La carte d'identité du croyant en Jésus-Christ (1)
Vous êtes de lui (Dieu) dans le Christ Jésus, qui nous a été fait sagesse de la part de Dieu, et justice, et sainteté, et rédemption, afin que, comme il est écrit, “celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur. (1 Corinthiens 1. 30, 31).
Quand Paul écrit sa première lettre à l’assemblée de Corinthe, il sait que ces croyants ont beaucoup de problèmes. En particulier, l’apôtre perçoit qu’ils ne savent plus trop ce qu’ils sont depuis qu’ils ont reçu la vie nouvelle en Jésus Christ.
Il va donc chercher à les affermir dans leur identité de croyants tout au long de cette lettre. Il le fait ici au verset 30 d’une façon magistrale, conduit par le Saint Esprit. Comme sur une carte d’identité qui comporte plusieurs données qui caractérisent une personne, il présente les éléments caractéristiques du croyant.
Premier élément d’identité : uni à Jésus Christ comme enfant de Dieu
Dieu, avec le regard d’un père, voit les croyants unis à son Fils : "Je monte vers mon Père et votre Père a dit Jésus le jour de sa résurrection" (Jean 20. 17).
Dieu voulait de nombreux fils dans la gloire (Hébreux 2. 10) et à tous ceux qui ont cru en Jésus Christ, Il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu (Jean 1. 12).
Le Seigneur Lui-même nous donne la mesure infinie et divine de l’Amour du Père : "Tu les as aimés comme tu m’as aimé" (Jean 17. 23).
Chaque croyant en Jésus peut dire à Dieu : "Abba, Père" (Galates 4. 6). Dans sa grâce souveraine, Dieu a voulu nous adopter pour Lui par Jésus Christ (Éphésiens 1. 5), et même nous faire participer de la nature divine (2 Pierre 1. 4).
Puisque tous les croyants sont enfants de Dieu, il y a forcément entre eux des liens de famille fondés sur l’Amour de Dieu : "Voyez de quel amour le Père nous a fait don, que nous soyons appelés enfants de Dieu" (1 Jean 3. 1).
Conscients de cette dignité d’enfant de Dieu, nous ne pouvons pas nous conduire n’importe comment dans le monde. Nous désirons honorer et glorifier notre Père comme des témoins qui portent les caractères que Christ nous a communiqués.
"Vous êtes de lui (Dieu) dans le Christ Jésus, qui nous a été fait sagesse de la part de Dieu, et justice, et sainteté, et rédemption, afin que, comme il est écrit : celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur" (1 Corinthiens 1. 30, 31).
Deuxième élément d’identité : unis à Jésus Christ par la sagesse de Dieu
Les habitants de la ville de Corinthe étaient imprégnés de philosophie. Celle-ci cherche à connaître la réalité des choses en utilisant la raison seule; elle est l’amour de la sagesse humaine. L’être humain a reçu le souffle de Dieu (Genèse 2. 7) et, au fond de lui-même, il a le désir de connaître son Créateur, malgré son état de pécheur.
Les croyants corinthiens pensaient sans doute qu’en faisant appel à leur raison ils comprendraient mieux ce que Dieu voulait. Mais Dieu ne peut pas être connu à travers une raison humaine forcément limitée : "Le monde, par le moyen de la sagesse, n’a pas connu Dieu (1 Corinthiens 1. 21).
Il faut donc renoncer à ce chemin-là pour connaître Dieu. D’ailleurs, parmi les croyants de Corinthe, il n’y avait pas beaucoup de sages (1 Corinthiens 1. 26), c’est-à-dire pas beaucoup de personnes capables d’approfondir un raisonnement logique. Alors, Dieu allait-il rester plus ou moins inconnu d’eux ?
Non, Dieu s’est fait connaître à l’être humain pécheur par la croix de Jésus Christ, son Fils. C’est là sa sagesse. Bien sûr, pour la raison humaine, pour les intelligents (1 Corinthiens 1. 1).
C’est une folie. Comment admettre que la mort de quelqu’un, condamné à un supplice réservé aux esclaves, puisse sauver des hommes ? Pourtant, c’est bien le seul moyen que Dieu donne à l’homme pour s’approcher de lui et le connaître comme le Père. Jésus est le chemin, la vérité et la vie (Jean 14. 6).
Pour le croyant, la croix de Christ est donc la sagesse de Dieu qui le sauve. Mais elle lui communique aussi la puissance qui l’amène dans la révélation des pensées de Dieu (1 Corinthiens 1. 24). En effet, le croyant est sauvé par la croix; il est aussi définitivement marqué par la croix (voir Ga 6:14).
Là, son ancienne manière de vivre est crucifiée avec Christ. Une vie nouvelle de ressuscité commence pour lui, animée par la puissance du Saint Esprit qui le met directement en relation avec les pensées de Dieu.
La croix place le croyant sur un terrain de résurrection et de vie nouvelle en Christ (lire 2 Corinthiens 4:10).
Vous êtes de lui (Dieu) dans le Christ Jésus, qui nous a été fait sagesse de la part de Dieu, et justice, et sainteté, et rédemption, afin que, comme il est écrit, “celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur. (1 Corinthiens 1. 30, 31).
Troisième élément d’identité: unis à Jésus Christ par sa justice
La Parole déclare qu’il n’y a point de juste, non pas même un seul (Romains 3. 10). Alors, comment le Dieu parfaitement juste peut-il amener dans sa présence des hommes injustes ? Dieu nous appelle à Lui en Christ et Il nous rend (Il nous déclare) justes en Christ (Romains 8. 30).
Celui qui est devenu notre Père en Jésus Christ est aussi le Juge parfait et intransigeant. En nous approchant de Lui, nous l’entendons prononcer cette conclusion incroyable : «non coupable».
Comment peut-il nous déclarer justes ? Parce que Jésus a été identifié au péché de l’homme et traité comme tel sur la croix : "Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous, afin que nous devenions justice de Dieu en lui" (2 Corinthiens 5. 21).
"Nous sommes donc, non seulement délivrés du jugement, mais aussi justifiés, déclarés justes comme Dieu l’exige parce que revêtus de la justice de Christ : il est juste en justifiant celui qui est de la foi de Jésus" (Romains 3. 26).
Ésaïe, le prophète, déclarait déjà cela : "Il m’a couvert de la robe de la justice" (Ésaïe 61. 10).
Notre justice ne dépend donc pas de nos capacités, de notre « ressenti » ou de nos connaissances (même spirituelles), mais d’un acte souverain de Dieu qui nous demande « simplement » d’accepter cela par la foi.
Cette justice nous est donnée dès notre conversion, les deux choses vont ensemble : "Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus" (Romains 8. 1).
Les bonnes œuvres ou une bonne conduite ne nous procurent pas cette justice. La justice est donnée par l’œuvre de Jésus et les œuvres sont, chez le croyant, un fruit qui manifeste cette justice.
Ainsi Paul priait pour que les Philippiens soient remplis du fruit de la justice, qui est par Jésus Christ, à la gloire et à la louange de Dieu (Philippiens 1. 11).
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