(1) Les souffrances de Jésus en allant à la croix
« Là-dessus, Jésus alla avec eux dans un lieu appelé Gethsémané, et Il dit aux disciples : Asseyez-vous ici, pendant que je m'éloignerai pour prier. Il prit avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, et Il commença à éprouver de la tristesse et des angoisses. Il leur dit alors : Mon âme est triste jusqu'à la mort ; restez ici, et veillez avec moi. Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face, et pria ainsi : Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. Et il vint vers les disciples, qu'Il trouva endormis, et Il dit à Pierre : Vous n'avez donc pu veiller une heure avec moi ! Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation ; l'esprit est bien disposé, mais la chair est faible. Jésus s'éloigna une seconde fois, et pria ainsi : Mon Père, s'il n'est pas possible que cette coupe s'éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! Il revint, et les trouva encore endormis ; car leurs yeux étaient appesantis. Il les quitta, et, s'éloignant, Il pria pour la troisième fois, répétant les mêmes paroles. Puis, Il alla vers ses disciples, et leur dit : Vous dormez maintenant, et vous vous reposez ! Voici, l'heure est proche, et le Fils de l'homme est livré aux mains des pécheurs. Levez-vous, allons ; voici, celui qui me livre s'approche » (Matthieu 26. 36-46).
À la lumière de ce passage ci-dessus, nous voyons que la mort de Jésus sur la croix approche. Satan revient à l’assaut et lance une ultime attaque. L’évangéliste Luc avait souligné un point important : « Après l’avoir tenté de toutes ces manières, le diable s’éloigna de lui, jusqu’à un moment favorable » (Luc 4. 13).
Le Diable a été à l’affût durant toute la vie de Jésus-Christ, cherchant à exploiter toutes les occasions favorables. C’est une leçon pour nous. Soyons vigilants. La Parole de Dieu nous exhorte en ces termes : « C'est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté » (Éphésiens 6. 13). Restons donc vigilants. Ne nous relâchons jamais. Ne vivons pas dans l’illusion d’être à l’abri de tout assaut de l’ennemi.
Mais, voici maintenant un autre temps pour Jésus. Il y avait eu le grand temps de sa vie, voici maintenant le temps de sa mort sur la croix. Pour Satan, « le moment favorable » arrive ! Il va mobiliser toutes ses forces pour ébranler, et effrayer si c’est possible, l’Homme parfait qui veut demeurer obéissant à son Père céleste jusqu’au bout. Prenons conscience de l’enjeu. Si le diable était parvenu à détourner Jésus du chemin d’obéissance (la croix), toute l’œuvre de Salut, prévue de toute éternité, aurait été anéantie. Quelle victoire alors pour l’ennemi de nos âmes !
Nous avons ici encore une très grande leçon spirituelle. Il ne suffit pas d’être fidèle à Dieu pendant un temps. Il faut l’être jusqu’au bout. Des défaillances « tardives » ont anéanti certains plans divins pour bon nombre de vies. Considérons quelques textes des Saintes Écritures :
L'apôtre Paul déclare : « J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi » (2 Timothée 4. 7). Combattre, achever, garder !
Jésus dit à l’Église de Smyrne : « Sois fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne de vie » (Apocalypse 2. 10).
Jésus dit à ses disciples : « Mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé (Matthieu 24. 13).
« Et sa maison, c'est nous, pourvu que nous retenions jusqu'à la fin la ferme confiance et l'espérance dont nous nous glorifions » (Hébreux 3. 6).
« Car nous sommes devenus participants de Christ, pourvu que nous retenions fermement jusqu'à la fin l'assurance que nous avions au commencement (Hébreux 3. 14).
Rappelons-nous les paroles de Jésus : « Le prince du monde vient. Il n'a rien en moi » (Jean 14. 30).
Satan n’a pu rien trouver en Christ, dans son être moral, aucun point où il pût L’attaquer, rien pour Le détourner du chemin d’obéissance dans lequel Il s’était engagé.
Souvenons-nous de cette parole prophétique : « C'est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit : Tu n'as voulu ni sacrifice ni offrande, mais, tu m'as formé un corps. Tu n'as agréé ni holocaustes, ni sacrifices pour le péché. Alors j'ai dit : Voici, je viens (dans le rouleau du livre il est question de moi) pour faire, ô Dieu, ta volonté. Après avoir dit d'abord : Tu n'as voulu et tu n'as agréé ni sacrifices ni offrandes, ni holocaustes ni sacrifices pour le péché (ce qu'on offre selon la loi). Il dit ensuite : Voici, je viens pour faire ta volonté. Il abolit ainsi la première chose pour établir la seconde » (Hébreux 10. 5-9).
L’auteur de l’épître aux Hébreux reprend ici les paroles du Psaume 40, les versets 7 à 9 : « Tu ne désires ni sacrifice ni offrande, tu m'as ouvert les oreilles ; tu ne demandes ni holocauste ni victime expiatoire. Alors je dis : Voici, je viens avec le rouleau du livre écrit pour moi. Je veux faire ta volonté, mon Dieu ! Et ta loi est au fond de mon cœur ».
C’est maintenant à Gethsémané que Jésus va donner la preuve de sa détermination à faire toute la volonté de son Père.
Tristesse, angoisse, soumission
Satan vient. Il est là ! Le combat s’engage. Quelle angoisse ! Gethsémané peut se résumer en trois mots : tristesse, angoisse, soumission.
- La tristesse ? « Jésus prit avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, et il commença à éprouver de la tristesse et des angoisses. Il leur dit alors : Mon âme est triste jusqu'à la mort; restez ici, et veillez avec moi » (Matthieu 26. 37-38).
Que représente la mort aux yeux du Seigneur ? Tout d’abord, la faiblesse totale, absolue, de l’homme. La victoire de Satan depuis le jardin d’Éden. Le sommet du pouvoir du diable (voyez Hébreux 2. 14).
Le châtiment du péché.
La juste vengeance de Dieu qui ne pouvait renoncer à aucune exigence de sa Sainteté et de sa Justice. Mais Jésus n’était pas comme le reste des hommes ! Il dit : « Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable » (Jean 8. 29).
Le chemin de la mort, avec tout ce qu’il représente, s’ouvre devant Jésus, à Gethsémané, dans toute son horreur. C’est pourquoi, son âme est triste jusqu’à la mort.
Considérons attentivement les paroles prophétiques, et messianiques, du Psaume 55 versets 5-6 : « Mon cœur tremble au dedans de moi, et les terreurs de la mort me surprennent; la crainte et l'épouvante m'assaillent, et le frisson m'enveloppe ». Les versets 13 à 15 font allusion à la trahison de Judas : « Ce n'est pas un ennemi qui m'outrage, je le supporterais; ce n'est pas mon adversaire qui s'élève contre moi, je me cacherais devant lui. C'est toi, que j'estimais mon égal, toi, mon confident et mon ami! Ensemble nous vivions dans une douce intimité, nous allions avec la foule à la maison de Dieu ! »
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