Qu'est-ce que la Vérité ?
Pilate, le gouverneur romain, posa cette question à Jésus lorsque celui-ci comparut devant lui pour être crucifié à la demande des Juifs. Ce fut le procès le plus inique de tous les temps. L’ayant interrogé, Pilate savait fort bien que Jésus était innocent d’autant plus que sa femme lui fit dire : « N'aie rien à faire avec ce juste ; car j’ai beaucoup souffert aujourd’hui à son sujet dans un songe » (Matthieu 27 v.19). De la question qu’il posa à Jésus : « Qu’est-ce que la vérité ? » Pilate n’attendit pas la réponse. Il tourna le dos et sortit vers la foule lui confirmant qu’il n’avait trouvé en Jésus aucun motif de condamnation. Mais pour contenter la foule, Pilate livra à la crucifixion Celui qu’il reconnaissait innocent.
La question qu’a posée Pilate “Qu’est-ce que la vérité ?” est en réalité une échappatoire. Ne l’imitons pas ! Nous nous sommes tous, au moins une fois dans notre vie, posé cette question, mais la poser ne suffit pas : il faut chercher la réponse. Où la trouver dans ce monde où l’on entend tant de voix discordantes ? Que ce soit dans le domaine religieux, politique, commercial ou familial, que de désaccords, d’hypocrisies, de mensonges... de sorte que nous entendons souvent cette question désabusée : « Qu’est-ce que la vérité ? » et l’on ne cherche pas la réponse. A quoi bon !
Qu’est-ce que la vérité ? Prétendre la connaître est de l’orgueil, entend-on parfois. Est-ce de la prétention ou de l’orgueil que de croire Celui qui est la Vérité ? Bien au contraire : reconnaître la vérité c’est reconnaître notre misérable état de pécheur méritant la juste condamnation du Dieu Saint et Juste, c’est reconnaître notre totale incapacité de faire quoi que ce soit pour notre salut. Connaître la vérité c’est connaître Jésus qui est le seul chemin nous donnant accès au Ciel. « Moi je suis le chemin, la vérité et la vie, a-t-il déclaré ; personne ne vient au Père si ce n’est par moi » (Jean 14. 6).
Par contre, refuser la vérité n’est-ce pas l’orgueil de l’être humain ne voulant pas accepter ce que Dieu dit ? Mais les négations humaines ne changent en rien la vérité de Dieu.
Jésus Christ seul peut affirmer qu'Il est la vérité : « Moi, je suis ... la vérité ... » (Jean 14. 6). Cette phrase n'exprime pas seulement qu'Il dit la vérité ou qu’Il la détient, mais bien que Jésus incarne la vérité absolue. S’adressant au Père, Jésus dit : « Ta Parole est la vérité » (Jean 17. 17) et lui-même est la Parole faite chair, pleine de grâce et de vérité (Jean 1. 14).
Vous qui cherchez la vérité, lisez la Bible qui est la Parole de Dieu, du Dieu vivant et vrai qui ne peut pas mentir (Nombres 23. 19). Si vous cherchez de tout votre cœur et que vous croyez, vous rencontrerez alors Jésus, expression parfaite et vivante de la vérité. En lui vous trouverez, non pas seulement la vérité qui condamne, mais la grâce et la vérité. « Car la loi (qui condamne) a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ » (Jean 1. 17).
La grâce est la puissance d'amour qui a conduit le Fils de Dieu à se faire homme pour nous rencontrer dans notre condition misérable de pécheurs. Nous avions grand besoin de cette grâce pour ne pas être condamnés comme nous le méritions. Dans le même temps, Jésus est venu nous dire la vérité sur les exigences du Dieu Saint et sur notre état de péché. A cause de sa Sainteté et de sa parfaite Justice, Dieu condamne le péché mais Il aime le pécheur. Comment donc gracier le coupable tout en exerçant la justice ? Est-ce possible ? Jésus-Christ, le seul homme qui n’a jamais péché, a été fait péché pour nous (2 Corinthiens 5. 21). Sur la croix de Golgotha, quand Jésus a accepté d'être jugé pour nous, « la bonté et la vérité se sont rencontrées, la justice et la paix se sont embrassées » (Psaume 85. 11). La Justice de Dieu étant satisfaite, le Dieu d’amour peut exercer sa grâce qui pardonne tout pécheur repentant et croyant.
Ami(e)s qui vous posez la question « Qu’est-ce que la vérité ? », ne faites pas comme Pilate qui, tout en reconnaissant l’innocence de Jésus, n’a pas voulu connaître la vérité. Vous admettez que Jésus était un grand homme, un grand prophète qui n’a fait que le bien sur la terre... mais Le connaissez-vous comme étant la Vérité ?
En effet, si Jésus n’était venu que pour nous apporter la vérité sur ce que nous sommes, qu’en serait-il de nous ? Mais il est venu nous apporter et la grâce et la vérité (Jean 1. 17). Ces deux mots “grâce” et “vérité” sont inséparables.
« Notre Dieu Sauveur, veut que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité » (1 Timothée 2. 3-4). « Le Seigneur est patient envers vous, voulant qu’aucun ne périsse, mais que tous viennent à la repentance » (2 Pierre 3. 9). Quand sa patience prendra fin et que finira le temps de la grâce, à cause de sa justice, il se devra de condamner « ceux qui n’ont pas accepté l’amour de la vérité pour être sauvés » (2 Thessaloniciens 2. 10).
Jésus fut abandonné sur la croix
Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? (Matthieu 27. 46) :
Ce cri déchirant au sommet d'une colline appelée «Golgotha» est celui d'un supplicié pendu à un bois. Il fait étrangement nuit depuis midi, le ciel s'étant obscurci de manière incompréhensible, les ténèbres règnent toujours. Il est environ 15 heures. Moment d'angoisse et de terreur, moment de jugement, moment de mort... Jésus-Christ de Nazareth vit ses derniers instants. Pourquoi ?
Nous sommes au cœur même du message de l’Évangile. Comment se fait-il que Jésus, pleinement Dieu et pleinement homme a t-il pu être abandonné de Dieu ?
Jésus, le Fils Immortel de Dieu s'est soumis volontairement à l'épreuve d'une mort effroyable pour endosser nos péchés pour nous, nous offrir la réconciliation avec Dieu et la vie éternelle. Il était le seul à pouvoir accomplir cela et Il l'a fait par amour pour l'humanité, pour moi, pour vous, pour toi.
Jésus, qui relatait toujours sa relation avec Dieu en l'appelant « mon Père » (21 fois) et parlait du « Père » (170 fois) dans les évangiles, le voilà qui l'appelle en ce moment noir de l'humanité: « Mon Dieu »... et ce sera la seule fois...
Pourquoi ? : En ce moment précis, Jésus a considéré sa relation avec Dieu comme une relation judiciaire, et non comme une relation parentale. En d'autres termes, Il se voyait essentiellement comme un homme devant Dieu, non comme le Fils éternel devant Son Père. Ce cri était un cri de détresse car le Père s'est détourné de Lui, mais ce n'était pas un manque de confiance. Au milieu de la désolation la plus terrible causée par le Jugement divin, la confiance de Jésus en Dieu n'a jamais vacillé.
Le mot « abandonné » montre le sens de la croix. Il exprime de manière déchirante la séparation entre Dieu et son Fils, Jésus de Nazareth, Lui qui a revêtu pleinement notre humanité sans perdre sa divinité. Cette séparation est la mort spirituelle. Elle représente le salaire du péché payé par Jésus-Christ pour nous. Ce cri ne peut se comprendre qu'à la lumière de 2 Corinthiens 5. 21 : « Celui qui était innocent de tout péché, Dieu l'a condamné comme pécheur pour nous ». Jésus ne s'est pas seulement senti abandonné, Il l'a réellement été, parce que Dieu ne pouvait rien avoir de commun avec un homme chargé de péchés.
Cette substitution était exigée par la justice de Dieu. La Sainteté de Dieu demandait l'expiation du péché, et aucun homme ne pouvait l'accomplir. C'est pourquoi Dieu a pris sur lui-même de le faire : « Dieu était en Christ, réconciliant le monde par lui-même » (2 Corinthiens 5. 19). Mais cet abandon n'était que temporaire. Peu de temps après, Jésus pouvait s'écrier : « Père, je remets mon esprit entre tes mains » (Luc 23. 46). Oui, Jésus l'a de nouveau appelé « Père »... le prix était payé, une fois pour toute (Hébreux 10. 10).
La Bible dit : « car le salaire du péché c'est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ » (Romains 6. 23). Le lot des pécheurs, c'est-à-dire de celles et ceux qui auront ignoré ou négligé l’œuvre rédemptrice de Christ, c'est la mort et l'abandon éternel. Or, à ceux qui l'acceptent, ils les appelle enfants de Dieu (Jean 1. 12). Forts de l’œuvre rédemptrice de Jésus, ses enfants peuvent à présent compter sur sa promesse « je ne t'abandonnerai point » (Hébreux 13. 5).
Si Jésus a été abandonné de Dieu, c'est pour que nous ne le soyons jamais.
La Bible dit : « Si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs » (Hébreux 3. 15) aussi, venez à Jésus qui a payé pour vous le prix ultime en prenant vos péchés sur la croix. Confessez-les et demandez-lui pardon. Une vie nouvelle s'ouvre devant vous !.... et elle durera pour l'éternité. Oui, c'est avec assurance que nous pouvons croire la parole du Ressuscité : « Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi » (Jean 6. 37). Plus jamais abandonné... Le croyez-vous ?
Déclarés justes aux yeux de Dieu
Nous sommes-nous déjà demandés ce que Dieu voit quand Il nous regarde, nous qui sommes Ses enfants ? Si oui, il y a une chose dont nous pouvons être certain, c'est que Dieu ne nous voit pas comme le monde nous voit, ni comme nous, nous nous voyons. Car étant nés de nouveau à travers l’œuvre du Saint-Esprit, Dieu nous voit seulement au travers du sang de son Fils Jésus. Oui, Dieu nous voit au travers de la Justice de Jésus-Christ dont nous sommes couverts, et non au travers de nos manquements ou de nos faiblesses. Au moment où nous sommes nés de nouveau, nous sommes devenus éternellement justifiés par la foi en notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.
C'est pourquoi, nous devrions seulement nous voir au travers des yeux de Dieu. Lorsque nous nous examinons au travers de la chair, nous ne voyons que péchés et faiblesses. Satan l'ennemi en profite pour pointer tout ce qui nous fait sentir imparfaits, indignes et impurs. Il amplifie toutes nos faiblesses et les utilise pour nous condamner. C'est son moyen pour essayer de nous culpabiliser ou de nous faire croire que nous devons gagner notre salut et notre accès auprès de Dieu.
Nous savons que « quand Dieu donne une promesse ou fait une alliance, c'est pour toujours ! » (Exode 20 : 21-24).
Dans l'Ancien Testament, Dieu pouvait bénir les enfants d'Israel quand ils sacrifiaient des animaux, dont le sang servait à couvrir leurs péchés. Mais puisque Dieu est Juste et Parfait, Quelqu'un de parfait devait payer le prix pour le rachat de l'humanité. Le sacrifice des animaux n'était que l'ombre de l'oeuvre parfaite de Jésus-Christ à la croix. Jésus-Christ, Dieu fait homme, est venu mourir sur la croix par Amour pour nous et Il est ressuscité. Quand nous regardons à Jésus-Christ, nous voyons Dieu en qui nous pouvons nous identifier. Jésus est le Grand Intercesseur entre Dieu et les êtres humains. Son parfait sacrifice a payé la dette du péché pour l'humanité une fois pour toutes et pour toute l'éternité. Alors comment le diable pourrait-il accuser quelqu'un qui a mis sa confiance en Jésus-Christ et qui assuré d'être éternellement juste devant le seul vrai Dieu trois fois Saint.
Nos péchés n'ont pas la puissance d'arrêter l'Amour de Dieu à notre égard, ni de nous ôter nos privilèges. Ils n'ont non plus la puissance de nous faire vivre dans la malédiction sur la terre. Les êtres humains ne sont pas condamnés à demeurer pécheurs simplement car ils sont nés pécheurs. Mais nous êtres humains pouvons naître de nouveau, en acceptant Jésus-Christ dans notre coeur comme notre Seigneur et notre Sauveur. Nous ne pouvons être déclarés justes devant Dieu en dehors du parfait sacrifice de son Fils Jésus, nous sommes justifiés seulement par notre foi en Jésus-Christ. Si nous lisons, méditons et pratiquons sa Parole, nous pourrons recevoir les bénédictions que Dieu a déjà données par Ses promesses.
La justification requiert une foi profonde en Christ et l’acceptation de Son sang pour la rémission de nos péchés. Accomplir toutes sortes de bonnes œuvres, selon la loi, ne suffira jamais à justifier qui que ce soit. En effet, comme le dit l’Écriture, « quiconque croit est justifié par lui [Christ] de toutes les choses dont vous ne pouviez être justifiés par la loi de Moïse » (Actes 13. 39).
Christ est mort pour nos péchés. Il est ressuscité des morts et fournit une justification à tous ceux qui admettent avoir péché et qui se repentent de leurs transgressions. Ceux qui sont symboliquement ensevelis [immergés] par l’eau du baptême et qui en ressortent pour vivre une nouvelle vie, en Christ, vivent en état de justification.
Notre nouvelle vie en Christ, une fois que nous sommes convertis, est donc une vie de foi dans l’obéissance aux lois divines. C'est ainsi que l’on doit mener pour prouver sa foi. L’apôtre Jacques a insisté sur le fait que de bonnes œuvres accompagnent la foi du juste (Jacques 2. 20-24).
Jésus-Christ obéit parfaitement à la loi dans toute son intention spirituelle. Il veut que nous vivions, nous aussi, une vie légitime, d’obéissance et de justice. Et Dieu exige certains critères pour vivre en justes – en l’occurrence : vivre dans l’obéissance et dans la foi. Tout compte fait, « ce ne sont pas […] ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés » (Romains 2. 13).
Les enfants de Dieu sont justes aux yeux de Dieu et ils doivent vivre ainsi en yeux de Dieu. Quand un juste pèche, il doit demander à Dieu de lui pardonner et Lui demander de couvrir son péché par le sang de Christ. « Heureux ceux dont les iniquités sont pardonnées, et dont les péchés sont couverts ! Heureux l’homme à qui le Seigneur n’impute pas son péché ! » (Romains 4. 7-8).
Le baptême du Saint-Esprit
Le baptême du Saint-Esprit peut se définir comme l’œuvre par laquelle Dieu fait entrer le croyant en communion avec Christ et avec les autres croyants au sein du corps du Christ au moment du salut. Le baptême du Saint-Esprit a été annoncé par Jean-Baptiste (Marc 1. 8) et par Jésus avant son Ascension : « car Jean a baptisé d’eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit » (Actes 1. 5). Cette promesse s’est accomplie le jour de la Pentecôte (Actes 2. 1-4) : pour la première fois, le Saint-Esprit de Dieu est venu habiter dans des êtres humains de manière permanente et ainsi, l’Église est née.
1 Corinthiens 12. 12-13 est un des passages bibliques-clés pour comprendre la doctrine du baptême du Saint-Esprit : « En effet, que nous soyons juifs ou grecs, esclaves ou libres, nous avons tous été baptisés dans un seul Esprit pour former un seul corps et nous avons tous bu à un seul Esprit ». Il est important de noter que nous avons « tous » été baptisés de l’Esprit ; il s’agit d’un baptême que tous les croyants ont reçu, qui va de pair avec le salut, et non d’une expérience réservée à certains. Si Romains 6. 1-4 ne mentionne pas directement l’Esprit de Dieu, il décrit la position des croyants devant Dieu de manière semblable à 1 Corinthiens : « Que dirons-nous donc ? Allons-nous persister dans le péché afin que la grâce se multiplie ? Certainement pas ! Nous qui sommes morts pour le péché, comment pourrions-nous encore vivre dans le péché ? Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Par le baptême en sa mort nous avons donc été ensevelis avec lui afin que, comme Christ est ressuscité par la gloire du Père, de même nous aussi nous menions une vie nouvelle ».
Les points suivants sont importants pour affermir notre compréhension du baptême du Saint-Esprit. D’abord, 1 Corinthiens 12. 13 dit clairement que nous avons tous été baptisés et abreuvés de l’Esprit (quand celui-ci est venu habiter en nous). Ensuite, nulle part les Écritures n’appellent les croyants à être baptisés du, dans ou par l’Esprit ni à rechercher le baptême du Saint-Esprit d’une manière ou d’une autre, ce qui montre que tous les croyants ont déjà fait cette expérience. Enfin, Éphésiens 4. 5 semble faire référence au baptême du Saint-Esprit. Si c’est le cas, il s’agit d’une réalité commune à tous les croyants, tout comme « une seule foi » et « un seul Père. »
Pour conclure, le baptême du Saint-Esprit a un effet double :
(1) il nous greffe sur le corps de Christ,
(2) il actualise notre association à la crucifixion avec Christ.
Faire partie du corps de Christ veut dire que nous sommes ressuscités avec lui pour une vie nouvelle (Romains 6. 4). Nous devrions donc exercer nos dons spirituels pour contribuer au fonctionnement de son corps, comme développé dans le contexte de 1 Corinthiens 12. 13. L’expérience du baptême de Saint-Esprit est le fondement de l’unité de l’Église, comme le montre le contexte de Éphésiens 4. 5. Notre association à Jésus-Christ dans sa mort, son ensevelissement et sa résurrection est le fondement de notre séparation du pouvoir du péché qui habite en nous et de notre marche en nouveauté de vie (Romains 6.1-10, Colossiens 2.12).
La Pentecôte
La Pentecôte vient du grec pentêkostê qui signifie "cinquantième". La Pentecôte est en effet célébrée cinquante jour après Pâques et marque la révélation de l’Esprit Saint au disciples de Jésus-Christ.
Quelles sont les origines de la Pentecôte ?
Dans le chapitre 2 des Actes des apôtres, la Pentecôte est ainsi décrite : Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'eux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer.
Marie et les apôtres étaient alors réunis, avec une foule de fidèles, pour célébrer la fête juive de Chavouot qui commémore le don de la Torah par Dieu au peuple juif sur le mont Sinaï. A la suite de cet événement les apôtres sortent du Cénacle, la salle où Jésus-Christ les avait réunis pour la Cène, et se mettent à témoigner de la vie et de l’enseignement du Christ. Ils vont également commencer à baptiser les premiers chrétiens, faisant ainsi naître les communautés chrétiennes. C’est le début de l’Eglise.
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L’Ascension et la Pentecôte, deux fêtes intimement liées
Selon les "Actes des apôtres", Jésus avait annoncé à ses disciples le jour de l’Ascension qu’ils recevraient une force, "celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre". Une révélation qui intervient 10 jours avant la Pentecôte, lorsque les apôtres reçoivent l’Esprit saint au Cénacle. Les deux fêtes religieuses sont donc intimement liées et la Pentecôte marque le couronnement de la période pascale, débutée le jour de Pâques avec la résurrection de Jésus.
L’action du Saint-Esprit
La venue solennelle du Saint-Esprit, le jour de la Pentecôte, n’a pas été un événement isolé. Il n’y a pratiquement aucune page des Actes des Apôtres qui ne parle pas de lui et de l’action par laquelle il guide, dirige et anime la vie et les œuvres de la communauté chrétienne primitive. C’est le Saint-Esprit qui inspire la prédication de Pierre, qui confirme les disciples dans leur foi, qui scelle par sa présence l’appel lancé aux païens, qui envoie Saul et Barnabé vers des terres lointaines, pour ouvrir de nouveaux chemins à l’enseignement de Jésus. En un mot, sa présence et son action dominent toute chose.
Cette réalité profonde que la Parole de Dieu nous fait connaître n’est pas un souvenir du passé, un âge d’or de l’Église, qui appartiendrait désormais à l’histoire. C’est aussi la réalité de l’Église d’aujourd’hui et de l’Église de tous les temps. Je prierai le Père, annonça le Seigneur à ses disciples, et il vous donnera un autre Paraclet, pour être avec vous à jamais (Jean 14, 16). Jésus a tenu ses promesses. Il est ressuscité, il est monté aux cieux et, en union avec Dieu le Père Éternel, il nous envoie le Saint-Esprit pour qu’il nous sanctifie et nous donne la Vie en abondance.
Qui est le Saint-Esprit ?
— Qu’est-ce que le Saint-Esprit ? : Le Saint-Esprit est la troisième personne de la Sainte Trinité.
— De qui procède le Saint-Esprit ? : Le Saint-Esprit procède du Père et du Fils.
— Le mot procéder veut dire “venir”. Ils signifient donc que le Saint-Esprit vient du Père et du Fils.
Que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils, c’est une vérité que nous ne pouvons pas comprendre, mais que nous devons croire parce qu’elle fait partie du mystère de la Sainte Trinité.
— Le Saint-Esprit est-il égal au Père et au Fils ? : Oui, le Saint-Esprit est égal au Père et au Fils, et il est Dieu comme le Père et le Fils, puisqu’il possède les mêmes perfections infinies.
.— Quel jour le Saint-Esprit descendit-il sur les Apôtres ? : Le Saint-Esprit descendit sur les Apôtres le dimanche de la Pentecôte, dix jours après l’ascension de Jésus-Christ.
— Le mot Pentecôte vient d’un mot grec qui signifie “cinquantième”. Ce nom a été donné au jour de la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres parce que cet événement s’est accompli cinquante jours après la résurrection de Notre-Seigneur.
— Sous quelle forme le Saint-Esprit descendit-il sur les Apôtres ? : Le Saint-Esprit descendit sur les Apôtres sous forme de langues de feu.
— Ces langues de feu qui se reposèrent sur chacun des Apôtres montrent les effets produits en eux par le Saint-Esprit : 1. Le feu éclaire; or le Saint-Esprit venait éclairer l’intelligence des Apôtres, afin qu’ils connussent clairement la doctrine de vérité et les moyens à prendre pour en instruire le monde. 2. Le feu échauffe; or le Saint-Esprit venait échauffer le cœur des Apôtres afin qu’ils pussent nous communiquer avec zèle et amour les enseignements chrétiens. 3. Enfin l’apparition du Saint Esprit en forme de langues représente le don miraculeux qu’eurent les Apôtres d’être compris de tous ceux à qui ils parlaient, à quelque pays qu’ils appartinssent.
Le Saint-Esprit était déjà descendu visiblement sur la terre le jour du baptême de Notre-Seigneur sous la forme d’une colombe, symbole d’innocence et de la fécondité des bonnes œuvres.
Il faut remarquer que ni ces langues de feu, ni cette colombe n’étaient le Saint-Esprit, car ces figures étaient visibles, et le Saint-Esprit est invisible puisqu’il est Dieu.
Il faut remarquer encore que le Saint-Esprit n’a pas uni à sa personne ces langues de feu ou cette colombe comme la nature humaine a été unie au Fils de Dieu, car ces formes s’évanouirent peu de temps après leur apparition, au lieu que l’humanité de Jésus-Christ unie à la divinité demeure et demeurera éternellement.
— Par qui le Saint-Esprit fut-il envoyé aux Apôtres ? ; Le Saint-Esprit fut envoyé aux Apôtres par Dieu le Père et par Dieu le Fils.
Quand nous disons que le Saint-Esprit fut envoyé nous ne voulons pas dire que le Saint-Esprit est inférieur aux deux autres personnes de la Sainte Trinité, mais seulement qu’il procède d’Elles. Le Saint-Esprit, en effet, est égal au Père et au Fils, Dieu comme eux, libre comme eux, etc.
— Pourquoi le Saint-Esprit fut-il envoyé aux Apôtres ? : Le Saint-Esprit fut envoyé aux Apôtres pour les éclairer, les fortifier, les mettre en état de prêcher l’Évangile et sanctifier l’Église. Fortifier les Apôtres, veut dire ici augmenter leur courage, car avant d’avoir reçu le Saint-Esprit les Apôtres étaient timides, ils avaient abandonné Notre-Seigneur, ils avaient peur des Juifs. Sanctifier l’Église, signifie que les Apôtres ont reçu du Saint-Esprit la grâce de faire aimer aux hommes les vertus que Notre-Seigneur leur avait enseignées et qui les rendent saints.
— Le Saint-Esprit demeurera-t-il toujours avec l’Église ? : Le Saint-Esprit demeurera toujours avec l’Église, pour la conduire dans le chemin de la sainteté et de la vérité.
— Le Saint-Esprit ne se communique-t-il pas aussi à nous ? : Oui, le Saint-Esprit se communique aussi à chacun de nous, par la grâce dont nous avons besoin, et principalement dans le sacrement de Confirmation. Le Saint-Esprit ne se communique pas à nous d’une manière sensible comme il le fit pour les Apôtres, il se communique à nous d’une manière invisible, mais néanmoins très réelle par le don de la grâce.
Le Saint-Esprit, étant Dieu, est partout; mais il habite d’une manière plus intime et plus active dans l’âme des bons chrétiens qui sont en état de grâce, il les instruit, les anime au bien et les fortifie.
Le Seigneur Jésus répandra son Esprit
"Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout, s'écria : Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive couleront de son sein, comme dit l'Ecriture. Il dit cela de l'Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui; car l'Esprit n'était pas encore, parce que Jésus n'avait pas encore été glorifié" (Jean 7 : 37-39).
Après plusieurs jours de fêtes religieuses, après avoir entendu des hommes éloquents, après avoir chanté de beaux cantiques, Jésus lance cet appel à ceux qui ont soif ! Il leur parle du SAINT ESPRIT qui allait descendre au jour de la Pentecôte : rien ne peut remplacer le SAINT ESPRIT et là, où ne se manifeste pas le Saint Esprit, il y a toujours un manquement une soif : le Saint Esprit est indispensable dans nos relations avec Dieu.
Ainsi parle l’Éternel qui t’a fait et qui t’a formé dès ta naissance, Celui qui est ton soutien : Ne crains rien, mon serviteur Jacob, car je répandrai des eaux sur le sol altéré, et des ruisseaux sur la terre desséchée ; je répandrai mon esprit sur ta race, et ma bénédiction sur tes rejetons. Ils pousseront comme au milieu de l’herbe, comme des saules près des courants d’eau" (Ésaïe 44 : 2-4).
Les plantes, l’herbe, les arbres ne peuvent pas pousser où il n’y a pas d’eau et un enfant de Dieu ne peut pas croître sans la présence du Saint Esprit dans sa vie, sans se tenir près du fleuve de la vie, qu’est le Saint Esprit.
Le Saint Esprit à la Pentecôte s’est manifesté par le parler en langues. Et l’objectif du parler en langues est clair : s’édifier soi-même. Par le parler en langues, je fortifie ma foi, ma vie de communion avec le Seigneur. L’apôtre Paul a même reconnu : « Je parle en langues plus que vous tous ! » (1 Corinthiens 14 : 18).
Le Saint Esprit notre Assistant :
L’Église s’accroissait par l’assistance du Saint Esprit.
Certaines personnes trouvent que la vie chrétienne est difficile et elles sont souvent découragées, manquant de joie et d’enthousiasme, dépassées par les épreuves qui les accablent. Et pourtant la Parole de Dieu nous affirme : "Mais dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés" (Romains 8 : 37).
Comment pouvons-nous vivre cette vérité : être plus que vainqueurs ? Est-ce possible pour chaque enfant de Dieu ? Oui, bien sûr et nous allons voir comment.
Savez-vous, que notre Père Céleste qui nous connaît bien et qui sait de quoi, nous sommes faits, a prévu un assistant permanent pour chaque jour de notre vie.
Nous sommes étonnés que Jésus, le Fils de Dieu, a attendu l’âge de trente ans pour commencer la mission que notre Père Céleste lui avait confiée. Apparemment, personne de sa génération n’avait remarqué que Jésus était le Fils de Dieu.
Il a attendu non d’avoir plus d’expériences de la vie, mais il a attendu que le Saint Esprit vienne le remplir lors de son baptême par Jean-Baptiste. Et c’est avec l’assistance du Saint Esprit qu’en trois ans de ministère, Il a bouleversé l’humanité.
Et voici, ce que Jésus dira : "Car je vous ai laissé un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait" (Jean 13 : 15).
Les douze disciples de Jésus nous donnent une bonne leçon : ils vivent trois ans avec Jésus, ils entendent sa parole, ils voient ses miracles et aux moments difficiles de la mort de Jésus, Juda le trahit, Pierre le renie et tous les autres l’abandonnent ! Que faire avec de tels hommes et quel avenir pour l’Évangile ?
Jésus ne comptait pas sur les qualités humaines de ses disciples, mais voici ce qu’il leur promet, le jour de son Ascension : "Mais vous recevrez une puissance, le Saint Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem… et jusqu’aux extrémités de la terre" (Actes 1 : 8). Jésus quitte définitivement ses apôtres, mais Il leur promet la venue du Saint Esprit dans leur vie.
Après la descente du Saint Esprit au jour de la pentecôte, quel changement ! Pierre qui a tremblé devant une simple servante, se lève devant des milliers de personnes, et sans avoir préparé son message, il annonce la bonne nouvelle du salut avec une telle force qu’il a la joie de voir trois mille personnes se convertir et se faire baptiser.
Qui a fait la différence ? C’est le Saint Esprit. Et Pierre va conclure son discours par cette bonne nouvelle : "Repentez-vous… et vous recevrez le don du Saint Esprit. Car la promesse est pour vous" (Actes 2 : 38-39).
Peut-on être un authentique chrétien, vivant une vie de victoire sans l’aide du Saint Esprit ? C’est pourquoi, la promesse de l’Esprit est pour vous !
Chaque enfant de Dieu, en se convertissant à Jésus, reçoit l’aide d’un Assistant très efficace pour vivre à la gloire de Dieu.
Le livre des Actes des Apôtres qui nous rapporte la naissance de l’Église de Jésus Christ, contient 42 fois le mot Saint-Esprit. Jésus a commencé son ministère avec l’aide du Saint-Esprit, l’Église est née le jour où le Saint-Esprit est descendu, elle s’est développée par la puissance du Saint-Esprit : l’Église s’accroissait par l’assistance du Saint Esprit (Actes 9 : 31). Les apôtres prêchaient, évangélisaient avec l’aide d’un assistant très efficace : le Saint Esprit !
Paul écrit aux Philippiens alors qu’il est en prison à Rome depuis un bout de temps, et voici ce qu’il dit : "Je sais que cela tournera à mon salut, grâce à vos prières et à l’assistance de l’Esprit de Jésus-Christ" (Philippiens 1 : 19). Paul ne cherchait pas l’assistance d’un avocat ou d’un homme influent, mais l’assistance du Saint Esprit.
Oui, tout chrétien a besoin en toutes circonstances d’un assistant. Ne négligeons pas cet assistant qui nous été promis par notre Sauveur… car, rappelons-nous : "Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, les autorités, les princes de ce monde des ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes" (Éphésiens 6 : 12).
Quel terrible combat ! Sans l’assistance du Saint Esprit, comment pouvons-nous gagner cette bataille ?
Jésus a promis cette aide à ceux qui croiraient en Lui. Jésus ne demande jamais des choses impossibles, car il nous a promis l’assistance de l’Esprit. Jésus nous connait bien et il connaît les défaillances de notre mémoire : curieusement, notre mémoire garde les mauvais souvenirs et oublie ce qui est bon.
Voici donc la promesse de Jésus :
"Mais le consolateur, l’Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes ces choses et vous rappellera tout ce que je vous ai dit" (Jean 14 : 26).
L’Esprit Saint nous assiste dans plusieurs domaines. C’est un consolateur, dans la peine, le chagrin, le désespoir, les échecs, il est là pour nous consoler. Le Diable est un accusateur, et trop souvent, nous nous laissons accuser, mais le Saint Esprit ne vient jamais pour nous accuser, mais toujours pour nous réconforter et nous consoler, et nous aider à travailler de mieux en mieux pour notre Maître
Les souffrances de Jésus-Christ et la croix
Les souffrances de Jésus-Christ :
A l'âge de 33 ans, Jésus a été condamné à la peine de mort. En ce temps-là, la crucifixion était "la pire" des morts. C'était seulement les pires criminels qui se faisaient crucifier. Cependant, cela a été plus horrible pour Jésus, contrairement aux autres criminels condamnés à la crucifixion, Jésus devait être cloué à Sa croix.
Les clous étaient enfoncés dans Ses poignets et non dans Ses paumes comme il est souvent dépeint. Il y a un tendon dans le poignet qui allonge l'épaule. Les Romains savaient que s'ils poignardaient les clous sur le poignet, ce tendon se couperait petit à petit, forçant Jésus à utiliser les muscles de Son dos pour qu'Il puisse se soutenir et pour qu'Il puisse respirer. Ses deux pieds étaient cloués ensembles. Ainsi, Il était obligé de se soutenir à l'aide du seul clou qui était enfoncé dans Ses pieds.
Jésus ne pouvait pas se soutenir avec Ses jambes à cause de la douleur donc, Il était obligé d'alterner entre cambrer Son dos en arrière, et ensuite ses jambes pour pouvoir respirer. Imaginons la lutte, la douleur, la souffrance et le courage de Jésus.
Pouvons-nous imaginer ce genre de souffrance ?
Quelques minutes avant qu'Il ne meure, Jésus arrêta de saigner. Il faisait tout simplement couler de l'eau.
Dans les images communes, nous voyons des blessures sur Ses mains, et ses pieds et même la blessure sur le coté. Mais est-ce que nous réalisons vraiment que ces blessures ont été faites sur Son corps ? Un marteau qui enfonce de longs clous dans le poignet, les pieds qui s'empiètent et même de longs clous sur la cambrure, ensuite, un garde romain qui le transperce avec un pique. Mais avant les clous et le pique, Jésus a été frappé fouetté et battu. Le fouet a été si sévère que cela a déchiré la chair de son corps. La couronne d'épine était profondément enfoncée dans son crâne. La plupart des hommes n'auraient pas survécu à tout cela .
Il n'avait plus de sang pour saigner, mais seulement de l'eau coulait de Ses blessures (Jean 19. 34).
Le corps humain d'un adulte possède environ 6 litres de sang. Jésus a fait couler tout les 6 litres de sang qu'il possédait; Il avait trois clous enfoncés dans Ses membres, et une couronne d'épines sur sa tête, et au-delà de cela, un soldat romain Lui a enfoncé le pique à son côté.
Tout cela sans mentionner l'humiliation qu'Il subit lorsqu'Il portait Sa lourde croix sur au moins 2 kilomètres, pendant que la foule se moquait de Lui et Lui crachait dessus.
Jésus a dû subir cette expérience et est allé jusqu'à mourir sur la croix, pour que le péché originel depuis le jardin d'Éden soit pardonné, et que nous puissions avoir un accès libre à Dieu. Pour que tous nos péchés sans exception soient pardonnés.
Tous ceux qui croient en la vertu du sacrifice expiatoire de Jésus Christ peuvent alors dire : “Voici ce qu’est l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, c’est lui qui nous a aimés et qui a envoyé son Fils en victime d’expiation pour nos péchés” (1 Jean 4. 10).
La croix… pour ôter la colère de Dieu :
“Dieu met en évidence son amour à lui envers nous en ceci: lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. À plus forte raison, ayant été maintenant justifiés par son sang, serons-nous sauvés de la colère par lui!” (Romains 5. 8, 9)
"Par sa mort sur la croix, le Christ les a tous réunis en un seul corps et les a réconciliés avec Dieu ; par la croix, Il a détruit la haine." La Bible, (Éphésiens 2. 16)
« Par sa mort sur la croix, le Christ les a tous réunis en un seul corps et les a réconciliés avec Dieu ; par la croix, Il a détruit la haine. » (Ephésiens 2. 16)
“Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme et de toute ta pensée” (Matthieu 22. 37). Tel est le commandement fondamental de Dieu donné à l'être humain. Mais personne n’a pu, ni voulu, faire de Dieu le centre de sa vie, de sa volonté, de ses aspirations. Le constat divin est sans appel: “Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu” (Romains 3. 23).
Le péché fondamental de l'être humain est donc de ne pas obéir à ce premier commandement. C’est un outrage à l’autorité du seul Dieu Souverain, une trahison envers le Créateur des cieux et de la terre, envers celui qui est infiniment digne de respect, à qui on doit obéir.
En considérant cela, le plan divin d’admettre des êtres humains dans sa Gloire paraît ainsi impossible à accomplir. En effet, Dieu ne peut pas agir comme si l’être humain n’était pas pécheur, pas coupable de péché, comme s’il ne s’était pas révolté contre Lui. Rebelle, l’être humain mérite la mort, car : “Le salaire du péché, c’est la mort” (Romains 6. 23).
Mais Dieu, parfaitement Saint et Juste, est aussi le Dieu d’Amour. C’est pourquoi, Dieu envoie son propre Fils qui s'est fait Homme sur cette terre, un Homme absolument sans péché, en qui Il trouvera son plaisir. Jésus-Christ est ainsi qualifié pour devenir le substitut recherché par Dieu pour subir sa juste Colère à la place du pécheur qui se repent.
Sur la croix, Jésus l’Homme Saint et parfait prend sur Lui tous nos péchés. Il reçoit durant les trois heures de ténèbres le châtiment de nos péchés que nous avions mérité. Il ôte le péché de devant Dieu.
La Colère divine s’est détournée des êtres humains qui croient en Jésus. Dieu leur est devenu propice et son plan peut s’accomplir : en Jésus Christ, les êtres humains ont accès à la faveur de Dieu et à sa présence. Bénédiction immense, ils reçoivent le droit d’être appelés enfants de Dieu.
Les parallèles entre les évangiles et les épitres de Paul (2)
Les Évangiles appellent les êtres humains à la repentance et à la foi (Marc 1. 15). Ils promettent la vie éternelle à ceux qui répondent à cet appel (Jean 5. 24) et avertissent les autres que, s’ils demeurent non repentants et incrédules, ils périront sous la colère de Dieu (Luc 13. 1-5 ; Jean 3. 18-36). Les épitres de Paul comportent les mêmes promesses et avertissements. L’apôtre Paul a solennellement annoncé, tant aux Juifs qu’aux Grecs, la nécessité de la repentance envers Dieu et de la foi en notre Seigneur Jésus-Christ. Il a proclamé que Dieu a ordonné aux êtres humains de tout horizon de se repentir, et les a avertis de ne pas se laisser séduire par de vaines œuvres, car la colère de Dieu vient sur ceux qui désobéissent (Actes 20. 21 ; Éphésiens 5.6).
Dans les Évangiles, la véritable conversion s’accompagne toujours d’une vie de disciple sincère et coûteuse. Jésus a fréquemment fait le tri dans les grandes foules qui Le suivaient par des demandes radicales : « Si quelqu’un vient à moi, sans me préférer à son père, à sa mère, à sa femme, à ses enfants, à ses frères, et à ses sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple (Luc 14. 26). » Jésus a même averti ses propres disciples : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera » (Matthieu 16. 24, 25).
L’on retrouve les mêmes exigences radicales de la vie de disciple dans les épitres de Paul. Pour ce qui est de la Sainteté, Paul exhorte les croyants à sortir de ce monde et à s’en séparer (2 Corinthiens 6. 14-18). Au sujet de la justice, Paul ordonne aux croyants de se regarder comme morts au péché et vivants pour Dieu tels des instruments de justice (Romains 6. 11-14). Concernant la fidélité, ils sont encouragés à persévérer malgré les nombreuses tribulations et persécutions menaçant tous ceux qui désirent vivre pieusement en Jésus-Christ (Actes 14. 22 ; 2 Timothé 3. 12 ).
Les Évangiles enseigne aux êtres humains qu’une simple profession de foi ne constitue pas, à elle seule, une preuve solide du salut. Jésus a averti ceux qui lui disent : « Seigneur, Seigneur ! » qu’ils n’entreraient pas tous dans le royaume des cieux, mais uniquement ceux qui font la volonté de son Père qui est dans les cieux (Matthieu 7. 21). Jésus était catégorique sur un point : une personne prouve qu’elle est sauvée ou non par les fruits de sa vie, et tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu (Matthieu 7. 16, 19, 20).
Les épitres de Paul contiennent les mêmes avertissements solennels. Ils exhortent ceux qui professent la foi en Christ à s’examiner et à s’éprouver eux-mêmes pour savoir s’ils sont véritablement dans la foi (2 Corinthiens 13. 5). Ils avertissent les êtres humains contre le fait d’adopter l’apparence de la piété en reniant ce qui en fait la force, de professer connaître Dieu en s’en détournant par ses œuvres (2 Timothée 3. 5 ; Tite 1.16).
Enfin, les Évangiles regorgent d’avertissements sur le jugement à venir et sur les angoisses de l’Enfer. D’ailleurs, Jésus a davantage abordé cet effroyable sujet que tous les autres prophètes et apôtres réunis. Selon Jésus, le jour vient où les êtres humains seront soumis au grand Jugement, séparés les uns des autres, comme les brebis le sont des boucs, et une grande multitude entendra : « Retirez-vous de moi, maudits ; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges » Matthieu 25.41). Cette réalité était d’une telle importance pour Jésus qu’il a donné, même à ceux qu’Il considérait comme ses amis, l’avertissement suivant : "Je vous dis, à vous qui êtes mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui, après cela, ne peuvent rien faire de plus. Je vous montrerai qui vous devez craindre. Craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne ; oui, je vous le dis, c’est lui que vous devez craindre" (Luc 12. 4-5).
Concernant le Jugement et l’Enfer, les épitres de l’apôtre Paul sont en parfait accord avec le Christ. Paul écrit que les méchants s’amassent la colère pour le jour de la manifestation du juste Jugement de Dieu et de sa colère (Romains 2.5). Ils avertissent les croyants aussi bien que les non-croyants de ne pas se laisser séduire par les vaines paroles de ceux qui nient la réalité de la rétribution et de la colère divines à venir. On ne se moque pas de Dieu. Ce que l’homme désobéissant aura semé, il le moissonnera aussi (Galates 6.7 ; Éphésiens 5.6). Comme le Christ, Paul donne des avertissements à la fois explicites et catégoriques : "[Le] Seigneur Jésus apparaîtra du ciel avec les anges de sa puissance, au milieu d’une flamme de feu, pour punir ceux qui ne connaissent pas Dieu et ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus. Ils auront pour châtiment une ruine éternelle, loin de la face du Seigneur et de la gloire de sa force" (2 Thessaloniciens 1. 7-9).
D’après les textes que nous venons d’examiner, il est évident qu’il n’y a pas de contradiction ou d’écart entre les Évangiles de la vie de Jésus-Christ et ce que l’apôtre Paul a prêché et défini dans ses épîtres. De la même manière, Moïse et les prophètes, les auteurs des quatre Évangiles et ceux qui ont contribué à l’écriture du Nouveau Testament sont en parfait accord avec le Christ au sujet de cette « foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes » (Jude 1. 3). Il n’y a qu’un seul Évangile, qui est au-dessus du rédacteur comme du censeur. Il ne doit pas être altéré, adapté ou reconditionné. Toute tentative dans ce sens, quelle qu’en soit la raison ou la motivation, donnera un autre évangile qui ne saurait nullement être qualifié d’évangile (Galates 1. 6, 7). Rejetons toutes les idées folles et dangereuses selon lesquelles nous pouvons améliorer l’Évangile pour le bien de l’Évangile. Tenons-nous parmi cette grande nuée de témoins qui ont, tout au long de l’histoire de l’Église, prêché le Christ crucifié et ressuscité, selon les Écritures.
Les parallèles entre les évangiles et les épitres de Paul (1)
Il ressort clairement du Nouveau Testament qu’il y a un continuité entre ce que Jésus a accompli, ce qu’Il a communiqué à ses disciples, et ce que l'apôtre Paul croyait et prêchait. Cette vérité résiste à l’examen le plus minutieux. En effet, dans l’Évangile, Dieu est Amour. Il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et Il fait pleuvoir sur les justes comme sur les injustes (Matthieu 5. 45). Au temps accompli, Dieu a donné la plus grande preuve d’amour en envoyant son Fils bien-aimé, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais que par son Fils, il ait la vie éternelle (Marc 1. 15 ; Jean 3. 16).
Dans les épitres de Paul, Dieu est Amour. Il n’a pas cessé de rendre témoignage de sa miséricorde ; Il a fait du bien à tous les êtres humains, Il leur a dispensé du Ciel les pluies et les saisons fertiles, leur donnant la nourriture avec abondance et remplissant leur cœur de joie (Actes 14. 17). Au temps marqué, alors même que nous étions encore des pécheurs sans force et des ennemis de Dieu, son Amour a atteint son paroxysme lorsqu’Il a fait don de son Fils, qui est venu mourir pour notre race déchue (Galates 4. 4 ; Romains 5. 6-10).
Les êtres humains sont, dans les Évangiles, méchants et esclaves du péché (Matthieu 7. 11 ; Jean 8. 34). Ce sont de mauvais arbres qui portent de mauvais fruits (Matthieu 7. 17). Ils haïssent la lumière de la révélation de Dieu et ne veulent pas y venir de peur que leurs œuvres mauvaises soient dévoilées (Jean 3 .20). Leur cœur est rempli de mauvaises pensées, de meurtres, d’adultères, de fornications, de vols, de faux témoignages et de calomnies. Même les meilleurs et les plus nobles moralistes ne sont que des sépulcres blanchis pleins d’ossements de morts (Matthieu 23. 27 ; 15. 19).
L'apôtre Paul avance le même acte d’accusation contre notre race déchue : « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3. 23). « Il n’y a point de juste, pas même un seul. Nul ne comprend ni ne cherche Dieu. Tous les hommes se sont tous détournés et sont devenus indignes. Il n’en est aucun qui fasse le bien et la crainte de Dieu n’est pas devant leurs yeux (Romains 3. 10-18). C’est pourquoi la loi ne sert qu’à condamner les êtres humains pour leur péché, écraser les espoirs qu’ils ont bâtis sur leur propre justice. Elle les prive de toute excuse et les rend totalement dépendants de la miséricorde de Dieu (Romains 3. 19).
Dans les Évangiles, tous les incroyants sont déjà jugés par Dieu et sa colère est sur eux (Jean 3. 18, 36). Les Galiléens morts aux mains de Pilate et les 18 personnes sur lesquelles est tombée la tour de Siloé n’ont pas souffert de la sorte parce qu’ils étaient de plus grands pécheurs que les autres hommes. Tous les hommes méritent le même sort, et c’est uniquement la miséricorde divine qui les en préserve. Tous méritent de périr sous la Colère de Dieu et subiront inévitablement cette sentence s’ils ne se repentent pas (Luc 13. 1-5). pour l’apôtre Paul, la colère de Dieu se révèle du Ciel contre toute impiété et toute iniquité des hommes qui retiennent injustement captive la vérité (Romains 1. 18). Ceux qui ont un cœur endurci et impénitent amassent sur eux-mêmes une colère qui sera manifeste le jour du jugement (Romains 2. 5).
La croix est, dans l’Évangile, l’œuvre essentielle et le point culminant de la rédemption. "Il fallait que Jésus-Christ souffre et qu’il entre dans sa gloire" (Luc 24. 26). Il a donc enseigné à ses disciples qu’il fallait qu’Il se rende à Jérusalem, qu’Il souffre beaucoup de choses, qu’Il soit mis à mort et ressuscite le troisième jour (Matthieu 16. 21). À Gethsémané et à Golgotha, Jésus révéla que ses souffrances ne se limitaient pas aux seuls mauvais traitements infligés par les hommes ou par des démons. Gethsémané est le jardin où Jésus a prié et a été capturé la nuit avant sa crucifixion, et Golgotha l’emplacement de la croix et de sa crucifixion. Sur la croix, Jésus a entièrement bu la coupe de la colère de Dieu et est mort abandonné (Luc 22. 42 ; Matthieu 27. 46) .
Tous les épitres de l’apôtre Paul sont marqués par ce thème extraordinaire. Paul a prêché aux êtres humains ce message de la plus haute importance qu’il avait lui-même reçu : "Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; il a été enseveli puis est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures" (1 Corinthiens 15. 3, 4). Paul, prenant appui sur de remarquables et irréfutables preuves, a démontré que le Christ a porté le péché, s’étant fait malédiction pour nous, et est mort sous la colère de Dieu comme victime propitiatoire pour son peuple (2 Corinthiens 5. 21 ; Galates 3. 10-13 ; Romains 3. 23-26). L’apôtre a prêché le Christ crucifié, même si c’était une pierre d’achoppement pour les Juifs et une folie pour les païens (1 Corinthiens 1. 23). Pour l'apôtre Paul, la croix n’était pas un thème secondaire. Elle était tout ; elle le tenait captif et il était constamment contraint par elle (Romains 1. 1 ; 2 Corinthiens 5. 14).
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