Dieu nous a révélé le mystère de la mort
Bonjour, j'ai écris cet article en écoutant la prédication du Pasteur Yves Castanou sur "LA RÉALITÉ DE L'AUTRE MONDE", que vous pouvez vous-mêmes aussi prendre le temps d'écouter à partir de la 45ème minute pour plus de précision.
La mort d'un être humain est la séparation entre le corps et l'esprit ; l'esprit quitte le corps, donc il y a une séparation entre le corps physique (naturel) et le corps spirituel. Quand le corps physique meurt, le corps spirituel se réveille dans l'au-delà, dans l'éternité. Mais le lieu où l'esprit de chacun va se réveiller dépend du choix de chaque être humain : soit l'environnement sera BON (dans le lieu de bonheur infini au Ciel, le Paradis), soit l'environnement sera MAUVAIS (dans le lieu de souffrances infinies du séjour des morts, puis en Enfer). Oui, la mort physique n'est pas la fin pour un être humain car son esprit et son âme continuent de vivre consciemment et éternellement dans l'éternité.
Nous êtres humains, nous sommes-nous personnellement préparés pour être sûrs de savoir dans quelle éternité irons-nous après la mort ? : Dans la Gloire de Dieu au Ciel où l'on jouit d'un bonheur infini ; oubien dans les ténèbres du dehors où l'on souffre horriblement ? Si un être humain qui meurt, qui quitte ce monde, est déjà un enfant de Dieu (c'est-à-dire qu'il a déjà reçu Jésus dans son cœur, a mis toute sa confiance en Lui et a reçu le pardon de tous ses péchés), il va directement dans la Gloire de Dieu au Ciel. Par contre, si un être humain qui meurt n'a pas accepté et reçu Jésus dans sa vie ainsi que le pardon de ses péchés, il va directement dans les horribles tourments du séjour des morts, dans les ténèbres.
Nous êtres humains, nous devons bien comprendre que c'est pendant notre vie sur la terre que nous choisissons chacun personnellement notre éternité, et il n'y aura aucune possibilité de seconde chance après la mort. Ceux qui ont placé leur confiance en Jésus pendant leur vie sur la terre ont déjà la Vie Éternelle et leur destinée est dans le bonheur infini au Ciel, au Paradis. Par contre, ceux qui, pendant leur vie sur la terre, ont rejeté ou négligé le parfait Salut que Dieu offre en Jésus seul, après leur mort, c'est dans les horribles tourments de l'Enfer éternel que sera leur destinée sans fin.
Oui, c'est sûr et certain que si pendant notre vie sur la terre, nous avons reçu Jésus et que nous sommes nés de nouveau par l'oeuvre du Saint Esprit en nous, à la mort de notre corps humain, nous irons directement dans la gloire de Dieu au Ciel. Nous verrons Dieu face à face, tel qu'Il est, et nous serons éternellement dans la joie infinie et inexprimable, nous adorerons le seul vrai Dieu d'éternité en éternité dans Sa gloire.
Après la mort des êtres humains, il est impossible pour quiconque de changer de condition ou de lieu d'affectation : c'est soit dans le bonheur éternel au Paradis, soit dans la souffrance éternelle en Enfer.
À la mort physique, chaque âme humaine a droit à une escorte, à un comité d'accueil : "Dans le cas de Lazare (le juste), les anges de Dieu sont venus le prendre, l'escorter et l'amener dans le sein d'Abraham. Dans le cas de l'homme riche (l'injuste), les démons sont venus le prendre, l'escorter et l'amener dans le lieu de tourment" Voir dans (Luc 16 : 19-31).
Il a fallu, pour vaincre LÉGALEMENT la mort, que Dieu envoie son Fils Jésus-Christ qui, en venant volontairement dans ce monde, s'est fait homme. Et vers 33 ans, Jésus fut crucifié et porta tous nos péchés sur Lui, Il subi entièrement sur la croix le châtiment de tous nos péchés et mourut pour nous. Et le troisième jour, Jésus ressuscita.
Après la mort de Jésus sur la croix, pendant que son corps reposait dans le tombeau, Son Esprit qui avait été remis au Père (Luc 23 : 46), est allé publier et proclamer Sa Victoire aux esprits rebelles qui étaient dans le lieu de tourments du séjour des morts (1 Pierre 3 : 18-20). L'Esprit de Jésus y est allé pour récupérer les clefs de la mort et du séjour des morts en leur disant : "le Sacrifice a été accepté, le sang a été versé, la Justice céleste a été accomplie, désormais donnez-moi légalement les clefs de la mort et du séjour des morts". Oui, c'est Jésus-Christ qui maintenant « tient les clefs de la mort et du séjour des morts » (Apocalypse 1. 18b).
Puis, l'Esprit de Jésus est allé dans l'autre coté du séjour des morts (dans le Sein d'Abraham) pour y annoncer une bonne nouvelle (1 Pierre 4 : 6) à tous les croyants en Dieu qui ont vécu avant la Venue et le sacrifice de Jésus sur la croix. Jésus leur dit : "Vous tous les saints et les justes de Dieu qui êtes dans ce lieu temporaire, c'est de moi que vous avez prophétisé ; je suis venu dans le monde et aujourd'hui, mon sang est versé pour vous sur la croix. J'ai accompli le prix qu'il fallait pour satisfaire la Justice céleste. Aujourd'hui, vous êtes OFFICIELLEMENT pardonnés de tous vos péchés, vous êtes réconciliés avec Dieu le Père. À partir d'aujourd'hui, la mort qui vous tenait dans ce lieu temporaire (dans le sein d'Abraham) n'a plus de pouvoir sur vous. AUJOURD'HUI, Je suis venu vous amener dans votre patrie céleste" (voir Éphésiens 4 : 8). Oui ce jour-là, Jésus-Christ a pris tous ceux qui étaient dans le Sein d'Abraham pour les amener dans leur patrie céleste, dans sa Gloire au Ciel.
Désormais depuis ce jour, tous les enfants de Dieu, tous ceux qui meurent en Christ, ne partent plus dans le sein d'Abraham, mais ils vont directement dans la gloire de Dieu au Ciel, dans le Paradis. L'apôtre Paul dit : «... Christ est ma vie, la mort m'est un gain » (Philippiens 1 : 21-23), « nous sommes pleins de confiance, et nous aimons mieux quitter ce corps et demeurer auprès du Seigneur (2 Corinthiens 5 : 8). L'apôtre Paul savait avec certitude qu'il irait directement au Paradis auprès de Jésus son Seigneur et Sauveur. Car à son Ascension, Jésus-Christ est entré dans le Ciel, pour y préparer une place pour tous ses rachetés. Jésus nous dit : « Que votre coeur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi... Et, lorsque je m'en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi » (Jean 14 : 1, 2).
Après la mort et la résurrection de Jésus, tous ceux qui meurent sans avoir accepté et reçu dans leur vie le parfait Salut que Jésus-Christ leur offrait, continuent toujours d'aller dans le séjour des morts qui est un lieu de tourments. Le jour de leur résurrection aura lieu au Retour de Jésus, et ils seront jugés devant le grand trône blanc pour être éternellement condamnés et jetés dans l'Enfer. Et dans l'Enfer, la souffrance que subiront ceux qui y seront sera horrible et sans fin, aux siècles des siècles.
Nous enfants de Dieu, témoignons de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ à tous. Ayons le désir de partager l'Évangile en toutes occasions et circonstances. Oui, partageons l'Évangile à nos familles, à nos amis, à nos voisins et à chaque fois que nous en avons l'occasion. À travers nos vies, manifestons l'Amour parfait de Dieu autour de nous. Si les êtres humains sont privés de l'Évangile, ils iront dans les terribles tourments de l'Enfer. En sommes-nous vraiment convaincus ?
Accepter Jésus dans son coeur ?
"Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé" (Romains 10. 9).
En faisant des recherches dans la Parole de Dieu, nous ne trouvons aucun verset affirmant d’accepter Jésus dans son cœur. Alors pourquoi plusieurs affirment que pour être sauvé, il faut faire cela et cela ? La Bible parle de repentance, de conversion, de confession et de foi en Jésus-Christ, pour être sauvé.
Le message de la Bible n’a jamais été d’accepter Jésus dans son cœur, mais de se détourner du péché par le moyen de la foi en Jésus-Christ. Jésus doit être autant notre Seigneur que notre Sauveur de nos vies. Il ne nous demande pas l’hospitalité mais au contraire c’est Lui Jésus qui nous lance l’invitation de venir à Lui.
L’Évangile ne nous invite pas à accepter Jésus, mais belle et bien de mettre notre foi en Lui, qui par cela nous accepte tel que nous sommes. Mettre notre foi en Jésus signifie de reconnaître l’œuvre de la croix comme unique moyen d’obtenir la communion avec Dieu et cela par la conversion qui prend sa source dans l’acte de repentance.
Sur la croix Jésus a tout accompli, Il a signé un contrat ouvert avec l’humanité. Il a pris sur Lui la conséquence du péché de chacun de ceux qui signeront par la foi l’acte d’imputation de la Justice de Christ en échange de leur péché. Chaque personne a la possibilité d’obtenir la Justice de Dieu, Christ a fait le premier pas. Nous ne pouvons accepter Jésus puisque c’est Lui qui nous ouvre la porte de l’éternité et de la communion avec le Père.
Le parfait Sauveur de l'humanité
Jésus Christ est le Sauveur parfait. « Il sauve entièrement ceux qui s'approchent de Dieu par lui » (Hébreux 7. 25). Si quelqu'un nous dit que c'est par des actes ou des oeuvres que l'on gagne son salut, il réduit la portée de l'œuvre de la croix, et il la dépouille de ses vertus. Si le Salut dépendait de ce que nous sommes ou de ce que nous faisons, nous serions inévitablement perdus car sans Dieu, nous sommes incapables de faire le bien que Dieu veut. La paix que nous donne l'Évangile ne repose pas en partie sur l'œuvre de Christ et en partie sur l'œuvre de l'être humain, mais entièrement et uniquement sur l'œuvre de Christ.
Beaucoup de personnes sont comme ce docteur de la loi qui demanda un jour à Jésus : “Que faut-il que je fasse pour hériter de la vie éternelle ?” (Luc 10. 25). L'erreur de l'être humain, même s'il se reconnaît perdu, c'est qu'il veut faire quelque chose pour être sauvé. Il veut participer à son salut, et ne pas le devoir entièrement à un autre. Et c'est vraiment là son erreur.
L'être humain est sauvé exclusivement par le sacrifice de Christ, par sa foi en ce parfait sacrifice accompli par Jésus. La Bible dit que “nous étions morts dans nos fautes, dans nos péchés“ (Éphésiens 2. 5). Un mort peut-il faire quoi que ce soit pour revenir à la vie ? Non, il faut que Celui qui a le pouvoir de donner la vie intervienne. Et nous pouvons remercier Dieu parce qu'il nous a aimés comme nous étions et a envoyé son Fils Jésus pour “chercher et sauver ce qui sont perdu” (Luc 19. 10) dans leurs péchés et leur donner la vie éternelle.
Dieu n'exige rien de nous. Il demande que nous acceptions simplement son pardon de nos péchés par la foi en Jésus Christ.
Ce que nous perdrions si Jésus n’était pas ressuscité
Bien des choses dans notre vie s'écrouleraient si Jésus n'était pas ressuscité d'entre les morts. Si Jésus n’avait pas vaincu la mort, les chrétiens seraient les personnes les plus malheureuses de la terre, « les plus à plaindre des hommes » (1 Corinthiens 15. 19).
En effet, nous serions alors réduits à vivre :
1. Sans fondement :
Dans le magnifique chapitre du Nouveau Testament consacré à la résurrection (1 Corinthiens 15), l’apôtre Paul déclare : "Et si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication n’a plus de contenu, et votre foi est sans objet" (1 Corinthiens 15. 14). "Or, si Christ n’est pas ressuscité, votre foi est une illusion" (1 Corinthiens 15. 17a).
La foi chrétienne est plus qu’une simple spiritualité ou qu’une croyance qui fait du bien. Le mot « foi », dans la Bible, s’apparente davantage à une confiance. Or l’élément déterminant, dans ce cadre, est sans contredit l’objet de la foi ou confiance.
Les chrétiens ont une confiance rationnelle. Même si nous n'avons pas vu de nos propres yeux la Résurrection de notre Sauveur Jésus, nous avons suffisamment de données, sur le plan historique, qui rendent véridique et raisonnable la réalité du tombeau vide.
2. Sans pardon des péchés :
Paul poursuit : "Or, si Christ n’est pas ressuscité, votre foi est une illusion, et vous êtes encore sous le poids de vos péchés. De plus, ceux qui sont morts unis à Christ sont à jamais perdus. Si c’est seulement pour la vie présente que nous avons mis notre espérance en Christ, nous sommes les plus à plaindre des hommes" (1 Corinthiens 15. 17-19).
Pour Paul, la crucifixion de Christ et sa résurrection sont inséparables. Elles sont toutes deux au cœur de la Bonne Nouvelle (1 Corinthiens 15. 3-7). En ressuscitant Jésus, le Père indique qu’il approuve sa mort sacrificielle, qui rend notre pardon possible.
En outre, saviez-vous que Paul rattachait directement notre « justification » à la résurrection de Christ ? « Il a été livré pour nos fautes, et il est ressuscité pour que nous soyons déclarés justes. » (Romains 4. 25).
3. Sans puissance :
En Éphésiens 1.19a, Paul prie que les chrétiens comprennent « quelle est l’extraordinaire grandeur de la puissance qu’il met en œuvre en notre faveur, à nous qui plaçons notre confiance en lui ».
Or, de quelle puissance parle-t-il ? De celle par laquelle Dieu a ressuscité Christ ! "Cette puissance, en effet, il l’a déployée dans toute sa force en la faisant agir en Christ lorsqu’il l’a ressuscité et l’a fait siéger à sa droite, dans le monde céleste" (Éphésiens 1. 19b-20).
Autre texte énergisant, en particulier quand nous souffrons pour Christ : "C’est ainsi que je pourrai connaître Christ, c’est-à-dire expérimenter la puissance de sa résurrection et avoir part à ses souffrances, en devenant semblable à lui jusque dans sa mort, afin de parvenir, quoi qu’il arrive, à la résurrection" (Philippiens 3. 10-11).
4. Sans espérance :
La résurrection de Christ annonce… la nôtre ! Sans la sienne, l’attente de la nôtre s’évapore. "Car si nous avons été unis à lui par une mort semblable à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection semblable à la sienne"(Romains 6. 5).
Voilà seulement quatre des trésors qui nous échapperaient, parmi bien d’autres, si le Père n’avait pas ramené son Fils unique à la vie !
Le monde selon la Bible (2)
Le jugement du monde est prononcé, mais son exécution différée : Le monde a manifesté toute son hostilité contre Jésus-Christ le Fils de Dieu, envoyé du Ciel par Dieu son Père ; le monde a rejeté le témoignage de Dieu le Père au sujet de son Fils Jésus. Alors, comme en un dernier appel, la voix de Dieu le Père se fait entendre, proclamant la satisfaction qu’Il a trouvée en son Fils Jésus et la gloire de Sa Personne excellente : « Et je l’ai glorifié, et je le glorifierai de nouveau » (Jean 12 : 28). Jésus a été glorifié au tombeau de Lazare (Jean 11 : 4, 40), Il sera glorifié dans sa propre résurrection (Romains 6 : 4). « Cette voix n’est pas venue pour moi, mais pour vous », dit le Seigneur à la foule (Jean 12 : 30). La présentation du Fils de Dieu au monde a été complète, mais le monde refuse d’accepter le témoignage de Dieu le Père au sujet de son Fils Jésus-Christ, aussi il ne reste pour le monde que le jugement : « Maintenant est le jugement de ce monde » (Jean 12 : 31). En rejetant le Christ Jésus, le monde se condamnait lui-même. Le Jugement sera exécuté plus tard, mais il est déjà prononcé ! Quelle folie par conséquent que de chercher à améliorer ce monde ! En attendant que le Jugement soit exécuté, Dieu y fait annoncer son Évangile pour en retirer tous ceux qui L'acceptent en se tournant vers Jésus-Christ afin d’être sauvés. Car « Jésus s'est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous arracher de l'actuel monde mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père, à qui soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen !» (Galates 1 : 4). Le Seigneur Jésus déclare qu’Il n’est pas venu dans le monde pour le juger mais tout au contraire pour le sauver : « Je ne suis pas venu afin de juger le monde, mais afin de sauver le monde » (Jean 12 : 47, Jean 3 : 17). Le Fils de Dieu a été rejeté et crucifié par le monde qui demeure coupable de ce crime et c’est le motif de son jugement, effectivement prononcé à la croix et dont l’exécution est différée tant que dure le jour de la grâce, pendant lequel le salut est offert à « quiconque croit ».
Le Seigneur Jésus quitte le monde : Le Seigneur Jésus s’adressa à ses disciples seuls, aux « siens » qu’Il va laisser dans ce monde ennemi alors que, pour Lui, « son heure est venue pour passer de ce monde au Père » (Jean 13 : 1). Le monde ne le verra plus, mais ses rachetés, recevant de Lui sa Vie, Vie de résurrection, pourront Le voir dans sa Gloire et jouir éternellement de sa Personne, de Sa glorieuse présence : « Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus ; mais vous, vous me verrez ; parce que moi je vis, vous aussi vous vivrez » (Jean 14 : 19).
On sait que le monde s’est tourné vers un autre chef, le Diable qui est le père du mensonge.
Mais après sa mort, sa résurrection et son ascension glorieuse, Jésus-Christ a envoyé ici-bas le Consolateur (le Saint-Esprit), « l’Esprit de vérité, qui procède du Père », et sa présence sur la terre est, pour le monde, une conviction de péché, et de justice, et de jugement : « de péché, parce qu’ils ne croient pas en Jésus ; de justice, parce que Jésus s’en va à son Père, et qu'il ne Le verrai plus ; de jugement, parce que le chef de ce monde (Satan) est jugé » (Jean 15 : 26 ; 16 : 7-11).
Les croyants en Jésus auront de la tribulation dans le monde : Dans ce monde où ils ont maintenant à cheminer, les enfants de Dieu rencontrent des tribulations, précisément parce que ce monde est un lieu où règnent le péché et la mort, une scène de ténèbres morales, le domaine de Satan. Jésus ne leur a-t-Il pas dit : « Vous aurez de la tribulation dans le monde ; mais ayez bon courage, moi j’ai vaincu le monde » (Jean 16 : 33) ?
Nous pouvons ainsi aller en paix, car nous sommes gardés et soutenus par Jésus-Christ le grand Vainqueur du monde, Celui qui a triomphé du monde et de Satan le prince de ce monde. Si ce monde est gouverné suivant des principes opposés à Dieu, quant à Jésus, du commencement à la fin de sa course ici-bas, Il a toujours agi dans l’obéissance à la volonté de Dieu son Père, dans sa dépendance entière. Cette obéissance à Dieu son Père fut constamment la règle de ses actions et Il l’a fait triompher de tous les principes du monde. En ce sens, Jésus a « vaincu le monde ».
Nous enfants de Dieu, Jésus nous appelle à Le suivre dans le même sentier, vivant de la même vie ; nous irons ainsi pleins de courage et d’énergie et, dans ce monde, nous serons alors des vainqueurs et nous pouvons aussi aller sans crainte. De ce monde coupable et déjà jugé, Jésus, dans sa grâce, a sauvé tous ceux qui Le reçoivent comme Seigneur et Sauveur de leur vie. Et Jésus dit : « je ne mettrai point dehors celui qui vient à moi... » (Jean 6 : 37-39). Ceux-là sont encore dans le monde mais ils ne sont pas du monde. C’est pour eux que le Seigneur prie son Père « ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde » (Jean 17 : 6, 9, 11, 14-16).
Le monde n’a pas connu, mais connaîtra un jour : « Le monde ne t’a pas connu », dit Jésus à son Père (Jean 17 : 25). Oui, le monde n’a pas connu Jésus le Fils ainsi que Dieu le Père et il ne pouvait connaître le Père puisqu’il ne connaissait pas le Fils, venu Le révéler. Plus tard même si ça sera trop tard, le monde connaîtra... Il connaîtra que Dieu le Père a envoyé Jésus son Fils et qu’Il nous a aimés, nous ses rachetés, du même amour dont Il aime son Fils (Jean 17 : 23). « Car il est écrit : Je suis vivant, dit le Seigneur, tout genou fléchira devant moi, Et toute langue donnera gloire à Dieu » (Romains 14 : 11). S'agissant de Jésus-Christ, nous lisons « C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père » (Philippiens 2 : 9-11)
Nous avons vu, à grands traits, ce que l’Évangile selon Jean, nous enseigne au sujet du monde. Que la méditation de ces différents passages nous conduise à mieux réaliser le véritable caractère du monde dans lequel nous avons à cheminer, à y vivre dans une sainte séparation, attachés à Jésus, Celui qui y est venu en grâce, qui y a marché mais pouvait dire en vérité : « Je ne suis pas du monde... ». Puissions-nous manifester, dans nos cœurs d’abord, dans notre marche pratique aussi, que nous ne sommes pas du monde, comme Lui Jésus n’en était pas !
Le monde selon la Bible (1)
Jésus-Christ, le Fils de Dieu, venu dans le monde : L'Évangile nous présente le Fils de Dieu venu dans le monde, venu pour y faire connaître le seul vrai Dieu de l'Univers que jamais personne ne vit. En lisant dans Jean 1 : 1-18, nous voyons que : « Jésus est l'expression de ce que Dieu est, Il est "la Parole de Dieu". Jésus est la Parole qui était "au commencement", affirmation de son existence éternelle ; qui était "avec Dieu", par conséquent Personne distincte ; et qui "était Dieu", donc Lui-même. "Toutes choses furent faites par elle (la Parole, Jésus-Christ), et sans elle pas une seule chose ne fut faite de ce qui a été fait". "Le monde fut fait par lui (Jésus)", et Jésus vint dans le monde, mais "le monde ne l’a pas connu" ». Cette déclaration est faite dès le début de l’Évangile selon Jean. Cependant, c’est à ce monde éloigné de Dieu et en vue du salut du monde que Jean présente Jésus dans son Évangile. Jésus vient dans ce monde comme un don de Dieu au monde et parce que Dieu a aimé le monde : « Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3 : 16).
Le monde où règne le péché : Ce qui caractérise ce monde, en premier lieu, c’est le péché qui y règne. Il y est entré par la désobéissance du premier homme, Adam. Ainsi, « le monde entier est sous la domination du malin » (1 Jean 5 : 19). En rapport avec ce fait, Jésus est nommé par Jean le baptiseur comme « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1 : 29). Tel est son caractère et cela sans qu’il soit question ici du moment où la chose sera pleinement et complètement réalisée. C'est sur la croix que Jésus, l’Agneau de Dieu, va être immolé et, en vertu de son sacrifice expiatoire, le péché du monde sera ôté.
Un monde perdu : Un autre trait du monde, conséquence du premier, c’est qu’il est perdu. Aussi, c’est d’un Sauveur parfait et sans tâche qu’ont besoin les êtres humains de ce monde. Et c'est Jésus qui est ce parfait Sauveur du monde. « Lui (Jésus Christ) est la propitiation pour nos péchés, et non pas seulement pour les nôtres, mais aussi pour le monde entier » — « Le Père a envoyé le Fils pour être le Sauveur du monde » (1 Jean 2 : 2 ; 4 : 14). Ce salut est offert au monde entier, mais il est seulement la part de « quiconque croit » (Jean 3 : 16, 36 ; Actes 13 : 39).
La haine du monde : Venu sur une scène de péché et parmi des hommes pécheurs, perdus et spirituellement morts, quel accueil le Seigneur Jésus y a-t-Il reçu ? « Le monde ne l’a pas connu » (Jean 1 : 10). Jésus y a été un étranger ; davantage encore, Jésus a été l’objet de la haine de ce monde parce qu’Il rendait témoignage du véritable état du monde. C’est ainsi que Jésus pouvait déclarer : « Le monde ne peut pas vous haïr ; mais il me hait, parce que moi je rends témoignage de lui que ses œuvres sont mauvaises » et, plus tard, Il dira encore : « Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui serait sien ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, mais que moi je vous ai choisis du monde, à cause de cela, le monde vous hait » (Jean 7 : 7 ; 15 : 18, 19).
La lumière du monde, c'est le Seigneur Jésus, puis les croyants en Jésus.
Aveuglé, ce monde ne « reconnaît » pas Jésus, Celui qui est venu pour ôter son péché, assurer son salut, lui apporter la vie. Le monde est plongé dans les ténèbres morales les plus profondes, ne discernant pas en Jésus Celui qui est « la lumière du monde ». Pourtant, Jésus a dit : « Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera point dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie ». Et Jésus dira encore : « Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde » (Jean 8 : 12 ; 9 : 5). Jésus était venu ici-bas comme étant la lumière, afin de manifester ce qu’il y a dans le cœur de l’être humain mais aussi pour apporter la vie, car « la vie était la lumière des hommes » (Jean 1 : 4). Rejeté par ce monde, crucifié, ressuscité et monté au Ciel, les croyants en Jésus (les enfants de Dieu) sont appelés à faire face à la responsabilité qui leur incombe comme étant « la lumière du monde » (Matthieu 5 : 14). Ils ne le peuvent que dans la mesure où ils réalisent pratiquement qu’ils sont « lumière dans le Seigneur » (Éphésiens 5 : 8).
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Le Message de l’Évangile apporté par Jésus-Christ
L’Évangile de Jésus Christ, voilà la raison d’être de toute la Parole de Dieu. Mais pourquoi donc ? Parce nous en avons sincèrement de besoin. L’Évangile signifie « bonne nouvelle ». Nous pouvons donc remplacer l’expression Évangile de Jésus Christ par Bonne Nouvelle. Si nous avons besoin d’une bonne nouvelle, c’est parce que nous sommes aux prises avec une mauvaise nouvelle qui se nomme notre nature pécheresse ainsi que des conséquences qui l’accompagnent. Le péché est une maladie mortelle, c’est ce que Paul affirme. Nous sommes tous pécheurs et le salaire du péché c’est la mort (Romains 3. 23 ; 6. 23).
L’état pécheur n’a pas été toujours présent. Nous remarquerons que suite à la création, Dieu la considéra et il trouva que cela était très bon (Genèse 1. 31). En plaçant Adam et Ève dans le jardin d’Éden, Dieu leur a dit : « quant à l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras point ; car au jour où tu en mangeras, certainement tu mourras » (Genèse 2. 17). Ce fut donc par la désobéissance à cet unique commandement que le péché et sa conséquence firent leurs entrées dans l’histoire de l’humanité. A ce moment-là, Il y a eu alors deux types de mort qui ont suivi, la mort spirituelle, c’est-à-dire la mise à la porte du jardin d’Éden et de la communion avec Dieu ainsi que la mort physique qui arriva plus tard.
Depuis lors, chaque personne qui naît dans ce monde est assurée de connaitre la mort, car nous sommes tous pécheurs et privé de la gloire de Dieu (Romains 3. 23). Si cette mort n’était que la fin de la vie et suivit du néant, ce ne serait pas si pire, mais en fait Jésus parle de peines éternelles (Matthieu 25. 46).
Le message de Jésus est très clair, il y aura un jour de jugement ou d’un côté, nous retrouvons ceux à qui il dira « possédez en héritage le royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde » ; et aux autres il dira « retirez-vous de moi, maudits, et allez au feu éternel » (Matthieu 25. 34 et 41).
Face à une telle situation, une si mauvaise nouvelle, nous convenons que nous avons véritablement besoin de la Bonne Nouvelle de Jésus Christ. Car il est certain que nous connaitrons tous la mort et passerons tous en jugement. C’est pour cette raison que Christ a offert sa vie pour être offerte une fois pour ôter les péchés de plusieurs (Hébreux 9. 27-28).
Nous pouvons donc nous interroger quant à la manière d’être de ceux qui bénéficient de la clémence de Dieu. Ne nous trompons pas, ce ne sont pas tous ceux qui diront « Seigneur, Seigneur » qui entreront dans le royaume de Dieu (Matthieu 7. 22). Seuls ceux que le Seigneur aura connus connaitront la Vie Éternelle.
Pour bénéficier du salut disponible en Christ, il faut mettre sa foi en Lui. Cela veut dire Le reconnaître à titre de Seigneur et Sauveur (Romains 10. 9). D’accepter l’invitation de Jésus d’avoir la communion avec Lui (Apocalypse 3. 20), car c’est le type de relation que Dieu désire entre Lui et sa création. Ésaïe a affirmé que la main de l’Éternel n’est pas trop courte pour nous délivrer ni son oreille trop pesante pour nous entendre. Ce sont nos péchés qui ont mis une séparation entre Lui et nous (Ésaïe 59. 1-2). L’Évangile de Christ est tel que décrit par l’apôtre Paul, c’est la puissance (dynamite) de Dieu pour notre Salut (Romains 1. 16).
Alors, mettons notre foi en Jésus et choisissons de marcher dans ses voies en délaissant le péché. Et si nous tombons, nous savons que Jésus est en mesure de nous redresser et de nous affermir. Sentons et voyons comment Dieu est grand, combien Il est bon pour nous.
Sur la terre, Jésus avait une joie plus intense que nous
Jésus a connu la souffrance et la tristesse, plus que quiconque même. Mais, Jésus était un hédoniste qui a expérimenté une joie plus intense que n'importe qui sur Terre... Et cela a des implications très importantes pour nous.
Jésus ne s’est pas simplement incarné au pied de la croix. Il fallait qu’il naisse, grandisse, pour offrir à la croix son obéissance en échange de notre culpabilité. Dans l’Évangile selon Jean, Jésus déclare au Père : "Et maintenant, je vais à toi, et je parle ainsi dans le monde, afin qu’ils aient en eux ma joie parfaite" (Jean 17. 13).
Jésus a connu sur Terre une joie parfaite. Une joie qu’aucun autre homme n’a jamais expérimentée depuis la chute d’Adam.
Voici quelques raisons :
1) Jésus a vécu la joie que procure la vie sans péché :
Le péché nous plonge dans les ténèbres, il nous traîne dans la boue, il nous humilie et nous détruit. Il contamine et corrompt tout en nous (Romains 7. 17-21). Il fait de nous des esclaves de nous-mêmes, du monde et nous maintient sous la tyrannie perverse de Satan (Jean 3. 20 ; Romains 3. 9-11 ; 7. 18 ; 8. 7-8 ; 14. 23 ; Éphésiens 2. 1-8).
Jésus, lui, n’a jamais péché. Durant sa vie sur Terre, Jésus a activement accompli la Loi morale: il a aimé le Père parfaitement et son prochain comme lui-même.
Jésus a connu la tentation et cela l’a fait souffrir. Mais il a connu la joie que procure l’obéissance et l’innocence.
Si le péché corrompt l’homme créé à l’image de Dieu, nous pouvons attester que Christ, dans son implacabilité (incapable et innocent du péché) fut le plus humain des hommes. À ce titre, il a connu une joie que le péché ne peut ternir et fut ainsi le plus heureux des hommes. Il a expérimenté à la perfection l’hédonisme chrétien.
Revêtant notre humanité, Jésus a partagé toutes les émotions que nous pouvons expérimenter, sans toutefois jamais pécher.
Il n’est donc pas mort pour ses péchés, mais pour les miens. La joie de son innocence s’est effacée à la croix pour qu’il porte la honte de ma culpabilité. C’est ce qui rend son sacrifice parfait.
Là où Adam a failli, là où moi je chute, lui est vainqueur. De ce fait, non seulement il peut comprendre ce que je vis face à la tentation du péché, mais aussi me porter secours (Hébreux 4. 15).
2) Jésus a vécu la joie de la communion parfaite avec le Père :
L’homme a été créé pour vivre en communion avec Dieu. La chute d’Adam l’en a privé et fait entrer le péché dans le monde. Ainsi, nous sommes tous privés de la glorieuse présence du Père si nous ne sommes pas au bénéfice de l’œuvre de réconciliation du Christ (Romains 3. 21 ; 5. 12-14).
En tant que Fils, deuxième personne de la trinité, Jésus était l’Emmanuel, le Dieu qui est avec nous (Ésaïe 7. 14). Mais il était aussi le second Adam, celui qui s’est uni totalement à nous, jusqu’au point de devenir, lui aussi, comme nous: un homme (Romains 5. 12..., 1 Corinthiens 15. 45, Philippiens 2. 7).
Tout en s’identifiant totalement à nous, il est demeuré le bien aimé du Père de toute éternité. Il était et vivait, dans son humanité, une communion avec le Père qu’aucun homme n’a connue (Jean 17. 22). Il a donc vécu ce que nous avons tous besoin d’expérimenter comme norme de vie: l’intimité parfaite avec le Père qui est lui-même le bienheureux de toute éternité (1 Timothée 6. 15).
En tant qu’enfant de Dieu, par le Saint-Esprit, nous goûtons tous à cette joie. Jésus, lui, s’en rassasiait, et cela le rendait parfaitement heureux…
Jésus a accepté de subir la peine de la séparation et enduré la colère de la condamnation pour que nous puissions connaître la joie de la réconciliation. Grâce à son œuvre, nous connaissons la joie du salut et sommes des citoyens heureux de son royaume.
La promesse de l’Évangile est qu’en lui, nous découvrons que Dieu se réjouit de nous sauver comme un berger qui : "Lorsqu’il l’a trouvée, il la met avec joie sur ses épaules, et, de retour à la maison, il appelle chez lui ses amis et ses voisins et leur dit : Réjouissez-vous avec moi, car j’ai trouvé ma brebis qui était perdue" (Luc 15. 5-6).
Ainsi, plus nous nous réjouissons de notre communion avec Dieu grâce à Jésus, plus Dieu est glorifié dans nos vies.
3) Jésus a vécu la joie de s’offrir en sacrifice pour notre Salut :
Jésus a rappelé à ses disciples qu’ils doivent par-dessus tout se réjouir de leur salut. À ce moment-là, le Saint-Esprit le transporte subitement lui-même dans une joie extraordinaire :
"Jésus tressaillit de joie par le Saint-Esprit et dit : Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. Oui, Père, parce que tel a été ton bienveillant dessein" (Luc 10. 22).
Alors que Jésus invite ses disciples à plonger leur regard dans leur salut, Jésus est lui-même béni.
L’Esprit le rempli de la joie que procure la contemplation des perfections du plan de Dieu pour nous. Et Jésus déborde d’adoration au Père en retour.
Pour que nous connaissions ce salut, Jésus savait qu’il devait mourir, mais il était dans la joie de s’offrir au Père pour nous. Il était joyeux de s’offrir en sacrifice pour que Dieu en soit glorifié parmi les hommes. Nous découvrons, grâce à son modèle parfait, que c’est la joie de voir le Père glorifié qui doit animer notre service.
Notre joie est de savoir qu’un jour, nous expérimenterons sa joie parfaitement !
Un jour, nous verrons Jésus, l’étoile du matin, face à face (Apocalypse 22. 16). Nous connaîtrons alors la plus grande joie qu’un être humain puisse connaître. C’est en cette certitude que nous voulons nous accrocher dans les difficultés ici bas. Nous savons que, après notre vie sur terre, nous entrerons dans la joie de notre maître pour l’éternité.
Un jour, par sa grâce, nous connaîtrons nous aussi la joie d’être totalement et définitivement libéré du péché. Un jour, nous serons pur comme Jésus. Un jour nous adorerons Dieu de tout notre coeur.
Mais aujourd’hui, nous nous réjouissons déjà. En effet, le Saint-Esprit vivant en nous enfants de Dieu a pour but de nous conduire à la ressemblance à Jésus. Nous pouvons ainsi déjà, grâce à Jésus, goûter à sa joie (Galates 5. 22, 1 Thessaloniciens 5. 23, 1 Pierre 5. 10).
Le prix payé par le Dieu d'Amour sur la croix
« J'ai livré le bien-aimé de mon âme en la main de ses ennemis » (Jérémie 12. 7). « [Dieu] n'a pas épargné son propre Fils, mais… l'a livré pour nous tous » (Romains 8. 32). « Étant ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils » (Romains 5. 10)
Jésus a été cloué sur la croix, et ceux qui assistaient à ce “spectacle” se moquaient de Lui sans retenue. Les chefs religieux lancent à Dieu un défi : « Il s'est confié en Dieu, qu'il Le délivre maintenant s'Il tient à Lui, car il a dit : Je suis Fils de Dieu » (Matthieu 27. 43).
Jésus se confie en Dieu, ses ennemis eux-mêmes le savent. Il est le Fils de Dieu, ses œuvres l'ont prouvé. Et Dieu a déclaré à deux reprises qu'il a trouvé son plaisir en Jésus son Fils (Matthieu 3. 17, 17. 5).
“Qu'il le délivre… s'il tient à lui !” : Dieu ne va-t-il pas relever immédiatement ce défi ? Les laissera-t-ils supposer qu'Il ne tient pas à son Fils bien-aimé ?
Mais Jésus reste sur la croix. Aucune voix ne se fait entendre du ciel. Les moqueries continuent, Dieu laisse faire…
Puis des ténèbres couvrent le pays pendant trois heures, et Jésus pousse ce cri : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » (Marc 15. 34). Par ces paroles, Jésus proclame aux oreilles de tous que le Dieu Saint en qui Il se confiait l'a abandonné. Mais il reste son Dieu, celui qu'Il n'a cessé d'aimer, même pendant ces heures terribles. Est-ce possible ? Rien ne peut expliquer cette scène, sinon ces deux expressions : « Dieu est amour » (1 Jean 4. 8), et : « Toi, tu es saint » (Psaume 22. 3).
Voilà le prix que le Dieu d'Amour a payé sur la croix pour offrir le salut aux êtres humains coupables et révoltés contre Lui. Dans ces heures ténébreuses, Jésus-Christ était chargé de tous nos péchés pour les expier pour nous. Le Dieu Saint et Juste l'a frappé pour nous et l'abandonna durant ses trois dernières heures sur la croix. Tout cela est arrivé pour que tous ceux qui croient et mettent leur confiance en Jésus soient pardonnés de tous leurs péchés et qu'ils aient la Vie Éternelle.
Le sens des mots « tout » et « tous »
La doctrine de la Souveraineté de Dieu apporte de la lumière sur un grand nombre de textes qui, sans cela, sont lus de manière toute humaine. Ainsi, il apparaît que les mots « tout » et « tous », dans le Nouveau Testament, indiquent bien une globalité, mais une globalité définie.
Par exemple, quand Paul écrit que « l’amour croit tout » (1 Corinthiens 13. 7), il ne s’agit évidemment pas de « tout et n’importe quoi »! Paul vient de dire que l’amour se réjouissait de la vérité et pas de l’injustice. L’amour devrait-il croire le mensonge ? Il faut comprendre ici que l’amour croit tout ce qui est vrai (2 Thessaloniciens 2. 10), qu’il croit entièrement, sans retenue, ce qui vient de Dieu.
Concernant le mot « tous », il désigne, dans la très grande majorité des cas, tous les frères en la foi (Juifs et Grecs, hommes et femmes, riches et pauvres, maîtres et serviteurs, forts et faibles, etc.), tous, mais eux seulement; eux seulement, mais tous ! – et non pas tous les hommes. Le chapitre 5 de la lettre aux Romains le montre en évoquant clairement deux humanités : une en Adam (tous ont péché) et une en Christ (tous sont justifiés). Chaque fois, il y a une totalité, mais elles ne recouvrent pas la même réalité. La portée du mot « tous », dans ce chapitre, est d’ailleurs relativisée : « tous » étant remplacé par « beaucoup » (Romains 5. 18-19).
Je cite un autre exemple : quand Jésus dit « tous », il parle de ses disciples, actuels et futurs. « Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un » (Jean 17.20-21). Tous, mais eux seulement, dans une unité de communion semblable à celle qui unit le Père et le Fils !
Dans les lettres de Paul, la pensée qui prédomine, c’est l’Église. Je cite : « Comme tous meurent en Adam, tous revivront en Christ, mais chacun en son rang : Christ comme prémices, puis ceux qui appartiennent à Christ » (1 Corinthiens 15. 22-23). On retrouve ici le parallèle entre les deux humanités. Mais en définitive, celle qui compte, c’est la communauté des élus (2 Timothée 2. 10).
Dans la lettre aux Éphésiens : « Il y a une seule foi, une seule espérance, [...] un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et parmi tous, et en tous » (Éphésiens 4. 6). Le contexte montre sans doute possible que le « tous » désigne les chrétiens ici, malgré l’apparence. De même, Paul écrit : « C’est lui que nous annonçons, exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ » (Colossiens 1. 28). Encore un texte d’apparence universaliste, mais dont le sens ne peut s’appliquer qu’aux chrétiens.
Le sens des mots tout et tous
De même, quand Paul parle des « païens » (Romains 1. 5 ; 9. 30 ; 15. 16, 18, 27; Galates 3. 8), il désigne en général sous cette expression « les chrétiens d’origine païenne ». Les autres ? Il en parle comme « de gens dont l’Église ne fait aucun cas » (1 Corinthiens 6. 4). Est-ce une étroitesse d’esprit ? Pas du tout. La descendance d’Abraham sera comme les étoiles du ciel ! Et dans ces « chrétiens d’origine païenne », Paul entrevoit tous ceux que Dieu amènera à la foi ! Tous ! Mais seulement eux, comme Jésus Lui-même le fit (Jean 10. 16 ; 17. 9).
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