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L'Agneau de Dieu est digne
L’AGNEAU DE DIEU
Dans Apocalypse 5, la scène s’ouvre sur la salle du Trône, où fuse la louange. Jean décrit des myriades d’anges adorant Jésus (v. 11). Des êtres vivants Lui chantent un cantique nouveau en guise de reconnaissance pour son salut. Il est l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde (Jean 1. 29), le lion de la tribu de Juda (Apocalypse 5. 5), le seul Être digne de juger la terre et de la renouveler.
Qu’est ce qui motive les enfants de Dieu à élever leur voix et leurs mains dans un geste d’adoration ?
N’est-ce pas la nature même de Jésus leur Sauveur ? Nous devons donc prendre le temps dès maintenant d’en apprendre le plus possible à son sujet en étudiant la Parole de Dieu et en faisant des prières qui ne sont pas centrées sur nos besoins.
Lorsque nous contemplons Christ et que nous constatons qu’Il est bien plus magnifique que nous L’avions imaginé, nous voulons mieux Le connaître. Nous avons soif de Lui, parce que Lui seul peut combler un besoin profond en nous (Matthieu 5. 6).
La louange enclenche un cycle. On en apprend plus au sujet de Dieu, on L’aime davantage, on Le loue et on Le sert mieux, et Il nous accorde sa plénitude.
Or, même si nous sommes satisfaits, nous avons encore plus soif de sa présence et, pour assouvir ce besoin, nous lisons la Bible.
L’AGNEAU SEUL EST DIGNE
"Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux; car tu as été immolé…" (Apocalypse 5. 9).
L’apôtre Jean a reçu du Seigneur Jésus une révélation concernant les temps futurs, d’où le titre du livre dans lequel il la rapporte : Apocalypse ou Révélation. Ce livre nous montre l’accomplissement du plan de Dieu au sujet de Jésus son Fils.
La bénédiction est promise à ceux qui le lisent et qui le gardent (Apocalypse 1. 3), car tout ce qui concerne le Fils de Dieu est de la plus haute importance.
Nous sommes spécialement intéressés par tout ce qui touche à la Gloire de Jésus, car nous aimons notre Sauveur. Il est vrai qu’Il nous a liés à Lui pour toujours et que nous partagerons ses gloires.
L’Apocalypse parle de jugements, car le Seigneur Jésus doit régner sur la terre ; or Il n’établira son Royaume que sur des être humains qui acceptent son autorité. En attendant, Dieu montre une immense patience envers les êtres humains, car il désire que tous viennent à la repentance.
Pourtant, l’être humain préfère le diable à Dieu, comme il a préféré le brigand Barabbas à Jésus le Sauveur. C’est pour cela que ceux qui rejettent l’autorité de Jésus subiront des jugements terribles.
Dans l’immense salle du Trône de Dieu, parmi les anges, les Anciens et les créatures célestes, seul l’Agneau de Dieu, Jésus, est trouvé digne d’ouvrir le Livre des conseils de Dieu pour la terre.
Non seulement, Il est le Créateur qui possède toute autorité sur l’Univers qu’Il a appelé à l’existence (Apocalypse 4. 11), mais Il est surtout le Rédempteur, ce qui Lui donne le droit de prendre le Livre.
Cette dignité, Jésus se l’est acquise à la croix ; par elle, Il a accompli le sacrifice suprême qui permet le bon déroulement du plan de Dieu son Père. Il a racheté une multitude d’hommes et de femmes pour en faire une famille, des rois et sacrificateurs pour Dieu (Apocalypse 5. 9-10).
Ce Livre est fermé par sept sceaux. Chaque fois que l’Agneau ouvre l’un des quatre premiers, un cheval sort. Le cheval représente l’action de la puissance divine envoyée sur la terre pour accomplir des jugements. Quand ces jugements commenceront-ils ? Nous ne le savons pas, mais ce que la Bible nous dit, c’est qu’ils sont proches.
Il est donc plus que jamais urgent d’annoncer au monde que Dieu est encore le Dieu de grâce et de pardon. Mobilisons-nous donc pour cela.
Confiance et repos
« Sur Dieu seul mon âme se repose paisiblement ; de lui vient mon salut... Lui seul est mon rocher et mon salut, ma haute retraite : je ne serai pas ébranlé » (Psaume 62. 1, 6)
Saint-Augustin a écrit : "Notre coeur est inquiet tant qu'il ne se repose pas en Dieu". En effet, l'être humain est inquiet pour son travail avec le risque du chômage, pour sa santé avec la crainte des maladies ou des accidents, pour sa sécurité avec la recrudescence de la violence, et tout au fond de lui, il est inquiet pour son avenir après la mort. L'être humain cherche une voix amie, une aide, un soulagement ; et puis, il a besoin de certitudes pour le présent, mais aussi pour l'avenir. Qui pourra les lui donner ? Dieu seul.
Mais le péché a séparé les êtres humains de Dieu, et ils méritent le Jugement de Dieu et la mort éternelle. Cependant l'Amour de Dieu a trouvé le parfait moyen de nous y faire échapper : Jésus a subi pour chacun de nous le châtiment divin que nous méritions à cause de nos péchés. Il a pris à son compte les péchés de tous les êtres humains et les a expiés par sa mort sur la croix. La Justice divine a été satisfaite, et Dieu a montré son approbation en ressuscitant Jésus et en l'élevant dans la gloire. Maintenant, celui ou celle qui accepte le parfait sacrifice de Jésus à la croix et qui fait confiance à Jésus Christ, a la paix avec Dieu et la Vie Éternelle. Non seulement il n'a plus peur de Dieu, mais il L'aime et se réjouit de Le connaitre personnellement. Dieu devient son Père. Le vrai croyant en Jésus désire la présence de Dieu comme un enfant aime la compagnie de son père.
Le Salut nous est offert gratuitement : "Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé" (Actes 16 : 31). Confions-nous donc en Jésus-Christ pour notre vie présente et notre avenir éternel.
Persévérer dans la foi en Jésus-Christ
« Ils fortifiaient l’esprit des disciples, les encourageaient à persévérer dans la foi et disaient : C’est à travers beaucoup de difficultés qu’il nous faut entrer dans le Royaume de Dieu » (Actes 14. 22).
Dans le verbe, persévérer, il y a le mot sévère. Celui qui persévère, c’est celui qui est sévère avec lui-même quant aux engagements qu’il a pris. Il nous est dit des premiers chrétiens. « qu’ils persévéraient » (Actes 2. 42). Ils étaient sérieux dans la vie nouvelle qu’ils vivaient depuis peu avec Jésus-Christ. On peut s’attendre à trouver ce verbe après des années, des décennies de vie chrétienne.
Nous vivons dans un monde mou, de facilité, dans un monde qui ne sait plus respecter sa parole. La « parole d’honneur » a disparu. Ni les écrits, ni la signature n’ont de valeur. On se marie « pour le temps que cela durera ». On ne veut plus s’engager à cause des efforts, des sacrifices, des souffrances que cela implique parfois.
Les chrétiens doivent être des hommes, des femmes, des jeunes gens, des jeunes filles « trempés par le feu et l’eau des épreuves ». « Tu nous as fait passer par le feu et par l’eau, mais tu nous en as tirés pour nous donner l’abondance » lit-on dans Psaumes 66. 12.
Ce sont de jeunes chrétiens que Paul et Barnabas exhortaient à persévérer. C’est vous, c’est moi, qui sommes exhortés maintenant, que nous soyons convertis à Dieu depuis peu ou depuis longtemps. Que notre esprit soit fortifié !
LA CONFIANCE EN CHRIST APPORTE LA PAIX
« Justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ » (Romains 5. 1).
Un jour Charles Stanley interroge sa servante : « Qu'aimeriez-vous demander à Dieu ? ». Instantanément, elle répond : « Je voudrais me sentir en paix ». En larmes, elle évoque les deuils pénibles qui ont bouleversé sa vie.
Comme cette jeune femme, bien des gens veulent une paix intérieure sans la relation avec Jésus, le Prince de Paix. Ils la cherchent en vain dans le sport, l'apparence, la sécurité matérielle, la gloire, le statut social ou les relations humaines. Certains la cherchent dans l'alcool et les drogues. Mais rien de tout ça ne peut apporter la paix du cœur et de l'esprit. Seule une relation avec Jésus peut le faire.
Avant de rencontrer Jésus nous étions esclaves du péché, désobéissants à Dieu (voir Romains 6. 16). Nos péchés nous séparaient de Dieu et nous vivions coupables, stressés et honteux. Mais Dieu a prévu un remède. «
Dieu prouve son amour envers nous : lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous » (Romains 5. 8).
Lorsque nous croyons que Christ est notre Seigneur et Sauveur, nos péchés, la culpabilité, la honte sont effacés, et nous ne sommes plus séparer d'avec Dieu. Dieu nous promet : « Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ » (Romains 5. 1).
Si nous avons placé notre confiance en Christ, la Bible nous dit : « Ne vous inquiétez de rien ; mais, en toutes choses, par la prière et la supplication, avec des actions de grâces, faites connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Christ-Jésus » (Philippiens 4. 6-7).
SOMMES-NOUS DANS LA FOI ?
“Examinez-vous vous-mêmes, et voyez si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas à l’égard de vous-mêmes que Jésus-Christ est en vous ?” (2 Corinthiens 13. 5).
Dans l’épître aux Romains, l’apôtre Paul montre que l’être humain n’a aucun espoir de salut par ses propres efforts. Il est corrompu des pieds à la tête. Dieu ne peut pas excuser le pécheur, car son péché mérite la mort, mais Il veut le sauver tout en demeurant Juste.
Dieu n’exige qu’une seule chose de notre part : croire en la Personne et en l’Oeuvre de Jésus Christ, mort et ressuscité pour notre justification. Aussi, au terme d’une longue argumentation, l’apôtre Paul conclut : “L’homme est justifié par la foi, sans œuvres de loi” (Romains 3. 28).
Bien entendu, même si la foi du croyant en Jésus est nécessaire au Salut, c’est la grâce de Dieu qui a le pouvoir de le sauver pour le présent et pour l’éternité : “C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu” (Éphésiens 2. 8).
Mais de quelle foi s’agit-il ? Est-ce vraiment la foi qui permet à Dieu de nous déclarer juste sans que nous ayons à accomplir les œuvres qu’exige la Loi ? Une bonne moralité extérieure, la connaissance intellectuelle de la Parole de Dieu (Romains 2. 17-24), un ministère actif (Matthieu 7. 21-23), et même la consécration religieuse (Matthieu 25. 1-13) ne m’assurent de rien concernant le salut.
L’assurance du salut découle avant tout des déclarations de Dieu dans sa Parole. Au moment où nous nous en remettons à Christ, nous pouvons nous fier à sa déclaration formelle, dans la Bible, que nous sommes nés de nouveau : “En vérité, en vérité, je vous dis Celui qui croit en moi a la vie éternelle” (Jean 6. 47).
Avec le temps, nous découvrirons les preuves que Jésus Christ est en nous et que nous sommes dans la foi :
- La repentance et la haine du péché dont s’accompagne tout jugement véritable de soi-même (Psaume 51. 3-6 ; Proverbes 28. 13).
- Une vie d’obéissance et de soumission (1 Jean 2. 3-5 ; 3. 10).
- L’humilité sincère (Luc 15. 17-21).
- La séparation d’avec le monde (1 Jean 2. 15-16, ; 3. 1-3).
- La prière (1 Jean 5. 15), par l’Esprit que Dieu nous a donné.
- L’amour pour Dieu (1 Jean 4. 16-19), inséparable de l’amour pour les frères et sœurs dans la foi (1 Jean 3. 14 ; 5. 1).
S'abandonner à Jésus pour être sauvé
"Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle" (Jean 3. 16).
"Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu" (Éphésiens 2. 8).
Un jour des gens ont posé une question à Jésus : "Mais alors, qui peut être sauvé ?" (Matthieu 19. 25).
Pourquoi une telle question ? Ils venaient d'assister à une scène et à une discussion entre un jeune homme très riche et le Seigneur Jésus (Matthieu 19. 16-26, Marc 10. 17-27). Cet homme voulait absolument savoir comment il pouvait obtenir la vie éternelle, au point de se jeter à genoux devant Jésus en présence de tout le monde (Marc 10. 17). Jésus lui répond alors par une question qui semble n'avoir rien à voir avec le sujet et pour finir Il y répond lui-même : "Pourquoi m'appelles-tu bon ? lui répondit Jésus. Personne n'est bon, sinon Dieu seul" (Marc 10. 18). Peut-être que cet homme considérait-il Jésus comme bon en tant qu'être humain, alors le Seigneur Jésus lui rappelle que seul Dieu est bon. Puis Jésus répond à la question initiale et enseigne que pour être sauvé, il faut avoir "la base", c'est-à-dire vivre et respecter les commandements de Dieu. Le notable lui répond qu'il le pratique depuis son plus jeune âge. Mais Jésus va beaucoup plus loin que la loi et les commandements : "Jésus lui répondit : Si tu veux être parfait, va vendre tes biens, distribue le produit de la vente aux pauvres, et tu auras un capital dans le ciel. Puis viens et suis-moi" (Matthieu 19. 21).
Pensons un moment au terrible combat qui se livre dans le cœur de ce jeune notable. Il n'a pas des heures de réflexion devant lui, c'est du spontané, du direct... Au moins deux solutions s'offrent à lui :
- Implorer et crier de toute son âme pour dire à Jésus de venir à son secours, au secours de son incrédulité, de son manque de foi, lui l'homme si irréprochable au yeux de la loi.
- Le supplier pour qu'il vienne au secours de son âme qui se partage !
Jésus lui montre ainsi qu'il ne peut se sauver lui-même par sa propre justice. Il lui faut croire et s'abandonner totalement au Seigneur Jésus, en renonçant à ce qu'il a de plus précieux : sa richesse, sa renommée, ses ambitions... C'est la foi vivante en Jésus qui sauve, pas la religiosité et encore moins les richesses, car on ne peut pas acheter ou obtenir son salut par ses propres efforts. Et nous voyons la suite : "Quand il entendit cela, le jeune homme s'en alla tout triste : car il était très riche" (Luc 18. 23).
Cette Bonne Nouvelle du salut par la foi en Jésus seul est pour tous les hommes et les femmes de la terre, donc aussi pour toi et moi. Dieu nous offre le salut gratuitement en Jésus-Christ. C'est une grâce, un cadeau qui n'a pas de prix. En venant à la Croix et en croyant en Jésus, Jésus nous pardonne, oublie et nous libère de nos péchés. Jésus connait parfaitement la souffrance pour l'avoir vécue Lui-même sur le Calvaire, c'est pourquoi Il invite et accueille chaque personne qui vient à Lui tel qu'il est : "Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger." (Matthieu 11. 28-30). Jésus désire habiter en chacun d'entre nous : "Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi" (Apocalypse 3. 20). C'est cette intimité que le Seigneur Jésus veut créer avec chaque être humain. C'est pourquoi, n'hésitez pas a Lui confier votre vie entière.
L'origine, la nature et les conséquences du péché
1) L’ORIGINE DU PÉCHÉ : LA TENTATION
- La possibilité de la tentation :
"L’Éternel Dieu donna cet ordre à l'homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin; mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras" (Genèse 2. 16-17).
"Que dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ? Loin de là ! Mais je n'ai connu le péché que par la loi. Car je n'aurais pas connu la convoitise, si la loi n'eût dit : Tu ne convoiteras point" (Romains 7. 7).
Il ne peut y avoir de péché s’il n’y a pas préalablement de loi établie. Pourquoi Dieu a t-Il placé dans le jardin d’Éden un arbre défendu ? Dans le but de fournir un test par lequel l’être humain pourrait choisir librement de servir Dieu et ainsi développer son caractère. Sans une volonté libre, l’être humain n’aurait été qu’une simple machine.
- La source de la tentation :
"Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l’Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme: Dieu a-t-il réellement dit: Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ?" (Genèse 3. 1).
Le serpent fut l’agent employé par Satan pour séduire et faire tomber l’être humain. En effet, Satan, également appelé le tentateur, avait déjà été jeté hors du Ciel avant la création de l’être humain.
- La subtilité de la tentation :
Le diable commence à s’adresser à la femme, qui de plus n’avait pas entendu directement l’ordre de Dieu. Satan dénature volontairement les paroles de Dieu. Par les propos qu’il donne à Eve, Satan introduit dans son esprit un triple doute sur Dieu :
Doute de Sa bonté : c’est comme s’il disait : « Dieu vous refuse une bénédiction ».
Doute de Sa vérité : « vous ne mourrez point », il insinue que Dieu leur cache la vérité.
Doute de Sa sainteté : il insinue que Dieu leur a défendu de manger cet arbre parce qu’Il est jaloux des êtres humains ; Il ne désire pas qu’ils soient aussi sages que Lui.
2) LA NATURE DU PÉCHÉ :
La Bible décrit le péché comme :
- Le fait de manquer le but : Comme un archer maladroit qui rate sa cible, ainsi le pécheur manque le but véritable de l’existence. Comme un voyageur qui s’est perdu et a quitté la bonne route, ainsi le pécheur s’est détourné des voies de Dieu.
- Une dette : L’être humain a le devoir d’observer les lois de Dieu. Tout péché représente une dette contractée. Incapable de la payer par lui-même, le seul espoir de l’être humain est le pardon de ses péchés que seul Dieu peut offrir.
- Une désobéissance : c’est à dire refuser de faire ce que Dieu ordonne ou dépasser les limites qu’Il nous a assignées.
- Une rébellion : celui qui pèche choisit de suivre sa propre volonté plutôt que celle de Dieu. Il s’oppose à la souveraineté de Dieu sur ses créatures. Il devient une loi pour lui-même et ainsi il prend la place de Dieu.
- Une chute : ou tomber à côté, déchoir d’un modèle de conduite. D’où l’expression tomber dans le péché.
- Une défaite : en rejetant Dieu, l’être humain se met sous le joug de Satan et devient son esclave.
- Une erreur : cela concerne les péchés commis par insouciance, étourderie ou ignorance. Celui qui pèche délibérément est plus coupable que celui qui pèche par simple faiblesse, mais sachons que tout péché est grave aux yeux de Dieu.
3) LES CONSÉQUENCES DU PÉCHÉ :
3a) La culpabilité :
C’est le fait de se sentir accusé et coupable dans sa conscience. Nous en voyons plusieurs preuves dans le récit de la Genèse : "Les yeux de l'un et de l'autre s'ouvrirent, ils connurent qu'ils étaient nus…" (Genèse 3. 7a).
Le fait qu’Adam et Eve ont réalisé leur nudité physique était une image de la nudité de leur conscience coupable. "…et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s'en firent des ceintures" (Genèse 3. 7b).
"Alors ils entendirent la voix de l’Éternel Dieu, qui parcourait le jardin vers le soir, et l'homme et sa femme se cachèrent loin de la face de l’Éternel Dieu, au milieu des arbres du jardin" (Genèse 3. 8).
Seul l’être humain qui se sent coupable fuit devant Dieu. Celui qui vit dans les ténèbres ne veut pas venir dans la lumière de Dieu où ses actes et ses pensées coupables seront dévoilés.
Oui, se sentant coupables, Adam et Eve ont essayé de couvrir leur faute par un vêtement. Mais seul un vêtement fait par Dieu peut couvrir le péché. "L’Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des habits de peau, et il les en revêtit" (Genèse 3. 21).
3b) La faiblesse spirituelle :
- Altération de l’image divine :
L’image de Dieu en l’être humain a gravement été altérée suite à la chute, même si elle n’a pas complètement été perdue. Ses facultés originelles comme ses émotions, son intelligence, ses désirs, sa volonté ont été perverties. Mais Jésus est venu dans le monde afin de recréer l’être humain à l’image parfaite de Dieu : "Car ceux qu'Il a connus d'avance, Il les a aussi prédestinés à être semblables à l'image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères" (Romains 8. 29).
- La discorde intérieure :
Au commencement, l’être humain vivait dans une parfaite harmonie, l’esprit contrôlant l’âme et le corps se soumettant à l’âme. Suite au péché, ces rapports se sont inversés. Le corps, au lieu d’un bon serviteur est devenu un mauvais maître. Il est devenu l’instrument du péché : Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort?... (Romains 7. 24).
Il y a depuis la chute, ce combat incessant entre la chair et l’esprit : "Car la chair a des désirs contraires à ceux de l'Esprit, et l'Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez" (Galates 5. 17). Seul l’Esprit de Dieu peut nous rendre vainqueurs.
3c) Le Jugement de Dieu :
- Le jugement sur le serpent :
"L’Éternel Dieu dit au serpent : Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre tout le bétail et entre tous les animaux des champs, tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie" (Genèse 3. 14).
Le serpent devait être à l’origine un animal superbe et intègre. Mais parce qu’il est devenu l’instrument de la chute de l’être humain, il a été maudit et dégradé. Cette malédiction concerne aussi le diable qui s’est servi du serpent. Sa condamnation est écrite : "Le Dieu de paix écrasera bientôt Satan sous vos pieds" (Romains 16. 20).
- Le jugement sur la femme :
"Dieu dit à la femme : J'augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi" (Genèse 3. 16).
Les douleurs de l’enfantement rappellent à la femme le péché originel. De plus, les rapports entre la femme et l’homme se sont trouvés faussés. La femme et l’homme, délaissant l’ordre créationnel, ont cherché depuis à se dominer l’un et l’autre.
- Le jugement sur l’homme :
"Dieu dit à l'homme : Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l'arbre au sujet duquel je t'avais donné cet ordre: Tu n'en mangeras point! Le sol sera maudit à cause de toi. C'est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie" (Genèse 3. 17).
Le travail avait déjà été institué, mais il est désormais devenu pénible et laborieux.
- Le jugement sur toute l’humanité :
En tant que père de toute l’espèce humaine, le péché d’Adam est passé à ses descendants : il nous a transmis le péché originel. Tous les êtres humains ont reçu ce funeste héritage : "Quoi donc ! Sommes-nous plus excellents ? Nullement. Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l'empire du péché" (Romains 3. 9).
La conséquence du péché originel est la mort : "Mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras" (Genèse 2. 17).
C’est une mort physique : "Et si Christ est en vous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l'esprit est vie à cause de la justice" (Romains 8. 10). Mais c'est aussi une mort spirituelle, c’est à dire la séparation d’avec la sainte présence de Dieu : "Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés" (Éphésiens 2. 1).
- Le jugement sur la création :
"Le sol sera maudit à cause de toi… Il te produira des chardons et des broussailles" (Genèse 3. 7-8).
L’être humain avait reçu la responsabilité de gouverner la terre. A cause de sa désobéissance, la nature a été corrompue. La création et ce qu’elle renferme est devenue hostile à l’être humain. D’où les plantes vénéneuses, les microbes virulents, les insectes nuisibles, les animaux féroces, les catastrophes naturelles etc...
Jésus-Christ le bon Berger nous porte dans ses bras
LE CHRIST, LE BON BERGER
"Je suis le bon berger. Je connais mes brebis, et elles me connaissent, comme le Père me connaît et comme Je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis" (Jean 10. 14, 15).
« Je connais mes brebis », dit Jésus.
Arrêtons-nous sur cette pensée. Nous sommes connus de Dieu avant de Le recevoir.
Comment une âme devient-elle la propriété du Christ ? En acceptant de Le recevoir. Mais, auparavant, le Christ l’avait choisie. Il connaissait tous ceux qui répondraient à son appel, et aussi ceux qui, disposés à Le recevoir, allaient néanmoins se détourner de Lui à cause de l’opposition. Jean dit à tous : « Voici l’agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde » (Jean 1. 29).
Ceux qui, ayant entendu la voix, ont regardé à Jésus comme à l’Agneau de Dieu et ont cru en Lui, sont, de leur plein gré, devenus sa propriété. Néanmoins, leur décision de suivre le Christ était une réponse à son appel. Jésus nous a manifesté son Amour avant que nous l’aimions….
Toute la famille humaine est confiée à Jésus comme les brebis le sont au berger. Ces brebis et ces agneaux doivent recevoir des soins adéquats. Ils seront gardés par le fidèle Berger en chef et confiés à des bergers adjoints. S’ils obéissent à la voix du berger, ils ne seront pas dévorés par les loups. Jésus dit : « Mes brebis entendent ma voix … et elles me suivent » (Jean 10. 27). Le berger d’Israël ne presse pas son troupeau, mais Il le conduit.
Son attitude même est une invitation :
« Mes brebis entendent ma voix ». Si nous sommes de vrais fils et filles de Dieu, non seulement nous entendrons, mais nous reconnaîtrons sa voix parmi toutes les autres.
Nous apprécierons les paroles du Christ et distinguerons de toutes les erreurs ambiantes la vérité telle qu’elle est en Jésus, et la vérité rafraîchira nos âmes et les remplira de joie….
La magnifique description consignée dans ces versets est un symbole pastoral. « Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif, et le soleil ne les frappera point, ni aucune chaleur. Car l’agneau qui est au milieu du trône les paîtra et les conduira aux sources des eaux de la vie. (Apocalypse 7. 6, 17).
DANS LES BRAS DU BON BERGER :
"Comme un berger, Il paîtra son troupeau, il prendra les agneaux dans ses bras, et les portera dans son sein ; il conduira les brebis qui allaitent" (Esaïe 40. 11).
Un vrai berger connaît ses brebis ; il a compassion de celles qui ont le plus besoin de son secours, celles qui sont blessées, faibles, infirmes, et il leur vient en aide. "Comme un berger, il paîtra son troupeau".
”D’une manière plus intime que le patriarche Jacob ne connaissait les brebis faibles et malades de son troupeau, Jésus le bon Berger connaît tous ceux qui Lui appartiennent. Il sait ce que tous les autres ignorent. Sur la croix, Jésus a porté tous les fardeaux. Personne n’en connaît le poids comme Lui-même, car il s’est chargé de nos tristesses et de nos peines. Cela a fait de Lui l'Homme de douleur, habitué à la souffrance….
Si personne ne s’intéresse à vous, le Seigneur Jésus, le Dieu d’Israël, vous regarde avec compassion, tendresse et sympathie. Il vous voit avec vos profondes réactions, quand vous êtes abattu et découragé. Vous trouvez la sympathie la plus profonde, la plus riche et la plus rafraîchissante dans le sein de Jésus le bon Berger. « Nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché.» (Hébreux 4. 15).
Non seulement Jésus a été pourvu à ce que nous trouvions force et grâce pour affronter la tentation, mais aussi à ce que notre influence de Jésus sur les autres soit comme un parfum pour eux.
Non seulement le Christ connaît chaque âme, ses tentations et ses épreuves, mais aussi les circonstances qui irritent et blessent l’esprit.
Notre grand danger est d’être trop sûr de nous-même. Cela ne convient pas à un chrétien. Si nous la lui demandons, le Christ nous donnera sa patience….
L’Amour abondant de Dieu et sa présence nous donneront la force de nous maîtriser. Le Seigneur façonnera notre esprit et notre caractère. Il dirigera nos ambitions, nos aspirations et nos capacités de manière à accroître nos forces spirituelles et morales, ces biens que nous n’aurons pas à abandonner sur cette terre, mais que nous emporterons avec nous et conserverons durant l’éternité.
A propos de la prière
À QUOI BON LA PRIÈRE ?
"Seigneur, enseigne-nous à prier." (Luc 11. 1)
La prière ne fait pas partie intégrante de la vie naturelle. Il y a des gens qui prétendent que tout être humain qui ne prie pas a le sentiment pénible que quelque chose lui manque.
Pour nous enfants de Dieu, ce qui souffrira de l'absence de prière, c'est la vie de Jésus-Christ en nous, car cette vie-là n'est pas entretenue par la nourriture matérielle, mais par la prière. Quand un être humain est né d'En Haut (né de nouveau), c'est la Vie du Fils de Dieu qui est née en lui, et il peut ou bien nourrir cette vie nouvelle en Jésus grâce à la prière, ou bien l'affamer.
Notre conception de la prière n'est pas toujours celle du Nouveau Testament. Pour nous, la prière est un moyen de nous procurer, à nous, ce qui nous manque. Dans la Bible, c'est un moyen pour communiquer avec Dieu et nous aider à Le connaître.
"Demandez et vous recevrez." (Matthieu 7. 7). Nous nous plaignons à Dieu, nous grognons, nous nous excusons, nous sommes parfois indifférents, mais nous demandons bien rarement. Notre Seigneur Jésus nous dit de ressembler aux petits enfants qui n'ont pas peur de demander. Demander vraiment, c'est reconnaître qu'on ne peut rien par soi-même. Il y a bien peu de gens qui ont ce courage. Il s'agit de nous effacer devant Jésus-Christ, de Lui laisser le champ libre.
Quand nous ne savons plus où nous nous en sommes, il ne nous reste plus que la prière : ce n'est pas une lâcheté, c'est la seule manière d'entrer en contact avec la réalité véritable. Allons à Dieu, dépouillés de notre suffisance, et comptons sur Lui.
Il n'est pas tout à fait exact de dire que la prière change le cours des événements. Elle nous change, nous qui prions, et nous, nous changeons le cours des événements.
PRIEZ POUR LE SALUT DE CEUX QUE VOUS AIMEZ !
“Dieu fait preuve de patience envers vous, ne voulant pas que quelques-uns périssent mais que tous parviennent à la conversion.” (2 Pierre 3. 9).
Parmi les croyants se trouvent deux camps : ceux qui prient pour le Retour du Seigneur et ceux qui prient pour qu’Il ne revienne pas tant que ceux qu’ils aiment ne se sont pas convertis.
Au sein du premier groupe, les chrétiens persécutés à travers le monde dont les prières sans nul doute “montent devant Dieu” (Apocalypse 8. 4) et qui ont hâte de se retrouver en présence de Celui pour Lequel ils ont accepté les pires tribulations et la mort parfois.
De l’autre, ceux qui ont un père, un mari, un frère, une mère, une sœur, un enfant ou peut-être un ami cher qui vivent leur vie loin du Seigneur, sachant pourtant qu’Il est le seul Chemin vers le Père et le Salut.
Peut-être ces derniers s’imaginent-ils avoir encore le temps de venir à Lui, sans trop se soucier “qu’aujourd’hui est le jour du salut” (2 Corinthiens 6. 2).
Si vous priez depuis longtemps pour qu’un être cher vienne enfin au salut, persistez dans vos prières. Dieu répond aux prières insistantes (Luc 18. 1-8). Il n’est jamais trop tard pour être sauvé. Jésus peut toucher le cœur de celui que vous aimez, tant qu’il respire. Même sur la croix, Jésus a rempli d’espoir l’un des deux autres crucifiés, en lui affirmant qu’il serait avec Lui au Paradis.
Dieu veut sauver. Ce n’est pas dans Ses plans de condamner celui que nous aimons, mais bien plutôt de le sauver. Pour cela, nous devons faire preuve de patience et de persistance ! Si notre prière s’aligne sur Sa volonté, soyons assurés qu’Il sauvera celui ou celle pour lesquels nous prions, car “la main du Seigneur n’est pas trop courte pour sauver, Son oreille n’est pas trop dure pour entendre“ (Ésaïe 59. 1).
Voici une autre promesse divine adressée à notre descendance : “Mon esprit est sur vous, et J’ai mis Mes paroles dans votre bouche. Elles sont pour vous, pour vos enfants et pour les enfants de leurs enfants, maintenant et pour toujours. Je ne vous les retirerai jamais…” (Ésaïe 59. 21).
Prions cette promesse chaque jour en l’appliquant à nos enfants et petits-enfants ! Dieu répond toujours à Ses promesses !
PRIEZ POUR CEUX QUI VOUS ONT FAIT DU MAL !
“Moi, Je vous dis : Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent” (Matthieu 5. 44).
Pourquoi devrions-nous aimer nos ennemis et prier pour eux ? C'est vrai que nous pouvons les ignorer et oublier le mal qu’il nous ont causé ; nous pouvons aussi les aimer et surtout prier pour eux afin que Dieu les bénisse. Oui, Jésus nous demande d'aimer comme Lui, et notre nature humaine essaie parfois de nous en empêcher ! Jésus sait très bien que faire cela est très difficile, voire impossible sans le soutien divin.
Si nous éprouvons quelque sentiment que ce soit envers la personne qui nous a fait souffrir, autre que de l’amour, parlons-en avec notre Seigneur Jésus. Soyons francs, dévoilons Lui le fond de notre cœur, rien ne Le choquera. Jésus attend que nous venions à Lui pour déverser devant Lui nos rancœurs et nos faiblesses, notre déception et notre révolte. Puis pensons aux moments où nous avons probablement causé du mal à quelqu’un sans nous en repentir. Pensons à la peine de l’autre, surtout quand c’était quelqu’un qui nous faisait confiance. Puis commençons par prier le Seigneur Jésus de nous pardonner d’abord nos propres manquements. Écoutons Sa voix nous guider sur le chemin de la repentance, puis de la joie retrouvée. Alors seulement pourrons-nous entreprendre de pardonner à ceux qui nous ont fait du mal.
Après le pardon viendra le moment où nous pourrons les aimer et voir en eux des hommes et des femmes que Jésus aime et pour lesquels Il est allé jusqu’au sacrifice suprême à la croix. La dernière étape est de prier pour eux. Alors nous verrons les circonstances et les personnes avec le regard divin et non plus avec notre propre regard.
Ne restons surtout pas paralysé par nos sentiments et nos frustrations. Jésus ne s’attend pas à ce que nous réussissions tout de suite à pardonner, aimer l’autre et prier pour lui. Mais Il s’attend à ce que nous finissions par réussir. Nous serons alors vraiment les enfants de notre Père céleste ! Travaillons à aimer nos ennemis et à prier pour eux !
Au Tribunal de Jésus-Christ (2)
3b) Le principe des semailles et de la moisson s’applique aux récompenses que recevrons les croyants en Jésus :
En fait, celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème en abondance moissonnera en abondance (2 Corinthiens 9. 6).
Pour nous qui sommes déjà sauvés en Jésus, nous serons chacun récompensés selon notre investissement dans l'oeuvre que Dieu nous a confié durant notre vie sur la terre ; ou bien nous ne recevrons pas de récompenses si nous n'avons pas été fidèle dans l’œuvre que Dieu nous a confié.
3c) Des récompenses nous sont promises dans diverses situations :
- Ceux qui se seront sacrifiés pour Christ :
"Pierre dit : Voici, nous avons quitté ce qui nous appartenait, et nous t’avons suivi. Et Jésus leur répondit : En vérité, je vous le dis, il n’est personne qui ayant quitté, à cause du Royaume de Dieu, sa maison, sa femme, ses frères, ses parents ou enfants, ne reçoive beaucoup plus dans ce temps–ci et, dans le siècle à venir, la vie éternelle" (Luc 18. 28-30).
- Ceux qui auront été persécutés pour la cause de Christ :
"Heureux serez–vous, lorsqu’on vous insultera, qu’on vous persécutera et qu’on répandra sur vous toute sorte de mal, à cause de moi. Réjouissez–vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux, car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés" (Matthieu 5. 11-12).
- Ceux qui auront enseigné la Parole de Christ : Pas seulement les pasteurs et les évangélistes, mais tous ceux qui par amour auront témoigné et expliqué aux autres la Bonne Nouvelle de l'Evangile :
"Ceux qui auront été des clairvoyants resplendiront comme la splendeur de l’étendue céleste, et ceux qui auront enseigné la justice à la multitude comme des étoiles, à toujours et à perpétuité" (Daniel 12. 3).
- Ceux qui auront pratiqué l’hospitalité :
"Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé. Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète obtiendra une récompense de prophète, et celui qui reçoit un juste en qualité de juste obtiendra une récompense de juste. Quiconque donnera à boire même un seul verre d’eau froide à l’un de ces petits en qualité de disciple, en vérité je vous le dis, il ne perdra point sa récompense (Matthieu 10. 40-42).
- Ceux qui auront pratiqué la libéralité :
"Qu’ils fassent le bien, qu’ils soient riches en œuvres bonnes, qu’ils aient de la libéralité, de la générosité, et qu’ils s’amassent ainsi un beau et solide trésor pour l’avenir, afin de saisir la vraie vie" (1 Timothée 6. 18-19).
4) La nature des récompenses :
Tous les enfants de Dieu réunis dans le Ciel n’auront pas la même récompense et ils ne brilleront pas du même éclat : "Autre est l’éclat du soleil, autre l’éclat de la lune, et autre l’éclat des étoiles ; même une étoile diffère en éclat d’une autre étoile" (1 Corinthiens 15. 41).
4a) Le moment des récompenses :
Les récompenses seront distribuées après le Glorieux Retour de Jésus-Christ, c'est à dire juste après l’Enlèvement de l’Eglise lorsque nous serons tous réunis au Ciel avec nos corps glorifiés : "Car le Fils de l’homme va venir dans la gloire de son Père avec ses anges, et alors il rendra à chacun selon sa manière d’agir" (Matthieu 16. 27). Jésus dit : "Voici : je viens bientôt, et j’apporte avec moi ma rétribution pour rendre à chacun selon son œuvre" (Apocalypse 22. 12).
4b) Les récompenses seront des responsabilités plus grandes :
"Son maître lui dit : Bien, bon et fidèle serviteur, tu as été fidèle en peu de choses, je t’établirai sur beaucoup ; entre dans la joie de ton maître" (Matthieu 25. 21).
"Il lui dit : C’est bien, bon serviteur ; parce que tu as été fidèle en peu de chose, reçois le gouvernement de dix villes" (Luc 19. 17).
4c) Il est parlé dans la Bible de plusieurs couronnes :
- Une couronne incorruptible : "Tous ceux qui combattent s'imposent toute espèce d'abstinences, et ils le font pour obtenir une couronne corruptible; mais nous, faisons-le pour une couronne incorruptible" (1 Corinthiens 9. 25).
- Une couronne de justice : "Désormais la couronne de justice m’est réservée ; le Seigneur, le juste juge, me la donnera en ce Jour–là, et non seulement à moi, mais à tous ceux qui auront aimé son Apparition" (2 Timothée 4. 8).
- Une couronne de vie : "Heureux l’homme qui endure la tentation ; car après avoir été mis à l’épreuve, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment" (Jacques 1. 12).
- une couronne de joie : "C’est pourquoi, frères bien–aimés que je désire vivement revoir, ma joie et ma couronne, demeurez ainsi fermes dans le Seigneur, mes bien–aimés" (Philippiens 4. 1). Elle est réservée pour les gagneurs d’âme, les pères ainsi que les mères spirituels.
- Une couronne de gloire : "…et, lorsque le Souverain Pasteur paraîtra, vous remporterez la couronne incorruptible de la gloire" (1 Pierre 5. 4). Elle est réservée pour les fidèles pasteurs et dirigeants d'église.
Mais les récompenses les plus belles seront la louange et les félicitations du Seigneur Jésus à l'égard de chacun de Ses rachetés : "C’est pourquoi ne jugez de rien avant le temps, avant la venue du Seigneur, qui mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et qui manifestera les desseins des cœurs. Alors la louange de chacun viendra de la part de Dieu" (1 Corinthiens 4. 5).
5) LA PERTE DE LA RECOMPENSE :
Hélas, tous les enfants de Dieu ne seront pas récompensés :
"Si l’œuvre de quelqu’un est consumée, il en subira la perte ; pour lui il sera sauvé, mais comme au travers du feu" (1 Corinthiens 3. 15).
Le feu en question ne brûle personne mais les œuvres. Ces œuvres ne seront pas jugées dignes car elles ne reposeront pas sur le seul fondement valable qu’est Jésus-Christ.
Les croyants en Jésus non récompensés au Tribunal de Christ seront quand même sauvés pour l'éternité, mais ils n’auront rien de valable à présenter à Dieu. "Et maintenant, petits enfants, demeurez en lui, afin qu’au moment où il sera manifesté, nous ayons de l’assurance, et qu’à son avènement, nous n’ayons pas honte devant lui" (1 Jean 2. 28). "Prenez garde à vous–mêmes, afin de ne pas perdre le fruit de votre travail, mais de recevoir une pleine récompense" (2 Jean 1. 8).
CONCLUSION :
La doctrine du jugement et des récompenses au Tribunal de Jésus-Christ ne doit pas nous intimider, ni nous effrayer. Elle est là pour nous encourager et nous stimuler à vivre dans la « crainte du Seigneur Dieu » tout au long de notre vie terrestre.
Ne travaillons pas pour être félicités des êtres humains. Soyons prêts à travailler pour Dieu, même si personne ne nous remarque. Dieu est Juste et Il sait récompenser équitablement Ses serviteurs. Ce n’est jamais en vain que nous Le servons.
Notre privilège sera non seulement de recevoir les couronnes mais de les offrir à Jésus comme les vingt–quatre anciens dans le Ciel : "Les vingt–quatre anciens se prosterneront devant celui qui est assis sur le trône, ils adoreront celui qui vit aux siècles des siècles, et ils jetteront leurs couronnes devant le trône, en disant : Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire, l’honneur et la puissance, car tu as créé toutes choses, et c’est par ta volonté qu’elles existent et qu’elles furent créées" (Apocalypse 4. 10-11).
Au Tribunal de Jésus-Christ (1)
1) DÉFINITION
"Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal du Christ, afin qu’il soit rendu à chacun d’après ce qu’il aura fait dans son corps, soit en bien, soit en mal" (2 Corinthiens 5. 10).
Il s’agit du bema, c’est-à-dire non pas le Tribunal du Jugement Dernier destiné à fixer le sort éternel des incroyants, mais le Tribunal des récompenses comme lors des Jeux Olympiques.
Cette comparution aura lieu juste après l’Enlèvement de l’Église.
Tous les croyants passeront devant le Tribunal de Christ afin d’être jugés et de recevoir d’éventuelles récompenses en fonction de la vie qu’ils auront vécue ici-bas.
Il s’agit d’une comparution individuelle et solennelle : chacun rendra compte pour lui-même. Chacun est responsable de sa propre vie. Personne ne pourra se réfugier derrière ses parents, son conjoint, son pasteur, son église etc... Personne ne pourra échapper à ce divin rendez-vous.
Tout sera mis à nu devant le juste Juge : Il n’y a aucune créature, qui soit invisible devant Lui : "tout est mis à nu et terrassé aux yeux de Celui à qui nous devons rendre compte" (Hébreux 4. 13).
2) LE JUGEMENT DU CROYANT EN JÉSUS :
Il ne s’agit pas du jugement par rapport au péché, puisque Jésus a déjà été jugé sur la croix pour tous ceux qui croient en Lui : "En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie" (Jean 5. 24).
Néanmoins, tous les croyants en Jésus, sans exception, devront rendre compte à Dieu de ce qu’ils auront fait sur la terre :" Mais toi, pourquoi juges–tu ton frère ? Ou toi, pourquoi méprises–tu ton frère ? Nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu. Car il est écrit : Je suis vivant, dit le Seigneur, tout genou fléchira devant moi, et toute langue donnera gloire à Dieu. Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui–même" (Romains 14. 10-12).
2a) Le croyant en Jésus sera jugé par rapport à l’utilisation des talents que Dieu lui a confiés : "Il en sera comme d’un homme qui en partant pour un voyage appela ses serviteurs, et leur confia ses biens. Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité et il partit en voyage... Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et leur fit rendre compte" (Matthieu 25. 14-15, 19).
2b) Il sera jugé en fonction de ses paroles : "Je vous le dis : au jour du jugement, les hommes rendront compte de toute parole vaine, qu’ils auront proférée. Car par tes paroles tu seras justifié, et par tes paroles tu seras condamné" (Mt 12:36-37)
2c) Il sera jugé en fonction des œuvres qu’il aura accomplies pour Dieu : Nous ne sommes pas sauvés par les œuvres mais nous avons été sauvés pour faire des œuvres : "Car nous sommes son ouvrage, nous avons été créés en Christ–Jésus pour des œuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions (Éphésiens 2. 10). "Cette parole est certaine, et je veux que tu insistes là–dessus, afin que ceux qui ont cru en Dieu s’appliquent à exceller dans les œuvres bonnes. Voilà qui est beau et utile aux hommes !" (Tite 3. 8).
2d) La validité de chaque œuvre, c’est à dire les motivations des cœurs seront dévoilées : "C’est pourquoi ne jugez de rien avant le temps, avant la venue du Seigneur, qui mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et qui manifestera les desseins des cœurs. Alors la louange de chacun viendra de la part de Dieu" (1 Corinthiens 4. 5).
2c) Le fondement de toute œuvre doit être Jésus-Christ lui-même : "Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, comme un sage architecte, j’ai posé le fondement et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus. Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus–Christ. Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’œuvre de chacun sera manifestée ; car le Jour la fera connaître, parce qu’elle se révélera dans le feu, et le feu éprouvera de quelle nature est l’œuvre de chacun" (1 Corinthiens 3. 10-13).
3) LES RÉCOMPENSES DU CROYANT EN JÉSUS :
3a) La base des récompenses :
Nous serons récompensés en fonction de notre fidélité dans notre service pour Dieu.
Les deux serviteurs ont ramené l’un 5 talents, l’autre 2 talents mais ils ont reçu tous les deux la même récompense. C’est parce que leur fidélité a exactement été la même. (voir Matthieu 25. 14-23).
La récompense ne dépend pas de la quantité de ce que nous faisons pour Dieu ni de notre position dans l’église mais du rendement, en fonction des talents que nous avons reçus.
Nous ne devons pas nous comparer les uns avec les autres car chacun recevra sa propre récompense : "Celui qui plante et celui qui arrose ne font qu’un, et chacun recevra sa propre récompense selon son propre labeur" (1 Corinthiens 3. 8).
Notre travail pour être récompensé doit être basé sur la pureté :
(voir 1 Corinthiens 3. 12-15).
Ce qui intéresse le Seigneur, ce sont nos motivations plus que nos actes proprement dits. Que représentent l’or, l’argent, les pierres précieuses c’est-à-dire des matériaux nobles et indestructibles ? Ce sont les œuvres inspirées et accomplies par l’Esprit Saint de Dieu. Elles sont faites en obéissance à la Parole, par amour pour Jésus, dans le seul but de glorifier Dieu.
Mais, les matériaux vils et périssables que sont le bois, le foin et le chaume représentent les œuvres faites par la chair, la volonté propre, par intérêt personnel, pour jouir égoïstement des bénédictions divines, dans le but de glorifier l’être humain ou une église quelconque.
Il est clairement démontré que toutes nos œuvres ne seront pas agréées par Dieu : certaines seront acceptées, d’autres rejetées. Le Seigneur déclare à l’église de Sardes : "Sois vigilant et affermis le reste qui allait mourir, car je n’ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant mon Dieu" (Apocalype 3. 2).
Travaillons uniquement en fonction de ce que Dieu nous demande et selon la force qu’Il nous a donnée. Il ne faut pas accomplir des œuvres impliquer Dieu qui nous en donne la capacité.
Les biens que nous recevons ici-bas ne nous appartiennent pas ; ce sont des biens que Dieu nous a confiés ; nous ne sommes que des administrateurs ou des intendants : "Et le Seigneur dit : Quel est donc l’intendant fidèle et prudent que le maître établira sur ses gens de service pour leur donner leur ration de blé au moment convenable ? Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera occupé de la sorte ! Je vous le dis en vérité, il l’établira sur tous ses biens" (Luc 12. 42-44).
"Ainsi, qu’on nous regarde comme des serviteurs de Christ et des administrateurs des mystères de Dieu. Du reste, ce qu’on demande des administrateurs, c’est que chacun soit trouvé fidèle" (1 Corinthiens 4. 1-2).
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Une alliance éternelle avec Dieu
“Je ferai avec eux une alliance éternelle… je mettrai ma crainte dans leur cœur, pour qu’ils ne se retirent pas de Moi” (Jérémie 32. 40).
“Jésus leur dit : Ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, qui est versé pour un grand nombre” (Marc 14. 24).
Dans la Bible, le terme « alliance » désigne les relations établies entre plusieurs parties, et en particulier entre Dieu et les hommes.
Dans le Nouveau Testament, la première alliance (Hébreux 8. 7) est considérée comme issue de l’engagement inconsidéré des Israélites à faire tout ce que l’Éternel leur demanderait. Elle est appelée aussi « la Loi (de Moïse) ». Ses dispositions sont qualifiées de saintes, justes et bonnes. Mais l’être humain, « le maillon faible » de cette alliance, n’a pu satisfaire à ses justes exigences. La Loi l’enferme alors sous le péché et confirme sa condamnation à la mort éternelle : elle a été inutile pour le sauver ! Dieu l’a révoquée puisqu’elle n’a pas le pouvoir de faire vivre l'être humain qui s’appuie sur elle.
Il y a donc place pour une “nouvelle alliance”, appelée aussi « alliance éternelle » parce qu’elle exprime le propos éternel de Dieu pour l’être humain.
Caractérisée par l’engagement unilatéral de Dieu en faveur de ceux qui Lui font confiance, la Nouvelle Alliance s’appuie sur :
– La mort de Jésus-Christ, qui « purge » l’exécution de la peine prononcée sur l’homme coupable,
– La résurrection de Jésus-Christ, qui témoigne de la pleine satisfaction de Dieu dans le travail d’expiation (de rachat) accompli par son Fils.
C’est pourquoi Jésus-Christ est le “médiateur de (la) nouvelle alliance” (Hébreux 9. 15). Tous ceux qui font confiance à Dieu se trouvent alors placés par Lui au bénéfice de cette nouvelle alliance. Elle les fait entrer éternellement dans la faveur de Dieu qui devient leur Père. Puisque nous sommes ses enfants, Dieu nous a donné son Esprit par lequel nous Lui disons maintenant, avec respect et confiance, « Abba ! Père ». Gloire à Dieu ! Par le même Esprit, nous nous laissons gouverner dans notre vie quotidienne. Il y manifeste alors la vie éternelle, la vie qui est auprès du Père, le reflet même de Jésus- Christ. Quelle alliance, quelles relations !
Chaque fois que nous annonçons, par le repas du Seigneur (la Cène), la mort et la résurrection du Seigneur Jésus, nous rappelons à quel prix cette nouvelle alliance a été rendue possible. Nos affections sont-elles touchées ?
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