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L'Évangile est une puissance de Dieu pour le Salut de quiconque croit (Romains 1. 16)

divers

(1) Le Don de la paix

22 Juin 2024 Publié dans #Divers

« Que le Seigneur de la paix vous donne lui-même la paix... » (2 Thessaloniciens 3. 16).

« Point de paix, a dit mon Dieu, pour les méchants » (Esaïe 57. 21).

Paul, apôtre de la Nouvelle Alliance, s’écrie : « Détresse et angoisse pour toute âme d’homme qui commet le mal » (Romains 2. 9).

La paix ne jaillit pas sur les montagnes de l’orgueil et de l’arrogance ; elle ne coule pas sur les pentes de la haine ; elle n’arrose pas les plaines du vice et de la corruption. Mais la véritable paix règne dans les âmes purifiées de toute souillure. A quiconque se repent et se détourne de ses mauvaises actions, Jésus le Sauveur lui adresse aujourd’hui encore ces paroles de grâce : « Tes péchés sont pardonnés… ta foi t’a sauvée, va en paix » (Luc 7. 48, 50).

La véritable paix est un don de Jésus Christ pour les êtres humains de bien. Elle n’est pas la médaille du mérite chrétien, mais elle est le fruit de la miséricorde divine. L’homme religieux irait-il à la citerne crevassée de sa propre justice ? Elle ne peut produire aucune paix. S’approcherait-il du torrent des bonnes œuvres ? C'est sec et aride.

Quelqu'un qui croit en l'existence de Dieu chercherait-il la paix dans le chemin des abstinences et des mortifications religieuses ou mondaines ? Il le mène dans un désert où règnent le dessèchement, la nudité, la flétrissure, et la mort.

C'est Jésus Christ, le Seigneur de la paix, qui donne Lui-même la paix. Elle ne peut nous être offerte par l’un de nos semblables. Je vous en supplie, ne la cherchez pas auprès de ceux qui ne la possèdent pas ! Certes, au sein de la famille de Dieu, au milieu des enfants de paix, vous trouverez de la tranquillité, de quoi remplir votre cruche d’un peu de repos.

Mais la pleine paix, constante, surnaturelle vient du cœur de Jésus-Christ le Seigneur et le Sauveur du monde. C’est une bonne mesure, tassée, secouée, débordante que votre Seigneur Jésus versera dans votre cœur.

N’est-ce pas déjà mettre un pas dans le chemin de la paix que d’attendre ce don de la part du Seigneur Jésus ? Il ne confie cette charge à personne : ni à un ange, ni à un archange, ni à un chérubin, ni à un séraphin. JÉSUS donne Lui-même la paix, parce que cette paix n’est pas hors de Lui, mais en Lui-même, Lui seul la possède. Elle est son essence même, l’un des traits de sa Personne, l’un des reflets de son caractère, l’une de ses richesses incommensurables. En nous donnant la paix, Jésus se donne Lui-même.

Ô mon âme, vis en Christ ! Sois inondée de sa paix en ce jour !

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Les lettres de l'apôtre Pierre

18 Juin 2024 Publié dans #Divers

Le Seigneur Jésus a formé l'apôtre Pierre comme un vase destiné à une utilité future, et il y avait en Pierre des difficultés de pensée qui devaient être brisées, ajustées et mises en conformité avec la pensée du Seigneur Jésus. Il y avait beaucoup en Pierre ce qui devait être transformé par le Seigneur Jésus, afin que Pierre puisse parvenir au point où il serait possible au Seigneur Jésus de l'utiliser comme Il le fit par la suite.

Maintenant, quand nous abordons les lettres de l'apôtre Pierre, nous regardons en arrière plutôt qu'en avant. Nous constatons que ce travail est en grande partie accompli et, alors que nous lisons sa première lettre, nous sommes immédiatement en mesure de reconnaître quel énorme changement s'est produit en l'apôtre Pierre, quelle position totalement nouvelle Pierre est venu occuper : une mentalité et une perspective entièrement nouvelles.

Les lettres de l'apôtre Pierre, comme nous le savons, sont principalement consacrées au Royaume de Dieu, mais il voit maintenant le Royaume de Dieu tout à fait différemment de la façon dont il le voyait autrefois, quand c'était pour lui une attente terrestre et temporelle. C’était désormais pour Pierre un Royaume céleste et spirituel.

Autrefois, durant le ministère de Jésus sur la terre, l'apôtre Pierre cherchait la réalisation immédiate de ses ambitions, la satisfaction de ses sens en matière de royaume temporel, de position, etc... L'apôtre Pierre ne pensait pas à la souffrance et il ne pouvait pas tolérer l’idée de souffrir. Même lorsque le Seigneur Jésus a parlé de Ses souffrances à venir, Pierre a commencé à le réprimander. Il n’accepterait pas l’idée de souffrir par rapport au Royaume de Dieu (voir Matthieu 16. 22-23). Maintenant, l'apôtre Pierre a compris que pour cette dispensation, le Royaume de Dieu est une question de souffrances. Les lettres de l'apôtre Pierre ont beaucoup à dire sur les souffrances actuelles liées au Royaume de Dieu, et maintenant il voit que la Gloire doit suivre (voir 1 Pierre 1. 11).

Autrefois pour Pierre, il s'agissait d'une gloire immédiate et de la restauration du royaume d'Israël. Mais dans ses lettres, l'apôtre Pierre parle beaucoup de la souffrance actuelle. Maintenant, il comprend qu'il s'agit de "la gloire qui doit suivre", et de la gloire qui est la récompense des souffrances et de la fidélité  (voir 1 Pierre 1. 6-9). Il parle dans ses lettres de quelques-uns des grands thèmes, des grandes questions, comme l'élection, et donne un point de vue tout à fait nouveau sur la question de l'élection. Ce n’est plus seulement Israël maintenant, c’est quelque chose de plus que l’Israël terrestre. Il a quelque chose à dire sur la rédemption.

La maison de Dieu, le sacerdoce, toutes ces choses sont mentionnées dans ses lettres, mais elles sont toutes considérées maintenant comme appartenant au Royaume céleste. L’élection est quelque chose au-delà de l’Israël terrestre. La rédemption est quelque chose de très différent de ce qu’il pensait autrefois. La maison de Dieu n'était plus ce temple terrestre. C'est une maison spirituelle dont il parle. Le sacerdoce n'est plus le sacerdoce juif. C'est notre sacerdoce, c'est une affaire spirituelle. (Voir 1 Pierre 2. 5, 9-10).

Tout cela se présente sous une nouvelle forme, dans un nouveau domaine et si l'apôtre Pierre avait, comme auparavant, son propre idéal de l'alliance de Dieu, cet idéal est maintenant entièrement transformé ; et le seul mot de ses lettres qui exprime sa nouvelle conception de l'alliance de Dieu est le mot "grâce". On peut écrire en très gros caractères sur ce que Pierre dit ici le mot "grâce". Telle est la forme actuelle de l'alliance de Dieu. Donc vous voyez le changement. Mais quel changement ! À quel prix ce changement a-t-il été provoqué !

Quel choc terrible la croix du Christ fut pour les apôtres ! Cela a tout brisé pour eux, et c'est au prix d'un terrible bouleversement de leurs attentes, de leurs espoirs et de toutes leurs idées que cette transition s'est faite et que cette nouvelle position a été atteinte. Mais nous ne voyons ici aucun regret pour le changement. L'apôtre Pierre dit plutôt : « ...Lui que vous aimez sans l’avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore, vous réjouissant d’une joie ineffable et glorieuse, » (1 Pierre 1. 8). En abandonnant tout et en suivant Jésus, il n’y a aucun sentiment de regret ou d’avoir perdu quelque chose. Ce changement a plutôt apporté de très grands gains.

L'apôtre Pierre écrit : "Pierre, apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui sont étrangers et dispersés dans le Pont, la Galatie, la Cappadoce, l’Asie et la Bithynie, et qui sont élus selon la prescience de Dieu le Père, par la sanctification de l’Esprit, afin qu’ils deviennent obéissants, et qu’ils participent à l’aspersion du sang de Jésus-Christ : que la grâce et la paix vous soient multipliées ! Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés, pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour un héritage qui ne se peut ni corrompre, ni souiller, ni flétrir, lequel vous est réservé dans les cieux, à vous qui, par la puissance de Dieu, êtes gardés par la foi pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps !" (1 Pierre 1. 1-5).

L'apôtre Pierre écrit aux étrangers, à ceux qui sont dispersés dans le Pont, la Galatie, la Cappadoce, l'Asie et la Bithynie, de sorte qu'il n'écrit pas à un peuple en possession de son héritage terrestre lorsqu'il écrit sur l'héritage. C’est quelque chose qui n’est centré nulle part sur cette terre. C'est un héritage céleste. Puis il utilise cette expression formidable : « Dieu... qui nous a engendrés de nouveau pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus-Christ d'entre les morts, pour un héritage incorruptible » (1 Pierre 1. 4).

Eh bien, nous pouvons aborder cela avec l'apôtre Pierre. Tout s'est passé pour lui avec la mort du Seigneur Jésus. Lors de la Résurrection du Seigneur Jésus, il a tout compris sous une forme nouvelle, à une plus grande échelle.
Le tout a été transfiguré par la mort et la résurrection de Jésus. L'homme qui était complètement désespéré par la mort du Seigneur Jésus, et qui pensait : "Nous avions espéré que ce serait Lui qui rachèterait Israël..." (Luc 24. 21), (bien que ce ne soit pas Pierre qui ait dit cela). Leurs espoirs étaient brisés par la mort du Seigneur Jésus sur la croix.
Mais nous sommes régénérés, non pas pour le désespoir, mais pour « une espérance vivante par la résurrection de Jésus-Christ d'entre les morts » (1 Pierre 1. 3).
Et cela, comme nous le savons, a une application constante, à savoir que le Seigneur Jésus nous amène par le même chemin à travers des expériences bouleversantes. Le
contact de Sa résurrection réapparaît, mais sous un genre différent, une forme différente, un Royaume différent, et nous ne le regrettons pas. L'apôtre Pierre compris que cela n’a pas été une perte ; c'est une espérance vivante par résurrection.

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Le sacrifice d'Abraham

17 Juin 2024 Publié dans #Divers

Pour obéir à l’ordre de Dieu, Abraham accepta d’immoler son fils Isaac, lorsqu’un Ange intervint pour l’en empêcher. Surnommé le père des croyants, Abraham est une figure du Père Éternel qui a tellement aimé le monde qu’Il a envoyé Son propre Fils pour nous racheter par Sa mort sur la Croix (voir Jean 3. 16).

Le fils de la promesse, Isaac, grandissait sous les yeux du Seigneur Dieu. Il avait environ vingt-cinq ans; il était plein de grâces et de vertus. Même si Abraham le patriarche allait mourir un jour, son fils Isaac multiplierait sa race comme les étoiles du ciel. Il se berçait de ces pensées enchanteresses, lorsqu’un jour, il entend une voix qu’il reconnaît pour la voix de l’Éternel Dieu :
— « Abraham, Abraham.
— Me voici, Seigneur. Répondit Abraham
— Prends ton fils unique, ton fils bien aimé, ton Isaac, et conduis-le dans la terre de Moriah. Là, tu Me l’offriras en holocauste sur une des montagnes que Je te désignerai » (Genèse 22. 1-2).

À ce commandement qui broyait son cœur et déconcertait sa raison, Abraham resta comme frappé de stupeur. Cependant il n’eut même pas la tentation de se plaindre, ni de désobéir. Dieu avait parlé : l’homme n’avait qu’à s’incliner et à espérer contre toute espérance. Abraham se leva donc avant le jour, sella son âne pour le voyage, et coupa du bois pour l’holocauste. Puis, prenant avec lui deux jeunes serviteurs et son fils Isaac, il s’achemina vers le pays indiqué par le Seigneur Dieu.

Il marcha ainsi pendant deux jours, accablé de mortelles angoisses, n’osant ni regarder son fils ni lui parler. Le troisième jour, en levant les yeux sur la région qui s’ouvrait devant lui, il vit se dresser la montagne du sacrifice. « Restez ici avec l’âne, dit-il aux deux serviteurs : mon fils et moi nous gravirons ces hauteurs, et quand nous aurons adoré l’Éternel, nous viendrons vous rejoindre » (Genèse 22. 5).

Abraham prit alors le bois de l’holocauste et le plaça sur les épaules d’Isaac. Lui-même, tenant en main le couteau et le feu, donna le signal du départ. Abraham et son fils Isaac marchaient côte à côte, en silence, lorsque Isaac lui posa une question :
Isaac dit : — Mon père ?
Abraham répondit : — Oui, mon fils ?
Isaac ajouta : — Je vois le bois et le feu pour l’holocauste, mais où est la victime ?
(Abraham répondit : — Mon fils, Dieu y pourvoira » (Genèse 22. 7-8).

Cependant, ils continuaient à gravir la colline sans prononcer une parole. Arrivé au sommet, Abraham dressa un autel et disposa le bois qui devait consumer la victime. Puis, il révéla au fils de sa tendresse l’ordre formel du Seigneur : Prends ton fils Isaac, et conduis-le sur la montagne pour Me l’offrir en holocauste. Comme un innocent agneau, Isaac se laissa lier sans résistance, et coucher sur l’autel au-dessus du bûcher. Alors le père étendit la main, saisit le couteau, et son bras allait frapper, quand un cri de l’Éternel retentit au-dessus de sa tête :
— « Abraham, Abraham.
— Me voici, Seigneur, répondit Abraham, reconnaissant la voix d'un Ange de Dieu.
— Abaisse ton couteau et ne touche point l’enfant. Je sais maintenant que tu crains Dieu, puisque tu n’as pas hésité, pour M’obéir, à sacrifier ton fils unique » (Genèse 22. 9-12).

Un cri d’allégresse et de reconnaissance s’échappa du cœur d'Abraham et de son fils, qui se prosternèrent et adorèrent l’Éternel Dieu. En se relevant, Abraham aperçut un bélier dont les cornes s’étaient embarrassées dans un buisson. Il le mit sur l’autel, à la place qu’occupait tout à l’heure son fils, et l’offrit en sacrifice au Seigneur. En souvenir du Dieu qui voit tout et pourvoit aux situations les plus étranges, ce lieu fut appelé "En la montagne de l’Éternel, il sera pourvu. Depuis ce temps, quand vient l’heure des difficultés, le peuple juif répète ce proverbe : Dieu y pourvoira, comme sur la montagne.

Abraham ne tarda pas à recevoir la récompense de son dévouement absolu à L'Éternel. La voix de l’Éternel l’appela une seconde fois, et lui fit entendre ces solennelles paroles : « Parce que tu n’as pas reculé pour Ma gloire devant le sacrifice de ton fils unique, J’en fais le serment par Moi-même, Je te bénirai, Je multiplierai ta race comme le sable des mers, ta postérité étendra sa domination sur les cités ennemies, et toutes les nations de la terre seront bénies en Celui qui naîtra de toi. Tel sera le prix de ton obéissance » (Genèse 22. 15-18).

Celui qui parlait ainsi n’était autre que le Fils unique de Dieu, le Messie promis à l’humanité déchue. Abraham attendait le Libérateur, il savait qu’Il naîtrait de sa race, il aspirait de tous ses désirs après le jour béni de la Rédemption; par les transports de son âme, il s’élançait dans le lointain des âges pour saluer le Rédempteur. Le Fils de Dieu voulut récompenser sa foi et son amour en lui manifestant les secrets de l’avenir. Dans une vision sublime, le saint patriarche contempla le Fils unique de Dieu descendu sur la terre, incarné pour le salut des hommes. Il Le vit, nouvel Isaac, portant sur Ses épaules le bois du sacrifice, à l’endroit même où Dieu avait commandé d’immoler son fils. Le Sang coulait, la Victime expirait, le monde était sauvé. Au souvenir des angoisses qu’il avait ressenties sur la montagne, Abraham comprit l’Amour de Dieu qui sacrifie Son Fils unique, et tressaillit de joie en voyant tous les peuples de la terre, régénérés dans le Sang du divin Agneau, chanter l’hymne de la délivrance au pied de Jésus.

Ainsi se réalisa cette parole de Jésus:  « Abraham a désiré voir Mon jour; il l’a vu et s’est réjoui » (Jean 8. 56).

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Au commencement, Dieu créa ...

6 Juin 2024 Publié dans #Divers

La Bible commence par cette parole : « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre » (Genèse 1. 1).

Puis, elle nous donne les différentes étapes de la création : Le premier jour, puis le deuxième jour etc..., jusqu’au septième jour où Dieu se reposa de toute son œuvre.
Ces jours sont-ils de 24 heures, de mille ans ? puisque « un jour est devant e Seigneur comme mille ans et mille ans comme un jour » (2 Pierre 3. 8 ; voir aussi
Psaume 90. 4), ou des jours à durée indéterminée.

Nous l’ignorons. Dieu n’a pas voulu satisfaire notre curiosité, Il nous a simplement révélé ce que nous devons savoir.
Ignorons les absurdités inventées par les êtres humains telles que l’évolution ou le "big-bang", et tenons-nous en à la Parole de Dieu : « Par la foi, nous comprenons que l’Univers a été formé par la Parole de Dieu » (Hébreux 11. 3).

Si nous voulons créer quelque chose, nous avons d’abord besoin de matière première et de matériel. « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » a déclaré Lavoisier ; tandis que pour Dieu, il suffit de sa Parole et tout est fait à partir de rien : « Et Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut » (Genèse 1. 3). « Et Dieu dit : … Et il fut ainsi » (6 fois : Genèse 1 versets 6, 9, 14, 20, 24, 26).

La création a donc eu un commencement, comme le dit un proverbe : "Il y a un commencement à tout". Il y a toutefois une exception importante : Au commencement était la Parole…
L’Évangile selon Jean commence par ces mots : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle et sans elle pas une seule chose ne fut faite de ce qui a été fait » (Jean 1. 1-3).

En lisant Jean 1. 14 : « Et la Parole a été faite chair », nous comprenons qu’il s’agit de Jésus Christ. Ce début de l’Évangile selon Jean nous apprend donc que Jésus est la Parole, la parfaite expression des pensées de Dieu. Il était avec Dieu, donc une Personne distincte de Dieu tout en étant Dieu : la Parole était Dieu.
Nous voici donc devant le mystère de la Divinité existant de toute éternité en trois Personnes divines ne formant qu’un seul Dieu, avant le commencement de toutes choses.
« Au commencement était la Parole ». Non pas : "se fit" la Parole, ou qu’elle vint à l’existence, mais elle était. Bien avant le commencement de toutes choses, Jésus Christ est le Fils de Dieu de toute éternité.
« Jésus Christ est le même hier, et aujourd’hui et éternellement » (Hébreux 13. 8). « Par Lui ont été créées toutes les choses dans les cieux et sur la terre … toutes les choses ont été créées par Lui et pour Lui. Et Jésus est avant toutes choses, et toutes choses subsistent par Lui » (Colossiens 1. 16-17).

La Sagesse, qui n'est autre que Jésus Christ, dit : « L’Éternel Dieu m’a possédée au commencement de sa voie, avant ses œuvres d’ancienneté. Dès l’éternité je fus établie, dès le commencement, dès avant les origines de la terre… Il n’avait pas encore fait la terre, ni le premier atome de la poussière du monde… Quand il disposait les cieux, j’étais là… J’étais à l’œuvre auprès de lui  et je faisais ses délices tous les jours, toujours en joie devant lui, me réjouissant en la partie habitable de sa terre, et mes délices étaient dans les fils des hommes » (Proverbes 8. 22-31).

Ces paroles nous font remonter le cours du temps avant le commencement des choses créées. Bien plus loin que nos pensées peuvent aller dans l’éternité passée la Sagesse était là, Personne à côté de Dieu, le Fils avec le Père, dans une plénitude réciproque d’amour et de joie pour concevoir, puis réaliser ensemble avec Amour l’œuvre de la création.

Quelle chose extraordinaire ! Mystère insondable ! Avant qu’il n’existe un seul homme, avant même qu’il y ait la terre pour le porter, nous avons été, vous et moi, connus et aimés.
Cet Amour éternel a été manifesté de manière éclatante à la croix de Golgotha où Jésus, le Fils éternel de Dieu, ayant pris un corps, s’est offert Lui-même pour subir la terrible condamnation que nous méritions tous à cause de nos péchés.

Tu m'as aimé Seigneur, avant que la lumière
Brillât sur l’univers que ta voix a formé,
Et que l’astre du jour, parcourant sa carrière,
Versât la vie à flot sur la nature entière.
Jésus, tu m’as aimé !
Jésus, tu m’as aimé !

Oh combien tu m’as aimé, quand, sur la croix infâme,
On vit, Seigneur Jésus, ton corps inanimé ;
Quand, pour me racheter de l’éternelle flamme,
Tu as pris sur Toi tous les péchés de mon âme,
Mon Dieu, tu m’as aimé !
Mon Dieu, tu m’as aimé !

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Les enfants de Dieu face au péché

5 Juin 2024 Publié dans #Divers, #Justice de Dieu

La Grâce de Dieu ne cessera jamais de nous surprendre et de nous étonner. C’est lorsque l’on croit enfin la comprendre et en mesurer la portée qu’elle nous prend au dépourvu et nous pousse à reconsidérer notre théologie.
En tant qu'enfants de Dieu, nous ne péchons pas pour que la Grâce abonde. Mais le fait est que, tant que nous vivons dans ce monde, il peut nous arriver de pécher, même parfois en toute conscience ou de manière trop délibérée. D’autres fois, nous péchons sans nous en rendre compte.
Mais, puisque le Saint-Esprit, qui vit en nous enfants de Dieu, nous a convaincu de péché, de justice et de jugement, pécher volontairement nous plonge dans une grande détresse et dans une profonde tristesse jusqu'à ce qu'on se repente. Satan utilise ce péché, dont nous avons bien conscience en le commettant et qui avait si bon goût, pour le faire revenir sur nous en pleine face, avec tout son bagage de condamnation et de culpabilité. N’est-il pas écrit que le péché, une fois consommé, engendre la mort. Oui autrefois, cette mort était bien présente en nous ; et comme un venin, il se répandait dans tout notre être.

Mais n’est-il pas aussi écrit ceci dans la Parole de Dieu : “O mort, où est ta victoire ? O mort, où est ton aiguillon ?… Or l’aiguillon de la mort, c’est le péché; et la puissance du péché, c’est la LOI...” (1 Corinthiens 15. 55-56).
Attendez une seconde : la LOI ? Mais pour nous enfants de Dieu, nous sommes déjà libérés de la loi. Puisque
Romains 7 explique que autrefois nous étions unis à la Loi, mais que ce mari tyrannique (la loi) est mort, et que nous sommes désormais unis à Jésus-Christ. Donc si nous ne sommes plus sous la loi mais sous la Grâce, pourquoi alors ces sentiments de culpabilité et de honte lorsqu'il nous arrive de pécher ?

Est-ce Dieu qui nous condamne ? Non ! Car il est écrit : "Où est–il celui qui condamne, car c’est Dieu qui justifie. Et si Dieu est avec nous qui peut être contre nous ?" (voir Romains 8. 31-34)
Qui donc nous accuse ? On le surnomme l’accusateur des frères, ou encore Satan, l’accusateur, l’adversaire. Et comment le fait-il ? Il utilise la Loi pour nous accuser.

N’est-ce pas légitime ? La loi est sainte, et nous avons péché. Mais si ces accusations sont justifiées, elles ne tiennent pas compte du facteur essentiel qui est la Croix.
Sous la loi, nous avons péché et méritons toutes les malédictions qui doivent s’abattre sur ceux qui en brisent les commandements. Mais il en est UN (Jésus-Christ) qui est venu accomplir parfaitement la Loi pour nous et qui a payé pour nous le prix de tous nos péchés. De ce fait, quand nous sommes accusés par Satan, il est bon de rappeler à Satan que le prix a déjà été payé par Jésus-Christ sur la croix.

"Jésus est devenu péché pour que nous puissions devenir la justice de Dieu en lui" (2 Corinthiens 5. 21). De ce fait, nous sommes pour toujours justifiés. Étant donc déjà justifiés, comment donc nous positionner par rapport à nos péchés ? Devons-nous pour autant ne pas en tenir compte ?
Qui sommes-nous ? Nous sommes la justice de Dieu en Christ. Alors, nos péchés, qu'il nous arrive de commettre, appartiennent à qui nous étions autrefois ; mais ils n’appartiennent plus à qui nous sommes dorénavant en Jésus-Christ. Étant devenus enfants de Dieu, Dieu nous aime tout autant avant que nous ne péchions aussi bien qu’après, car Dieu est éternellement satisfait envers nous  par le sang précieux de Jésus dont nous sommes couverts. Quand Dieu le Père voit notre vie, Il voit Jésus son Agneau et son sang versé à la croix pour nous, et ainsi sa Justice est satisfaite envers nous.
Cela veut-il dire que nous pouvons continuer de pécher à notre guise. Non, absolument pas ! dit Paul dans Romains 6. 1-2 : “Que dirons-nous donc ? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? Loin de là ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ?”.

Mais quel que soit notre péché ou le nombre de fois où nous le commettons, cela ne change rien au Jugement de Dieu porté déjà sur notre vie en Jésus, en ce qui concerne le Salut et la Justification. Le verdict de Dieu a été prononcé, il y a de cela bientôt 2000 ans, sur la croix où Jésus a été puni une fois pour toutes, pour tous nos péchés passés, présents, et à venir. Alors nous n'avons plus a être puni par la Justice divine, sinon Jésus serait mort en vain. Comme le dit la Parole de Dieu : “Je n’anéantis point la grâce de Dieu; car si la justice vient de la loi, Christ est donc mort en vain.” (Galates 2. 21).

Pourquoi nous arrive t-il donc encore de pécher en tant qu'enfants de Dieu ?

Nous sommes enfants de Dieu, nous sommes sauvés, nés de nouveau, pardonnés, nous avons en nous le Saint-Esprit, et pourtant, à cause de la chair, nous ne pouvons nous empêcher de commettre des péchés, que ce soient en paroles, en pensées ou en actes. Nous nous demandons comment pouvons-nous continuer à faire cela alors que nous sommes enfants de Dieu.
A cela, je vous répondrais qu’il ne sert à rien de nous laisser accabler par toutes formes de culpabilité et de nous en vouloir terriblement pour notre attitude et nos actions. Tant que nous vivons sur la terre, nous péchons à cause de la chair qui est en nous. Même quand nous nous promettons à nous-mêmes et à Dieu que c’est la dernière fois, nous répétons les mêmes erreurs. Même l'apôtre Paul est passé par là et il a dit que : "Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair : j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas" (Romains 7. 18-19).

La culpabilité que nous éprouvons vient du diable qui veut nous dérober notre joie, souvenons-vous que son nom signifie l’accusateur. Il est cette petite voix qui nous accuse et nous dit que nous ne sommes pas dignes de l’Amour de Dieu. Sachons alors que la meilleure façon de se débarrasser d’une mauvaise habitude par exemple, c’est d’arrêter de lui accorder trop d’importance. Plus vous vous concentrez sur la faute, la culpabilité et la Loi, plus vous donnez d’énergie au péché, et plus vous aurez tendance à recommencer.
Lorsque nous péchons, confessons notre faute à Dieu et nous recevrons le pardon. "Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité" (1 Jean 1. 9). Pour Dieu, çà s’arrête là, et Il va même oublier ce qui s’est passé. Faisons de même. "Soumettons-nous donc à Dieu; résistons au diable, et il fuira loin de nous" (Jacques 4. 7).

Le sentiment de culpabilité ne vient pas de Dieu. Car "Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ..." (Lire Romains 8. 1-4).
En nous concentrant sur Dieu et non sur le péché, en apprenant à vivre par sa grâce, nous verrons que petit à petit, nous laisserons ces mauvaises habitudes derrière nous, nous serons transformés de jour en jour en l'image de Christ.

Nous sommes tous des chantiers en construction, en apparence peu plaisants au monde, mais à l’intérieur de nous se prépare quelque chose de glorieux. Même dans les moments où nous nous sentons le plus éloigné de Dieu, le Saint-Esprit opère en nous une transformation graduelle, nous sommes transformés de gloire en gloire. Courage ! Relevons la tête ! Aux yeux de Dieu, nous sommes justifiés et parfaits, car quand Dieu nous voit, Il voit Jésus, et Il sourit. C’est par sa grâce que nous sommes sauvés, et par sa grâce que nous vivons aujourd’hui. Ne nous faisons pas d’illusions, nous êtres humains n’aurions jamais par nous-mêmes le niveau de Sainteté requis pour entrer dans la présence de Dieu. C’est seulement par le sang de Jésus que nous avons ce privilège. Soyons bénis, nous qui lisons et méditons cela et embrassons la Grâce du Seigneur Jésus dans notre vie.

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La Suprématie de Jésus-Christ

3 Juin 2024 Publié dans #Divers

Lire COLOSSIENS 1. versets 15-20

1. Jésus-Christ est l’image du Dieu invisible (verset 15a)
En
Genèse 1. 26-28, l’être humain est créé à l’image de Dieu. Mais cette image a été déformée (et non perdue) lors de la chute. En Christ, l’être humain est renouvelé à l’image de Dieu (2 Corinthiens 3. 18), en conformité à Christ, qui est l’image parfaite de Dieu (2 Corinthiens 4. 4). En somme, on ressemble à Dieu en ressemblant à Christ. Christ est celui par qui Dieu se révèle. "Personne n’a vu Dieu, mais Jésus nous le fait connaitre" (Jean 1. 18 ; Hébreux 1. 3). En Jésus, l’invisible est devenu visible. De fait, pour mieux connaitre Dieu, nous voulons mieux connaitre Christ. Aussi, à ceux qui veulent connaitre Dieu, nous voulons leur présenter Christ.

2. Jésus-Christ est le premier-né de toute création (verset 15b)
Le verset 16, qui nous dit que tout a été créé par Lui, met l’emphase sur la totalité de ce qui existe : visible et invisible, ce qui est sur la terre et dans les cieux. Si tout a été créé par Jésus, Il ne peut pas Lui-même avoir été créé.
L’expression « premier-né » est parfois employée de manière métaphorique pour souligner la prééminence (supériorité absolue de ce qui est au premier rang) qui était accordé au premier-né. Ainsi, Israël est appelé le « premier-né » de Dieu
(Exode 4. 22 ; voir aussi Psaumes 89. 27-30). En Hébreux 1. 6, Christ est présenté comme le « premier-né » de Dieu. Ce verset souligne donc que Christ est supérieur à toute la création sur laquelle Il règne et dont Il est l’héritier (Hébreux 1. 2).

3. Tout a été créé par Jésus-Christ (verset 16a)
Paul précise bien que Christ a tout créé, y compris les trônes et les seigneuries, les principautés et les autorités. Ces quatre noms détaillent le monde invisible et font référence à des êtres spirituels
(Ephésiens 1. 21 ; 2 Pierre 2. 10 ; 1 Corinthiens 15. 24). Dans un contexte où les faux enseignants portaient une attention et une portée excessives aux anges (Colossiens 2. 18), Paul rappelle que Christ les a créé (Colossiens 1. 16), qu’Il en est le chef (Colossiens 2. 10), et qu’Il a vaincu à la croix les anges qui sont devenus rebelles à Lui (Colossiens 2. 15). Dans notre contexte, nous rappeler que tout a été créé par Christ nous garde de l’idolâtrie. L’être humain est prompt à remplacer l’adoration du Créateur par l’adoration de la création. Cela nous pousse aussi à la reconnaissance, sachant tout nous vient de Lui (1 Timothée 6. 17).

4. Tout a été créé pour Jésus-Christ (verset 16b)
Après avoir dit que Christ est le début de la création, par qui tout a été créé, Paul souligne maintenant que Christ est aussi la fin de la création, pour qui tout a été créé. Ailleurs, Paul souligne que Dieu a voulu tout réunir sous Christ
(Ephésiens 1. 10). Tout ce qui a été créé est pour Christ et donc tout Lui doit allégeance. C’est pour Christ que nous avons été créé, c’est à Lui que nous devons adoration.

5. Tout se tient en Jésus-Christ (verset 17)
Jésus-Christ est Celui qui maintient toutes choses en existence. L’auteur de l’épître aux Hébreux nous dit qu’il « soutient toutes choses par sa parole puissante » (Hébreux 1. 3). Christ ne s’est pas retiré de la Création après l’avoir créé (dans le passé) ou n’attend pas le moment où tout sera réconcilié en Lui (dans le futur), mais Christ agit dans le présent en maintenant toutes choses. Si le monde continue de tourner, c’est grâce à l’œuvre présente de Christ. Christ maintient toutes choses. Il est Souverain sur absolument toute la création. Cela devrait nous encourager de savoir que rien ne Lui échappe et que tout ce qui arrive a été voulu par Lui.

6. Jésus-Christ est la tête de l’Église (verset 18a)
Paul parle de l’Église comme le corps de Christ ailleurs dans la lettre
(Colossiens 1. 24 ; 2. 19 ; 3. 15). La conception de l’Église comme corps de Christ nous aide à comprendre comment Paul peut parler des croyants comme étant en Christ, mais également de Christ comme étant en eux. Contre ceux qui enseignaient que l’expérience spirituelle ultime devait être trouvée en plus du Christ, Paul affirme que Christ est la seule vraie source de vie pour le corps. La deuxième partie (verset 18b à 20), parle de Christ comme étant l’agent de la rédemption, ou de la nouvelle création. Christ est ici présenté comme le chef de cette nouvelle création, dont font partie tous les croyants (2 Corinthiens 5. 17).

7. Jésus-Christ est le premier-né d’entre les morts (verset 18b)
Le texte nous dit que Jésus est « le commencement », ici il y a une idée temporelle. Comme au verset 15, l’expression « premier-né » marque surement la prééminence (comme le confirme la fin du verset : « afin d’être en tout le premier »), mais l’idée de priorité temporelle est aussi présente. Dans l’Ancien Testament, la résurrection d’entre les morts annonce la venue eschatologique du Royaume de Dieu
(Daniel 12. 1-2 ; Ézéchiel 37). En 1 Corinthiens 15. 20, Jésus est les prémices, celui qui initie et annonce la résurrection eschatologique (de la fin des temps). Sa résurrection annonce celle de tous ceux qui Le suivent (Actes 26. 23 ; Matthieu 27. 52-53). Cette prééminence affirme aussi que Christ est le Maitre de la Création qu’il a créée et qu’Il veut réconcilier par la croix.

8. En Jésus-Christ habite toute la plénitude (verset 19)
La plénitude dont il est question est la plénitude de Dieu (voir
Colossiens 2. 9). On pourrait aussi traduire par : « Dieu dans toute sa plénitude a choisi d’habiter en Christ ». La plénitude que les êtres humains recherchent ne se trouve qu’en Jésus-Christ. Tout ce que nous pouvons connaitre et expérimenter de Dieu est en Christ. Il est suffisant, et rien ni personne ne doit lui être ajouté.

9. Par Jésus-Christ, Dieu réconcilie tout avec Lui-même (verset 20a)
L’idée de réconciliation exprime qu’on a perdu la qualité d’une relation. Dans la première partie
(15-17), nous avons vu que Christ règne sur tout ce qu’Il a créé. Mais quelque part, cette souveraineté a été déréglée, et tout n’est pas soumis au Créateur tel que cela devrait être. Il y a donc un besoin de réconciliation. Dans les autres passages du Nouveau Testament (Ephésiens 2. 16 ; 2 Corinthiens 5. 18 ; Romains 5. 11), l’idée de réconciliation fait référence à la restauration de la relation entre Dieu et les pécheurs. Mais la portée de cette réconciliation est cosmique. Comme en Romains 8. 18-25, l’efficacité de la rédemption s’étend à toute la création. Les effets du péché sont cosmiques, (il a affecté la création en entier et la terre attend aussi sa libération), de même les effets de la rédemption sont cosmiques. Paul ne parle pas ici « d’universalisme » (l’idée que tous les êtres humains seront sauvés), mais de « l’universalité » de la restauration cosmique : toute la création est au bénéfice de la réconciliation en Christ. Par l’œuvre de Christ à la croix, Dieu a ramené toute sa création rebelle sous le règne de Sa Puissance souveraine. Jésus-Christ règne déjà sur tout, même si nous ne le voyons pas encore totalement (Hébreux 2. 8).

10. Par Jésus-Christ, Dieu fait la paix, par le sang de sa croix (verset 20b)
La croix est le centre de la prédication chrétienne. Le Message de l’Évangile s’articule autour de la mort et de la résurrection de Christ. Cet évènement historique est le plus important de toute l’histoire de l’humanité. En Romains 5. 1-2 nous lisons : « Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ ; c’est à lui que nous devons d’avoir eu [par la foi] accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu ». La paix dont parle Paul dans ces deux passages n’est pas une paix subjective, mais objective. Ce n’est pas une paix que l’on sent, mais que l’on sait. Cette paix est certaine et inébranlable. Elle ne dépend pas de ce que je fais, mais de ce que Christ a fait. Christ a fait la paix par le sang de la croix. Il a payé le prix que je devais payer, et je suis pardonné (voir
Colossiens 1. 14).

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L'arbre de la liberté

2 Juin 2024 Publié dans #Divers

Pierre leur dit : "Vous avez cloué Jésus sur une croix et vous L'avez fait périr... mais Dieu l'a ressuscité" (Actes 2. 23, 24).
"Il a dépouillé les pouvoirs et les autorités, il les a livrés publiquement en spectacle, en triomphant d'elles par la croix" (Colossiens 2. 15)

Dans son discours pour la plantation d'un arbre de la liberté sur la place des Vosges, à Paris, Victor Hugo s'exprimait ainsi le 2 mars 1848 : “Le premier "arbre de la liberté" a été planté, il y a dix-huit cents ans, par Dieu Lui-même sur le mont Golgotha. Le premier "arbre de la liberté", c'est cette croix sur laquelle Jésus Christ s'est offert en sacrifice pour la liberté, l'égalité et la fraternité du genre humain”.
Cette expression "arbre de la liberté" employée par Victor Hugo pour désigner la croix de Jésus Christ ne se trouve pas dans la Bible. Elle évoque tout de même la pensée que la vraie liberté s'obtient en croyant que Jésus est mort sur la croix et ressuscité pour sauver quiconque croit en Lui et pour qu'il obtienne le pardon et la vie éternelle. “Jésus a été livré pour nos péchés et a été ressuscité pour notre justification”  (Romains 4. 25). Le vrai croyant en Jésus sait qu'il est délivré du péché par la croix de Christ. La parole de Jésus : “C'est accompli” (Jean 19. 30) prouve que le problème des relations de l'être humain pécheur avec le Dieu Saint a trouvé à la croix sa solution définitive. Là, Jésus Christ a triomphé de la mort et a rendu “impuissant celui qui avait le pouvoir de la mort, c'est-à-dire le diable” (Hébreux 2. 14). Sa résurrection atteste ce triomphe éternel.
Mettons notre confiance en Jésus Christ qui a été crucifié et qui est “vivant aux siècles des siècles” (Apocalypse 1. 18). Il est le Dieu Sauveur !

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Le péché : l'animal couché à notre porte

30 Mai 2024 Publié dans #Divers

“Le péché est comme un animal couché à ta porte. Il t’attend en cachette…” (Genèse 4. 7 version Parole de Vie).

Après l’expulsion d’Adam et de Eve sa femme du jardin d’Éden, apparemment les choses avaient peu changé pour eux. Certes ils ne vivaient plus dans l’environnement paradisiaque d’Éden, mais leur vie continuait normalement. Ils s’aimèrent et eurent des enfants : deux garçons en l’occurrence.
Puis nous lisons : “Caïn apporta des produits de la terre en offrande pour le Seigneur. Abel, de son côté, apporta des agneaux premiers-nés de son petit bétail, dont il offrit au Seigneur de très beaux morceaux. Le Seigneur accueillit favorablement Abel et son offrande, mais non pas Caïn et son offrande. Caïn en éprouva une profonde irritation… Le Seigneur lui dit : ”À quoi bon te fâcher et être abattu ? Si tu agis comme il faut, tu reprendras le dessus ; sinon, le péché est à ta porte, comme un monstre à l’affût. Il désire te dominer, mais c’est à toi d’en être le maître” (Genèse 4. 3-7).

Adam et Eve avait des enfants, du travail, continuait à adorer Dieu et désirait Lui plaire. Mais soudain ce petit monde encore merveilleux bascule : l’un des garçons va tuer l’autre. Pourquoi ? Parce que Dieu a accepté l’offrande de l’un et rejeté celle du second. Dieu aurait-Il fait preuve de favoritisme en acceptant Abel et en rejetant Caïn ?
Bien des suggestions ont été proposées pour expliquer la démarche divine :
Abel avait fait un sacrifice où le sang avait coulé, préfigurant ainsi la mort du Christ alors que Caïn n’avait fait qu’arracher quelques plantes et légumes. Abel avait offert les prémices de son troupeau alors que Caïn n’avait pas fait ce choix.

Voici l’explication la plus plausible tient à ces mots “A quoi bon te fâcher et être abattu…” : Caïn exprima sur le visage ce qu’il avait dans le cœur : il ne cherchait pas vraiment à plaire à Dieu avec son sacrifice. Dieu, qui lit dans les cœurs, savait que le vrai motif de Caïn était ailleurs. A ce stade-là, il aurait pu revenir à Dieu en repentance, mais il choisit la voie du meurtre.

Pour nous aussi la meilleure voie avec Dieu passe toujours par le repentance. "Dieu s’adressant à Israël s’écrie : “Qu’ai-je à faire de la   multitude de vos sacrifices ? dit le Seigneur… Cessez d’apporter des offrandes inutiles : l’encens est pour moi une abomination… Quand vous tendez les mains, Je ferme les yeux pour ne pas vous voir ; quand bien même vous multipliez les prières, Je n’entends pas : vos mains sont pleines de sang. Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de ma vue vos agissements mauvais, cessez de faire du mal. Apprenez à faire du bien, cherchez l’équité, redressez l’oppresseur, rendez justice à l’orphelin, défendez la veuve” (Voir Ésaïe 1. 11-17).

Voilà l’explication du rejet de l’offrande de Caïn : Dieu voyait dans son cœur “l’animal couché à sa porte” qui allait le dominer et le pousser au meurtre. Le péché est comme un animal caché, tapi dans l’ombre qui attend le bon moment pour entrer dans notre cœur. Sans le soutien divin et la présence du Saint-Esprit, nous sommes des proies faciles au péché.
Mais Dieu a néanmoins prévu un échappatoire qui s’appelle repentance. Judas, après avoir dénoncé Jésus, déclara qu’il avait trahi un innocent et tenta de se racheter en allant rendre l’argent de sa trahison aux prêtres du Temple. Mais il rejeta l’unique voie du salut qui était la repentance. Dieu veut que nous Lui donnions notre cœur tout entier. Ce ne sont pas les grands sacrifices qui L’impressionnent, mais plutôt l’offrande d’un cœur brisé, d’un cœur humble et obéissant, d’un cœur qui recherche le bien, la justice, qui fait preuve d’amour et de compassion envers les autres, en résumé, qui cherche à imiter le cœur de Dieu.

Dans le cas de Caïn, son offrande ne venait pas d’un cœur bien disposé, mais plutôt d’un cœur avide de reconnaissance. Adorer Dieu en esprit et en vérité est la formule donnée par Jésus pour décrire la vraie adoration au Père. C’est encore la juste formule pour nous tous aujourd’hui !

“Écoutez vaut mieux que les sacrifices, prêter attention vaut mieux que la graisse des béliers.” (1 Samuel 15. 22).

Ne nous hâtons pas de critiquer Caïn car le péché, le même “animal est couché à notre porte”. Certes nous n’avons pas tué notre frère ou sœur dans la foi… enfin pas à mains nues jusqu’à ce que mort s’ensuive comme dans le cas de Caïn, mais n’avons-nous jamais critiqué l’un de nos frères et de nos sœurs ? Ou colporté des ragots à leur encontre ? Cela est, aux yeux de Dieu, l’équivalent d’un meurtre. Vous dites : “Vraiment ?”. Lisons 1 Jean 3. 15 : "Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu'aucun meurtrier n'a la vie éternelle demeurant en lui".

Examinons notre adoration, notre louange. Est-elle pure et dénuée de tout motif qui ne serait pas à la Gloire de Dieu ? Combien de fois n’avons-nous pas répété notre prière silencieusement avant de l’exprimer à haute voix devant nos frères et nos sœurs avec l’intention de faire impression sur toute l’assemblée ?

Dieu qui lit dans nos cœurs avait déjà écouté la première version de notre prière. Il n’avait pas besoin d’écouter la version améliorée ! Trop de fois nous voulons être écoutés et appréciés des autres et nous ne nous rendons pas compte que nous volons ainsi la gloire qui revient à Dieu seul.

La lutte qui déchira le cœur de Caïn et qui déboucha sur sa défaite est la même que celle qui se cache sournoisement au fond de nous-mêmes.
Reconnaissons avec humilité que Dieu sait tout, qu'Il lit les motifs profonds de nos cœurs et qu"Il peut rejeter nos prières et nos offrandes de la même façon que l’offrande de Caïn si nous nous approchons de Lui avec l’attitude d’un Caïn. Samuel a écrit si justement : “l'obéissance vaut mieux que les sacrifices…” (1 Samuel 15. 22). L’obéissance simple et directe plaît davantage à Dieu que tous les sacrifices que nous pourrons faire même ceux que nous croyons faire pour Sa gloire.
Après tout, Dieu qui possède tout, en quoi a-t-Il besoin d’un quelconque sacrifice autre que celui d’un cœur humble et obéissant ?

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Jésus-Christ assis à la Droite de Dieu

26 Mai 2024 Publié dans #Divers

“L’Éternel a dit à mon Seigneur: Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je mette tes ennemis pour le marchepied de tes pieds” (Psaume 110. 1).

"Il s'est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix. C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom" Philippiens 2. 8-9

“Il s’est confié en Dieu, qu’Il le délivre maintenant s’il tient à lui, car il a dit : Je suis Fils de Dieu” (Matthieu 27. 43) : Tel est le défi que les êtres humains ont lancé à Dieu quand son Fils bien-aimé Jésus-Christ était sur la croix. Dieu ne pouvait relever immédiatement cette provocation d’autant plus odieuse qu’elle était prononcée par les hommes religieux qui connaissaient les Écritures. Dans le plan d’amour de Dieu, Jésus-Christ était “l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde” (Jean 1. 29).

Dieu devait non seulement laisser son Fils Jésus-Christ entre les mains des hommes, mais encore L’abandonner pendant les trois heures de ténèbres durant lesquelles Jésus a expié nos péchés sur la croix. Oui il fallait que Jésus le Fils de Dieu meurt sur la croix du Calvaire et qu'il fallait que le corps de Jésus soit placé dans le tombeau. Mais, le dimanche matin, au lever du soleil, Dieu relève le défi : Jésus-Christ ressuscita par la Gloire du Père et par sa Puissance ; Jésus sortit du tombeau en Vainqueur. Non seulement Dieu délivra son Bien-aimé Fils Jésus, mais Il le glorifia et le fit asseoir à sa Droite.

L’honneur de Dieu est sain et sauf, pourrions-nous dire avec révérence, et sa Gloire rendue plus éclatante par Jésus. Cette position du Seigneur Jésus sur le Trône de Dieu est aussi la réponse divine à sa prière : “Glorifie-moi, Toi, Père, auprès de Toi-même, de la gloire que j’avais auprès de Toi avant que le monde fût” (Jean 17. 5).

Jésus-Christ, Celui qui a été l’Homme de Nazareth, qui s’est abaissé plus que quiconque et qui a été humilié comme personne ne l’a été, reçoit la place d’honneur la plus élevée, celle qu’Il aurait pu ne jamais quitter, mais qu’Il retrouve comme Homme glorifié dans la Gloire après avoir entièrement accompli l’œuvre de Dieu par Amour pour Dieu son Père et pour nous êtres humains.

Les anges avaient salué l’arrivée de Jésus sur la terre, avait contemplé sa vie parfaite et assisté à son humiliation sans pareille. Maintenant dans le Ciel ; ils exaltent l’Agneau glorifié assis à la Droite de Dieu. Et nous les croyants en Jésus, nous les enfants de Dieu, avec joie et reconnaissance, nous contemplons par la foi Jésus-Christ couronné de gloire et d’honneur, Lui qui est aussi l'Époux Céleste de l’Église qu’Il va bientôt prendre auprès de Lui pour l’éternité. Amen !

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Vaincre la tentation, persévérer avec Jésus-Christ

25 Mai 2024 Publié dans #Divers

VAINCRE LA TENTATION

« AUCUNE TENTATION NE VOUS EST SURVENUE QUI N'AIT ÉTÉ HUMAINE » (1 CORINTHIENS 10. 13a). L'apôtre Paul ajoute : « Dieu est fidèle et ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces ; mais avec la tentation, il donnera aussi le moyen d’en sortir, pour que vous puissiez la supporter » (1 CORINTHIENS 10. 13b)
Le cerveau de l'être humain est comme un hôtel dont le directeur ne peut pas empêcher quelqu’un d’entrer dans le hall, mais il peut lui refuser une chambre. Et c’est pareil avec la tentation.
Lorsque Dieu nous a racheté(e), nous sommes devenu(e) un esprit régénéré vivant dans un corps non régénéré. Nous avons été scellé(e) par le Saint-Esprit de Dieu pour le jour de la rédemption (Éphésiens 4. 30).
Si on scelle une enveloppe, son contenu est protégé jusqu’à sa destination. Et c’est clair, pour nous enfants de Dieu, Satan ne peut pas prévaloir contre notre esprit régénéré, alors il nous attaque à travers notre nature humaine. L'apôtre Paul se rend à l’évidence : « Je ne fais pas le bien que je veux, mais je pratique le mal que je ne veux pas » (Romains 7. 19).

On n’est jamais à l'abri contre la tentation, mais on peut la vaincre. Trois points sont à retenir dans le verset d’introduction :
1) « Dieu est fidèle ». Comme un berger soucieux de ses brebis égarées, il me ramènera dans le troupeau.
2) Il ne permettra pas que nous soyons tentés au-delà de nos forces. En bon coach sportif, Dieu va doser nos efforts pour nous muscler.
3) Il nous donnera aussi le moyen d’en sortir. Alors si nous choisissons notre propre route, nous courons à notre perte.

Dieu nous offre une porte de sortie à travers la prière, sa Parole, la communauté chrétienne et la vie de l’Esprit. C’est ainsi que nous pouvons vaincre la tentation.

PERSÉVÉRER AVEC JÉSUS :

"Vous m'avez été fidèles, vous avez persévéré avec moi dans mes tentations" (Luc 22. 28).

Jésus-Christ se tient auprès de nous dans nos tentations, alors savons-nous aussi nous tenir auprès de Lui dans les tentations que nous avons ? Beaucoup d'entre nous abandonnent Jésus quand ils voient où Jésus les entraîne pour être formé à l'image du Christ. Chaque fois que nous sommes dans un moment critique, prenons-nous le parti de Jésus ou le parti du prince de ce monde ? Nous enfants de Dieu portons les couleurs de Jésus notre Maître, mais Lui sommes-nous toujours fidèles ? Les tentations de Jésus ont continué durant toute sa vie terrestre, et elles continueront en nous tant que nous vivons dans ce monde et alors que Jésus le Fils de Dieu habite en nous.

Est-ce que, actuellement, nous persévérons avec Jésus-Christ ? Nous nous imaginons parfois que nous devons nous mettre à l'abri de bien des épreuves que Dieu nous envoie. Grave erreur ! C'est Dieu qui prépare pour nous les circonstances où nous nous trouvons, et nous avons à les affronter telles qu'elles sont, en persévérant avec Jésus dans les tentations.
Pour nous enfants de Dieu, ce sont bien des tentations qui ne s'adressent pas en nous en tant qu'homme naturel, mais en tant qu'homme nouveau qui ne fait qu'un avec Jésus-Christ Lui-même. Nous enfants de Dieu sommes donc responsables de l'honneur de Jésus-Christ puisque c'est Sa vie en nous que nous devons refléter. Alors, sommes-nous toujours fidèles à Jésus ? Persévérons-nous toujours avec Lui ?
Sommes-nous prêts à marcher jusqu'au bout avec Jésus-Christ ? Réfléchissons-y !

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