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L'Évangile est une puissance de Dieu pour le Salut de quiconque croit (Romains 1. 16)

Qu’arrivera-t-il à ceux qui n’ont jamais entendu parler de Jésus-Christ ?

24 Novembre 2022 Publié dans #Divers

Il est impossible que des pécheurs qui n’ont pas la foi en Jésus-Christ soient sauvés, car ils sont inexcusables pour leurs péchés (voir Romains 1. 21, 2. 12-16, 10. 13-17).

La Bible est-elle nécessaire pour connaître Dieu ? Il est cependant important que nous reconsidérions cette question sous un nouvel angle puisque les touts-petits enfants, s'il arrive qu'ils décèdent, étant incapables de recevoir l’appel externe du Salut seront néanmoins sauvées. Cette exception pourrait-elle s’appliquer à tout être humain qui n’a jamais entendu l’appel à venir à Jésus-Christ ou est-elle restreinte spécifiquement aux enfants mourants en bas âge et aux personnes ayant un handicap les empêchant de recevoir ou de comprendre l’appel externe du Salut ?

Les non-élus peuvent être appelés par le ministère de la Parole et peuvent être l’objet de quelques actions communes du Saint-Esprit. Cependant, s’ils ne sont pas efficacement attirés par le Père, ils ne voudront pas, et ne pourront pas vraiment venir à Christ, et par conséquent, ils ne pourront pas être sauvés. Il est encore moins possible que ceux qui ne professent pas la religion chrétienne soient sauvés, si assidus soient-ils à conduire leur vie selon la lumière de la nature ou les prescriptions de la religion qu’ils professent.

L’hypothèse de l’universalisme est immédiatement réfutée par ce paragraphe ci-dessus. Le fait que des enfants mourant en bas âge puissent être sauvés ne signifie pas que des pécheurs en âge de raison mourant dans leur rébellion seront sauvés. L’universalisme affirme que tous les êtres humains seront sauvés puisqu’ils ont tous été rachetés par Jésus-Christ : certains se repentent avant leur mort tandis que les autres se repentiront après. Cette théorie, bien qu’elle soit humainement attrayante, est difficilement soutenable bibliquement. Premièrement parce que l’Écriture affirme que l’Enfer sera peuplé (Matthieu 13. 40-43 ; Luc 13. 28-29 ; Apocalypse 21. 8). Ensuite parce que le jugement qui suivra la mort sera basé sur ce qui aura été fait pendant la vie d’une personne (Hébreux 9. 27 ; 2 Corinthiens 5. 10). Finalement parce que l’Écriture exclut explicitement l’offre de la grâce après la mort physique et réserve l’appel à la repentance à ceux qui sont encore vivants (Luc 16. 19-31).

Mais sans que tous les êtres humains soient au bénéfice de la rédemption, certains qui n’ont jamais entendu l’appel externe ne pourraient-ils pas eux aussi bénéficier de l’exception à la règle présentée ci-dessus ? Pour être tenu coupable d’avoir rejeté l’Évangile, ne faut-il pas l’avoir entendu ? Cette logique oublie que des êtres humains ne périssent pas premièrement parce qu’ils refusent de croire en Jésus-Christ, mais parce qu’ils sont pécheurs. Ceux qui n’ont jamais entendu parler de Jésus-Christ sont néanmoins coupables ; ils ne seront pas condamnés pour n’avoir pas cru au Messie, mais parce qu’ils sont transgresseurs de la Loi de Dieu qu’ils connaissent et devant laquelle ils sont sans plaidoyers (Romains 1. 18-21).

L’apôtre Paul fait cette démonstration dans l’Épître aux Romains. Il affirme : « Tous ceux qui ont péché sans la loi périront aussi sans la loi » (Romains 2. 12). Puis il étaye cette affirmation en démontrant que l’absence d’une connaissance de la révélation spéciale (la Loi écrite, les alliances, la promesse du salut en Jésus-Christ) n’excuse nullement les païens puisqu’ils ont suffisamment de lumière par leur conscience pour les rendre inexcusables de leurs péchés, même s’ils n’ont pas suffisamment de lumière pour être conduits au salut.

"Quand les païens, qui n’ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont, eux qui n’ont point la loi, une loi pour eux-mêmes ; ils montrent que l’œuvre de la loi est écrite dans leurs cœurs, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s’accusant ou se défendant tour à tour. C’est ce qui paraîtra au jour où, selon mon Évangile, Dieu jugera par Jésus-Christ les actions secrètes des hommes" (Romains 2. 14-16).

L’offre de l’Évangile n’est pas nécessaire pour que l’être humain soit reconnu coupable, la Loi universelle suffit (Romains 3. 19) : « Or, nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu. » De plus, nous savons que « nul ne sera justifié devant lui par les œuvres de la loi » (Romains 3. 20) ; il ne reste plus que la foi en Jésus-Christ sans laquelle personne ne sera sauvé (Romains 3. 22-26).

La confession appelle ces hommes « d’autres non-élus » qu’elle présente en deux groupes. Le premier groupe est composé de pécheurs qui sont présents dans l’Église visible et la religion chrétienne, ils entendent l’appel externe par le ministère de la Parole sans jamais y répondre (Matthieu 21. 28-32 ; Luc 12. 47), ils professent la foi en Christ sans Le connaître (Matthieu 7. 21-23), ils participent à l’expérience commune du Saint-Esprit sans être régénérés (Hébreux 6. 4-6). Ils sont des « chrétiens inconvertis », des fils du royaume qui iront à la perdition (Matthieu 8. 12) ; ils sont au milieu des croyants, mais n’en font pas partie (1 Jean 2. 19).

Le deuxième groupe est composé de pécheurs qui sont en dehors de l’Église visible et de la religion chrétienne, ils appartiennent à d’autres religions ou à aucune religion et ils ignorent qui est véritablement Jésus-Christ. Ils seront jugés moins sévèrement que ceux du premier groupe (Luc 12. 48), mais même leur plus grand effort à « conduire leur vie selon la lumière de la nature ou les prescriptions de la religion qu’ils professent » n’est pas suffisant pour changer l’ignorance spirituelle qui est en eux et la dureté de leur cœur face au Dieu véritable (Éphésiens 4. 17-18). L’impossibilité pour ces personnes d’être sauvées à moins d’entendre et de répondre à l’appel de l’Évangile indique la responsabilité que les croyants ont envers eux (Ézéchiel 3. 17-19 ; Romains 10. 12-15).

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