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Justice humaine, justice divine
Chez la plupart de nos contemporains, la justice et les magistrats qui la font appliquer suscitent à la fois respect et crainte. Tout un chacun aspire à une justice libre de toute pression où la question de l'impartialité des juges n'est plus à poser, où les citoyens, quels qu'ils soient, sont traités de façon identique.
Au fait... que nous dit la Bible, parole de Vérité, au sujet de nos rapports avec la justice des êtres humains ?
"Le magistrat est serviteur de Dieu pour ton bien, mais si tu fais le mal, crains" (Romains 13 : 4). Mais la Bible traite d'une question bien plus importante. Elle affirme : "Il n'y a pas de différence, car tous ont péché et sont privés de la grâce de Dieu" (Romains 3 : 22-23). Il y a un jour où Dieu jugera par Jésus Christ les secrets de êtres humains" (Romains 2 : 16), et il "rendra à chacun selon ses oeuvres" (Romains 2 : 5).
A ce moment si solennel, toute bouche sera fermée. Aucune présomption d'innocence, aucune échappatoire : une sentence juste et sans appel sera prononcée.
Mais alors, Dieu est-il un Juge inflexible ? Oui, si l'être humain ne se repent pas. Mais celui qui croit à la valeur infinie du sang de Christ reçoit le plein bénéfice d'une grâce parfaite de la part de Dieu. Il est tenu pour entièrement juste face à la sainteté absolue de Dieu (Romains 3 : 4). Jésus le Rédempteur a subi pour les êtres humains le jugement inflexible de Dieu. Prenons au sérieux ces déclarations divines et ne méprisons pas la bonté de ce Dieu qui nous pousse à la repentance (Romains 2 : 4).
La puissance du Saint-Esprit en nous
La crucifixion de Jésus le jour de la Pâques était un évènement historique charnière. Et un peu plus de sept semaines plus tard, un autre tournant décisif avait lieu – le jour de la Pentecôte.
« Lorsque arriva le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble en un même lieu. Tout à coup, il vint du ciel un bruit comme celui d’un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues leur apparurent, qui semblaient de feu et qui se séparaient les unes des autres ; il s’en posa sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis d’Esprit Saint et se mirent à parler en d’autres langues, selon ce que l’Esprit leur donnait d’énoncer » (Actes 2. 1-4).
Pendant Son ministère, Jésus-Christ parla à Ses disciples de la puissance de Son Esprit-Saint dont ils auraient besoin et qu’ils recevraient. En obéissant fidèlement au commandement de Dieu de s'assembler pour Ses fêtes, ils furent prêts à être les bénéficiaires de ce miracle.
Dieu Se servit des prodiges accompagnant cet évènement pour attirer une vaste foule qui entendit Pierre prêcher un puissant sermon : « Que toute la maison d’Israël le sache donc bien : Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous avez crucifié ! Après avoir entendu cela, ils eurent le cœur transpercé, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres : Frères, que devons-nous faire ? Pierre leur dit : Changez radicalement ; que chacun de vous reçoive le baptême au nom de Jésus–Christ pour le pardon de ses péchés, et vous recevrez le don de l’Esprit saint…
Ceux qui accueillirent sa parole reçurent le baptême ; en ce jour-là, environ trois mille personnes furent ajoutées » (Actes 2. 36-38, 41).
La puissance du Saint-Esprit :
Même après avoir décidé de nous repentir et de nous détourner du péché, nous réalisons que nous avons besoin d’une aide supplémentaire. Et cette aide vient du Saint-Esprit. C’est par la puissance du Saint-Esprit que nos esprits peuvent être renouvelés et nos vies transformées (Romains 12. 2). Le Saint-Esprit permet aux lois parfaites de Dieu d’être inscrites dans nos cœurs et dans nos esprits (Hébreux 8:10).
« … l’amour de Dieu a été répandu dans notre cœur par l’Esprit saint qui nous a été donné » (Romains 5. 5).
Plus loin dans l'Épître aux Romains, Paul montre que cet amour accomplit tous les commandements, car en fait les Dix Commandements définissent comment aimer notre prochain et aimer Dieu comme Il veut être aimé (Romains 13. 8-10).
Et au-delà de tout cela, avoir le Saint-Esprit fait de nous des enfants de Dieu, éligibles pour hériter de toutes choses (Romains 8. 16-17 ; Hébreux 2. 8-10).
Qui est appelé dans l’Église maintenant ?
Même si Dieu appela 3000 personnes dans Son Église le jour de sa fondation (Actes 2. 14-41), la croissance de celle-ci n'allait pas toujours être aussi spectaculaire. En fait, Dieu déclare qu'il n'allait s'agir que d'un petit troupeau représentant les prémices de Sa récolte (Luc 12. 32 ; Jacques 1. 18).
Seules ces personnes que Dieu le Père appelle peuvent faire partie de Son Église maintenant (Jean 6. 44). Mais cela ne veut pas dire que l'immense majorité des êtres humains soit perdue pour toujours. Car Dieu a un plan pour appeler chaque personne qui veut bien croire en Jésus-christ.
Quel est le rôle de l’Église dans le plan de salut ?
Les membres qui sont appelés maintenant dans l’Église de Dieu ne sont pas seulement appelés pour recevoir personnellement le salut. L’Église de Dieu a une tâche à accomplir; elle doit prêcher la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu et aider les membres à se préparer à servir dans ce Royaume (Matthieu 24. 14 ; 28. 19-20). Ainsi les membres de l’Église ne sont pas seulement les prémices du Royaume, mais aussi des ouvriers se préparant pour la saison de la grande moisson.
Le pouvoir du Sang précieux de Jésus-Christ
Là où le sang de Jésus est honoré, le Saint-Esprit se manifeste puissamment. On en revient encore à la loi de l’honneur, qui est une loi très importante dans le Royaume de Dieu. Honorer le sang de Jésus-Christ, c’est reconnaître la valeur de ce sang pour nous et agir en accord avec la révélation que l’on a de l’importance et de la puissance du sang de Jésus.
Le Saint-Esprit et le sang de Jésus travaillent main dans la main. Le sang de Jésus accélère la manifestation de la gloire de Dieu dans nos vies.
1) Rachetés par le sang précieux de Jésus-Christ :
"Sachant que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache, prédestiné avant la fondation du monde, et manifesté à la fin des temps, à cause de vous, qui par lui croyez en Dieu, lequel l’a ressuscité des morts et lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance reposent sur Dieu" (1 Pierre 1. 18-20).
Nous avons été rachetés par le sang précieux de Jésus-Christ. Le sang de Jésus est d’une valeur inestimable. C'est le sang qui nous a rachetés et qui nous a libéré de toute condamnation. C'est le sang qui a une valeur infinie et une portée éternelle. C'est le sang qui ne perdra jamais sa valeur. Un sang précieux. Le sang de l’Agneau de Dieu - ou plutôt que Dieu s’est choisi. Le sang de Jésus-Christ, Rois des rois et Seigneur des Seigneurs.
Jésus, qui fut cloué sur la croix, est le sacrifice parfait, sans tâches, ni rides pour notre salut. Et Son sang précieux est capable de communiquer cette même dimension de perfection à tous ceux qui placent leur confiance en Jésus. C’est extraordinaire. "Par une offrande unique, en effet, il a rendu parfaits pour toujours ceux qu’il purifie du péché" (Hébreux 10. 14).
Oui, le sang de Jésus est précieux parce que c’est par Lui que nous avons été rachetés. Le sang de Jésus, c’est le « prix » que Dieu a payé pour le rachat de nos âmes.
2) Le sang de Jésus a le pouvoir de nous purifier de tout péché :
Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché (1 Jean 1. 7). Sous la loi, le sang des boucs couvrait les péchés, mais ne pouvait pas effacer les péchés. C’est merveilleux de savoir que le sang de Jésus enlève et efface les péchés. Le sang de Jésus nous purifie de tout type de péché et nous qualifie pour la gloire de Dieu.
3) Le sang de Jésus a le pouvoir de nous assurer la paix :
Le sang que Christ a versé à la croix a apaisé le cœur de Dieu à notre endroit. Nos péchés ont été pardonnés, Dieu nous en a séparés. Et aujourd’hui, tout vrai croyant en Christ expérimente la paix : paix avec lui-même (plus de culpabilité), et paix avec Dieu (plus de condamnation). C’est extraordinaire ! "Dieu a voulu par Jésus réconcilier tout avec Lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par Lui, par le sang de sa croix" (Colossiens 1. 20).
4) Le sang de Jésus a le pouvoir de nous réconcilier avec Dieu :
Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ (Éphésiens 2. 13). C’est par ce sang précieux que nous avons été réconciliés avec Dieu. Dieu n’est plus en colère contre nous qui sommes ses enfants. Désormais, Son désir, c’est de nous envelopper de Son Amour infini. Dieu veut que nous puissions communier continuellement avec Lui et que nous soyons transformés jour après jour, de gloire en gloire, en Son image, à l'image de son Fils Jésus.
5) Le sang de Jésus est puissant pour nous assurer la Victoire :
Ils l’ont vaincu à cause du sang de l’agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort. (Apocalypse 12. 11). Nous sommes victorieux par le sang de Jésus, mais cela ne fonctionne pas automatiquement. Pour expérimenter cette victoire, nous sommes appelés à vivre la victoire que Jésus a remporté pour nous à la croix et à relâcher notre foi par nos paroles, en déclarant ce que le sang de Jésus a accompli pour nous.
6) Le sang de Jésus est au cœur même de l’Évangile :
C’est par le sang de Jésus que nous avons été arrachés de la main de Satan. A cause du sang de Jésus, Satan a perdu tout pouvoir sur nos vies. Le sang de Jésus a annulé toutes les réclamations sataniques à notre endroit. C’est par le sang de Jésus que nous goûtons à la victoire sur Satan et à la liberté en Jésus.
Nous sommes passés du règne des ténèbres à celui de la lumière; de la mort à la vie. C’est le sang de Jésus qui nous a rapprochés du Père. C’est par le sang de Jésus que la Nouvelle Alliance a été scellée – une alliance par laquelle Dieu s’est engagé à donner gratuitement Sa Justice et à faire grâce à tous ceux qui mettent leur confiance en Christ et dans ce qu’Il a fait à la croix.
Le sang de Jésus nous qualifie pour les bénédictions célestes, pour la faveur et la gloire de Dieu. Le sang de Jésus nous qualifie pour la présence permanente et manifeste de Dieu. Le sang de Jésus nous communique la vie éternelle dès ici-bas et qualifie ceux qui croient pour la résurrection lors du Retour de Jésus.
Le sang de Jésus est tout simplement précieux. Que chacun de nous ait une révélation profonde sur la puissance du sang de Jésus et prenne à cœur de déclarer tous les jours ce que le sang a accompli pour lui, afin de goûter aux bénédictions qui s’attachent au sang de Jésus, au Nom de Jésus.
Définition biblique du péché
Qu’est ce que le péché ? En hébreu, péché signifie : Transgression, rébellion, fraude ; en grec, ça signifie : Violation de la loi divine qui est une loi de vie, faire ce qui est mal, rater le but de Dieu dans nos vies. Quand nous sortons de la voie de Dieu, nous rentrons dans la voie de Satan, de la mort éternelle.
Remarquons que pour nous tenir dans le but de Dieu, il est d’abord nécessaire de commencer par connaître Dieu et entretenir une relation vivante et personnelle avec Lui : il faut connaître sa Parole, les principes et les lois de son royaume, puis les appliquer dans notre vie quotidienne.
Retenons donc bien cette définition du péché : Violation de la loi divine qui est une loi de vie. La loi de Dieu nous donne la vie, elle nous permet de demeurer en elle, c’est normal puisqu’en Dieu, nous trouvons l’origine et la source de la vie. Dieu Lui-même est la Vie et le Créateur. Nous savons que la loi du péché entraîne et condamne à la mort éternelle, la mort physique en est une conséquence. Nous avons donné ici une définition réelle du péché mais qui reste superficielle.
Maintenant, découvrons l’ampleur du péché, sa gravité, ses conséquences dans nos vies, avec le regard de Dieu, selon sa Parole.
« Le salaire du péché c’est la mort » (Romains 6 : 23a). Le mot salaire signifie : Rémunération du péché, d’un service, la rétribution, les honoraires, dû pour un travail, somme d’argent payable par un employeur à un salarié en contrepartie d’un travail. Le salaire que nous recevons c’est la mort éternelle. En péchant, nous mettons notre énergie au service d’un maître (Satan, le diable), consciemment ou inconsciemment.
D’autre part, comme nous enfreignons la loi de Dieu, nous devenons coupables, justiciables. Nous devenons des créanciers envers Dieu. Le péché ouvre une dette dans nos vies, vis-à-vis de Dieu. Cette dette est de nature spirituelle puisque nous violons la loi divine qui est spirituelle. Le rachat ne peut s’opérer que par une rançon spirituelle.
Pécher entraîne dans la mort spirituelle et éternelle, c'est-à-dire se séparer et d'être coupé éternellement de Dieu, l’auteur de la vie. Le péché nous met au service de Satan, du diable.
En Dieu, tout est vie ; une vie jaillissante qui se renouvelle constamment et se communique. Elle ne baisse jamais d’intensité, de créativité. De même, en Dieu tout est lumière. Nous comprenons rapidement que, dans cette ambiance, la mort fuit devant Dieu, elle ne peut résister dans sa présence. Ce n’est pas Dieu qui repousse la mort mais c'est bien la mort qui ne peut se tenir dans la présence de Dieu.
Par le péché, les êtres humains perdent la vie. Pourtant nous avons été créés à l’image de Dieu. Le souffle de la vie de Dieu est en nous. Dieu est le Dieu de la vie, l’origine de toutes vies et Il ne peut que donner la vie. Dieu est notre Créateur, c’est pourquoi nous sommes des êtres vivants avec la Vie de Dieu en nous par son Esprit Saint.
Mais puisque à cause du péché, les êtres humains sont morts spirituellement, ils sont dans l’incapacité de satisfaire les obligations de la loi de Dieu. Alors il s’avère nécessaire que Quelqu’un d’autre (Jésus-Christ qui est le Fils de Dieu et l'Agneau de Dieu) agisse à leur place, pour satisfaire cette loi. Pour deux raisons : 1) Afin que la Justice de Dieu soit satisfaite. 2) Afin que nous retrouvions la vie, car nous avons été créé pour vivre.
Selon la loi, la mort est la conséquence du péché. Afin d’obtenir le pardon et l’expiation, il devient donc indispensable de sacrifier la vie d’un substitut, volontaire, sans péché, de même nature que nous êtres humains et que son sang pur coule. « Sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon » (Hébreux 9 : 22).
Effusion signifie : Action de répandre un liquide, action de faire couler le sang par un acte de violence, être tué avec violence. Sans effusion de sang sur l'autel ou de sang qui coule sur l’autel, c'est-à-dire offert en sacrifice, il n'y a pas de pardon. Rendons gloire à Dieu qui nous a offert en sacrifice parfait son Fils Jésus-Christ « en qui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés » (Colossiens 1 : 14).
Venir à Jésus-Christ et demeurer en Lui (2)
Demeurer en Jésus est le seul moyen d'avoir le repos en Lui. Serait-ce encore l'espérance d'un héritage glorieux, d'une demeure éternelle dans la présence de l’Être infini ? S'y préparer vraiment et en goûter déjà les prémices bénies dans cette vie, cela est réservé à ceux qui demeurent en Jésus et à eux seuls.
En vérité, toutes les raisons qui vous ont amené à venir vous crient, avec mille fois plus de force encore : « Demeurez en Lui ».
Vous avez bien fait de venir ; vous ferez mieux encore de demeurer. Qui pourrait, après avoir cherché le palais du Roi, se contenter de rester à la porte, alors qu'il est invité à habiter dans la présence du Roi et à partager toute la gloire de l'existence royale ?
Oh ! Entrons, demeurons et jouissons pleinement de toutes les richesses que son merveilleux amour a préparées pour nous.
Je crains fort que beaucoup de ceux qui sont véritablement venus à Jésus soient dans la triste obligation de reconnaître qu'ils ne connaissent pas grand-chose de cette habitation bénie en Lui.
La raison est, entre autres, qu'ils n'ont jamais vraiment compris quel était le sens de l'appel du Sauveur.
Pour d'autres, quoiqu'ils aient entendu les paroles, ils n'ont pas su que cette communion permanente était possible et à leur portée. D'autres diront qu'ils ont bien cru qu'une telle vie était possible et qu'ils l'ont recherchée mais que, cependant, ils n'ont pas réussi à découvrir comment l'atteindre. Et d'autres encore confesseront, hélas ! Que c'est leur propre incrédulité qui les a empêchés de jouir de cette bénédiction.,Alors que le Sauveur les aurait gardés, eux-mêmes n'étaient pas prêts à demeurer ; ils n'étaient pas préparés à tout abandonner pour habiter en Jésus et en lui seul, toujours et pleinement.
C'est à eux tous et au Nom de Jésus, leur Rédempteur et le mien, que je viens maintenant apporter ce message béni : « Demeurez en moi ». En son Nom, je les invite à venir méditer avec moi, pendant un certain temps, sur ce qu'il signifie, ce qu'il enseigne, ce qu'il demande, ce qu'il promet.
Je sais combien de questions peuvent se poser à ce sujet et comme elles sont difficiles à résoudre pour de nouveaux croyants.
Il y a, entre autres, cette question qui se présente sous divers aspects : est-il possible de se maintenir, ou au moins d'être maintenu dans cette communion permanente, au sein d'occupations pénibles et de distractions continuelles ? Je n'entreprendrai pas de résoudre toutes les difficultés. Seul Jésus Lui-même le fera, par son Saint-Esprit. Mais ce que je ferai volontiers, si Dieu me le permet dans sa grâce, c'est de répéter jour après jour le commandement béni du Maître « Demeurez en moi », jusqu'à ce qu'il pénètre dans les cœurs et y trouve une place telle qu'on ne puisse plus jamais l'oublier ou le négliger.
J'aimerais méditer avec vous à la lumière des Écritures sur tout ce qu'il signifie, jusqu'à ce que s'ouvre votre compréhension, cette porte du cœur, et que vous puissiez commencer à saisir, dans ce commandement, ce qu'il propose et ce qu'il attend de nous. Ainsi nous découvrirons le moyen d'en prendre possession, nous apprendrons à discerner ce qui nous en empêche et aussi ce qui peut nous aider à le réaliser. Nous deviendrons ainsi sensibles à son appel et il nous faudra bien admettre qu'il ne peut y avoir de véritable allégeance à notre Roi sans que nous acceptions simplement, de tout notre cœur, ce commandement-là aussi. Nous contemplerons ainsi la bénédiction qu'il renferme jusqu'à ce que le désir brille en nous et que toutes les énergies de notre volonté soient stimulées pour réclamer et posséder ce bien inestimable.
Venez, mes frères, plaçons-nous chaque jour à ses pieds et méditons cette parole venant de Jésus, les yeux fixés sur Lui seul. Soyons devant Lui dans une confiance paisible, attendant que se fasse entendre sa sainte voix - ce murmure doux et léger plus puissant que le vent fort et violent qui déchire les montagnes - qui insufflera en nous son esprit vivifiant en nous disant « Demeure en moi ». L'âme qui entend réellement Jésus Lui-même prononcer ces paroles reçoit, en même temps que les paroles, la capacité d'accepter et de saisir la bénédiction qu'il nous offre.
Qu'il te plaise, ô Sauveur bien-aimé, de nous parler véritablement ; que chacun de nous entende ta voix bénie. Que le sentiment de notre besoin profond, la foi en ton merveilleux Amour et la vision de la vie merveilleuse de bénédictions que tu te proposes de nous accorder, s'unissent pour nous contraindre à être attentifs et obéissants chaque fois que tu nous dis « Demeurez en moi ». Que de jour en jour soit plus claire et plus totale la réponse de notre cœur : « Sauveur béni, oui, j'habite en toi ».
Venir à Jésus-Christ et demeurer en Lui (1)
« Venez à moi » (Matthieu 11. 28).
« Demeurez en moi » (Jean 15. 4).
C'est à vous qui avez entendu l'appel « Venez à moi » et qui l'avez accepté, que s'adresse une nouvelle invitation : « Demeurez en moi ».
Ce message d'amour vient du même Sauveur. Vous ne vous êtes certainement jamais repentis d'avoir répondu à son appel. Vous avez éprouvé que sa Parole est la vérité, qu'il accomplit toutes ses promesses ; il vous a fait partager les bénédictions et la joie de son Amour.
Ne vous a-t-il pas accueilli avec une extrême tendresse ? Son pardon n'est-il pas total et gratuit, son Amour infiniment doux et précieux ?
Quand vous êtes venu à lui, au début, vous avez eu bien des fois l'occasion de dire : « On ne m'en avait pas annoncé la moitié » (1). Et pourtant, par la suite, vous avez été un peu déçu. A mesure que le temps passait, ce que vous attendiez ne se réalisait pas. Vous perdiez les bénédictions reçues autrefois ; l'amour et la joie éprouvés lors de votre première rencontre avec votre Sauveur, au lieu de s'approfondir, s'estompaient, disparaissaient et vous vous êtes souvent demandé pour quelle raison, ayant un Sauveur si puissant et si aimant, votre expérience du salut n'était pas plus entière.
La réponse est très simple : vous vous êtes éloigné de lui. Toutes les bénédictions qu'il répand sont liées à cet appel : « venez à moi », et ne peuvent être goûtées que dans une étroite communion avec lui. Il se peut que vous ne l'ayez pas bien compris ou que vous ne vous le rappeliez plus très bien, mais son appel signifiait : « Venez à moi afin de rester avec moi ».
Tels étaient en vérité son intention et son but quand il vous a appelé pour la première fois. Il ne désirait pas seulement vous rafraîchir quelques heures, après votre conversion, par la joie de son amour et de sa délivrance, puis vous envoyer errer à nouveau dans la tristesse et le péché. Il vous destinait à quelque chose de meilleur qu'une bénédiction éphémère dont on ne jouit que pendant les moments spécialement consacrés à la prière et qui se dissipe dès qu'on retourne aux obligations dans lesquelles il nous faut bien passer la majeure partie de notre existence.
Non, vraiment. Il avait prévu que vous demeuriez constamment en lui, pour y passer votre vie entière, chacun de vos moments, et accomplir votre travail quotidien tout en jouissant à tout instant d'une communion ininterrompue avec lui.
Voilà ce qu'il veut dire quand, à son premier appel « Venez à moi », il ajoute « Demeurez en moi ». Et la grâce découlant de cette exhortation « Demeurez » eut été tout aussi sérieuse et digne de foi, aussi affectueuse et tendre que la compassion exprimée par cet appel béni « Venez ». Si seulement vous aviez écouté cette seconde parole, elle vous aurait attaché à lui aussi puissamment que la première parole vous avait attiré.
Si grandes qu'aient été les bénédictions reçues en répondant à son appel, tout aussi grandes et même plus encore sont les richesses auxquelles vous auriez eu accès en demeurant. Remarquez que Jésus n'a pas dit : « Venez et demeurez avec moi », mais « demeurez en moi ». La relation ne doit pas seulement être ininterrompue, mais elle doit être intime et complète au plus haut point. Il a ouvert ses bras pour vous presser sur son sein, il a ouvert son cœur pour vous y accueillir, il a ouvert toute la plénitude de sa vie et de son amour et ce qu'il vous offre, c'est de vous faire pénétrer dans sa communion, de faire que vous et lui vous ne fassiez qu'un.
Il y a une signification profonde, que vous ne pouvez pas encore saisir vraiment, dans ses paroles : « Demeurez en moi ».
Il vous a crié un jour « Venez à moi » et c'est avec non moins d'insistance - l'avez-vous seulement remarqué ? - qu'il supplie maintenant « Demeurez en moi ». Et pour vous inciter à demeurer il va se servir des mêmes motifs qui vous ont poussé à venir.
Est-ce la peur du péché et de ses conséquences qui vous a d'abord pressé ? Le pardon que vous avez reçu quand vous êtes venu alors, et les bénédictions qui en découlent ne recevront leur confirmation et vous n'en jouirez pleinement que si vous demeurez en lui.
Est-ce l'aspiration à connaître et expérimenter l'amour infini qui vous a motivé ? Votre venue ne vous a permis d'en savourer que quelques gouttes. Ce n'est qu'en « demeurant » que vous pourrez apaiser la soif de votre âme et boire aux fleuves de joie qui coulent de sa main droite.
Est-ce parce que vous aspiriez à être délivré de l'esclavage du péché, à devenir pur et saint et à trouver ainsi le repos, le repos de Dieu pour votre âme ? Cela aussi ne peut se réaliser que dans la mesure où vous demeurerez en lui.
A SUIVRE...
Comment connaissez-vous Jésus ?
Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est venu du Ciel sur la terre en se faisant homme. Il est né, a vécu trente-trois ans sur la terre en faisant du bien à tous, prouvant de multiples manières qu'il était bien le Messie annoncé par les prophètes. Mais la plupart des gens de son époque l'ont rejeté, et un tribunal inique l'a condamné à mort par crucifixion.
Qu'en est-il aujourd'hui ? Pour certains, ce fut un marginal incompris, pour d'autres, un homme de bien comme d'autres dans l'histoire, héros même de films à succès, à moins que son nom ne suscite indifférence, moquerie ou mépris.
Un jour, Jésus a posé à ses disciples une question fondamentale : “Et vous, qui dites-vous que je suis ?” L'un d'eux a répondu : “Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant” (Matthieu 16. 15, 16). C'est ainsi que les croyants de tous les temps connaissent Jésus Christ. Pour eux, Jésus est véritablement Dieu, venu dans le monde pour ouvrir à l'être humain le Chemin du ciel par son sacrifice expiatoire à la croix. Jésus n'est plus dans le tombeau, mais il est ressuscité et il est retourné auprès de son Père (Marc 16. 6, 19). Ceux qui ont mis leur confiance en Lui savent et éprouvent que Jésus est le Sauveur de leur âme, le guide de leur vie, et attendent qu'Il revienne pour les enlever avec Lui dans le ciel, dans la maison de son Père.
Ne négligeons pas d'accepter Jésus dans notre vie comme seul Seigneur et Sauveur de notre vie. Maintenant la question se pose à nous tous : qui est Jésus pour moi ? Chacun doit y répondre personnellement, c'est une affaire trop importante pour laisser à d'autres le soin d'y réfléchir à notre place. De ma réponse dépend mon avenir éternel.
Méditer la Bible, la Parole de Dieu, jour et nuit
« Heureux l'homme qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel, et qui la médite jour et nuit ! Il est comme un arbre planté près d'un courant d'eau, qui donne son fruit en sa saison, et dont le feuillage ne se flétrit point : tout ce qu'il fait lui réussit » (Psaume 1. 2-3).
Le psalmiste décrit le portrait du fidèle en disant qu’il prend son plaisir en la loi de l’Éternel ; et chaque fidèle du Seigneur Dieu doit y prendre son plaisir. L’obéissance que Dieu nous demande, c’est une obéissance volontaire, l’obéissance du cœur. David a dit lui-même au Seigneur : « Combien j’aime ta loi ! Je la médite tout le jour. Tes paroles sont douces à mon palais, plus que le miel à ma bouche » (Psaume 119. 97, 103).
Trouver son plaisir dans la loi de l’Éternel, dans la Parole de Dieu : Nous qui sommes enfants de Dieu, est-ce que nous avons faim et soif de la Parole de Dieu ? Si c'est le cas, quels sont les indicateurs ? Oui, si nous trouvons le plaisir dans la Parole de Dieu, quels sont les indicateurs ?
ILLUSTRATION :
Imaginons que notre vie soit notre main avec ses cinq doigts. Alors, comment devons nous tenir notre Bible (la Parole de Dieu) dans notre main, c'est à dire, dans toute notre vie ?
1) Nous ne pouvons pas dire que nous trouvons le plaisir dans la Parole de Dieu si nous la tenons avec un doigt.
2) Nous ne pouvons pas dire que nous trouvons le plaisir dans la Parole de Dieu si nous la tenons avec deux doigts. Moindre vent professionnel, familial, ça tombe.
3) Nous ne pouvons pas dire que nous trouvons le plaisir dans la Parole de Dieu si nous la tenons avec trois doigts. Une secousse forte peut la faire tomber.
4) Nous ne pouvons pas dire que nous trouvons le plaisir dans la Parole de Dieu si nous la tenons avec quatre doigts.
5) Nous ne pouvons pas dire que nous trouvons le plaisir dans la Parole de Dieu si nous la tenons avec cinq doigts.
Nous devons la tenir avec toute notre main entière (c'est-à-dire avec la paume de notre main et nos cinq doigts).
SIGNIFICATION :
1.a) Il faut avoir une discipline d’ÉCOUTE : Comment fonctionne notre discipline d'écoute de la Parole de Dieu ?
2.b) Il faut avoir une discipline de LECTURE de la Parole de Dieu, avoir un programme de lecture biblique à notre rythme.
3.c) Il faut avoir une discipline d'ÉTUDE de la Parole de Dieu (que cela soit personnel ou en groupe).
4.d) Il faut avoir une discipline de MÉMORISATION de la Parole de Dieu.
5.e) Il faut avoir une discipline, un programme, un cahier de MÉDITATION de la Parole de Dieu.
Et tout cela s'accompagne avec la MISE EN PRATIQUE de la Parole de Dieu.
Oui, trouver le plaisir dans la Parole de Dieu, c'est avoir un programme ou une discipline d’ÉCOUTE, de LECTURE, d’ÉTUDE, de MÉMORISATION et une vie de MÉDITATION de la Parole de Dieu.
Toute ÉCOUTE sans mise en pratique de la Parole de Dieu ne sert pas à grandes choses.
Toute LECTURE sans obéissance de la Parole de Dieu n'est pas utile à grandes choses. On devient comme les scribes ou les pharisiens
Toute ÉTUDE de la Parole de Dieu sans mise en pratique, on devient aussi comme les scribes ou les pharisiens.
Il faut que l'ÉCOUTE, la LECTURE, l'ÉTUDE et même la MÉMORISATION de la Parole de Dieu engendre sa MISE EN PRATIQUE. Et il n'y a pas de MÉDITATION de la Parole de Dieu s'il n'y a pas sa MISE EN PRATIQUE.
Alors, devons-nous seulement méditer la Bible, la Parole de Dieu, quand nous ne sommes pas occupés ? Devons-nous sauter des jours de méditation de la Parole de Dieu ? Devons-nous seulement la méditer quand tout va bien ou bien seulement quand nous traversons des épreuves ? Devons-nous la méditer seulement le jour et dormir la nuit ? Est-ce que c'est ça ? NON !!! Ce n'est pas ça !
Nous devons méditer la Parole de Dieu "jour et nuit". Qu'est-ce que cela veut dire ? Il s’agit de ruminer la Parole de Dieu, de s'imprégner dans la Parole de Dieu ; et le texte que nous avons lu, saisi et compris, nous la laissons impacter nos décisions et tout ce que nous ferons durant la journée. En méditant la nuit, nous devons laisser ce que nous avons étudié nous bercer lorsque nous voulons dormir et durant notre sommeil.
LES CARACTÉRISTIQUES DE CELUI QUI MÉDITE LA PAROLE DE DIEU JOUR ET NUIT :
Si c'est de cette manière que nous agissons, il y aura des preuves : Nous serons pour les autres un abri pour les encourager, nous serons pour eux des sources d'approvisionnements quand ils ont faim de la Parole de Dieu. Tout ce que nous faisons réussit pour la gloire de Dieu. Notre présence mettra même mal à l'aise les méchants, ceux qui ne connaissent pas encore Jésus.
Celui qui médite la Parole de Dieu jour et nuit est comme un arbre planté près d'un courant d'eau, qui donne son fruit en sa saison ; le feuillage ne se flétrit point quelques soient les épreuves que nous subissons. Le feuillage est toujours vert. Oui, quelque soit la saison, quelque soit le vent, le feuillage est vert. Et quand les gens viennent à la saison, le fruit est là.
En cela, nous devenons des personnes heureuses dans la vie. C'est là que l'on reconnaîtra que l'on est des disciples de Jésus qui ne vivent que pour la Gloire de Dieu. Si notre plaisir est dans la Parole de Dieu que nous avons en nous par l'ÉCOUTE, la LECTURE, l'ÉTUDE, la MÉMORISATION, la MÉDITATION et sa MISE EN PRATIQUE, la Parole de Dieu va couler en nous et nous pourrons soutenir par elle les gens qui viennent nous demander des conseils.
Celui qui médite la Parole de Dieu jour et nuit est comparé à un arbre vigoureux et chargé de fruits. Et les eaux courantes qui entretiennent la vie et la fertilité des arbres plantés sur leurs bords représentent pour lui la grâce de Dieu, sa bénédiction et sa protection. Le fruit de l'Esprit Saint que celui qui s'attache à la Parole de Dieu doit porter, nous est indiqué dans Galates 5. 22-25. Il le porte en sa saison, c’est-à-dire dans le temps où on l’attend de lui, bien différent du figuier stérile sur lequel notre Seigneur ne trouva que des feuilles (Matthieu 21. 19). Son feuillage ne se flétrit point. Au milieu de tous les événements heureux ou bien malheureux qui se succèdent dans la vie, il trouve dans la grâce de Dieu une force qui se renouvelle sans cesse. Tout ce qu’il fait, Dieu le fait prospérer.
Cet article est un extrait de la prédication du Pasteur Emmanuel TODJO, invité à l'église où je suis, le dimanche 27 mai 2018. CLIQUEZ ICI pour écouter la prédication ; et à propos cet article, c'est de la 19ième minute à la 27ième minute.
La carte d'identité du croyant en Jésus-Christ (2)
"Vous êtes de lui (Dieu) dans le Christ Jésus, qui nous a été fait sagesse de la part de Dieu, et justice, et sainteté, et rédemption, afin que, comme il est écrit, “celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur" (1 Corinthiens 1. 30, 31).
Quatrième élément d’identité : unis à Jésus Christ par sa sainteté
Pour Dieu, dès notre conversion, nous sommes saints, puisque nous sommes sanctifiés par l’œuvre de Jésus Christ, car, par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés (Hébreux 10. 14).
Nous sommes même participants de la nature divine (2 Pierre 1. 4) et Paul, dirigé par l’Esprit Saint, désigne les croyants de Corinthe comme des sanctifiés dans le Christ Jésus, saints par appel, c’est-à-dire mis à part par l’appel de Dieu (1 Corinthiens 1. 2).
Le croyant est ainsi apte à être enlevé au Ciel à tout moment. Néanmoins, sa marche sur la terre n’est pas exempte de péchés. Il est donc appelé à se sanctifier lui-même : "Comme celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite" (1 Pierre 1. 15).
La sanctification du croyant durera toute sa vie, comme un lent processus de maturation, avec des progrès mais aussi des rechutes. Il ne se décourage pas, car il sait qu’il ne parviendra à un parfait état de sainteté que dans le futur.
C’est encore le Seigneur Jésus qui va nous aider, nous donner les ressources et les forces nécessaires.
Rappelons-nous d’abord que nous suivons un Christ vainqueur : "Ayez bon courage, moi j’ai vaincu le monde (Jean 16. 33) et donc, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés (Romains 8. 37).
Il nous a dit : "Je suis avec vous tous les jours" (Matthieu 28. 20). Et puis, il nous a aussi donné son Esprit.
Marchons donc par l’Esprit pour ne plus obéir aux désirs de notre ancienne nature (Galates 5. 16). Jésus nous a donné sa Parole : Sanctifie-les par la vérité : ta Parole est la vérité (Jean 17. 17). Mais il faut parfois des épreuves, des circonstances plus ou moins pénibles pour « participer à sa sainteté » (Hébreux 12. 10).
Alors n’oublions pas la prière par laquelle nous pouvons tout demander au nom de Jésus Christ (Jean 14. 13,14); demandons-lui de vivre dans la sainteté de Christ.
"Vous êtes de lui (Dieu) dans le Christ Jésus, qui nous a été fait sagesse de la part de Dieu, et justice, et sainteté, et rédemption, afin que, comme il est écrit, “celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur." (1 Corinthiens 1. 30, 31).
Cinquième élément d’identité : unis à Jésus Christ par sa rédemption
Le terme « rédemption » veut dire «rachat au prix d’une rançon, suivi d’une délivrance». Nous étions perdus par nos péchés et Jésus Christ nous a rachetés.
Il a payé pour cela une rançon précieuse, son propre sang : "Vous avez été rachetés… par le sang précieux de Christ" (1 Pierre 1. 18, 19). Ainsi l’aboutissement de notre foi en Jésus Christ, c’est une délivrance, le salut de notre âme (lire 1 Pierre 1. 8,9).
Mais, Jésus Christ a aussi racheté notre corps. Et cet aspect de la rédemption est envisagé par l’apôtre, car certains croyants de Corinthe pensaient que leur corps n’avait aucune valeur pour Dieu.
Or nous attendons la délivrance (ou rédemption) de notre corps (Romains 8. 23). Ce n’est pas une espérance floue ou lointaine, mais une chose qui va se réaliser d’un instant à l’autre, au moment où le Seigneur Jésus enlèvera au ciel tous ses rachetés (les morts, puis les vivants). Alors, nous serons tous changés en incorruptibilité et en immortalité (1 Corinthiens 15. 52, 53).
Notre corps, nouveau, notre âme et notre esprit seront harmonieusement unis en gloire.
Nous devons vivre cette espérance par la foi aussi, car elle repose (comme notre salut) sur les affirmations du Seigneur Jésus : "Je vais vous préparer une place… je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi" (Jean 14. 2, 3). Et plus loin: "Père, je veux, quant à ceux que tu m’as donnés, que là où je suis, moi, ils y soient aussi avec moi, afin qu’ils contemplent ma gloire, que tu m’as donnée" (Jean 17. 24). "Christ… avec son propre sang… a obtenu une rédemption éternelle" (Hébreux 9. 11,12).
C’est le couronnement de son œuvre accomplie pour chaque croyant et pour l’éternité.
Ayant donc reçu de Jésus Christ notre toute nouvelle identité - enfant de Dieu, sagesse dans sa croix, justice, sainteté, rédemption - nous pouvons bien Lui donner gloire.
La carte d'identité du croyant en Jésus-Christ (1)
Vous êtes de lui (Dieu) dans le Christ Jésus, qui nous a été fait sagesse de la part de Dieu, et justice, et sainteté, et rédemption, afin que, comme il est écrit, “celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur. (1 Corinthiens 1. 30, 31).
Quand Paul écrit sa première lettre à l’assemblée de Corinthe, il sait que ces croyants ont beaucoup de problèmes. En particulier, l’apôtre perçoit qu’ils ne savent plus trop ce qu’ils sont depuis qu’ils ont reçu la vie nouvelle en Jésus Christ.
Il va donc chercher à les affermir dans leur identité de croyants tout au long de cette lettre. Il le fait ici au verset 30 d’une façon magistrale, conduit par le Saint Esprit. Comme sur une carte d’identité qui comporte plusieurs données qui caractérisent une personne, il présente les éléments caractéristiques du croyant.
Premier élément d’identité : uni à Jésus Christ comme enfant de Dieu
Dieu, avec le regard d’un père, voit les croyants unis à son Fils : "Je monte vers mon Père et votre Père a dit Jésus le jour de sa résurrection" (Jean 20. 17).
Dieu voulait de nombreux fils dans la gloire (Hébreux 2. 10) et à tous ceux qui ont cru en Jésus Christ, Il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu (Jean 1. 12).
Le Seigneur Lui-même nous donne la mesure infinie et divine de l’Amour du Père : "Tu les as aimés comme tu m’as aimé" (Jean 17. 23).
Chaque croyant en Jésus peut dire à Dieu : "Abba, Père" (Galates 4. 6). Dans sa grâce souveraine, Dieu a voulu nous adopter pour Lui par Jésus Christ (Éphésiens 1. 5), et même nous faire participer de la nature divine (2 Pierre 1. 4).
Puisque tous les croyants sont enfants de Dieu, il y a forcément entre eux des liens de famille fondés sur l’Amour de Dieu : "Voyez de quel amour le Père nous a fait don, que nous soyons appelés enfants de Dieu" (1 Jean 3. 1).
Conscients de cette dignité d’enfant de Dieu, nous ne pouvons pas nous conduire n’importe comment dans le monde. Nous désirons honorer et glorifier notre Père comme des témoins qui portent les caractères que Christ nous a communiqués.
"Vous êtes de lui (Dieu) dans le Christ Jésus, qui nous a été fait sagesse de la part de Dieu, et justice, et sainteté, et rédemption, afin que, comme il est écrit : celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur" (1 Corinthiens 1. 30, 31).
Deuxième élément d’identité : unis à Jésus Christ par la sagesse de Dieu
Les habitants de la ville de Corinthe étaient imprégnés de philosophie. Celle-ci cherche à connaître la réalité des choses en utilisant la raison seule; elle est l’amour de la sagesse humaine. L’être humain a reçu le souffle de Dieu (Genèse 2. 7) et, au fond de lui-même, il a le désir de connaître son Créateur, malgré son état de pécheur.
Les croyants corinthiens pensaient sans doute qu’en faisant appel à leur raison ils comprendraient mieux ce que Dieu voulait. Mais Dieu ne peut pas être connu à travers une raison humaine forcément limitée : "Le monde, par le moyen de la sagesse, n’a pas connu Dieu (1 Corinthiens 1. 21).
Il faut donc renoncer à ce chemin-là pour connaître Dieu. D’ailleurs, parmi les croyants de Corinthe, il n’y avait pas beaucoup de sages (1 Corinthiens 1. 26), c’est-à-dire pas beaucoup de personnes capables d’approfondir un raisonnement logique. Alors, Dieu allait-il rester plus ou moins inconnu d’eux ?
Non, Dieu s’est fait connaître à l’être humain pécheur par la croix de Jésus Christ, son Fils. C’est là sa sagesse. Bien sûr, pour la raison humaine, pour les intelligents (1 Corinthiens 1. 1).
C’est une folie. Comment admettre que la mort de quelqu’un, condamné à un supplice réservé aux esclaves, puisse sauver des hommes ? Pourtant, c’est bien le seul moyen que Dieu donne à l’homme pour s’approcher de lui et le connaître comme le Père. Jésus est le chemin, la vérité et la vie (Jean 14. 6).
Pour le croyant, la croix de Christ est donc la sagesse de Dieu qui le sauve. Mais elle lui communique aussi la puissance qui l’amène dans la révélation des pensées de Dieu (1 Corinthiens 1. 24). En effet, le croyant est sauvé par la croix; il est aussi définitivement marqué par la croix (voir Ga 6:14).
Là, son ancienne manière de vivre est crucifiée avec Christ. Une vie nouvelle de ressuscité commence pour lui, animée par la puissance du Saint Esprit qui le met directement en relation avec les pensées de Dieu.
La croix place le croyant sur un terrain de résurrection et de vie nouvelle en Christ (lire 2 Corinthiens 4:10).
Vous êtes de lui (Dieu) dans le Christ Jésus, qui nous a été fait sagesse de la part de Dieu, et justice, et sainteté, et rédemption, afin que, comme il est écrit, “celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur. (1 Corinthiens 1. 30, 31).
Troisième élément d’identité: unis à Jésus Christ par sa justice
La Parole déclare qu’il n’y a point de juste, non pas même un seul (Romains 3. 10). Alors, comment le Dieu parfaitement juste peut-il amener dans sa présence des hommes injustes ? Dieu nous appelle à Lui en Christ et Il nous rend (Il nous déclare) justes en Christ (Romains 8. 30).
Celui qui est devenu notre Père en Jésus Christ est aussi le Juge parfait et intransigeant. En nous approchant de Lui, nous l’entendons prononcer cette conclusion incroyable : «non coupable».
Comment peut-il nous déclarer justes ? Parce que Jésus a été identifié au péché de l’homme et traité comme tel sur la croix : "Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous, afin que nous devenions justice de Dieu en lui" (2 Corinthiens 5. 21).
"Nous sommes donc, non seulement délivrés du jugement, mais aussi justifiés, déclarés justes comme Dieu l’exige parce que revêtus de la justice de Christ : il est juste en justifiant celui qui est de la foi de Jésus" (Romains 3. 26).
Ésaïe, le prophète, déclarait déjà cela : "Il m’a couvert de la robe de la justice" (Ésaïe 61. 10).
Notre justice ne dépend donc pas de nos capacités, de notre « ressenti » ou de nos connaissances (même spirituelles), mais d’un acte souverain de Dieu qui nous demande « simplement » d’accepter cela par la foi.
Cette justice nous est donnée dès notre conversion, les deux choses vont ensemble : "Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus" (Romains 8. 1).
Les bonnes œuvres ou une bonne conduite ne nous procurent pas cette justice. La justice est donnée par l’œuvre de Jésus et les œuvres sont, chez le croyant, un fruit qui manifeste cette justice.
Ainsi Paul priait pour que les Philippiens soient remplis du fruit de la justice, qui est par Jésus Christ, à la gloire et à la louange de Dieu (Philippiens 1. 11).
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