La carte d'identité du croyant en Jésus-Christ (1)
Vous êtes de lui (Dieu) dans le Christ Jésus, qui nous a été fait sagesse de la part de Dieu, et justice, et sainteté, et rédemption, afin que, comme il est écrit, “celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur. (1 Corinthiens 1. 30, 31).
Quand Paul écrit sa première lettre à l’assemblée de Corinthe, il sait que ces croyants ont beaucoup de problèmes. En particulier, l’apôtre perçoit qu’ils ne savent plus trop ce qu’ils sont depuis qu’ils ont reçu la vie nouvelle en Jésus Christ.
Il va donc chercher à les affermir dans leur identité de croyants tout au long de cette lettre. Il le fait ici au verset 30 d’une façon magistrale, conduit par le Saint Esprit. Comme sur une carte d’identité qui comporte plusieurs données qui caractérisent une personne, il présente les éléments caractéristiques du croyant.
Premier élément d’identité : uni à Jésus Christ comme enfant de Dieu
Dieu, avec le regard d’un père, voit les croyants unis à son Fils : "Je monte vers mon Père et votre Père a dit Jésus le jour de sa résurrection" (Jean 20. 17).
Dieu voulait de nombreux fils dans la gloire (Hébreux 2. 10) et à tous ceux qui ont cru en Jésus Christ, Il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu (Jean 1. 12).
Le Seigneur Lui-même nous donne la mesure infinie et divine de l’Amour du Père : "Tu les as aimés comme tu m’as aimé" (Jean 17. 23).
Chaque croyant en Jésus peut dire à Dieu : "Abba, Père" (Galates 4. 6). Dans sa grâce souveraine, Dieu a voulu nous adopter pour Lui par Jésus Christ (Éphésiens 1. 5), et même nous faire participer de la nature divine (2 Pierre 1. 4).
Puisque tous les croyants sont enfants de Dieu, il y a forcément entre eux des liens de famille fondés sur l’Amour de Dieu : "Voyez de quel amour le Père nous a fait don, que nous soyons appelés enfants de Dieu" (1 Jean 3. 1).
Conscients de cette dignité d’enfant de Dieu, nous ne pouvons pas nous conduire n’importe comment dans le monde. Nous désirons honorer et glorifier notre Père comme des témoins qui portent les caractères que Christ nous a communiqués.
"Vous êtes de lui (Dieu) dans le Christ Jésus, qui nous a été fait sagesse de la part de Dieu, et justice, et sainteté, et rédemption, afin que, comme il est écrit : celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur" (1 Corinthiens 1. 30, 31).
Deuxième élément d’identité : unis à Jésus Christ par la sagesse de Dieu
Les habitants de la ville de Corinthe étaient imprégnés de philosophie. Celle-ci cherche à connaître la réalité des choses en utilisant la raison seule; elle est l’amour de la sagesse humaine. L’être humain a reçu le souffle de Dieu (Genèse 2. 7) et, au fond de lui-même, il a le désir de connaître son Créateur, malgré son état de pécheur.
Les croyants corinthiens pensaient sans doute qu’en faisant appel à leur raison ils comprendraient mieux ce que Dieu voulait. Mais Dieu ne peut pas être connu à travers une raison humaine forcément limitée : "Le monde, par le moyen de la sagesse, n’a pas connu Dieu (1 Corinthiens 1. 21).
Il faut donc renoncer à ce chemin-là pour connaître Dieu. D’ailleurs, parmi les croyants de Corinthe, il n’y avait pas beaucoup de sages (1 Corinthiens 1. 26), c’est-à-dire pas beaucoup de personnes capables d’approfondir un raisonnement logique. Alors, Dieu allait-il rester plus ou moins inconnu d’eux ?
Non, Dieu s’est fait connaître à l’être humain pécheur par la croix de Jésus Christ, son Fils. C’est là sa sagesse. Bien sûr, pour la raison humaine, pour les intelligents (1 Corinthiens 1. 1).
C’est une folie. Comment admettre que la mort de quelqu’un, condamné à un supplice réservé aux esclaves, puisse sauver des hommes ? Pourtant, c’est bien le seul moyen que Dieu donne à l’homme pour s’approcher de lui et le connaître comme le Père. Jésus est le chemin, la vérité et la vie (Jean 14. 6).
Pour le croyant, la croix de Christ est donc la sagesse de Dieu qui le sauve. Mais elle lui communique aussi la puissance qui l’amène dans la révélation des pensées de Dieu (1 Corinthiens 1. 24). En effet, le croyant est sauvé par la croix; il est aussi définitivement marqué par la croix (voir Ga 6:14).
Là, son ancienne manière de vivre est crucifiée avec Christ. Une vie nouvelle de ressuscité commence pour lui, animée par la puissance du Saint Esprit qui le met directement en relation avec les pensées de Dieu.
La croix place le croyant sur un terrain de résurrection et de vie nouvelle en Christ (lire 2 Corinthiens 4:10).
Vous êtes de lui (Dieu) dans le Christ Jésus, qui nous a été fait sagesse de la part de Dieu, et justice, et sainteté, et rédemption, afin que, comme il est écrit, “celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur. (1 Corinthiens 1. 30, 31).
Troisième élément d’identité: unis à Jésus Christ par sa justice
La Parole déclare qu’il n’y a point de juste, non pas même un seul (Romains 3. 10). Alors, comment le Dieu parfaitement juste peut-il amener dans sa présence des hommes injustes ? Dieu nous appelle à Lui en Christ et Il nous rend (Il nous déclare) justes en Christ (Romains 8. 30).
Celui qui est devenu notre Père en Jésus Christ est aussi le Juge parfait et intransigeant. En nous approchant de Lui, nous l’entendons prononcer cette conclusion incroyable : «non coupable».
Comment peut-il nous déclarer justes ? Parce que Jésus a été identifié au péché de l’homme et traité comme tel sur la croix : "Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous, afin que nous devenions justice de Dieu en lui" (2 Corinthiens 5. 21).
"Nous sommes donc, non seulement délivrés du jugement, mais aussi justifiés, déclarés justes comme Dieu l’exige parce que revêtus de la justice de Christ : il est juste en justifiant celui qui est de la foi de Jésus" (Romains 3. 26).
Ésaïe, le prophète, déclarait déjà cela : "Il m’a couvert de la robe de la justice" (Ésaïe 61. 10).
Notre justice ne dépend donc pas de nos capacités, de notre « ressenti » ou de nos connaissances (même spirituelles), mais d’un acte souverain de Dieu qui nous demande « simplement » d’accepter cela par la foi.
Cette justice nous est donnée dès notre conversion, les deux choses vont ensemble : "Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus" (Romains 8. 1).
Les bonnes œuvres ou une bonne conduite ne nous procurent pas cette justice. La justice est donnée par l’œuvre de Jésus et les œuvres sont, chez le croyant, un fruit qui manifeste cette justice.
Ainsi Paul priait pour que les Philippiens soient remplis du fruit de la justice, qui est par Jésus Christ, à la gloire et à la louange de Dieu (Philippiens 1. 11).
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Libérés de la loi du péché et de la mort
Il n’y a maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ. Car la loi de l’Esprit de vie en Christ Jésus m’a affranchi de la loi du péché et de la mort. (Romains 8.1-2)
Pour nous enfants de Dieu, y a-t-il un sentiment qui nous tourmente, un sens de culpabilité dans notre cœur ? C'est vrai que devant la loi de Dieu, révélée dans sa Parole la Bible, nous avons tous pécheurs et nous méritions d'être condamnés en Enfer par le seul Dieu Saint. Cette loi donnée au peuple d’Israël est si complexe qu’il peut sembler impossible de s’y conformer sans jamais faillir. En réalité, la fonction de la loi, c’est de révéler notre péché, « car sans loi, il n’y a pas de péché » (Romains 7 : 8).
Maintenant, Dieu ne s’est pas contenté de nous montrer combien nous sommes coupables. Rendons gloire à Dieu qui avait pourvu dès avant la fondation du monde à notre Rédemption. Et Il l’accomplit au travers de son Fils Jésus, Dieu fait homme. Jésus prit nos péchés, versa son sang, subit la condamnation à la Croix, et ressuscita des morts, tout cela pour nous purifier et nous donner la Vie Éternelle. Jésus est venu « non pour abolir la loi, mais pour l’accomplir » (Matthieu 5 : 17).
Réalisant que nous avons péché envers Dieu, ne restons pas sous la loi du péché et de la mort, regardons à Jésus-Christ, acceptons par la foi ce qu’Il a fait pour nous. Désormais, nous tous qui avons véritablement placé toute notre confiance en Jésus, nous sommes déclarés justes, purs et saints parce que Jésus-Christ a tout porté et en a subi la condamnation pour nous. Et même si nous tombons encore dans le péché, ne nous condamnons pas, mais revenons à la Croix et soyons purifiés par notre foi en Christ : tous les péchés ont déjà été expiés par Jésus à la croix, les anciens, les présents, et même ceux que nous n’avons pas encore commis. Comment cela devient-il réalité ? Par la foi !
En tant qu'enfants de Dieu, nous devons tout faire pour éviter de pécher ; et même s'il nous arrive de pécher, nous devons nécessairement nous repentir, demander pardon à Dieu et veiller à ne plus pécher. Nous devons toujours vivre dans la sanctification. Le vrai chrétien peut pécher mais il ne mène pas une vie de péchés. Nous ne devons pas aussi nous laisser tourmenter par nos péchés, car nous ne sommes plus condamnés puisqu'il n'y a plus de condamnation pour tous ceux qui sont en Jésus-Christ.
Décidons de passer de la loi du péché et de la mort où nous étions, à la loi de l’Esprit de vie en Jésus Christ. Soyons transformés en permettant à Jésus de grandir en nous. La culpabilité n’a aucune place en nous si nous appartenons à Christ, ce n’est qu’une astuce du diable pour entacher notre communion au Père. Déclarons aujourd’hui, et à chaque fois que nous en avons besoin : « Je crois en l’œuvre rédemptrice de Jésus Christ pour moi, et je me place à son bénéfice. Il n’y a maintenant aucune condamnation pour moi, qui suis en Christ. Car la loi de l’Esprit de vie en Christ Jésus m’a affranchi de la loi du péché et de la mort ». Croyons-le et vivons libres !
Avoir de fermes certitudes
"Quiconque croit que Jésus est le Christ est né de Dieu" (1 Jean 5. 1)
"Ces paroles sont certaines et véritables" (Apocalypse 22. 6)
Bien des personnes sont choquées quand elles nous entendent affirmer que nous sommes sûrs d'être sauvés. Il leur est difficile d'accepter que d'autres puissent éprouver une joie et une sécurité dont elles ne trouvent en elles-mêmes aucune trace.
Certains y voient de l'orgueil spirituel. Ils sont d'avis que, par humilité, il ne faut rien assurer et qu'il est plus modeste de vivre dans le doute.
Alors, qu'ils relisent dans la Bible les affirmations de quelques hommes de Dieu :
Job disait : “Je sais que mon rédempteur est vivant... Je verrai Dieu, que je verrai, moi, pour moi-même ; et mes yeux le verront” (Job 19. 25-27).
Paul écrivait aux Romains : “Je suis assuré que ni mort, ni vie, ni anges... ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus” (Romains 8. 38-39). Aux Corinthiens, il déclarait : “Nous le savons : si notre maison terrestre (notre corps)... est détruite, nous avons un édifice de la part de Dieu” (2 Corinthiens 5. 1). A Timothée, il confirmait : “Je sais qui j'ai cru, et je suis persuadé qu'il a la puissance de garder ce que je lui ai confié jusqu'à ce jour-là” (2 Timothée 1. 12). Relevons encore cette expression de l'épître aux Hébreux : “la pleine certitude de l'espérance” (Hébreux 6. 11).
Une profonde humilité et une ferme conviction sont donc des sentiments parfaitement compatibles, pour tous ceux qui croient sans réserve en Jésus Christ, à la Parole de Dieu.
La nécessité de naître de nouveau
Jésus est venu sur cette terre pour régler le principal problème que nous avons tous ici bas. Toutes les difficultés que nous traversons dans cette vie prennent leur source dans notre propre cœur. Jésus a dit : "Car c'est du dedans, c'est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l'homme" (Marc 7. 21-23).
Le mal habite en nous êtres humains pécheurs et nous naissons avec. Un enfant n’a pas besoin d’apprendre à mentir, il le fait naturellement. Même si nous n’avons jamais tué, ni volé, nous sommes tous atteints d’une maladie mortelle et éternelle, qui nous ferme les portes du Ciel, que la Bible appelle le péché : nous naissons pécheurs, et si nous mourrons dans nos péchés, nous n’irons pas au Ciel mais en Enfer. « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » nous dit la Bible (Romains 3. 23).
C'est pourquoi, pour aller vivre au Paradis dans la glorieuse Présence de Dieu, il faut nécessairement passer par la Nouvelle Naissance spirituelle, qui vient d'en haut. Elle consiste à recevoir la nature et la vie même de Jésus-Christ, implantée en nous par le Saint-Esprit. Elle consiste à recevoir une nouvelle vie spirituelle qui touche notre être spirituel intérieur et qui produit en nous une transformation spirituelle et morale. Cela nous permet de vivre dans ce monde sous la direction du Saint-Esprit et selon la volonté du seul vrai Dieu Saint. Oui, notre vie humaine infectée par le péché doit être transformée par l'introduction d'une Vie Nouvelle et d'une nouvelle nature d'origine divine.
Chaque être humain doit naître de nouveau pour entrer pour l'éternité dans le Royaume de Dieu ; explique Jésus au chef juif religieux Nicodème qui pose exactement la même question (Jean 3).
Jésus explique à cet homme très religieux qu’Il appelle « docteur en Israël » qu’il a besoin, lui comme les autres de « naître de nouveau » pour entrer dans le Royaume de Dieu. Aucune pratique religieuse, aucune morale ou discipline ne peut changer notre être intérieur .
Nous pouvons passer toute notre vie à essayer de faire du bien, nous resterons toujours des pécheurs passibles de l’Enfer.
Alors, comment pouvons nous naître de nouveau ?
Jésus-Christ est venu sur cette terre pour nous délivrer du péché et de ses conséquences éternelles. Lui, qui est le Fils de Dieu sans péché, Il est mort sur la croix pour chacun de nous, pour subir le châtiment que nous méritons à cause de nos péchés et de notre état de pécheur.
Jésus est ressuscité pour que, nous qui croyons en Lui, nous ressuscitions à une nouvelle vie. "Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. (Jean 3. 16).
En nous repentant de nos péchés et en croyant que Jésus est mort pour nous, le pécheur que chacun de nous est meurt aussi ; et par la résurrection de Jésus d'entre les morts, nous naissons de nouveau et nous devenons une nouvelle personne avec la nature de Dieu en nous. Nous avons Sa présence et la victoire sur le péché.
A la recherche de Dieu
“Si vous me cherchez de tout votre cœur, Je Me laisserai trouver par vous.” (Jérémie 29. 13).
Avec le développement de la science dans tous les domaines, nous avons découvert bien des secrets du monde qui nous entoure.
Même si nous ne savons pas encore vraiment l’âge ni l’origine de l’univers, l’homme a étendu de manière incroyable sa découverte de cet immense espace dans lequel nous évoluons. La recherche médicale a avancé à pas de géant et permet de comprendre de plus en plus les mécanismes de notre corps.
L’homme moderne cherche sans cesse à connaître davantage la sphère dans laquelle il évolue. Sa soif d’apprendre, de découvrir, de comprendre est immense. Mais sa soif de connaître Dieu est loin d’égaler son désir de recherche scientifique !
Pourquoi ?
- Parce que l’homme, à mesure qu’il avançait dans la découverte du monde dans lequel il vit, s’est mis à glorifier la création et ses avancées matérielles ou technologiques plutôt que le Créateur de l’univers, Lui-même l’instigateur de cette soif de découvrir qui est l’apanage de l’intelligence humaine.
- Parce que Dieu a établi de Son propre chef une limite à la connaissance que l’homme peut acquérir de la complexité de Sa propre personne.
Moïse “connaissait” Dieu comme son ami. Il discutait avec Lui, dans la tente d’assignation, comme s’il se trouvait en présence de son meilleur ami (Exode 33. 11). La Bible déclare “Le Seigneur parlait à Moïse face à face…”, pourtant peu après, quand Moïse demande à “voir” davantage de la personnalité divine, c’est-à-dire Sa gloire, Celui-ci répond que cela est impossible, il pourra tout au plus voir Sa gloire une fois qu’elle sera passée devant lui, et seulement “par-derrière” (v. 23).
Ce qui n’est déjà pas mal ! Posez-vous cette question : “avez-vous soif de connaître Dieu, même si vous devez vous contenter de voir Sa gloire par derrière ?” Le voulez-vous de tout votre cœur ?
“Il demanda : ‘Qui es-tu Seigneur ?’ Et la voix répondit : ‘Je suis Jésus, Celui que toi tu persécutes.” (Actes 9. 5).
Qui d’entre nous oserait prétendre mieux “connaître” Jésus que Paul après L’avoir rencontré en personne sur la route de Damas ? Malgré tout l’apôtre Paul écrit : “La seule chose que je veux, c’est connaître le Christ, et connaître la puissance qui L’a fait se lever de la mort. Ce que je veux, c’est souffrir avec Lui et Lui ressembler dans Sa mort” (Philippiens 3. 10).
Paul ne prétendait pas avoir tout découvert, loin de là. La seule quête de sa vie était d’approfondir sa relation avec Jésus. Sa rencontre avec le Christ ressuscité n’était que le départ de son aventure, de même que pour vous l’expérience qui vous a mené à Christ ne représente que le point de départ de votre relation avec Lui. Ce jour-là vous avez découvert qui était Christ, ce qu’Il avait accompli pour vous sur la Croix, la promesse qu’Il voulait vous faire, mais vous étiez encore bien loin de Le “connaître”.
Le mot “connaître”, dans la Bible, a un sens très fort lié aux relations sexuelles : Adam “connut” Eve, signifie qu’ils eurent une relation des plus intimes. L’intimité entre deux êtres est le but de cette “connaissance”. De même avec Dieu, Le connaître implique de rechercher une intimité toujours plus grandissante avec Lui.
Quand vous faites connaissance avec quelqu’un que vous appréciez, vous apprenez vite certaines choses sur cette personne, mais cela ne veut pas dire que vous la connaissez déjà intimement. Vous devez entretenir cette relation, la faire prospérer, même si vous pensez ne jamais pouvoir tout savoir d’elle.
Une part d’ombre demeure toujours. Ce qui explique l’affirmation divine : “personne n’a jamais vu Dieu” (Jean 1. 18). Ici-bas, nous ne pourrons jamais connaître Dieu mieux que Moïse ou Paul ! Ce qui ne nous empêche pas de rechercher Sa présence de tout notre cœur.
“À présent, je ne connais que de façon incomplète ; mais alors, je connaîtrai Dieu complètement, comme Lui-même me connaît” (1 Corinthiens 13. 12).
Pour connaître Dieu dans toute sa magnificence, gloire et majesté, nous devrons attendre de nous trouver en Sa présence, ayant “revêtu” nos corps ressuscités et semblables à celui de Jésus.
Notre esprit, notre cœur, notre intelligence sont bien trop limités ici-bas. Mais notre soif de Le connaître révèle notre désir d’éternité. Si nous voulons mieux Le connaître c’est parce qu’Il a mis au plus profond de nous ce désir de découvrir l’ultime en ce qui Le concerne.
Nulle étude, nulle analyse ne nous feront mieux comprendre Dieu ! Celui-ci se révèle à nous, mais échappe à toute intelligence humaine. Comment donc pouvons-nous chercher à mieux connaître Dieu ? En plongeant dans la révélation qu’Il nous a donnée de Lui-même à travers les pages des Écritures.
Certes, à travers les merveilles de la création, les hommes peuvent deviner un peu de la personnalité divine, mais pour Le connaître vraiment seule est valable la révélation qu’Il nous a donnée de Lui-même à travers la Bible. Celle-ci prend deux formes différentes :
a) Connaître la vie et l’œuvre de Jésus, qui a affirmé : “Si vous Me connaissiez, vous connaîtriez aussi Mon Père. Dès à présent vous Le connaissez et vous L’avez vu” (Jean 14. 7), connaître les noms de Dieu qui nous révèlent chacun un aspect de Sa personnalité. El Shaddaï nous Le montre sous les traits de Dieu qui est Tout-puissant. Yahvé-Jireh comme Celui qui est la source de tout ce dont nous avons besoin. Yahvé-Rapha, comme Celui qui guérit, etc...
b) en conversant avec Lui par la prière. Connaître un autre humain exige beaucoup de temps et d’intimité.
Combien plus avec Dieu qui est un esprit infiniment plus complexe que l’être humain !
La Rédemption accomplie par Jésus notre Médiateur
« Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme » (1 Timothée 2. 5).
La Bible nous parle de Jésus comme étant le seul Médiateur entre Dieu et les êtres humains : « Mais maintenant Jésus a obtenu un ministère d’autant supérieur qu’Il est le médiateur d’une alliance plus excellente, qui a été établie sur de meilleures promesses » (Hébreux 8. 6).
Un médiateur est une personne qui intervient pour faciliter une communication, rétablir une relation entre deux parties en conflit.
Ces versets nous disent que Jésus-Christ est le seul Intermédiaire entre nous et Dieu. Il est le seul qui puisse nous aider à rétablir la relation avec Dieu qui est trois fois Saint, relation interrompue par le péché. Aucune organisation religieuse ne peut remplir ce rôle. Aucune autre personne ne peut remplir ce rôle.
Le Salut est un don de Dieu :
Des centaines de versets dans la Bible proclament que le salut est un don de Dieu, facilement accessible à tous, mais seulement en passant par Jésus-Christ : « Car le salaire du péché, c'est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 6. 23). « Il n'y a de salut en aucun autre ; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4. 12).
Lorsque Jésus-Christ fut cloué sur la croix, Il paya le prix complet pour les péchés de toute l'humanité en les expiant. Jésus est ensuite ressuscité. Il a permis à quiconque qui croit en Lui de venir directement à Lui pour être sauvé. Jésus Lui-même l'a annoncé : « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3. 36).
Oui, par la honteuse mort par laquelle Jésus a dû passer sur la croix, le Seigneur Jésus-Christ a, en effet, expié tous nos péchés en payant le prix. Comme il est écrit : « Le salaire du péché, c'est la mort » (Romains 6 : 23), mais c'est dans Son incomparable Amour que Jésus-Christ a déjà payé ce prix pour nous ; Il a consommé cette mort pour nous.
Cette rançon n'est, cependant, accessible qu'à ceux qui acceptent et reconnaissent que le Seigneur Jésus Christ a déjà payé leurs dettes. Le Seigneur ne peut imputer Ses mérites qu'à ceux qui le souhaitent profondément en se repentant de leurs péchés. Le Seigneur Jésus n'exige de personne l’acceptation de Son amour et du Salut qu'Il a offert gratuitement à la croix.
En accomplissant l’œuvre de la rédemption à la croix, le Seigneur Jésus a parfaitement accompli l’œuvre pour le rachat de l'humanité déchue et perdue dans ses péchés. Ainsi, le Seigneur Jésus-Christ donne à chaque être humain la possibilité d'accéder à la vie éternelle dans Sa gloire, dans le Paradis. C'est un monde parfait et saint, loin de la corruption et de tout mal quelconque que le péché a apporté sur ce monde.
Quelle doit être notre manière de vivre ?
Tous ceux qui ont reçu le Seigneur Jésus-Christ comme Rédempteur ne peuvent pas, toutefois, continuer à chérir leur vie de pécheurs. Ils doivent, dorénavant, chercher à persévérer dans la sainteté et dans la perfection. Le fait de se laisser séduire sans faire le moindre effort à chaque tentation et le fait de demeurer sous l'emprise du péché sont indignes des rachetés de Jésus-Christ l'Agneau de Dieu. Mes très chers frères et sœurs en notre Seigneur Jésus Christ, disons-nous qu’à chaque fois qu'on commet un péché, cela signifie en quelque sorte que nous figurons parmi ceux qui avaient planté délibérément des clous dans les Mains de notre bien-aimé Seigneur.
Durant Sa vie dans ce monde, le Seigneur Jésus-Christ nous a donné l'exemple parfait de vie sainte, remplie d'amour et de renoncement, à laquelle devrait s'aspirer tous ceux qui veulent vivre à Ses côtés pour l'éternité. Jésus ne s'est pas contenté de donner des instructions pour que Ses disciples puissent parvenir à Sa perfection ; Il a Lui-même donné l’exemple en dépit de toutes les souffrances qu’Il savait qu’Il allait devoir traverser. Jamais rien de souillée ne peut franchir les parvis célestes, et tout changement à faire doit se faire maintenant pendant notre vie sur terre.
Au Retour de Jésus-Christ :
Lors de Son glorieux Retour, le Seigneur Jésus-Christ recevra dans Son Royaume les justifiés qui ont accepté par la foi la Rédemption qu’Il a accompli à la croix. Aux justes qui sont demeurés en vie en ce jour vont se joindre les justes qui se sont endormis plus tôt et qui vont être ressuscités à l'appel du Seigneur Jésus-Christ. Tandis que les méchants vont recevoir leurs justes châtiments en Enfer ; et ils ont eux-mêmes fixé leurs destins à chaque fois qu'ils ont rejeté l'appel du Sauveur à la repentance et à l'acceptation du Salut qu'Il a offert gratuitement. La vie de péché qu'ils ont, en outre, chérie tout au long de leurs passages sur la terre, les rendra incapable d'apprécier la compagnie des êtres saints et parfaits du Royaume des cieux. Ils vont subir la seconde mort, qui est la mort éternelle en Enfer, tandis que les justes (les enfants de Dieu) seront éternellement dans la présence de l'Éternel Dieu, le Saint des saints, le Dieu Vivant.
Ce que nous hériterons en cherchant les choses d'En-Haut (2)
Le repos :
Êtes-vous jamais fatigué de la vie ? Fatigué par l’effort continuel qu’il faut juste pour survivre sur le plan matériel ? Fatigué de la lutte continuelle que vous devez mener sur le plan spirituel dans un monde où Satan vous assaille de tous côtés ? Fatigué de pleurer la perte de vos bien-aimés ? Fatigué de voir jour après jour toute sorte d’injustice et de péché ? Fatigué de la « vanité » de la plupart de ce qui se passe « sous le soleil » ? Qu’est-ce qu’il est réconfortant de savoir que le repos nous attend au Ciel ! « Il y a donc un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu. Car celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses œuvres » (Hébreux 4. 9-10).
Une voix du ciel dit en Apocalypse 14. 13 : « Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur ! Oui, dit l’Esprit, afin qu’ils se reposent de leurs travaux, car leurs œuvres les accompagnent ». Le contraste avec les âmes perdues est terrible, car il est écrit à leur sujet : « La fumée de leur tourment monte aux siècles des siècles ; et ils n’ont de repos ni jour ni nuit » (Apocalypse 14. 11).
Ceux qui sont persécutés pour Jésus auront du repos (2 Thessaloniciens 1. 6-8). Ceux qui sont affligés seront consolés (Matthieu 5. 4). Ceux qui sont éprouvés n’auront plus d’épreuves à supporter, car ces épreuves ne sont que « pour un peu de temps » (1 Pierre 1. 6). Nous aurons fini avec tout ce qui fait souffrir dans ce monde. « Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif, et le soleil ne les frappera point, ni aucune chaleur. Car l’agneau qui est au milieu du trône les paîtra et les conduira aux sources des eaux de la vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux » (Apocalypse 7.16, 17).
La ressemblance au Seigneur Jésus :
1 Jean 3. 2, 3 contient une promesse étonnante : « Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que, lorsqu’il sera manifesté, nous serons semblables à Lui, parce que nous Le verrons tel qu’Il est. Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur ».
La gloire qui nous attend dans le Ciel est si merveilleuse que nous ne pouvons pas la saisir, et elle ne peut probablement pas être clairement exprimée en paroles humaines. Notre souhait le plus profond en tant que chrétiens enfants de Dieu est de ressembler à notre Seigneur Jésus, non pas en autorité, puissance ou omniscience, mais en sainteté, pureté et amour. Celui qui désire ardemment cette ressemblance fait déjà des efforts pour imiter l’objet de son admiration. On ne réussit jamais totalement dans cette vie, mais on s’y donne avec persévérance. Quelle joie de savoir qu’au Ciel nous aurons réellement fini avec la tentation et le péché. Dieu « peut vous préserver de toute chute et vous faire paraître devant sa gloire irrépréhensibles et dans l’allégresse » (Jude 24).
La communion avec les saints de tous les âges :
Selon Hébreux 12. 22, 23, en s’approchant de la Jérusalem céleste, on s’approche non seulement de Dieu, de Jésus et des anges, mais aussi de « l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux » (l’Église glorifiée) et « des esprits des justes parvenus à la perfection » (ceux qui, sous la première alliance, sont morts dans la fidélité).
Ce sera une grande joie que de s’associer avec ceux qui ont aimé et fidèlement servi Dieu au cours de l’histoire, que ce soit de grands personnages de la Bible, des personnes que nous avons déjà connues et aimées dans nos familles et nos assemblées ou bien d’autres que nous découvrirons dans l’au-delà.
La présence de Dieu
Il est réconfortant de penser que nous retrouverons au Ciel nos bien-aimés qui nous ont devancés dans l'éternité, mais ce qui devrait nous attirer le plus, c’est la joie de nous trouver en présence de notre Seigneur Jésus. Avant de remonter au Ciel, Jésus dit à ses disciples : « Lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi » (Jean 14. 3). Il dit aussi à Dieu : « Père, je veux que là où je suis ceux que tu m’as donnés soient aussi avec moi » (Jean 17. 24).
L’apôtre Paul dit plus d’une fois qu’il préférait mourir que de vivre sur terre, car il voulait tellement être auprès du Seigneur Jésus (Philippiens 1. 21-23 ; 2 Corinthiens 5. 8). Et il nous exhorte tous : « Cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre » (Colossiens 3. 1-2). Nous devrions cultiver un cœur pour Dieu comme celui de David, qui dit : « Je demande à l’Éternel une chose, que je désire ardemment : je voudrais habiter toute ma vie dans la maison de l’Éternel, pour contempler la magnificence de l’Éternel » (Psaume 27. 4). « Comme une biche soupire après des courants d’eau, ainsi mon âme soupire après toi, ô Dieu ! Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant : quand irai-je et paraîtrai-je devant la face de Dieu ? » (Psaume 42. 2, 3). Trop souvent, nous ne sommes pas motivés par l’idée du Ciel parce que l’amour de ce monde nous habite plus que l’Amour de Dieu. Plus nous aimons Dieu Lui-même, plus nous aurons hâte de le voir et de l’adorer dans toute sa splendeur.
Conclusion
Partout au monde on trouve que les gens évitent de mal parler des morts, quel que soit leur comportement de leur vivant. Mais on va plus loin : lors des funérailles, on parle comme si TOUS sont destinés au ciel. L’espérance d’une demeure au ciel est une belle chose, mais tous n’y ont pas droit. Jésus dit : « Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! N’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 7. 21). Quant à « ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus, ils auront pour châtiment une ruine éternelle, loin de la face du Seigneur et de la gloire de sa force » (2 Thessaloniciens 1. 8, 9). L’Enfer sera encore plus horrible parce que ceux qui y seront passeront l’éternité dans d'atroces tourments avec des êtres méchants, égoïstes et rebelles envers Dieu.
Chers lecteurs / lectrices, craignons donc, tandis que la promesse d’entrer dans son repos subsiste encore, qu’aucun de vous ne paraisse être venu trop tard » (Hébreux 4. 1). Faites en sorte que vous puissiez réellement dire, comme l’apôtre Paul : « Nous sommes pleins de confiance, et nous aimons mieux quitter ce corps et demeurer auprès du Seigneur » (2 Corinthiens 5. 8).
Ce que nous hériterons en cherchant les choses d'En-Haut (1)
"Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre" (Colossiens 3. 2).
Cherchons les choses d’en haut
La vie chrétienne est remplie de bénédictions que l’on reçoit déjà dans cette vie sur la terre. Nous avons la paix avec Dieu et l’assurance de son Amour pour nous ; nous avons accès auprès de Dieu par la prière grâce à notre Médiateur Jésus-Christ ; nous avons une famille spirituelle qui est l’Église ; nous avons le Saint-Esprit de Dieu Lui-même qui habite en nous ; nous avons une mission importante à laquelle nous pouvons consacrer nos efforts, qui est l’évangélisation à nos proches et au monde entier ; nous avons appris la joie de servir les autres et les secourir dans leurs difficultés, à la gloire de notre Seigneur ; nous avons la Parole de Dieu pour nous guider, nous fortifier, nous consoler et nous enseigner.
Mais cette vie comporte en même temps sa part de souffrances et douleurs, de déceptions et découragements, de moments de solitude ou même d’abandon, de pertes et d’injustices. Le chrétien n’en est pas épargné. Au contraire, il peut être l’objet de raillerie, de mépris ou même de persécution violente pour la simple raison qu’il est chrétien.
L’apôtre Paul, souvent prisonnier à cause de sa prédication, raconte quelques-unes de ses épreuves dans 2 Corinthiens 11. 23-28.
Ce n’est donc pas surprenant que Paul dit ailleurs : « Si c’est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes » (1 Corinthiens 15. 19). Mais ce n’est pas dans cette vie seulement que le chrétien espère, et cette espérance en Christ – cette attente d’une récompense éternelle – fait qu’au lieu d’être réellement les plus malheureux des êtres humains, nous sommes les plus bénis. Paul, bien que prisonnier, dit au roi Agrippa : « Plaise à Dieu que non seulement toi, mais encore tous ceux qui m’écoutent aujourd’hui, vous deveniez tels que je suis, à l’exception de ces liens ! » (Actes 26. 29).
En parlant des patriarches Abraham, Isaac et Jacob, la Bible dit qu’ils ont reconnu « qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. Ceux qui parlent ainsi montrent qu’ils cherchent une patrie. S’ils avaient eu en vue celle d’où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d’y retourner. Mais maintenant ils en désirent une meilleure, c’est-à-dire une céleste » (Hébreux 11. 13-16). La patrie céleste est sans aucun doute meilleure que n’importe quel pays sur la terre vers lequel de nombreuses personnes cherchent à émigrer, y compris le pays de Canaan que Dieu promit à Abraham et ses descendants. Mais qu’est-ce qui le rend si attrayant qu’on accepterait de payer n’importe quel prix pour l’atteindre ? Qu’est qui nous attend au Ciel ?
Une récompense éternelle
Persévérer dans la fidélité n’est pas facile, mais le Seigneur Jésus nous rassure de plusieurs manières que nos efforts seront pleinement récompensés.
D’abord nous connaîtrons la joie de l’entendre nous dire des mots d’approbation et d’accueil : « C’est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître… Venez, vous qui êtes bénis de mon Père ; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde » (Matthieu 25. 21, 34). Quelle joie de savoir que nous avons fait plaisir au Maître que nous aimons !
Tel un athlète victorieux qui, après des années de discipline, d’effort laborieux et de sacrifices, se voit honoré d’une médaille d’or, le véritable chrétien fidèle attend sa couronne. Vers la fin de sa vie, l’apôtre Paul dit : « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m’est réservée ; le Seigneur, le juste juge, me la donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement » (2 Timothée 4. 7, 8).
Cette récompense est souvent décrite comme un trésor, un héritage. Des êtres humains passent toute leur vie à chercher des richesses dans ce monde, des richesses incertaines qu’ils perdent inévitablement lorsqu’ils meurent (ou qu’ils perdent très souvent bien avant de mourir). Mais les biens célestes qui nous sont proposés sont tellement supérieurs à ces trésors terrestres, qu’il nous est difficile de les imaginer. Il fut dit aux chrétiens persécutés : « Vous avez accepté avec joie l’enlèvement de vos biens, sachant que vous avez des biens meilleurs et qui durent toujours. N’abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération » (Hébreux 10. 34, 35). « Dieu… nous a régénérés, pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour un héritage qui ne se peut ni corrompre, ni souiller, ni flétrir, lequel vous est réservé dans les cieux » (1 Pierre 1. 3, 4).
Jésus nous exhorte en Matthieu 6. 19-21 : « Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où les vers et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où les vers et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur ».
Non seulement nous aurons un héritage merveilleux dans notre pays promis, le Ciel, mais nous y vivrons dans des corps merveilleux. « Mais notre cité à nous est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses » (Philippiens 3. 20, 21).
Depuis que le péché est entré dans le monde, le corps de l’être humain est sujet à la mort. Nos corps sont atteints de maladie, ils sont affaiblis et même déformés par l’âge, et ils finissent par pourrir dans la tombe. Comme Job le dit, ils « deviennent la pâture des vers » (Job 21. 26). Malgré les bénédictions dont nous jouissons déjà en tant que sauvés, bénédictions que nous avons commencé à énumérer au début de cet article, « nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps » (Romains 8. 23). Au Ciel, chacun de nous aura un nouveau corps et sera libéré de tout ce qui nous fait souffrir dans notre corps actuel. Voir 1 Corinthiens 15. 42-44, 50-53.
Jésus nous promet que les sauvés « ne pourront plus mourir, parce qu’ils seront semblables aux anges, et qu’ils seront fils de Dieu, étant fils de la résurrection » (Luc 20. 36).
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Le Christ Vivant qui vint sur la terre nous justifie
LE CHRIST VIVANT :
Le Christ qui a vécu dans ce monde fut mort sur la croix, mais Il est aussi ressuscité. C'est le témoignage répété rendu, dans le livre des Actes, par les apôtres, et spécialement par Pierre.
Telle est l'assurance affirmée par l'apôtre Paul, conduit par l'Esprit de Dieu, dans 1 Corinthiens 15 : • Si Christ n'a pas été ressuscité, notre prédication est vaine, et votre foi aussi est vaine » (v. 14) — « Mais maintenant, Christ a été ressuscité d'entre les morts, prémices de ceux qui sont endormis » (v. 20).
En Christ, tous seront rendus vivants (les prémices, Christ ; puis ceux qui sont du Christ, à sa venue). Il y a pourtant une différence entre le ministère de Pierre et celui de Paul. Pierre proclame la résurrection ; il a vécu avec le Seigneur Jésus de son vivant sur terre ; il a pu constater sa mort ; il a été au sépulcre ; il l'a vu ressuscité et en rend le témoignage précis.
Paul n'a pas connu Jésus dans les jours de sa chair ; il ne l'a pas vu ressuscité ; mais il l'a vu dans la gloire, sur le chemin de Damas, et dans le temple de Jérusalem (Actes 22. 17). Pour lui, Jésus, le Christ, est vivant : « Un certain Jésus mort, que Paul affirmait être vivant » (Actes 25. 19). Il est vivant aujourd'hui dans le ciel, « toujours vivant pour intercéder pour ceux qui s'approchent de Dieu par lui » (Hébreux 7. 25).
Spirituellement, le croyant en Jésus est ressuscité avec Lui (Colossiens 3. 1). Et aussi le Christ « habite par la foi dans nos cœurs » (Éphésiens 3. 17). Paul nous assure de cette chose merveilleuse : « Je suis crucifié avec Christ » ; mais je vis — non plus moi, mais Christ vit en moi » (Galates 2. 20).
Le Christ, annoncé par les prophètes, apparu une première fois ici-bas, offert une fois pour porter les péchés de plusieurs, « apparaîtra une seconde fois sans péché à salut à ceux qui l'attendent » (Hébreux 9. 28).
Toujours la même personne. Il a été annoncé ; il a vécu ; il est ressuscité et élevé dans la gloire ; il apparaîtra à tous ceux qui l'attendent : « Jésus Christ est le même, hier, et aujourd'hui, et éternellement » (Hébreux 13. 8).
OU EST LE ROI DES JUIFS QUI VIENT DE NAÎTRE ? » (Matthieu 2. 2).
Pour l'Assemblée, l’Épouse, Il est le Seigneur. Pour Israël, Il est Roi. Il est bon de ne pas confondre les deux titres, ni dans nos cantiques, ni dans nos prières.
La première question de l'Ancien Testament, adressée à Adam qui se cachait après la chute : « Où es-tu ? », avait pour but de lui montrer l'éloignement de Dieu où il s'était plongé.
La première question du Nouveau Testament : « Où est le roi des Juifs ? » rend sensible l'abaissement de celui qui, petit enfant, est venu au milieu de son peuple dans l'humilité profonde.
Un des disciples qu'il appellera, Nathanaël, répondra à son appel : « Tu es le roi d'Israël » (Jean 1. 49).
Le prophète Zacharie avait annoncé : « Dites à la fille de Sion, voici, ton roi vient à toi, monté sur un ânon » (Matthieu 21. 5).
A la fin de sa vie, pendant quelques heures, il est reconnu comme tel ; on l'acclame : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (v. 9). Mais bien vite Il est rejeté.
Arrêté et amené devant Pilate, Jésus fait devant lui « la belle confession » (1 Timothée 6. 13) : « Tu le dis que moi, je suis roi » (Jean 18. 37).
Pilate, toujours dans l'intention de le délivrer, le présente aux Juifs : « Voici votre roi ! » Mais leurs cris prévalent : « Crucifie-le ». Et sur la croix, l'écriteau de son accusation porte : « Jésus, le Nazaréen, le roi des Juifs ».
Pourtant un jour il régnera sur son peuple, comme l’annonçait le prophète : « Voici, un roi régnera en justice apportant toutes les bénédictions qui se rattacheront à son règne (Ésaïe 32. 1).
CHRIST JUSTIFIE
L'homme qui croit en Christ se repose sur lui comme « celui qui justifie l'impie » (Romains 4. 5).
Lorsqu'il croit en Christ pour la première fois, le pécheur ne se voit pas autrement qu'« impie ». Sinon, comme l'indique Paul, Dieu ne le justifierait pas. Le seul encouragement à regarder à Christ que reçoit l'homme pécheur est la grâce souveraine telle que l'Évangile la proclame. Il ne lui faut pas s'appuyer sur l'accomplissement de certaines conditions, quelque sentiment religieux ou changement intervenu en lui.
Les déclarations de gratuité concernant Jésus-Christ contiennent une garantie suffisante pour que le pécheur le plus vil, en proie aux circonstances les plus désespérées, se tourne vers Christ pour en recevoir de l'aide : « Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs » (Marc 2.17). «
Le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Luc 19.10). « Tournez-vous vers moi, et vous serez sauvés, vous tous qui êtes aux extrémités de la terre ! » (Ésaïe 45.22). « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos » (Matthieu 11.28). « Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi » ; « il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point » (Jean 3.16 ; 6.37.
L’œuvre de Christ est complète
Ces passages de l'Écriture. entre autres, encouragent l'homme pécheur à lever les regards vers le Seigneur rédempteur avec l'assurance de ne pas être déçu s'il le fait, non pas parce qu'il est différent des autres pécheurs, mais comme étant coupable de péché et près de périr.
Ces déclarations de gratuité du salut se basent sur l’œuvre merveilleuse et achevée de Christ. Il a souffert pour les injustes et il est mort pour ceux qui gisent encore dans leur péché et leur impiété. Il les a réconciliés à Dieu alors qu'ils étaient encore ennemis (1 Pierre 3. 18).
Romains 5. 6-10
Toutes choses sont désormais prêtes pour la joie et le bonheur de l'homme pécheur, une vie de foi et de sainteté en ce monde, puis les plaisirs de la gloire dans l'au-delà. Tel est le bon fondement de notre foi en Christ pour un salut éternel.
Certitude du repos éternel pour le vrai chrétien
Le vrai chrétien (enfant de Dieu) a reconnu devant le Dieu trois fois Saint qu’il était autrefois un pécheur coupable qui méritait le jugement après la mort. Il sait également qu’il n’y a pour lui aucune espérance de pouvoir se justifier ici bas par ses œuvres, et, pour l’autre vie, il ne s’appuie sur aucune fausse espérance dans la miséricorde du Dieu Saint et Juste qu’il a offensé. Se sachant coupable et perdu dans ses péchés, il a cru, il s'est repenti et reçu dans son cœur cette déclaration divine ; « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3 : 16).
L’enfant de Dieu a cru au sacrifice de Jésus-Christ offert sur la croix et agréé de Dieu. Christ est pour lui la victime pure sans tache qui a expié ses péchés, de sorte que Dieu les lui a tous pardonnés. Il sait que Jésus-Christ est ressuscité et est assis à la droite de Dieu, gage assuré pour lui que Dieu à accepté le sacrifice de son Fils et que le vrai croyant est accepté de Dieu à cause du sang de Jésus, la rançon de tous les êtres humains. Il vit encore de sa vie naturelle dans son corps, non pas par la vue mais par la foi ; mais dans son âme, il a reçu une nouvelle vie, quelle paix infinie !! Quelle joie infinie !!
Qu’est donc la mort pour le vrai chrétien, pour un enfant de Dieu ? Il sait qu’il a la vie éternelle ; il sait qu’il a une âme qui survivra à la dissolution de son corps, cette vie éternelle n’est pas seulement une vie sans fin, mais une vie bien heureuse en Dieu et une relation intime avec Lui ; il sait que tous ses péchés sont pardonnés et qu’il ne viendra pas en jugement après avoir quitté son corps mortel ; il n’a donc aucune crainte ici-bas et pour l'au-delà.
Son bonheur est dans l’Amour de Dieu et la certitude qu’il appartient à Jésus-Christ qui l’a sauvé. Qu’est-ce que la mort pour lui ? Quelques mots la définisse : « Absent du corps, présent avec Jésus pour toujours et à jamais », en attendant la glorieuse résurrection de vie dans un corps nouveau.
« Si c’est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes. Mais maintenant, Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts. Car, puisque la mort est venue par un homme (Adam), c’est aussi par un homme (Jésus-Christ, Dieu fait homme) qu’est venue la résurrection des morts. Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ» (1 Corinthiens 15 :19-22)
Que le Dieu de la Vie, qui a vaincu et traversé la mort nous remplisse d’espérance et de force, afin que par son Esprit nous brillions dans ce monde.
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