Comment obtenir le pardon de Dieu ?
1) Comment obtenir le pardon de Dieu ?
Est-ce par nos propres efforts en essayant d’être juste ? En accomplissant des œuvres ? Non. Trop souvent, nous avons recours à notre propre justice et nous nous y réfugions même facilement.
Sachons bien ceci : Le péché nous amène à la mort et nous sommes des morts spirituels. Alors posons-nous cette question : Comment un mort peut-il produire une propre justice ou des œuvres d’expiation ou de rachat ?
Nous sommes souvent habiter par l’inconscience, l’aveuglement et l’orgueil dans nos propres vies. La propre justice n’est rien d’autre qu’un vernis que nous mettons sur un mort pour lui redonner l’apparence de la vie, mais l’intérieur reste sans vie. Jésus le dit aux pharisiens : "Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au–dehors, et qui, au–dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés" (Matthieu 23. 27).
La propre justice dégage l’odeur de l’Enfer, de la mort. Elle est insupportable pour Dieu et Il s’en détourne. Dieu n’accorde pas le pardon par indulgence ou complaisance, ou simplement parce qu’il est bon ou amour. Il en est de même pour ceux qui pensent ou cherchent à obtenir la faveur ou le pardon de Dieu par les indulgences. Dieu exerce sa Justice avec miséricorde, amour, grâce, par le sang de son Fils Jésus versé sur la croix. Il nous l’offre, c’est à nous de l’accepter. Dieu ne nous à jamais demandé d’indulgence, même des indulgences achetées avec de l’argent ou des œuvres, encore moins des mortifications. Il n’y a jamais de pardon accordé sans que la Justice de Dieu soit satisfaite.
Beaucoup brandissent les versets suivants pour se donner bonne conscience et s’accorder comme une dose de tranquillisants ou de somnifères : "Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui" (Jean 3. 16-17).
Mais ils oublient de placer ces versets dans leur contexte. Ils les détachent de ses versets suivants.
Il est plus facile de croire en l’Amour de Dieu sans être obligé de s’engager ou de prendre position : "Celui qui croit en lui (Jésus) n’est point jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et ce jugement c’est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises" (Jean 3 : 18-19).
Beaucoup de personnes se méprennent tragiquement sur la bonté de Dieu. Elles ne la connaissent pas ou mal ou par des ouï-dire. Elles se disent : Dieu est bon, Il a donné son Fils afin que nul ne périsse. Tout cela est vrai, mais à condition que sa Justice soit satisfaite. Sa bonté n’annulera jamais sa Justice.
Dieu a accompli sa part, maintenant il nous appartient d’agir selon sa volonté et de rentrer dans Son plan de vie. Dans Son plan, Dieu nous demande de croire dans celui qu’Il a envoyé, Jésus, et dans son œuvre accomplie sur la croix.
Dieu considère tous nos efforts de propre justice comme un vêtement souillé qui sent mauvais. "Nous sommes tous comme des impurs, et toute notre justice est comme un vêtement souillé ; Nous sommes tous flétris comme une feuille, et nos crimes nous emportent comme le vent" (Ésaïe 64. 5).
Mais Dieu nous aime trop pour nous laisser dans cette situation, dans ce gâchis et dans les mains de celui qui est venu usurper, voler et détruire Sa famille. Car en créant Adam et Eve, Dieu désirait se donner une famille, une grande famille. Il n’a pas renoncé. Un des premiers objectifs de Jésus en venant sur cette terre est de redonner cette famille à son Dieu Père.
2) Le Salut par grâce mais non par les œuvres
Nous précisons tout de suite que, dans le péché, nous discernons deux aspects :
1-les fruits, c'est-à-dire la partie visible (mensonge, vol, adultère, colère etc.)
2- l’arbre qui produit le fruit c'est-à-dire la partie cachée, le cœur : notre nature de ténèbres ou pécheresse, de fils et de filles de la rébellion.
Avant que Dieu donne la loi de Moïse, le péché existait dans le monde mais il n’y avait pas de loi pour le sanctionner. Cette nature pécheresse existait depuis la chute d’Adam et produisait ses fruits : le péché ou de mauvais fruits dont nous rougissons aujourd’hui. En l’absence de loi, il n’y avait pas de condamnation. "Car jusqu'à la loi le péché existait dans le monde. Or le péché n’est pas imputé, quand il n’y a pas de loi." (Romains 5. 13 et 14).
Que dirons nous donc ? La loi est–elle péché ? Loin de là ! Mais je n’ai connu le péché que par la loi. Car je n’aurais pas connu la convoitise, si la loi n’avait dit, Tu ne convoiteras point. (Romains 7. 7).
Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise. Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché ; et le péché, étant consommé, produit la mort. (Jacques 1. 14- 15).
C’est exactement la méthode ou le piège que Satan a employé avec Adam et Eve dans le jardin d’Éden. Avec ses paroles mensongères, il déclenche la convoitise. La convoitise conduit au péché et le péché enfante la mort : « Mais non vous ne mourrez point, mais vos yeux s’ouvriront, vous serez comme Dieu » (Genèse 3. 4-5). Dieu leur avait donné un seul interdit et Satan attire leur attention seulement sur cet interdit. Il ne vante jamais les bénédictions de Dieu à moins que ce soit pour nous souffler à l’oreille : Elles ne sont pas pour toi, Dieu ne t’aime pas assez pour cela, ou tu ne les mérites pas, tu es trop pécheur.
"Or, la loi est intervenue pour que l’offense abonde, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé, afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi la grâce règne par la justice pour la vie éternelle, par Jésus–Christ notre Seigneur" (Romains 5. 20-21).
La loi précise que le sang devait être versé seulement pour les péchés commis involontairement. Pour les péchés volontaires, la sanction était la mort : "Celui qui a violé la loi de Moïse meurt sans miséricorde, sur la déposition de deux ou trois témoins" (Hébreux 10. 28).
La loi est intervenue pour que le péché soit révélé. La loi révèle le péché ou les mauvais fruits. Elle rend le péché condamnable mais elle est impuissante pour mettre à mort notre nature pécheresse ou nous donner une nouvelle nature, c'est-à-dire retrouver notre première nature : « créés à la ressemblance et à l’image de Dieu » (Genèse 1. 27).
C'est par la loi que vient la connaissance du péché. "Or, nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu. Car personne ne sera justifié devant lui par les œuvres de la loi, puisque c'est par la loi que vient la connaissance du péché" (Romains 3. 19-20).
"Car tous ceux qui s’attachent aux œuvres de la loi sont sous la malédiction ; car il est écrit : Maudit est quiconque n’observe pas tout ce qui est écrit dans le livre de la loi, et ne le met pas en pratique" (Galates 3. 10).
C'est par la loi que nous nous reconnaissons pécheurs et incapables de l'appliquer totalement dans nos vies. La loi doit être appliquée totalement, un seul manquement amène la malédiction. "Car quiconque observe toute la loi, et pèche contre un commandement, devient coupable de tout" (Jacques 2. 10). Par la loi, Dieu veut faire prendre conscience à l'être humain, que par lui-même, il n'obtiendra jamais de réconciliation avec Dieu ni le pardon de ses péchés. Il ne changera pas nature.
"Car c’est du dedans, c’est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les débauches, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie" (Marc 7. 21-22).
Ces versets nous révèlent que c’est bien la nature de notre cœur, la cause de nos problèmes et c’est lui qui doit être changé. Seuls nous en sommes incapables.
Comme le pommier ne peut lui-même changer sa nature, une intervention extérieure est nécessaire pour la changer : en lui coupant la tête et en introduisant les greffons d’une autre nature.
Nous avons besoin d’une intervention extérieure pour changer la nature de notre cœur. Aucun homme, si intelligent soit-il ne pourra nous aider à changer notre cœur pervers. "Le cœur est tortueux par–dessus tout, et il est méchant : Qui peut le connaître ? Moi, l’Éternel, j’éprouve le cœur, je sonde les reins, Pour rendre à chacun selon ses voies, Selon le fruit de ses œuvres" (Jérémie 17. 9-10).
C’est pourquoi Dieu dit : "Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai mon Esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois" (Ézéchiel. 36 :26-27).
L'urgence d'annoncer l'Évangile à tous (2)
Dans Matthieu 10 : 28, Jésus utilise le mot « géhenne » pour désigner l'Enfer. La géhenne (vallée de Hinnom) était la décharge municipale de Jérusalem, elle se trouvait au sud de cette ville. On y jetait des ordures (et toutes sortes de déchets) qui y brûlaient sans cesse et leur état dégouteux servait de substance aux vers. Les êtres humains qui refusent ou négligent de recevoir le parfait Salut en Jésus-Christ seront livrés à la décharge (à la géhenne). L'image est totalement révoltante : ils seront jetés en Enfer, là « où leur ver ne meurt point, et où le feu ne s'éteint point » (Marc 9 : 48). Cette même image se retrouve dans Ésaïe 66 : 24 : « Car leur ver ne mourra point, et leur feu ne s'éteindra point ; Et ils seront pour toute chair un objet d'horreur ».
Une décharge publique est un bien triste endroit où terminer sa vie ; un tel sort est à éviter à tout prix. La mission urgente de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ est d'arracher et de sauver quiconque d'une telle destination aussi horrible. Mais l'expression « décharge publique » symbole de l'Enfer, porte en elle une autre idée tout aussi tragique : Dieu considère les habitants de l'Enfer comme des déchets. Oui, voici la pensée de Dieu concernant les existences gâchées des êtres humains enfoncés dans le péché, ne correspondant pas au modèle divin, et non soumises à la volonté du seul vrai Dieu : des déchets !
Pourtant, Dieu accorda la plus grande valeur à ces « déchets » : Dieu a donné la vie de son Fils unique Jésus-Christ pour le Salut de tous les êtres humains perdus dans leurs péchés. Dieu ne rejette jamais les pécheurs à la légère. « Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle » (Jean 3 : 16). Le seul vrai Dieu de l'Univers est tendre et plein de compassion, mais aussi Saint, exigeant et terriblement sévère. Si en tant qu'enfants de Dieu, nous croyons à l'Enfer, nous ne pouvons pas considérer l'évangélisation comme un choix temporaire, ou un passe-temps occasionnel. C'est au contraire une priorité absolue, c'est une vie de tous les jours.
Jusqu'à la fin des temps, l'humanité aura besoin d'entendre la Bonne Nouvelle de l'Évangile et nous devons la lui porter : c'est le désir de Dieu. Notre consécration ne doit pas être passagère, mais au contraire se prolonger jusqu'à atteindre tout notre entourage. Peut-être ne voudront-ils pas écouter la Bonne Nouvelle de l'Évangile, mais ils doivent entendre, Dieu le veut. Nous ne sommes pas responsables des portes claquées au nez des messagers de l'Évangile, mais par contre nous le sommes si nous n'avons pas frappé à ces portes.
Voici la clé du problème : Si nous sommes convaincus du besoin urgent de l'humanité d'entendre l'Évangile et d'y croire, nous irons la lui porter sans tenir compte de sa réaction. Si nous croyons vraiment à la Vérité et à la puissance de la Parole de Dieu pour sauver les êtres humains de l'Enfer, alors nous aurons le désir de partager l'Évangile en toutes occasions et circonstances. Oui, partageons l'Évangile à nos familles, à nos amis, à nos voisins et à chaque fois que nous en avons l'occasion. À travers nos vies, manifestons l'Amour parfait de Dieu autour de nous. Si les êtres humains sont privés de l'Évangile, ils iront dans les terribles tourments de l'Enfer. En sommes-nous vraiment convaincus ?
NB : Ce texte est la suite du résumé que j'ai fait du livre "Dieu, c'est injuste !". Un livre qui, en mars 2005, m'a beaucoup parlé au sujet de l'urgence de l’évangélisation.
L'urgence d'annoncer l'Évangile à tous (1)
La perdition habite notre pauvre monde.
Nous enfants de Dieu, nous savons avec certitude que Jésus-Christ est le seul et unique Sauveur de l'humanité, Il est l'unique Chemin, l'unique Vérité et l'unique Vie. Tout autre moyen de "salut" que les êtres humains empruntent ne les mène pas au seul vrai Dieu trois fois Saint. Ce n'est pas tâche facile et il est délicat de le leur communiquer à la fois avec amour et respect. Mais si nous désirons honorer Dieu et prendre soin de ceux qui sont perdus dans leurs péchés, nous avons la responsabilité de les avertir. Jésus dit : « Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là » (Matthieu 7 : 13).
« Quiconque croit en Jésus reçoit par son nom le pardon des péchés » (Actes 10 : 43) : Le Salut par la foi en Jésus-Christ est pour tous les êtres humains, pour tous les peuples et pour toutes les nations sans distinction. Tous les êtres humains en tous lieux ont besoin du parfait Salut que le seul vrai Dieu offre en son Fils Jésus, et ils doivent entendre l'appel urgent à la repentance et à la foi au Sauveur ressuscité : Jésus-Christ. L'être humain est pécheur et mérite la mort éternelle (en Enfer), mais Dieu nous aime tous et Il offre la Vie Éternelle (au Paradis) à quiconque place sa confiance en Jésus-Christ. Oui, les êtres humains doivent savoir que la mort (de notre corps humain) met un terme à la responsabilité de se mettre en règle avec le seul vrai Dieu notre Créateur « Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement » (Hébreux 9 : 27).
Quiconque entend l'Évangile et le rejette court un grave danger et « la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3 : 36b). Oui, la Bible dit que la colère de Dieu demeure sur quiconque rejette Jésus-Christ et le message de l'Évangile. Elle pèse déjà sur celui qui ne l'a pas entendu car entendre l'Évangile et le refuser laisse la colère de Dieu demeurer sur soi. Rejeter l'Évangile entraîne tôt ou tard la perte de toute occasion d’acquérir la Vie Éternelle.
« Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (1 Timothée 2 : 4). Alors, comment Dieu considère t-Il ceux qui n'annoncent pas l'Évangile aux perdus et tout prédicateur ou messager avare de son message par pur égoïsme ? : comme des criminels ; et ils en rendront compte à Dieu. Quand Dieu a envoyé le prophète Ézéchiel annoncer sa Parole au peuple d'Israël, Il l'avertit sévèrement de ne pas négliger sa mission : Dieu dit à Ézéchiel « Quand je dirai au méchant : Tu mourras ! si tu ne l'avertis pas, si tu ne parles pas pour détourner le méchant de sa mauvaise voie et pour lui sauver la vie, ce méchant mourra dans son iniquité, et je te redemanderai son sang » (Ézéchiel 3 : 18)
La mission de notre Seigneur Jésus-Christ dans ce monde était justement de sauver les êtres humains de l'Enfer, « car le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Luc 19 : 10). L'ordre fondamentale de mission donné par Jésus à ses disciples était : « Allez, faites de toutes les nations des disciples » (Matthieu 28 : 19), car le besoin primordial de tous les êtres humains est qu'ils soient sauvés des horreurs de l'Enfer et de la perdition éternelle.
Jésus affirme qu'au jour du Jugement Dernier, Il déclarera à beaucoup : « Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité » (Matthieu 7 : 22-23). Ce passage s'adressait même à quiconque l'appelait « Seigneur » sans avoir une relation réelle, vivante et personnelle avec Lui. Le drame à la fois dans l'Ancien et le Nouveau Testament est la perdition terrible d'un si grand nombre. L'apôtre Paul déclare responsable tout être humain devant Dieu et dispense (interdit) quiconque de trouver injuste la décision de Dieu. En effet au jour du Jugement dernier, « toute bouche sera fermée » (Romains 3 : 19). Quand les êtres humains pécheurs non sauvés paraîtront devant Dieu, personne dans le monde entier ne pourra qualifier d'injuste la juste condamnation qu'ils recevront de Dieu.
« Le Seigneur Jésus apparaîtra du ciel avec les anges de sa puissance au milieu d'une flamme de feu, pour punir ceux qui ne connaissent pas Dieu et ceux qui n'obéissent pas à l'Évangile de notre Seigneur Jésus. Ils auront pour châtiment une ruine éternelle, loin de la face du Seigneur et de la gloire de sa force » (2 Thessaloniciens 1 : 7-9). Là, « il y aura des pleurs et des grincements de dents » (Luc 13 : 28a). Oui, l'horreur de l'Enfer nous est montré par la douleur atroce et les remords éprouvés éternellement par les perdus.
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NB : Cet article est la première partie du résumé que j'ai fait du livre "Dieu, c'est injuste !". Un livre qui, en mars 2005, m'a beaucoup parlé au sujet de l'urgence de l'évangelisation.
Connaître notre vraie identité
“Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi…” (Galates 2. 20).
Connaître votre vraie identité est important. Beaucoup d’entre nous s’identifient à leur emploi, leur carrière, leur statut social, sans se rendre compte que cela ne constitue pas leur vraie identité.
Trop de chrétiens sont retenus par des liens qu’ils ne comprennent souvent pas et qui les empêchent d’agir sous la puissance du Saint-Esprit. “Ils n’ont pas besoin d’un culte de délivrance”, “mais d’un contrôle d’identité !” Ils ont besoin de découvrir leur vraie identité en Jésus-Christ.
Si Dieu nous a sauvés et libérés du péché, ce n’est pas pour nous laisser tomber ensuite sous l’emprise de Satan. Paul écrit aux Galates : “Avec le Christ, je suis un crucifié ; je vis, mais ce n’est plus moi, c’est Christ qui vit en moi. Car ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré pour moi” (Galates 2. 19-20).
Avant notre conversion nous avions une identité basée sur notre emploi, notre statut social, notre manière de nous habiller, les relations que nous entretenions, etc… ; mais une nouvelle identité nous a été impartie le jour où nous sommes devenus une nouvelle personne en Christ. Or conserver deux identités opposées est impossible.
Pour devenir ce que nous sommes aujourd’hui, enfants de Dieu et cohéritiers du Royaume avec Christ, notre identité précédente doit être révoquée. Crucifier notre personne antérieure, notre vieille nature dirait Paul, est le seul moyen radical d’opérer cette renaissance avec Christ.
La croix est, pour ainsi dire, le bureau où nous faisons l’échange de notre vieille carte d’identité pour en obtenir une nouvelle !
“Considérez que vous êtes morts au péché et vivants pour Dieu en Jésus Christ.” (Romains 6. 11).
Si Jésus est bien mort d’une mort physique et cruelle sur la croix de Golgotha, nous ne “mourons” qu’une mort spirituelle quand Christ entre dans notre vie et nous fait naître de nouveau.
Ressentir cette “mort” peut paraître étrange et peu réel. Pourtant Dieu nous voit comme saints et sans tache, dès lors que nos péchés ont été enlevés de nos épaules par l’œuvre de Christ.
Il connaît notre vraie identité mieux que nous-mêmes et Il désire que nous quittions ce cimetière où notre ancienne nature a été enterrée, pour vivre en tant qu’enfant de Dieu et fils/fille de Roi.
Certains chrétiens disent volontiers “je suis juste un pécheur sauvé par grâce”. L’ennui, c’est qu’une telle affirmation ne correspond pas à la réalité. Dieu ne nous considère plus comme pécheurs dès lors que Sa grâce nous a sauvés.
Plus juste serait de dire : “J’étais certes un pécheur que la grâce divine a sauvé, mais maintenant je fais partie d’une autre famille, celle de Dieu !”
Même si vous commettez des péchés, même si vous êtes attiré par diverses addictions, comme l’alcool ou la pornographie, néanmoins vous devez vous considérer comme un enfant de Dieu qui lutte encore contre des attirances de la chair, mais vos fautes ou vos chutes ne déterminent pas qui vous êtes.
Votre vraie identité n’en est pas affectée. N’oubliez pas que la vie chrétienne est, humainement pour nous, une impossibilité à vivre ici-bas.
Seule la puissance du Christ qui vit en nous peut réussir l’impossible ! Paul ajoute une autre incroyable vérité : “Nous, nous avons la pensée du Christ” (1 Corinthiens 2. 16). L’avez-vous bien compris ?
Nous avons désormais la capacité de penser selon Ses pensées ! Ce qui inclut les émotions, les désirs, les attitudes qui étaient celles de Christ quand Il vivait ici sur terre. Et qui plus est, notre vraie identité nous ouvre une nouvelle patrie : par la foi nous sommes déjà citoyens des cieux où nous rejoindrons un jour notre Sauveur. Car Il vit en nous !
“C’est par Lui que vous êtes dans le Christ Jésus, qui est devenu pour nous sagesse venant de Dieu, justice, sanctification et délivrance.” (1 Corinthiens 1. 30).
Jésus ne veut pas seulement entrer en nous et faire Sa demeure dans notre cœur. Il veut vivre en nous et à travers nous. Et si Sa vie s’exprime à travers notre comportement, nos paroles ou nos pensées, rien ne nous est désormais impossible. Certes, par la présence de Son Esprit, Il vit en nous, mais Il opère à travers nous à condition d’avoir notre coopération. Le Saint-Esprit nous accompagne quand nous témoignons de notre foi à nos voisins collègues ou amis.
Si nous négligeons de lire la Bible, Lui demander de faire naître dans notre cœur un vrai désir pour Sa parole est raisonnable, mais ne vous imaginez pas que soudain votre Bible se retrouvera sur vos genoux, ouverte à la bonne page !
Si nous voulons être efficaces, Sa Parole nous dit : “Offrez-vous à Dieu, comme des êtres revenus de la mort à la vie, et mettez-vous tout entier à Son service comme instruments pour établir ce qui est juste” (Romains 6. 13).
Car vivre la vie chrétienne est impossible en dépit de tous nos efforts. Elle est la conséquence de notre foi, du début jusqu’à la fin. Or notre foi dépend d’une relation avec le Christ vivant qui veut que nous nous identifiions à Lui au point que les autres ne pourront nous différencier.
Sagesse, justification, sanctification et liberté s’exprimeront ainsi à travers nous, dans notre vie de tous les jours, à condition de nous identifier à Lui sans réserve. “
Quelle est ma véritable identité ?” demanderez-vous ! Celle de quelqu’un qui a été pardonné à jamais de tout péché, accepté au sein de Sa famille, et aimé de Dieu sans la moindre arrière-pensée de Sa part.
Comprendre cette vérité vous encouragera à grandir et à développer votre maturité spirituelle.
En Jésus-Christ se trouve le sens de la vie
Dieu est le Créateur de tout ce qui existe, et Il a un plan pour sa création. Autrement dit, ce qui nous donne le sens véritable de la vie, c’est de découvrir le plan que Dieu a pour sa création. Pourquoi y a-t-il alors tant de personnes qui ne trouve pas quel est le vrai sens de la vie ?
C'est parce que l’être humain s'est rebellé contre Dieu. La conséquence du péché de l’être humain, c’est de le séparer de Dieu qui est Saint, Juste et Bon, et que par conséquent, il tombe sous sa juste condamnation à cause de sa méchanceté, de sa désobéissance et de sa rébellion.
Y a-t-il encore un espoir d’échapper au juste jugement de Dieu ? Oui, car Jésus-Christ est mort sur la croix pour nous et Il est ressuscité. Jésus-Christ, le Fils de Dieu sans péché, a supporté la condamnation que nous méritions pour que nous soyons sauvés en croyant en Lui.
Que doit faire l'être humain pour appartenir à Jésus et être ainsi sauvé ? L’être humain doit se détourner de sa rébellion et reconnaître la Seigneurie de Jésus-Christ. Si l’on se repent de ses péchés et si l’on reçoit par la foi Jésus-Christ comme son Seigneur et Sauveur, Dieu efface notre péché, nous adopte comme ses enfants et nous amène au Ciel, auprès de Lui, dès que nous quittons ce monde. Lorsqu’on est au bénéfice d’un si grand salut, se pose la question de savoir comment l’on peut manifester sa reconnaissance pour un tel don si merveilleux.
La vie qui a un sens est une vie d’obéissance au Seigneur Jésus. L’être humain est sauvé en croyant en Jésus-Christ, mais s’il croit en Lui et s’il se sait sauvé, la vie prendra un nouveau sens, il pourra mener une vie d’obéissance qui honore Celui qui l’a sauvé.
La vie qui a un sens est une vie dans la communauté de l’Église. L’obéissance à Jésus-Christ implique, par respect pour ses commandements, d’intégrer une communauté de vie où l’on adore Jésus-Christ. C’est ce qu’on appelle une Église. Aucun être humain vraiment sauvé ne se dérobera au privilège de se rassembler avec ses frères et sœurs sauvés pour adorer le seul vrai Dieu, Jésus-Christ.
Oui, la vie trouve son vrai sens en Jésus-Christ. L’être humain ne peut découvrir le sens de la vie que s’il s'unit en Dieu son Créateur par le moyen de la foi en Jésus-Christ. Le Dieu de la Bible est Celui en qui la vie de l’être humain trouve toute sa signification.
Oui, Le vrai sens de la vie présente et éternelle se trouve dans le rétablissement de la relation avec Dieu que nous avions perdue quand Adam et Ève sont tombés dans le péché, ce qui n’est possible que par son fils Jésus-Christ (Actes 4. 12 ; Jean 14. 6 ; Jean 1. 12). Nous obtenons la vie éternelle en nous repentant de nos péchés (c’est-à-dire en décidant de ne plus continuer à les pratiquer) et en croyant véritablement en Jésus-Christ qui nous transforme et fait de nous de nouvelle créature si nous l’acceptons comme notre Seigneur et Sauveur.
Mais même si accepter Jésus comme Sauveur et Seigneur est une expérience merveilleuse, le vrai sens de la vie humaine ne se limite pas à cela : il consiste à commencer à suivre Jésus-Christ en tant que disciple, en apprenant de Lui, en passant du temps avec Lui dans sa Parole, la Bible, en communiquant avec Lui par la prière et en marchant dans l’obéissance à ses commandements. Si vous n’êtes pas encore chrétien(ne), vous vous direz peut-être ça n’a rien de très enthousiasmant ni d’épanouissant ! Mais Jésus a fait les affirmations suivantes :
« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et courbés sous un lourd fardeau, et je vous donnerai du repos. Acceptez mes exigences et laissez-vous instruire par moi, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. En effet, mes exigences sont bonnes et mon fardeau léger. » (Matthieu 11. 28-30) « Je suis venu afin que les brebis aient la vie et qu’elles l’aient en abondance. » (Jean 10.10b). « Si quelqu’un veut être mon disciple, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive ! En effet, celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la retrouvera » (Matthieu 16. 24-25). « Fais de l’Éternel tes délices, et il te donnera ce que ton cœur désire » (Psaumes 37. 4).
Tous ces versets disent que nous avons un choix à faire. Nous pouvons continuer à chercher à diriger nous-mêmes notre vie, sans jamais parvenir à combler notre vide intérieur, ou nous pouvons choisir de suivre Dieu de tout notre cœur et de rechercher sa volonté pour nous, avec pour résultat une vie pleinement remplie, épanouissante et satisfaisante, qui comblera les désirs de notre cœur.Dieu notre Créateur nous aime et veut le meilleur pour nous (pas nécessairement une vie facile, mais épanouissante). Seuls les disciples consacrés à Jésus-Christ, qui ont renoncé à leurs propres désirs pour poursuivre Ses desseins, Le verront agir pleinement. Ils ont payé le prix (un abandon total à Christ et à sa volonté), ils vivent une vie pleinement épanouie et font face à eux-mêmes, à leurs semblables et à Dieu leur Créateur sans aucun regret. Avez-vous payé le prix ? Êtes-vous prêt(e) à le faire ? Si oui, vous n’aurez plus soif d’un sens à votre vie car vous l'aurez trouvé.
Pardonnés et pourtant responsables
Un maître envoie ses ouvriers ensemencer son champ. Supposons que ceux-ci, au lieu de semer du blé, jettent en terre de mauvaises graines. Le maître apprend la faute, les ouvriers la regrettent, et le maître pardonne, il ne renvoie pas ses ouvriers. Ce pardon généreux changera-t-il la nature de la récolte ? Quand la saison viendra, au lieu d'épis dorés, les serviteurs verront le champ plein de mauvaises herbes. Vont-ils alors douter du pardon de leur maître ? Nullement. La grâce pardonne, mais « ce qu'un homme sème, cela aussi il le moissonnera » (Galates 6. 7).
C'est par la Grâce de Dieu, sa faveur imméritée, que nous sommes sauvés et que nous devenons ses enfants. Nous qui sommes enfants de Dieu, nous ne pouvons pas perdre le salut une fois que nous avons cru au Seigneur Jésus qui s'est sacrifié pour nous à la croix pour nos péchés. Jésus nous a rachetés et il nous a justifiés. Quels que soient nos manquements, si grandes que soient nos fautes, nos péchés, que nous commettons à cause de notre nature humaine, nous allons subir leurs conséquences. Mais nous restons enfants de Dieu pour toujours, car nous avons accepté le sacrifice de Jésus à la croix, mort pour nos péchés et ressuscité pour notre justification.
Mais notre vie chrétienne sur la terre est faite de choix, d'engagements dont nous sommes responsables, et Dieu en tient compte. Il permet que nous subissions les conséquences heureuses ou fâcheuses de nos actes et de nos décisions.
Toutefois, selon la sagesse de Dieu qui nous aime parfaitement, “s'il afflige, il a aussi compassion, selon la grandeur de ses bontés” (Lamentations 3. 32). Ses bontés sont notre suprême ressource pour faire face à nos responsabilités.
Le bien et le mal
L'apôtre Paul écrivait aux Romains : « Ils se sont égarés dans leurs raisonnements, et leur coeur privé d'intelligence a été rempli de ténèbres » (Romains 1. 21).
Mais il y a plus grave encore. Certains refusent d'adhérer aux commandements de Dieu, au nom, disent-ils, de leur propre conscience. Ils refusent les vérités bibliques. C'est pour eux que Jésus a dit : « La lumière est venue dans le monde, et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, car leurs oeuvres étaient mauvaises » (Jean 3. 19).
La notion du bien et du mal a été modifiée radicalement en peu d'années dans notre monde matérialiste et de plus en plus immorale.
Nous enfants de Dieu, allons-nous suivre le courant du monde et faire comme les autres sans que notre conscience s'alarme ? C'est pourtant bien notre conscience qui devrait nous permettre de discerner ce qui est bien et ce qui est mal. Mais notre conscience a besoin d'être éclairée et guidée par la Parole de Dieu. Ne laissons pas les courants de pensée de toute sorte la “formater” à leur gré. Cherchons à connaître ce que sont le bien et le mal selon la pensée de Dieu. Il nous l'a révélé dans la Bible, sa Parole. Lisons-la et laissons-nous instruire par elle, sans compromis avec les théories d'êtres humains conduits – souvent à leur insu – par Satan, “le père du mensonge” (Jean 8. 44). Exerçons-nous à avoir “une bonne conscience, ayant le désir de bien nous conduire à tous égards” (Hébreux 13. 18). Que notre vie et nos relations soient pures, l'expression d'un amour vrai, un écho à ce qui caractérisait la vie de Jésus, qui “a passé de lieu en lieu, faisant du bien” (Actes 10. 38).
Pour celui qui sait bien qu'il a, comme tout être humain, commis des fautes, et qui refuse la foi en Jésus-Christ pour être sauver, il n'y a pas de salut. Mais celui qui reconnaît qu'il est un pécheur et en demande pardon, celui-là trouve la lumière, la foi et le salut apportés par le Christ Jésus.
Ne laissons pas notre conscience dévier selon les idées du moment et selon ce qui, peut-être, nous arrange personnellement. Cherchons la Vérité dans la Parole de Dieu apportée par Jésus dans ce monde.
La seule voie vers le Ciel est par la foi en Christ
« Paul et Silas répondirent : Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille » (Actes 16. 31).
La voie qui mène au Ciel, ami lecteur, est par la foi en Christ. Vous ne pouvez pas être sauvé par vos bonnes actions, mais vos mauvaises œuvres vous condamnent si vous ne placez pas votre foi en Christ. Rien de ce que vous pouvez faire ne vous sauvera. Une fois sauvé, le cœur considère comme un privilège merveilleux que de marcher dans les voies de Dieu et d’obéir à sa volonté. Pourtant, avant que Dieu nous donne la foi, tous nos efforts à garder ses commandements ne feront que nous plonger plus profond dans la boue et ne contribueront en rien à notre salut.
La seule voie vers le Ciel est par la foi en Christ. Simplement expliquée, la foi signifie croire en Christ. Nous voyons que Christ nous ordonne de croire en Lui, ou de nous confier en Lui. Nous ne ressentons en nous aucune raison qui nous permette de faire cela. Mais Il nous l’ordonne. Aussi, sans prendre en compte notre caractère ou la moindre préparation que nous puissions ressentir en nous, nous obéissons à cet ordre. Nous nous lançons sur Christ, et nous nous confions entièrement en Christ.
Voici ce qu’est la foi. Nous fermons les yeux à toutes les preuves d’un espoir présent en nous et nous nous élançons dans les bras tout-puissants du Rédempteur. Les Saintes Écritures parlent de se reposer sur Christ, de s’en remettre à Lui, ou de placer tout notre poids sur sa croix. Nous cessons de chercher à nous tenir debout par nos propres forces et nous nous confions entièrement à la stabilité du Rocher éternel. Abandonner notre âme entre les mains de Jésus est l’essence même de la foi. C’est recevoir Christ dans le vide de notre être. Par la foi, nous amenons notre vase dont nous avons compris le vide et nous le plaçons là où l’eau coule. Nous recevons alors la plénitude de Christ, grâce sur grâce. La beauté ou la propreté de notre vase ne nous désaltèrent pas, mais c'est simplement le fait que nous le plaçons là où coule l’eau de la vie.
« Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éphésiens 2. 8-9).
Notre part dans notre salut est d’avoir la foi. Mais même cette foi ne vient pas de nous, elle est le don de Dieu. Nous n’avons pas la foi de nous-mêmes et ne l’exprimons pas par notre propre force. Premièrement, nous n’avons pas en nous-mêmes ce qui est nécessaire. De plus, même si nous l’avions, Dieu ne voudrait pas que nous l’utilisions. Sinon, le salut dépendrait en partie de nos œuvres, et nous aurions certaines raisons de nous en glorifier. Paul insiste ici sur le fait que même la foi ne vient pas de nous si Dieu ne nous la donne d’abord.
Pour les versets d'Éphésiens 2. 8-9, certains s’opposent à cette interprétation et disent que le terme foi (pistis) est féminin alors que cela (touto) est neutre. "Cela" ne pose pas de problème, pour autant qu’on comprenne que "cela" ne renvoie pas précisément à foi, mais à l’acte de croire. De plus, cette interprétation est celle qui donne le meilleur sens au texte, puisque si "cela" renvoie à c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi (donc la phrase complète), l’addition de "cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu" est superflue, puisque la grâce est par définition un don immérité de Dieu. Si le salut est par grâce, il faut qu’il soit un don immérité de Dieu. La foi est présentée comme un don dans 2 Pierre 1. 1, Philippiens 1. 29 et Actes 3. 16.
On raconte l’histoire d’un vieil homme qui arriva avec empressement mais très en retard à une réunion de réveil et trouva les ouvriers en train de démonter la tente dans laquelle la réunion avait eu lieu. Hors de lui d’avoir manqué l’évangéliste, il décida alors de demander à l’un des ouvriers ce qu’il pouvait faire pour être sauvé. L’ouvrier, qui était chrétien, lui répondit : « Vous ne pouvez rien faire. Il est trop tard. » Horrifié, l’homme demanda alors : « Comment ça ? Comment peut-il être trop tard ? » L’ouvrier lui répondit : « Tout a déjà été fait. Tout ce qu’il vous reste à faire, c’est le croire. »
Tout le monde vit par la foi. Quand nous ouvrons une boîte de conserve ou buvons un verre d’eau, nous avons foi qu’ils ne sont pas contaminés. Lorsque nous traversons un pont, nous avons foi en sa solidité. Quand nous mettons notre argent en banque, nous avons foi en sa sécurité. La vie est une suite ininterrompue d’actes de foi. Aucun être humain, aussi sceptique et auto-suffisant soit-il, ne pourrait vivre un jour sans poser des actes de foi.
Les faits d’appartenir à une Église, d’être baptisé, confirmé, de faire la charité et d’être un bon voisin ne peuvent pas procurer le salut. Non plus que prendre la communion, observer les Dix Commandements ou vivre en obéissant au Sermon sur la montagne. La seule chose que quelqu’un puisse faire qui joue un rôle quelconque dans le salut, c’est de mettre sa foi en ce que Jésus-Christ a fait pour lui.
Lorsque nous acceptons l’œuvre complète de Christ pour nous, nous agissons par la foi que nous a donnée la grâce de Dieu. C’est là l’acte suprême de foi humain, l’acte qui, bien qu’il soit fait par nous, vient premièrement de Dieu — c’est le don qu’il nous fait par sa grâce. Lorsque quelqu’un s’étouffe ou se noie et arrête de respirer, il n’y a rien qu’il puisse faire. S’il se remet jamais à respirer, ce sera parce que quelqu’un a réactivé sa respiration. Celui qui est spirituellement mort ne peut même pas prendre une décision par la foi à moins que Dieu n’introduise d’abord en lui le souffle de la vie spirituelle. Avoir la foi, c’est tout simplement exhaler le souffle que procure la grâce de Dieu. Pourtant, ce qui est paradoxal, c’est que nous devons avoir cette foi ou être jugés coupables de ne pas l’avoir (voir Jean 5. 40). Évidemment, s’il est vrai que le salut est entièrement le produit de la grâce de Dieu, il n’est point par les œuvres. L’effort humain n’y est pour rien (voir Romains 3. 23 ; Galates 2. 16). Et ainsi, personne ne [peut] se [glorifier] comme s’il avait fait quelque chose. Il n’existe aucune cause d’orgueil dans le fait d’être sauvé (voir Romains 3. 27 ; 4. 5 ; 1 Corinthiens 1. 31). Pourtant, les bonnes œuvres ont une grande importance, comme Paul s’empresse de l’affirmer.
Le si grand Salut de Dieu
Être perdu c'est être séparé de Dieu, c'est-à-dire être mort dans le péché. Être sauvé, c'est être réconcilié avec Lui, rétabli dans sa communion et ainsi avoir la vie éternelle. L'œuvre du salut a été accomplie à la croix par le Seigneur Jésus-Christ et le moyen d'y accéder c'est la foi. Si bien que nous pouvons dire que nous sommes sauvés par la croix de Christ, par le moyen de la foi.
Le salut de Dieu est appelé "un si grand salut" pour deux raisons :
- Premièrement, il est universel, il s'adresse à tous les êtres humains. "Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée" (Tite 2:11). "Ainsi donc, comme par une seule offense la condamnation a atteint tous les hommes, de même par un seul acte de justice la justification qui donne la vie s’étend à tous les hommes" (Romains 5. 18). De nombreux autres passages des Écritures affirment que l'Amour de Dieu se manifeste envers tous sans distinction, que Jésus est la victime expiatoire pour les péchés du monde entier. "Il est lui–même l’expiation pour nos péchés ; non pas seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier" (1 Jean 2. 2). Les Écritures dans leur ensemble rendent témoignage de l'accès au salut et de sa gratuité, pour tous les êtres humains. C'est une grâce, un don gratuit de Dieu : "Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu" (Éphésiens 2. 8). L'œuvre de rédemption accomplie par Christ va même au delà des êtres humains il est une espérance pour toutes les créatures. "Car la création a été soumise au pouvoir de la fragilité ; cela ne s’est pas produit de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise. Il lui a toutefois donné une espérance c’est que la création elle–même sera délivrée de la puissance de corruption qui l’asservit pour accéder à la liberté que les enfants de Dieu connaîtront dans la gloire" (Romains 8. 20-21).
- Puis Il englobe toutes les choses dont Dieu nous sauve : nos péchés, nos maladies, nos infirmités, nos détresses, le pouvoir du diable et des esprits méchants. C'est un grand salut, dont nous devons connaitre et comprendre toute la dimension. "Afin que vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et connaître l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu" (Éphésiens 3. 18-19). La hauteur, il s'élève jusqu'au Ciel, jusqu'au Trône même de Dieu, où Jésus-Christ s'est assis à la droite de son Père, il pénètre au delà du voile, dans le lieu très saint de la présence de Dieu. La profondeur, Il descend jusque dans l'abîme, afin de nous en faire remonter et nous faire asseoir avec lui dans les lieux célestes. Il nous délivre des abîmes du péché, du pouvoir du malin et de ses puissances de ténèbres. La longueur, c'est un salut éternel qui se situe dans le temps éternel de Dieu et dans la distance infinie de son amour, atteignant le pécheur le plus éloigné. La largeur, Il s'étend à tous les êtres humains et il couvre tous les péchés, même ceux qui nous paraissent les plus graves, les plus odieux…
Le salut apporté par le Seigneur Jésus-Christ concerne notre être entier…notre esprit, notre âme, notre corps. Jésus dit lui-même : J'ai guéri un homme tout entier (Jean 7. 23b). Le salut de Dieu comprend la restauration spirituelle, morale et même physique de notre être. L'apôtre Paul écrit : "Or le Dieu de paix lui–même vous sanctifie entièrement ; et que votre esprit, et votre âme, et votre corps tout entiers, soient conservés sans reproche en la venue de notre Seigneur Jésus Christ" (1 Thessaloniciens 5. 23). Il se situe dans notre présent et dans notre futur éternel (1 Timothée 4. 8). "Mais notre cité à nous est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses." (Philippiens 3. 20-21). Le salut, c'est l'expression de l'Amour du Père, de son Fils Jésus-Christ et de l'Esprit Saint dans toutes les choses pour lesquelles nous avons besoin d'être secourus et sauvés, délivrés.
Nous pouvons énumérer avec la Bible tout ce dont Jésus nous sauve :
- "Il nous a délivrés de nos péchés par son sang" (Apocalypse 1. 5). "En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce" (Ephésiens 1. 7).
- Il nous a acquis la guérison de nos maladies et de nos infirmités par ses meurtrissures. "Il a pris nos infirmités et il s’est chargé de nos maladies" (Matthieu 8. 17b). "Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé; Et nous l’avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris (Esaïe 53. 3-5).
- Il nous a délivrés du pouvoir du diable, des démons et de tout esprit méchant (Colossiens 1. 13).
- Il nous sauve de nos malheurs, de nos ennemis et de toutes nos détresses (Jérémie 30. 7, Psaumes 44. 8, Esaïe 63. 9).
- Il nous sauve surtout du châtiment éternel.
- Il nous réconcilie avec Dieu afin que nous nous devenons les enfants de Dieu, citoyens du royaume de Dieu, héritiers de toutes les promesses divines.
Oui, ce salut comporte toutes les délivrances, aussi bien terrestres que spirituelles. Jésus a sauvé Zachée de ses péchés (Luc 19. 1-10), la femme samaritaine de sa confusion (Jean 4. 1-42), Marie de Magdala des démons qui la tourmentaient (Marc 16. 9) , la femme atteinte d'une perte de sang (Luc 8. 43-48), des multitudes de leurs maladies et infirmités (Matthieu 15. 30), Pierre de la noyade (Matthieu 14. 28-31), Lazare de la mort (Jean 11. 43-44), etc... Dans l'Ancien Testament, le principal mot hébreu utilisé pour "salut" a le sens premier de "mettre au large" (Psaumes 18. 36), libérer de toute servitude. Exemple : Dieu a sauvé les Israélites de l'esclavage de l'Égypte. Jésus a utilisé le terme "sauver" et d’autres mots semblables pour décrire sa mission : "Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu" (Luc 19. 10). "Jésus, prenant la parole, leur dit: Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler à la repentance des justes, mais des pécheurs". (Luc 5. 31). Jésus se présente lui-même comme le salut en disant à Zachée qui le recevait chez lui : "Le salut est entré aujourd’hui dans cette maison, parce que celui-ci est aussi un fils d’Abraham. Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu" (Luc 19. 9-10). L'apôtre Pierre répondant à la menace des chefs d'Israël affirme : "Il n’y a de salut en aucun autre, car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés" (Actes 4. 12). L'apôtre Jean lui rend témoignage en ces termes : "Et nous, nous avons vu et nous témoignons que le Père a envoyé le Fils comme Sauveur du monde" (1 Jean 4. 14). C'est aussi ce que constataient ceux qui l'entendaient : "... nous l’avons entendu nous–mêmes, et nous savons que c’est vraiment lui le sauveur du monde" (Jean 4. 42). Enfin l'auteur de l'épitre aux Hébreux a écrit : "Il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel" (Hébreux 5. 9). Conscients de la vérité proclamée par la Parole de Dieu, concernant notre Sauveur et le salut qu'il a accompli pour nous, nous devons mettre notre foi en lui, et en lui seul, pour être sauvés. Notre part, c'est de recevoir, d'accepter le salut de Dieu et le moyen c'est la foi en Christ. "Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu" (Jean 1. 12).
(2) Le rôle du Berger
Ce n'est pas par hasard que Jésus a choisi l'image du berger et de ses brebis pour illustrer son rôle en faveur de ses rachetés. Jésus a voulu faire ressortir les préoccupations d'un véritable et bon berger : - la recherche de la brebis perdue, - la volonté de la trouver et de la sauver au prix même de sa vie, - la préoccupation de son bien être, par les soins constants dont il l'entoure, - le souci de la sécurité permanente et éternelle de ses brebis.
Déjà dans l'Ancien Testament, Dieu est présenté comme celui qui prend soin de son peuple Israël. Après l'avoir formé et sauvé, Dieu le conduisit par un chemin difficile vers un pays d'abondance et Il veilla sur lui constamment, le défendit contre ses ennemis, l'instruisit, l'avertissa par ses prophètes et ses juges, par les bergers qu'Il leur envoie. Souvent, Dieu châtiait son peuple avec justice, mais avec mesure, dans sa compassion et sa bonté, le ramenant quand il s'égare, le délivrant de la main de ses ennemis. Il y a un texte merveilleux et très émouvant concernant la relation de Dieu avec Israël dans Ézéchiel 34. 12-34 : "Comme un pasteur inspecte son troupeau quand il est au milieu de ses brebis éparses, ainsi je ferai la revue de mes brebis, et je les recueillerai de tous les lieux où elles ont été dispersées au jour des nuages et de l’obscurité. Je les retirerai d’entre les peuples, je les rassemblerai des diverses contrées, et je les ramènerai dans leur pays; je les ferai paître sur les montagnes d’Israël, le long des ruisseaux, et dans tous les lieux habités du pays. Je les ferai paître dans un bon pâturage, et leur demeure sera sur les montagnes élevées d’Israël; là elles reposeront dans un agréable asile, et elles auront de gras pâturages sur les montagnes d’Israël. C’est moi qui ferai paître mes brebis, c’est moi qui les ferai reposer, dit le Seigneur, l’Éternel" (Ézéchiel 34. 12-15).
Nous retrouvons toutes ces caractéristiques dans la relation du Seigneur Jésus-Christ, le bon Berger, avec ceux qui Lui appartiennent. Il donne sa vie pour ses brebis, les sauvant de leurs péchés et du pouvoir du diable. Il les rassemble pour former un peuple, un troupeau qui Lui appartient, son Église, qu'il met à part, selon la signification de "sanctifier". Il les conduit par le Saint-Esprit, en établissant différents ministères ou service : les évangélistes pour appeler les brebis, les pasteurs pour en prendre soin, les prophètes pour les exhorter, les docteurs-enseignants pour les instruire, les apôtres pour coordonner l'ensemble. C'est le troupeau de Jésus sur lequel Il veille constamment pour le protéger du diable qui cherche à dévorer ; ou pour le délivrer lorsque ceux qui le composent sont tombés entre les griffes du malin ou ont été entraînés par les ruses du diable. Jésus est le Souverain Pasteur des brebis, le gardien de nos âmes vers lequel nous sommes venus… Jésus dit : "Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis" (Jean 10. 11). "Mes brebis entendent ma voix; je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père. Moi et le Père nous sommes un" (Jean 10. 27-30).
Nous pouvons aussi appliquer au Seigneur Jésus-Christ et à son Eglise les paroles que le prophète Ezéchiel prononçait de la part de Dieu pour Israël. Comme un pasteur inspecte son troupeau quand il est au milieu de ses brebis éparses, Il fait la revue de ses brebis, Il les recueille de tous les lieux où elles sont dispersées. C’est LUI qui fait paître ses brebis, qui leur donne du repos, qui veille sur elles et en prend soin selon ce qui est encore écrit dans Ezéchiel : "C’est moi qui ferai paître mes brebis, c’est moi qui les ferai reposer, dit le Seigneur, l’Eternel. Je chercherai celle qui était perdue, je ramènerai celle qui était égarée, je panserai celle qui est blessée, et je fortifierai celle qui est malade. Mais je détruirai celles qui sont grasses et vigoureuses. Je veux les paître avec justice" (Ezechiel 34. 15-16). Jésus dit lui-même : "Moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance. Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis" (Jean 10. 10b-11). "Je leur donne la vie éternelle; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père" (Jean 10. 28, 29). Nous avons en Jésus un merveilleux Berger vigilant. Il est important que nous soyons convaincus de sa présence constante et de ses soins attentifs.
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