La Grâce, la Bonté et la Fidélité de Dieu
QU’EST-CE QUE LA GRÂCE ?
Il est nécessaire d'examiner ce que renferme le terme grâce. Son sens premier et principal est celui de « faveur gratuitement accordée » ou de « bonté imméritée ». C'est ainsi que la Parole inspirée de Dieu l'emploie le plus fréquemment et qu'il faut comprendre les paroles du Saint-Esprit que nous aurons à examiner.
Dans les écrits de l'apôtre Paul, la grâce se tient en opposition directe avec toutes sortes ou degrés d'œuvres et de mérite. Nous lisons par exemple : « A celui qui fait une œuvre, le salaire est imputé, non comme une grâce, mais comme une chose due » ; « c'est pourquoi les héritiers le sont par la foi, pour que ce soit par grâce » (Romains 4. 4,16). « C'est par la grâce que vous êtes sauvés... Ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éphésiens 2. 8, 9). « La puissance de Dieu qui nous a sauvés... non à cause de nos œuvres, mais selon son propre dessein, et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus-Christ avant les temps éternels » (2 Timothée 1. 9).
La grâce présuppose l'absence de tout mérite.
Comme, dans son sens premier, le mot « pitié » se réfère à une créature souffrante ; de même la grâce, au sens propre et exact du terme, présuppose toujours l'indignité de celui qui en est l'objet. Ainsi, chaque fois que les enfants de la race déchue d'Adam reçoivent quelque chose de valeur de Dieu, ce doit être par grâce, puisque ceux qui bénéficient de ces bienfaits en sont indignes.
Dès que le plus petit degré de mérite paraît, la grâce cesse de régner et le principe de rétribution entre en jeu. Il est donc impossible d'associer la grâce et la dignité dans le même but. L'une doit par nécessité s'incliner devant l'autre, selon ce verset remarquable de l'Écriture : « Si c'est par grâce, ce n'est plus par les oeuvres; autrement la grâce n'est plus une grâce. Et si c'est par les oeuvres, ce n'est plus une grâce ; autrement l'oeuvre n'est plus une oeuvre » (Romains 11:6).
Le raisonnement de l'apôtre est clair. Tout ce qui résulte d'une œuvre n'a rien à voir avec la grâce et, inversement, ce qui est selon la grâce n'est en aucune manière selon les œuvres. Dans la perspective de Paul, les œuvres méritoires et la grâce sont essentiellement opposées et aussi irréconciliables que la lumière et les ténèbres.
Quand il affirme que les merveilleuses bénédictions du salut découlent de la grâce divine, il invite à examiner qui en sont les bénéficiaires. Non seulement ces gens n’y ont-ils aucun droit, mais ils méritent tout le contraire. Ils se sont attirés une terrible malédiction et sont justement exposés à une ruine éternelle.
LA BONTÉ ET LA FIDÉLITÉ DE DIEU
Psaume 36
Il y a dans ce psaume deux choses dont le psalmiste rappelle l’existence : la bonté et la fidélité de Dieu. Il essaie même de leur donner des dimensions. Il dit au verset 6 : « Ta bonté atteint jusqu’au cieux, ta fidélité jusqu’aux nues ». Et au verset 8, il ajoute : « Combien est précieuse ta bonté ». Nombreux sont les textes des Écritures abordant ce sujet.
Parlant de la Croix, Paul écrit à Tite : « Mais, lorsque la bonté de Dieu notre Sauveur et son amour pour les hommes ont été manifestés, il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa grande miséricorde ». (Tite 3.5).
Sans nul doute, à cause du sacrifice de Jésus, la bonté et la fidélité de Dieu trouvent leur plein épanouissement.
David conclut le psaume 27 par ces mots : « Oh ! si je n’étais pas sûr de voir la bonté de l’Éternel sur la terre des vivants !… Espère en l’Éternel ! Fortifie-toi et que ton cœur s’affermisse ! Espère en l’Éternel ! » (vv.13-14)
Dans ces temps troublés, il est bon de se rappeler ces choses. La Bible dit de Dieu qu’ « il n’est pas loin de chacun de nous, car en lui nous avons la vie, le mouvement, et l’être. (Actes 17.28) Que le Seigneur fasse que ces paroles soient de quelque réconfort à l’un de nos lecteurs.
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