(2) Les âmes des enfants de Dieu dans l'éternité
B) LES ÂMES DES ENFANTS DE DIEU APRÈS LA MORT DE LEUR CORPS HUMAIN :
Dans leur état intermédiaire :
Ceux qui étaient dans « le sein d'Abraham » avant la mort de Jésus sur la croix et sa résurrection sont maintenant « auprès du Seigneur Jésus » dans le Ciel, dans le Paradis. Le Seigneur Jésus, à la croix, disait au brigand : « Je te le dis en vérité, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis » (Luc 23. 43). L'apôtre Paul dit : « Nous savons qu'en demeurant dans ce corps, nous demeurons loin du Seigneur, car nous marchons par la foi et non par la vue. Nous sommes pleins de courage et nous aimons mieux quitter ce corps et demeurer auprès du Seigneur » (2 Corinthiens 5. 6-8) ; « Christ est ma vie et mourir m'est un gain... Je suis pressé des deux côtés; j'ai le désir de m'en aller et d'être avec Christ, ce qui est de beaucoup meilleur » (Philippiens 1. 21-23).
L'auteur de l'épître aux Hébreux parle des « esprits des justes parvenus à la perfection » (Hébreux 12. 23), ce qui veut dire qu'après la mort, notre progression dans le chemin de la sanctification sera terminée. Lorsque nous serons dans le Ciel auprès du Seigneur Jésus, nous jouirons éternellement de la glorieuse présence infinie de Dieu :
« Mais je sais que mon rédempteur est vivant, et qu'il se lèvera le dernier sur la terre. Après que ma peau aura été détruite, moi-même en personne, je contemplerai Dieu. C'est Lui que moi je contemplerai, que mes yeux verront, et non quelqu'un d'autre » (Job 19. 25-27) ;
« Étienne, rempli d'Esprit Saint, fixa les regards vers le ciel et vit la gloire de Dieu. Il dit : Voici, je vois les cieux ouverts et le Fils de l'homme debout à la droite de Dieu . Ils lapidèrent Etienne qui priait et disait : Seigneur Jésus, reçois mon esprit » (Actes 7. 55-59) ;
« Je suis persuadé que ni la mort ni la vie, ni les anges, ni les dominations, ni le présent, ni l'avenir, ni les puissances, ni les êtres d'en-haut, ni ceux d'en-bas, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu en Christ Jésus notre Seigneur » (Romains 8. 38-39).
Dans ces versets ci-dessus, les âmes des enfants de Dieu après la mort de leur corps humain sont conscientes. Lazare, dans « le sein d'Abraham », était conscient (Luc 16. 19-31). Oui, après la mort, les âmes des enfants de Dieu sont au Ciel, dans la glorieuse présence de Dieu, ayant le bonheur et le repos éternel (Apocalypse 14. 13), et attendant la résurrection de leur corps qui aura lieu au Retour de Jésus. Sachons donc que les enfants de Dieu qui quittent ce monde entrent immédiatement dans la présence de Dieu au Ciel, dans Sa Gloire. Mais nous pouvons nous poser la question à savoir : À quoi ressemblerons-nous lorsque notre âme et notre esprit sera au Ciel dans la Gloire de Dieu, et que nous n'aurons pas encore reçu notre corps ressuscité et glorifié ? Réponse théologique : Nous ne le savons pas encore. Mais nous savons que ça sera infiniment merveilleux.
Dans leur état final
La Bible parle étonnamment peu de l'état intermédiaire des âmes des enfants de Dieu. En revanche, tout est centré sur le Retour de Jésus-Christ qui amènera les enfants de Dieu à la résurrection de leur corps. Une étude approfondie de 2 Corinthiens 5. 1-9 montre qu'il est question d'espérance dans le « revêtement » d'un corps de résurrection immortel, soit par la transformation instantanée des enfants de Dieu encore sur terre lors du Retour de Christ, soit par la résurrection des enfants de Dieu déjà décédés à ce moment-là.
Lors de son Glorieux Retour et en un instant, Jésus-Christ, « au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront en premier. Ensuite nous, les vivants serons enlevés ensemble avec eux dans les nuées, à la rencontre du Seigneur » (1 Thessaloniciens 4. 15-18) pour être éternellement avec Lui dans sa gloire avec nos corps glorifiés. Notre être tout entier, corps, âme et esprit, ayant été « conservé sans reproche pour le Retour de notre Seigneur Jésus » (1 Thessaloniciens 5. 23) aura été réunifié en un « corps spirituel » (1 Corinthiens 15. 44; 35-58). Oui, c'est sûr et certain qu'en ce jour, nous irons avec Jésus-Christ dans la joie infinie et éternelle qui se trouve dans la demeure de Dieu au Ciel.
Les récompenses promises par le Seigneur Jésus nous serons distribuées (Luc 14. 14 ; 2 Timothée 4. 8) à son Tribunal. Nous trouverons pleinement notre joie infinie dans le seul vrai Dieu, en Jésus-Christ. Nous participerons au grand festin des Noces de l'Agneau et nous nous réjouirons infiniment du Seigneur Jésus-Christ, l'Agneau de Dieu (Apocalypse 19 : 6-9). Nous serons réunis autour du trône de l'Agneau de Dieu pour chanter éternellement « des cantiques nouveaux » en rendant gloire à l'Agneau divin qui « a été immolé et est digne de recevoir puissance, richesse, sagesse, force, honneur, gloire et louange ». Nous adorerons pleinement « celui qui est assis sur le trône et l'Agneau à qui sont dus la louange, l'honneur, la gloire et le pouvoir aux siècles des siècles » (Apocalypse 5. 11-14).
Cher lecteur, si vous n'avez pas encore saisi la main de votre Sauveur Jésus-Christ, faites-le maintenant. Jésus nous dit : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s'il meurt. Et quiconque vit et croit en moi, ne mourra jamais » (Jean 11. 25-26).
Nous enfants de Dieu, suivons donc le Seigneur Jésus et « revêtons les armes de la lumière. Marchons honnêtement, comme en plein jour » (Romains 13. 11-14). « Nous sommes donc toujours pleins de confiance. C'est pour cela aussi que nous nous efforçons de lui être agréables, soit que nous demeurions dans ce corps, soit que le quittions. Car il nous faut tous [nous les enfants de Dieu] comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu'il aura fait, étant dans son corps » (2 Corinthiens 5. 6-10).
(1) La mort et les âmes des êtres humains dans l'éternité
La Bible enseigne dès ses premières pages que la mort est une conséquence tragique de la chute de nos premiers parents (Adam et Ève). Ainsi, nous apprenons que cet acte de désobéissance a fatalement amené le péché et la mort dans le monde. Il a ainsi entraîné l'humanité dans la mort, et la création dans « l'asservissement de la corruption » (Romains 8. 21-22). Car « Le salaire du péché c'est la mort » (Romains 6. 23) ; et « Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et ainsi la mort a passé sur tous les hommes, parce que tous ont péché » (Romains 5. 12-14).
Nous reconnaissons ainsi l'universalité du péché et de la mort qui atteint tous les êtres humains. Personne n'y échappe. La mort est irréversible et elle scelle définitivement le sort de chaque être humain. Les meilleurs soins, les cures de santé et la science la plus avancée, ne pourront jamais éliminer la mort physique.
La mort spirituelle :
Depuis la chute (le péché d'Adam et d'Ève), chaque être humain qui n'est pas né de nouveau est mort spirituellement (séparé de Dieu son Créateur). Cela veut dire que l'être entier de l'être humain est corrompu. Il est loin de Dieu, et son intelligence est enténébrée quant à la connaissance de Dieu : « Morts dans vos fautes et dans vos péchés; morts dans nos fautes » (Éphésiens 2. 1, 5) ; « Ils ont la pensée obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu à cause de l'ignorance qui est en eux et de l'endurcissement de leur coeur » (Éphésiens 4. 18).
La mort physique :
La mortalité du corps humain est la conséquence de la mort spirituelle de l'être humain depuis sa chute au jardin d’Éden : « Le salaire du péché, c'est la mort » (Romains 6. 23) ; « Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois - après quoi vient le jugement » (Hébreux 9. 27). Le corps se décompose et retourne à la poussière : « Tu es poussière et tu retourneras à la poussière » (Genèse 3. 19).
C'est Dieu qui tient tout en main, même le jour de notre mort : « Tu leur retires le souffle; ils expirent et retournent dans leur poussière » (Psaumes 104. 29).
La Bible enseigne que la mort est un jugement de Dieu, une conséquence de la désobéissance d'Adam et Ève au jardin d’Éden. Nous avons tous péché et nous sommes tous « dignes de mort » (Romains 1. 32) et « le jugement d'une seule faute, aboutit à la condamnation » (Romains 5. 17). La mort est « le roi des terreurs », le terme ultime vers lequel nous marchons tous, selon Job 18. 14. Elle est le signe de la défaite de notre humanité, et s'est constituée comme notre suprême ennemie (1 Corinthiens 15. 26). C'est pourquoi Jésus-Christ le Sauveur l'a attaquée de front, triomphant éternellement de ses liens par sa Résurrection et par la Vie impérissable qu'Il réserve à tous ceux qui Lui appartiennent. Oui « Celui qui croit en Jésus est passé de la mort à la vie » (Jean 5. 24) et a vaincu la mort.
Quand notre corps meurt et que notre âme s'en va :
L'être humain est un être tripartite : corps, âme et esprit (1 Thessaloniciens 5. 23). Un être humain va continuer son existence après la mort de son corps humain jusqu'à sa résurrection au Retour de Jésus, soit pour la vie éternelle au Ciel, soit pour la mort éternelle en Enfer :
- Le corps humain, dépouille mortelle, est appelé à retourner à la poussière. Genèse 3. 19 et Ecclésiaste 12. 7 : « la poussière retourne à la terre ».
- L'âme (et l'esprit), séparée du corps, s'en va dans un lieu appelé « séjour des morts », qui est une sorte de salle d'attente pour la résurrection des corps. En Luc 16. 19-31, le séjour des morts est caractérisé par une séparation infranchissable entre le lieu de tourments où se trouvent les perdus ; et le sein d'Abraham (lieu de pleine sécurité et de bonheur infini) où se trouvaient les croyants en Dieu ayant vécu avant la Venue, la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Mais depuis la résurrection de Jésus, tous ceux qui étaient dans le Sein d'Abraham et tous ceux qui, étant enfants de Dieu par le moyen de la foi en Jésus, meurent en Christ, sont tous maintenant avec Jésus-Christ dans le Ciel, dans le Paradis. Oui ils sont dans leur patrie céleste contemplant les merveilles de la Gloire de Dieu, louant Dieu, attendant la résurrection de leur corps qui aura lieu au Retour de Jésus-Christ. Oui, c'est certain que, après avoir quitté cette terre, les âmes des justes comme celles des injustes continuent d'exister éternellement et sont conscientes.
- L'esprit retourne à Dieu qui l'a donné (Ecclésiaste 12. 7; Actes 6. 59).
A) LES ÂMES DES NON-CROYANTS EN JÉSUS-CHRIST :
Dans leur état intermédiaire, les âmes des non-croyants en Jésus (des perdus) entrent dans le « séjour des morts » (Ézéchiel 32. 21), et elles sont conscientes. Le « séjour des morts » est un lieu de ténèbres et de tourments qui fait souffrir leur âme constamment, consciemment, irrémédiablement et horriblement.
Dans leur état final :
Les âmes des non-croyants en Jésus restent dans le « séjour des morts » jusqu'au jour du Jugement dernier où aura lieu la résurrection des injustes. Ils seront jugés « selon leurs œuvres » et jetés dans « l'étang de feu » qui est l'Enfer éternel. Voir dans Apocalypse 20. 11-15.
Oui, lorsque Jésus reviendra pour juger et condamner tous ses ennemies, les non-croyants en Jésus ressusciteront, seront jugés devant le grand Trône blanc et jetés dans « l'étang de feu...où brûle le souffre » (Apocalypse 20. 15 ; 19. 20), dans l'Enfer. La Bible appelle ce lieu de tourment la « Géhenne » (Matthieu 5. 22), qui signifie « Vallée de Hinnom » qui, au sud de Jérusalem, était devenue l'endroit où l'on brûlait toutes sortes de déchets, si bien que le feu y était continuel.
L'Enfer est aussi l'endroit où « le ver ne meurt pas et où le feu ne s'éteint pas » (Ésaïe 33. 14 ; Marc 9. 48). Il implique une séparation éternelle d'avec Dieu. Dieu leur dira : « Retirez-vous de moi, maudits, allez dans le feu éternel préparé pour le diable et pour ses anges » (Matthieu 25. 41 ; 7. 3). Ce sort final des perdus (des ennemis de Dieu) en Enfer est éternel, aussi permanent que la félicité des enfants de Dieu au Paradis : « Ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle » (Matthieu 25. 46).
Cet état définitif est appelé « étang de feu - seconde mort » (Apocalypse 20. 14). « La mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu » (Apocalypse 20. 14). Et ce sera la séparation définitive d'avec Dieu, le lieu de tourments sans fin, celui des remords, « des pleurs et des grincements de dents" (Matthieu 8. 12 ; 13. 42, 50 ; 22. 13 ; 24. 51 ; 25. 30). « Ils seront tourmentés jour et nuit aux siècles des siècles » (Apocalypse 14. 10 ; 20. 10). Les perdus seront donc bien conscients dans leur tourment éternel.
LIRE AUSSI : (2) Les âmes des enfants de Dieu dans l'éternité
Jésus-Christ est le Messie promis dans l’Ancien Testament
Pour les chrétiens du monde entier, Jésus-Christ est le Messie promis dans les Écritures, dans l'Ancien Testament ou première alliance, que le Messie est justement appelé à accomplir. Il a donc fait passer ce premier Testament, qui concernait avant tout sa venue annoncée à maintes reprises, au Nouveau Testament qu’il inaugure avec sa naissance et surtout par son œuvre expiatoire accomplie sur la Croix, suivie de sa résurrection et de son Ascension. Ses disciples, qui en ont été les témoins oculaires, ont été mandatés par Jésus pour annoncer la Bonne Nouvelle de son Royaume à toutes les nations, tous les peuples de la terre, transmettant ce message de vie et d’espérance aux générations suivantes.
Mais qu’en est-il des textes de l’Ancien Testament concernant sa Venue ? Une interprétation abusive de certains passages écrits des siècles avant l’apparition de Jésus sur terre est-elle responsable de la croyance en son rôle messianique ? Beaucoup l’affirment et ne voient nullement dans ces passages des prophéties concernant le Christ. Pour en juger, il faut d’abord connaître ces textes, les avoir lus et médités, les comprendre dans leur contexte original et en saisir la portée prophétique dans toute son ampleur. Voici donc l’un d’entre eux, tiré du neuvième chapitre du livre du prophète Ésaïe, rédigé à la fin du huitième siècle avant Jésus-Christ. Les titres de “Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix” sont attribués au Messie promis, venu comme un enfant pour établir un royaume d’une tout autre nature que ceux des rois connus jusqu’ici : avec Lui les vêtements de guerre seront détruits, son Royaume sera caractérisé par la paix et l’exercice de la justice : "Le peuple qui marche dans les ténèbres voit une grande lumière ; sur ceux qui habitent le pays de l’ombre de la mort une lumière resplendit. Tu rends la nation nombreuse, tu lui dispenses la joie. Elle se réjouit devant toi de la joie des moissons, comme on pousse des cris d’allégresse au partage du butin. Car le joug qui pesait sur elle, le bâton qui frappait son dos, la massue de celui qui l’opprime, tu les brises comme à la journée de Madian. Car toute chaussure qu’on porte dans la mêlée, et tout manteau roulé dans le sang seront livrés aux flammes, pour être dévorés par le feu. Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la souveraineté reposera sur son épaule ; on l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix. Renforcer la souveraineté et donner une paix sans fin au trône de David et à son royaume, l’affermir et le soutenir par le droit et par la justice dès maintenant et à toujours ; voilà ce que fera le zèle de l’Éternel des armées" (Ésaïe 9. 2-7).
Un peu plus loin, au chapitre onze du même livre, le Messie qui doit sortir de la lignée du roi David, est décrit par le prophète comme pleinement habité de l’Esprit de Yahweh, l’Éternel. S’il soutiendra les pauvres et les humbles, il fera aussi mourir le méchant, exerçant une justice parfaite : "Puis un rameau sortira du trône d’Isaï [c’est-à-dire le père du roi David] et le rejeton de ses racines fructifiera. L’Esprit de l’Éternel reposera sur lui : Esprit de sagesse et d’intelligence, Esprit de conseil et de vaillance, Esprit de connaissance et de crainte de l’Éternel. Il respirera dans la crainte de l’Éternel ; il ne jugera pas sur l’apparence, il n’arbitrera pas sur un ouï-dire, Mais il jugera les pauvres avec justice, avec droiture il sera l’arbitre des malheureux de la terre ; il frappera la terre du sceptre de sa parole, et du souffle de ses lèvres il fera mourir le méchant. La justice sera la ceinture de ses reins, et la fidélité la ceinture de ses hanches" (Ésaïe 11. 1-5).
La prophétie continue et déroule ensuite devant nos yeux la dispensation de paix et d’harmonie qui prévaudra lorsque le règne du Messie aura été établi à toujours : "Le loup séjournera avec l’agneau, et la panthère se couchera avec le chevreau ; le veau, le lionceau et le bétail qu’on engraisse seront ensemble, et un petit garçon les conduira. La vache et l’ourse auront un même pâturage, leurs petits une même couche ; et le lion, comme le bœuf, mangera de la paille. Le nourrisson s’ébattra sur l’antre de la vipère, et l’enfant sevré mettra sa main dans le trou de l’aspic. Il ne se fera ni tort ni dommage sur toute ma montagne sainte ; car la connaissance de l’Éternel remplira la terre, comme les eaux recouvrent le fond de la mer. Alors, en ce jour la racine d’Isaï qui se dressera comme une bannière pour les peuples sera recherchée par les nations, et son emplacement sera glorieux" (Ésaïe 11. 6-12).
On peut dire que cette dernière section de la prophétie d’Ésaïe se projette encore plus loin au futur que la Venue initiale du Messie sur terre : elle nous fait entrevoir ce que seront les fruits éternels de l’œuvre du Messie, ce qui à terme peut être espéré et attendu de sa Venue. A ces paroles répondent celles de l’avant dernier chapitre du livre de l’Apocalypse, à la fin du Nouveau Testament. Elles commencent par reprendre un autre passage du livre d’Ésaïe, qu’on trouve au chapitre 65 et où l’Éternel dit ceci : "Car je créé de nouveaux cieux et une nouvelle terre ; on ne se rappellera plus les événements du début, ils ne remonteront plus à la pensée" (Ésaïe 65. 17).
Le livre de l’Apocalypse, qui a comme épicentre la Personne de Jésus-Christ, identifié comme l’Agneau sacrifié revenant en gloire, fait donc écho aux prophéties du livre d’Ésaïe en se projetant lui aussi vers ce temps messianique d’accomplissement final du dessein divin : "Je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n’était plus. Et je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, prête comme une épouse qui s’est parée comme pour son époux. J’entendis du trône une forte voix qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, ils seront son peuple, et Dieu lui même sera avec eux. Il essuiera toute larme de leurs yeux, la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu" (Apocalypse 21. 1-4).
Jésus-Christ nous a libérés
« C’est pour la liberté que le Christ nous a libérés » (Galates 5. 1), écrit l’apôtre Paul aux croyants de Galatie.
Si nous avons été libérés, c’est qu’auparavant nous étions liés : non pas avec des menottes, mais par des choses qui nous empêchent d’avancer dans notre marche avec Dieu notre Créateur. Que nous le voulions ou non, chacun porte des fardeaux. Ces entraves à notre progrès sont tout ce qui nous trouble, qui nuisent à notre vie spirituelle et à notre relation avec Dieu, intérieurement et extérieurement. Jésus Christ est venu pour prendre nos fardeaux et nous libérer. Libres, oui, mais pour quoi faire ?
Libérés pour pardonner
La vie nous offre maintes occasions d’en vouloir à quelqu’un, de nous mettre en colère, ou encore d’enfouir la rancune tout au fond de nous-mêmes. Pour nous garder de nourrir de l’amertume envers ceux qui nous ont fait du mal, nous devons prendre conscience que la grâce de Dieu nous permet de pardonner comme nous avons été pardonnés.
Le prophète Jérémie se remémore tous les mauvais coups qu’il a reçus. Cela l’amène, non pas à chercher la vengeance mais à reconnaître que Dieu est fidèle. Nous ne pardonnons pas seulement dans l’intérêt de ceux qui nous ont offensés, nous le faisons pour être libres. Puisque nous devons vivre avec les conséquences du péché, à nous de décider si nous les supportons avec un cœur amer ou avec la liberté du pardon.
Libérés pour le repos
Nous sommes libres de nous reposer en Christ. Avez-vous remarqué que Jésus n’était jamais pressé en rien ? Tout arrive « en son temps ». Ce n’est pas à force de nous agiter ou de nous angoisser que nous allons arriver à Le bousculer ! Quel bonheur de nous reposer en Lui, non pour nous dérober à nos responsabilités mais, au contraire, pour agir selon sa volonté, de compter sur sa force, au lieu de nous épuiser à faire par nous-même. C’est vrai qu’il y a beaucoup à faire, mais Dieu veut que nous le fassions en son Nom et pour sa gloire. Il nous invite donc à venir à Lui afin de goûter au repos intérieur, au rafraîchissement et d’obtenir ses directives indispensables.
Libérés pour aimer
La nature de la liberté chrétienne n’est pas le rejet de toute contrainte ni la complaisance dans notre état actuel. C’est celle de nous mettre, par amour, au service les uns des autres. Le Saint-Esprit nous rend capables d’agir de façon contraire aux pulsions innées de notre nature. Nous sommes libérés pour devenir aimants, patients, aimables, fidèles et bons.
« Rejetons, donc, tout fardeau qui nous enlace si facilement et courons avec persévérance l’épreuve qui nous est proposée » (Hébreux 12. 1).
Paradoxes divins
Jésus-Christ aime tous les êtres humains d'un Amour parfait et infini au point qu'Il quitta le Ciel où Il était adoré et servi par une multitude d'anges, où Il jouissait d'un bonheur continuel avec Dieu son Père dans une sphère où règnent la Sainteté et l'Amour ; pour venir volontairement sur cette terre si différente qui est l'habitation des êtres humains, marquée par leurs luttes, leurs contradictions, leurs élans de fraternité suivis d'oppositions violentes causés par le péché.
- Jésus-Christ s'est fait pauvre (2 Corinthiens 8 : 9), Lui, à qui tout appartient et par qui tout a été créé, si bien que celui qui croit en Jésus ne peut s'enorgueillir de richesses terrestres. En venant dans ce monde, Jésus est né dans la ville de Bethléem, si petite parmi toutes les villes du pays d'Israël qu'on l'appelait un village.
- Jésus-Christ n'a pas voulu être fait roi par les êtres humains, montrant ainsi la voie de l'humilité à nous que l'orgueil avait séparés de Lui, et qui ne voyions plus la Gloire de Dieu dans la Création comme au jardin d'Éden.
- Jésus-Christ a eu faim et soif (Marc 11 : 12, Jean 19 : 28), Lui qui est spirituellement le pain pour ceux qui sont affamés et la source d'eau vive pour ceux qui sont assoiffés de la Vérité.
- Jésus-Christ a été fatigué (Jean 4 : 6), Lui qui nous ouvre le chemin du repos éternel.
- Jésus s'est tenu sans rien dire devant ceux qui l'injuriaient (Luc 23 : 9), Lui qui a fait parler un muet (Luc 11 : 14).
- Jésus a été enchaîné (Matthieu 27 : 2), Lui qui est venu nous délivrer des chaînes du mal, du péché et des passions qui nous asservissent.
- Jésus a été crucifié sur une croix (Matthieu 27 : 35), Lui qui a rendu la vie à des morts (Jean 11 : 43, Luc 7 : 14-15). Mais, Jésus est ressuscité pour ne plus jamais mourir, oui, pour vivre éternellement. C'est pourquoi, nous qui croyons et mettons notre confiance en Lui, nous savons que, si nous devons passer par la mort (de notre corps humain), nous ressusciterons chacun avec notre corps glorifié et serons éternellement vivants avec Jésus au Paradis, dans Sa Gloire.
Oui, maintenant Jésus vit et règne dans le Ciel, auprès de Dieu son Père, mais il vit aussi dans le cœur des vrais croyants en Lui auxquels il donne son Esprit Saint, qui répand l'Amour de Dieu. Jésus leur permet ainsi d'accomplir la volonté de Dieu, non seulement par la force qu'il donne, mais aussi dans la joie.
Jésus-Christ est réellement ressuscité
La mort de Christ sur la croix et sa résurrection sont pour ceux qui croient en Lui, les fondements de leur foi, selon ce qu'écrit encore l'apôtre Paul : "Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures; qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures (1 Corinthiens 15. 3). Nous croyons en Celui qui a ressuscité des morts Jésus notre Seigneur, lequel a été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre justification.
Les disciples de Jésus venaient de vivre un peu plus de trois années exceptionnelles, ces hommes et ces femmes qui avaient répondu à l'appel du Maître. Ils s'étaient attachés à Lui, l'avaient suivi partout en Judée, en Galilée et en Samarie. Les disciples avaient été témoins de miracles, de guérisons, de délivrances extraordinaires, de sermons exaltants, merveilleux et surréalistes ; mais parfois aussi ils étaient témoins de la haine des castes religieuses et des nantis du pays. Ils l'aimaient leur Rabbi, leur guide, leur Seigneur, leur Dieu.
Et voilà que depuis trois jours ces mêmes hommes et femmes étaient plongés dans une détresse profonde, désespérés, apeurés, dans un doute affreux. Leur Messie avait été mis à mort comme un criminel, un brigand, condamné au supplice le plus infâme, le plus humiliant, le supplice et la mort des maudits : crucifié, pendu au bois. Ils ne comprenaient plus. Il avait bien dit qu'Il ressusciterait, mais voilà déjà trois jours qu'il était dans ce tombeau et rien ne s'était produit. Alors certains s'en retournaient chez eux, à Emmaüs. Quelques femmes fidèles, en proie à un profond chagrin, s'affairaient à préparer l'embaumement du corps de leur maitre. Les autres disciples restaient enfermés, paralysés par la peur des juifs acharnés à détruire toute trace de ce Rabbi qu'ils avaient cloué à mort. Le plus grand nombre de ceux qui avaient suivi Jésus, qui étaient guéris ou bénis par Lui, s'étaient dispersés. Puis soudain au troisième jour après la mort de Jésus, au matin du premier jour de la semaine, une lumière d'un éclat insoutenable illuminait le noir tombeau où reposait le corps inanimé, meurtri, brisé, de Jésus. A cet instant, l'Esprit de Dieu est descendu là, manifestant sa puissance infinie pour ressusciter le Christ, non comme Lazare ou le fils de la veuve de Naïm, mais d'une résurrection glorieuse, transformant le corps de chair de Jésus en un corps spirituel et glorieux, affranchi des limites des lois physiques naturelles. Alors avant même que la pierre soit roulée, le Fils de Dieu est sorti victorieusement de son tombeau, car il était impossible que la mort le retienne captif. "Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle" (Actes 2. 24).
Ressuscité par la puissance de Dieu : La résurrection de Jésus est d'une dimension extraordinaire, infiniment plus grande que toutes les résurrections dont la Bible parle. Lors de sa résurrection, le Fils de Dieu a revêtu la gloire dont Il s'était dépouillée en venant sur la terre comme un simple homme.
"Jésus-Christ qui existait en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père" (Philippiens 2. 6-11). "Celui qui a été abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d’honneur à cause de la mort qu’il a soufferte, afin que, par la grâce de Dieu, il souffrît la mort pour tous" (Hébreux 2. 9).
Dans ses lettres, l'apôtre Paul parle d'une résurrection glorieuse que vivront ceux et celles qui appartiennent au Seigneur Jésus-Christ. Ils connaitront la même gloire que leur Seigneur. "Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous" (Romains 8. 11). Nous devrions considérer l'incomparable puissance que Dieu a manifestée en ressuscitant le Seigneur Jésus-Christ, afin d'être encouragés dans notre marche terrestre avec Lui. ... LIRE Éphésiens 1.15-23
Ce jour là, le premier jour de la semaine au petit matin, alors que dans une profonde tristesse elles venaient embaumer le corps de Jésus leur Maître, des femmes proches de Lui, entendirent de la bouche des anges cette nouvelle incroyable : Vous cherchez Jésus de Nazareth ? Il n'est point ici, il est ressuscité ! Ne cherchez pas parmi les morts, Celui qui est vivant ! Comme il est bon et édifiant de lire et relire les récits de la résurrection de Jésus de Nazareth, racontée par ses fidèles témoins. LIRE Matthieu 28. 1-10
Ainsi parvint aux disciples qui pleuraient et s'affligeaient, la bonne nouvelle de la résurrection de leur Seigneur. Après deux mille ans d'histoire d'une Église tantôt glorieuse, tantôt malmenée, souvent formaliste et endormie, la bonne nouvelle retentit toujours : Jésus-Christ est ressuscité, Il est Vivant, Il est présent là où deux ou trois se rassemblent pour Lui et avec chacun de ceux qui Lui appartiennent.
La résurrection du Seigneur Jésus-Christ est partie intégrante du message de l’Évangile que les apôtres et les premiers disciples annonçaient. Paul va même jusqu'à dire que si Christ n'est pas ressuscité notre foi est vaine.
En lisant 1 Corinthiens 15. 1-20 , nous remarquons combien la résurrection de Christ est importante, en particulier pour l'objectif final de notre foi : notre propre résurrection. Jésus est vivant, c'est glorieusement vrai, mais quelle incidence cette vérité a-t-elle dans nos vies ? La résurrection du Seigneur Jésus-Christ est un fait incontestable, établi comme un fondement de la foi chez tous les chrétiens. Cependant, nous n'en comprenons pas toujours toute la portée.
Le témoignage que nous en communique le Saint-Esprit remplit notre cœur de paix et de joie. Mais aussi d'une glorieuse et vivante espérance dans notre propre résurrection. "Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous" (Romains 8. 11). "Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur" (1 Jean 3. 2).
Lisons pour conclure ce chapitre ce qu'à écrit l'apôtre Pierre : "Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés, pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour un héritage qui ne se peut ni corrompre, ni souiller, ni flétrir, lequel vous est réservé dans les cieux" (1 Pierre 1. 3-9).
Un chrétien ne peut pas continuer à pécher volontairement
Le péché rémanent, bien qu’inévitable, n’est pas accepté mais combattu par le chrétien. (voir Romains 6. 2).
Notre doctrine de la sanctification doit impérativement préciser le degré de sainteté auquel un croyant peut raisonnablement s’attendre ici-bas. Est-il possible pour le chrétien sanctifié par le Saint-Esprit d’arrêter complètement de pécher ? Certains enseignants de la Bible affirment le perfectionnisme chrétien où l’enfant de Dieu ne pècherait plus du tout. Cet enseignement s’appuie généralement sur une lecture littérale de 1 Jean 3. 6-10 et en particulier du verset 9 qui dit : « Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui; et il ne peut pécher, parce qu’il est né de Dieu ».
Pourtant, le même apôtre déclare aux mêmes lecteurs quelques versets plus tôt : "Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous. Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous le faisons menteur, et sa parole n’est point en nous" (1 Jean 1. 8-10).
Le péché et la confession des péchés font donc partie de la vie chrétienne normale ; mais cela ne rend pas le péché normal pour autant. En rejetant le perfectionnisme chrétien, il faut être prudent de ne pas finir par rejeter la sanctification comme si tout effort humain était vain.
Cette sanctification est opérante dans l’être humain chrétien tout entier, bien qu’elle demeure imparfaite durant cette vie. Dans tous les aspects de cette vie demeurent des restes de corruption, qui donnent lieu à une guerre continuelle et implacable : la chair, en ses passions, s’oppose à l’Esprit, et l’Esprit à la chair.
La sanctification s’opère à tous les niveaux de notre être : l’intellect, l’affection, la volonté et le corps (1 Thessaloniciens 5. 23). Cependant, « dans tous les aspects de cette vie demeurent des restes de corruption ». Il en résulte une tension entre la sanctification et le péché rémanent ou entre la chair et l’Esprit (Galates 5. 17). Dans cette situation l’état normal du chrétien n’est pas la passivité, mais la combattivité. Le chrétien ne se dit pas « Je peux pécher puisque le péché rémanent me garde esclave ».
L’apôtre Paul exprime l’état d’esprit qui doit habiter le croyant en Jésus à l’égard du péché rémanent : "Que dirons-nous donc ? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? Loin de là ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? (Romains 6. 1-2).
La sanctification ne vient pas d’une simple discipline personnelle causée par la volonté de l’être humain, mais d’une transformation spirituelle profonde par l’union avec Christ. Celui qui est mort au péché, bien qu’incapable d’être sans péché, ne peut plus vivre volontairement sous le péché. Voilà ce que signifie « il ne peut pécher, parce qu’il est né de Dieu » : il ne peut plus vivre dans le péché ni le tolérer dans sa vie. Il le combat activement et le confesse continuellement. La norme du croyant en Jésus n’est pas la rémanence du péché, mais sa mortification, car « ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs » (Galates 5. 24).
Ainsi le portrait biblique du sanctifié ne ressemble pas à quelqu’un qui se croit parfait sans voir ses transgressions. Il n’est pas non plus celui d’un défaitiste qui justifie son péché sous prétexte qu’il ne peut être vaincu. L’Écriture nous dépeint un portrait vibrant et réaliste du pécheur sanctifié dans le témoignage de Paul en Romains 7. 14-25 : "Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle; mais moi, je suis charnel, vendu au péché. Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais. Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne. Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi. Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair : j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ; mais je vois dans mes membres une autre loi qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché qui est dans mes membres. Misérable que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ?… Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur !… Ainsi donc, moi-même, je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché".
L’être humain régénéré voit la perfection de la Loi et aspire à s’y conformer. En même temps il se sait en deçà des exigences divines, il voit son péché et le confesse. Son ancienne nature est toujours présente, mais elle ne définit plus son identité. Sa volonté est renouvelée, mais elle ne possède pas encore la capacité de ne pas pécher. Le croyant pleure sur son péché, mais il ne désespère pas puisqu’il se sait sauvé en espérance (Romains 8. 24) ; il crie donc à Celui en qui il espère et qui le délivrera de la puissance du péché et de la mort.
Le chrétien commet toujours des péchés, mais il est toujours repentant. Il tombe encore, mais il marche de progrès en progrès (1 Thessaloniciens 4. 1). Et bien qu’il déploie tant d’effort, ses progrès sont l’œuvre de la grâce divine qui le pardonne et le transforme. « Nous tous dont le visage découvert reflète la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, par l’Esprit du Seigneur » (2 Corinthiens 3. 18).
Le Salut en Jésus-Christ est éternel (2)
Dans Jean 6 est décrit ce qu'est la Volonté du Père. Ce passage prouve également que nous ne pouvons pas perdre notre Salut en Jésus-Christ.
La volonté de Dieu :
"Jésus leur dit : Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n'aura jamais faim, et celui qui croit en moi n'aura jamais soif" (Jean 6. 35).
On peut voir ici, que le Salut est en une seule fois. Nous venons à Jésus Christ, nous mangeons du pain de Vie qu'Il nous donne et Il dit : "vous n'aurez jamais faim, et celui qui croit en moi n'aura jamais soif."
Et voici la réponse de la volonté du Père : "Et c'est ici la volonté du Père qui m'a envoyé, que je ne perde rien de tout ce qu'il m'a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour. La volonté de mon Père, c'est que quiconque voit le Fils et croit en Lui ait la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour" (Jean 6. 39-40).
Ainsi nous n'allons pas entrer au Ciel selon la façon des êtres humains, nous allons y entrer selon la façon de Dieu. La volonté du Père est donc, que les êtres humains voient le Seigneur Jésus Christ, croient en Lui et soient ressuscités au dernier jour. Oui, selon les versets ci-dessus, la volonté de Dieu notre Père est que tous ceux qui croient véritablement au Seigneur Jésus Christ ne perdent jamais leur Salut et qu'ils soient ressuscités au dernier jour.
Une fois que nous sommes sauvés, nous sommes passés de la mort à la Vie.
Une chose importante à comprendre est qu'il est idiot de dire que l'on peut avoir la Vie éternelle, mais que l'on peut la perdre demain, c'est illogique, parce que cela ne dure pas éternellement si on peut la perdre un jour. Et surtout quand nous savons que Dieu connaît le futur et que Dieu sait tout. Il sait comment notre vie va se dérouler, il connaît la fin dès le début. Ainsi dire qu'il sait que nous allons perdre le Salut, tout en affirmant que de toute façon c'est éternel, est un non sens complet, cela n'aurait aucun sens...
Jésus dit aussi ceci : "Celui qui croit en moi a la Vie éternelle et ne vient point en jugement" (Jean 5. 24a). Ceci est très claire : en croyant en Jésus, nous ne serons pas condamnés. Il ne dit pas que nous n'allons jamais pécher, mais que nous ne serons pas condamnés. Et Jésus ajoute "mais il est passé de la mort à la Vie" (Jean 5. 24b). C'est une déclaration puissante sur le fait que nous sommes sauvés éternellement, nous ne serons pas condamnés, nous sommes passés de la mort à la Vie.
Voici un autre verset très puissant qui prouve que nous ne pouvons jamais perdre notre salut en Jésus-Christ. "Celui qui croit en lui ne sera pas condamné ; mais celui qui ne croit pas est déjà condamné ; parce qu'il n'a pas cru au Nom du Fils unique de Dieu" (Jean 3. 18). Ceux qui ne croient pas en Jésus Christ ne l'ont pas cru, ils n'ont jamais cru. Mais une fois que nous croyons véritablement à Jésus Christ, nous sommes sauvés, nous sommes rachetés, nous sommes scellés du Saint-Esprit et nous ne pouvons pas perdre notre Salut.
Une fois sauvés, nous sommes scellés du Saint-Esprit :
"En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Évangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis" (Éphésiens 1:13).
"Qui aussi nous a scellés, et nous a donné les arrhes de l'Esprit en nos cœurs" (2 Corinthiens 1. 22).
La Bible dit donc que quand nous sommes sauvés, Dieu nous scelle et nous donne les arrhes de l'Esprit dans nos cœurs. Le mot arrhes signifie une garantie, c'est très sérieux. Pourquoi ce mot arrhes ? Parce que nous ne sommes pas entièrement rachetés lorsque nous sommes sauvés ; parce que notre corps n'a pas encore été racheté. Notre âme et notre esprit ont déjà été sauvés, mais pas encore notre corps. Le Salut de notre corps aura lieu à la Résurrection, à l'Enlèvement, c'est-à-dire au Retour de Jésus-Christ pour nous prendre éternellement avec Lui. Oui en un clin d’œil, notre corps ressuscitera et nous serons changés. L'Enlèvement permet la rédemption de notre corps physique.
Tout ceci nous confirme que nous irons au Ciel avec Jésus et nous serons éternellement avec Lui ! Nous sommes donc scellés pour le jour de la rédemption.
La rédemption ne peut pas être annulée. Le Salut en Jésus ne peut pas être temporaire. Dieu ne peut pas revenir sur sa Parole : la Bible dit qu’il ne peut pas mentir... "Lesquelles reposent sur l'espérance de la vie éternelle, promise dès les plus anciens temps par le Dieu qui ne ment point" (Tite 1. 2). "Car les dons et la vocation de Dieu sont sans repentance" (Romains 11. 29). "Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles" (2 Corinthiens 5. 17). Le salut est un don irrévocable de Dieu. On ne peut pas cesser d’être une créature nouvelle en Christ !
Jésus dit : "Je leur donne la vie éternelle; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père" (Jean 10. 28-29). Ainsi, nous les enfants de Dieu sommes dans la main de Jésus-Christ et dans la main de Dieu notre Père, et personne ne va nous arracher de cette main. Nous ne pouvons pas non plus lâcher cette main parce que Dieu est plus fort que nous.
Il existe encore de nombreux autres versets qui montre que la Vie éternelle en Jésus ne peut pas se perdre.
Un autre aspect important de 'une fois sauvé, toujours sauvé", est que même nos péchés, après que nous soyons sauvés, ne nous sont plus imputés. Mais le péché ne doit plus régner en nous après que nous soyons sauvés par Jésus ; et même les péchés que nous commettons ne sont pas ajoutés à notre compte. Nous sommes éternellement recouverts de la parfaite Justice de Jésus et notre casier judiciaire devant Dieu est vierge. "Mais à celui qui ne fait pas des œuvres, mais qui croit en celui qui justifie l'impie, sa foi lui est comptée à justice" (Romains 4. 5).
Conclusion :
"Car j'ai l'assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur" (Romains 8. 38-39). "Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ" (Romains 5. 1)
Nous ne pouvons pas perdre notre Salut en Jésus-Christ, c'est une merveilleuse nouvelle ! Car si nous pouvions perdre le Salut, nous l'aurions tous perdu en quelques jours ! Aucun de nous ne serait capable de vivre le standard divin pour gagner notre Chemin vers le Ciel...
Une fois que nous sommes sauvés, Dieu nous a éternellement sauvés de la condamnation de nos péchés et nous a scellés du Saint-Esprit. Remercions donc Dieu pour cette promesse merveilleuse qu'Il nous a faite. Il nous donne les arrhes de l'Esprit Saint et nous avons sa Parole qui nous promet des centaines de fois que nous ne pouvons jamais perdre notre Salut en Jésus qui est éternel ! Une fois que nous sommes sauvés, nous le sommes pour toujours. N'écoutons pas toutes les personnes qui prêchent de faux évangiles qui nous culpabilisent, nous font peur, nous dépriment et nous font même parfois baisser les bras.
Soyons dans la Joie et persévérons dans notre marche chrétienne, car une fois que nous sommes sauvés en Jésus, nous devenons enfants de Dieu pour l'éternité ! AMEN !!!
Le Salut en Jésus-Christ est éternel (1)
La Vie éternelle se reçoit comme un don de Dieu, comme un merveilleux cadeau ! Et ce cadeau, on ne peut pas nous le reprendre, sinon ce ne serait pas un cadeau...
Une fois que nous êtres humains avons placé toute votre Foi en Jésus Christ seulement pour être sauvé, nous recevons la Vie éternelle et nous devenons Enfants de Dieu ! Rien ne peut nous séparer de la Vie éternelle que nous avons reçu en Jésus.
Le Salut est un événement et non un processus. Il se reçoit et ne s'obtient pas. En effet, si le Salut se reçoit par la Foi en Jésus Christ et donc par Grâce, comment peut-on douter du fait de perdre son Salut ? Dieu donnerait-il la Vie éternelle pour ensuite nous la reprendre, cela n'aurait aucun sens... Le fait de croire qu'on peut perdre le Salut vient encore de la volonté de l'être humain de vouloir obtenir ou mériter... alors que le Salut ne se mérite pas, il ne s'obtient pas, il se reçoit.
Sinon nous allions faire des oeuvres pour l'obtenir, or il ne faut rien ajouter à l’œuvre de notre Sauveur !
Retenons bien que le mot "Évangile" veut dire Bonne Nouvelle !
Preuves Bibliques que le Salut en Jésus est éternel :
Le fait est, que dès que nous sommes sauvés par Jésus, il n'y a rien que nous ne puissions jamais faire pour perdre notre Salut.
Nous enfants de Dieu, nous devons croire en la sécurité éternelle de notre âme, nous devons croire qu'une fois sauvés, nous le sommes toujours. C'est ce que la Bible enseigne !
Car si nous pensons perdre notre Salut, nous allons mettre notre confiance dans nos œuvres pour nous sauver. Si nous avons confiance en Jésus Christ pour notre Salut, nous savons que nous ne pouvons pas le perdre. "Celui qui croit au Fils de Dieu, a le témoignage au-dedans de lui-même; mais celui qui ne croit pas Dieu a fait de lui un menteur; parce qu'il n'a pas cru l'attestation que Dieu a donnée de son Fils" (1 Jean 5. 10).
Par ce verset, on peut dire qu'il y a deux types de personnes dans ce monde : ceux qui croient au Fils de Dieu, et ceux qui font de Dieu un menteur. Pourquoi font-ils de Dieu un menteur ? Parce qu'ils ne croient pas au témoignage que Dieu a rendu de son Fils.
Et voici ce témoignage : "c'est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils" (1 Jean 5. 11).
Ainsi nous pouvons voir que nous devons croire pour être sauvé. Dieu nous a donné la vie éternelle, c'est un cadeau. "Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie" (Éphésiens 2. 8-9).
Nous devons donc croire que c'est un cadeau, nous ne pouvons pas essayer de gagner le Ciel et de le faire par les œuvres, nous devons seulement avoir la Foi en Jésus et recevoir ce cadeau de la Vie éternelle.
- Qu'est-ce que Dieu nous a donné ? La Vie éternelle, et que signifie éternelle ? Que cela ne finit jamais...
Analysons aussi ce verset suivant :
"Ces choses je les ai écrites à vous qui croyez au nom du Fils de Dieu; afin que vous puissiez savoir que vous avez la vie éternelle, et afin que vous puissiez croire au nom du Fils de Dieu" (1 Jean 5. 13).
Quand Jean dit "vous avez la Vie éternelle", il ne le dit pas au passé, ce qui voudrait dire que vous l'avez perdu. Il n'a pas dit "vous aurez", comme si vous deviez trouver le chemin vers le Ciel. Il dit que vous pouvez savoir que "vous avez la Vie éternelle". Éternel signifie "sans fin", il a un synonyme dans la Bible : "pour toujours".
Donc, avoir la Vie éternelle dès aujourd'hui signifie que cela ne peut pas se terminer parce que, par définition, c'est ce que la Vie éternelle est. Sinon, cela n'aurait aucun sens !
"Ce n'est pas quiconque me dit : Seigneur, Seigneur, qui entrera dans le royaume du ciel; mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans au ciel. Beaucoup me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé en ton nom ?, et chassé les diables en ton nom ? et fait beaucoup d’œuvres merveilleuses en ton nom ? Et alors je leur déclarerai : Je ne vous ai jamais connus; retirez-vous de moi, vous qui pratiquez l'iniquité." (Matthieu 7. 21-23).
Dans ces versets très importants pour comprendre le Salut, on peut souligner tout d'abord que Jésus n'a pas dit "je vous connaissais", Il a dit "je ne vous ai jamais connu". Ainsi, si nous pouvions perdre notre salut, si ces personnes avaient une fois été sauvées et qu'elles avaient ensuite perdus leur salut, Jésus ne pourrait pas leur dire "je ne vous ai jamais connus", car il les aurait connus avant.
Ceci montre que beaucoup de gens vont être damnés au jour du jugement, ils pensent qu'ils sont sauvés, mais ils ne le sont pas vraiment, ce ne sont pas des gens qui ont perdu leur Salut, ce n'est pas possible.
Ce sont des gens qui font confiance à leurs œuvres que Jésus dit "je ne vous ai jamais connu." C'est clairement ce que la Bible enseigne.
Demain, nous allons examiner la Volonté du Père qui se trouve dans Jean 6 parce que beaucoup de personnes se méprennent, ils voient la volonté du Père au verset 22, et disent que nous devons faire les œuvres pour le Salut. Nous allons voir aussi le sceau du Saint-Esprit dont nous sommes éternellement scellé.
A SUIVRE...
Le Ministère de Jésus-Christ le Messie
Ésaïe 61 rapporte une déclaration prophétique du Messie lui-même où il résume, à la première personne du singulier, l’essence de son ministère : "L’Esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers la délivrance ; pour publier une année de grâce de l’Éternel, et un jour de vengeance de notre Dieu ; pour consoler tous les affligés ; pour accorder aux affligés de Sion, pour leur donner un diadème au lieu de la cendre, une huile de joie au lieu du deuil, un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu, afin qu’on les appelle des térébinthes de la justice, une plantation de l’Éternel, pour servir à sa gloire" (Ésaïe 61. 1-3).
On sait que cette prophétie porte sur le ministère de Christ parce que le texte regorge d’indices messianiques (par ex. l’onction) et parce que le Nouveau Testament le confirme. Au début de son ministère public, le Seigneur Jésus lit ce texte dans la synagogue de Nazareth, la ville où il a grandi : "L'Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la vue, Pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur" (Luc 4. 16-21). Il souligne la portée prophétique d’Ésaïe 61 en l’utilisant pour revendiquer son identité messianique. Trois aspects du ministère du Messie se dégagent de ce texte.
- Il révèle l’autorité (ou la puissance) du Christ.
Cette puissance découle de l’onction divine. L’Éternel a oint Christ et l’a ainsi consacré pour être le Médiateur. Cette onction est la garantie qu’il accomplira aussi avec efficacité les fonctions correspondantes de prophète, de sacrificateur et de roi. En tant qu’élu de Dieu (Ésaïe 42. 1), Dieu l’a mis à part pour accomplir son plan éternel de salut et de rédemption. La puissance du Messie repose sur la puissance divine. Les prophètes ont souvent prédit que l’Éternel lui donnerait l’Esprit sans mesure (cf. Ésaïe 11. 2). C’est une des caractéristiques de son ministère et la preuve irréfutable qu’il est le Christ (Jean 3. 34). La puissance du Saint-Esprit repose sur Lui et garantit le succès de tous les aspects de son ministère. Aucun obstacle ne peut l’empêcher de mener sa mission à bien (cf. Zacharie 4. 6).
- Il exprime le message du Christ.
Il a les paroles de la vie. Son message peut se résumer en quatre mots : - évangélisation («porter de bonnes nouvelles»), - consolation («guérir ceux qui ont le cœur brisé»), - libération («proclamer aux captifs la liberté»), - avertissement (proclamer l’année de grâce et le jour de vengeance).
- La mission du Christ.
Les versets 2 et 3 d’Ésaïe 61 révèlent le triple objectif de cette mission vis-à-vis de l’Éternel et de ceux qui pleurent sur Sion. Elle consiste d’abord à justifier les pécheurs. Cela se voit au verset 3, où ceux qui pleurent sont appelés « térébinthes de la justice, une plantation de l’Éternel ». Christ emploie la même image lorsqu’il dit à propos des pharisiens : « Toute plante que n’a pas plantée mon Père céleste sera déracinée » (Matthieu 15. 13). Mais ceux que l’Éternel plante dans le sol fertile de la Justice de Christ sont en sécurité ; rien ne les déracinera.
Ensuite, sa mission consiste à transformer des vies. La vie de ceux qui pleurent sur Sion ne sera plus la même. Il donne « un diadème au lieu de la cendre, une huile de joie au lieu du deuil, un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu ». La grâce ne laisse jamais le pécheur dans l’état où elle le trouve. Enfin, sa mission consiste à glorifier Dieu. Tout ce qu’il fait vise à « servir à sa gloire » (Matthieu 15. 3). Le salut bénéficie aux pécheurs, mais son objectif ultime est de servir à la louange de la gloire de la grâce de Dieu (cf. Éphésiens 1). Le Seigneur Jésus affirme avoir accompli cet aspect de sa mission lorsqu’il dit au Père : « Je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire » (Jean 17. 4). Il n’est donc pas surprenant que lorsqu’à Nazareth, Jésus applique tout cela à lui-même, « tous lui rendaient témoignage ; ils étaient étonnés des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche » (Luc 4. 22).
/image%2F0237794%2F20150128%2Fob_54bc49_evangile.jpg)
/image%2F0237794%2F20201127%2Fob_30cab0_moi.jpg)