Le péché : un mot qui dérange
Quelle que soit notre nationalité et notre culture, une expression est devenue de plus en plus indésirable. Pour qu’elle ne trouble plus nos consciences, on évite de prononcer le mot « PÉCHER ». De ce fait on entend très rarement quelqu’un avouer : « j’ai péché ». Parfois ce sujet est même tourné en ridicule.
« PÉCHER » : Nous n’avons plus une idée juste de la signification de cet acte et nous en diminuons les conséquences.
Qu’est-ce qu'un péché pour nous ?
Face à nos fautes et à leurs conséquences, nous parlons de : « petit mensonge », « erreur de parcours », « moment de faiblesse », « cela arrive à tout le monde », « ce n’est pas si grave que cela », etc... Une expression est devenue courante : « responsable mais pas coupable ». Ainsi des paroles habiles permettent de minimiser nos actes, de contourner les lois, d’éviter les sanctions.
De cette façon, nous sous-estimons la gravité du péché. Or, que ce soit « une simple faute » ou « un délit », c’est avant tout un péché contre le seul Dieu trois fois Saint.
Qu’est-ce qu'un péché devant Dieu ?
Selon la Bible, tout acte ou toute pensée contraire à la volonté de Dieu est un péché. Le péché est un affront à Dieu, un mépris de sa Sainteté et une offense à sa Gloire. « J'ai péché, car j'ai transgressé le commandement de l’Éternel » (1 Samuel 15. 24).
Le péché originel d’Adam et Ève a entraîné l’humanité toute entière loin de Dieu. Un obstacle infranchissable s’est dressé entre l’être humain et le Dieu Saint qui est son Créateur. « L’Éternel Dieu dit : … As-tu mangé de l’arbre dont je t’ai commandé de ne pas manger ? …l’homme dit : …j’en ai mangé … la femme dit : … j’en ai mangé. » (Genèse 3. 11-13). « Et l’Éternel Dieu… chassa l’homme (l’homme et la femme). » (Genèse 3. 24).
Des conséquences immédiates et toujours actuelles !
« Dieu dit à la femme : je rendrai très grandes tes souffrances et ta grossesse ; en travail tu enfanteras des enfants… Et à Adam il dit : Parce que tu as écouté la voix de ta femme et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’ai commandé, disant : tu n’en mangeras pas, — maudit est le sol à cause de toi ; tu en mangeras en travaillant péniblement tous les jours de ta vie. Et il te fera germer des épines et des ronces, et tu mangeras l’herbe des champs. À la sueur de ton visage tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes au sol, car c’est de lui que tu as été pris ; car tu es poussière et tu retourneras à la poussière » (Genèse 3. 16-19).
Nous subissons tous les conséquences du péché, que ce soit par la maladie ou par la souffrance et puis TOUJOURS par la mort.
Incontestablement, la sentence finale s’est appliquée et s’applique encore : « Le salaire du péché, c’est la mort » (Romains 6. 23). La MORT est la preuve indiscutable que CHACUN de nous est un pécheur. Nous sommes TOUS responsables ET coupables d'avoir péché devant Dieu.
Des conséquences éternelles !
Jésus dit : « De toute parole vaine qu’ils auront dite, les hommes rendront compte au jour du jugement » (Matthieu 12. 36).
Les douloureux effets du péché vont bien au-delà de la mort physique. Notre âme immortelle retourne à Dieu et CHACUN devra PERSONNELLEMENT lui rendre compte de sa vie.
Le sang de Jésus Christ purifie de tout péché.
La Sainteté et la Justice de Dieu exigent la condamnation du coupable. AUCUN homme n’a jamais pu ni ne pourra jamais apaiser la Colère du Dieu Saint contre ses péchés. Seul le sacrifice d’un « innocent » – quelqu’un « non souillé par le péché » – pouvait nous délivrer de la condamnation qui pesait sur nous. C’est pourquoi, dans son Amour infini pour CHACUN de nous, Jésus Christ a accepté de venir sur la terre en se faisant Homme.
Tout en étant un être humain semblable à nous, il est né sans péché. Il a honoré Dieu à chaque instant de sa vie en montrant l’amour et la grâce à tous. Sa perfection dérangeait ses contemporains, alors ils l’ont méprisé et haï. Malgré tout cela, Il est resté parfait. Il n’a commis AUCUN péché.
C’est pourquoi, Jésus seul pouvait subir pour nous le jugement qui effacerait nos péchés car Il était innocent, pur, sans péché. « Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, comme offrande et sacrifice à Dieu » (Ephésiens 5. 2).
Par Amour pour Dieu et pour nous, Jésus s’est laissé crucifier et son sang a coulé. Avant de donner sa vie, Jésus a enduré de la part de Dieu le châtiment que nous méritions comme s’il était coupable de chacun de nos péchés. « (Jésus Christ) a fait la paix par le sang de sa croix » (Colossiens 1. 20). Dieu a montré que sa Justice était satisfaite par ce sacrifice parfait en ressuscitant Jésus Christ d’entre les morts.
Qui sera purifié de ses péchés ?
Le salut de l’âme est accessible à TOUS, que l’on soit un « criminel » ou un « honnête citoyen ». « Si nous confessons nos péchés, Dieu est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1. 9). « Je ne me souviendrai plus jamais de leurs péchés ni de leurs iniquités » (Hébreux 10. 17).
Ouvrons donc les yeux sur la réalité !
Nous avons TOUS péché et nous en connaissons les conséquences inévitables. Nous avons TOUS besoin d’être purifiés. Il n'y a pas de PARDON POSSIBLE en vertu de nos efforts ou de nos mérites. Le SANG de Jésus PURIFIE de tout péché. CROYONS dans le seul vrai Dieu et CONFESSONS LUI nos péchés. AUJOURD’HUI, son PARDON est accessible à TOUS. « Gloire à celui (Jésus) qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang » (Apocalypse 1. 5).
La joie spirituelle
« Car l’Éternel m’a oint… pour publier une année de grâce de l’Éternel » (Ésaïe 61. 2).
LA JOIE QUE DIEU PROCURE EST D’ABORD SPIRITUELLE
Elle n’est pas émotive uniquement. Elle ne provient pas des circonstances qui, dans nos vies, sont variables au gré des tempêtes ou du beau temps que nous traversons.
La joie du Seigneur Jésus est une force intrinsèque qui prend racine au fond de notre cœur. Elle produit un fruit juteux, un fruit dont tout le monde profitera, si nous l’arrosons chaque jour de la Parole de Dieu.
La joie profonde est aussi une attitude, dont nous avons la force grâce à l’œuvre du Saint-Esprit en nous. « Jésus tressaillit de joie par le Saint-Esprit » (Luc 10. 21).
Étant chrétien, on peut désormais décider de demeurer dans la joie ou de sortir de la joie. Nous avons ce pouvoir de décision par l’exploit de cette onction nouvelle reçue à l’occasion de notre nouvelle naissance.
LA JOIE DU SALUT
L’espérance du vrai chrétien est dans l’éternité dont il a l’assurance. L’approche de notre destination finale, de notre vraie et unique patrie céleste est désormais une certitude inébranlable qui nous fait tressaillir de joie et qui provoque en nous, des accents de louange et d’espérance.
Pour nous, Christ est tout en tous. Christ suffit à tout. Mais plus encore, partout dans la Bible, c’est lorsque le Salut est déployé que se manifestent particulièrement les plus remarquables expressions de la joie.
Plus encore, la joie des gagneurs d’âmes est décrite comme la plus intense qui soit, tout comme l’est aussi leur récompense - une couronne de joie - réservée à ceux qui prêchent le Salut.
Le retour de la captivité fait toujours éclater la joie. L’Amour de Dieu pour ceux qu’Il sauve stupéfie tellement. Les découvertes délicieuses des richesses de la Parole de Dieu font exploser en nous une joie aussi puissante qu’une source d'eau chaude qui jaillit violemment. Les bénédictions innombrables que procure une vie sanctifiée ainsi que la communion fraternelle, font l’engrais d’une joie sincère alors que les miracles qu’on expérimente par le Saint-Esprit rendent le peuple joyeux. « Qui est, en effet, notre espérance, ou notre joie, ou notre couronne de gloire ? N'est-ce pas vous aussi, devant notre Seigneur Jésus, lors de son avènement ? Oui, vous êtes notre gloire et notre joie » (1 Thessaloniciens 2. 19-20).
« Je vous le déclare » s’exclamera Jésus en écho avec le psalmiste, « Il y a de la joie parmi les anges de Dieu pour un seul pécheur qui change de vie » (Luc 15. 10). « Lorsque l’Éternel a ramené les captifs de Sion, nous étions comme dans un rêve. Alors nous ne cessions de rire et de pousser des cris de joie ! » (Psaume 126. 1-2).
UNE VIE RÊVÉE
La joie, dans la Bible, est une composante essentielle du fruit de l’Esprit. « Le Fruit de l’Esprit c’est l’amour, la joie, la paix, etc… » (Galates 5. 22). C'est une décision. La joie est une allure. La joie est une demande du Seigneur Jésus, la joie est un sentiment de reconnaissance.
La joie en Christ est un carburant d’optimisme nécessaire pour créer, pour entreprendre, pour s’engager, pour se multiplier, pour plaire, pour être aimé et pour aimer.
La joie est un art. Oui la joie est un art de vivre.
Pour garder cette joie, il convient de préserver jalousement la conscience du prix que Jésus a dû payer pour nous sauver. Une telle conscience suffira toujours à nous convaincre de la valeur ineffable que nous avons à Ses yeux, nous, oui nous : Ses chers enfants.
Avec Dieu pour Père, comment ne pas jouir d’une source de joie profonde, d’une source qui ne tarit jamais ? Seule cette huile de joie permet au Bon Berger d'enlever les pleurs qui autrefois enserraient nos cœurs.
2) Le ministère de Jésus-Christ dans le Ciel
4) LE MINISTÈRE DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST DANS LE CIEL :
4.a) Jésus est monté au Ciel comme étant Celui qui a été crucifié :
Lorsque Jésus est retourné au Ciel, Il y est retourné en portant dans son corps les marques de la croix (Jean 20. 27) . Il est retourné au Ciel comme étant l'Agneau de Dieu immolé (Apocalypse 5. 6). « Après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, Il s'est assis pour toujours à la droite de Dieu... » (Hébreux 10. 12). Jésus y est retourné en ayant racheté une fois pour toute tous ceux qui croiraient et mettraient leur confiance en Lui.
4.b) Jésus est monté au Ciel comme un Conquérant
Au cas où nous nous sentirions mal à l'aise concernant la souffrance que Jésus a supportée pour nous en allant jusqu'à la croix, n'oublions pas que le troisième jour après sa mort, Il est ressuscité en remportant la Victoire absolue et éternelle sur le péché, sur la mort et sur l'Enfer. Lorsque Jésus-Christ est monté au Ciel, Il est monté comme un Conquérant Victorieux qui avait envahi tout le territoire de l'ennemi, détruit sa position, anéanti sa puissance et qui est revenu Victorieux parmi son peuple pour le libérer.
C'est ce que Paul dit : « Autrefois vous étiez spirituellement morts à cause de vos péchés... Mais maintenant Dieu vous a fait revivre avec le Christ. Dieu nous a pardonné nos péchés. Il a effacé le document qui nous condamnaient et qui subsistait contre nous. Il l'a éliminé en le clouant à la croix. C'est ainsi que Dieu a enlevé leur puissance aux autorités et pouvoirs spirituels; et les a livrées publiquement en spectacle en triomphant d'elles par la croix » (Colossiens 2. 13-15).
Imaginons la scène dans le Ciel, lorsque sur la croix, Jésus a vaincu le péché et Satan pour ensuite briser les barreaux de la mort, de l'Enfer et de la tombe lorsqu'Il est ressuscité le troisième jour. Imaginons la scène dans le Ciel lorsque Jésus a libéré du Sein d'Abraham tous les croyants en Dieu qui s'y trouvaient depuis Adam et qu'Il les a amenés dans le Ciel, dans sa Gloire éternelle (Éphésiens 4. 8). Imaginons la joie des anges dans le Ciel lorsque Jésus le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs y est retourné après avoir remporté la Victoire totale et éternelle sur tous les ennemis de Dieu.
Oui, imaginons la scène le jour où Jésus est entré au Ciel. Pensons aux anges, fixant leurs regards sur ses mains et sur ses pieds, qui Le voient entrer et qui entendent Jésus leur dire : "J'ai combattu à Golgotha et j'ai remporté la Victoire. Je tiens les clés de la mort et du Séjour des morts". Nous pouvons voir les anges s'incliner devant Jésus pour L'adorer, et nous pouvons voir Dieu le Père se lever pour aller à la rencontre de son Fils Jésus et Lui dire pour la troisième fois : "Voici mon Fils bien-aimé en qui j'ai mis toute mon affection !"
4.c) Jésus est monté au Ciel pour nous envoyer le Consolateur
Frères et sœurs en Jésus, nous ne sommes pas seuls et Jésus ne nous a pas laissés sans défense. Il a envoyé son Esprit Saint dans le monde pour enseigner, guider, consoler et habiter dans le cœur de ceux qui Lui appartiennent (Jean 16. 7). Jésus-Christ a envoyé le Saint-Esprit qui est venu distribuer des dons spirituels au peuple de Dieu ; ces dons nous rendent capables de Le servir (Éphésiens 4. 8 ; 1 Corinthiens 12). Rappelons-nous la différence entre ce Pierre qui avait renié Jésus à trois reprises et le Pierre complètement transformé par le Saint-Esprit, qui, le jour de la Pentecôte, va prêcher par la puissance du Saint-Esprit à la foule rassemblée et que ce jour-là, le nombre des disciples augmenta d'environ 3.000 âmes (Actes 2. 41).
4.d) Jésus est monté au Ciel pour intercéder pour nous
Un des ministères les plus importants du Seigneur Jésus dans le Ciel, c'est celui d'intercéder pour nous. « Il est à la droite de Dieu et il intercède pour nous » (Romains 8. 34). « Jésus est notre Médiateur » (1 Timothée 2. 5). « Si quelqu'un a péché, nous avons un Avocat auprès du Père, Jésus-Christ le Juste » (1 Jean 2. 1). « Il peut sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par Lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur » (Hébreux 7. 25).
Rendons grâce à Dieu de ce que nous avons toujours Jésus qui prie pour nous dans le Ciel. Même lorsque nous ne sommes pas en train de prier, Jésus prie toujours pour nous. Parce qu'Il a accompli parfaitement le plan de Dieu pour nous racheter, Jésus est assis sur son Trône dans la présence du Père, garantissant ainsi qu'Il accomplira tout ce que le Père nous a promis à travers Lui. Sa présence même dans le Ciel est notre intercession !
4.e) Jésus est monté au Ciel garantissant ainsi un jour notre propre présence dans le Ciel
La présence de Jésus dans le Ciel est aussi la garantie que un jour, nous tous enfants de Dieu serons dans le ciel (Éphésiens 2. 6). « Cette espérance nous la possédons comme l'ancre de notre âme, sûre et solide... là où Jésus est entré dans le Ciel pour nous comme précurseur (avant nous et pour nous) » (Hébreux 6. 18-20).
Jésus est notre "Précurseur" ! Jésus est allé avant son peuple au Ciel et Il sauve tous ceux qui viennent à Lui par la foi. Un jour viendra pour chacun de nous aussi où nous partirons rejoindre directement Jésus au Ciel dans le repos éternel.
4.f) Jésus est monté au Ciel, étant Celui qui revient
Les deux anges ont promis aux disciples que ce même Jésus reviendrait de la même manière qu'Il est monté. Ils faisaient référence à sa seconde Venue. Lorsque Jésus est parti, Il leur a promis qu'Il reviendrait. Oui, Jésus reviendra pour accueillir Lui-même tout ceux et celles qui font parties de son peuple (l'Eglise) et les prendre avec Lui au Ciel pour l'éternité. « Je vais vous révéler un secret : nous ne mourrons pas tous, mais nous serons tous transformés en un instant, en un clin d'oeil, quand sonnera la dernière trompette. Car lorsqu'elle sonnera, les morts reviendront à la vie pour être immortels et nous serons tous transformés » (1 Corinthiens 15. 51-52). Nous croyons que Jésus est mort et qu'Il est revenu à la vie ; de même, nous croyons aussi que Dieu ramènera à la vie, avec Jésus, ceux qui seront morts en croyant en Lui (1 Thessaloniciens 4. 13-18).
Conclusion :
Chers amis lecteurs, attendez-vous le Glorieux Retour de Jésus-Christ ? Il revient bientôt, d'abord pour chacun de nous, et cela pourrait être aujourd'hui ! Lorsque le Diable vient chuchoter dans nos oreilles que tout est fini et que la mort sera la fin pour nous, nous pouvons lui dire que nous avons été avertis qu'Il a déjà été vaincu à la croix et que "Jésus revient bientôt nous chercher et nous délivrer parfaitement de l'emprise du diable, du mal".
Chers amis lecteurs, connaissez-vous chacun personnellement Jésus-Christ le Roi des rois ? Si c'est le cas, alors un jour lorsque votre voyage sur cette terre sera terminé, vous verrez Jésus dans sa Gloire au Ciel. Le connaissez-vous ? Si oui, alors vous devriez vous réjouir de ce privilège immense que vous avez d'être Son enfant.
Par contre, si vous ne connaissez pas encore Jésus, vous le pouvez dès aujourd'hui. Tout ce que vous avez à faire, c'est de venir à Jésus, de se repentir, de Lui confesser vos péchés et de Le recevoir comme votre Seigneur et Sauveur personnels. Oui, Acceptez par la foi l’œuvre que Jésus a accomplie un ois pour toutes à la croix et Il vous sauvera dès maintenant et pour l'éternité.
1) Le Couronnement de Jésus-Christ
INTRODUCTION
(Actes 1. 1-11) : Quarante jours après sa résurrection. Jésus se préparait à retourner au Ciel d'où Il était venu et Il s'apprêtait de partir en laissant derrière Lui ses disciples à qui Il avait déjà promis de leur envoyer le Saint-Esprit ; ça devait être un moment extrêmement difficile pour eux. Ces hommes et ces femmes qui avaient accompagné Jésus dans les bons comme dans les mauvais moments, s'apprêtaient à assister au départ de Celui qu'ils avaient aimé, servi et adoré. Ils l'avaient vu exercer sa puissance divine en guérissant les malades, en purifiant les lépreux, en permettant au boiteux de marcher, au sourd d'entendre et aux aveugles de voir. Ils l'avaient vu ressusciter des morts, marcher sur l'eau et ils avaient même vu les démons lui être soumis. Il est évident qu'ils avaient le coeur brisé pendant qu'ils écoutaient Ses dernières paroles et qu'ils attendaient le moment où ils seraient séparés de Lui.
Ce passage nous raconte l'Ascension incroyable du Seigneur Jésus ressuscité après avoir été crucifié qui retourne dans la Gloire qu'il avait avant de se faire homme. Jésus n'avait jamais cessé d'être Dieu, « Il avait simplement renoncé à tout ce qu'Il avait pour prendre la condition de serviteur. Tout en demeurant Saint, Jésus avait accepté de devenir semblable aux hommes et de vivre dans l'humilité en se montrant obéissant jusqu'à la mort, la mort sur la croix » (Philippiens 2. 5-8). Après son parfait sacrifice sur la croix et sa mort, c'est le troisième jour que Jésus était revenu de la mort à la vie et Il s'apprêtait maintenant à retourner dans Sa gloire au Ciel.
Aujourd'hui, j'aimerais vous parler de l'Ascencion du Seigneur Jésus et de son Couronnement. Oui, Jésus retourna au Ciel pour occuper le Trône qu'Il avait quitté lorsqu'Il est venu sur terre pour accomplir parfaitement le plan du Salut pour sauver l'humainité.
1) LE COURONNEMENT DE JÉSUS ÉTAIT UN MYSTÈRE POUR SON PEUPLE :
Pendant que Jésus accomplissait des miracles au milieu de son peuple, Il leur a parlé à plusieurs reprises « qu'il retournerait auprès du Père qui l'avait envoyé » (Jean 6. 62 ; 7. 33 ; 14. 28 ; 16. 5 ; 20. 17). Pourtant, il semble qu'à cette époque, aucun de ses disciples n'avaient compris ce que Jésus leur disait, parce qu'ils ne pouvaient pas se faire à l'idée que Jésus les quitterait.
2) LA MAJESTÉ DU COURONNEMENT DE JÉSUS-CHRIST :
2.a) Ce fut un événement céleste :
L'Ascension de Jésus est simplement un autre exemple de sa Toute-Puissance en tant que Dieu. Ce fut un événement surnaturel parce que Jésus n'était plus soumis à la gravité. Jésus avait déjà affirmé qu'Il est Dieu et Il l'avait Lui-même démontré à plusieurs reprises durant son ministère sur la terre. Lors de son Ascension, Jésus prouve encore, hors de tout doute, qui Il est le Tout-Puissant Dieu de l'Univers.
2.b) Ce fut un saint événement
Les disciples ont vu Jésus s'élever dans les airs, il est écrit "qu'ils avaient les regards fixés" sur Lui ; ce qui signifie littéralement "que leurs yeux étaient figés sur Jésus" ; il est écrit aussi "qu'une nuée le déroba à ses yeux" (Actes 1. 9-10). Je pense que si les disciples avaient été capables ce jour-là de voir au-delà de cette nuée, ils auraient vu les cieux ouverts pour recevoir Jésus le Roi. Ils auraient vu les anges se réjouir du Retour glorieux du Seigneur Jésus dans sa Glorieuse Demeure au Ciel. Ils auraient vu Dieu le Père se lever pour accueillir Jésus son Fils bien-aimé dont Il était si fier.
3) LE MINISTERE DE SON COURONNEMENT (v.10-11)
Pendant que "les disciples avaient encore les regards fixés vers le ciel où Jésus s'élevait", ils se retrouvèrent en présence de deux anges qui avaient non seulement un message rempli d'espoir à leur transmettre, mais également une promesse qui était la suivante : "Ce Jésus qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l'avez vu allant au ciel". "Alors, ils retournèrent à Jérusalem et firent l'oeuvre à laquelle Jésus les a appelée."
C'est toujours le même message que l'Église à besoin d'entendre aujourd'hui ! Certaines personnes ont hâte d'aller au Ciel, mais elles oublient qu'elles doivent servir Dieu sur la terre avant de partir retrouver leur Père céleste. Les disciples quittèrent cette montagne et firent exactement ce que le Seigneur Jésus leur avait demandé de faire. De même, l'Église est appelée à toujours se rappeler qu'il y a une quantité de personnes qui s'en vont en Enfer. Nous avons un message d'espoir qui est le message du parfait Salut en Jésus, que chaque être humain a besoin d'entendre.
Frères et soeurs en Jésus-Christ, lorsque Jésus retourna au Ciel, Il avait en tête, un agenda spécifique. Il retourna au Ciel pour accomplir un ministère particulier pour les membres du peuple de Dieu et c'est ce que nous allons voir demain par la grâce de Dieu...
A SUIVRE... / CLIQUEZ ICI
Durant l'éternité au Paradis
Dans 2 Pierre 3. 10-13, nous lisons que les cieux tels que nous les connaissons passeront avec fracas… et la terre avec les oeuvres qu’elle renferme sera consumée, mais que nous attendons selon la promesse de Dieu, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera. De quelle nature seront-ils ? Apocalypse 21 et 22 en parle, en donnant la vision que Jean a eue de l’avenir. Même si nous avons de la peine à envisager les détails, un fait reste central : l'infinie Gloire de Dieu et la félicité de l’éternité seront la présence de l’Éternel, notre Dieu, et de notre Seigneur Jésus-Christ. David s’est exclamé : il y a d’abondantes joies devant ta face, des délices éternelles à ta droite (Psaumes 16. 11).
Même si nous ne savons que peu de choses concernant la nature de la Vie Éternelle, plusieurs passages parlent de ses qualités. La première épître de Jean nous promet que si Dieu ne nous a pas tout révélé de ce que nous serons au Ciel, nous savons que nous serons semblables à Christ (1 Jean 3. 2. Dans son corps ressuscité, Jésus est appelé les prémices de ceux qui passeront l’éternité avec Lui (1 Corinthiens 15. 20). L"apôtre Paul affirmait : j’ai le désir de m’en aller et d’être avec Christ, ce qui est de beaucoup le meilleur (Philippiens 1. 23). Déjà, quand nous contemplons la beauté et la majesté du monde dans lequel nous vivons, bien que dégradé par les conséquences du péché, nous sommes émerveillés. Alors comment imaginer la Gloire merveilleuse de ce que le Seigneur notre Dieu prépare au Paradis pour ceux qui l’aiment ?
Se pourrait-il que nous nous ennuyions à la longue dans l'éternité ? Pas du tout ! Que ferons-nous alors ? Il y a une réponse que nous trouvons dans la charte originelle donnée à l’être humain par Dieu : dominer et régner sur sa création. Nous lisons dans Proverbes 25. 2 que "La gloire de Dieu, c’est de cacher les choses ; la gloire des rois, c’est de sonder les choses". Sachons que durant l’éternité, les êtres humains élus, rachetés et sauvés par Jésus iront de découverte en découverte de notre Dieu et Sauveur Jésus, de ses qualités et de ses œuvres, mais n’arrivant jamais au bout de notre découverte, car notre Dieu est infiniment Grand. Nous sommes invités alors à vivre aujourd’hui en fonction de ce qui est invisible mais éternel, avec une espérance vivante, en vue d’un héritage qui ne peut ni se corrompre, ni se souiller, ni se flétrir, réservé dans les cieux (1 Pierre 1. 3 à 5). Nous enfants de Dieu, ne gaspillons donc pas notre énergie et notre temps pour ce qui, sur la terre, va un jour passer et disparaître. Fixons toujours les regards vers le Ciel. AMEN !
Le brigand repentant sauvé sur la croix
A l'heure suprême de son sacrifice sanglant, alors qu’il est suspendu sur une croix par des clous enfoncés dans ses mains et dans ses pieds, Jésus Christ prononce cette parole : « En vérité, je te dis : Aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis » (Luc 23. 43). A qui s’adresse-t-il ? A un des ses amis ? Pas du tout ! A un notable méritant ? Nullement ! Il s’adresse à un brigand, mais un brigand repentant.
Jésus fut crucifié ainsi que deux malfaiteurs, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche. L'un des malfaiteurs qui étaient crucifiés l'injuriait en disant : « N'es-tu pas le Christ, toi ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi ». Mais l'autre lui répondit et le reprit : « Tu ne crains pas Dieu, toi ? Car tu es sous le même jugement. Pour nous, nous y sommes justement, car nous recevons ce que méritent les actes que nous avons commis ; mais celui-ci n'a rien fait qui ne doive pas se faire. » Et il disait à Jésus : « Souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu viendras dans ton royaume ; » Jésus lui dit : « En vérité, je te dis : Aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis. » (Luc 23. 39-43).
« En vérité, je te dis… »
Ces mots donnent au brigand une certitude absolue. C'est le Seigneur Jésus qui parle. Ce qu'Il dit ne peut être que la vérité. N'a-t-Il pas dit Lui-même : « Je suis la vérité » (Jean 14. 6) ? Comment un croyant pourrait-il douter des paroles de Celui qui est la vérité ? Le salut que Jésus offre est un salut certain.
« Aujourd’hui… »
Non pas “plus tard” ou “quand je viendrai dans mon royaume”, mais « aujourd’hui ». C’est un pardon et un salut immédiats.
Devant ses juges, le brigand aurait beau se repentir, supplier, leur promettre de changer, il resterait un criminel qui doit payer … Avec Jésus, il suffit de repentance et de foi, et aussitôt, sans attente, le pardon est assuré.
« Celui qui croit au Fils de Dieu a la vie éternelle » (Jean 3. 36). Non pas “aura” mais il « a » la vie éternelle. C’est une possession immédiate.
« …tu seras avec moi… »
Quelle compagnie ! Désormais, il est avec le Seigneur Jésus. Sur la terre, il n’a fréquenté que des pécheurs ; ici, il reçoit la promesse d’être toujours avec le Seigneur. L’apôtre Paul a écrit : « J’ai le désir de m’en aller et d’être avec Christ, ce qui est, de beaucoup, meilleur » (Philippiens 1. 23).
« …dans le paradis. »
Ce brigand est bénéficiaire de l’œuvre salvatrice de Jésus Christ à la croix. Il est maintenant dans le Paradis en attendant la résurrection de son corps pour être introduit, avec tous les véritables croyants, dans la maison du Père pour toujours.
Cette assurance du salut, cette vie éternelle que rien ne peut détruire, chacun peut l’obtenir gratuitement en reconnaissant sa propre culpabilité devant Dieu, se repentant et croyant au Seigneur Jésus qui en a payé le prix à la croix.
Souvenons-nous que le brigand est attaché au bois. Il lui est donc impossible d’accomplir des œuvres, ni de se faire baptiser, ou appeler un prêtre, etc. En fait, beaucoup de ces actes que certaines personnes considèrent nécessaires au salut, comme un "laissez-passer" pour le Ciel, il est dans l'incapacité de les accomplir. Ce qu'il peut faire, et ce que chacun peut faire quelle que soit la situation dans laquelle il se trouve, il le fait : Il se repent et croit au Seigneur Jésus.
"Repentez-vous et croyez à l'Évangile" (Marc 1. 15). "Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; non pas sur la base des œuvres, afin que personne ne se glorifie".
A propos de l'amour
ENRACINÉS ET FONDÉS DANS L’AMOUR
"Jésus a fait en sorte que nous puissions comprendre à quel point nous sommes précieux aux yeux de notre Père céleste" (voir ÉPHÉSIENS 3. 17-19).
Quand il est question de stabilité, tout dépend de la structure de soutien. Les racines de la plupart des arbres recouvrent de deux à trois fois plus de superficie que leur feuillage.
Par ailleurs, la fondation du plus haut gratte-ciel du monde est enfouie à plus de 48 mètres de profondeur.
La vie chrétienne a pour fondement l’Amour de Dieu, un Amour que Jésus-Christ nous a révélé et qui nous rend capables d’aimer à notre tour.
Dans le passage du jour, c’est ce que Paul a en tête lorsqu’il achève sa prière. Il prie pour que les Éphésiens, dynamisés par le Saint-Esprit et encouragés par la présence de Jésus-Christ en eux, soient fondés sur cet Amour.
Il demande aussi qu’ils comprennent mieux l’Amour de Christ pour « tous les saints » (Éphésiens 3. 18).
Dieu jette au fond de la mer tous nos péchés (Michée 7. 19). Même si l’Amour de Dieu « surpasse toute connaissance », Paul veut que les Éphésiens comprennent qu’elle est « la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur » (v. 18, 19) de cette grande fondation afin qu’ils s’y reposent en toute sécurité.
Nous sentant nous-mêmes en sécurité, nous pourrons prier sans cesse pour que d’autres chrétiens viennent faire la même expérience que nous.
LA PUISSANCE DE L’AMOUR
Nous pouvons manifester l’Amour de Dieu aux autres en prenant soin d’eux. (voir LUC 15. 11-32).
Dans ce passage, Jésus raconte une parabole au sujet d’un homme qui a deux fils. Le plus jeune fils lui demande prématurément sa part d’héritage, puis part pour un pays éloigné. Après avoir dissipé tout son bien, celui-ci décide de retourner chez son père et de lui demander pardon. Alors qu’il est encore loin de la maison, son père court à sa rencontre pour l’accueillir.
La parabole du fils prodigue ne mentionne jamais le mot amour, mais l'amour est évident dans chacune des actions du père. En relevant les expressions d’amour, relisez la parabole en vous mettant à la place du père, puis du fils cadet.
Quels exemples pouvez-vous trouver ?
Notez ce que l’Amour divin nous permet de faire : "Réagir avec grâce aux épreuves. Sacrifier sans se plaindre. Attendre patiemment que les gens changent au lieu de les y forcer. Encourager les autres. Pardonner à ceux qui nous ont offensés. Donner généreusement et servir joyeusement en tout temps. Aider les gens qui sont éprouvés. User de bonté envers ceux qui nous jugent ou ne nous comprennent pas".
En gardant cette parabole à l’esprit, comment pouvons-nous aimer les autres pleinement, à l’instar du Seigneur ?
L’AMOUR BANNIT LA CRAINTE
L’Amour parfait de Dieu nous contraint d’aimer courageusement les autres. (voir 1 JEAN 4. 7-21).
Si quelqu'un est enrôlé dans l’armée, et qu'il est joint à une équipe de sauvetage ou a donné naissance à un enfant, vous savez que les gens n’entreprennent pas de missions risquées parce qu’ils croient à tort qu’elles seront sans danger. Au contraire, ils acceptent d’affronter le péril parce que quelqu’un ou quelque chose qu'ils aiment tendrement vaut la peine qu'ils preniez ce risque.
Cela peut nous aider à comprendre pourquoi Dieu dit si souvent à ses enfants de ne pas craindre, puis les enjoint d’avancer hardiment avec obéissance, courage et confiance.
Bien que la peur puisse nous pousser à l’action, l’amour est une meilleure motivation. Nous ferons par amour ce que nous ne ferions jamais par crainte.
L’Amour divin nous contraint. Dieu nous a aimés d’un Amour parfait en son Fils Jésus ; Lui qui a créé le monde, s’est fait chair pour marcher parmi nous, et est mort pour nous sauver.
Nous démontrons son Amour en nous aimant les uns les autres, même quand nous avons peur.
Quelle grande mission Dieu nous a confiée, celle de recevoir son Amour parfait et de le manifester aux autres !
En réalisant sa mission, nous constaterons que là où l’amour abonde, il n’y aucune place pour la crainte.
La Bonne Nouvelle de Dieu à propos de son Fils Jésus (2)
L'Évangile de Dieu est la Bonne Nouvelle que maintenant, des centaines d'années plus tard, Dieu est intervenu pour accomplir son plan et sa promesse qu'un roi viendrait dans la lignée de David, et, comme Ésaïe 9. 6-7 le dit : « Et la souveraineté (reposera) sur son épaule; on l'appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix. Renforcer la souveraineté et donner une paix sans fin au trône de David et à son royaume ».
L'Évangile de Dieu est la Bonne Nouvelle que le temps est accompli et le Royaume de Dieu est proche. « Après que Jean eut été livré, Jésus alla dans la Galilée; il prêchait la bonne nouvelle de Dieu et disait : Le temps est accompli et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle » (Marc 1. 14-15). La venue du Fils de Dieu dans le monde était la venue du « Fils de David » la promesse du Roi à venir. Il régnerait sur les nations, Il triompherait face aux ennemis de Dieu et Il dirigerait dans la justice et la paix. Et selon Ésaïe 35. 10 : "Les rachetés de l’Éternel retourneront, Ils iront à Sion avec chants de triomphe, Et une joie éternelle couronnera leur tête; L'allégresse et la joie s'approcheront, La douleur et les gémissements s'enfuiront".
C'est ce qui fait du verset 3 « l'Évangile de Dieu ». La venue du Fils de Dieu en tant que Fils de David signifie une joie éternelle dans la présence de Dieu, pour tous ceux que le Seigneur a rachetés.
5) « ... Et déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l'Esprit de sainteté, par sa résurrection d'entre les morts, Jésus-Christ notre Seigneur (Romains 1. 4) »
Paul dit encore une chose à propos de « l'Évangile de Dieu » au verset 3. Non seulement qu'il a été planifié et promis avant son accomplissement ; non seulement que cela concerne son Fils qui existait déjà et dans sa nature divine ; non seulement que c'est une bonne nouvelle parce que le Fils est né en tant que fils humain de David afin d'accomplir les espérances de l'Ancien Testament et les rêves de justice, de paix et de joie dans le Royaume de Dieu ; mais, dans le verset 4, Paul dit une chose à la fois terrible et exaltante. Il dit que le Fils de Dieu a été « Déclaré Fils de Dieu avec puissance selon l'Esprit de sainteté, par sa résurrection d'entre les morts. »
Pourquoi est-ce « terrible » ? La plus grande partie du peuple juif à l'époque de Paul attendait que le Messie vienne régner avec puissance sur le plan politique, en dominant sur les Romains qui dirigeaient le monde, qu'il établirait un royaume terrestre à Jérusalem et vivrait à jamais triomphant avec son peuple. Mais ce que Paul dit dans le verset 4 implique qu'entre les versets 3 et 4, le Fils de David est mort. Il est mort sur la croix ! Ceux qui croyaient qu'il était le Messie étaient anéantis. Le Messie ne peut pas mourir. Il est supposé vivre, conquérir et régner. Il n'est pas supposé se faire arrêter et se faire rouer de coups, moquer de lui et crucifier en laissant son peuple sans ressources. C'était absolument anéantissant « Nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël » (Luc 24. 21).
Paul revient sur la mort de Christ dans le chapitre 3, 5 et 8. Mais pour le moment, il parle directement de la note exaltante du triomphe de l'Évangile de Dieu. Paul dit au verset 4 que ce Messie mort est ressuscité des morts. C'est le coeur de l'Evangile de Dieu. Et Paul dit deux choses sur cette résurrection :
5a) Cette résurrection des morts était « selon l'Esprit de sainteté ». Qu'est-ce que cela signifie ?
- Le Saint-Esprit de Dieu a ressuscité Jésus des morts. C'est ce que dit Paul dans Romains 8. 11 : "Et si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d'entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous".
- Ceci nous enseigne que nous serons ramenés à la vie par l'Esprit de Dieu qui habite en nous, tout comme Christ est ressuscité. L'Esprit était donc impliqué dans la résurrection de Jésus.
Mais pourquoi Paul utilise-t-il cette expression inhabituelle : "esprit de sainteté" (que l'on ne trouve nulle part ailleurs dans le Nouveau Testament) ? Voici mon avis. La mort est un sujet très délicat. Lorsque le roi Saul a voulu communiquer avec les morts, il allait voir la sorcière Eyn-Dor en secret (1 Samuel 28. 7 et suivants). Les médiums, les devins et les sorciers étaient en abomination en Israël. Lorsqu'une personne est morte, on la laisse en paix et on ne doit plus chercher à communiquer avec elle. Les séances de spiritisme étaient et sont toujours inacceptables pour les croyants. Jouer avec la mort est considéré comme de la magie noire, et non comme une bonne chose, pure et sainte. Tout sauf ça ! Alors quand il s'agit d'un homme qui a été exécuté puis qui est ressuscité, beaucoup ont dû penser que c'était une chose horrible, inspirant le dégoût, quelque chose de sale et impur, comme la magie noire.
Pour combattre cette idée, Paul met l'accent sur le contraire : Christ est ressuscité des morts en accord avec l'Esprit de sainteté, et non avec les mauvais esprits ou un esprit impur, mais par l'Esprit de Dieu Lui-même qui est essentiellement marqué par la sainteté. L'Esprit de Dieu n'a pas été sali en ressuscitant Jésus. C'était un événement saint. C'était juste et bon et pur et beau et cela honorait Dieu et ne diminuait pas sa gloire. C'était Saint.
5b) Par cette résurrection Christ a été « déclaré Fils de Dieu avec puissance »
L'expression clé est ici « avec puissance ». Je pense que certaines versions sont exactes lorsqu'elles montrent que « avec puissance » modifie l'expression « Fils de Dieu ». Non pas que Christ n'était pas le Fils de Dieu avant la résurrection. Mais à la résurrection, Christ est passé de statut du Fils de Dieu ici-bas dans les limites et la faiblesse de l'humanité, au statut de Fils de Dieu avec puissance dans toute sa Gloire. L'expression clé est « avec puissance. »
C'est ce que Jésus a voulu dire après la résurrection lorsqu'il a dit : « Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre » (Matthieu 28. 18). Voici ce que Paul voulait dire dans 1 Corinthiens 15. 25-26 quand il disait de Christ ressuscité : « Car il faut qu'il règne jusqu'à ce qu'il ait mis tous ses ennemis sous ses pieds. Le dernier ennemi qui sera détruit, c'est la mort ». Autrement dit, Jésus est le Roi messianique. Il règne maintenant sur le monde. Tous ses ennemis sont sous ses pieds. Un jour viendra où Jésus sortira de l'invisible pour révéler sa gloire et établir son Royaume ouvertement et avec gloire sur la terre. C'est ce que Paul veut dire par « Fils de Dieu avec puissance ». Jésus règne maintenant. Il agit en vue d'accomplir ses objectifs au travers de son Esprit et de son Église. Et le jour viendra où Christ vaincra tous ses ennemis et "tout genou fléchira et confessera qu'il est Seigneur à la gloire de Dieu le Père" (Philippiens 2. 11).
Ce sera l'accomplissement de l'Evangile de Dieu, auquel nous disons : « Amen, viens Seigneur Jésus. »
La Bonne Nouvelle de Dieu à propos de son Fils Jésus (1)
"Paul, serviteur de Jésus-Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l'Évangile de Dieu, qui avait été promis auparavant de la part de Dieu par ses prophètes dans les saintes Écritures, et qui concerne son Fils né de la postérité de David, selon la chair" (Romains 1. 1-3).
1) L'Évangile de Dieu est l'accomplissement des promesses de l'Ancien Testament :
Il ne s'agit pas d'une nouvelle religion. C'est l'accomplissement des anciennes promesses de Dieu. Le Dieu de l'Ancien Testament est le Dieu du Nouveau Testament. Ce qu'Il préparait et promettait dans l'Ancien Testament, Il l'a accompli par la Venue de son Fils Jésus que nous révèle le Nouveau Testament.
2) Dieu tient ses promesses :
Des centaines d'années passent. Les Juifs se demandent si le Messie viendra un jour. Ils passent par de terribles souffrances. Puis Dieu agit et accomplit sa promesse. Cela signifie que nous pouvons faire confiance à Dieu. Souvent, il peut nous sembler qu'Il a oublié ce qu'Il avait promis, mais sachons avec certitude que Dieu n'oublie jamais ses promesses. Le verset 2 ne confirme pas seulement le contenu de l'Évangile, mais il nous donne aussi une raison d'y croire. Si nous pouvons voir que Dieu a promis Christ des siècles avant sa Venue et qu'Il accomplit ses promesses dans tous les détails, notre foi est renforcée.
3) Ce sont des écrits inspirés que nous devons honorer et croire :
Remarquons les implications très importantes du verset 2 pour notre compréhension des Écritures. Premièrement, il y a Dieu ; puis il y a une promesse que Dieu veut faire ; puis il y a des prophètes « au travers de qui » (remarquez non pas 'par qui' mais 'au travers de qui', Dieu Lui-même reste celui qui parle). Dieu exprime sa promesse ; puis il y a des écrits ; et ces écrits sont qualifiés de saints. Pourquoi sont-ils saints, par rapport à tous les autres écrits, uniques en leur genre et précieux ? Parce que Dieu Lui-même y parle. Lisons le verset avec attention : « Dieu l'avait promis auparavant par ses prophètes dans les saintes Écritures ». Dieu en avait fait la promesse dans les Écritures. Dieu parle dans les Écritures. C'est ce qui fait qu'elles sont saintes. C'est la façon dont Paul comprend les Écritures et ce devrait être la nôtre aussi. Si nous nous sommes un jour demandés pourquoi nos Bibles portent en couverture le nom de « Sainte Bible », Romains 1. 2 nous donne la réponse : "Qui avait été promis auparavant de la part de Dieu par ses prophètes dans les Saintes Écritures".
Souvenons-nous de trois choses :
(1) Paul se voit dans le premier verset du premier chapitre comme un apôtre de Jésus-Christ, parlant et écrivant avec autorité de la part de Christ qui est le fondateur de l'Église, autrement dit, comme un prophète (Ephésiens 2. 20).
(2) Paul dit dans 1 Corinthiens 2. 13 : « Et nous en parlons, non avec des discours qu'enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu'enseigne l'Esprit ». Autrement dit, Paul affirme que son enseignement vient d'une inspiration particulière.
(3) Dans 2 Pierre 3. 16, Pierre dit que certaines personnes « tordent le sens, comme elles le font du reste des Écritures ». Pierre met donc les lettres de Paul dans la catégorie des Saintes Écritures dont nous parlons ici.
C'est pourquoi prêcher est si important dans notre vie. Nous croyons que la lettre de Paul aux Romains est la Parole de Dieu, et pas seulement la parole d'un homme. Les Saintes Écritures ont promis l’Évangile inspiré de Dieu. Tout l'Évangile s'y est déroulé et il a été préservé pour nous dans les Saintes Écritures inspirées par Dieu. C'est ce que nous croyons, et cela change notre façon de voir la vérité et la doctrine, ainsi que la prédication et la louange et toutes les autres choses dans ce monde.
4) L'Évangile a été planifié depuis longtemps :
La première chose que Paul dit dans l'Évangile est qu'il a été planifié depuis longtemps (1. 2) : « Cet Évangile, Dieu l'avait promis auparavant par ses prophètes dans les saintes Écritures ».
4a) « ...A propos de son Fils ... » :
La seconde chose qu'il dit à propos de l'Évangile de Dieu (1. 3) est que cela concerne son Fils : « Cet Évangile, Dieu l'avait promis auparavant par ses prophètes dans les saintes Écritures, il concerne son Fils... ». L'Évangile de Dieu concerne le Fils de Dieu. Nous devons tout de suite éclaircir deux points concernant le Fils de Dieu, sinon, nous pourrions nous égarer.
4b) Le Fils de Dieu existait avant de se faire un être humain :
"Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, -Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché" (Romains 8. 3).
Dieu a envoyé son Fils pour revêtir notre humanité. Le Fils existait en tant que Fils de Dieu avant de se faire homme. Cela signifie que Christ est et était le Fils de Dieu de façon unique, et non pas comme nous qui sommes enfants de Dieu (Romains 8. 14, 19).
4c) Christ est Lui-même Dieu :
Dans Romains 9. 5, qui parle des privilèges d'Israël, Paul dit : « les patriarches, et de qui [c'est-à-dire Israël] est issu, selon la chair, le Christ, qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen ! ». Et dans Colossiens 2. 9, Paul dit : « Car en Lui, habite corporellement toute la plénitude de la divinité ». Donc, lorsque Paul dit que l'Évangile concerne le Fils, il veut parler de la nature divine et préexistante du Fils. Dans l'Évangile de Dieu, il ne s'agit pas de Dieu qui arrange les affaires humaines au mieux, il s'agit de Dieu qui intervient dans les affaires humaines de l'extérieur par la Personne de son Fils Jésus qui est l'image parfaite du Père et qui est Lui-même Dieu.
Paul donne un énorme poids à « l'Évangile de Dieu » en disant, premièrement qu'il était promis et planifié par Dieu longtemps avant qu'il n'arrive, et deuxièmement, qu'il concerne son Fils divin. Le Créateur Souverain de l'Univers, a planifié de bonnes choses pour le monde, et au centre de son plan se trouve Jésus Son Fils.
4d) « ...Il est né de la descendance de David selon la chair... » :
La troisième chose que Paul dit à propos de l'Évangile de Dieu est que son Fils divin « est né de la descendance de David selon la chair ». Deux choses ressortent ici de façon évidente :
- Le Fils de Dieu est devenu Homme Saint :
Il est né. L’Oeuvre qu'Il avait à accomplir, sa Mission, demandait qu'Il revêtît la nature humaine, en gardant sa nature divine. Dieu n'a pas choisi un homme pour en faire son Fils : Il a choisi de faire de son seul et unique Fils éternel, un Homme semblable à nous mais sans péché.
- Il est né dans la lignée du roi David de l'Ancien Testament :
Pourquoi l’Évangile de Dieu est-il constitué ainsi ? Pourquoi est-ce une Bonne Nouvelle ? La réponse est que toutes les promesses de l'Ancien Testament dépendent de la Venue du Messie, celui qui est oint, qui régnera en tant que Roi dans la lignée de David, qui conquerra les ennemis du peuple de Dieu et qui apportera la justice et la paix à jamais. Il sera le 'OUI' de toutes les promesses de Dieu.
Considérons deux promesses de l'Ancien Testament : "Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, Où je susciterai à David un germe juste; Il régnera en roi et prospérera, Il pratiquera la justice et l'équité dans le pays" (Jérémie 23. 5). "En ce jour, le rejeton d'Isaï sera là comme une bannière pour les peuples; Les nations se tourneront vers lui, Et la gloire sera sa demeure" (Esaïe 11. 10).
A SUIVRE... / CLIQUEZ ICI
La Passion de Jésus-Christ sur la croix
Luc nous dit que Jésus s’est “présenté vivant à Ses disciples après Sa passion” (Actes 1. 3). Notons le mot passion : il vient d’un mot latin qui veut dire souffrir, mais qui est à l’origine des mots français passion et patience. Quand nous pensons à la croix du Christ, nous voyons Sa souffrance. Quand Dieu y pense, Il voit Sa passion. Passion et souffrance sont inextricablement liées à la croix. Jésus est allé à la mort parce qu’Il nous aimait avec passion. Nous entendons dire que l’Amour ne peut pas faire souffrir, mais aimer son prochain quand il nous déteste, s’approcher de son ennemi quand on sait qu’il va nous rejeter, se rendre vulnérable pour aider les autres, tout cela ne se fait pas sans sacrifice et sans souffrance. La croix est le lieu de rencontre entre souffrance, passion et relation avec Dieu.
Dieu, qui connaît le pire de nos secrets et l’étendue de nos péchés, ne cesse de nous répéter combien Il nous aime, combien Il souhaite nous voir venir à Lui et nous combler de bénédictions. Si nous ne comprenons pas quel degré de passion animait le coeur de Jésus pour le pousser à mourir d’une mort aussi cruelle et humiliante sur la croix, nous trouverons difficile d’accepter ce que Jésus a vraiment souffert pour nous. Paul écrit que Dieu “L’a fait péché pour nous” (2 Corinthiens 5. 21).
Sachons que Jésus est Saint, Il n’avait jamais menti, mais Dieu L’a fait menteur à notre place ; Il n’avait jamais commis d’adultère, mais Dieu l’a fait adultère à notre place. Oui, imaginons n’importe quel péché que nous êtres humains sommes capables de commettre, Jésus a symbolisé ce péché le jour où Il fut cloué et qu'Il est mort sur la croix. Pensons aux crimes les plus vils de l’Histoire de l'humanité, Jésus, ce jour-là, en a endossé la responsabilité, afin que ceux qui les avaient commis puissent échapper au Jugement de Dieu en acceptant de recevoir le parfait Salut en Jésus-Christ. Une autre traduction de ce verset donne : “Lui qui n’avait pas connu de péché, Dieu L’a identifié au péché”. Comme si Dieu avait mis votre carte d’identité de pécheur dans la poche de Jésus ! En retour, Dieu a placé celle de Jésus, en tant que Fils de Dieu, héritier du Royaume et pur de tout péché, dans notre propre poche ! Incroyable, n’est-ce pas ?
Mourir sur la croix était tellement horrible à imaginer que Jésus, à trois reprises, pria : “Mon Père, si c'est possible, que cette coupe s'éloigne de Moi ! Toutefois, non pas comme Moi, Je veux, mais comme Toi, Tu veux” (Matthieu 26. 42). Jésus avait-Il peur de la mort ? Il venait de ressusciter Lazare et savait qu’Il avait pouvoir sur elle. Avait-il peur des clous qui allaient s’enfoncer dans Sa chair ? Il avait guéri tant de souffrances physiques et mentales ! Les clous n’étaient que du fer qu’Il avait un jour créé Lui-même! Il n’a pas prié : “Père, pas ces clous, Je ne pourrai pas les supporter !”Mais juste avant de rendre l’âme, Il s’est écrié : “Eloï, Eloï, lama sabachthani ? Ce qui signifie: Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi M’as-tu abandonné ?” (Marc 15. 34).
Pourquoi ? Parce que, vu du Ciel, Jésus était devenu le symbole de chaque convoitise, mensonge, manipulation, trahison, adultère, acte satanique, meurtre, viol, abus d’enfant, génocide que la terre ait jamais connus au cours de l’Histoire. Non seulement passés, mais aussi futurs. Jésus est devenu le bouc émissaire que Dieu a dû frapper pour nous, afin que nous soyons libérés de tous nos péchés. Et c’est la Bonne Nouvelle de l’Evangile : “Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Christ-Jésus, [qui marchent non selon la chair mais selon l'Esprit]” (Romains 8. 1). Du fait que Jésus a pris sur Ses épaules tous les péchés de notre vie, et du fait que Dieu l’a jugé pour nos propres péchés, nous ne pouvons plus être condamnés pour ces péchés. La justice ne condamne pas deux fois le criminel pour un même crime ! Dieu ne peut nous juger pour ces péchés qui ont été jugés il y a deux mille ans ! Jésus n’a pas oublié un petit péché que nous commettrons un jour. Il les a tous pris sur la croix ! Sa passion c’est maintenant que chaque être humain viennent à Lui et accepte Son salut !
/image%2F0237794%2F20150128%2Fob_54bc49_evangile.jpg)
/image%2F0237794%2F20201127%2Fob_30cab0_moi.jpg)