La Nouvelle Jérusalem
Le livre de l’Apocalypse de Jean se termine sur la vision des « nouveaux cieux et de la nouvelle terre » accueillant la Nouvelle Jérusalem (Chapitre 21 à 22).
Après la disparition du premier ciel et de la première terre lors de la fin du monde, la Nouvelle Jérusalem remplira maintenant la scène… (Apocalypse 21. 1-2). Le Ciel éternel sera différent des cieux où Dieu demeure à présent. Dieu opérera un renouvellement des cieux et de la terre, unifiant son Ciel avec un Univers nouveau. Il créera ainsi une demeure parfaite qui sera nôtre pour toujours : la Nouvelle Jérusalem descendant sur la terre. En d’autres termes, les Cieux, le Royaume où Dieu demeure, s’étendront pour former l’ensemble de l’univers créé, qui sera transformé en un lieu parfait et glorieux. Pour l’apôtre Pierre, cette glorieuse demeure est l’espérance de chaque enfant de Dieu racheté : « Nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera » (2 Pierre 3. 13). Les élus jouiront d’une félicité éternelle auprès de Dieu en son sein, car la Nouvelle Jérusalem réalise pleinement et parfaitement le projet initial de Dieu, qui est d’habiter avec son peuple. Cette relation d’intimité entre le Créateur et ses créatures ne souffrira plus d’aucune privation, puisque la mort, le deuil, les cris, la douleur auront disparu (Apocalypse 21. 4).
Tout ce qui aura été pour nous source de chagrin sur cette terre, toute question qui sera restée sans réponse satisfaisante avant notre décès (par exemple le sort éternel de nos bien-aimés, la raison d’un événement malheureux ou d’une tragédie, etc...), tout sera résolu dans ce nouvel Univers, car tous les mystères seront expliqués et tous les maux n'existeront plus. Oui Dieu essuiera toute larme de nos yeux (Apocalypse 7. 17), et rien dans sa Sainte Cité ne pourra troubler le bonheur parfait et éternel qui remplira enfin nos cœurs.
À ceux et à celles qui se forgent une image plus ou moins stable de la communion éternelle avec Dieu, ainsi qu’à ceux et à celles qui finissent par se lasser même des expériences les plus extraordinaires qu’ils vivent ici-bas, Dieu fait cette déclaration : Voici, je fais toutes choses nouvelles ! (Apocalypse 21. 5). Dieu le Créateur s’engage à renouveler sans cesse notre découverte de sa Gloire infinie dans la Nouvelle Jérusalem, un Univers glorieux où l’ennui et la lassitude sont tout simplement inconnus.
Au centre de cet Univers, la Nouvelle Jérusalem resplendit de la Gloire et de la splendeur de Dieu ; elle brille d’un éclat et d’une lumière incomparables, à un point tel qu’elle n’a besoin ni du soleil, ni de la lune pour l’éclairer. De plus, les noms inscrits sur les douze portes et sur les douze fondements de sa muraille représentent l’ensemble du peuple de Dieu réuni, celui de l’Ancien testament (« les douze tribus des fils d’Israël » Apocalypse 21. 12) et celui du Nouveau testament (« les douze apôtres de l’Agneau » Apocalypse 21. 14).
La vocation des élus dans la Ville Céleste sera bien sûr de servir Dieu. Dieu le Créateur nous a conçus pour sa Gloire et c’est précisément en Le servant et en L'adorant que nous réalisons véritablement notre vocation. Et que dire de l’importance que l’auteur de l’Apocalypse accorde à ce service lorsqu’il le qualifie de « règne » (« Et ils régneront aux siècles des siècles » Apocalypse 22. 5b). Nous serons pour toujours dans la présence du seul Dieu Saint et éternel. Nous aurons une communion intime et permanente avec Jésus-Christ. Nous serons cohéritiers avec Christ. Nous régnerons avec Christ. Toutes les richesses du Ciel seront nôtres et nous pourrons en jouir librement. Nous vivrons dans le bonheur parfait et éternel.
Dans ce monde d'ici-bas, les gens sont prêts à faire tous les sacrifices nécessaires et à dépenser des fortunes pour avoir la possibilité d’admirer ce qu’ils estiment être beau ou génial. Pourtant, ce qui suscite leur admiration et même parfois leur dévotion reste éphémère et sujet à l’oubli. Tout à l’opposé des splendeurs du Créateur de l’Univers ! Les merveilles de la Nouvelle Jérusalem se renouvellent sans cesse et continueront de se renouveler pour notre émerveillement qui sera sans limite, puisque nous serons à jamais libéré de la désillusion de notre nature corrompue.
La Nouvelle Jérusalem ne viendra pas satisfaire les caprices et les désirs d’une nature déchue, mais elle répondra à l’aspiration la plus profonde de notre être : notre soif d’une relation filiale avec le seul vrai Dieu notre Créateur.
Oui, tu seras mon Dieu, et je serai ton fils ! (Apocalypse 21. 7). Amen! Viens, Seigneur Jésus ! (Apocalypse 22. 20b).
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