Il fallait la mort de Jésus et sa résurrection
"Ne fallait-il pas que le Christ endure ces souffrances ?" (Luc 24. 26)
"Il fallait… qu'il souffre beaucoup... et qu'il soit mis à mort, et qu'il soit ressuscité le troisième jour" (Matthieu 16. 21)
Il est parfois difficile de comprendre et d'admettre que le Seigneur Jésus-Christ ait dû passer par la croix pour que nous soyons sauvés de tous nos péchés.
Jésus a toujours annoncé à l'avance à ses disciples ce qui allait Lui arriver : « Il faut que je marche aujourd'hui et demain », disait-Il avec détermination en guérissant et en faisant du bien, ; le Seigneur Jésus savait quand Il serait arrêté (Luc 13. 32). Jésus disait à ses disciples « qu'il fallait qu'Il aille à Jérusalem, qu'il fallait qu'Il souffre beaucoup, qu'Il soit mis à mort, et qu'Il ressuscite le troisième jour » (Matthieu 16. 21). Certes, les disciples de Jésus n'ont pas compris tout de suite ce que cela voulait dire, mais ils se sont souvenus de ceci « il fallait » devant le tombeau vide, trois jours après la mort de Jésus, au moment de sa résurrection (Luc 24. 7-9). Ils ont vérifié l'exactitude de chacune de ses paroles. Ils ont vu Jésus ressuscité, vivant. Jésus leur a rappelé alors qu'il fallait que les prophéties de l'Ancien Testament à son sujet se réalisent, pour que la repentance et le pardon des péchés puissent être annoncés au monde entier en son nom (Luc 24. 46-47) : il fallait que le pécheur soit puni, ou que Jésus prenne sa place.
C'est à cette condition que Dieu offre un plein et parfait pardon à celui qui se repent de tous ses péchés et qui met sa confiance en Jésus. Et pour nous qui avons accepté dans notre coeur le parfait sacrifice de Jésus sur la croix, Dieu ne se souvient plus de nos péchés (Esaïe 43. 25) et nous considère alors comme justifés, parfaitement justes, et dignes d'être heureux dans sa compagnie pour toujours au Paradis. Pour nous enfant de Dieu, n'est-ce pas un sujet de reconnaissance, de joie et d'étonnement quotidien ?
L'Esprit d'adoption
"Vous n'avez pas reçu un esprit de servitude pour être de nouveau dans la crainte, mais vous avez reçu l'Esprit d'adoption, par lequel nous crions: Abba, Père! L'Esprit lui-même rend témoignage avec notre esprit que nous sommes enfants de Dieu" (Romains 8. 15, 16).
"Et ce n’est pas elle seulement; mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps" (Romains 8. 23).
"Et, parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé l'Esprit de son Fils dans nos cœurs, criant : “Abba, Père”" (Galates 4. 6).
Paul a écrit au sujet de l'adoption en deux sens, présent et futur. Dans Romains 8. 15, Paul a déclaré que nous avons déjà reçu l'esprit d'adoption : "Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père !"
C'est par la présence de l'Esprit de Dieu que nous sommes rendus ou sommes désignés comme étant les propres fils de Dieu et que nous pouvons maintenant L’appeler par le mot intime Abba qui vient de l’araméen et qui signifie Père, Papa. Le fait de posséder l'Esprit de Dieu change notre manière de penser. Il identifie aussi ceux de la maison de Dieu et faisant partie de Sa famille. "Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu" (Éphésiens 2. 19).
L'Esprit de Dieu et notre esprit témoignent de notre nouveau statut : "L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu" (Romains 8. 16).
Puisque Dieu est notre Père et que nous sommes Ses enfants (génériquement parlant), nous sommes également maintenant les héritiers de Dieu, afin d’hériter de tout ce qu’Il possède. "Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui" (Romains 8. 17).
Mais notre adoption n'est pas encore complète. "Et ce n’est pas elle seulement; mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps" (Romains 8. 23).
"Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie, et j’habiterai dans la maison de l’Éternel jusqu’à la fin de mes jours" (Psaumes 23. 6).
Être scellé de l'Esprit d'adoption est l'un des plus heureux privilèges de l'ère chrétienne. Avant que nous puissions jouir de cette liberté de fils, il était nécessaire que Christ meure sur la croix et qu'Il ressuscite. “Quand l'accomplissement du temps est venu, Dieu a envoyé son Fils, né de femme, né sous la Loi, afin qu'il rachète ceux qui étaient sous la Loi, afin que nous recevions l'adoption. Et, parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé l'Esprit de son Fils dans nos cœurs, criant: Abba, Père” (Galates 4. 4-6).
Ainsi, c'est par la mort et la résurrection de Christ que nous sommes amenés dans la position bénie d'enfants de Dieu. Par la foi, nous prenons conscience de cette vérité et nous en jouissons. “Vous êtes tous fils de Dieu par la foi dans le Christ Jésus” (Galates 3. 26). Cette bénédiction, la plus élevée qui soit, est notre part actuelle. “Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu” (1 Jean 3. 2). Lorsque cette vérité est connue avec puissance dans notre âme, nous sommes rendus capables de servir Dieu notre Père céleste d'une manière convenable. Nous ne Le servons pas par crainte servile, comme sous la Loi, mais avec respect et avec une crainte filiale, afin de ne pas attrister le cœur de notre Père plein de grâce.
Cette liberté est d'un grand réconfort. Quelle richesse de bonté déjà maintenant ! Notre avenir est d'être pour l'éternité devant Dieu le Père, devant son Fils Jésus qui nous aime infiniment, comme les objets de son élection, de son adoption et de sa grâce infinie !
Face a la mort
La mort est, pour tous les êtres humains qui n’ont pas d’espérance, comme un cap des tempêtes. On entend parfois des incrédules déclarer, par fierté ou par défi : « Moi, je n’ai pas peur de la mort ! » mais un jour, ils seront « arrachés de leur tente où ils se croyaient en sûreté, ils seront forcés de marcher vers le roi des terreurs » (Job 18. 14).
Dans le tréfonds intérieur de l'être humain sans Dieu, la mort est un sujet de terreur dont on essaie de se débarrasser en proclamant ne pas en avoir peur. Personne n'y échappe et la Bible désigne la mort comme étant « le roi des terreurs »
Mais pour ceux et celles qui ont mis leur confiance en Jésus Christ qui est mort pour nous puis ressuscité, le cap des tempêtes est devenu le cap de l’espérance. Ils ont reçu par la foi la vie éternelle et peuvent attendre la mort sans crainte car elle est la porte d’entrée dans le repos du Paradis en attendant la résurrection pour être introduit par Jésus Lui-même dans la maison du Père pour être avec Lui pour toujours (Jean 14. 2-4).
C’est pourquoi, la Parole de Dieu exhorte les croyants traversant le deuil à « ne pas être affligés comme les autres qui n’ont pas d’espérance. Car si nous croyons que Jésus est mort et qu’il est ressuscité, nous croyons aussi que Dieu amènera par Jésus et avec lui ceux qui sont morts. » (1 Thessaloniciens 4. 13-14).
Sur la terre, il n’y a que 2 catégories de personnes :
● Ceux qui possèdent l’espérance en Jésus, qui peuvent donc attendre la mort sans crainte, celle-ci étant la porte d’entrée dans le repos et la félicité éternels,
● et « les autres qui n’ont pas d’espérance ».
Cher lecteur, chère lectrice, si vous faites partie « des autres qui n’ont pas d’espérance » et si la mort est pour vous une grande inconnue et un sujet de frayeur, il est encore temps pour saisir, par la foi, cette espérance que Dieu vous offre. Croyez en Jésus Christ, son Fils qui est mort pour vous donner la vie éternelle.
« Qui croit au Fils a la vie éternelle » (Jean 3 v.36).
« Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus Christ d'entre les morts, pour un héritage qui ne peut ni se corrompre, ni se souiller, ni se flétrir... » (1 Pierre 1. 3-4).
L'espérance par-delà la mort
Du point de vue chrétien, l'espérance s'enracine dans la foi que la mort n'est pas le dernier mot de tout, qu'elle est certes un gué redoutable, angoissant, mais qu'elle peut être franchie et qu'elle l'a été en Jésus-Christ. La résurrection a une portée historique. Si elle concerne bien le destin historique de Jésus mort en croix, elle a une portée universelle : elle signifie que, dans le présent même, le mur de la mort qui prend figure de l'indéchiffrable, peut être traversé.
Pour le dire autrement, l'espérance s'enracine sur la confiance faite à la Parole de Dieu, transmise par les croyants de tous les âges. Le "Lève-toi et marche !" des évangiles symbolise bien le caractère dynamique de la Parole de Dieu. Ce "Lève-toi et marche" rappelle la création de Dieu, qui façonne à partir du chaos et du néant. Les paroles de résurrection du Christ mobilise dans le paralysé, dans l'homme exclus et sans avenir, des énergies endormies ou mortes. Elles sont divines parce qu'elles ouvrent un avenir. "Lève-toi et marche", c'est l'antithèse de l'homme couché à jamais dans la tombe. Elle devrait être la parole même des croyants à notre monde actuel. Parole qu'ils entendent d'abord pour eux-mêmes, mais qu'en écho, ils doivent pouvoir adresser à une société marquée par le doute, tentée par le vide, fascinée par la noirceur de l'avenir, désireuse de faire reculer la mort. L'espérance constitue le fondement de la foi. Elle tient dans l'affirmation que quelque chose d'autre est possible, et même certain.
Le dernier mot de l'Evangile n'est pas le corps défunt de Jésus dans le tombeau, mais le tombeau vide, et la parole de l'ange, parole pour la foi : "Pourquoi cherchez-vous le vivant parmi les morts ? Il n'est pas ici, mais il est ressuscité." (Luc 24. 5-6).
Plein d’une joyeuse espérance,
Nous avançons vers la cité
Où nous aurons en permanence
Gloire, paix et félicité.
Cette espérance glorieuse
Ranime nos cœurs abattus.
Oh ! Quelle perspective heureuse
D’être bientôt avec Jésus !
« Cette espérance, nous l'avons comme une ancre de l'âme, sûre et ferme » (Hébreux 6. 19).
Notre nouvelle vie en Jésus-Christ
En acceptant Jésus-Christ comme notre Seigneur et Sauveur, notre vie en Adam prend fin, et notre nouvelle vie en Christ commence. Notre héritage devient alors celui de Christ et non plus celui d’Adam.
1. Une dépendance éternelle de Dieu :
Le dernier Adam, Jésus, était en dépendance complète vis-à-vis de Dieu son Père. Le premier Adam ne dépendait de Dieu que jusqu’à ce qu'il pécha contre Lui. Il est ensuite devenu très indépendant. Alors que Jésus disait : « Moi, je ne peux rien faire par moi-même » (Jean 5 : 30).
Le résultat de la vie de Jésus en dépendance avec Dieu peut se lire dans la prière sacerdotale qu’Il adresse à Son Père : « Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi » (Jean 17 : 7). C’est le modèle d’une vie dépendante de Dieu à cent pour cent.
Nos voies doivent être bien réglées et notre pied se garder du mal (Proverbes 4. 27). Cette équilibre vient d’une dépendance secrète avec Dieu et d’une réelle ferveur dans notre cœur. Il pourra alors s’ensuivre du dévouement pour Dieu. Le Seigneur Jesus seul peut nous aider à sortir d’un état déficient. Il veut nous guérir et nous consoler. Il est le seul parfait exemple d’une marche à la gloire de Dieu sur la terre. Jesus a pu dire aux siens : « Ma nourriture est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre » (Jean 4 : 34).
2. Une vie spirituelle ininterrompue :
Après la chute, tous les autres individus nés sur la planète terre étaient spirituellement morts dès la naissance avec une seule exception notable : Jésus-Christ. Comme le premier Adam, Jésus est né spirituellement vivant dès la naissance, conçu par l’Esprit de Dieu, pour pouvoir remplacer le premier Adam pécheur. Jésus a proclamé qu’Il était le pain de vie (Jean 6 : 48), la résurrection (Jean 11 : 25) et la vie, le chemin, la vérité et la vie de Dieu (Jean 14 : 6). Jean a compris aussi que Jésus était la lumière des hommes (Jean 1 : 4).
Mais la différence avec le premier Adam est que Jésus est Saint et Il a maintenu Sa vie spirituelle jusqu’à la croix. Juste avant Sa mort, Jésus a remis Son Esprit entre les mains de Son Père (Luc 23 : 46). Devenu malédiction sur la croix par amour pour nous et par Son propre choix et portant ainsi les péchés du monde, Jésus a donné Sa vie en échange de notre nature de péché pour payer pour le prix des péchés de toute l’humanité déchue. Personne ne la Lui a prise ou ne la Lui a arrachée, c’est Jésus Lui-même qui a décidé de s’offrir en sacrifice pour nous libérer de l’esclavage dans lequel nous nous sommes retrouvés. Le Père a accepté le sang de Son Fils dans le sanctuaire céleste et Il a alors pu nous envoyer le Saint-Esprit qui est notre Guide, notre Consolateur.
Si la vie physique de Jésus a pris fin à ce moment là sur la croix, Sa vie spirituelle a été ressuscitée pour qu’un grand nombre puisse être sauvé. Jésus est venu proclamer Son Royaume qui n’aura pas de fin : le Royaume que Son Père Lui a confié et qu’Il nous a remis en gérance.
Le but de Dieu a toujours été de rétablir Son Royaume et Sa justice sur la terre : Il nous a créés pour en être les ambassadeurs. Aujourd’hui, dans Son corps ressuscité et glorifié, Jésus-Christ vit pour l’éternité à la Droite de Son Père : Il siège sur le Trône, Son Nom c’est Jésus.
3. Être « en Christ », c’est recevoir une nouvelle identité :
« Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ » (1 Corinthiens 15 : 22). C’est une affaire de vie : les croyants en Jésus sont « en Christ » c'est-à-dire qu’ils héritent la vie éternelle. Être en Christ est l’élément le plus essentiel de notre identité. Nous trouvons plus de quarante allusions au fait d’être en Christ ou d’avoir Christ en nous dans le livre aux Ephésiens du Nouveau Testament.
4. Une nouvelle vie nécessite une nouvelle naissance :
Nous ne sommes pas nés en Christ dès notre naissance dans ce monde ; nous sommes nés dans le péché à cause du premier Adam. Pour entrer dans une vie nouvelle en Christ, nous devons y naître. Comment passons-nous de la vie « en Adam » à la vie « en Christ » ? Jésus l’a révélé dans son dialogue avec Nicodème : « Nous devons naître de nouveau (Jean 3 : 3).
La naissance physique ne nous donne que la vie physique. Mais la vie spirituelle, la vie éternelle nous est accordée que par une naissance spirituelle (Jean 3 : 36). Une vie nouvelle et éternelle commence lorsque nous naissons de nouveau en plaçant notre foi en Jésus-Christ.
Lorsque nous avons dit « oui » à Jésus-Christ, notre vieux moi est mort ! Notre nouveau moi est vivant et présent en nous pour toujours : nous possédons dès maintenant la vie éternelle parce que nous sommes « en Christ ».
Quelles sont les conséquences d’une vie spirituelle en Christ ? : Dès notre nouvelle naissance, notre âme a été unie à Dieu, tout comme Adam avant la chute. Nous sommes devenus spirituellement vivants, et nos noms ont été inscrits dans le livre de vie (Apocalypse 21 : 27b). Unis à Christ, nous sommes vivants spirituellement pour l’éternité. Amen !.
La croix de Jesus est radicale
La croix de Christ est la chose la plus révolutionnaire et absolue qui puisse jamais apparaître parmi les hommes.
La croix aux époques de la Rome ancienne ne connaissait pas de compromis ; elle ne faisait jamais de concessions. Elle sortait triomphante de toutes les discussions en tuant ses opposants et en les réduisant au silence pour de bon. Elle n’épargna pas Christ, mais elle le massacra de la même façon que le reste. Jésus était en vie quand on Le suspendit cloué sur cette croix et six heures après, il y mourut et on L'en descendit.
Ainsi était la croix lorsqu’elle fit la première fois son apparition dans l’histoire chrétienne. Après que Christ fût ressuscité des morts, les apôtres allèrent partout prêcher son message, et ce qu’ils prêchaient, c’était la croix. Et dans quelque lieu qu’ils aillent dans le monde entier, ils publaient la croix, et la même puissance révolutionnaire les accompagnait.
Le message radical de la croix transforma Saul de Tarse et le changea en un chrétien plein de délicatesse et en apôtre de la foi, de persécuteur qu’il était des chrétiens. Sa puissance changeait les hommes mauvais en hommes bons. Elle secoua la longue servitude du paganisme et façonna complètement tout le paysage moral et mental du monde occidental. Elle accomplit tout ceci et continue à le faire pour autant qu’on lui permette de rester ce qu’elle fut à l’origine, une croix.
Sa puissance s’en est allée lorsque la croix fut changée en objet de beauté, d’objet de mort qu’elle était. Lorsque les hommes firent d’elle un symbole, l’accrochèrent autour de leur cou comme un bijou ou qu’ils esquissèrent devant eux son contour comme un signe magique pour repousser le mal, alors à ce moment-là elle devint, dans le meilleur des cas, un emblème sans force, et dans le pire des cas, un fétiche positif. En tant que tel, la croix est révérée aujourd’hui par des millions de gens qui ne connaissent absolument rien de sa puissance.
La croix accomplit ses desseins en détruisant un modèle établi, celui de la victime, et en créant un autre modèle, le sien. Ainsi, elle garde toujours sa méthode. Elle triomphe en vainquant son opposant et en lui imposant sa volonté. La croix domine toujours. Elle ne se compromet jamais, ne marchande jamais.
En pleine connaissance de tout ceci, Jésus-Christ affirma : « Si quelqu’un veut me suivre, qu’il se renie lui-même, et qu’il prenne sa croix, et me suive » (Matthieu 16. 24). Ainsi non seulement la croix amène la vie de Christ à une fin, mais elle achève aussi la première vie, c'est-à-dire l’ancienne vie de chacun de ses vrais disciples. Elle détruit l’ancien modèle, le modèle adamique, dans la vie du croyant, et le conduit à sa fin. Ainsi le Dieu qui a ressuscité Christ des morts ressuscite le croyant et une nouvelle vie commence.
Cela, et rien de moins, c’est le véritable christianisme, et nous ne pouvons faire autrement que reconnaître la divergence évidente de cette conception par rapport à celle tenue par le commun des mortels parmi les évangéliques d’aujourd’hui.
Mais nous n’osons pas modifier notre position. La croix s’élève haut au-dessus des opinions des hommes et à cette croix toutes les opinions doivent venir finalement en jugement.
Des responsables spirituels superficiels et mondains modifieraient la croix pour faire plaisir à leurs saints, qui seraient prêts à se divertir même à l’intérieur du sanctuaire.
Mais agir de la sorte, c’est courtiser le désastre spirituel et risquer la colère de l’Agneau de Dieu devenu le Lion de la tribu de Juda. Nous devons faire quelque chose de la croix, le recevoir dans notre vie et vivre en conséquence..
Si nous sommes sages, nous ferons ce que Jésus a fait: souffrir la croix et mépriser l’ignominie qui lui est attachée en vue de la joie qui nous a été réservée. Faire cela équivaut à soumettre tout le modèle de nos vies à la destruction et à la reconstruction dans la puissance d’une vie éternelle.
Et nous découvrirons qu’il s’agit plus que de la poésie, plus que des doux cantiques et des sentiments élevés.
La croix fera des incisions dans nos vies là où cela blesse le plus, n’épargnant ni nous-mêmes, ni nos réputations soigneusement cultivées. Elle nous mettra en défaite et sonnera le glas de nos vies égoïstes. A ce point là seulement pourrons-nous ressusciter en plénitude de vie pour établir un modèle de vie complètement nouveau et libre et rempli de bonnes œuvres.
Délivrés du péché pour toujours
L'apôtre Pierre écrit que "chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui" et l'apôtre Jacques précise que nous bronchons tous de plusieurs manières. Jacques 3.2
Le terme esclave convient à la situation du pécheur, car il s'agit de chaînes, de liens, de prison, d'une chose qui nous enveloppe, comme le dit la Bible.
Combien de chrétiens sont malheureux d'être liés par de mauvaises habitudes, des passions, auxquelles ils cèdent constamment, malgré leur désir d'en sortir. Ils mènent un combat qui semble perdu d'avance, prenant des résolutions après chaque chute, pour un temps plus ou moins long, pendant lequel ils pensent avoir le dessus. Puis ils retombent !
Alors certains se découragent complètement et cessent de lutter, en essayant de se persuader que Dieu connait leur faiblesse et leur incapacité à surmonter le mal et qu'il leur fait grâce. D'autres continuent le combat et s'épuisent à force d'être vaincus. Tous sont malheureux et soupirent après la délivrance.
Lorsque le péché nous domine exerçant sur nous un attrait que nous ne réussissons pas à repousser, il y a deux solutions proposées dans la Parole de Dieu : la maitrise de soi et la délivrance.
Rappelons-nous que nous enfants de Dieu sommes délivrés de notre corps de mort ! Il a été condamné à la croix, en Christ (v. 3). « Je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi » (Galates 2. 20). Nous sommes « en Christ », dans la position même qu’Il a prise après la résurrection. Il n’y a donc aucune condamnation pour nous enfants de Dieu (Romains 8. 1). En nous faisant naître de nouveau, le Saint-Esprit a produit en nous une nouvelle vie, qui ne pèche pas, plus encore, qui ne peut pas pécher, mais qui est en plein accord avec Celui qui l’a donnée (Jean 3. 5). Pourtant, la chair qui nous fait pécher est toujours en nous. Mais, le Saint Esprit habite en nous et Il est la puissance qui permet à la nouvelle vie d’agir selon sa nature (1 Corinthiens 6. 14). C’est Lui également qui se charge du combat contre la chair (Galates 5. 17). Ainsi la loi (règle immuable) de l’Esprit de vie dans le Christ Jésus nous a affranchi de la loi du péché et de la mort (Romains 8. 2). Nous ne sommes plus dans la chair (dans la vieille nature), mais dans l’Esprit. Notre position sera donc caractérisée par la possession de la vie produite en nous par le Saint Esprit à la nouvelle naissance (Jean 3) et par l’habitation en nous du Saint Esprit Lui-même (Romains 8. 9). Cela implique que nous appartenons à Christ.
L’état normal du croyant en Jésus, c’est d’être libre, affranchi de Satan, du péché et de la mort ; affranchi pour servir Dieu — libre pour jouir d’une communion ininterrompue avec Dieu et avoir une joie parfaite (1 Jean 1. 3-4).
La délivrance que nous obtenons par la foi en l'œuvre du Seigneur Jésus est véritablement un “grand salut” (Hébreux 2. 3) et Celui qui nous l'a acquis est le “Grand Dieu et Sauveur Jésus Christ” (Tite 2. 13). En quoi consiste ce Salut si merveilleux ?
Pour le vrai croyant en Jésus-Christ, ses péchés sont pardonnés, puisque qu'il a mis sa confiance en Jésus qui a expié tous ses péchés à la croix ; là aussi, la nature coupable du vrai croyant en Jésus a été condamnée et crucifiée avec Jésus. Son âme est en paix avec le Dieu trois fois Saint pour l'éternité. Le voilà libéré du poids de ses péchés, de lui-même et de Satan, son accusateur. Mais ce n'est pas tout. Dieu s'occupera de son corps comme il s'est occupé de son âme. Actuellement les corps des vrais croyants en Jésus, comme ceux de tous les êtres humains, sont soumis à la souffrance, à la maladie, et à la corruption après la mort. À la Venue du Seigneur Jésus, ils seront ressuscités et glorifiés : “Nous attendons le Seigneur Jésus Christ comme Sauveur, qui transformera notre corps d'abaissement en la conformité du corps de sa gloire” (Philippiens 3. 20, 21) et nous introduira, corps et âme réunis, dans la maison de son Père.
Ce Salut parfait et complet, nous ne pouvons pas le perdre, nous qui l'avons accepté et reçu dans notre vie. Personne, dit Jésus, ne vous arrachera de ma main et personne ne peut vous arracher de la main de mon Père (Jean 10. 28, 29). Tenons pour vraies et fermement établies nos certitudes en Jésus-Christ, gardons en toutes circonstances la joie d'avoir un tel salut si grand et un tel Sauveur si merveilleux.
Enfer ou Paradis ?
Beaucoup d'êtres humains sur la terre pensent qu'ils seront sauvés par leurs bonnes œuvres en faisant le bien et qu'ils iront au Paradis. Ils croient que Dieu pèsera leurs bonnes œuvres et leurs mauvaises œuvres pour leur amener soit au Paradis, soit en Enfer. C'est parce qu'ils ne connaissent pas ou qu'ils refusent d'accepter le Salut parfait et gratuit que Dieu nous offre en Jésus Christ qui a pris tous les péchés de l'humanité et les a tous expié par sa mort à la croix. Oui, Jésus a subi pour nous le châtiment de tous nos péchés et ensuite Il est ressuscité, Vivant pour toujours. Nous devons accepter le Seigneur Jésus-Christ et mettre notre confiance en Lui seul. C'est par ce seul moyen que nous pouvons être sauvés pour toujours, que nous pouvons avoir la vie éternelle et une place assurée au Paradis.
La Bible affirme tout d'abord que l'Enfer correspond à la séparation éternelle d'avec Dieu des personnes qui auront refusé ou négligé le Salut parfait et gratuit que Dieu nous offre en Jésus Christ. L'Enfer est un lieu de souffrances terribles et éternelles, tous ceux qui y seront, y subiront pour toujours la terrible Colère de Dieu contre le péché.
La Bible affirme aussi que le Paradis aussi existe : c'est le lieu du bonheur infini et éternel où se retrouveront avec Jésus-Christ ceux qui auront mis leur confiance en Lui, qui auront cru en son parfait sacrifice à la croix pour leurs péchés comme seul et unique moyen pour leur salut. Tous ceux qui seront au Paradis seront pour toujours heureux dans la gloire merveilleuse de Dieu, de Jésus-Christ.
Enfin la Bible réfute l'humanisme complaisant qui consiste à croire l'être humain bon et attiré par le bien, capable de régler lui-même ses problèmes. Mais la Bible nous invite aussi à recevoir l'Amour de Dieu dans nos cœurs, et d'accepter le Salut parfait que Dieu offre gratuitement à tous en son Fils Jésus. Elle nous propose de laisser Jésus-Christ vivre en nous pour que nos relations les uns avec les autres soient heureuses et pour que nous ayons aussi déjà la vie éternelle dès ici-bas.
Jésus a vaincu la mort pour nous tous
L'homme meurt et gît là ; l'homme expire, et où est-il ? (Job 14. 10)
(Jésus dit : ) Moi, je suis le premier et le dernier, et le vivant ; et j'ai été mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles ; et je tiens les clefs de la mort et de l'hadès. (Apocalypse 1. 17, 18)
Un homme politique après une opération à cœur ouvert s'exprimait ainsi avec assurance : «J'ai frôlé la mort, mais je l'ai vaincue !». L'angoisse de la mort est au fond de chaque être humain. Peut-on la chasser par une affirmation provocante ?
La mort est la conséquence (le salaire) du péché (Romains 6. 23a), et chaque être humain, après la mort, aura à comparaître en jugement devant Dieu. Si nous reconnaissons ce terrible constat de la Parole de Dieu, alors recevons avec une profonde reconnaissance l'offre que Dieu propose gratuitement à chacun de nous maintenant : “Le don de grâce de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur” (Romains 6. 23b). Jésus a connu la mort et a subi la colère du Dieu Juste et Saint contre les péchés du monde. Ce châtiment aurait dû tomber sur nous. Par Amour, Jésus l'a enduré pour nous ; Il est entré dans le tombeau, Il en est ressorti victorieux : Il est ressuscité et vivant pour toujours.
À la croix, Dieu a condamné son Fils Jésus Christ pour nous tous êtres humains. Si nous le croyons, nous sommes au bénéfice de la mort et de la résurrection de Jésus. La délivrance de tous nos péchés nous est offerte gratuitement par Jésus. La grâce divine va plus loin : si nous sommes morts avec Jésus Christ, nous sommes aussi ressuscité avec Lui, et nous avons la vie éternelle pour toujours. La mort de notre corps n'est alors que le passage dans le paradis pour être éternellement avec Celui qui nous a sauvé pour toujours. Jésus Christ proclame cette bonne nouvelle en disant: “Celui qui entend ma parole, et qui croit en celui qui m'a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie” (Jean 5. 24).
Comprendre l'Amour de Dieu
« L'amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui » (1 Jean 4. 9).
« Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16).
« ... Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous » (Romains 5. 8).
« Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu'il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés » (1 Jean 4. 10).
Il est parfois difficile à l'être humain, à cause de sa nature égoïste, de croire en l'Amour parfait du seul vrai Dieu qui nous aime sans condition. Dieu crée l'être humain à son image, le place dans le jardin d'Éden (un jardin de délices), mais l'être humain s'empresse de désobéir et se rebelle contre Dieu son Créateur. Alors Dieu, pendant de longs siècles, cherche à toucher le cœur et la conscience des êtres humains. Enfin Dieu envoie son propre Fils Jésus sur la terre, où Il est rejeté et haï dès le jour de sa naissance. Malgré les multiples miracles et les enseignements du Seigneur Jésus-Christ qui montrent la Grâce et l'Amour du seul vrai Dieu, l'humanité tout entière se ligue contre Jésus pour le mettre à mort sur une croix comme un malfaiteur.
Comment Dieu répond-Il à une telle haine de la part des êtres humains ? Il la supporte. Bien plus, en vertu du sang de Jésus-Christ versé sur la croix, Dieu pardonne à tous ceux qui se repentent de leurs péchés, qui acceptent sa Grâce et qui mettent leur confiance en Jésus. Au lieu d'anéantir les êtres humains qui sont devenus ses ennemis et qui ont crucifié son Fils unique et bien-aimé, qui est mort pour eux à la croix pour tous leurs péchés, Dieu fait de tous ceux qui reçoivent Jésus et croient en Lui, ses enfants. Oui, Dieu les destine à une éternité de bonheur en sa compagnie au Paradis. Oui, Dieu sauve de la mort éternelle qu'est l'Enfer quiconque croit et reçoit Jésus-Christ dans son coeur.
Humainement, nous ne pouvons pas comprendre un tel Amour si infini de la part du seul vrai Dieu pour nous êtres humains qui nous sommes rebellés contre Lui. Il n'est pas à notre mesure, mais à l'échelle divine ; pourtant cet Amour parfait de Dieu s'est déployé pour nous en son Fils Jésus Christ, et nous répétons avec adoration : “Le Fils de Dieu... m'a aimé et... s'est livré lui-même pour moi” (Galates 2. 20). Il nous faudra l'éternité pour “comprendre parfaitement avec tous les saints quelle est la largeur et la longueur, et la profondeur et la hauteur… et connaître l'Amour du Christ qui surpasse toute connaissance” (Éphésiens 3. 18, 19).
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Quand l'Amour de Dieu est le fondement de tout ce que nous faisons, l'effet automatique est de savoir qui nous sommes en Christ. "Mais Dieu montre son amour envers nous, en ce que nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous" (Romains 5: 8).
Si nous voulons faire une étude sur le Christ qui mourut pour nous, alors lisons le livre des Romains, en particulier les chapitres 1 a 10. Christ est mort pour nous, ce qui signifie qu'Il nous a aimés alors que nous ne le méritions pas. Il a démontré ce qu'était l'Amour de Dieu quand Il est mort pour des gens qui ne pouvaient rien faire pour Lui. Jesus n'est pas seulement mort sur la croix pour nous sauver, mais Il mourut sur la croix parce qu'il nous aime.
Cela devrait nous dire combien nous avons de la valeur en Jesus notre Seigneur et Sauveur. Le sacrifice que Jésus a fait sur la croix détermine la valeur du peuple qu'il a acheté. Il nous a acheté alors que nous étions encore pécheurs.
Jésus est venu sunir a nous alors que nous n'étions rien. Il nous a sauve par Amour pour nous. Il vient habiter en nous tous qui croyons en Lui. Il nous aime alors que nous étions pécheur pour démontrer que Dieu ne nous aime pas pour que tu fasses quelque chose ou que tu sois différent de ce que tu es en ce moment. Ainsi, lorsque Christ est mort pour nous, cela nous a montré qu'Il n'avait aucune obligation.
Ephésiens 3: 19 dit: «et connaître l'amour de Christ qui surpasse la connaissance, afin que vous soyez comblés de toute la plénitude de Dieu.» En d'autres termes, que vous sachiez avec votre cœur ce que vous ne pouviez pas savoir avec ta tête. Cela a eu beaucoup plus de sens pour moi quand Jamie est né. Je ne pouvais pas expliquer l'amour que j'avais. En fait, je ne savais même pas que c'était en moi! C'est le genre d'amour que Dieu nous aime.
Le Christianisme c’est d’abord le salut des pécheurs
Le Salut est le grand thème de l’Écriture. Si nous pouvons voir le grand récit biblique au travers de la trame création, la chute, la rédemption et la consommation, il est clair que c’est le troisième acte qui domine les pages de la révélation spéciale. À proprement parler, la Bible décrit la création en deux chapitres (Genèse 1-2), la chute en un chapitre (Genèse 2) et la consommation en deux chapitres (Apocalypse 21-22). Les autres chapitres concernent la rédemption.
Bien sûr, en disant que le christianisme parle du salut, nous ne voulons pas dire que le christianisme ne parle que du péché et du salut. La Bible est un grand Livre rempli de nombreuses idées, de nombreuses promesses et de nombreux commandements. Et pourtant, si nous voulons rendre justice à la mort et à la résurrection de Jésus – et à la prédication apostolique de cette mort et de cette résurrection – nous devons affirmer que le christianisme est avant tout, en premier lieu, en dernier ressort et de manière étonnante, un message sur l’initiative gracieuse de Dieu pour sauver les êtres humains pécheurs.
L’histoire que nous racontons
Quel est le thème central de la Bible ? Quel est le but de la Semaine sainte ? Quelle est l’histoire que nous devons raconter aux nations ? La façon dont nous évaluons l’intrigue centrale de l’histoire de la rédemption définira le christianisme que nous vivons et le Christ que nous proclamons. La foi chrétienne est-elle principalement l’histoire d’un monde à renouveler ? D’un Dieu auquel il faut obéir ? D’un mystère à explorer ? D’un pèlerinage à vivre ? Ou bien la bonne nouvelle de la Bible est-elle, le plus souvent et le plus significativement, l’histoire de pécheurs à sauver ?
À une époque où l’accent mis sur le salut des pécheurs est parfois dénigré comme étant trop restreint et trop peu soucieux des besoins réels du monde, nous ne devons pas perdre de vue l’aspect sotériologique de l’histoire biblique. L’œuvre du Christ pour sauver les pécheurs impuissants et condamnés à l’Enfer est au cœur de l’Évangile et constitue le minimum irréductible du message apostolique de la croix.
Ce n’est pas pour rien que les quatre évangiles culminent avec la mort et la résurrection de Jésus. Aucune autre biographie ne consacre un tiers de son temps à détailler la dernière semaine de son personnage. Mais les évangiles ne sont pas des biographies ordinaires. Ils racontent l’histoire de la victoire dans la défaite, du triomphe dans la tragédie. Ne vous y trompez pas : le but de la vie de Jésus était de mourir, le but de sa mort était de ressusciter, et le but de sa résurrection était de justifier les pécheurs qui se confient en lui (Romains 4:25). En voyant Jésus, Jean Baptiste a annoncé : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » (Jean 1,29). Dès avant sa naissance, la mission du Christ était de sauver les pécheurs. « Tu lui donneras le nom de Jésus », dit l’ange à Joseph, « car il sauvera son peuple de ses péchés » (Matthieu 1, 21). Il n’est pas étonnant que Jésus ait compris que sa propre mission consistait à venir « chercher et sauver les perdus » (Luc 19:10). « Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi », a-t-il dit à ses disciples, « mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude » (Marc. 10:45).
Le Christ et sa croix
Bien sûr, l’œuvre du Christ sur la croix a eu de multiples facettes. Dans la mort de Jésus, nous avons la victoire sur le mal, la défaite de Satan et l’exemple de l’amour parfait. Nous pouvons parler d’autre chose que du péché et du salut lorsque nous parlons de la croix, mais nous ne devons pas dire moins. Car il n’y a aucune bonne chose accomplie par la croix qui n’ait été faite en dehors de la satisfaction de la justice divine, de l’expiation du péché et de la propitiation de la colère.
Si le terme « évangélique » a quelque valeur, cela signifie que nous sommes des personnes qui vivent, respirent, aiment et partagent l’évangile. Cela signifie que notre prédication ne s’éloigne jamais du Christ et de son crucifié (1 Cor. 1:23). Cela signifie que la chose la plus importante du message le plus important au monde est que le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures (1 Cor. 15:3).
Le problème du monde est (et a toujours été) le péché. Le besoin présent est (et a toujours été) le salut. Nous croyons en l’éthique. Nous croyons à la vie de disciple. Nous croyons que le salut mène à la sainteté et aux bonnes œuvres (Tite 2:14). Et nous croyons aussi de toutes nos forces que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle (Jean 3:16).
Nous n’enseignons pas correctement le Dimanche des Rameaux, le Jeudi Saint, le Vendredi Saint et le Christ de Pâques si nous ne disons rien sur l’intérêt de la semaine de passion du Christ en tant que sacrifice expiatoire pour le péché. Sa mort était une offrande de bonne odeur et un sacrifice à Dieu pour nos péchés (Ephesiens 5. 2). Le Christ s’est donné lui-même pour nos péchés (Galates 1. 4). Il est devenu péché pour nous (2 Corinthiens 5. 21). Il a porté nos péchés dans son corps sur le bois (1 Pierre 2. 24). Il a été transpercé pour nos transgressions et blessé pour nos iniquités (Ésaïe 53. 5-6). Le rôle du grand prêtre était d’offrir des dons et des sacrifices pour le péché (Hébreux 5. 1 ; 8. 3), et le Christ est le meilleur, le vrai et le dernier grand prêtre parce que, par l’Esprit éternel, il s’est offert lui-même sans tache à Dieu (Hebreux 9. 14).
La mort du Christ est suffisante pour nous obtenir la purification et la propitiation, le pardon et la rédemption. Le péché est une transgression de la loi (1 Jean 3. 4), mais à cause de la mort du Christ, Dieu est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité (1 Jean 1. 19). Le sacrifice du Christ sur la croix a purifié le péché (Hébreux 1. 3), a ôté le péché (Hebreux 9. 26) et a été une propitiation pour le péché (1 Jean 2. 2). Celui qui nous aime, celui qui fait de nous un royaume et qui fait de nous des prêtres, est, nous devons toujours nous en souvenir, celui qui nous a libérés de nos péchés par son sang (Apocalypse 1. 5-6).
L’histoire du salut de Dieu
Nous ne serons pas une communauté biblique – ou une communauté de Jésus, ou une communauté de l’Évangile – si nous ne sommes pas une communauté du salut pour les pécheurs. Bien que certains puissent appeler cela un évangile sotérien ou un évangile individualiste, la réalité incontournable de l’Écriture est qu’au cœur du message de la croix se trouve la bonne nouvelle simple, merveilleuse et glorieuse que le Christ sauve les pécheurs comme vous et moi. Et si ce message, et tout ce qui s’est passé pour accomplir ce qu’il annonce, représente le point culminant de l’histoire de la rédemption – en fait, si toute l’histoire a pour objet la rédemption – alors nous avons raison de conclure que cet accent sotériologique doit façonner le ton de notre prédication, la priorité de notre ministère et la mission de l’église.
« Cette parole est certaine et digne d’être acceptée sans réserve: Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver des pécheurs. Je suis moi-même le premier d’entre eux » (1 Timothee 1. 15). C’est la prédication que Dieu bénit. C’est ce ministère que Dieu utilise. C’est la mission que Dieu nous a donnée dans le monde. La miséricorde de Dieu est le thème de notre chant car le salut des pécheurs est l’histoire de l’Écriture. Chantons-la, disons-la et savourons-la, cette semaine et pour l’éternité.
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