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L'Évangile est une puissance de Dieu pour le Salut de quiconque croit (Romains 1. 16)

Si Dieu est bon, pourquoi laisse-t-il faire tant de mal ?

19 Avril 2024 Publié dans #Divers

"Si Dieu est bon pourquoi laisse-t-il faire tant de mal ?" Cette question, tous les chrétiens l’ont entendue et plusieurs se la posent eux-mêmes. Elle revient momentanément lorsqu’une énorme tragédie survient. Devant cette difficulté morale, notre raison humaine conclue ainsi : Ou Dieu n’est pas bon, ou Dieu n’est pas Tout-Puissant, ou Dieu n’existe pas. L’être humain régénéré cependant n’a pas l’intelligence enténébrée, mais renouvelée (Romains 12. 2) et Il est armé pour faire face aux forteresses de la raison dépravée des pécheurs (2 Corinthiens 10. 5).

Quand Dieu doit-Il intervenir ?

L’existence est le lieu de rencontre entre le fini et l’infini, le temporel et l’éternel, le Dieu Souverain et l’être humain vulnérable. Nous vivons dans le temps et n’avons pas de contrôle sur les événements. Il en va autrement de Dieu, sa perspective étant radicalement différente de la nôtre. Sur la question du temps, par exemple, l’Écriture nous apprend ceci : « Mais il est une chose, bien-aimés, que vous ne devez pas ignorer, c’est que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour » (2 Pierre 3. 8).

Pour nous, le facteur temporel a un grand impact dans la façon dont nous vivons les événements. Dieu, quant à Lui, est hors du temps de sorte que ceux qui nous paraissent morts ou encore à venir sont perçus par Lui comme étant vivants et existants, « car pour Dieu tous sont vivants » (Luc 20. 38b). Bien que Dieu intervienne dans le temps et dans l’histoire, Il traite avec les êtres humains dans l’éternité. Temporellement, Dieu ne nous semble pas intervenir lorsqu’une tragédie survient, mais Il entre en jugement avec tout ce qui arrive.

LIRE Psaumes 7. 8-17

Ce psaume est-il seulement un vœu pieux ? Une envie capricieuse dont s’aveuglent les croyants en faisant comme si le mal ne triomphait pas partout dans le monde ? Au contraire ! Il s’agit d’une vérité éternelle. En Lui-même Dieu a déjà jugé toute la conduite des êtres humains. Il est le Juge éternel, le Juge d’éternité. À ses yeux, aucune injustice ne perdure, le bien triomphe éternellement.

Comment Dieu intervient-Il ?

Dieu n’intervient pas en empêchant les êtres humains de pécher, mais en leur faisant rendre compte pour leurs péchés. Lorsqu’un crime est commis, il y a injustice. Lorsque le coupable est condamné, justice est rendue. Dieu n’est pas passif devant le péché, mais sa Colère est enflammée contre le péché. Le jugement du monde par Dieu a lieu de deux façons. La première est la croix de son Fils Jésus-Christ. Avant d’aller subir la Colère de Dieu pour les péchés du monde, Jésus déclare : « Maintenant a lieu le jugement de ce monde; maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors » (Jean 12. 31). La mort de Jésus-Christ sur la croix était une manifestation du Jugement Dernier. L’apôtre Paul explique que par ce jugement, Dieu a manifesté sa Justice éternelle dans le temps et s’est montré juste tout en justifiant des impies : "C’est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience, afin, dis-je, de montrer sa justice dans le temps présent, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus" (Romains 3. 25-26).

Lorsqu’un être humain déclare que Dieu est injuste, car Il laisse faire le mal, il faut lui rappeler qu’il méconnait l’histoire : Dieu a déjà puni le mal à la croix. Le péché a reçu sa pleine condamnation lorsque le Christ a été fait péché et fut maudit et condamnés sur la croix pour nous (2 Corinthiens 5. 21 ; Galates 3. 13). « Celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3. 36). Les péchés qui ne sont pas condamnés dans ce monde présents sur la terre sont déjà condamnés par le Jugement éternel de Dieu qui sera manifesté à la fin des temps. « C’est une multitude, une multitude, dans la vallée du jugement; Car le jour de l’Éternel est proche, dans la vallée du jugement » (Joël 3. 14).

Pourquoi Dieu n’empêche-t-il pas simplement le mal ?

Au lieu de juger éternellement des êtres humains pécheurs pour leurs horribles péchés, Dieu n’aurait-il pas dû les empêcher de commettre ces horribles péchés ? On arrive à comprendre comment Dieu répare le mal par sa Justice, mais ne pourrait-il pas simplement empêcher de horribles péchés d’arriver ? Du point de vue de son omnipotence, Dieu peut empêcher le mal de se produire et Il le fait souvent (voir 1 Samuel 25. 34). Mais il nous faut constater que Dieu a choisi de laisser les êtres humains libres de faire le mal. « Et que dire, si Dieu, voulant montrer sa colère et faire connaître sa puissance, a supporté avec une grande patience des vases de colère formés pour la perdition et s’il a voulu faire connaître la richesse de sa gloire envers des vases de miséricorde qu’Il a d’avance préparés pour la gloire ? » (Romains 9. 22-23).

Pourquoi les êtres humains devant des injustices notoires appellent-ils Dieu à empêcher ce mal ; et ne l’appellent-ils pas à empêcher le mal qu’ils commettent eux-mêmes ? À qui de déterminer le mal que Dieu doit empêcher et selon quels critères ? L’Écriture nous rappelle que nous sommes tous dans le même bateau. Lorsque nous condamnons les actes criminels des autres, nous nous condamnons nous-mêmes puisque nous commettons les mêmes péchés à différents degrés (Romains 2. 1). C’est pourquoi la méchanceté des êtres humains devrait nous inciter à la repentance puisque la même méchanceté est dans notre cœur. C’est également ce que Jésus déclare en constatant les tragédies de l’existence humaine. Il ne déclare pas que celles-ci sont incompatibles avec la bonté de Dieu, mais qu’elles devraient nous inciter à la repentance en vue du salut de nos âmes : LIRE dans Luc 13. 1-5.

Les tragédies nous bouleversent. Elles doivent nous rappeler que nous vivons dans un monde bouleversé par la chute. L’injustice rampante ne doit pas nous faire croire que le ministère de la Justice divine est interrompu. Dieu juge et condamne le péché, empressons-nous donc de nous repentir. Nous devons savoir que nous sommes semblables à la fois aux criminels et aux victimes : nous sommes coupables de nos propres péchés, mais c'est en Jésus-Christ que nous sommes sauvés. Il ne nous reste, dans les deux cas, qu’un seul et même refuge : la miséricorde de notre Dieu, à recevoir ou à rejeter !

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