'abandonner totalement au Seigneur Jésus, en renonçant à ce qu'il a de plus précieux : sa richesse, sa renommée, ses ambitions... C'est la foi vivante en Jésus qui sauve, pas la religiosité et encore moins les richesses, car on ne peut pas acheter ou obtenir son salut par ses propres efforts. Et nous voyons la suite : "Quand il entendit cela, le jeune homme s'en alla tout triste : car il était très riche" (Luc 18. 23).
Cette Bonne Nouvelle du salut par la foi en Jésus seul est pour tous les hommes et les femmes de la terre, donc aussi pour toi et moi. Dieu nous offre le salut gratuitement en Jésus-Christ. C'est une grâce, un cadeau qui n'a pas de prix. En venant à la Croix et en croyant en Jésus, Jésus nous pardonne, oublie et nous libère de nos péchés. Jésus connait parfaitement la souffrance pour l'avoir vécue Lui-même sur le Calvaire, c'est pourquoi Il invite et accueille chaque personne qui vient à Lui tel qu'il est : "Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger." (Matthieu 11. 28-30). Jésus désire habiter en chacun d'entre nous : "Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi" (Apocalypse 3. 20). C'est cette intimité que le Seigneur Jésus veut créer avec chaque être humain. C'est pourquoi, n'hésitez pas a Lui confier votre vie entière.
L'origine, la nature et les conséquences du péché
1) L’ORIGINE DU PÉCHÉ : LA TENTATION
- La possibilité de la tentation :
"L’Éternel Dieu donna cet ordre à l'homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin; mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras" (Genèse 2. 16-17).
"Que dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ? Loin de là ! Mais je n'ai connu le péché que par la loi. Car je n'aurais pas connu la convoitise, si la loi n'eût dit : Tu ne convoiteras point" (Romains 7. 7).
Il ne peut y avoir de péché s’il n’y a pas préalablement de loi établie. Pourquoi Dieu a t-Il placé dans le jardin d’Éden un arbre défendu ? Dans le but de fournir un test par lequel l’être humain pourrait choisir librement de servir Dieu et ainsi développer son caractère. Sans une volonté libre, l’être humain n’aurait été qu’une simple machine.
- La source de la tentation :
"Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l’Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme: Dieu a-t-il réellement dit: Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ?" (Genèse 3. 1).
Le serpent fut l’agent employé par Satan pour séduire et faire tomber l’être humain. En effet, Satan, également appelé le tentateur, avait déjà été jeté hors du Ciel avant la création de l’être humain.
- La subtilité de la tentation :
Le diable commence à s’adresser à la femme, qui de plus n’avait pas entendu directement l’ordre de Dieu. Satan dénature volontairement les paroles de Dieu. Par les propos qu’il donne à Eve, Satan introduit dans son esprit un triple doute sur Dieu :
Doute de Sa bonté : c’est comme s’il disait : « Dieu vous refuse une bénédiction ».
Doute de Sa vérité : « vous ne mourrez point », il insinue que Dieu leur cache la vérité.
Doute de Sa sainteté : il insinue que Dieu leur a défendu de manger cet arbre parce qu’Il est jaloux des êtres humains ; Il ne désire pas qu’ils soient aussi sages que Lui.
2) LA NATURE DU PÉCHÉ :
La Bible décrit le péché comme :
- Le fait de manquer le but : Comme un archer maladroit qui rate sa cible, ainsi le pécheur manque le but véritable de l’existence. Comme un voyageur qui s’est perdu et a quitté la bonne route, ainsi le pécheur s’est détourné des voies de Dieu.
- Une dette : L’être humain a le devoir d’observer les lois de Dieu. Tout péché représente une dette contractée. Incapable de la payer par lui-même, le seul espoir de l’être humain est le pardon de ses péchés que seul Dieu peut offrir.
- Une désobéissance : c’est à dire refuser de faire ce que Dieu ordonne ou dépasser les limites qu’Il nous a assignées.
- Une rébellion : celui qui pèche choisit de suivre sa propre volonté plutôt que celle de Dieu. Il s’oppose à la souveraineté de Dieu sur ses créatures. Il devient une loi pour lui-même et ainsi il prend la place de Dieu.
- Une chute : ou tomber à côté, déchoir d’un modèle de conduite. D’où l’expression tomber dans le péché.
- Une défaite : en rejetant Dieu, l’être humain se met sous le joug de Satan et devient son esclave.
- Une erreur : cela concerne les péchés commis par insouciance, étourderie ou ignorance. Celui qui pèche délibérément est plus coupable que celui qui pèche par simple faiblesse, mais sachons que tout péché est grave aux yeux de Dieu.
3) LES CONSÉQUENCES DU PÉCHÉ :
3a) La culpabilité :
C’est le fait de se sentir accusé et coupable dans sa conscience. Nous en voyons plusieurs preuves dans le récit de la Genèse : "Les yeux de l'un et de l'autre s'ouvrirent, ils connurent qu'ils étaient nus…" (Genèse 3. 7a).
Le fait qu’Adam et Eve ont réalisé leur nudité physique était une image de la nudité de leur conscience coupable. "…et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s'en firent des ceintures" (Genèse 3. 7b).
"Alors ils entendirent la voix de l’Éternel Dieu, qui parcourait le jardin vers le soir, et l'homme et sa femme se cachèrent loin de la face de l’Éternel Dieu, au milieu des arbres du jardin" (Genèse 3. 8).
Seul l’être humain qui se sent coupable fuit devant Dieu. Celui qui vit dans les ténèbres ne veut pas venir dans la lumière de Dieu où ses actes et ses pensées coupables seront dévoilés.
Oui, se sentant coupables, Adam et Eve ont essayé de couvrir leur faute par un vêtement. Mais seul un vêtement fait par Dieu peut couvrir le péché. "L’Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des habits de peau, et il les en revêtit" (Genèse 3. 21).
3b) La faiblesse spirituelle :
- Altération de l’image divine :
L’image de Dieu en l’être humain a gravement été altérée suite à la chute, même si elle n’a pas complètement été perdue. Ses facultés originelles comme ses émotions, son intelligence, ses désirs, sa volonté ont été perverties. Mais Jésus est venu dans le monde afin de recréer l’être humain à l’image parfaite de Dieu : "Car ceux qu'Il a connus d'avance, Il les a aussi prédestinés à être semblables à l'image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères" (Romains 8. 29).
- La discorde intérieure :
Au commencement, l’être humain vivait dans une parfaite harmonie, l’esprit contrôlant l’âme et le corps se soumettant à l’âme. Suite au péché, ces rapports se sont inversés. Le corps, au lieu d’un bon serviteur est devenu un mauvais maître. Il est devenu l’instrument du péché : Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort?... (Romains 7. 24).
Il y a depuis la chute, ce combat incessant entre la chair et l’esprit : "Car la chair a des désirs contraires à ceux de l'Esprit, et l'Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez" (Galates 5. 17). Seul l’Esprit de Dieu peut nous rendre vainqueurs.
3c) Le Jugement de Dieu :
- Le jugement sur le serpent :
"L’Éternel Dieu dit au serpent : Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre tout le bétail et entre tous les animaux des champs, tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie" (Genèse 3. 14).
Le serpent devait être à l’origine un animal superbe et intègre. Mais parce qu’il est devenu l’instrument de la chute de l’être humain, il a été maudit et dégradé. Cette malédiction concerne aussi le diable qui s’est servi du serpent. Sa condamnation est écrite : "Le Dieu de paix écrasera bientôt Satan sous vos pieds" (Romains 16. 20).
- Le jugement sur la femme :
"Dieu dit à la femme : J'augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi" (Genèse 3. 16).
Les douleurs de l’enfantement rappellent à la femme le péché originel. De plus, les rapports entre la femme et l’homme se sont trouvés faussés. La femme et l’homme, délaissant l’ordre créationnel, ont cherché depuis à se dominer l’un et l’autre.
- Le jugement sur l’homme :
"Dieu dit à l'homme : Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l'arbre au sujet duquel je t'avais donné cet ordre: Tu n'en mangeras point! Le sol sera maudit à cause de toi. C'est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie" (Genèse 3. 17).
Le travail avait déjà été institué, mais il est désormais devenu pénible et laborieux.
- Le jugement sur toute l’humanité :
En tant que père de toute l’espèce humaine, le péché d’Adam est passé à ses descendants : il nous a transmis le péché originel. Tous les êtres humains ont reçu ce funeste héritage : "Quoi donc ! Sommes-nous plus excellents ? Nullement. Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l'empire du péché" (Romains 3. 9).
La conséquence du péché originel est la mort : "Mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras" (Genèse 2. 17).
C’est une mort physique : "Et si Christ est en vous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l'esprit est vie à cause de la justice" (Romains 8. 10). Mais c'est aussi une mort spirituelle, c’est à dire la séparation d’avec la sainte présence de Dieu : "Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés" (Éphésiens 2. 1).
- Le jugement sur la création :
"Le sol sera maudit à cause de toi… Il te produira des chardons et des broussailles" (Genèse 3. 7-8).
L’être humain avait reçu la responsabilité de gouverner la terre. A cause de sa désobéissance, la nature a été corrompue. La création et ce qu’elle renferme est devenue hostile à l’être humain. D’où les plantes vénéneuses, les microbes virulents, les insectes nuisibles, les animaux féroces, les catastrophes naturelles etc...
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