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Demeurez en Christ dans le repos de l'âme (2)
On pourrait croire qu'il n'y a pas de message plus beau et mieux accueilli que celui-ci : "Nous pouvons rester dans la paix et le repos ; et notre Dieu travaillera pour nous et en nous".
Et cependant, c'est bien loin d'être le cas ! Combien il faut de temps à la plupart des chrétiens pour apprendre que le repos est une bénédiction, que le repos est une force, que le repos est la source d'une activité intense, le secret d'une véritable habitation en Christ ! Essayons d'apprendre cela et veillons à écarter tout ce qui pourrait y faire obstacle. Nombreux sont les dangers qui menacent la paix de l'âme.
Il y a d'abord la dispersion de l'âme qui s'intéresse trop profondément et sans nécessité aux choses de ce monde. Chacun de nous a un appel divin. Nous avons le devoir de nous intéresser à notre travail et à ce qui en dépend, à l'intérieur d'un cercle établi par Dieu Lui-même.
Mais, dans ce cercle même, le chrétien doit user de vigilance et de sobriété. Plus encore, nous avons besoin d'une sainte modération au sujet des choses qui ne nous sont pas absolument imposées par Dieu.
Si demeurer en Christ est vraiment notre but essentiel, faisons attention à ne pas nous passionner inutilement.
Veillons, même en ce qui concerne les choses normales et nécessaires, sachant qu'elles ont la puissance d'occuper nos pensées à tel point qu'il reste peu de place ou de goût pour la communion avec Dieu.
Le soin et le souci des choses terrestres entraînent aussi le trouble, l'anxiété. Tout cela ronge la vie de la foi et l'âme devient comme une mer agitée où l'on ne peut plus entendre le doux murmure de l'Esprit consolateur. N'ayons jamais un esprit de crainte et ou méfiance quant aux choses spirituelles. Les appréhensions et les efforts nous empêchent d'entendre ce que Dieu veut nous dire.
Par-dessus tout, il y a cette agitation qui provient de la recherche, par nos propres efforts et selon nos propres voies, des bénédictions spirituelles qui ne peuvent venir que d'En-Haut.
Le cœur occupé de ses propres plans, de ses propres résolutions pour accomplir la volonté de Dieu et s'approprier la bénédiction de demeurer en Christ échouera toujours. Notre ingérence est un empêchement à l'œuvre de Dieu. Dieu ne pourra faire parfaitement son œuvre que lorsque notre âme cessera de s'en mêler. Il agira puissamment dans l'âme qui l'honore en s'attendant à Lui pour produire le vouloir et le faire (Philippiens 2. 13).
En dernier lieu, même quand l'âme cherche réellement à entrer dans la voie de la foi, nous rencontrons l'impatience de la chair qui juge de la vie et des progrès spirituels, non d'après la mesure divine, mais selon une mesure humaine.
A cause de cela et pour bien d'autres raisons encore, béni soit l'être humain qui apprend la leçon du repos et accepte pleinement la Parole de Dieu : « C'est dans le calme et la confiance que sera votre force » (Ésaïe 30. 15).
Chaque fois qu'il écoute la Parole du Père ou qu'il demande au Père d'écouter ses propres paroles, il désire toujours commencer à lire sa Bible ou à prier en observant d'abord un moment d'arrêt et d'attente jusqu'à ce que son âme soit prosternée en présence de la Majesté éternelle.
Il sait bien que le moi est toujours prêt à s'affirmer et à s'introduire dans les moments les plus saints, avec ses pensées et ses efforts. Alors, sentant que Dieu est tout proche, il se soumet, dans un acte de paisible abandon, à l'enseignement et au travail du Saint-Esprit divin.
En paix, il attend dans un saint silence, jusqu'à ce que tout soit calme en lui et prêt à recevoir la révélation de la présence et de la volonté divines. Lire et prier, c'est alors vraiment pour lui s'attendre à Dieu, les oreilles et le cœur ouverts et purifiés, afin de recevoir pleinement ce qu'Il va dire.
« Demeurez en Christ ». Que personne ne s'imagine pouvoir le faire s'il n'a pas, chaque jour, ce moment paisible, ce temps de méditation et d'attente devant Dieu, car c'est ainsi que le croyant en Jésus pourra cultiver une attitude de l'âme telle que, au milieu même du monde dont les occupations absorbent son esprit, la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence pourra garder son cœur et ses pensées (Philippiens 4. 7).
C'est dans ce repos de l'âme que la vie de la foi peut pousser de profondes racines, que le Saint-Esprit peut dispenser son enseignement béni, que le Père peut accomplir son œuvre glorieuse.
Que chacun de nous apprenne à répéter jour après jour : « En vérité, mon âme se tient en silence devant Dieu ». Et si nous ressentons quelque difficulté à y parvenir, que ce soit une raison de plus pour regarder à Dieu, pour faire confiance à Jésus, Celui dont la présence change même la tempête en un grand calme (Matthieu 8. 26).
Cultivez le repos comme l'un des moyens de demeurer en Christ et le fruit que vous pouvez attendre de cette habitation en Christ sera un calme céleste dans votre âme, une paix de plus en plus profonde.
Demeurez en Christ dans le repos de l'âme (1)
« C'est dans le retour à Dieu et dans le repos que sera votre salut, c'est dans le calme et la confiance que sera votre force » (Ésaïe 30. 15).
« Garde le silence devant l'Éternel et attends-toi à lui ». (Psaumes 37. 7).
« Oui, c'est vers Dieu que mon âme se tourne en silence. (Psaumes 62. 2).
Il y a une manière de considérer la vie chrétienne qui en fait une sorte d'association dans laquelle Dieu et l'être humain ont chacun leur part à faire.
Certains admettent que ce qui revient à l'être humain est peu de chose et que ce peu est souillé par le péché, mais qu'il doit faire cependant tout son possible et qu'alors seulement il peut s'attendre à ce que Dieu fasse sa part.
A ceux qui pensent ainsi, il est très difficile de faire comprendre ce que les Saintes Écritures veulent dire quand elle nous enseigne à être calme et ne rien faire, à rester en repos et attendre le Salut de Dieu.
Parler de se reposer, de cesser tout effort, et y voir le secret de la plus haute activité d'un être humain, avec toute sa puissance, leur semble une contradiction absolue. C'est pourtant ce que la Parole de Dieu enseigne.
Voici l'explication de ce qui semble incompréhensible : quand on parle d'une collaboration entre Dieu et l'être humain, cela n'a rien de commun avec la collaboration de deux partenaires humains qui effectuent chacun leur part de travail.
La relation est tout autre. Cette coopération se fonde en réalité sur la subordination. De même que Jésus dépendait entièrement du Père pour tout ce qu'Il disait et faisait, le croyant en Jésus non plus ne peut rien faire de lui-même. Tout ce qu'il pourrait faire de lui-même n'est que péché. Il doit par conséquent cesser complètement d'agir par lui-même et attendre que Dieu agisse en lui.
Et tandis qu'il cesse de faire ses propres efforts, la foi lui donne l'assurance que Dieu accomplit ce qu'Il a entrepris et travaille en Lui. Et l’œuvre de Dieu, c'est de renouveler, sanctifier, réveiller toutes ses énergies au maximum de leur puissance.
Ainsi, dans l'exacte mesure où le croyant s'abandonne comme un instrument passif dans la main de Dieu, il sera utilisé par Dieu comme un instrument actif de sa puissance infinie.
L'âme qui expérimente le plus profondément ce qu'est la vie chrétienne est celle dans laquelle se réalise le plus complètement l'alliance merveilleuse entre une parfaite passivité et une intense activité.
Parmi les leçons qu'il faut enseigner à ceux qui veulent apprendre l'art béni de demeurer en Christ, il n'y en a pas de plus nécessaire et de plus fructueuse que celle du repos de l'âme.
Ce n'est que dans le repos que nous pourrons cultiver cette réceptivité de l'esprit qui permet au Seigneur Jésus de nous révéler ses secrets — cette soumission à laquelle Il montrera ses voies.
C'est cet esprit qui se manifeste avec tant de beauté dans chacune des trois Marie : dans celle dont la seule réponse à la plus extraordinaire révélation qui ait jamais été faite à un être humain fut : « Voici la servante du Seigneur ; qu'il me soit fait selon ta parole » (Luc 1. 38) ; et dont il est écrit, tandis que les événements se multipliaient autour d'elle : « Marie conservait toutes ces choses, et les repassait dans son cœur » (Luc 2. 19) — dans cette autre Marie aussi qui « s'assit aux pieds du Seigneur, et qui écoutait sa parole » (Luc 10. 39) et qui, l'oignant pour sa sépulture (Jean 12. 7), montra qu'elle avait pénétré dans le mystère de sa mort plus profondément que le disciple bien-aimé lui-même — dans cette troisième Marie enfin qui cherchait la présence de son Seigneur jusque dans la maison du pharisien, avec des larmes plus éloquentes que des paroles (Luc 7. 38).
Une âme qui se tient en silence devant Dieu, telle est la meilleure préparation pour connaître Jésus et être capable de saisir fermement les bénédictions qu'Il nous accorde. Quand l'âme se tait, dans l'adoration et le respect silencieux, devant la sainte Présence qui se révèle en elle, alors elle entend la voix douce et paisible du Saint-Esprit béni de Dieu.
Par conséquent, mes frères et sœurs bien-aimés, chaque fois que nous cherchons à mieux comprendre le mystère béni de l'habitation en Christ, que ceci soit notre première pensée : « Oui, mon âme, fais silence devant Dieu ! car de lui vient mon espérance » (Psaumes 62. 6). Désirons-nous véritablement réaliser cette merveilleuse union avec le Cep céleste ? Sachons que ni la chair ni le sang ne peuvent nous révéler cela mais seulement notre Père Céleste qui est dans les cieux (Matthieu 16. 17).
« Cessons d'y appliquer notre propre intelligence » (Proverbes 23. 4). Il suffit que nous nous inclinons, en confessant notre ignorance et notre impuissance ; Dieu notre Père céleste se réjouira de nous enseigner par le Saint-Esprit. Si seulement nos oreilles sont ouvertes, si nos pensées sont tenues dans la soumission, si notre cœur est préparé à s'attendre à Dieu en silence, afin d'entendre quand Il nous parlera, alors Il nous révélera ses secrets.
Et l'un des premiers secrets, ce sera une vision plus approfondie de cette vérité : si nous nous courbons profondément devant Lui, reconnaissant notre néant et notre impuissance, dans le silence et la tranquillité d'une âme qui cherche à saisir le plus léger murmure de son Amour, alors nous recevrons une connaissance que nous n'avons jamais pu obtenir auparavant dans le bruit et l'agitation de nos pensées et de nos efforts propres.
Nous apprendrons à quel point notre seul effort est d'écouter, d'entendre, de croire ce que Dieu a promis, de veiller, d'attendre, de voir ce qu'Il fait et puis, dans la foi, l'adoration et l'obéissance, de nous abandonner à sa main qui travaille puissamment en nous.
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La grâce et la foi
« Je n'ai pas honte de l'évangile, car il est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit » (Romains 1. 16). « Comment échapperons-nous, si nous négligeons un si grand salut ? » (Hébreux 2. 3).
Le 15 mars 1817, César Malan prêcha à Genève sur le thème suivant : “L'être humain ne peut être sauvé que par Jésus Christ”, en s'appuyant sur ce texte de l'évangile : « Le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus » (Luc 19. 10). César Malan parla avec une grande clarté de l'Évangile de la grâce. Écoutons-le :
« O pécheur qui te confies en toi-même, quand cessera ton aveuglement ? Quand voudras-tu comprendre qu'à moins que tu laisses Jésus se charger de tes péchés et n'apaise pour toi ton Juge, jamais tu ne pourras voir Dieu et vivre avec Lui ? Je sais bien que cette vérité ne vous est pas agréable, mais qu'importe. S'il faut choisir entre vous être agréable ou vous dire la vérité, mon choix est fait. Ce n'est pas de vous plaire qu'il s'agit, mais de vous annoncer le message du Salut en Jésus, de la Grâce de Dieu, pour que vous soyez sauvés de tous vos péchés en croyant et en plaçant votre confiance en Jésus. Laisse donc là, pécheur, tout ce qui cause ta misère, dépouille-toi de cet orgueil qui t'aveugle et qui te perd. Renonce à ta propre justice et crois à l'Évangile. Ne dis pas que tes péchés sont trop grands. Le seraient-ils plus que le don merveilleux du seul Dieu Sauveur ? Vous n'avez qu'une seule vie à vivre pour que vous soyez sauvés par la foi en Jésus et que vous ayez la Vie Éternelle. Votre vie sur la terre est courte et incertaine. Est-ce que le Salut de votre âme est si peu important pour vous ? Avez-vous un bien plus précieux ? Êtes-vous tellement orgueilleux que vous préféreriez vivre à votre guise dans une courte vie plutôt que d'accepter l'offre de la Vie Éternelle en Jésus et de vivre avec Dieu au Paradis pour l'éternité ? ».
César Malan termine sa prédication. Il a prêché sans retenue, toute son âme attachée à la Parole de Dieu. Il descend alors de la chaire et il ne rencontre que du mépris. Oh combien César Malan a t-il été déçu par ses auditeurs ! Tous les prédicateurs et tous les chrétiens savent très bien que l’Évangile rencontre souvent, très souvent même, de l’opposition. Il est mal reçu dans le monde, et jusque dans l’Église du Seigneur. Et César Malan le constate amèrement. Quelle douceur dans sa bouche lorsqu’il proclamait le Salut par la foi en Jésus-Christ du haut de la chaire, et quelle amertume devant l’incompréhension des siens !
César Malan rentra chez lui accablé, déçu par ses auditeurs. Mais le Seigneur Dieu, dans son Amour infini pour les siens, réconforta et encouragea son serviteur.
Le Saint-Esprit de Dieu
- Le Saint-Esprit est Éternel :
Le Saint-Esprit de Dieu constitue la troisième personne de la Trinité. Le Saint-Esprit était et est de toute éternité avec Dieu le Père et Dieu le Fils avant même d’être donné au monde. On lit dans Genèse 1. 2 : « l’Esprit de Dieu planait au-dessus des eaux ». Ce qui nous indique sa présence lors de la création du monde. Dieu a toujours voulu dirigé Son peuple par l’entremise de son Esprit. L’Esprit Saint est en tous lieux en tous temps.
(Psaume 139. 7-10 ; 2 Pierre 1. 21 ; Nombres 11. 29)
- Le Saint-Esprit est descendu à la Pentecôte :
Le jour de la Pentecôte, le Saint-Esprit de Dieu descendit sur tous ceux qui croyaient en Jésus-Christ. La Prophétie de Joël en Joël 3. 1 était ainsi accomplie. Beaucoup furent bénis de la présence du Saint-Esprit car c’était la première fois qu’il était donné à tous ceux qui croyaient. Jusqu’à cette époque, il n’avait été donné qu’aux prophètes et aux chefs. Le Saint-Esprit donna aux croyants la force de prêcher le Christ, Seigneur crucifié et ressuscité, qui est le seul Salut et la seule Rédemption.
(Luc 24. 49 ; Actes 2)
- Le Saint-Esprit révèle et condamne le péché :
Le Saint-Esprit révèle et condamne nos péchés. Le sentiment de culpabilité qui accompagne nos mauvaises actions est en fait une bénédiction, car c’est le Saint-Esprit qui nous intime à nous repentir.
(Jean 16. 7-13 ; Actes 2. 37 ; 16. 30)
- Le Saint-Esprit nous réconforte :
Jésus nomme le Saint-Esprit le consolateur (Jean 15. 26). Il nous console quand nous faisons le bien et Il aide le croyant à supporter la tristesse, par exemple, lors du décès d’un être tendre ou lorsque nous sommes ridiculisés à cause de notre foi.
(Jean 14. 16-17 ; 2 Corinthiens 1. 3-4 ; Jean 16. 33)
- Le Saint-Esprit confirme et témoigne que nous sommes enfants de Dieu :
Le Saint-Esprit de Dieu confirme et témoigne que nous sommes enfants de Dieu. Romains 8. 16 dit : « l’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu ». Quand nous devenons enfants de Dieu, nous recevons la paix en nos cœurs. La volonté de Dieu devient la nôtre. Nos cœurs se tournent vers le seul vrai Dieu et nous nous attachons aux choses célestes.
(Romains 8. 5-18 ; Hébreux 6. 19 ; 1 Pierre 5. 10)
- Le Saint-Esprit Illumine notre esprit :
Le Saint-Esprit illumine l’esprit du croyant en Jésus et lui révèle les tréfonds de Dieu. Il nous enseigne et nous remémore les enseignements du Christ : « Mais le Consolateur, le Saint-Esprit que le Père enverra en mon nom, c’est lui qui vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que moi je vous ai dit » (Jean 14. 26).
(Luc 12. 12 ; 1 Jean 2. 20, 27)
- Le Saint-Esprit nous Guide :
L’Esprit Saint guide également les enfants de Dieu. Si en tant qu'enfant de Dieu, nous écoutons Sa voix, notre vie sera alors guidée.
(Psaumes 25. 9 ; 48. 14 ; Ésaïe 30. 21 ; Luc 1. 79 ; Jean 16. 13 ; Romains 8. 14)
- Le Saint-Esprit est un Don gratuit de Dieu :
Le Saint-Esprit est un don gratuit de Dieu à tous les vrais croyants en Jésus qui se repentent de leurs péchés et qui suivent les conditions de Dieu dans leur vie chrétienne. Nous pouvons lire dans les Actes 2. 38 : « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit ». Dieu donne ce don à ceux qui croient en Lui, qui le Lui demandent et qui Lui obéissent ; mais le monde rebelle à Dieu ne peut pas le recevoir.
(Luc 11. 13 ; Jean 14. 17 ; Actes 5. 32 ; Éphésiens 5. 18)
- Le fruit du Saint-Esprit :
Le cœur d’un vrai croyant en Jésus est le temple de Dieu, et le Saint-Esprit de Dieu y réside. Ce temple devrait être exempt des impuretés du péché. (Voir 1 Corinthiens 3. 16-17). Un véritable chrétien doit également porter le fruit de l’Esprit Saint pour témoigner de la présence de celui-ci en son sein. « Mais le fruit de l’Esprit est: amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur, maîtrise de soi » (Galates 5. 22).
Encouragements pour notre marche chrétienne
« Dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu. » (2 Timothée 3. 1-4)
Jésus dit : « Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom ; mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé » (Mattieu 10 : 22)
Dieu veut que nous ouvrions nos yeux spirituels, que nous devenions des combattants dans cette guerre qui fait rage autour de nous. Ce combat se déroule dans le monde spirituel. C’est une lutte entre le bien et le mal, entre Dieu et Satan.
Ne soyons pas surpris ou découragés lorsque nous sommes ridiculisés parce que nous nous déclarons chrétiens enfants de Dieu, appartenant à Jésus-Christ ou parce que nous croyons en la Bible. Soyons de bons soldats de l’armée de Dieu. Soyons sans crainte et tenons ferme. Ne faisons pas de compromis avec la Parole de Dieu. Dieu nous affermira et nous récompensera pour notre fidélité.
Demandons à Dieu notre Père Céleste de nous donner le courage de tenir ferme et d’être des témoins efficaces pour Lui dans ce monde qui néglige ou qui rejette son Fils Jésus-Christ notre Sauveur.
Ne quittons pas des yeux notre objectif.
La fin qui nous est réservée est la Vie Éternelle dans la Gloire de Dieu, dans le Paradis éternel.
La désobéissance envers Dieu notre Créateur conduit au jugement.
Ne laissons pas le péché, le mensonge et la distraction de ce monde nous séparer de Dieu.
Choisissons de pratiquer tout ce qui est bon et juste afin que Dieu soit glorifié dans notre conduite.
Ne nous éloignons pas de la lumière et de la face de Dieu.
Jésus est notre bon Berger qui nous conduit vers des eaux paisibles.
Sa grâce et sa miséricorde nous entourent quand nous l’honorons par notre obéissance.
Dieu est Saint et ceux qui désirent entendre sa voix et revêtir les armes de la lumière doivent avoir un cœur purifié. Car "Sans la sanctification, personne ne verra le Seigneur" (Hébreux 12 : 14).
Ceux qui sont nés de nouveau sont affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu leur Seigneur et Sauveur éternels. Ils se reconnaissent à leur fruit. C’est celui de la sainteté.
Soyons fortifiés à tous égards, en sorte que nous soyons toujours et avec joie persévérants et patients.
Oui, nous devons persévérer jusqu’au bout dans notre engagement avec Jésus-Christ. Nous devons aussi regarder en avant. Là aussi, nous avons des raisons suffisantes pour tenir bon. Les difficultés et les épreuves de la vie présente ne doivent pas nous faire perdre l’assurance réservée aux élus. Une grande récompense est promise à ceux qui persévéreront jusqu’à la fin. C’est dans une entière confiance en Jésus-Christ que nous pouvons puiser les forces pour tenir bon et persévérer dans notre foi et notre service pour Jésus-Christ. Même si nous souffrons à cause de notre foi et de notre engagement au Seigneur Jésus-Christ, au lieu de lâcher prise, attachons-nous au contraire plus fort à Lui. La souffrance n’est que pour un peu de temps. Oui en effet sous peu, le Seigneur Jésus-Christ reviendra et nous recevrons de ses mains la récompense de notre persévérance à vivre pour Lui et à servir sa cause.
Ne nous décourageons donc pas après avoir si bien commencé à marcher avec et pour le Seigneur Jésus-Christ. Retourner en arrière serait un véritable suicide spirituel. C’est donc avec raison que la Bible dit que celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé (Matthieu 24 : 13). Combien nous avons aussi chacun besoin de persévérer pour la cause que le Seigneur Jésus nous confie d’accomplir au travers de son église et de nos œuvres humanitaires et de développement en faveur de nos semblables, notre prochain.
Que Dieu nous bénisse dans notre persévérance avec Jésus-Christ sur tous les plans de notre vie et de servir au triomphe de sa cause sur la terre. Amen !!!
Même aujourd'hui, Dieu appelle
AUJOURD’HUI DIEU VOUS APPELLE
« PAUL, APPELÉ À ÊTRE APÔTRE » (ROMAINS 1. 1).
Dieu a puisé dans le passé de Paul avant sa rencontre avec le Christ, et il y a trouvé des compétences très utiles. Toutes n’étaient pas spirituelles. Elles étaient aussi académiques et culturelles. En apparence, Paul ne semblait pas qualifié pour annoncer la Bonne Nouvelle à cause de sa haine profonde envers les chrétiens, mais son bagage intellectuel lui offrait une opportunité unique.
Ancien pharisien, il comprenait les Écritures et la mentalité de ses adversaires. Son aveuglement spirituel d’autrefois lui inspirait de la compassion pour les perdus. Dieu a utilisé les bonnes et les mauvaises expériences de sa vie.
Et Dieu peut faire de même pour nous ! Dieu cherchait un pilier pour son Église, un théologien, un orateur, un missionnaire, qui porterait son message dans tous les milieux, de la rue jusqu’aux palais.
Dieu avait trouvé en Paul cet homme déjà parfaitement qualifié avant même sa conversion. Dieu nous cherche, il nous prépare, il nous place, et il nous donne les moyens d’accomplir efficacement son œuvre, car il sait que la personne qu’il choisit a largement les moyens de le faire.
L’appel de Dieu est la seule chose qui puisse nous rendre véritablement heureux, quand bien même on ne se l’imagine pas toujours. Aujourd’hui, Dieu vous appelle-t-il ? Est-il en train de vous préparer, de vous placer ? Vous donne-t-il les moyens d’agir ? Abandonnez-vous à Lui et ne Lui fermez pas la porte : vous connaîtrez alors un niveau de joie et d’accomplissement encore jamais vus !
« JE T'AVAIS CONSACRÉ, JE T'AVAIS ÉTABLI » (JÉRÉMIE 1. 5)
Le mot « consacré » signifie « mis à part pour un usage exclusif ». Le mot « établi » signifie « ordonné selon un plan précis ».
Il y a deux choses à savoir : Dieu ne gaspille rien de ce qu’il a créé, et rien de ce qu’il peut utiliser. Avant notre salut, Dieu a permis des expériences, bonnes et mauvaises, qui nous ont équipés pour ce qu’il avait en tête.
Voilà qui inclut la famille, les origines, l’enfance, l’éducation, la scolarité, les emplois et la formation reçue.
On pourrait ajouter aussi cet inné que Dieu a mis en nous, même si ces talents ont pu en apparence jouer contre nous au fil du temps. Si on a des idées bien arrêtées, Dieu peut s’en servir.
Si on aime les livres et la recherche, Dieu peut utiliser ce penchant. Si on aime la confrontation, le combat spirituel, Dieu en fera un atout. Aujourd’hui, nous avons peut-être l’impression d’être au mauvais endroit, au mauvais moment, de faire les mauvaises choses, avec les mauvaises personnes. Nous nous demandons peut-être comment nous en sortir et enfin changer de vie.
C’est parfois impossible avec nos propres forces, mais Dieu est là pour nous aider ! Il fait des miracles à partir de nos erreurs. Apportons-Lui donc toutes ces choses inavouables dont nous sommes peu fier, et disons : « Seigneur, les voici. nous aimerions que notre vie soit différente, mais elle ne l’est pas. Nous aimerions pouvoir la changer, mais nous ne le pouvons pas ». Ensuite, laissons Dieu agir !
« J'AI PRIÉ POUR TOI, AFIN QUE TA FOI NE DÉFAILLE PAS » (LUC 22. 32)
Dieu veut que l’on fasse sa volonté. Mais on ne peut atteindre la maturité spirituelle avant d’être hors d’atteinte de Satan. On peut le vaincre, mais pas l’éliminer. Pierre débordait d’activité, il était très présent dans le ministère du Seigneur Jésus, mais pas toujours à son avantage.
Celui qui dirigera plus tard l’Église a d’abord nié être un disciple de Jésus ! Mais rien ne surprend Dieu. Il ne nous demande pas si nous sommes la bonne personne pour nous choisir. Au contraire, Jésus dit à Pierre : « Satan vous a réclamés pour vous passer au crible comme le blé. Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas » (Luc 22. 31–32). Si on ne sait pas comment prier pour soi, Jésus s’en charge, car « il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur » (Hébreux 7. 25).
Pour finir, Jésus dit à Pierre : "Et toi, quand tu seras revenu à moi, affermis tes frères" (Luc 22. 32). De l'affaiblissement moral dans lequel on peut se trouver aujourd’hui peut naître un véritable ministère au service des autres. Seulement Dieu peut changer notre vie, mais Il peut aussi nous utiliser pour changer celle des autres.
Être passé au crible n’a rien à voir avec le mal que nous pouvons faire, il s’agit d’une purification spirituelle qui élimine les résidus et raffine ce qui reste. C’est la preuve qu’il y a dans chacun(e), dès le départ, quelque chose qui vaut la peine d’être sauvé. Aujourd’hui, Dieu vous appelle. Ne perdez pas de temps, confiez-Lui votre vie !
Que chaque être humain règle sa vie en croyant en Jésus
Les hommes ? Ils font ce que les autres font, ils pensent ce que les autres pensent. N’entendons-nous pas souvent ces expressions : « Et bien, je fais comme tout le monde » ou : « je pense comme les autres… ». Ils ne se donnent même plus la peine de réfléchir ; on pense pour eux, et avec un peu de persévérance, on finit par faire accepter ce qu’on veut, et aujourd’hui bien mieux qu’autrefois grâce au développement de la médiatisation. On arrive même à faire accepter le mal comme étant un bien.
A qui regardez-vous pour régler votre vie ? Aux autres ? A votre voisin ? A votre collègue de travail ? « Il le fait bien, lui, pourquoi pas moi ? » et lui se dit la même chose de vous ! Et c’est ainsi que l’on vit en voulant faire et être "comme les autres", de peur d’être l’objet de critiques ou de railleries. La vie est ainsi réglée en recherchant l’approbation de la société plutôt que celle de Dieu.
Or, cette vie, n’est-ce pas Dieu qui vous l’a donnée ? N’est-ce pas Dieu qui vous la conserve ? N’est-ce pas Dieu qui vous la reprendra et la jugera ? Longue ou courte, active ou paresseuse, utile ou non à vos semblables, elle sera jugée d’abord sur un point : Aura-t-elle été en règle avec Dieu quant à vos péchés ? Les avez-vous reconnus, vous en êtes-vous repenti et avez-vous reçu Jésus, son Fils unique qu’il a donné par Amour pour vous et qui, sur la croix a subi pour vous le Jugement divin ? C’est la seule façon de régler votre vie pour être approuvé, non de vos semblables, mais du seul Dieu Saint qui vous aime et qui veut que vous soyez sauvé.
« Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé » (Actes 16. 31).
Réglez pour toujours votre vie, non sur les critères des hommes, mais sur la Parole de Dieu. Lisez la Bible qui présente du début à la fin Jésus-Christ, le modèle parfait, le seul que l’on peut suivre en toute sécurité.
Jésus a dit : « Moi, je suis le bon berger… Mes brebis écoutent ma voix, et moi je les connais, et elles me suivent ; moi, je leur donne la vie éternelle, et elles ne périront jamais, et personne ne les arrachera de ma main. » (Jean 10. 11, 27-28).
Les brebis de Jésus, objets de sa tendresse,
Reconnaissent sa voix pour le suivre sans cesse ;
C’est lui qui les conduit, les comble de faveurs ;
Il a mis son amour pour toujours dans leurs cœurs.
Venez à Jésus ; Venez avec Moi ; Venez à Moi
VENEZ A JÉSUS !
"Jésus leur dit : Venez, suivez-moi" (Marc 1. 17).
L’un des arguments que nous invoquons le plus volontiers pour ne pas suivre Jésus, c’est notre tempérament, nos dispositions naturelles. Mais, quand une fois nous allons à Lui, la première chose dont nous nous rendons compte, c’est qu’Il n’attache aucune importance à nos dispositions naturelles. Nous nous imaginons que nous pouvons consacrer à Dieu nos dons et nos capacités. Mais comment consacrer à Dieu ce qui ne nous appartient pas ? Il n’y a qu’une chose que nous puissiez Lui consacrer, notre personne même (Romains 12. 1), tous nos droits sur nous-mêmes. Si nous faisons cela, Dieu se servira de nous pour faire une de Ses divines expériences. Les expériences de Dieu réussissent toujours.
Ce qui caractérise un enfant de Dieu, c’est le rayonnement moral qui résulte d’un abandon total à Jésus-Christ. La vie n’est plus alors qu’une source limpide et toujours jaillissante, alimentée sans cesse en nous par le Saint-Esprit. L’enfant de Dieu se rend compte que c’est son Père céleste qui règle Lui-même toutes les circonstances de sa vie, aussi jamais il n’est disposé à se plaindre, il sait que Jésus est là, il s’abandonne à Lui sans aucune réserve.
Mais gardez-vous d’ériger votre propre expérience en règle universelle. Laissez Dieu agir à sa manière avec votre prochain, comme il l’a fait pour vous. Si vous savez obéir à l’appel de Jésus : « Viens à moi », il se servira de vous pour renouveler cet appel. Votre vie sera l’expression de l’appel même de Jésus.
« Viens à moi » Mon frère, ma sœur, es-tu venu(e) ?
VENEZ AVEC MOI !
"Rabbi, où demeures-tu ? – Venez, leur dit-il, et vous verrez. Ils allèrent, et… restèrent auprès de lui ce jour-là" (Jean 1. 38-39).
« Venez avec moi » , nous dit Jésus. Parfois, nous restons auprès de Lui ce jour-là, et puis c’est fini ; nous retournons à nos affaires, à nos intérêts personnels. Nous ne comprenons pas qu’on peut rester avec Jésus en toute circonstance.
« Tu es Simon; on t’appellera Céphas » (Jean 1. 42). Dieu ne peut écrire notre nouveau nom que là où Il a effacé notre orgueil, notre suffisance, notre égoïsme. Il y en a parmi nous qui ne sont enfants de Dieu que par-ci par-là. Si vous nous regardez seulement sur tel point, ou bien sous telle lumière, quand nous sommes tout à fait bien disposés, vous croiriez que nous sommes des modèles de piété. Mais pas toujours.
Pourtant, le vrai disciple de Jésus porte son Nom sur toute sa personne ; l’égoïsme, l’orgueil, la suffisance ont partout disparu. L’orgueil est l'adoration du moi. Et cet orgueil peut être chez plusieurs d’entre nous. Nous dites : « Oh ! je ne suis pas ce que je devrais être ». Notre orgueil d’homme s’en accommode, mais au fond, nous faisons mal à Dieu. Certains pensent même que Dieu ne peut pas les transformer et disent : « Je suis trop faible, trop découragé, dites-vous; le salut n’est pas pour moi ».
Ainsi, ils ne croient pas à la Puissance de Dieu. Il faudrait, disent-ils, que Dieu vienne les prendre et les emporter au Ciel. Mais Dieu est prêt à le faire.
Allez à Jésus, restez auprès de Lui, sans rien exiger d’autre. Jésus vous prendra avec Lui, non pas pour un jour, mais pour toujours.
VENEZ A MOI !
"Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos" (Matthieu 11. 28).
Est-ce que nous sommes vraiment désireux de trouver le repos et la sérénité ? Les problèmes qui ont une véritable importance dans la vie ne sont pas nombreux.
Et tous trouvent leur solution dans cette parole : « Venez à moi ». Jésus ne nous dit pas : « Faites ceci, ne faites pas cela. », mais Il nous dit : « Venez à moi ». Si nous venons à Lui, nous serons déchargés de notre péché, notre vie deviendra ce que nous sentons bien qu’elle devrait être ; nous pourrons chanter de joie.
Avons-nous jamais consenti à cet acte si simple, si enfantin de venir à Jésus ? Mais notre cœur est si obstiné ! Et cependant, si nous voulons être libérés de notre péché, c’est le seul moyen.
La réponse que nous faisons à Jésus est ce qui nous juge. Au moment où nous nous y attendons le moins, sa voix murmure à notre oreille : « Viens à moi ». Si nous nous laissons attirer, alors tout en nous se transforme. Ne raisonnons pas, mais jetons-nous dans ses bras. Fions-nous à Jésus seul, abandonnons tout le reste. Jésus dit : « Je vous donnerai du repos ». C’est-à-dire qu'Il nous délivrera de notre inquiétude, qu'Il nous soutiendra en toute chose. Jésus n’a pas l’intention de nous mettre au lit, pour que nous nous y endormions en Le tenant par la main. Oh ! Non, Il veut nous tirer hors du lit, hors de notre langueur, de notre épuisement, de notre sommeil spirituel. Il veut nous donner l’énergie, l’activité, la vie. Nous parlons du fait d'accepter la volonté de Dieu sans protester ! Jésus veut nous donner l’énergie divine et Sa Toute-Puissance.
Le sacrifice d'Abraham : Sa vraie signification
Abraham avait obéi à Dieu bien des fois pendant sa vie, mais aucun test ou épreuve n'aurait pu rivaliser avec la sévérité de celle décrite en Genèse 22. Dieu dit à Abraham : « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac ; va-t-en au pays de Morija, et là, offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je te dirai » (Genèse 22. 2). C'était une demande stupéfiante parce qu'Isaac était le fils de la promesse (promis).
Comment Abraham a-t-il répondu ? Avec une obéissance immédiate : de bonne heure le lendemain matin, Abraham prit la route avec deux serviteurs, un âne et son fils bien-aimé Isaac, et avec le bois pour l'holocauste. Son obéissance absolue à ce commandement si déconcertant et si troublant, rendit gloire à Dieu et demeure un exemple qui nous enseigne comment glorifier Dieu dans nos vies en Lui obéissant.
En chemin, Isaac pose à son père cette question pertinente : “Mon père, voici le feu et le bois ; mais où est l'agneau pour l'holocauste ? Et Abraham dit : Mon fils, Dieu se pourvoira de l'agneau pour l'holocauste” (v. 7, 8).
Dieu avait demandé à Abraham de sacrifier son fils Isaac sur le mont Morija. Le fils d'Abraham était condamné à mort par Dieu et à vrai dire, il le méritait, car il était pécheur. Abraham lia son fils et le plaça sur l'autel. Il était incapable de se libérer.
Voici le message que Dieu voulait faire passer : de même qu'Isaac était incapable de se sauver lui-même, de même nous sommes tous liés par le péché et incapables de nous libérer nous-mêmes de ses conséquences.
Abraham avait pris le couteau et était sur le point de transpercer son fils. Abraham avait confiance que Dieu, dans sa bonté, fournirait une solution au problème de la mort. Au dernier instant, l'ange de l’Éternel appela Abraham du ciel pour l'empêcher de passer à l'action. Abraham leva les yeux, et vit derrière lui un bélier retenu dans un buisson par les cornes; et Abraham alla prendre le bélier, et l'offrit en holocauste à la place de son fils. Parce qu'Abraham a cru, le Seigneur Dieu a pourvu à son besoin d'un substitut qui allait mourir à la place de son fils.
Un bélier est offert à la place d'Isaac, mais ni le bélier, ni Isaac, ne pouvaient répondre aux exigences divines. Ils n'étaient pas “l'Agneau” qui, par son sacrifice, glorifierait Dieu dans tous ses attributs. Par la foi, Abraham, enseigné par Dieu, a pu dire avec certitude : “En la montagne de l'Éternel, il y sera pourvu” (22. 14).
Il y a eu une mort, mais c'était celle du bélier que Dieu lui a fourni plutôt que celle du fils d'Abraham. Le fils d'Abraham a été délivré parce que le bélier est mort à sa place. Dieu avait fourni un substitut. Cet événement a tellement marqué Abraham qu'il a donné à cette montagne un nom qui lui rappellerait la nature de Dieu.
Abraham a nommé la montagne : "l'Éternel pourvoira". On peut se demander pourquoi il ne l'a pas appelée "l'Éternel a pourvu". C'est comme si Abraham anticipait un temps où un autre sacrifice serait offert, un sacrifice qui procurerait le salut au monde entier. Les siècles passent, et l'Agneau promis est annoncé comme celui qui doit souffrir pour nous sauver. Deux mille ans plus tard, dans ces mêmes montagnes, Jésus-Christ le Messie, le Fils de Dieu et l'Agneau de Dieu, a accompli la prophétie d'Abraham en donnant sa vie en sacrifice parfait sur la croix.
Si le bélier n'était pas mort, le fils d'Abraham serait mort. De même que le bélier est mort à la place du fils d'Abraham, de même Jésus-Christ, qui est l'Agneau de Dieu, est mort pour nous sur la croix. Nous aurions dû mourir éternellement en Enfer pour payer pour toujours la dette liée à notre péché, mais Jésus-Christ est mort sur la croix pour nous, prenant notre châtiment que méritent nos péchés. Il est notre Substitut, notre Remplaçant, une fois pour toutes. Oui Alléluia, nous rendons grâce à Dieu, car Jésus-Christ, l'Agneau de Dieu, est ressuscité, Il est vivant éternellement et Il sauve parfaitement tous ceux qui croient en Lui et le reçoivent comme seul Seigneur et Sauveur de leur vie. Amen !
Dieu considéra la foi (la confiance) d'Abraham comme un exemple du seul moyen de salut pour tous ceux qui viendraient après lui. Genèse 15. 6 déclare : « Abraham eut confiance en l’Éternel, qui le lui imputa à justice »
Cette vérité est la base de la foi chrétienne, tel que réécrite en Romains 4. 3 et en Jacques 2. 23. La justice qui fut créditée à Abraham est la même justice que celle qui nous est créditée aujourd'hui lorsque nous acceptons par la foi le sacrifice que Dieu a pourvu pour nos péchés : Jésus-Christ son Fils unique mort sur la croix et ressuscité.
“Mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils Jésus Christ, né d'une femme, né sous la Loi, afin qu'il rachète ceux qui étaient sous la Loi” (Galates 4. 4, 5).
En voyant Jésus, Jean-Baptiste a dit : “Voilà l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde” (Jean 1. 29). C'est Jésus qui, à Golgotha, fut sacrifié, en mourant sur une croix pour nous délivrer de nos péchés et de la mort éternelle en Enfer.
Jésus est appelé l’Agneau de Dieu en Jean 1. 29 et en Jean 1. 36 parce que seul sa mort constitue le sacrifice parfait et ultime pour le péché. Pour comprendre qui est Jésus-Christ et ce qu’Il a accompli, il faut étudier l’Ancien Testament, qui contient des prophéties sur sa venue en « sacrifice de culpabilité » (Ésaïe 53. 10). En fait, tout le système sacrificiel établi par Dieu dans l’Ancien Testament constitue le cadre de la venue de Jésus-Christ, qui est le sacrifice parfait auquel Dieu a pourvu, pour l’expiation des péchés de tous les êtres humains qui croient (Romains 8. 3, Hébreux 10). « Celui qui n'a point connu le péché, il (Dieu) l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu » (2 Corinthiens 5. 21).
Par la mort de Jésus sur la croix en sacrifice parfait offert à Dieu pour le péché et par sa résurrection le troisième jour, nous avons maintenant la vie éternelle en croyant véritablement en Jésus. Le fait que Dieu Lui-même ait pourvu au sacrifice pour l’expiation de nos péchés fait partie de la glorieuse Bonne Nouvelle de l’Évangile, exprimée clairement en 1 Pierre 1. 18-21 : « Vous le savez en effet, ce n’est pas par des choses corruptibles comme l’argent ou l’or que vous avez été rachetés de la manière de vivre dépourvue de sens que vous avaient transmise vos ancêtres, mais par le sang précieux de Christ, qui s’est sacrifié comme d’un agneau sans défaut et sans tache. Prédestiné avant la création du monde, il a été révélé dans les derniers temps à cause de vous. Par lui, vous croyez en Dieu qui l’a ressuscité et lui a donné la gloire, de sorte que votre foi et votre espérance reposent sur Dieu. »
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L'histoire du sacrifice d'Abraham dans l'Ancien Testament est la base de l'enseignement de l'expiation du Nouveau Testament : l'offrande en sacrifice parfait du Seigneur Jésus-Christ sur la croix, pour le péché de l'humanité.
Voici quelques parallèles entre ces deux récits bibliques de l'Ancien et du Nouveau Testaments :
- « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac… » (Genèse 22. 2a) ; « Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique… (Jean 3. 16).
- « Va-t-en au pays de Morija, et là offre-le en sacrifice… » (v. 2) ; Il est reconnu que c'est dans cette région que la ville de Jérusalem fut construite de nombreuses années plus tard, et où Jésus fut crucifié, hors des murs de la ville (voir Hébreux 13. 12).
- « Et là, offre-le en holocauste… » (v. 2) ; « …Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures » (1 Corinthiens 15. 3).
- Abraham prit le bois pour l'holocauste, le chargea sur son fils Isaac… » (v. 6) ; « Jésus, portant sa croix… » (Jean 19. 17).
- « … mais ou est l'agneau pour l'holocauste ? » (v. 7) ; Jean a dit « Voici (Jésus) l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde » (Jean 1. 29).
- Isaac, le fils, répondit avec obéissance à son père en acceptant d'être le sacrifice (v. 9) ; Jésus pria : « Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux » (Mathieu 26. 39).
- La résurrection – Isaac (symboliquement en ne passant pas par la mort) et Jésus (en réalité en passant par la mort et en ressuscitant) : « C'est par la foi qu'Abraham offrit Isaac, lorsqu'il fut mis à l'épreuve, et qu'il offrit son fils unique, lui qui avait reçu les promesses, et à qui il avait été dit : « en Isaac tu auras une postérité appelée de ton nom. Abraham pensait que Dieu est puissant, même pour ressusciter les morts ; aussi il retrouva son fils qui ne mourut pas ce jour-là, ce qui est une préfiguration » (Hébreux 11. 17-19) ; Jésus mourut sur la croix « a été enseveli, et il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures » (1 Corinthiens 15 : 4).
(1) Le Tribunal de Christ sous cinq aspects
« Mais toi, pourquoi juges-tu ton frère? ou toi, pourquoi méprises-tu ton frère? puisque nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu. » (Romains 14 : 10)
Le terme Tribunal vient du mot « Bema » en grec, ce qui signifie un lieu élevé où l’on monte par des marches, c’est-à-dire une plateforme, une tribune qui symbolise le siège officiel d’un juge. La perspective de se présenter devant le Seigneur Jésus, au Tribunal de Dieu, doit représenter pour tout enfant de Dieu un aboutissement réjouissant, une heureuse espérance.
Il est important de comprendre que le Tribunal de Christ n’a pas vocation à déterminer notre Salut, puisque nous savons que le sang de Jésus nous purifie de tous nos péchés. Le salut a été acquis sur la base du sacrifice accompli par Christ. Ce sacrifice a permis que nos péchés soient effacés et que nous recevions le pardon de Dieu, la réconciliation avec Lui et une vie nouvelle implantée en nous par la Parole régénératrice de Dieu, dynamisée par la puissance de son Esprit. Cependant, il nous faudra rendre compte de nos œuvres à partir du moment où nous aurons fait de Jésus notre Seigneur et notre Sauveur personnel.
1) Qui sera concerné par le Tribunal de Christ ?
Une fois recueillis auprès du Seigneur Jésus, tous les rachetés de Jésus, sans exception, devront être "manifestés" devant le Tribunal de Christ. Oui, tous les saints de tous les temps se retrouveront au Tribunal de Christ. En d’autres termes, seront présents tous ceux qui appartiennent à Dieu, tous ceux qui auront reconnu et déclaré Jésus-Christ comme seul Seigneur et Sauveur de leur vie. Car Il sont devenus l’Épouse, la Bien-Aimée de Christ. Dès lors que nous avons, pour fondement principal, la foi en Jésus-Christ à travers Son œuvre sur la croix, il nous appartient de construire notre vie sur ce fondement et de bâtir dessus. « Si l’œuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. » (1 Corinthiens 3 : 14).
Lire aussi dans 1 Corinthiens 3 : 10-13 où nous voyons que l'apôtre Paul insiste sur le fait que le fondement, la pierre d’angle de l’édifice qu’est l’Église, c’est Jésus et rien d’autre. Notre prédication doit donc concerner Jésus-Christ crucifié, ressuscité et qui revient bientôt.
2) À quel moment aura lieu ce Tribunal ?
Puisque ce moment ne concerne que les Saints en Christ, ce Tribunal interviendra après un évènement qui aura permis le rassemblement des croyants en Jésus : l’Enlèvement de la Vraie l’Église. Cet enlèvement des croyants doit être suivi de leur comparution devant le Tribunal de Jésus-Christ, le Juste Juge. Et Dieu étant le Dieu de justice parfaite, Il est sous l’obligation divine de juger tout être humain selon la façon qu’il a vécu sur la terre sous le règne souverain de son Créateur. Pour cela, il faut attendre le Retour du Seigneur Jésus qui nous dit : « Voici, je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon ce qu’est son œuvre. » (Apocalypse 22 : 12)
3) Quelle est la nature de ce Tribunal ?
Ce Tribunal sera gouverné par Christ, qui sera le Juge : « Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils. » (Jean 5 : 22)
Le Tribunal de Christ correspond à un jugement, à une évaluation. Cette évaluation concerne ceux qui servent le Seigneur Jésus, qui contribuent à l’avancement du Royaume de Dieu selon les dons qu’ils ont reçu de Dieu. Ce que nous faisons sur terre pour la gloire de Dieu a donc une portée au Ciel concernant l’édifice de Dieu.
Les enfants de Dieu se présenteront devant le Tribunal du Christ pour être personnellement jugés à propos de leurs œuvres menées sur la terre. Chacun devra rendre compte à Jésus de ce qu’il aura fait, puisque tout ce que nous faisons doit servir à Lui rendre Gloire. Oui chose étonnante, le Seigneur Jésus mettra en lumière ce qui pourrait être le plus caché dans notre intérieur voir même oublié. Tous nos péchés, tous nos manquements, même les plus secrets, seront dévoilés, mis à nu dans leurs moindres détails, devant tous. Oui, il faudra que nous soyons manifestés devant Son tribunal, afin que nous reconnaissions une fois clairement, dans la lumière de Dieu, ce que nous étions par nous-mêmes, et ce qu’étaient en réalité nos actes, nos paroles, nos pensées, tels que le Seigneur les a vus et jugés. Alors seulement nous aurons pleinement conscience de ce qu’est la Grâce infinie de Dieu
4) Sur quels critères seront nous jugés ?
Notre âme est sauvée par la grâce de Dieu au moyen de la foi en Jésus, et par ceci nous devenons des citoyens célestes. Nos œuvres détermineront notre valeur. « Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu’il aura fait, étant dans son corps. » (2 Corinthiens 5 : 10). Nous serons donc jugés sur nos œuvres mais également sur les motivations de nos œuvres. En effet, les motivations de nos œuvres seront évalués. Bien des actes apparaîtront, à la lumière de ce tribunal, sous un jour entièrement différent de celui où nous les aurons appréciés ici-bas.
5) De quelle utilité auront les récompenses ?
Comprenons que la finalité de ce Tribunal est très positif, d’autant qu’il existera plusieurs types de récompenses : la louange de Jésus, la couronne de vie (Apocalypse 2. 10, Jacques 1. 12), la couronne de gloire (1 Pierre 5 : 2-4), la couronne incorruptible (1 Corinthiens 9 : 25-27), la couronne de justice (2 Timothée 4 : 8), la couronne de joie (Philippiens 4. 1, 1 Thessaloniciens 2. 19-20) . Les positions que nous aurons dans l’Éternité dépendront très certainement des œuvres que nous auront fait pour le Seigneur, et donc des récompenses reçues. C’est en ce sens que nos récompenses impacteront notre position dans le Royaume éternel de Dieu.
Tout ce que la lumière divine projetée sur nos vies aura manifesté produira de la louange dans nos cœurs ! Nous aurons beaucoup mieux conscience de l’étendue de cette grâce, dont nous sommes continuellement les objets. Nous apprécierons enfin à sa juste valeur l’amour, la patience, la condescendance du Seigneur Jésus à notre égard.
Pour conclure, le Tribunal de Christ correspond au Jugement ultime des Saints (des enfants de Dieu). Il ne doit plus être un sujet de peur, mais une incitation personnelle à une marche sainte qui glorifie notre Seigneur Jésus. Le Tribunal de Christ ne remet pas en question notre salut.
Penser au Tribunal de Christ devrait « stimuler » tous les rachetés du Seigneur Jésus et augmenter en eux un désir ardent de Lui être agréable, à tous égards ! Cet exercice doit être continuel dans leurs cœurs.
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