Jésus-Christ est la Vie
Jésus-Christ est la vie, “En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes.” (Jean 1 : 4).
Lorsque l'apôtre Jean écrit au sujet de la vie, c’est souvent en faisant un lien avec Jésus-Christ et la vie qu’Il offre. Le mot “vie” est utilisé plus de trente-cinq fois dans les vingt-et-un chapitres de l’Évangile de Jean. Si l’on ajoute à cela le verbe de même famille “vivre”, on obtient plus de cinquante références à Jésus comme étant la vie du monde. Que signifient toutes ces références ? Que signifie le fait que Jésus soit la source de la vie ou qu’il soit “la vie” pour vous et pour moi ?
La vie physique : La première réponse à cette question nous ramène à la Genèse. C’est la deuxième personne de la Trinité qui avait pour rôle de donner la vie à tous les êtres vivants dans ce monde. C’est la Parole de Dieu qui a créé. Jean dit : “En lui était la vie.” En d’autres mots, Jean déclare qu’en premier lieu, toute notre vie physique vient de Dieu à travers Jésus-Christ.
Déjà, en Genèse 1 : 26, la Bible fait allusion à cette vérité lorsque Dieu dit : “Faisons l’homme à notre image.” Quelques versets plus loin, nous lisons : “L’Éternel Dieu forma l’homme de la poussière du sol; il insuffla dans ses narines un souffle vital, et l’homme devint un être vivant.” (Genèse 2 : 7). Quand Dieu a formé l’homme au commencement de la création, il ne s’est pas servi d’or ou d’argent. Il n’a pas regardé l’homme évoluer tout au long des siècles. Dieu s’est servi de la poussière. De la simple poussière, commune et bien ordinaire, de la poussière que l’on trouve partout, tous les jours.
En Genèse 2 : 7, il est dit que nous sommes de la poussière ayant reçu le souffle de Dieu en nous. C’est ce souffle de Dieu qui nous donne la vie. C’est ce souffle de Dieu qui nous garde en vie. Qu’est-ce que le souffle de Dieu ? C’est ce qui sort de sa bouche : la Parole. Et cette Parole, c’est Jésus-Christ. Jésus nous procure donc la vie, la vie physique. Nous sommes ses créatures, nous avons été faits par Lui.
La vie spirituelle : Lorsque Jean écrit au sujet du rôle de Jésus-Christ lors de la création, il Le décrit comme Celui qui est à l’origine de la vie physique afin que nous puissions comprendre que Jésus est aussi Celui qui nous complète en nous donnant la vie spirituelle. Le fait que nous, êtres humains, soyons faits de poussière ne constitue que le commencement de son travail. À mesure que son Évangile progresse, Jean écrit de plus en plus de choses à propos de notre vie spirituelle et de notre besoin de Jésus-Christ comme Médiateur dans nos vies. Tout comme Jésus commence par être la source de notre vie physique, de même Jésus est finalement la source de notre vie spirituelle. Tout comme un être humain sans le souffle de Dieu demeure inanimé, de même la vie humaine sans Jésus-Christ demeure inanimée.
En Éphésiens 2 : 1-3, Paul explique à quoi ressemble la vie sans Jésus-Christ. C’est une vie des plus horribles : morts par nos offenses et par nos péchés ; marchant selon le cours de ce monde ; nous conduisant selon les convoitises de notre nature pécheresse ; étant des enfants de colère. Quelle vie épouvantable et horrible ! C’est une vie remplie de péché. C’est l’horrible condition dans laquelle nous êtres humains, nous nous trouvons si nous sommes sans Jésus-Christ le Sauveur et le Médiateur. Par nature, nous ne pouvons rien faire pour nous améliorer spirituellement. Sans Jésus, nous sommes morts spirituellement ! Nous avons désespérément besoin de Quelqu’un qui puisse nous donner la vie, de quelqu’un qui insuffle à nouveau la vie en nous, non pas physiquement, mais spirituellement ! Ce Quelqu'un est uniquement le Seigneur Jésus Christ, le Sauveur du monde.
Soyons reconnaissants envers Dieu de ce que, lorsque les temps ont été accomplis, Il nous a donné son propre Fils unique Jésus-Christ qui est notre Seigneur, notre Sauveur et notre unique Médiateur entre nous et Lui. Après la description de cette vie épouvantable en Éphésiens 2 : 1-3, Paul décrit une vie spirituelle nouvelle : « Mais Dieu est riche en miséricorde et, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos fautes, il nous a rendus à la vie avec le Christ, c’est par grâce que vous êtes sauvés » (Éphésiens 2 : 4-5).
Quelle bonne nouvelle ! Quelles paroles merveilleuses ! Jésus-Christ, qui est le seul Médiateur entre les êtres humains et Dieu, nous a été donné pour nous donner la Vie Éternelle. Sans Jésus le Médiateur, aucun être humain ne peut diriger son souffle vers Dieu, même pas une seule fois. Les êtres humains peuvent inspirer et expirer l’air de ce monde toute la journée, mais tant qu'ils ne vivent pas en ayant Jésus-Christ dans leur vie et pour Jésus-Christ, ils demeurent morts spirituellement. Mais qui que nous soyons, Jésus nous aime parfaitement et Il est venu pour donner la vie spirituelle à tous ceux qui mettent véritablement leur confiance en Lui seul pour être sauvés.
La Vie Éternelle : À cette vie spirituelle s’ajoute la promesse de la vie éternelle. Dans Jean 1 : 5, nous voyons le grand combat qui fait rage entre Jésus, Celui qui donne la vie, et les forces des ténèbres, la mort. Nous voyons également le résultat de ce combat. L’obscurité ne pouvait pas vaincre Celui qui est la Lumière du monde. Jean décrit comment ces forces de l’obscurité ont conduit Jésus jusqu’à son procès, comment elles l’ont crucifié et comment elles l’ont mené au tombeau. Jésus était mort volontairement sur la croix par Amour pour nous, mais la mort ne pouvait pas Le retenir. Jésus, le Grand Créateur de la vie physique et le Donateur de la vie spirituelle, ne pouvait pas être retenu par la mort. Jésus a vaincu à jamais le péché, la mort et l’Enfer. L’obscurité a été conquise. La haine a été vaincue. Aucune des forces qui, si souvent, rendent nos vies misérables n’est en contrôle de notre vie. C'est Dieu le Tout Puissant qui est au contrôle. Il est sur le Trône. Jésus son Fils est Victorieux. Si notre vie est en Jésus, nous avons alors également la promesse de cette vie victorieuse. L'apôtre Paul dit en Romains 10 : 9 : « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, tu seras sauvé ».
À travers Jésus-Christ, notre Sauveur et notre Médiateur, nous recevons non seulement la vie physique et spirituelle, mais également une vie d’une telle qualité que jamais nous ne pourrons la perdre. C’est la Vie Éternelle.
La vie abondante : À travers Jésus-Christ, nous avons la vie physique, la vie spirituelle et la vie éternelle. Qu’est-ce qu’une personne pourrait bien vouloir de plus ? Et pourtant, il y a plus encore ! Jésus a dit : « Moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance » (Jean 10 : 10). Plusieurs chrétiens affirment avoir la vie physique, spirituelle et éternelle, et semblent satisfaits de s’en tenir à cela. Ce qui fait que leur vie est misérable et ils sont toujours là à se plaindre. Mais la vie que Jésus veut pleinement nous donner ne ressemble certainement pas à ce genre de vie. Notre vie doit être une bénédiction pour les autres, elle doit refléter notre joie en Jésus-Christ. Remplie de l’Esprit Saint de Dieu, notre vie doit être une vie abondante, une vie qui déborde tout autour de nous. La vie chrétienne va bien au-delà de la reconnaissance de notre péché et de notre misère. C’est une vie basée sur la connaissance du fait que le sacrifice parfait a été offert pour nous à la croix par Jésus-Christ et que, à travers Lui, nous ne sommes plus morts, mais nous avons été ramenés à la Vie Éternelle, et cette Vie doit déborder en nous.
Sachant que nous avons la paix avec le seul vrai Dieu, la paix infini qui nous est donnée grâce à l’œuvre parfaite de son Fils Jésus, nous débordons de la joie qui découle de la vie abondante que Jésus-Christ a acquise pour nous.
À la naissance et à la crucifixion de Jésus
À la naissance de Jésus Christ, le Fils de Dieu, en pleine nuit le ciel s'illumine, et un ange du Seigneur annonce ce grand sujet de joie : « Aujourd'hui… vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur » (Luc 2. 11). À la crucifixion de Jésus, sur la croix du Calvaire, en plein midi, le ciel s'assombrit, et pendant trois heures, des ténèbres envahissent le pays (Matthieu 27. 45).
Le jour de la naissance de Jésus, une multitude d'anges louent Dieu : « Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, et sur la terre, paix » (Luc 2. 14). Mais, sur la croix, à la fin des trois heures de silence et d'obscurité profonde, Jésus s'écria d'une voix forte : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » (Matthieu 27. 46)
Que s'est-il passé ? La joie de Bethléem a-t-elle disparu dans le déchaînement de la méchanceté humaine contre le Fils de Dieu ? Non, assurément pas. Il est écrit : « À cause de la joie qui était devant Lui, Jésus, qui est sans péché, a enduré la croix, ayant méprisé la honte » (Hébreux 12. 2). À Gethsémané, le Seigneur Jésus, en pleine communion avec son Père, a accepté de prendre à son compte nos péchés comme s'ils étaient siens (Psaume 40. 12). Quand Dieu Juste et Saint a fait tomber sur son Fils Jésus le châtiment que nos péchés méritaient, et que Jésus a été abandonné par Dieu sur la croix, le cri de Golgotha a traduit sa souffrance infinie. Mais il a été suivi d'un puissant cri de victoire : « Tout est accompli » (Jean 19. 30). Maintenant, Jésus-Christ est ressuscité. L'œuvre est faite : le Seigneur Jésus voit à l'avance la multitude d'hommes et de femmes rachetés et délivrés par son parfait sacrifice à la croix. C'est la joie de Jésus-Christ, le Bon Berger, qui porte sur son cœur sa brebis sauvée (Luc 15. 6).
La double condition pour être sauvé
« Après que Jean eut été livré, Jésus vint en Galilée ; Il prêchait l’Évangile de Dieu et disait : Le temps est accompli et le Royaume de Dieu s’est approché: repentez-vous et croyez à l’Évangile » (Marc 1. 14, 15)
« A celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père, à lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen ! » (Apocalypse 1. 5-6)
Jésus commence son ministère. Le temps est accompli, le jour du salut est arrivé, le Roi apparaît, le Royaume est proche, il est déjà là ! Marc résume la prédication de Jésus-Christ par cette expression : l’Évangile du Royaume de Dieu, c’est-à-dire la Bonne Nouvelle du salut dont Dieu est l’auteur. Comment entrer dans ce Royaume, comment s’approprier les dons gratuits de l’Évangile ?
Se repentir et croire, voilà la double condition, entière et suffisante, pour être sauvé ! C’est se détourner de ses péchés pour embrasser par la foi tous les trésors de grâce qu’offre l’Évangile. Par la repentance, nous rendons gloire à Dieu, notre Créateur, que nous avons offensé par nos péchés. Par la foi, nous donnons gloire à Jésus-Christ notre Rédempteur, venu dans ce monde pour nous sauver parfaitement. Cette double condition est nécessaire pour vivre éternellement avec Dieu dans sa Gloire.
Réalisons ce qui s'est passé à Golgotha à propos de malfaiteurs cloués avec Jésus : « L’un des malfaiteurs qui étaient crucifiés l’injuriait en disant : N’es-tu pas le Christ, toi ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi. Mais l’autre lui répondit et le reprit : Tu ne crains pas Dieu, toi ? Car tu es sous le même jugement. Pour nous, nous y sommes justement, car nous recevons ce que méritent les actes que nous avons commis; mais celui-ci n’a rien fait de mal. Et il disait à Jésus : Souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu viendras dans ton royaume » (Luc 23. 39-43).
Un des deux malfaiteurs crucifiés éprouve le sentiment de sa culpabilité devant Dieu et les hommes. Il reconnaît que son châtiment est mérité, mais que Jésus, Lui qui n’a rien fait de mal, a été condamné à tort. Il supplie le Seigneur Jésus de se souvenir de lui. Cet homme a compris que Jésus allait ressusciter et qu'Il régnera éternellement. Il croit dans une vie à venir. C'est pourquoi, Jésus répond au repentir et à la foi du malfaiteur en lui donnant l’assurance qu’il sera avec Lui dans le paradis ce même jour.
Cet exemple illustre, comme aucun autre, la réponse que Jésus attend de tous les êtres humains, oui de chaque être humain. Jésus invite tous les êtres humains à venir à Lui : « Le temps est accompli, et le Royaume de Dieu s’est approché : repentez-vous et croyez à l’Évangile » (Marc 1. 15).
Recevoir l'appel à être enfants de Dieu
Le jour où nous avons abandonné notre vie entre les mains de Jésus-Christ, nous avons reçu l'appel à être enfants de Dieu. Comme le fils prodigue dans Luc 15 : 11-32, nous avons quitté le désert du péché pour revenir à notre Père, qui nous a embrassé à notre arrivée, et nous a souhaité les bienvenus dans Sa maison. Nos vêtements étaient tout usés et déchirés. Jésus a fallu nous laver de la mauvaise odeur de notre passé de péché. Jésus est venu à notre secours, Il nous a sauvé, et nous a revêtu de Sa justice. Il nous a donné un anneau d'autorité, que nous avons mis à notre doigt. Des chaussures neuves ornent nos pieds, et le Père a célébré notre retour en faisant préparer le veau gras.
Nous sommes tellement heureux d'avoir reçu le pardon de Dieu et un tel accueil de Sa part. Dieu le Père nous a accueilli et nous sommes appelés à être enfants du Dieu Vivant ! Voilà l'avenir magnifique que le Seigneur a prévu pour chacun de nous qui sommes ses enfants ! L'héritage qui nous attend et qui nous est offert dépasse toute imagination humaine. "Nous sommes des héritiers de Dieu et des cohéritiers de Christ" (Romains 8 : 17). C'est une espérance glorieuse !
Quand l'apôtre Jean parle de cet appel, il parle de ce sujet béni avec tout l'Amour du Seigneur Dieu : « Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Et nous le sommes. Si le monde ne nous connaît pas, c'est qu'il ne l'a pas connu. Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n'a pas encore été manifesté ; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est. Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur » (1 Jean 3 : 1-3).
Des moments peuvent arriver où nous pouvons manquer de foi quand nous réfléchissons à l'infinie grandeur de notre appel, et que nous nous demandons si nous parviendrons à cette perfection d'enfants de Dieu. Mais notre espérance divine nous pousse à sourire, et à dire : "Il en sera bien ainsi !". L'espérance précède la foi. L'espérance purifiera notre désir ardent de nous purifier comme Christ est pur. L'espérance nous délivre de tout désespoir et de toute crainte de l'échec.
Dès le moment où le Saint-Esprit a implanté la divine semence de Jésus-Christ en nous, ce processus a commencé ! Notre nouvelle naissance a marqué le début de notre nouvelle relation avec le seul vrai Dieu.
Satan s'opposera de toutes ses forces à tous les pas que nous pourrons faire pour répondre à notre appel divin. Il essayera d'employer les moyens les plus subtils pour gêner notre progression. C'est un adversaire jaloux. Rappelons-nous comment il s'est opposé de toutes ses forces au Seigneur Jésus dans le désert, comme tout au long du ministère du Seigneur. Toutefois, tenons ferme, et restons résolus ! Nous avons reçu l'appel du Seigneur ! Si Dieu est pour nous, qui peut s'opposer à nous ? (Romains 8 : 31)
C'est le Seigneur Jésus qui nous mènera à la perfection et tout ce qui nous concerne. Jésus a triomphé ! Nous triompherons aussi. Nous passerons l'épreuve en vainqueur, et nous deviendrons des enfants de Dieu mûrs et parfaits. Jésus-Christ nous présentera sans ride ni tache à Dieu Son Père (Éphésiens 5 : 27). Celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre l'achèvera (Philippiens 1 : 6).
Quelle que soit l'opposition et quelle que soit l'ardeur de la fournaise que nous allons subir durant notre vie sur la terre, le Seigneur Jésus se tiendra toujours auprès de nous. Refusons d'être découragés quand notre chemin devient difficile. Ayons les yeux fixés sur le but ! Fixons notre cœur et nos pensées sur le plan magnifique de Dieu, et osons croire que ce que nous vivons actuellement a été prévu par Dieu pour nous permettre d'entrer justement dans Son plan ! Amen !
La guérison physique fait-elle partie du salut ?
La rédemption accomplie par Jésus-Christ inclut-elle la guérison physique ? Ma réponse est oui ! : « (…) ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé (…) c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris » (Ésaïe 53. 4). Il y aurait donc, dans les meurtrissures de Christ, le pouvoir de guérison; il ne reste plus qu’à s’en saisir par la foi. De plus, Matthieu applique ce passage aux guérisons opérées par Jésus : « Le soir, on amena auprès de Jésus plusieurs démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole, et il guérit tous les malades, afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par Ésaïe, le prophète: Il a pris nos infirmités, et il s’est chargé de nos maladies » (Matthieu 8. 16-17).
Comment devons-nous comprendre le rapport entre la maladie et la rédemption ? Jésus est-Il mort pour nos maladies, peut-on affirmer qu’Il a « porté » nos maladies comme Il a « porté » nos péchés ? Pour bien situer le rapport entre la guérison et la rédemption, il est important de comprendre le rapport entre la maladie et le péché.
La maladie comme conséquence du péché
La maladie et les infirmités sont-elles des conséquences du péché ? L’Écriture voit la maladie comme un malheur qui afflige l’existence humaine et qui ne fera plus partie de la Nouvelle Création (Apocalypse 21. 4). La maladie et les souffrances physiques qui en découlent appartiennent aux nombreuses malédictions qui accablent la création depuis la chute (Romains 8. 22). La Bible établit un lien entre la maladie et le péché (Deutéronome 28. 58-61 ; 1 Corinthiens 11. 29-30). Cependant, elle affirme qu’il n’y a pas nécessairement une causalité immédiate entre une maladie ou une infirmité particulière et son propre péché (Jean 9. 1-3). D’ailleurs, n’était-ce pas une des erreurs des amis de Job de croire que ses souffrances étaient directement liées à son péché ?
La Bible enseigne que des enfants du Royaume peuvent être liés par la maladie (Luc 13. 16) et que de grands serviteurs du Seigneur peuvent être malades (Philippiens 2. 27) ou avoir des problèmes de santé chroniques (1 Timothée 5. 23). L’apôtre Paul lui-même avait une infirmité physique (Galates 4. 13) et le Seigneur, plutôt que de l’en délivrer, lui a appris à la voir comme un bienfait pour son âme (2 Corinthiens 12. 5-10). Si donc l’expérience actuelle du Salut implique la guérison physique, comment se fait-il que Paul n’ait pas été guéri bien qu’il ait pleinement connu la communion des souffrances de Christ (Philippiens 3. 10) dans lesquelles nous sommes censés trouvé la guérison physique ?
L’Écriture n’enseigne pas que Jésus a expié nos maladies. Il a expié nos péchés seulement puisqu’eux seuls avaient besoin d’être expiés. Les maladies ne sont pas une faute morale et n’ont par conséquent pas besoin d’être expiées. Comment comprendre alors que le prophète Ésaïe déclare qu’il a « porté » nos maladies ? Le verbe porter en hébreu (nâshâ) est utilisé de plusieurs façons dans l’Ancien Testament et ne signifie pas nécessairement « porter le châtiment de ». Matthieu applique ce texte au ministère terrestre de Jésus et non à son œuvre expiatoire. Pierre, de son côté, reprend la terminologie d’Ésaïe, mais limite exclusivement l’expiation au péché et comprend la guérison non pas physiquement, mais spirituellement : « Lui (Jésus) qui a porté Lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice; Lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris » (1 Pierre 2. 24). Alors, y a-t-il des bénéfices physiques provenant de l’œuvre de Jésus-Christ à la croix que l’on peut espérer recevoir ?
L’espérance de la résurrection comme guérison finale
Bien plus que la guérison des maladies, c’est la délivrance de la mort qui est mise de l’avant par l’Écriture comme bénéfice central découlant de la croix : « Je les rachèterai de la puissance du séjour des morts, Je les délivrerai de la mort. O mort, où est ta peste ? Séjour des morts, où est ta destruction ? » (Osée 13. 14).
Il est impératif de comprendre ce que signifie être sauvé par la foi en espérance (Romains 8. 24). Tous les effets de l’œuvre de Christ furent immédiats pour Lui seul : Jésus est ressuscité avec un corps immortel et est entré dans la gloire. Par notre union avec Christ, nous aussi sommes déjà glorifiés (Romains 8. 30 ; Éphésiens 2. 6), mais dans la chronologie historique de notre salut, nous ne bénéficions pas actuellement dans notre corps, encore mortel, de tous ces effets et nous les possédons uniquement en espérance. Le gage actuel que les croyants reçoivent dans leur corps c’est le Saint-Esprit : « Car tandis que nous sommes dans cette tente, nous gémissons, accablés, parce que nous voulons, non pas nous dépouiller, mais nous revêtir, afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie. Et celui qui nous a formés pour cela, c’est Dieu, qui nous a donné les arrhes de l’Esprit » (2 Corinthiens 5. 4-5).
Les effets actuels de la rédemption ne sont pas la guérison et la glorification, mais la régénération et la sanctification que le Saint-Esprit opère en nous par la foi. Les chrétiens peuvent demander à Dieu la guérison lorsqu’ils sont malades et qu’ils souffrent (Jacques 5. 13-14) et Dieu peut les guérir (Hébreux 11. 34). Mais ils doivent aussi savoir que les guérisons actuelles sont temporaires et partielles et qu’ils ne seront délivrés de cette chair corruptible qu’à la résurrection qui est la guérison finale et totale : « Ainsi en est-il de la résurrection des morts. Le corps est semé corruptible; il ressuscite incorruptible; il est semé méprisable, il ressuscite glorieux; il est semé infirme, il ressuscite plein de force » (1 Corinthiens 15. 42-43).
Est-ce que la rédemption accomplie par Jésus-Christ inclut la guérison de nos corps ? Oui assurément ! Par la résurrection et la glorification, nos corps deviendront immortels et pleins de force. Cependant, cette bénédiction appartient à notre espérance et non à l’expérience que nous faisons actuellement du salut comme Paul l’indique clairement en Romains 8. 23. En attendant la réalisation de cette promesse, continuons de nous soigner en prenant les moyens ordinaires que le Seigneur a prévu à cet effet pour notre bien-être physique.
Jésus-Christ a payé la dette de nos péchés
"Lui (Jésus), après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu, (Hébreux 10 : 12).
Savez-vous que nous devions une dette énorme à Dieu ? Non, ce n'était pas une dette d'argent, c'était une dette de péché. Nous devions à Dieu une dette du péché que nous n'aurions jamais pu payer. Mais, Dieu nous a tant aimés qu'Il est venu avec un plan pour rembourser la dette, Il nous a donné Son Fils pour mourir sur la croix pour nos péchés. Jésus était sans péché. Alors, quand Il est allé à la croix pour subir la punition pour nos péchés, Il a payé pour nous une dette qu'il ne devait pas.
Cher(e)s lecteurs/tices, la réalité est que la dette de notre péché a été plus que payée en entier. En fait, Jésus l’a surpayé ! Le sacrifice de Jésus était un trop grand paiement, parce que ce n'était pas seulement un homme bon, vénéré pour ses qualités saintes et bon de caractère qui est mort pour nous. C’est le Fils du Dieu vivant, le Créateur de l'univers, l'homme parfait, qui est mort pour nous ! Parce que Jésus est Dieu, Son sacrifice est plus grand que tous les sacrifices des hommes passés, présents et futurs mis ensemble. Son sacrifice est accompli pour tous ceux qui ont vécu dans le passé, tous ceux qui sont actuellement en vie et tous ceux qui vont vivre dans le futur. Et pour nous tous qui croyons en Jésus, son seul sacrifice a enlevé tous nos péchés pour toujours. Le sacrifice de Jésus était aussi surpayé parce que son sang a d'autant plus de valeur pour Dieu que le sang des taureaux et des boucs utilisé dans le passé pour expier les péchés des Israélites. Son sang est le sang de Dieu Lui-même, pas d'animaux. Parce que son sang est éternel, Son sang nous purifie pour toujours, nous avons donc le pardon éternel en croyant réellement en Jésus !
Cher(e)s lecteurs/tices, la prochaine fois que vous êtes conscient d'une mauvaise action, n'oubliez pas que Jésus, son sacrifice pour les péchés, a non seulement payé 100 pour cent de votre péché, mais Son sacrifice était aussi un sur-payement. Vous pouvez donc réellement et complètement vous reposer dans la présence de Dieu, sachant qu'Il est pleinement satisfait et complètement au repos en ce qui vous concerne. Il ne va pas trouver quelque péché que vous aviez commis que le sang de Jésus n'a pas réussi à couvrir. Bien-aimé, Dieu peut tout, en restant totalement juste, vous donner ses bénédictions et vous pouvez vous attendre à les recevoir parce que Jésus a payé en trop votre dette !
Avez-vous déjà croisé le genre de chrétiens qui se plaisent à dire que s'ils commettent n'importe quel péché grave, Dieu les rejettera ? Ces personnes n'ont pas réalisé que si elles ont été acceptées par Dieu, ce n'était pas car elles étaient acceptables. Le sang de Jésus est la seule chose qui nous rende acceptables devant Dieu. Avant même notre nouvelle naissance, Dieu nous voulait déjà, tels que nous étions avec tous nos travers. Dieu n'ignorait rien de nous. Il nous a adoptés avec toutes nos circonstances. Son plan n'est pas de nous laisser dans cet état, mais de nous restaurer.
Lorsque vous dites que Dieu n'accepte pas les gens à cause de leurs péchés, en réalité, vous êtes en train de retenir leurs péchés contre eux. Mais la Bible déclare : "Heureux l'homme à qui le Seigneur n'impute pas son péché !" (Romains 4 : 8).
Imputer aux gens leurs péchés revient à diminuer ce que Jésus a fait, ou à dire que son sacrifice n'était pas suffisant. Le sacrifice de Jésus est bien plus grand que leurs péchés.
Ne pensez pas que je prenne le péché à la légère, car ce n'est absolument pas le cas. Toutefois, je refuse de prendre le sacrifice de Jésus à la légère. Ce que Jésus a fait est bien plus puissant que n'importe quel péché ! Aucun péché, aussi grand soit-il, ne pourra annuler le sang de Jésus ! Certains diront qu'il y a des péchés impardonnables, pour lesquels on doit encore en subir les conséquences. Mais savez-vous quelle est la conséquence du péché ? C'est la mort ! "Car le salaire du péché, c'est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur" (Romains 6 : 23).
La mort signifie être séparé de Dieu pour l'éternité. Donc la conséquence du péché est d'aller en enfer. Il n'y a rien que vous puissiez faire par vos propres forces pour payer le prix de la dette du péché. La religion a séduit un grand nombre en leur faisant croire qu'ils pouvaient s'amender par de bonnes œuvres. Mais c'est un mensonge ! Jésus a payé le prix pour le pardon de nos péchés. Acceptez ce pardon divin ! "Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n'imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation" (2 Corinthiens 5 : 19).
Une seule personne était qualifiée pour payer la dette du péché de l'humanité. Cette personne, c'est Jésus Christ. Quiconque rejette Jésus, rejette aussi le paiement de sa dette. La partie la plus tragique est que ceux qui rejettent ou négligent Jésus vont en enfer pour payer une dette qui a déjà été effacée...
Les gens ne vont pas en enfer simplement à cause de leurs péchés, mais parce qu'ils ont rejeté Jésus, le seul Sauveur du monde.
On ne peut réaliser le prix que Jésus a payé, sans tomber amoureux de Lui. Rien de ce que vous pourrez faire ne pourra annuler son sacrifice pour vous personnellement. Vous n'avez juste qu'à croire : "Parce que je pardonnerai leurs iniquités, Et que je ne me souviendrai plus de leurs péchés" (Hébreux 8 : 12).
Dieu a déversé son Jugement, destinée aux êtres humains, sur Jésus. Autrement dit, Jésus nous a réconciliés avec Dieu. Il a restauré l'harmonie entre Dieu et les êtres humains. C'est fait, c'est fini et c'est payé ! La question du péché est donc réglée. La vraie question à présent est : qu'allez-vous faire de Jésus ?
Que s'est-il passé en réalité au jardin d'Eden ?
"Les yeux de l’un et de l’autre s’ouvrirent, ils connurent qu’ils étaient nus" (Genèse 3. 7).
Dieu les avait-il crée aveugles ? Non bien- sûr, ici, nous parlons des yeux spirituels. Leurs yeux se sont ouverts effectivement selon la promesse du serpent, c'est-à-dire Satan, non pas sur le Royaume de la lumière ou le Royaume de Dieu. Ils y étaient déjà et le voyaient. Car le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal ne pouvait rien leur procurer du Royaume de Dieu. Dieu leur avait déjà tout donné.
Leurs yeux se sont ouverts effectivement sur un monde spirituel qu'ils ne connaissaient pas : Le monde spirituel des ténèbres. Ils s’y sont engagés et ont goûté à des expériences malheureuses. C'est de cela que Dieu voulait les préserver.
Ce monde des ténèbres, c’est celui dans lequel s'engagent tous ceux qui consultent les voyants, pratiquent la sorcellerie ou consultent les guérisseurs ou ceux qui évoquent les morts, les magiciens ; tous ceux qui vivent dans un état de rébellion contre Dieu et ceux qui cherchent du secours dans le royaume des ténèbres. "Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien, d’enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. Tu seras entièrement à l’Éternel, ton Dieu" (Deutéronome 18. 10-11, 13).
Que s'est-il passé au cours de cette expérience ?
La nature de Dieu qui leur donnait leur identité, les a quittés, ils ont perdu l'identité de Dieu, l’ADN de Dieu en perdant sa nature. A la place, ils ont reçu une nouvelle nature, la nature et l’ADN de celui qui les a dominés, trompés, séduits, celle du père du mensonge : Une nature des ténèbres, de mort, puisque la mort est entrée en eux, une nature hostile à Dieu, de rébellion, d’indépendance, le désir d’autonomie face à Dieu. Le désir d’être semblable à Dieu selon la promesse du serpent.
Cette nouvelle nature leur a donné une nouvelle identité : fils des ténèbres ou fils de la rébellion. Cette nouvelle identité leur a donné un nouveau nom car à chaque identité un nom est attaché. Leur nouveau nom, le voici : Pécheur, fils de la rébellion, c'est-à-dire ceux qui pèchent et qui transmettent leur nature de pécheur à leurs descendants. Ceux qui se révoltent ou se rebellent contre Dieu.
Autre conséquence : La mort est entrée en eux, d'abord au niveau de l’esprit pour gagner l’âme et le corps. Cette séparation de Dieu ou mort spirituelle les a conduit et nous conduit à la mort physique. Ils sont devenus apatrides, orphelins, vagabonds puisqu’ils ont été chassés du jardin d’Éden. La présence de Dieu les a quittés.
Nous avons été créés en trois parties : un esprit, une âme et un corps.
Notre esprit, de la même nature que Dieu, nous permet d’entrer en relation avec Lui, et c’est là que se tient la présence de Dieu dans nos vies.
Notre âme est le siège de notre personnalité. C’est là que se trouve notre volonté, nos émotions, notre intelligence, nos pensées. L’âme nous donne ainsi la possibilité de rentrer en relation avec nos semblables.
Notre corps ou la partie visible de notre être, avec les sens, représente l’enveloppe ou la maison de notre esprit et de nôtre âme et nous donne la possibilité de toucher le monde physique, d’exprimer de la tendresse.
Lors de la désobéissance d’Adam et Eve, la présence de Dieu s’est retirée. Leur esprit est devenu vide, sans vie.
Dieu avait donné à notre esprit le rôle de locomotive à nôtre être. Dans un train, c’est de la locomotive qu’émane la puissance. Dans ce train, nôtre âme et notre corps tiennent le rôle de wagon.
Notons que dans un wagon il n’y a pas de puissance. Le wagon sans la locomotive reste immobile. C’est pourquoi, nous sommes maintenant si souvent gouvernés par nos sens, nos émotions. Nous nous dirigeons comme un bateau sans gouvernail, sans boussole, sans capitaine.
"Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie." (Ésaïe 53 : 6a).
Adam et Eve ont changé de père, ils sont devenus fils et fille de celui que Jésus appelle : le père du mensonge, celui qui a été meurtrier dès le commencement, celui en qui il n’y a pas de vérité. Ils ont reçu sa nature, la nature de Satan lui-même, le rebelle contre Dieu, l’adversaire de Dieu. Celui qui a voulu se faire Dieu en cherchant à s’élever au-dessus du Trône de Dieu, lui la créature de Dieu.
"Tu disais en ton cœur : Je monterai au ciel, J’élèverai mon trône au–dessus des étoiles de Dieu ; Je m’assiérai sur la montagne de l’assemblée, A l’extrémité du septentrion ; Je monterai sur le sommet des nues, Je serai semblable au Très Haut" (Ésaïe 14. 13-14).
C'est la situation dans laquelle nous naissons tous. Adam et Ève n’avaient plus la possibilité de transmettre à leurs descendants que leur ressemblance et leur image à savoir leur nouvelle nature déchue et non plus celle de Dieu, celle que Dieu leur avait donnée : Son image et Sa ressemblance. C'est pourquoi Jésus dit aux pharisiens : "Vous avez pour père le diable" (Jean 8. 44). C'est également vrai lorsque nous naissons.
De nos parents, nous ne recevons plus que la vie physique, c'est-à-dire la nature adamique, celle héritée d’Adam. Leur nature déchue, pécheresse devient la nôtre.
Quand Adam et Eve ont perdu la nature de Dieu, Sa présence, la communion, la gloire de Dieu qui les revêtait les a quitté ; ils sont devenus nus. Pour parer à cette situation, ils se sont cousus des feuilles de figuier pour s’en faire des ceintures. Les feuilles représentent nos œuvres charnelles ou des tentatives de rafistolages pour nous donner bonne conscience, ou faire taire notre conscience qui nous accuse.
Devenir nu signifie : être dépouillé comme un lapin à qui la peau est enlevée après sa mort. De même Adam et Eve ont perdu la vie de Dieu, et ont été dépouillés de sa gloire et de sa protection.
Dépouiller signifie : enlever la peau d’un agneau par exemple, se retrouver nu … dénudé… se retrouver sans protection…sans identité, ayant perdu toute apparence de son origine.
Voici un exemple de dépouillement dû au péché de rébellion que relate la Bible.
Il s’agit du roi Saül : "L’Éternel te dépouille de la royauté et la donne à un autre. Privé des directives de Dieu, Saül mourra' (Samuel 15. 23).
Quand il n’y a plus la gloire, la présence aimante du Père disparaît. C’est le plus grand dépouillement que puisse connaître un être humain : avoir expérimenté la gloire de Dieu, en être revêtu comme d’un manteau et en être dépouillé par le péché. Adam et Eve sont devenus comme une ville fortifiée dont la muraille a été retirée ou abattue, elle n’a plus de protection. La comparaison est valable pour nous et nous concerne.
"Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu" (Romains 3. 23).
Dieu, dans sa bonté et sa miséricorde va dépouiller des animaux afin de réaliser des manteaux de peau animale pour couvrir la nudité d’Adam et Eve et les en revêtir. Ensuite, Dieu exerce sa Justice en les chassant du jardin d’Éden. Dieu se détourna d’eux à cause de l’odeur de mort qu’ils dégageaient. La rébellion et la désobéissance dégagent un parfum de mort, comme celle qui régnait dans la maison de Simon le lépreux.
Dieu ne respirait plus son parfum de vie en eux. Adam et Eve sont devenus orphelins, rejetés en quelque sorte, abandonnés, coupés de Dieu, étrangers pour l’éternité, ainsi que leurs descendants c'est-à-dire nous-mêmes.
Le sang de ces animaux qui a coulé, ouvre ainsi la voie du sang qui allait venir du Ciel : Le sang de l’Agneau de Dieu dont Dieu nous offre aujourd’hui de nous revêtir pour nous couvrir de son manteau de gloire à nouveau.
Afin de mieux comprendre notre situation par rapport à Dieu, après la désobéissance d’Adam et d’Eve et les nôtres, prenons l’exemple dans un troupeau de brebis.
Dans un troupeau de brebis, pendant la période de l’agnelage, il arrive qu’une mère se retrouve sans agneau après la mort de son petit et qu’un autre agneau se retrouve orphelin. Comment sauver cet agneau d’une mort certaine ?
La situation semble évidente : Faire adopter le petit orphelin par la mère sans petit. Dans la réalité, ce n’est pas aussi simple. En effet, la mère refuse d’allaiter cet orphelin. Elle ne le connaît pas et ne le reconnaît pas : Il ne dégage pas l’odeur de son petit qui est mort.
Une mère reconnaît son petit à son odeur et refuse tout parfum qui n’est pas celui de son petit.
C’est là que l’astuce des hommes intervient ou les soins du berger pour sauver cet agneau de la mort : Dépouiller le petit qui est mort et revêtir de cette peau l’agneau orphelin pour le présenter à la mère qui le renifle.
Elle reconnaît ainsi l’odeur de son petit. Elle accepte d’allaiter l’agneau adopté. Il est ainsi sauvé de la mort et va pouvoir vivre.
QUELLES RÉFLEXIONS EN TIRER POUR NOUS ?
Nous aussi, nous sommes devenus orphelins sur le plan spirituel. Nous avons été créés par Dieu. Comme le petit agneau, nous avons été l’objet de l'Amour infini du seul vrai Dieu qui nous a désiré chacun personnellement, afin d’avoir une relation d’amour avec nous ses créatures.
La Bible nous apprend que par la désobéissance et la rébellion, nous avons été coupés de Dieu, éloignés de Dieu et chassés de Sa présence, comme les brebis qui chassent tout intrus ne leur rappelant pas l’odeur de leur petit.
Nous aussi, nous avons perdu le parfum de Dieu, le parfum de son appartenance et nous en subissons toutes les conséquences.
Nous allons revenir au petit agneau orphelin. Sa destinée, sans cette adoption, c’est la mort. Il ne peut se sauver lui-même. Pour qu’il soit sauvé de la mort, il lui faut un intermédiaire ou plutôt un médiateur (le berger), entre lui et sa nouvelle mère. De même, pour notre salut, il était nécessaire qu’un agneau nous serve d’intermédiaire et meurt.
Nous aussi, nous sommes devenus orphelins, coupés de notre source de vie à cause du péché et destinés à la mort éternelle. En effet, les yeux de Dieu sont trop purs pour voir le péché. Le péché, en nous, l’oblige à détourner son regard de nous. Nous Lui sommes devenus hostiles. "Tes yeux sont trop purs pour voir le mal et tu ne peux regarder l’iniquité" (Habakuk 1 : 13).
Des émotions négatives, que ne connaissaient pas Adam et Eve, sont rentrées dans leur vie : la peur, la honte, la culpabilité, l’accusation, l’angoisse, la dépression, la peur de la mort, le rejet. Ils ont connu l’accusation dans leur conscience.
La bénédiction les a quittés et ils reçurent la malédiction. C'est dans la bénédiction que se tenait leurs identités.
La bénédiction se présente comme un véhicule qui transmet l’identité, elle l’enracine et l’établit. Elle la nourrit et la fortifie, elle la protège, elle la libère. Si nous perdons la bénédiction, l’identité donnée par Dieu nous quitte.
Voilà pourquoi Dieu nous dit : Choisis la vie afin que je te bénisse. Si nous perdons sa bénédiction, la malédiction prend la place.
Le vrai chemin de la vie
Cinq faits, établis par la Parole de Dieu, que l'on saisit par la foi, déterminent le vrai chemin de la vie.
– 1. La culpabilité de l'être humain pécheur : « Il n'y a pas de juste, non pas même un seul » (Romains 3. 10). « Il n'y a pas de différence, car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3. 22-23).
– 2. La perfection du sacrifice de Jésus Christ : « Dieu a envoyé son Fils pour qu'il porte pour nous le châtiment de nos péchés » (1 Jean 4. 10). « Christ… au temps convenable, est mort pour des impies » (Romains 5. 6). « Nous avons été sanctifiés par l'offrande du corps de Jésus Christ faite une fois pour toutes » (Hébreux 10. 10).
– 3. L'Amour de Dieu et la foi qui lui fait confiance : « Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16). « Celui qui croit au Fils (en Jésus) a la vie éternelle ; mais celui qui désobéit au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3. 36).
– 4. La certitude d'avoir la vie éternelle : « Tout cela, je vous l'ai écrit afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu » (1 Jean 5. 13).
– 5. Bientôt, la gloire avec Jésus Christ : Nous tous qui avons mis toute notre confiance en Jésus comme seul Seigneur et Sauveur de notre vie, bientôt « Nous serons pour toujours avec le Seigneur Jésus » dans sa Gloire. (1 Thessaloniciens 4. 17).
Jésus-Christ est le Chemin du Salut. Il conduit vers Dieu le Père, le pécheur qui se repent de ses péchés et qui se confie en Lui. Jésus est véritablement Dieu manifesté en chair, Il s’est offert en sacrifice sur la croix pour expier nos péchés. Jésus est notre Avocat. Il est la Vérité, Il représente l’accomplissement de toutes les prophéties relatives au Messie, au Sauveur du monde. Jésus est la Vie. Il nous donne le Saint-Esprit qui régénère, qui fait renaître celui qui est mort spirituellement dans le péché. Nul être humain ne peut s'approcher de Dieu en tant que Père, à moins qu’il n'ait été ressuscité spirituellement par Jésus-Christ à travers l'oeuvre du Saint-Esprit. Jésus-Christ est Celui qui nous a offert la Vie Éternelle. Nous sommes enseignés par le Seigneur Jésus-Christ qui est la seule Vérité et nous sommes conduits par Christ Lui même qui est le seul Chemin vers le Ciel, le seul Chemin qui nous mène à Dieu. En Jésus-Christ, les bénédictions célestes peuvent alors nous combler ; Il est le Chemin sûr, qui nous mène au repos. Jésus-Christ est la Résurrection et la Vie. Tout ceux qui L’ont reçu par la foi, ont déjà la Vie Éternelle, et ils régneront éternellement avec le seul vrai Dieu dans Sa Gloire.
S'ils connaissaient le don de Dieu !
Arrivés au point culminant d'une randonnée en montagne, des promeneurs débouchaient sur un sommet dégarni. Là, comme souvent, se dresse une croix en bois. Ils découvraient bientôt que ses moindres fentes sont incrustés de pièces de monnaie, placées là par des promeneurs.
Que voulaient-ils offrir, ces promeneurs, ou que cherchaient-ils à obtenir du Dieu des cieux ? Le pardon pour un péché commis ? Le bonheur dans leur vie ? Le salut de leur âme ?
C'est bien mal connaître le seul vrai Dieu, le Dieu de la Bible : Il a pris la condition la plus pauvre parmi les pauvres dans la personne de Jésus-Christ. Dieu est heureux de donner : c'est ainsi qu'Il exprime son parfait et infini Amour. Il ne pose pas de condition, et n'exige aucun paiement. Mais c'est aussi le Dieu auquel tout appartient, et qui n'a rien à faire de nos prétentions à acheter sa miséricorde. Alors, dans un monde où l'on ne peut rien se procurer sans argent, Jésus nous fait savoir qu'Il offre , Lui, gratuitement aux êtres humains, leur plus grand besoin : Le salut de leur âme. Oui, Dieu nous offre l'eau vive nécessaire à toute personne assoiffée dans son être intérieur (Jean 4 : 10). L'eau vive, c'est le symbole de la fraîcheur, du renouveau, d'une vie nouvelle ; cette vie nouvelle et éternelle commence dès ici-bas lorsqu'on reconnaît qu'on a besoin de Dieu, et qu'on se soumet à son autorité. Comme Jésus allait à la rencontre des personnes en difficulté, Dieu aujourd'hui vient à notre rencontre. Il ne nous juge pas, mais nous offre son pardon. Ce don de Dieu, le connaissez-vous personnellement ?
La résurrection : une Victoire sans pareille !
Y a-t-il eu une nouvelle plus extraordinaire que celle de la résurrection du Christ ? A plusieurs reprises, il est vrai, Jésus avait Lui-même rappelé à la vie quelques-uns de ceux qui l'avaient perdue. Mais Lazare, le fils de la veuve de Naïn et tous les autres étaient seulement en sursis ; leur mort n'était que partie remise.
Par contre, « Jésus-Christ ressuscité, Lui, ne meurt plus. La mort n'a plus de pouvoir sur Lui » (Romains 6. 9). On comprend la joie des chrétiens des premières générations. Pour saluer leurs frères dans la foi, ils disaient : “Le Seigneur Jésus est ressuscité !” Et ceux-ci répondaient : “Il est vraiment ressuscité !”
A notre tour, nous sommes plein de joie. Peut-être y aura-t-il des jours sombres dans notre vie avant le Retour de Jésus qui nous ressuscitera pour que nous vivions éternellement avec Lui et avec tous ceux qui l'on accepté comme seul Seigneur et Sauveur de leur vie. En dépit de tout, nous triomphons, parce que le Seigneur Jésus est ressuscité et Il a vaincu pour toujours le péché, la mort et l'enfer ; et parce qu'Il nous entraîne dans sa Victoire avec la multitude de tous ses rachetés, tous ceux qui ont mis leur confiance en Lui !
L'étonnant message de Pâques et de l’Évangile, c'est qu'une brèche a été faite à la forteresse de la mort. Par sa mort et par sa résurrection, Jésus-Christ a traversé et a vaincu pour toujours la mort. Oui, Jésus a vaincu la mort pour tous ceux qui Lui appartiennent. Pour l'éternité, ils sont au bénéfice de cette glorieuse Victoire.
“Notre Sauveur Jésus Christ... a annulé la mort et a fait luire la vie et l'incorruptibilité par l'évangile” (2 Timothée 1. 10).
La résurrection est la victoire triomphante et glorieuse pour chaque croyant. Jésus Christ est mort, a été enseveli, et est monté au ciel le troisième jour selon les Écritures. Et Jésus revient bientôt. Les morts en Christ ressusciteront, et ceux qui restent et qui sont en vie à Sa venue seront changé et auront leur corps transformé et glorifié (1 Thessaloniciens 4. 13-18). Pourquoi la résurrection de Jésus-Christ est-elle si important au salut ? Il a montré que Dieu a accepté le sacrifice de Jésus en notre nom. Cela prouve que Dieu a le pouvoir de nous ressusciter d'entre les morts. Elle garantit que ceux qui croient dans le Christ qu'ils ne resteront pas morts mais seront ressuscités pour la Vie Eternelle. Tel est notre espoir béni !
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