divers
Que veut dire Évangeliser ?
On pourrait s’étonner de ce que des chrétiens se posent cette question. A juger par l’accent que des croyants en Jésus mettent sur l’importance primordiale de l’évangélisation, nous pourrions croire que leur opinion est unanime sur sa nature. Mais, en fait, chaque fois qu’on en discute il se manifeste une telle confusion qu’il devient évident que l’accord n’est pas réalisé sur ce point. Une phrase suffit pour révéler l’origine de cette confusion. Elle provient de notre habitude (une habitude très répandue et persistante) de définir l’évangélisation non en fonction du message apporté, mais en fonction de l’effet produit sur les auditeurs.
Évangéliser signifie annoncer, proclamer un message spécifique. On ne peut pas qualifier d’évangélisation l’enseignement de vérités générales au sujet de l’existence de Dieu ou de la loi morale.
Évangéliser, c’est présenter Jésus-Christ, le Fils de Dieu qui s'est fait Homme à un moment donné de l’histoire du monde, afin de sauver des êtres humains perdus. On ne peut donc pas qualifier d’évangélisation la simple présentation de l’enseignement et de l’exemple du Christ sur le plan de l’Histoire.
Évangéliser, c’est présenter Jésus-Christ Lui-même, le Sauveur vivant et le Seigneur qui règne. Évangéliser, c’est présenter Jésus comme le Christ, le Serviteur oint par Dieu, Celui qui accomplit les tâches du ministère qui Lui a été confié ; Celui qui est à la fois Prêtre et Roi. « Jésus-Christ Homme » doit être présenté comme le « seul Médiateur entre Dieu et les hommes » (1 Timothée 2. 5), Celui qui « a souffert une fois pour les péchés, afin de nous amener à Dieu » (1 Pierre 2. 21 ; 3. 18), Celui par qui seul les êtres humains peuvent être amenés à mettre leur confiance en Dieu, selon ce qu'Il dit de Lui-même : « Je suis le chemin, la vérité et la vie : nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14. 6). Jésus doit être proclamé Sauveur, celui qui « est venu dans le monde pour sauver les pécheurs » (Marc 2. 17 ; 1 Timothée 1. 15), et Celui qui « nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous » (Galates 3. 13), Celui qui « nous délivre de la colère à venir » (1 Thessaloniciens 1. 10). Jésus doit aussi être présenté comme étant le Roi : « Car Christ est mort et il a vécu, afin de dominer sur les morts et sur les vivants » (Romains 14. 9). Ainsi, là où ce message spécifique n’est pas présenté il n’y a pas d’évangélisation.
Ensuite, cette définition établit qu’évangéliser signifie présenter ce message spécifique en lui donnant une application spécifique. Selon cette définition, on n’évangélise pas lorsqu’on présente Jésus-Christ comme sujet d’une étude critique et comparative. Évangéliser, selon cette définition, c’est présenter Jésus-Christ en relation avec les besoins des êtres humains dont l’état de pécheurs fait qu’ils sont sous sa Colère comme Juge. Évangéliser, c’est donc leur présenter Jésus-Christ comme leur seul espoir, et dans ce monde et dans le monde à venir. Évangéliser, c’est exhorter des pécheurs à accepter le fait que, sans Christ, ils sont perdus, dans le sens le plus définitif et le plus absolu du mot, et les appeler à accepter Jésus-Christ comme leur Seigneur et Sauveur. Et ce n’est pas tout. Évangéliser signifie aussi adjurer les êtres humains de recevoir Jésus-Christ dans sa totalité (Seigneur, aussi bien que Sauveur) et par conséquent à Le servir comme leur Roi dans la communion de l’Église, l’assemblée de ceux qui l’adorent, témoignent pour Lui, et travaillent pour Lui ici-bas, sur la terre. En d’autres termes, l’Évangile est un appel adressé aux pécheurs de changer de conduite, aussi bien que de croire en Jésus-Christ. Il consiste non seulement en une invitation divine à recevoir Jésus le Sauveur, mais aussi en un ordre divin de se repentir de tout péché. Et là où ces deux applications n’existent pas, on ne peut pas parler d’évangélisation.
L’évangélisation est bien la responsabilité des enfants de Dieu, mais c’est Dieu qui donne la foi. Il est bien vrai que le désir de chaque évangéliste est de voir des conversions, et que notre définition exprime clairement l’idéal qu’il aspire à voir se réaliser dans son propre ministère ; mais ce n’est pas d’après l’efficacité que nous pourrons savoir si oui ou non nous avons évangélisé. Les résultats qui suivent une prédication ne dépendent pas des désirs et des intentions des êtres humains ; ils dépendent de la volonté du Dieu Tout-Puissant.
Alors, comment faut-il définir l’évangélisation ? Selon le Nouveau Testament, l’évangélisation est simplement la prédication de l’Évangile. Elle est une œuvre de communication par laquelle les croyants en Jésus se font les porte-paroles du message de la Grâce de Dieu pour les pécheurs. Celui qui proclame fidèlement ce message, qu’il le fasse dans une grande réunion, dans une petite réunion du haut de la chaire ou dans un entretien personnel ; celui-là évangélise. Puisque le point culminant du message divin est l’appel que Dieu le Créateur adresse au monde pécheur (appel à se repentir et à mettre sa foi en Christ), il s’ensuit que celui qui proclame ce message doit appeler ses auditeurs à se convertir à Jésus. Celui qui ne cherche pas, dans ce sens, à amener des êtres humains à la conversion, n’évangélise pas.
Le plan de Dieu et Satan (2)
2. UN CONFLIT PLANÉTAIRE :
2.a) Satan contre l’être humain :
Si Satan n’a pas une pleine liberté d’action, il peut néanmoins agir librement dans les limites fixées par Dieu : voir Job 1 et 2. Satan connaît la grandeur et la puissance de Dieu, mais il ne connaît pas son parfait Amour ; il est totalement ignorant des ressources de la grâce merveilleuse de Dieu. Ainsi, pas après pas, nous découvrons la Victoire de l’amour sur la haine, la Victoire de Dieu sur Satan.
Au jardin d'Éden, Satan a entendu que la semence de la femme lui briserait la tête (Genèse 3. 15) ; aussi, Satan essaya de détruire cette semence pour anéantir le plan divin. Par exemple c’était Satan qui inspira Athalie : « Et elle se leva et fit périr toute la race royale de la maison de Juda » (2 Chroniques 22. 10), mais Dieu protégea Joas, un petit garçon d’un an, afin que la lignée royale ne s’éteignît pas (2 Chroniques 22. 11-12).
Connaissant la Sainteté divine, Satan essaie de mettre l’être humain dans une position qui appelle le Jugement de Dieu. Il en fut ainsi en Éden, il en est de même dans toute l’histoire de l’être humain, y compris dans l’histoire du peuple d’Israël. C’est Satan qui inspire la violence, l’immoralité, l’idolâtrie. Plus que cela, il désire inciter les êtres humains à l’adoration des créatures et n’y parvient que trop bien : les idoles sont nombreuses et nous savons que derrière les idoles, il y a les démons. Et que dire des cultes ouverts à Satan, etc…
2.b) Satan contre Jésus :
Lorsque Jésus-Christ le Fils de Dieu vint sur la terre, Satan voulut se débarrasser de Lui. Il incita Hérode à tuer tous les enfants de Bethléem, puis Satan s’approcha lui-même de Jésus en essayant de le faire désobéir dans le désert au début de son ministère. Satan essaya plusieurs fois de tuer Jésus par l’intermédiaire des pharisiens et des Juifs fanatiques. Il entra finalement en Judas pour que celui-ci livra Jésus aux principaux sacrificateurs et aux soldats romains (Luc 22. 3). Satan était derrière les chefs religieux et derrière la foule pour qu’on préféra Barabbas le meurtrier à Jésus l’innocent.
Enfin la partie semble gagnée : Jésus fut cloué sur la croix. Satan touche presque au but, il n’y a plus qu’une chose qui rendrait sa victoire complète, la désobéissance de Jésus-Christ : Satan incita la foule à demander à Jésus de descendre de la croix pour qu’Il prouve qu'Il est le Fils de Dieu (Matthieu 27. 40). Jésus ne répond pas, Jésus ne descend pas. Le corps Saint et Pur de Jésus-Christ peut être alors offert à Dieu sans tache : Dieu le Père est glorifié, son Fils Jésus a accompli pleinement sa volonté, Il a marché sur la terre sans commettre le péché, se qualifiant ainsi pour être la Victime de substitution indispensable pour satisfaire la parfaite Justice de Dieu.
C’est alors que se passe ce que jamais Satan n’aurait pu imaginer : Jésus accepte de porter les péchés de sa créature coupable (les êtres humains), Jésus accepte d’être fait péché, devant le Dieu Saint qui n’épargne pas son propre Fils mais le livre pour nous tous. Ce sont les terribles heures d’abandon, ce sont les heures de l’expiation. Ayant enfin subi la juste et sainte Colère de Dieu contre les péchés, Jésus dit : « Tout est accompli » (Jean 19. 30). Il pousse un grand cri et entre en Vainqueur dans le domaine de la mort, rendant impuissant celui qui avait le pouvoir de la mort, le diable, et délivrant tous ceux qui étaient sous son esclavage (Hébreux 2. 14). Dieu montre l’acceptation de cette œuvre en le ressuscitant le troisième jour et en le faisant asseoir à sa droite en attendant qu’il mette tous ses ennemis, y compris Satan, comme son marchepied (Hébreux 1. 11).
2.c) Satan contre les enfants de Dieu :
Satan est jugé (Jean 16. 11), vaincu (Hébreux 2. 14), mais sa condamnation n’est pas encore exécutée : Satan n’est pas encore lié (Apocalypse 20. 2), ni jeté dans l’étang de feu (Apocalypse 20. 10). Mais Satan sait qu’il a un temps limité et aucun moyen n’est trop « coûteux » pour établir son semblant de règne provisoire. Au fond, spirituellement, il n’y a qu’une guerre : la guerre de Satan contre Dieu ; et il n’y a que deux camps : les enfants de Dieu et les enfants du diable. Chaque camp a ses armes et ses ressources, les enfants de Dieu sont du côté de Jésus le Vainqueur, mais ils ne peuvent triompher que dans l’obéissance et la dépendance de Jésus-Christ.
2.d) Les buts de Satan :
Ils sont simples dans le sens qu’ils sont entièrement opposés à ceux de Dieu : contrecarrer les desseins divins en entraînant le plus d’êtres humains possible à la perdition et en faire chuter les croyants en Jésus.
Quant aux moyens employés par Satan pour essayer de tromper les croyants, soulignons-en le mélange subtil de la vérité et de l’erreur, du bon et du mauvais. Oui, connaissant la Sainteté inflexible de Dieu, Satan incite les êtres humains à pécher pour qu’ils déshonorent Dieu et attirent sur eux son juste jugement.
L’opposition systématique de Satan à Dieu l’amène à mettre en place une échelle de valeurs dites « inversées ». Ainsi, dans le royaume des ténèbres, tout ce qui est interdit par le seul Dieu Saint est proclamé bon et louable. Le royaume de Satan a pour fondement le mal qui se traduit sous forme de violence, de corruption et de faux cultes. « Le monde entier est sous la puissance du malin » (1 Jean 5. 19).
C’est dire combien nous enfants de Dieu devons être prudents ; nous sommes en terrain ennemi où tout est miné : nous devons marcher soigneusement, avec circonspection.
Le plan de Dieu et Satan (1)
L’humanité toute entière est actuellement impliquée dans un vaste conflit entre le Christ et Satan, concernant le caractère de Dieu, sa loi et sa souveraineté sur l’Univers. Ce conflit éclata dans le Ciel lorsque Lucifer, un être créé doté de la liberté de choisir, devint par une exaltation de sa personne, Satan, l’ennemi de Dieu, et entraîna dans sa révolte le tiers des anges. Satan introduisit un esprit de rébellion dans ce monde lorsqu’il incita Adam et Ève à pécher. Le péché de l'être humain eut pour conséquence la chute de l'humanité. Au regard de toute la création, ce monde est devenu le théâtre du conflit universel dont, en fin de compte, le seul vrai Dieu d’Amour est déjà Vainqueur. Afin de prêter main-forte à son peuple dans ce conflit, Jésus-Christ vint dans ce monde et accomplit parfaitement l’œuvre de Rédemption pour les êtres humains. Ensuite le Christ envoie le Saint-Esprit pour guider, protéger et soutenir Ses rachetés sur le Chemin du Salut.
1. LE PLAN DE DIEU
1.a) La possibilité de choix :
Dieu n’a pas créé des marionnettes uniquement animées par une force extérieure ; il a créé des êtres capables d’assumer une responsabilité, ayant la possibilité de choisir :
- Lucifer (Satan) a choisi de convoiter la domination universelle : « Tu disais en ton cœur : Je monterai au ciel, j’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu. […] Je serai semblable au Très-Haut. » (Ésaïe 14. 13-14)
- Ève a eu la possibilité, en désobéissant, de prendre du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal (Genèse 3. 6), et elle aurait pu avoir accès au fruit de l’arbre de vie (Genèse 3. 22).
1.b) La non-destruction de Satan après sa révolte :
Dieu n’a pas détruit Satan immédiatement après sa révolte, Il ne l’a pas lié. Dieu lui a même laissé la possibilité d’aller en Éden tenter sa toute dernière création : la femme Ève formée de ses propres mains à partir de la côte d’Adam !
Nous pouvons néanmoins affirmer que la chute de Satan, suivie de la chute de l’être humain, n’a pas pris Dieu au dépourvu. Au jardin d'Éden, Dieu annonce déjà sa défaite et limite son action (Genèse 3. 15).
L’obéissance de Jésus-Christ et l’accomplissement de son œuvre parfaite à la croix ont plus encore honoré Dieu que la chute de l'être humain ne l’avait déshonoré. D’autre part, les résultats de l’œuvre de Jésus-Christ permettent d’introduire l’être humain racheté dans une proximité plus grande que celle que connaissait Adam en Éden. Ainsi le pécheur racheté connaît non seulement la Puissance, la Sagesse et la Justice de Dieu, mais aussi son Amour et sa Grâce. Les enfants de Dieu peuvent dire par l’Esprit Saint : « Abba, Père », manifestant une intimité et une relation qu’Adam ne possédait pas.
Nous sommes là en présence du plan grandiose de Dieu dont nous ne pourrons apprécier la sublime beauté et l’infinie perfection qu’au jour où nous irons au Ciel et où nous connaîtrons à fond comme nous avons été connus (1 Corinthiens 13. 12).
1.c) La non-destruction de Satan après la croix :
Comment comprendre que le Seigneur Jésus ait choisi et supporté Judas pendant trois années auprès de Lui ? Jésus dit à ses disciples : « N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les douze ? Et l’un de vous est un démon ! » (Jean 6. 70)
Comment comprendre que, Jésus ayant déjà vaincu Satan à la croix (Colossiens 2. 15), ce dernier se trouve encore en liberté dans les lieux célestes, capable de séduire, de tuer, de se faire adorer ? : Mystère. Nous devons nous incliner devant le plan divin qui est parfait.
Voici néanmoins quelques éléments de réponse :
• Selon le propos de Dieu, l’Église doit être bâtie dans un contexte d’opposition : « Je bâtirai mon Église, et les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. » (Matthieu 16. 18)
Les enfants de Dieu sont la démonstration publique de la Victoire de Jésus-Christ au milieu de ce monde ennemi. Ils montrent la puissance de l'Amour divin agissant en eux par la prédication de l’Évangile, par l’amour qu’ils ont entre eux et par la patience dans les persécutions.
• C’est la réalisation des prophéties de l’Ancien et du Nouveau Testament. Par exemple, le Seigneur annonce que dans ce monde, il y aura encore des séducteurs, des guerres, des famines, des maladies, des persécutions, etc... (Matthieu 24).
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Vivons dans la dimension céleste de Jésus-Christ (2)
"Ce même jour, sur le soir, Jésus leur dit : Passons à l'autre bord. Après avoir renvoyé la foule, ils l'emmenèrent dans la barque où il se trouvait; il y avait aussi d'autres barques avec lui. Il s'éleva un grand tourbillon, et les flots se jetaient dans la barque, au point qu'elle se remplissait déjà. Et lui, il dormait à la poupe sur le coussin. Ils le réveillèrent, et lui dirent : Maître, ne t'inquiètes-tu pas de ce que nous périssons ? S'étant réveillé, il menaça le vent, et dit à la mer : Silence ! tais-toi ! Et le vent cessa, et il y eut un grand calme. Puis il leur dit : Pourquoi avez-vous ainsi peur ? Comment n'avez-vous point de foi ? Ils furent saisis d'une grande frayeur, et ils se dirent les uns aux autres : Quel est donc celui-ci, à qui obéissent même le vent et la mer ?" (Marc 4. 35-41).
Ce n’est pas normal
Quel est donc Celui-ci à qui obéissent même le vent et la mer ? Ces gens-là accompagnaient Jésus depuis un moment, mais quand Jésus dit à la tempête : Silence ! Tais-toi ! Ils se disent : Ce n’est pas normal qu’un homme commande à la tempête et aux eaux, et les eaux se calment. Ce n’est pas normal !
Un chrétien enfant de Dieu doit interpeller les gens qui l’entourent par sa vie, au point qu’ils disent : "Ce n’est pas normal, il a quelque chose que nous n’avons pas !". Je parle de la puissance du ciel. Mais un enfant de Dieu qui est saint et pur par la puissance du Ciel, c’est quelqu’un qui est en même temps heureux, parce qu’il est sauvé par la Toute-Puissance de Dieu.
Le fruit de la chair
Bien-aimés, la dimension céleste est quelque chose à méditer sérieusement. Nous ne sommes pas de ce monde. Jésus l’a dit : "Vous n’êtes pas de ce monde" (Jean 15. 19). Et, par exemple, quand un enfant de Dieu est dans l’excès de table, il doit se dire qu'il ne vit pas par la dimension céleste. L’excès de table est dû au fait qu'il a peur de manquer, il mange au maximum. Il n’a pas la maîtrise car il n’a pas la certitude absolue qu'il aura toujours la même nourriture à souhait. Or avec notre Dieu, nous devons avoir la certitude que l’on aura toujours de quoi manger, que l’on aura toujours ce qui est bon.
Quand quelqu'un est dans la colère inutile tout le temps, il se dit : Non, ce n’est pas de Dieu ! S'il est attaché aux choses de la terre, à l’argent, à la mode, aux vêtements, il doit se dire : Il y a un problème, le ciel ne transparaît pas à travers moi.
Notre justice
Jésus a dit dans Matthieu 5. 20 : « Si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux ». Les pharisiens avaient une certaine justice, ils essayaient d’appliquer la loi. Et Jésus dit à ses disciples : Vous devez les dépasser en justice.
Si un enfant de Dieu se compare avec un religieux qui essaie de bien se comporter, on doit voir la différence. Car lui, ses péchés finirons par l’attraper dans quelque chose lié à la terre. Mais, pour un enfant de Dieu, il est du Ciel, rien ne peut plus le condamner.
Jésus parlait de Dieu, les pharisiens aussi, ils semblaient même plus rigoureux que Jésus. Quand Jésus guérit un aveugle le jour du sabbat, ils sont contre et disent que ce n’est pas biblique. Ils semblaient rigoureux. Quand Jésus entre chez Zachée, ils disent : Il entre chez un pécheur ! C’est une rigueur du monde, charnelle, humaine.
Sachons que le Seigneur Jésus agit, à travers notre amour, notre patience … par le fruit de l’Esprit (qui se trouve dans Galates 5. 22) : La foi, l’amour, la douceur, la tempérance, la générosité, la fidélité… Nous enfants de Dieu vivons à travers la supériorité infini qu’a le fruit de l’Esprit sur le péché. Ainsi les gens qui nous entourent reconnaitront que nous avons un soutien qui ne vient pas d’ici sur terre, et que nous manifestons le Ciel. Oui, nous enfants de Dieu devons vivre, par le fruit de l’Esprit, la dimension céleste, comme des êtres humains qui ne sont pas du monde. C’est très important.
Vivons dans la dimension céleste de Jésus-Christ (1)
La dimension céleste de Jésus Christ :
Aujourd’hui, nous voulons parler de la dimension céleste de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. Sur la terre, Jésus, qui est Saint, était Homme à cent pour cent ; mais aussi Il était Dieu et à cent pour cent relié au Ciel. Tout en étant Homme, en vivant comme un humain, le Ciel transparaissait à travers Jésus-Christ. Quand les gens qui L'entouraient, L’observaient et Le suivaient, ils pouvaient voir se manifester en Jésus les choses d’En-Haut, les choses du Ciel. Ils pouvaient voir Dieu à l'œuvre à travers son Fils Jésus-Christ.
Et nous, enfants de Dieu, sommes appelés à montrer le Ciel aux gens autour de nous, par notre vie. Même si nous continuons à vivre sur la terre comme tous les humains, des traits de notre vie doivent montrer que nous ne sommes pas du monde. Désormais, nous sommes du Ciel. Des traits de notre vie doivent montrer le Ciel. Jésus-Christ vivait dans la dimension céleste, de sorte que ceux qui Le suivaient commençaient à penser au Ciel en L’observant.
Faire la différence par le fruit de l’Esprit
"Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent; car c'est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. Faites toutes choses sans murmures ni hésitations, afin que vous soyez irréprochables et purs, des enfants de Dieu irrépréhensibles au milieu d'une génération perverse et corrompue, parmi laquelle vous brillez comme des flambeaux dans le monde, portant la parole de vie; et je pourrai me glorifier, au jour de Christ, de n'avoir pas couru en vain ni travaillé en vain" (Philippiens 2 : 12-16).
La dimension céleste a été perdue par beaucoup de ceux qui se disent chrétiens à cause de l’évangile de prospérité, à cause de la religion. Les gens sont tellement pris par l’évangile de prospérité d’un côté, la religion de l’autre. Qu’est-ce que la religion ? C’est satisfaire la terre par sa façon de prier, par sa façon de s’habiller… On veut satisfaire la terre en ayant une grande salle, c’est de la religion ! De l’autre côté, l’évangile de prospérité prêche que l’on doit réussir et être riche ici-bas.
La Parole de Dieu nous dit ceci : "Si vous êtes morts avec Christ aux rudiments du monde, pourquoi, comme si vous viviez dans le monde, vous impose-t-on ces préceptes : Ne prends pas ! ne goûte pas ! ne touche pas ! préceptes qui tous deviennent pernicieux par l'abus, et qui ne sont fondés que sur les ordonnances et les doctrines des hommes ? Ils ont, à la vérité, une apparence de sagesse, en ce qu'ils indiquent un culte volontaire, de l'humilité, et le mépris du corps, mais ils sont sans aucun mérite et contribuent à la satisfaction de la chair" (Colossiens 2. 20-23).
Beaucoup de chrétiens ont perdu de vue la dimension céleste alors que Jésus-Christ sur terre était constamment dans la dimension céleste. Il était toujours en parfaite communion avec Dieu le Père. Dans la prière que Jésus nous laisse, Il dit : "Notre Père qui est aux cieux" (Matthieu 6. 9). Il y a toujours le lien avec le Ciel. Voilà Jésus-Christ qui a vécu sur la terre sans chercher à s’enrichir. Pourquoi ? Parce que Jésus était relié totalement au Ciel. Pourquoi chercher à s’enrichir si Jésus est déjà immensément riche au Ciel ? Nous aussi avons besoin de vivre la dimension céleste d’un enfant de Dieu, d'un héritier de Dieu et cohéritier de Jésus-Christ.
Brillons comme des flambeaux
L’apôtre Paul nous dit au verset 15 : « Afin que vous soyez irréprochables et purs, des enfants de Dieu irrépréhensibles au milieu d’une génération perverse et corrompue, parmi laquelle vous brillez comme des flambeaux dans le monde. »
La Parole de Dieu nous demande d’utiliser la puissance de Dieu en nous car : "C’est Lui qui produit en vous le vouloir et le faire" (Philippiens 2. 13). Donc Dieu nous accorde sa puissance pour que nous soyons des flambeaux dans le monde par notre comportement irréprochable et pur, pour que nous brillions. De sorte que celui qui nous observera puisse dire : Il n’est pas tout à fait humain.
Nous devons avoir une dimension céleste. Ce n’est pas démontrer qu’il y a des anges à côté de nous, même si cela est vrai. Mais c’est vivre une vie qu’un homme terrestre ne peut pas vivre. Vivre une vie qui exige l’action du Ciel sur nous de sorte qu’il y ait une différence entre nous enfants de Dieu.et les non-croyants. Une différence comparable à celle qui existe entre la lumière et les ténèbres.
Témoins de Jésus-Christ
Oui, c’est écrit ceci : « Soyez des enfants de Dieu irrépréhensibles au milieu d’une génération perverse et corrompue parmi laquelle vous brillez comme des flambeaux dans le monde, portant la parole de vie » (Philippiens 2. 15). Nous enfants de Dieu portons la parole de vie et nous brillons par la puissance céleste, par la vie céleste, de sorte que celui qui nous observe finira par conclure que nous ne sommes pas comme lui. Il y a quelque chose en nous qui vient d'En Haut, et, finalement, il va comprendre que cela vient du Ciel.
C’est ce que le Seigneur nous demande quand Il dit : Vous serez mes témoins. Mais témoins de qui ? De Celui qui vient du Ciel. Jésus dit clairement dans Jean 3. 31-32: "Moi je vous parle des choses que j’ai vues au Ciel. Je viens du ciel. Vous parlez des choses que vous avez entendues, moi je parle de ce que j’ai vu". Lorsque nous sommes Ses témoins, nous sommes comme des gens venant du Ciel.
Lorsque le Seigneur Jésus nous a sauvé, c’est comme s’il nous avait transportés un instant au Ciel, puis renvoyés sur terre. Nous venons sur terre avec la semence céleste pour éclairer le monde, et nous devons avoir cette dimension céleste. Nous devons nous dire : Je suis du Ciel, Seigneur aide-moi à manifester le Ciel dans tous les domaines de ma vie ! AMEN !!!
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Ce qui a changé la vie de Déreck Prince
« Combien il est important d'avoir une relation personnelle et intime avec Dieu ! Parler de Dieu, avoir une pratique religieuse, ne suffit pas. Il faut rencontrer Dieu personnellement.
Une telle expérience d'avoir une relation personnelle et intime avec Dieu, est-elle possible aujourd'hui ? Oui, c'est bien possible car Dérek Prince (1915-2003) l'a vécue ainsi que des milliers de personnes. À l'âge de 24 ans, Dérek Prince était professeur de philosophie au King's College à Cambridge. Appelé dans l'armée britannique pendant la seconde guerre mondiale, il a emporté une Bible dans son paquetage. Il avait l'intention de l'étudier comme on le fait avec un ouvrage de philosophie. En fait, au fur et à mesure que Dérek Prince lisait sa Bible, il a découvert bien plus que ce qu'il attendait. Il a été confronté à la réalité de Jésus Christ. Il a pris soudain conscience que Jésus est vivant et qu'Il l'aimait. Dérek ne peut pas expliquer comment cela s'est passé réellement, mais il peut témoigner que cette rencontre avec Jésus-Christ a transformé pour toujours sa vie. Depuis lors, plus de crainte, mais la paix, même dans les moments les plus difficiles ! Et son désir n'a plus été que de partager, avec tous ceux qu'il a rencontrés, cette richesse éternelle qu'il avait découverte en lisant la Bible.
En Jésus, Déreck Prince a eu ce privilège de "boire" à l'unique source de la Vie Éternelle à côté de laquelle toutes les autres lui paraissent fades et vanité. Même plus de cinquante ans après, il avait toujours dans son âme cette même soif de Dieu. Dieu seul peut l'étancher. Et ce fut pour Dérek Prince un immense bonheur, quand il lisait la Bible, d'y découvrir Jésus, son Sauveur, et ainsi d'apprendre à toujours mieux le connaître et l'aimer ».
Un chrétien peut-il perdre son Salut ?
Il est de coutume en Israël, avant de répondre à une question posée, d'en poser une autre. On trouve cela dans les Évangiles : au sujet du baptême de Jean-Baptiste (Matthieu 21. 23-27) ou au sujet de l'impôt à César (Matthieu 22. 15-22) par exemple.
Ainsi, Il est donc nécessaire d’en poser une autre : Qu'est-ce qu'un véritable chrétien ?
C'est un être humain qui est né de nouveau (ou : d'en haut). Cette nouvelle naissance s'est produite parce que cet être humain s'est repenti de ses péchés, a cru en Jésus crucifié et ressuscité, et s'est converti (ou : s'est tourné vers Dieu). Il est donc passé de la mort à la vie et a été transféré dans le Royaume du Fils bien-aimé de Dieu. Le Saint-Esprit rend témoignage à son esprit qu'il est enfant de Dieu.
Il n'est pas question ici de religion, d’appartenance à une église, à un mouvement, ou à une dénomination. C'est une affaire entre Dieu et l'être humain sauvé ; c'est une question de relation avec Dieu par Jésus-Christ le Sauveur.
Cet être humain, selon les critères exposés ci-dessus, est désormais revêtue du vêtement de justice, sa vie est cachée avec Christ en Dieu. Il est au bénéfice du sang de Jésus et de sa fidèle intercession dans le sanctuaire céleste. Il marche en nouveauté de vie et porte des fruits.
Il est (globalement) fidèle. S'il lui arrive de pécher, elle fait appel à Jésus, son divin Avocat, pour recevoir pardon, relèvement, restauration...
Posons donc la question de la manière suivante : CETTE PERSONNE-LÀ peut-elle perdre son salut. ?
Laissons parler les Écritures. Jésus a dit (au sujet de ses brebis) : "Je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main. Mon Père, qui me les a données est plus grand que tous ; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père" (Jean 10. 28-29).
"Il n'y a donc plus aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus" (Romains 8. 1a). Rien ne pourra nous séparer de l'Amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ (Romains 8. 38). Les promesses de Dieu sont certaines ; et la promesse qu'il nous a faite c'est la vie éternelle.
Bien entendu, il y a la notion de persévérance : j'ai gardé la foi, dit Paul. Dieu ne nous sauve pas indépendamment de notre foi, mais par son moyen.
Les deux textes de l'épître aux Hébreux 6. 4-6 et 10. 26-29 sont à replacer dans leur contexte : ces paroles s'adressaient à l'origine à des Hébreux qui revenaient aux sacrifices du temple et ainsi foulaient aux pieds le sang de Jésus.
2 Pierre 2. 20-22 est aussi a replacer dans son contexte : il est question des faux-prophètes et des faux docteurs, et de ceux qui les ont suivis. Les chrétiens qui sont tombés peuvent revenir à Dieu, toujours prêt à pardonner.
Si une personne ne remplit pas les critères qui caractérisent un véritable chrétien, la question n'est même pas de savoir si elle peut perdre son salut car elle n'a probablement jamais été sauvée : on ne peut perdre ce qu'on ne possède pas.
Dans nos églises évangéliques il y a des chrétiens de nom, ayant l''apparence de la piété et de véritables enfants de Dieu : l'ivraie dans le bon grain (voir 1 Jean 2. 19).
Ce n'est pas le baptême d'eau en lui-même qui sauve, c'est le baptême de la régénération (ou. nouvelle naissance). Le Seigneur Jésus connaît ceux qui Lui appartiennent !
Sans Jésus-Christ …. Où serions-nous ?
LIRE JEAN 9
La vraie question :
L'homme qui était aveugle dit : « Je sais une chose : J’étais aveugle » (Jean 9. 25). Sans Jésus, il serait resté aveugle toute sa vie. Il l’était depuis sa naissance. Pensez à sa souffrance. Il devait se dire : Sans Jésus, ma vie aurait continué dans les galères, dans la misère. Aveugle de naissance, il était condamné à mendier toute sa vie. Sans le Seigneur Jésus, c’en était fini pour lui. S’il n’avait pas accepté l'intervention de Jésus, sa vie n’aurait pas changé.
Que chacun regarde en lui-même pour se poser la question : « Sans Jésus, où serais-je ? ». L’aveugle-né serait où ? Il en est tellement conscient qu’il prend la défense du Nom de Jésus. Les gens qui ne défendent pas le Nom du Fils de Dieu, ne se sont pas posé cette question.
Enfants de Dieu, si nous réalisons où nous serions sans Jésus notre Sauveur, cela change tout. Car sans Jésus, l’être humain n’est rien. Dites moi : Où serions-nous ?
Nous voyons la transformation de cet homme qui était aveugle. Imaginons ce que représente la cécité : celui qui en est atteint ne voit pas, souvent il mendie, on doit lui amener toujours de la nourriture, faire les choses pour lui. Il dépend entièrement des autres. Certains, se trouvent dans des difficultés semblables. C’était aussi notre cas lorsque nous ne connaissions pas le Seigneur Jésus.
Lire le Psaume 124 qui nous parle du fait que sans Dieu ce serait fini pour nous.
Notre situation :
Ce psaume nous dit que Dieu a préparé notre Salut, notre rencontre avec Lui. Sans Dieu, nous serions détruits depuis longtemps à cause des forces des ténèbres, des nombreux démons qui nous entourent et ne cherchent qu’à nous détruire.
Nous en voyons des exemples autour de nous : Certains habités par la colère risquent de tuer ou de se faire tuer. D’autres sont possédés par la drogue, deviennent des "serpillères" vivantes. Sans Dieu nous vivrions ces choses. Non seulement le Seigneur Jésus nous a préservés de cela, mais Il a aussi préparé le jour de notre rencontre avec Lui.
La question est donc : Quand Dieu intervient dans ta vie, L'abandonnes-tu par la suite ? Te rends-tu compte de ce que tu es réellement devenu ? Sans Dieu, que serais-tu aujourd’hui ? Que chacun examine sa situation.
Dieu est maître des circonstances :
Dieu connaissait cet aveugle. On demande à Jésus si son état est la conséquence de ses péchés ou des péchés de ses parents. Jésus répond : Ni l’un, ni l’autre ! C’est afin que la gloire de Dieu se manifeste dans sa vie !
Cela signifie que chacun d’entre nous sur terre est dans le plan de Dieu. Le Seigneur Dieu a laissé faire le passé difficile, car Il voulait un jour intervenir et que chacun de nous reconnaisse que c'est Dieu qui intervient. C’est la raison pour laquelle Dieu a laissé faire les choses, pour que nous comprenions que, dès le départ, Il maîtrise les circonstances. Il nous garde jusqu’à ce qu’Il nous rencontre.
C’est pourquoi, personne d'entre nous ne doit Le négliger, car sans Dieu, nous risquerons de finir très mal. Nous ressemblions tous à cet aveugle, nous vivions selon notre logique, selon le monde. Notre souffrance était réelle, mais engourdie et calmée par les plaisirs du monde qui nous donnaient une fausse joie de courte durée. Nous n’étions pas bien au fond de nous. Mais Dieu a laissé faire afin que nous réalisions notre malheur et que nous venions à Lui.
Dieu nous cherche :
Cet aveugle a-t-il cherché Jésus ? Non ! C’est le Seigneur Jésus qui est venu à lui. C’est la preuve que Dieu nous cherche et va nous trouver. Le problème est de se saisir de Lui quand Il nous trouve. Sans Jésus, notre vie est perdue ! Réalisons cela en utilisant l’exemple de cet aveugle. Imaginons que cet homme n’ait pas rencontré Jésus, qui allait lui rendre la vue ? Lui-même dit aux gens qui l'interrogeait : Avez-vous déjà vu quelqu’un rendre la vue à un aveugle-né ? Si cet homme le fait c’est qu’Il vient de Dieu ! Je viens de rencontrer Dieu.
La rencontre :
Dans Jean 9. 35-39, cet homme n’a pas seulement recouvré la vue, il a aussi rencontré le Fils Dieu pour une transformation totale et définitive de sa vie. Qu’était sa vie sans Jésus ? Jésus l’a cherché, l’a rencontré. Et toi, où en es-tu ?
C’est la même chose pour nous tous. Jésus dit dans Jean 15. 16 : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis ». Dieu Lui-même organise sa rencontre avec nous. Depuis avant notre naissance, Dieu nous connaissait et a préparé le moyen de nous rencontrer. Il a voulu que nous vivions un temps sans Lui afin de nous faire comprendre ce qu’est la vie sans Dieu, sans Jésus. Et afin que nous sachions, le jour de la rencontre, que sans cela nous irions tout droit en Enfer, vers le suicide spirituel, vers la mort éternelle. Maintenant Il nous sauve et nous donne une nouvelle vie. Saisissons-la et disons-nous : En Jésus, nous sommes en sécurité, nous avons retrouvé notre Père, notre Créateur !
Le péché
Adam et Ève ont été chassés du jardin d’Éden à cause de leur désobéissance. Désormais, c’est à force de peine qu’ils pourront subsister. Leur situation est de loin pire que ce qu’ils avaient espéré, mais il est trop tard pour revenir en arrière.
Le bonheur qu’ils jouissant dans la sécurité du jardin est fortement présent à leur esprit, ils ne peuvent oublier ces moments agréables qu’ils passaient dans la présence de Dieu, lorsque celui-ci venait à leur rencontre vers le soir. Mais, ils ont tout gâchés à cause d’une grossière désobéissance, à propos de l’arbre défendu.
Dieu n’a-t-il pas été trop dur avec eux ? Ne les a-t-il pas puni trop sévèrement ?
Au-delà du simple fait d’avoir mangé du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, Adam et Eve ont carrément remis en question l’autorité de la Parole de Dieu qui était suffisamment clair : "Tu pourras manger de tous les arbres du jardin; mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras" (Genèse 3. 16-17). La désobéissance à la Parole de Dieu, que la Bible appelle le péché, entraîne des conséquences qui peuvent être immédiates ou différés.
Aujourd’hui, le péché est un terme qui disparaît peu à peu de notre vocabulaire pour être remplacé par d’autres mots tels que faute, erreur, ou encore écart de conduite. L’emploi de ces termes finit par atténuer le sens premier du péché qui est la transgression de la loi de Dieu. Derrière le simple fait de commettre un péché, il y a une volonté de l’être humain de se rebeller contre Dieu et contre son autorité. Nous nous arrêtons à un acte isolé que nous pouvons qualifier d’anodin, mais Dieu regarde au cœur et Il condamne le mépris que nous témoignons à l’égard de sa Parole.
Parler du péché, ce n’est pas seulement parler de fautes morales dans la société, mais du péché qui est une insulte à la Sainteté de Dieu. Le péché offense Dieu au plus haut point au point que la Bible emploie le mot "abomination" pour désigner le péché. "Si le juste se détourne de sa justice et commet l'iniquité, s'il imite toutes les abominations du méchant, vivra-t-il ? Toute sa justice sera oubliée, parce qu'il s'est livré à l'iniquité et au péché; à cause de cela, il mourra." (Ézéchiel 18. 24).
Avec notre mentalité réprouvée, nous excusons le péché tout comme le monde le tolère et l’encourage même, en le minimisant, et en nous trouvant de circonstances atténuantes. Mais du point de vu de Dieu, l'être humain est entièrement responsable de son péché.
La question du péché concerne tous les êtres humains car "tous ont péchés et sont privés de la gloire de Dieu" (Romains 3. 23). Le péché est universel, personne ne peut se vanter de ne pas en commettre, l’humanité toute entière est sous la condamnation à cause du péché.
Au-delà des conséquences immédiates qui peuvent être la honte, la tristesse, la culpabilité ou la prison, le péché entraîne également des conséquences irrémédiables qui, à long terme, ferment tout accès à la Vie Éternelle pour celui qui refuse de se repentir. Nous ne pouvons pas négliger de telles graves conséquences du péché. Le diable essaie de persuader l’être humain d’une part que son péché n’est pas si grave, et d’autre part, il le convainc que Dieu n’est pas si méchant pour le condamner.
La solution au problème du péché, c’est le pardon de Dieu. Dieu notre Créateur est disposé à nous pardonner sur la base du sang de Jésus. En effet, Jésus est venu mourir en sacrifice pour payer notre dette. Il a pris sur Lui la condamnation que nous méritions à cause de nos péchés.
Éphésiens 1. 7 nous dit : “En Lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de Sa grâce”. On ne peut pas acheter le pardon de Dieu, mais c’est seulement par la foi en Jésus-Christ qu’on peut le recevoir.
Jésus-Christ, Médiateur de l’alliance, exerce ce rôle
Jésus-Christ fut établi Médiateur du peuple de Dieu avant la fondation du monde par l’alliance éternelle de rédemption ; Il a exécuté sa médiation dans l’histoire par la rédemption et Il poursuit son œuvre en assurant le salut de son peuple. (Voir 1 Pierre 1.18-21).
La relation entre Dieu le Créateur et la créature a toujours eu lieu dans le cadre de différentes alliances qui déterminèrent les termes de cette relation : ce qui est exigé de l’être humain et ce qui est promis par Dieu. La première alliance des œuvres fut transgressée par l'être humain, rendant ainsi nécessaire une nouvelle alliance de grâce pour éviter la malédiction de la première alliance. Cette alliance de grâce a son fondement, sa révélation et ses promesses. La médiation du Christ est l’unique médiation qui rend possible l’alliance de grâce.
Il a plu à Dieu, dans son dessein éternel, de choisir et d’établir le Seigneur Jésus, son Fils unique, selon les termes de l’alliance faite entre eux deux, comme Médiateur entre Dieu et l’être humain, Prophète, Prêtre et Roi, Chef et Sauveur de son Église, Héritier de toutes choses, Juge du monde. Dieu le Père Lui a donné de toute éternité un peuple qui soit sa postérité, et qu’Il rachètera en temps voulu, l’appelant, le justifiant, le sanctifiant, et le glorifiant.
La médiation de l’alliance de grâce nous est présentée sous le triple motif de l’alliance de rédemption, de l'histoire de la Rédemption et de l'ordre du Salut. Ces expressions réfèrent au salut sous trois angles : son décret dans l'alliance éternelle de rédemption, son accomplissement dans l’histoire et son application individuelles aux personnes rachetées. Voyons comment l’Écriture révèle la médiation du Seigneur Jésus à chacune de ces étapes.
L’alliance de rédemption sur lequel se fonde tout le salut, n’a d’autre cause que le bon plaisir de Dieu. L’apôtre Paul attribue la prédestination dont Dieu est l’auteur au « bon plaisir de sa volonté » (Éphésiens 1. 5). Ce n’est donc pas une nécessité en Dieu ou de Dieu envers l’être humain qui est la cause du Salut, mais c’est l’unique bonté de la volonté de Dieu. Voilà pourquoi « Il a plu à Dieu, dans son dessein éternel selon les termes de l’alliance faite entre eux deux ». Ce dessein éternel de rédemption qui était en Dieu fut formé entre le Père et le Fils.
L’Écriture appelle le Médiateur de l’alliance « un agneau sans défaut et sans tache, prédestiné avant la fondation du monde, et manifesté à la fin des temps » (1 Pierre 1.19-20). Avant d’être manifesté dans le monde, le Médiateur fut prédestiné ; autrement dit, l’œuvre du Christ dans l’histoire fut déterminée dans l’éternité. Le Fils éternel de Dieu n’est pas devenu Médiateur entre Dieu et l’être humain en réponse à un accident de parcours qui n’était pas au programme, mais pour accomplir la volonté éternelle de Dieu. C’est pour cette raison que la Bible parle de notre élection en Jésus-Christ avant la fondation du monde (Éphésiens 1. 3-5 ; 2 Timothée 1. 9). Nous n’avons pas été élus en nous-mêmes, mais en Jésus-Christ ; sa médiation remonte aux temps éternels. Les croyants sont le peuple que Dieu le Père a donné au Fils avant que le monde fut (Jean 6. 37, 6. 65, 10. 29, 17. 11, 24), cependant il devait racheter ce peuple pour qu’il puisse lui appartenir (Ésaïe 53. 10-12).
L’histoire de la rédemption est fondée sur le pacte du Salut. Jésus, Celui qui a été « prédestiné avant la fondation du monde » a aussi été « manifesté à la fin des temps ». C’est au cours de l’histoire que la médiation du Christ a pris une forme concrète lorsqu’en s’incarnant, Il est devenu « Prophète (Actes 3. 22), Prêtre (Hébreux 5. 5-6) et Roi (Psaume 2. 6 ; Luc 1. 33), Chef et Sauveur de son Église (Éphésiens 1. 22-23), Héritier de toutes choses (Hébreux 1. 2), Juge du monde (Actes 17. 31) ».
Rappelons également que l’histoire de la rédemption doit être envisagée en deux temps. Dans un premier temps, cette histoire débute dès Genèse 3, lorsque le Médiateur commença à être révélé. Elle se poursuit tout au long de l’Ancien Testament en Le révélant de plus en plus au travers des ombres et des promesses qui y furent faites. Dans un deuxième temps, l’histoire de la rédemption commence véritablement lorsqu’à la fin des temps le Médiateur fut manifesté en chair dans le monde (1 Timothée 3. 16 ; 1 Pierre 1. 20). C’est alors que l’histoire de la rédemption passa de la typologie à l’eschatologie, de l’ombre à la réalité, de la promesse à l’accomplissement, de l’attente à l’arrivée. L’histoire du Salut s’acheva lorsque le Médiateur s’écria « Tout est accompli » (Jean 19. 30), expira et ressuscita glorieux trois jours plus tard.
Bien que l’histoire de la rédemption ne soit rien de moins que la pleine historicité des événements de la Bible, rappelons-nous que l’histoire du Christ n’est pas simplement historique, mais elle est l’Histoire finale de l’être humain : la seule Histoire dans laquelle la rédemption fut accomplie, la seule Histoire qui compte devant Dieu (Actes 4. 12). Ainsi, ce qui importe n’est pas de « réussir » notre propre histoire, mais d’unir notre histoire à l’Histoire par laquelle la rédemption fut définitivement accomplie. Voici comment une telle chose est possible par l’ordre du Salut.
L’ordre du salut est l’ordre par lequel le Médiateur applique son œuvre de rédemption à ceux qu’Il a rachetés. La confession présente l’ordre du Salut comme étant fondé à la foi sur l'alliance et l’histoire du salut : « Dieu le Père Lui a donné de toute éternité un peuple qui soit sa postérité [pacte du salut], et qu’Il rachètera en temps voulu [histoire du salut], l’appelant, le justifiant, le sanctifiant, et le glorifiant [ordre du salut] ».
Cette compréhension reflète clairement l’enseignement biblique : "Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils [pacte du salut], afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères [histoire du salut]. Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés [ordre du salut]" (Romains 8. 29-30).
La prédestination a engendré la rédemption, mais il est nécessaire que le salut soit appliqué individuellement à ceux que le Christ a rachetés. L’application du salut se fait en vertu de la médiation du Christ qui appelle ceux que le Père Lui a donnés (Jean 10. 27). Il justifie ceux qui ont la foi en Lui (Ésaïe 53. 11). Il sanctifie ceux à qui Il s’unit (Éphésiens 5. 26-27). Finalement Jésus-Christ glorifiera ceux qui Lui appartiennent en les rendant semblables à Lui (Philippiens 3. 21). Cet ordre du salut résume entièrement comment Christ opère sa médiation en notre faveur. Il nous rappelle que notre salut est entièrement l’œuvre du Médiateur même si nous y participons (Éphésiens 2.10 ; Philipiens 2.12-13).
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