la croix
Les souffrances de Jésus-Christ qui prit notre condamnation
Comment Jésus-Christ a-t-il pu se retrouver cloué sur une croix ? Quel crime a-t-il commis pour que les autorités romaines Le mettent à mort et que Jésus subisse une telle injustice ? La question la plus importante de notre siècle, c’est la suivante : "Pourquoi Jésus-Christ a t-Il du venir sur la terre pour mourir de cette façon ?"
« Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé; et nous l'avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie; et l'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous » (Ésaïe 53. 4-6)
Ce que Jésus a fait sur la croix, Il l’a fait pour nous tous. Jésus est mort pour nous. Ce que Jésus a souffert, il l’a souffert pour nous. La douleur, la brutalité et l’outrage de la croix, tout cela, Jésus l’a subi pour nous. De ce que nous comprenons déjà, nous pouvons dire que Jésus a été trahi, moqué, humilié, couronné d’épines, condamné par un tribunal bidon, accusé faussement, battu jusqu’à voir sa peau être déchirée, forcé de transporter sa propre croix, et subir finalement la forme d’exécution la plus brutale à cette époque : la crucifixion.
Jésus n’est pas mort sur la croix par accident mais dans un but bien particulier et précis : afin que les pécheurs comme vous et moi, nous puissions être éternellement sauvés. Jésus est Saint et Il a souffert pour nous à cause de nos péchés, à cause de nos fautes.
1- JÉSUS S’EST CHARGÉ DE NOS DOULEURS
« Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, C'est de nos douleurs qu'il s'est chargé; Et nous l'avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié » (Ésaïe 53. 4)
Lorsque le prophète Ésaïe parle de ce que Jésus a fait pour nous, il ne commence pas par parler de notre péché et de notre culpabilité, il le fera plus tard. Ésaïe commence par parler de “nos souffrances”.
En Jésus-Christ, nous n’avons pas un Dieu lointain, mais nous découvrons le Dieu qui se fraye un chemin jusqu’à nous. En venant dans ce monde, en se faisant homme comme nous mais tout en étant Saint, Jésus a voulu se charger pour nous de nos douleurs. Notre souffrance n’aura pas le dernier mot, nos douleurs ne dureront pas éternellement parce que Jésus a porté nos souffrances et qu'Il s’est chargé de nos douleurs.
2- JÉSUS A PRIS SUR LUI NOTRE CHÂTIMENT
« Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris » (ÉsaÏe 53. 5)
Jésus a été blessé, c’est-à-dire qu’Il a été brisé, mis en pièces à cause de nos péchés. Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur Lui. Il a été battu à coups de fouet. Pensons à ses meurtrissures. Jésus a vu son corps être taillé et sa peau être écorchée sous les nombreux coups de fouet qu’il a reçus.
Nous devons saisir jusqu’à quel point le Seigneur Jésus a supporté des douleurs terribles avant de mourir. Si nous calculons le temps qui s’est écoulé entre le moment de son arrestation à Gethsémané et l’heure de sa mort sur la croix, nous allons découvrir que Jésus a vécu environ quinze heures de torture.
Jésus a été arrêté au beau milieu de la nuit. Il a été giflé et bousculé. On s’est moqué de Lui, on lui a enfoncé une couronne d’épines dans son cuir chevelu. Il a été flagellé avec un fouet parsemé de morceaux d’os et de métal. On Lui a arraché la barbe. On L’a encore battu. On L’a ensuite forcé à porter sa croix, on Lui a planté des clous dans ses pieds et dans ses mains, puis on L’a crucifié.
Jésus a terminé sa vie en étant crucifié comme un vulgaire criminel. Les souffrances qu’Il a supportées pendant les dernières heures de sa vie furent indescriptibles.
3- JÉSUS A PRIS NOTRE CONDAMNATION
« Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie; et l'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous » (Ésaïe 53. 6)
Remarquons le “tous” au début et à la fin du verset 6. Nous avons “tous” péché. Nous étions “tous” errants. Nous suivions “tous” notre propre voie et l’Éternel a fait retomber sur Jésus l’iniquité de nous “tous”. Mais voilà, c’est ici que nous découvrons le message de l’Évangile qui nous dit que Dieu est intervenu pour nous sauver. « Dieu nous aime d’un amour éternel » (Jérémie 31. 3). Dieu a un plan, et ce plan est de nous sauver afin de nous permettre de vivre avec Lui dès maintenant et dans sa Gloire pour l’éternité à travers son Fils Jésus-Christ.
C’est Lui Jésus qui est venu du Ciel pour nous secourir et pour nous sauver parfaitement de nos péchés. Ainsi, Dieu a fait retomber sur Jésus tous nos péchés sans exception. C’est là le cœur de l’Évangile. Jésus a souffert pour chacun de nous sur la croix. Dieu a déposé sur Lui nos péchés.
Oui, Ésaïe 53 contient la Bonne Nouvelle que nous avons besoin d’entendre pour notre Salut. “Jésus était blessé pour nos péchés, il a été brisé pour nos iniquités”. Il a été battu, Il a été trahi, on s’est moqué de Lui, Il a été couronné d’épines et Il s’est laissé crucifier pour nous tous. Ce sont nos péchés qui ont conduit Jésus sur la croix, et Il s'y est rendu volontairement. Si ce sont nos péchés qui L’ont conduit à cet endroit, c’est l’Amour qu’Il avait pour nous qui lui a permis de demeurer sur la croix.
Chers amis, il y a une Bonne Nouvelle pour tous les êtres humains, parce que “l’Éternel a fait retomber sur Jésus l’iniquité de nous tous”. Jésus-Christ a payé pleinement le prix de nos péchés afin que nous puissions aller au Ciel. Il a donné sa vie pour vous et moi. Cela importe peu qui nous sommes, ce que nous avons fait ou l’état de notre dossier. Si nous reconnaissons que nous avons péché, si nous nous repentons de tous nos péchés, si nous plaçons notre confiance en Jésus, nous sommes sauvés dès maintenant et pour l'éternité.
Comment pouvons-nous être certain de cela ? Parce que « Jésus était blessé pour mes péchés, brisé pour mes iniquités; le châtiment qui me donne la paix est tombé sur lui, et c'est par ses meurtrissures que je suis guéri ». Quel Sauveur merveilleux nous possédons en Jésus.
Le plus grand "pourquoi"
« Jésus... a enduré la croix, ayant méprisé la honte, et est assis à la droite du trône de Dieu » (Hébreux 12. 2). « Lui-même a porté nos péchés en son corps sur le bois » (1 Pierre 2. 24).
Si nous désirons voir dans toute sa réalité l'attitude de Dieu face au péché, et le vrai caractère de sa Sainteté, nous n'avons qu'à contempler la croix, à écouter ce cri d'angoisse qui retentit au milieu des ténèbres du Calvaire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » (Matthieu 27 : 46). Jamais semblable question n'avait été posée auparavant, jamais il n'en sera posé une pareille. Quand nous considérons Jésus-Christ celui qui l'a exprimée, et Dieu le Père celui à qui la question était adressée, elle demeure unique dans l'éternité. La croix donne la mesure de la haine de Dieu contre le péché, oui du seul vrai Dieu trois fois Saint ; tout comme elle est la mesure de son parfait Amour pour le pécheur. C'est sur cette base divinement Juste que Dieu fait grâce, pardonne nos péchés et considère comme parfaitement justes tous ceux qui se repentent de leurs péchés et qui acceptent Jésus comme seul Seigneur et Sauveur de leur vie.
Mais, si les êtres humains méprisent la croix et persistent dans leur haine contre Dieu, ou disent que Dieu est trop bon pour punir les méchants, que deviendront-ils ? Voici la réponse que donne la Bible, la Parole de Dieu : « Qui désobéit au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3 : 36).
Mais sachons avec certitude que Dieu ne veut pas que les êtres humains soient indifférents au parfait sacrifice de Jésus sur la croix, puisque Dieu a dû donner, abandonner et frapper son Fils bien-aimé Jésus afin de sauver les êtres humains qui se repentent de leurs péchés et qui placent toute leur confiance en Lui. Le Seigneur Jésus-Christ est mort sur la croix pour expier nos péchés, et il est ressuscité. "Jésus a été blessé pour nos transgressions, meurtri pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix, Dieu l'a fait tomber sur lui..." (Esaïe 53)
La croix de Jésus, le cœur de l'Évangile
Les auteurs du Nouveau Testament avaient compris que la croix de Jésus-Christ est le cœur de l'Évangile. Leur conviction reposait sur les déclarations de Jésus Lui-même. Ils savaient pourtant que la crucifixion de Jésus L'avait exposé à un manque d'estime du public. Ils savaient aussi qu'elle était un scandale pour les Juifs et une folie pour les autres, comme elle l'est encore aujourd'hui pour le non-croyant (1 Corinthiens 1. 18, 23).
Pourquoi alors les chrétiens ont-ils toujours maintenu, contre vents et marées, que la mort de Jésus-Christ sur la croix était au centre des pensées du seul vrai Dieu Sauveur ? Pourquoi Jésus a-t-Il volontairement emprunté le chemin qui aboutissait à la croix ?
Dieu est Saint, Il hait le péché, mais Il aime le pécheur. Et ce seul vrai Dieu d'Amour qui nous aime est en colère contre les pécheurs qui refusent de se repentir, et si Dieu ne punit pas immédiatement l'être humain qui pèche, c'est parce qu'Il fait preuve de patience et de longanimité. L'être humain dans son ensemble a besoin d'être sauvé car Dieu est en colère contre l'être humain non réconcilié avec Lui. Pour ceux qui ne se repentent pas, le péché est leur maître, et non Dieu. Et ce que le péché requiert, c'est la mort éternelle en Enfer, parce que le péché est un affront contre Dieu, contre sa Sainteté, sa Seigneurie et sa Bonté infinies. L'acceptation de ces réalités est indispensable pour que nous comprenions que le sacrifice de Jésus-Christ a couvert tous nos péchés et que la Colère de Dieu en a été apaisée envers nous qui croyons véritablement en Jésus.
La crucifixion de Jésus a été un crime odieux, une injustice choquante au point qu'elle révèle la cruauté dont l'être humain est capable. À l'Amour de Jésus, les êtres humains ont opposé une haine meurtrière. Mais en même temps, la mort de Jésus sur la croix pour le monde entier est la preuve la plus éclatante de l'Amour divin : l'Amour de Dieu le Père qui donne son Fils unique, l'Amour du Fils de Dieu qui donne sa vie.
Jésus a dû mourir pour nous et ressusciter car par sa mort sur la croix et sa résurrection, Dieu, sans renier sa Justice, peut pardonner aux êtres humains qui croient en Jésus. Car Jésus-Christ, Saint et Pur, a enduré la croix pour le monde entier et principalement pour tous ceux qui se reconnaissent coupables et qui se confient en Lui.
Et sa mort sur la croix est unique parce que Jésus, sans péché, est entré dans la mort pour en sortir Vivant et Victorieux, et pour faire échapper de la mort éternelle tous ceux qui étaient morts dans leurs péchés et qui, maintenant, ont accepté le Seigneur Jésus dans leur vie pour recevoir la Vie Éternelle.
Que chaque être humain vienne donc au Seigneur Jésus-Christ, le Vivant, le Seigneur et le Sauveur, pour être parfaitement sauvé et avoir la Vie Éternelle.
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L’Évangile nous enseigne que Dieu notre Créateur est devenu notre Rédempteur ; que le Fils de Dieu, Saint et Parfait, s’est fait homme pour nous représenter devant Dieu, et qu’Il est mort sur la croix pour nous sauver de la perdition éternelle.
La Bible nous présente la mort salvatrice de Jésus-Christ comme étant fondamentalement un acte propitiatoire, c’est-à-dire un acte qui apaise la Colère de Dieu en effaçant nos péchés.
La Colère de Dieu est la manifestation de sa Justice en réagissant contre le péché et cette Justice se traduit par une action rétributive (la rétribution est le fait de recevoir ce que l’on mérite, ici en tant que pécheurs nous méritons uniquement la mort éternelle).
Mais Jésus-Christ nous a épargné la perspective horrible d’une justice rétributive en se sacrifiant pour nous (en obéissant en cela à la volonté de son Père) et en recevant pour nous le salaire de notre péché.
La justice s’est trouvée ainsi satisfaite, car les péchés de tous ceux qui seront pardonnés ont été jugés et punis en la Personne de Jésus, et c’est sur cette base que le pardon nous est désormais offert, à nous qui avons offensé le seul Dieu trois fois Saint.
L’Amour rédempteur et la Justice rétributives de Dieu se sont rencontrés au calvaire, car c’est là que Dieu s’est montré Juste, tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus.
Comprenez-vous cela ? Si oui, vous êtes en train de plonger vos regards au cœur même de l’Évangile de Christ. Celui-ci proclame que le problème fondamental de l’être humain vis-à-vis de Dieu est celui de son péché ; il nous parle de la Colère de Dieu contre les péchés et déclare que Dieu a pourvu Lui-même pour l’être humain un sacrifice propitiatoire, grâce auquel nous sommes sauvés de sa colère. […]
La réalité de la propitiation ne nous mène pas seulement au cœur de l’Évangile, elle nous conduit aussi en un lieu privilégié où nos regards peuvent plonger vers bien d’autres réalités. Lorsque nous sommes pénétrés de la réalité de la propitiation, nous sommes à même de jouir d’une perspective nouvelle sur toute la Bible et d’en comprendre certains points vitaux qui nous étaient restés jusque-là étrangers.
Ce qui fait l'importance de la croix de Jésus
La perfection, la permanence, et la centralité de ce que Jésus-Christ a accompli à la croix sont les sujets de fierté par excellence de l'apôtre Paul qui ne se glorifie « de rien d’autre que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ » (Galates 6. 14). La croix de Jésus est incontournable ! Mais pourquoi donc ? Parce qu'elle révèle son importance dans ces quatre domaines majeurs ci-dessous.
La croix de Jésus est un sacrifice :
La première raison majeure de l’importance de la croix de Jésus est que Jésus est « l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1. 29, voir aussi 1 Jean 2. 2, 1 Pierre 1. 2, 2 Corinthiens 5. 21, Romains 3. 25). La lettre aux Hébreux présente Jésus comme le grand-prêtre accomplissant le sacrifice du grand jour du pardon (voir Lévitique 16). L’Ancien Testament mentionne toute une série de sacrifices en particuliers dans le livre de Lévitique. Certains étaient quotidiens (Lévitique 14. 12) ou correspondaient à des fêtes (Pâque, Prémices, Tabernacles, etc.). D’autres étaient conditionnés par des circonstances particulières : la culpabilité (Lév 14. 12), la consécration (Lév 1. 9), l’expiation (Lév 16), l’inauguration de l’alliance (Exode 24), etc... En mourant sur la croix, Christ a accompli tous ces sacrifices. Il les récapitule… et les abolit ! « Une fois pour toutes » est le grand accent de la lettre aux Hébreux, le sacrifice de Christ est parfait, il ne peut pas être renouvelé (Hébreux 7. 27, 9. 12, 10. 10). Vouloir le faire serait porter atteinte à ce que Christ a accompli ! Donc inutile de vouloir ajouter nos propres sacrifices, de quelque nature qu’ils soient ! Pour bien comprendre la notion du sacrifice de Jésus, il faut comprendre l’importance du sang. Il est interdit à la consommation parce que réservé au culte, plus précisément aux sacrifices. La plupart des sacrifices étaient sanglants, car « sans effusion de sang il n’y a pas de pardon » (Hébreux 9. 22). Le sang représente la vie (Lév 17. 11, 14), et la mort est la conséquence du péché (Genèse 2. 17, Romains 6. 23). Dans l’ancienne alliance, c’est un animal qui est offert pour l’être humain, qui se substitue à lui. Mais voilà, « il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés » (Hébreux 10. 4). Alors que faire ? C’est Jésus, Dieu devenu homme, qui l’accomplit pour tous ceux qui croient en Lui (Marc 10. 45), une fois pour toute. En conséquence, le péché est expié (1 Jean 1. 7), Dieu nous est à nouveau propice (Hébreux 2. 17, 1 Jean 2. 2, 4. 10). Ou pour le dire simplement, le péché est enlevé, Dieu nous est à nouveau favorable. Le péché a porté atteinte à son honneur, le sacrifice apaise sa légitime colère (Jean 3. 36). Nous pouvons donc être en paix !
La croix de Jésus est une rançon :
La deuxième raison majeure de l’importance de la croix est qu'elle est également une rançon (Matthieu 20. 28, Marc 10. 45). Cette réalité plonge ses racines dans l’Ancien Testament. La notion de rançon comporte deux idées, celle d’un prix qui est payé, d’une transaction, mais surtout celle de la libération, comme conséquence. On pouvait racheter une propriété perdue (Lév 25. 25), un parent en esclavage (Lév 25. 48), une veuve sans enfants (en l’épousant, Ruth 3. 13), une esclave en vue du mariage (Lév 19. 20), etc... Le principe est qu’il y a substitution légale sur la base d’un lien familial. C’est le devoir du « plus proche parent » de racheter, ou parfois de venger la vie (le « vengeur du sang », Nombres 35. 19) de son proche parent qui ne peut pas le faire. Dieu applique aussi ce principe pour son peuple. Le livre de l’Exode rapporte que le peuple d’Israël est libéré de l’Égypte par une victoire. Dieu rachète Israël, son « fils premier-né » au prix des premiers-nés d’Égypte (Exode 4. 22-23, Michée 6. 4). Dans le livre d’Ésaïe, Dieu apparaît à plusieurs reprises comme le Rédempteur, c’est-à-dire celui qui paye un prix pour racheter son peuple (Ésaïe 43. 14, 44. 6, 24, etc...). Il est touchant de constater que par le prix payé par Christ à la croix, sa vie, Dieu intervient pour nous en tant que « plus proche parent » ! C’est la réalité de la « rédemption », ou plus simplement, du rachat. Jésus rachète nos transgressions (Hébreux 9. 15), par son sang (Éphésiens 1. 7). Paul souligne le « grand prix payé » pour cette libération (1 Corinthiens 6. 20). Et cette Rédemption est éternelle (Hébreux 9. 12), c’est à dire parfaite ! Inutile donc de vouloir payer nous-mêmes, la totalité de la « somme » qui nous libère a déjà été versée ! Le but est de devenir un peuple qui appartienne en propre à Dieu. Ce changement de vie se manifeste par des « œuvres bonnes » (Tite 2. 14) et le fait de servir Dieu (Galates 4. 5, 1 Pierre 1. 18-19). C’était déjà le cas pour le peuple d’Israël lors de la libération d’Égypte. A nous, peuple libéré par Christ, de reprendre le flambeau ! Une précision encore. Si la croix est bien victoire sur le diable, elle n’est pas la rançon payée au diable ! Il n’y a aucun droit.
La croix de Jésus est un châtiment :
La troisième raison majeure de l’importance de la croix de Jésus est que la croix est un châtiment qui nous donne la paix (Ésaïe 53. 5). L’aspect juridique de l’œuvre de la croix est fondamental pour la doctrine chrétienne. A tort, Jésus a été condamné par un tribunal. Le sanhédrin l’a accusé de se dire Fils de Dieu (Matthieu 27. 11). Pilate, le gouverneur romain qui l’a condamné à mort, l’a accusé de se faire roi d’Israël, le Messie fils de David (Matthieu 26. 63). C’est Paul qui développe tout particulièrement le rapport à la loi de la mort de Jésus. Comme il nous est impossible de satisfaire les exigences de la loi (Romains 3. 20), nous sommes pécheurs, déclarés coupables, donc condamnables (Romains 8. 3). Que faire de l’acte d’accusation ? « L’acte rédigé contre nous… est supprimé en le clouant à la croix » (Colossiens 2. 14). Nous sommes acquittés et maintenant justifiés, déclarés justes, par le sang de Christ, c’est-à-dire par sa mort sur la croix (Romains 5. 9). Par la justification, nous sommes sauvés de la condamnation et du châtiment. Par sa mort, Jésus annule les droits de la loi sur nous (Galates 3. 13). Donc plus aucune raison d’avoir mauvaise conscience, plus aucune œuvre à produire pour être sauvé ! Mais n’oublions pas. Nous sommes acquittés au Tribunal de Dieu et du châtiment de nos péchés parce que Jésus, le Fils de Dieu, est mort pour nous et a pu prendre sur Lui tous nos péchés. Oui, Saint et Innocent de tout péché, « Jésus le Juste est mort pour des injustes » (1 Pierre 3. 18). Mais cet acquittement, cette justification, ne concernent que ceux qui ont la foi en Jésus-Christ pour leur salut (Romains 3. 28). Pour tous ceux qui ne croient pas en Jésus ou qui L'ont négligé, ce sera malheureusement la condamnation, le châtiment éternel en Enfer (Matthieu 25. 46).
La croix de Jésus est unique :
Si l’œuvre de la croix est toute suffisante, parfaite, y aurait-il néanmoins une alternative ? Non ! Aucun autre sacrifice, même pas ceux de l’ancienne alliance pourtant ordonnés par Dieu, ne peut donner le salut. Aucune autre rançon que celle payée par Jésus-Christ à la croix pour notre libération ne permet d’échapper à la Colère de Dieu. Aucune œuvre, si ce n’est celle de Christ, ne peut nous libérer de la condamnation du péché pour que nous soyons déclarés justes devant Dieu. Il n’y a pas d’autre chemin vers le Père (Jean 14. 6), pas d’autre Médiateur entre Dieu et les êtres humains (1 Timothée 2. 8). Il n’est donc pas étonnant que Pierre ait affirmé ceci devant le sanhédrin : « Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4. 12).
Se soumettre à la croix
PRISONNIER DE L'AMOUR
« Paul, prisonnier du Christ Jésus… » (PHILÉMON 1. 1)
C'est une chose glorieuse d'être prisonnier du Seigneur, car dans nos liens nous trouvons la liberté. Dans notre faiblesse nous trouvons la force. Dans notre folie nous trouvons la sagesse. Dans notre pauvreté, nous trouvons la prospérité. En perdant tout on retrouve tout. En abandonnant toutes choses, nous héritons de toutes choses. En acceptant la sentence de mort, nous trouvons la Vie du Seigneur Jésus.
Étendons nos mains et permettons à Jésus de nous habiller et de nous conduire là où Il veut que nous allions, dans la voie que nous ne choisirions pas pour nous-mêmes, car c'est la Voie Étroite, et c'est le chemin de la bénédiction.
Soumettre à la Croix
« Ô mon Père, s'il est possible, que cette coupe passe loin de moi ; néanmoins, non pas comme je veux, mais comme tu veux. (MATHIEU 26. 39).
Sa sueur s'est mêlée à ses larmes et il s'est battu trois fois avec lui-même avant de pouvoir régler le problème, mais une fois qu'il a été réglé, il n'a opposé aucune résistance et en quelques heures tout a été accompli.
Oh ! C'est là qu'il nous manque aujourd'hui ! Combien de temps allons-nous donner des coups de pied et lutter contre les piqûres ?
Combien de temps allons-nous discuter et nous plaindre contre Dieu et résister à ses relations avec nous ?
Si nous devons mourir pour vivre vraiment, occupons-nous de mourir ! Si nous devons être crucifiés pour avoir la Vie de Résurrection, alors soumettons-nous simplement et finissons-en !
SOUMETTRE D'ABORD, PUIS RÉSISTER
« Dieu résiste aux orgueilleux, mais rend grâce aux humbles. Soumettez-vous DONC à Dieu. Résistez au diable et il fuira loin de vous » (JACQUES 4. 6, 7).
Tant de fois nous essayons de résister, mais nous sommes vaincus. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous essayons de résister au diable avant de nous être soumis à Dieu. Il y a un bon ordre qui doit être respecté sans faute.
Premièrement, nous devons comprendre le principe selon lequel Dieu résiste aux orgueilleux mais donne grâce aux humbles. C'est la base de tout ce que nous faisons.
Deuxièmement, le mot « donc » signifie que ceux qui apprennent ce principe agiront en conséquence.
S'ils comprennent la vérité qui vient d'être énoncée, ils se soumettront « donc » à Dieu. Troisièmement, en raison de leur soumission à Dieu, ils trouveront que le diable fuit chaque fois et partout où ils lui opposent une résistance.
Le mot « fuir » signifie « s'enfuir dans la terreur ». Merveilleux ! Comme c'est délicieux de voir le diable terrifié nous fuir, au lieu de l'inverse !
CRUCIFIE "EN TANT QUE" NOUS
"Ceux qui appartiennent au Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs" (GALATES 5. 24).
L'Écriture dit que ceux qui appartiennent au Christ Jésus ont crucifié (au passé) la chair avec ses passions et ses désirs. Personne ne peut se suicider par crucifixion. Quelqu'un d'autre doit nous clouer à la Croix.
La chair ne peut pas se crucifier elle-même. Mais Jésus a déjà fait ce que nous ne pouvions pas faire. Plus tôt nous cesserons d'essayer de nous crucifier nous-mêmes, plus tôt nous pourrons nous glorifier de l'œuvre achevée de la Croix et en témoigner dans nos vies. Remarquez que Paul ne se contente pas de dire que Jésus a été crucifié pour nous. C'est certainement vrai en soi. Mais il y a plus. Non seulement Jésus a été crucifié POUR nous, mais il a été crucifié COMME nous.
Dieu considère que nous avons été crucifiés aussi sûrement que si nous étions là, recevant les clous dans nos mains et nos pieds.
Nous avons été crucifiés avec lui parce que Dieu nous a placés en lui au moment où il a été crucifié.
IL FAIT CE QUE VOUS NE POUVEZ PAS
« Nous avions la sentence de mort en nous-mêmes, que nous ne devons pas nous fier à nous-mêmes, mais à Dieu qui ressuscite les morts. (2 CORINTHIENS 1)
Sachez que le Christ n'est pas là pour vous aider à devenir une meilleure personne, mais pour vous rendre si faible en vous-même et si malade de votre propre chemin que vous ne pouvez rien faire d'autre que de lui faire confiance pour faire ce que vous réalisez enfin que vous ne pouvez pas faire.
Peu importe si quelque chose que « nous ne pouvons pas faire » est de nous sauver, de contrôler notre tempérament, de nous entendre avec les autres, d'élever nos enfants ou de surmonter une habitude lubrique.
Le cours est le même. Après de nombreuses tentatives et échecs, nous réalisons enfin que nous ne pouvons pas, alors nous nous en remettons à la miséricorde de Dieu et lui faisons confiance pour faire ce que nous ne pouvons pas faire.
La véritable puissance de la croix de Jésus
La croix de Jésus-Christ est unique. La croix est aussi d'une véritable puissance, pour au moins trois raisons :
1) Parce que Jésus était innocent : Sur cette croix, Jésus n’était pas en train de mourir comme un criminel parmi les autres. Il n’a fait aucun mal. Il est innocent. Il n’a jamais péché. Il ne méritait pas de mourir sur cette croix. Jésus est Saint, et sur la croix, Il n’était donc pas en train de mourir à cause d’un mal qu’Il aurait commis, mais à cause des péchés que les humains ont commis. Jésus porta nos péchés et mourut pour nous qui sommes coupables d'avoir péché. Il donne sa vie, pour sauver. Il porte la condamnation pour son peuple. Jésus meurt pour nous. Il prend sur Lui nos péchés pour nous couvrir de sa Justice. Quelle puissance !
2) Parce que Jésus a porté la colère de Dieu pour nous : Il faut regarder plus loin que les souffrances physiques. Oui, sur cette croix Jésus souffrit terriblement dans son corps, et c’est ce qui fait que la croix évoque une faiblesse humainement parlant. Mais au-delà de ça, Jésus souffrit surtout dans son âme sainte au-dedans de Lui-même. Il prit sur Lui la Colère de Dieu – sa juste réaction face à ce qui est mal. Jésus la porta pour nous et Il la détourne totalement de quiconque croit véritablement en Lui. Quelle puissance !
3) Parce que Jésus n’est pas resté sur cette croix : Il ne faut pas s’arrêter à la croix. Jésus n’est pas resté mort – Il est ressuscité. Ce que Jésus a fait sur la croix était pleinement efficace pour régler le problème du péché, c’est pourquoi Il est revenu à la vie. En le faisant, Jésus a vaincu la mort, le péché et les puissances des ténèbres. Quelle puissance !
La Puissance de la croix de Jésus a détruit l'acte qui nous condamnait :
Pour nous qui sommes maintenant enfants de Dieu, notre condamnation était autrefois scellé dans l'Enfer éternel, mais à la Croix de Jésus, quelque chose de glorieux s’est passé dans le Ciel : "Jésus a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous et il l’a détruit en le clouant à la croix" (Colossiens 2 : 14).
Par la Grâce de Dieu, nous avons reçu le pardon de nos péchés. Car sur la Croix, c’est Jésus Christ qui devint péché pour nous, ce sont nos péchés qu'Il porta dans son corps. L'acte qui nous condamnait a été cloué, publiquement devant les hommes mais aussi devant Dieu et devant l’accusateur de nos âmes, qui est Satan. Ne nous laissons plus accuser pour notre passé, ni pour nos péchés si nous avons demandé pardon à Dieu. Croyons que l’acte d’accusation qui nous condamnait a été détruit définitivement et éternellement à la Croix.
Oui, à la croix, il y a eu vraiment une destruction et une annulation de l’acte qui nous condamnait. Quand nous avons cru dans la puissance de l’œuvre de Christ à la croix, l’acte de condamnation écrit contre nous a été détruit pour toujours ; par contre, un livre a été ouvert, c'est le Livre de la Vie où le Seigneur écrivit notre nom. Et au jour, où Jésus-Christ reviendra, il fera l’appel de tous ses bien-aimés dont le nom est écrit dans le Livre de Vie.
Jouissons de la paix infinie que nous offre Jésus-Christ au travers de la Croix.
La puissance qui réside dans la croix de Jésus
La croix de Jésus occupe la place centrale dans l'événement du Salut. Elle est au cœur de l'histoire de la relation de Dieu avec l'humanité. Aussi, d'objet de torture qu'elle est, la croix devient sujet de gloire, sujet de fierté. « C'est dans la croix de Jésus-Christ que je me glorifie », dit l'apôtre Paul (Galates 6. 14). Il poursuit en nous invitant à nous approprier la dynamique de la croix. S'approprier la dynamique de la croix, c'est crucifier en nous « le monde », c'est-à-dire tout ce qui s'oppose à Dieu, tout ce qui est d'inspiration terrestre (les œuvres de la chair de Galates 5. 19). Nous identifier à l'œuvre de la croix, c'est réaliser que la puissance et la fatalité du péché sont désormais rompues. Ainsi la croix n'est plus seulement un événement historique qui s'est déroulé en Palestine vers l'an 30 de notre ère. Désormais, elle occupe une place particulière dans la vie des enfants de Dieu. « Je suis crucifié avec le Christ », dit l'apôtre Paul (Galates 2. 19). Jésus lui-même désigne la croix comme ce qui caractérise toute personne qui veut Le suivre (Matthieu 10. 38 ; Marc 8. 34 ; Luc 14. 27). Signe de la puissance de Dieu, signe aussi de sa miséricorde, la croix constitue un appel à aller jusqu'aux frontières sans limite de l'amour. Elle invite au pardon; elle entraîne à ouvrir les bras, à se laisser percer le cœur, à laisser jaillir la vie.
Dans cette dynamique, la croix devient source de salut et de victoire. « Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu » (Colossiens 2. 20, 3. 3). Puisque vous êtes morts, vous n'êtes plus assujettis au péché et à ses passions destructrices, vous êtes vivants pour Dieu (Romains 6. 11). L'épître de Romains au chapitre 7 développe magistralement cette lumineuse dynamique.
Nous pouvons vivre une vie nouvelle selon les critères du Royaume : Victoire sur la mort (Colossiens 2. 13 ; Romains 6. 23), Victoire sur le péché (1 Pierre 2. 24), Victoire sur le diable et les puissances des ténèbres (Hébreux 2. 14 ; 1 Jean 3. 8). La croix du Christ a inauguré une nouvelle économie dans la relation entre Dieu et les êtres humains, une nouvelle dynamique qui s'étend à tous les êtres humains (Romains 5. 18) et qui portera pleinement ses fruits lorsque Dieu prendra possession de son Royaume.
Pour l'instant nous sommes encore dans le temps de la persévérance, le temps de l'attente, le temps où le Salut est encore en espérance. « Car c’est en espérance que nous sommes sauvés.... Or, l’espérance ne trompe point, car l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné » (Romains 8. 24, 5. 5).
Victoire sur le péché à la croix
Nous avons aussi besoin de venir à la croix et y monter chaque fois que nous sommes tentés par les convoitises et les passions de notre chair. La victoire sur le péché ne vient pas suite à nos performances spirituelles (prière, jeûne, méditation des Écritures, lecture et visionnement d’enseignement spirituel). Toutes ces choses sont bonnes en soi, mais ce serait alors une sanctification par les œuvres après avoir été sauvés par la foi, ce sera un non-sens. Tout est grâce, par le moyen de la foi ; tant le salut que la sanctification ; la victoire vient quand on s’associe à Jésus sur le croix.
Paul déclare : « Ceux qui sont unis à Jésus-Christ crucifient le vieil homme… qui est la chair avec ses passions et ses désirs » (Galates 5. 24). Être unis à Jésus-Christ, c’est s’unir à Lui sur la croix dans sa souffrance, sa mort et sa résurrection. Paul explique aux Philippiens que cette union était le but de sa vie, qu’il voulait expérimenter dans son union avec Jésus ses souffrances et sa puissance de résurrection (Philippiens 3. 10).
Quand Paul dit qu’il a été crucifié avec Christ, il ne parle pas seulement de son vieil homme, de sa chair avec ses désirs et ses passions, il parle de son être entier, avec ses émotions, ses désirs, sa volonté aussi. C’est Jésus qu’il invite à venir vivre en lui, il pense comme Jésus-Christ (voir Philippiens 2. 5), il souffre des mêmes choses que Lui, il se réjouit aussi des mêmes choses que Lui, il veut les mêmes choses que Lui. Ce n’est plus lui (Paul) qui vit mais c'est Christ qui vit en lui, il est mort et sa vie est cachée en Christ, il ne vit plus pour lui-même mais pour Jésus, Celui qui est ressuscité d’entre les morts. L’amour de Christ le presse (Voir Galates 2. 20 et 2 Corinthiens 5. 16). Voilà la « croixsens » spirituelle ; alors que le « moi » diminue, Jésus prend de plus en plus de place en nous (Voir Jean. 3. 31).
L’obéissance de renoncer à soi et s’abandonner à Dieu ne vient pas sans souffrance (Hébreux 5. 8). C’est pénible de mourir mais la nouvelle vie qui en résulte apporte une joie céleste de ressuscité. C'est le fruit de l’Esprit qui fait qu’il est possible en tout temps de se réjouir dans le Seigneur même au milieu des souffrances, comme Paul le faisait en prison avec Silas.
Dans cette perspective, la croix n’est pas juste la porte d’entrée mais reste au centre de la vie chrétienne. C’est pourquoi, l'apôtre Paul disait aux chrétiens de Corinthe et de Galatie : "J’ai décidé parmi vous de ne rien savoir d’autre chose que de Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié" (1 Corinthiens 2. 2). "Pour ma part, jamais je ne vais me vanter de quoi que ce soit, si ce n’est que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ par qui le monde est crucifié pour moi comme je le suis pour le monde" (Galates 6. 14).
Que le Seigneur nous donne à tous l’intelligence et la capacité divine pour notre croissance spirituelle alors la croix prendra de plus en plus son sens dans nos vies.
L’apôtre Paul a reçu la révélation de la croix. La majorité des chrétiens ne comprennent que la partie du pardon des péchés dans la révélation de la croix. Ils n’ont pas compris comment vivre victorieusement à chaque jour de leur vie par la puissance de la croix. "Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu" (1 Corinthiens 1. 18).
La prédication de la croix est une puissance de Dieu ! Si nous plaçons notre foi dans l’œuvre de la croix et que nous disons : « Il y a bientôt 2000 ans, le Seigneur Jésus a non seulement payé pour la dette de nos péchés pour que nous soyons pardonnés, mais en même temps Jésus a payé pour que nous marchons dans la victoire sur le péché ». C’est alors que nous recevrons l’intervention du Saint-Esprit qui nous donnera la capacité de marcher dans la victoire. C’est seulement à ce moment-là que la victoire nous appartient.
Si chacun de nous dit : « Oui j’ai été pardonné de mes péchés mais je vais avoir la victoire sur le péché, si je prie, si je lis ma Bible et si je vais à l’église ». Toutes ces choses que le Seigneur Jésus nous demande de faire sont bonnes, nous ne devons pas placer notre foi dans la performance de ces choses là. Voilà la révélation que l’apôtre Paul a reçu. Il a réalisé que la loi était passée, qu’on était dans une dimension de la grâce. Il a compris que ce n’est pas par la pratique de bonnes choses qu’il peut obtenir la victoire, c’est plutôt en mettant sa foi sur ce que Jésus a fait il y a 2000 ans quand Il a tout accompli sur la croix.
C’est alors que le Saint-Esprit vient nous donner la capacité de marcher dans la victoire, cela ne vient pas de notre chair. Et là, le combat n’est plus contre le péché, c’est le combat de la foi ; c’est notre seul combat ! L’ennemi essaie toujours de nous faire détourner les yeux de la croix pour les fixer sur d’autres choses mais, en Jésus, nous sommes gagnants dans le combat de la foi si nous revenons toujours à la croix et disons : « Jésus a payé il y a bientôt 2000 ans pour nos péchés, nous ne luttons pas simplement contre le péché, nous luttons dans la foi et nous gardons notre foi dans l’œuvre de la croix, nous ne plaçons pas notre foi ailleurs que dans ce que Jésus a fait pour nous, nous ne plaçons pas notre foi dans nos pratiques spirituelles pour avoir la victoire sur le péché ».
"Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié" (1 Corinthiens 2. 2).
"Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde" (Galates 6. 14).
L'apôtre Paul avait reçu du Seigneur Jésus que la croix était la connexion pour notre puissance dans la vie chrétienne : "Il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix" (Colossiens 1. 15). Jésus a triomphé des démons à la croix, tout est là, et c’est la révélation que l’apôtre Paul a reçu.
Le scandale et la folie de la croix (2)
La croix, lieu de l’expiation… sacrifice substitutif du Christ
Voici les principales expressions du Nouveau Testament utilisées pour présenter la croix du Christ : Sacrifice (Éphésiens 5. 2) ‑ Donner sa vie (Jean 10. 18 ; 1 Jean 3. 16) ‑ Rançon (Matthieu 20. 28) ‑ Mort pour les pécheurs (Romains 5. 6, 8 ; 1 Corinthiens 15. 3 ; 2 Corinthiens 5. 14-15 ; 1 Thessaloniciens 5. 9-10 ; Hébreux 2. 9 ; 10. 5) – Offrande (Matthieu 20. 28) – En expiation (Romains 3. 25 ; 1 Jean 2. 2 ; 4. 10).
Jésus est le sacrifice – Il est l’expiation, Il est la rançon – Jésus a donné sa vie pour nous… Ces affirmations illustrent l’œuvre du Christ. Encore faut-il bien les comprendre. Quelles images ces expressions produisent-elles en nous ? A qui Jésus a-t-Il donné sa vie ? A qui la rançon a-t-elle été payée ? Dieu est-Il sanguinaire ? A-t-Il besoin de sang pour apaiser sa Colère ? Jésus est-Il la victime innocente, le bouc émissaire offert à la Colère divine ? Jésus est-il débiteur du diable ?
De nombreux chrétiens ont été troublés par les réponses maladroites apportées à ces questions. On ne peut comprendre l’œuvre sacrificielle du Christ que si on la relie étroitement à l’Amour de Dieu. Il n’y a jamais eu d’instrumentalisation de Jésus, comme si le sacrifice de Jésus apaisait le châtiment de Dieu sanguinaire. Au contraire, l’apôtre Paul précise, que lors de la Passion de Jésus, c’est Dieu qui était en Christ. "Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation (2 Corinthiens 5. 19).
« Le prix [de la mort de Jésus] n’est payé à personne : il manifeste l’Amour de Dieu pour les pécheurs. (…) Le sang du Christ n’est pas le prix que Jésus a dû payer pour les coupables impuissants pour que Dieu soit « satisfait », mais la preuve suprême, la plus onéreuse qu’on puisse imaginer, d’un Amour sans mesure du Père et de son Fils unique pour ses enfants bien-aimés. (…) La vie du Fils de l’Homme, Médiateur du salut, n’est pas un objet de négociation entre Dieu et les êtres humains, ou entre Dieu et Jésus. La rançon n’est versée à personne… La mort de Jésus sur la croix est l’accomplissement ultime du service et de la mission qui lui avait été confiés pour la réalisation du Royaume de Dieu. (…) La mort de Jésus a été le sacrifice de son existence… à sa mission. (…) La mort purificatrice et salvatrice du Serviteur Jésus, quoique non recherchée ni provoquée, est une mort consentie par Lui-même et intégrée au dessein d’Amour du Père (…) L’Amour total de Jésus… voilà… ce qui l’a conduit à se livrer pour chacun de nous.(…) Le dessein de Dieu n’était pas de faire payer à son Fils, même consentant, la dette des pécheurs, mais de nous réconcilier avec Lui par le don fraternel que ce Fils a fait de sa vie, et de nous donner ainsi la preuve d’un Amour total immérité ».
« Dieu lui-même se fait solidaire de l’être humain, Dieu descend dans l’humanité et s’identifie avec lui. C’est Lui-même qui est la victime en son Fils Jésus. C’est Dieu Lui-même qui se fait Homme, ou, pour mieux dire encore, qui devient l’Homme même, afin de pouvoir porter le fardeau des êtres humains. Réellement, c’est Dieu, en son Fils Jésus-Christ, qui transpirait du sang à Gethsémané, Lui qui fut flagellé au prétoire, Lui qui rendit sur la croix le dernier soupir : « Dieu était en Jésus-Christ, réconciliant le monde avec Lui ». Mais Dieu qui est Amour nous explique qu'Il est le Dieu qui, en son Fils Jésus, mourut pour ses créatures et ressuscita. C'est Lui le seul Dieu auquel l’humanité puisse croire ».
« La croix n’est pas le résultat, ni le prix d’un vil marchandage avec le diable, encore moins un troc trompeur… elle n’est pas une punition infligée par un Dieu-gendarme à un Christ doucereux ; elle n’est pas l’œuvre d’un Christ débordant de tendresse qui arrache notre salut des mains d’un Père réfractaire… Elle est le lieu où le Dieu Juste et Aimant s’est humilié pour devenir en Jésus et par Lui, chair, péché et malédiction pour nous, de manière à pouvoir nous sauver sans faire la moindre concession aux exigences de sa nature ».
La mort de Jésus est l’expression ultime de son Amour. Par son Amour infini, Il a partagé la condition humaine jusque dans ses abîmes les plus abjects pour venir l’habiter de sa lumineuse présence. Désormais, aucun domaine de l’existence humaine ne lui échappe. En particulier Jésus est venu habiter la réalité dramatique de la mort (spirituelle, séparation d’avec son Père et physique) pour que désormais la mort elle-même n’échappe plus à sa souveraineté. Devant un tel mystère, devant tant d’amour nous ne pouvons que nous agenouiller et adorer.
La victoire de la Croix… triomphe du Christ
"Il a effacé l’acte rédigé contre nous en vertu des prescriptions légales, acte qui nous était contraire ; il l’a enlevé en le clouant à la croix ; il a dépouillé les principats et les autorités, et il les a publiquement livrés en spectacle, en les entraînant dans son triomphe" (Colossiens 2. 13-15).
La croix occupe la place centrale dans l’événement du salut. Elle est au cœur de l’histoire de la relation de Dieu avec l’humanité. Aussi, d’objet de torture qu’elle est, elle devient sujet de gloire, sujet de fierté. « C’est dans la croix de Jésus-Christ que je me glorifie » dit l’apôtre Paul (Galates 6. 14). Il poursuit en nous invitant à nous approprier la dynamique de la croix. S’approprier la dynamique de la croix, c’est crucifier en nous « le monde », c’est-à-dire tout ce qui s’oppose à Dieu, tout ce qui est d’inspiration terrestre (les œuvres de la chair de Galates 5. 19). Nous identifier à l’œuvre de la croix, c’est réaliser que la puissance et la fatalité du péché sont désormais rompues. Ainsi la croix n’est plus seulement un événement historique qui s’est déroulé en Judée/Palestine vers l’an 30 de notre ère. Désormais elle occupe une place particulière dans la vie des enfants de Dieu. « Je suis crucifié avec le Christ », dit l’apôtre Paul (Galates 2. 19). Jésus Lui-même désigne la croix comme ce qui caractérise toute personne qui veut le suivre (Matthieu 10. 38 ; Marc 8. 34 ; Luc 14. 27). Signe de la puissance de Dieu, signe aussi de sa miséricorde, la croix constitue un appel à aller jusqu’aux frontières sans limite de l’amour. Elle invite au pardon ; elle entraîne à ouvrir les bras, à se laisser percer le cœur, à laisser jaillir la vie.
Dans cette dynamique, la croix devient source de salut et de victoire. « Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu » (Colossiens 2. 20 ; 3. 3). Puisque vous êtes morts, vous n’êtes plus assujettis au péché et à ses passions destructrices, vous êtes vivants pour Dieu (Romains 6. 11). L’ensemble du chapitre 7 de la lettre aux Romains développe magistralement cette lumineuse dynamique.
Victoire sur la mort (Colossiens 2. 13 ; Romains 6. 23) … Victoire sur le péché (1 Pierre 2. 24) … Victoire sur le diable et les puissances des ténèbres (Hébreux 2. 14 ; 1 Jean 3. 8) … vous pouvez vivre une vie nouvelle selon les critères du Royaume de Dieu. La croix du Christ a inauguré une nouvelle économie dans la relation entre Dieu et les êtres humains, une nouvelle dynamique qui s’étend à tous les êtres humains (Romains 5. 18) et qui portera pleinement ses fruits lorsque Dieu prendra possession de son Royaume.
Pour l’instant nous sommes encore dans le temps de la persévérance, le temps de l’attente, le temps où le salut est vécu en espérance. « Car c’est en espérance que nous sommes sauvés…. Or, l’espérance ne trompe point, car l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné » (Romains 8. 24, 5. 5).
Le scandale et la folie de la croix (1)
"Nous prêchons Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens" (1 Corinthiens 1. 23).
La croix est devenue un objet de décoration. On la porte autour du cou, parfois en boucle d’oreille, elle indique le sommet des montagnes. ça ne choque personne. Mais imaginez porter une chaise électrique en pendentif. Imaginez qu'il y ait sur un sommet un instrument qui servant à décapiter les condamnés à mort par la chute d'un couperet qui glisse entre deux montants verticaux. Ce serait pour le moins bizarre, macabre.
Dans l’Antiquité, la croix était le pire des châtiments, une forme d’exécution de la plus haute cruauté, empruntée aux barbares. La croix était réservée aux sujets de classe inférieure. Cicéron, célèbre orateur romain, parle de la croix comme du supplice des esclaves, cruel et méprisant. Les citoyens romains en étaient, en principe, exemptés. La croix était une infamie, un sujet de honte, de dégoût. Les Romains évoquaient encore avec horreur la crucifixion de 6.000 esclaves suite à la révolte de Spartacus en 71 avant Jésus-Christ. Des condamnés cloués sur des croix, sur les 195 km de la route nommée "la via Appia" qui menait à Rome. La croix a été pour les premiers chrétiens une redoutable interrogation. Comment leur Maître a-t-il pu subir une mise à mort aussi dégradante, infâme, douloureuse, cruelle et sadique ? Les premières représentations de la croix n’apparaissent qu’à la fin de l’Antiquité.
La croix, au cœur de l’enseignement des Apôtres
"Car j’ai décidé de ne rien savoir parmi vous, sinon Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié" (1 Corinthiens 2. 2).
Ceux qui vous imposent la circoncision sont des gens qui veulent faire bonne figure devant les hommes. Ils n’ont qu’un seul but : éviter d’être persécutés à cause de la mort du Christ sur la croix (Galates 6. 12).
Les premiers chrétiens étaient placés devant un choix difficile. Quel aspect de la vie du Christ faut-il mettre en évidence ? Faut-il mettre l’accent sur le Christ qui fait des miracles, le Christ qui fait des miracles, qui guérit ? Faut-il valoriser le Christ, le logos qui incarne la sagesse humaine, ou le Christ qui enseigne et révèle les mystères du Royaume de Dieu ? Faut-il mettre la priorité sur l’enseignement éthique du Sermon sur la montagne : « Ne faites pas aux autres ce que vous n’aimeriez pas qu’on vous fasse » ? (Voir Matthieu 7. 12). Faut-il mettre l’accent sur le Christ qui donne un nouvel éclairage à la loi de Moïse ? Tous ces aspects sont importants. Or ils sont universels, partagés par d’autres religions. Aucun n’est spécifiquement chrétien. Le cœur, la centralité de la foi chrétienne, c’est la Croix du Christ, scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais pour ceux qui sont sauvés, elle est la puissance même de Dieu, l’expression même de la sagesse de Dieu.
La croix, point de rencontre entre Dieu et les êtres humains
"Car la vie de la chair est dans le sang… c’est le sang qui, par la vie, fait l’expiation" (Lévitique 17. 11).
"La première alliance elle-même n’a pas été inaugurée sans effusion de sang. D’ailleurs, selon la loi, presque tout est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n’y a pas de pardon" (Hébreux 9. 18, 22).
Pourquoi la centralité de la croix ? Il y va de notre salut. Il y va de notre réconciliation avec Dieu. La question du salut a préoccupé, voire hanté toutes les générations humaines… sauf la nôtre. Nous sommes probablement l’une des premières générations dans l’histoire de l’humanité à avoir mis cette question de côté. C’est ce qui rend le témoignage chrétien si difficile…
De tout temps, les êtres humains ont considéré le salut comme le fruit de leurs efforts. A force de piété, d’efforts, de pratiques religieuses, de sacrifices offerts à Dieu, ils espèrent pouvoir obtenir ses faveurs. Ainsi l’être humain a mis en place de nombreux systèmes religieux de nature à nourrir sa piété pour lui permettre de franchir la distance qui le sépare de Dieu.
Pourquoi le Christ devait-il mourir ? A cause de la gravité du péché
"Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu" (Romains 3. 23).
"Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation entre vous et votre Dieu ; ce sont vos péchés qui vous cachent sa face et l’empêchent de vous écouter" (Ésaïe 59. 2).
La notion de péché est difficile à entendre pour nos semblables car elle est chargée d’un poids de culpabilité morale que l’on trouve inapproprié. Pour l’hébreu, péché signifie simplement « rater la cible, échouer ». Chaque humain peut se reconnaître dans cette définition. Il y a toujours de l’inachevé, de l’échec dans toute vie humaine. Prenons cet exempla : Dieu nous a offert un bateau pour la traversée d'un océan en lieu sûr. Il nous a dit : "Ne traversez pas à la nage. Venez dans mon bateau". Et l’humanité a refusé l'offre de Dieu par orgueil en pensant être capable de s’en sortir par elle-même. Et dans la foulée, elle a désobéi au Dieu Créateur en ne montant pas dans le bateau. Or nous sommes bien trop mauvais nageurs pour espérer traverser un océan. La seule issue possible c’est la mort. Le péché, c’est le refus de l’Amour de Dieu, la rébellion contre Lui, la prétention à pouvoir vivre sans Lui, à pouvoir prendre sa place.
Mais au milieu de l’océan, la croix vient comme un radeau, comme une planche de salut. La croix est le moyen unique et absolument nécessaire que Dieu nous offre pour être sauvé. A la croix, Dieu exprime pleinement et parfaitement sa Colère et son Amour, sa Sainteté et sa Grâce. A la croix, le péché est condamné, éradiqué, et les pécheurs sont sauvés et réconciliés avec leur Créateur. La croix est à la fois « l’instrument du jugement de Dieu » et le lieu où nous sommes graciés. Sans le sacrifice du Christ à la croix, pas de grâce en notre faveur, pas de justice qui puisse nous être attribuée.
Pourquoi Jésus-Christ devait-Il mourir sur la croix ? Dieu ne peut-il pas simplement pardonner ? Lui qui nous appelle aussi à pardonner. Pourquoi la croix est-elle absolument nécessaire à notre pardon et à notre salut ? Certains affirment que Dieu n’a pas besoin de la croix pour nous pardonner. Ils affirment avec raison que Dieu est Amour et qu’il nous pardonne par grâce. Mais ils prétendent ensuite, à tort, que la mort du Christ sur la croix ne serait qu’un symbole, une image de l’étendue de l’Amour de Dieu. Au contraire, la croix du Christ est une nécessité absolue pour que nous puissions être réconciliés avec Dieu et être sauvés pour la vie éternelle. La croix est précisément le lieu historique où l’Amour et la Grâce de Dieu s’expriment en notre faveur. A cause de la gravité du péché et de la sainte Majesté de Dieu, sans la croix il n’y aurait jamais eu de réconciliation et de salut.
"Car il a plu à Dieu de faire habiter en lui [Jésus-Christ] toute plénitude et, par lui, de tout réconcilier avec lui-même, aussi bien ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix. Quant à vous qui étiez autrefois étrangers et ennemis, dans votre façon de penser et par vos œuvres mauvaises, il vous a maintenant réconciliés, par la mort de son Fils, dans son corps humain, pour vous faire paraître devant lui saints, sans défaut et sans reproche" (Colossiens 1. 19-22).
A SUIVRE...
La croix : une double preuve
Dieu est Droit, Juste Saint et Pur. Il ne pouvait pas accepté le mal qui était entré dans le monde par Satan, pas plus qu'il ne pouvait accepter le mal qui était entré dans l'humanité par Adam. Agir ainsi aurait conduit Dieu a trahir son caractère et à corrompre sa nature : ce qui ne peut jamais arriver.
Mais Dieu est aussi Amour. Il a crée l'être humain pour l'aimer et être aimé de lui. Alors pour Dieu, juger l'être humain pour le mal qui habite en lui reviendrait à détruire l'objet même de son amour. C'était là un dilemme de portée divine mais selon son histoire, ce moment avait été prévu avant la création et prédit au travers des âges.
La croix sur laquelle Jésus Christ a été cloué révèle tout à la fois la preuve de la haine de l'être humain et de l'Amour de Dieu.
En effet, lorsque Jésus était sur la terre, Il a passé de lieu en lieu en faisant du bien (Actes 10 : 38). Mais, au lieu que l'être humain reconnaisse Jésus-Christ comme étant Celui qui est venu lui révéler le Chemin du Salut pour le sauver parfaitement, l'être humain L'a haï et a cherché à se débarrasser de Lui. Ainsi, Jésus a été condamné, et cloué sur une croix entre deux malfaiteurs. Aucune voix ne s'est élevée pour dénoncer cet acte odieux. Jésus-Christ crucifié est la terrible démonstration de ce dont les êtres humains sont capables du fait de leur nature pécheresse.
Pourtant, à la croix, Dieu nous révèle son Amour infini pour les êtres humains, qui pourtant, se sont rebellés contre Lui. Dieu est le Dieu de grâce, et à la fois, le Dieu Saint et parfaitement Juste qui ne peut voir le mal sans le punir. Dieu nous l'a démontré en nous offrant son propre Fils Jésus qu'Il abandonna sur la croix pour nous pendant trois heures terribles.
Mais pourquoi Dieu le Père a-t-il fait passer son Fils Jésus-Christ par ces trois heures d’abandon à la croix ? Pour que Dieu puisse à la fois révéler son Amour, sa Grâce, sa Justice et sa Sainteté, une victime acceptable, c'est-à-dire sans péchés (seul Jésus était capable de l’être) devait subir la condamnation que nous méritons à cause de nos péchés. Mais pas seulement pour les actes commis, mais la racine qui produit ces péchés devait être aussi jugée et mise à mort. Et elle l’a été, car Jésus-Christ s’est identifié sur la croix, dans sa mort, à notre nature pécheresse, cette racine de mal. Et pour nous sauver, Jésus porta sur Lui tous nos péchés et Il a subi pour nous sur la croix l'horrible condamnation de Dieu. Oui, le Seigneur Jésus, notre Sauveur, a entièrement payé notre dette. Dieu en est parfaitement satisfait, car sa Sainteté l’est, sa Justice a été rendue en la Personne de notre Sauveur Jésus notre Rédempteur (celui qui nous a rachetés). Dans sa Grâce et son Amour infinis, Dieu nous donne alors la vie éternelle en son Fils Jésus. "Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle" (Jean 3. 16).
Oui, c’est à la croix que l’on voit que ce qui est incompatible est rendu compatible !
Devant un tel acte de la part des êtres humains qui ont crucifié Jésus le Fils de Dieu, Dieu le Père est resté silencieux, Il n'a pas jugé définitivement ceux qui s'en sont rendus coupables. Même cloué sur la croix, Jésus Christ a demandé à Dieu le Père de pardonner à ceux qui Le crucifiaient : “Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font” (Luc 23. 34). Ce pardon s'étend aussi à tous les êtres humains qui allaient se repentir de leurs péchés et recevoir l'offre de la Vie Éternelle en Jésus.
Oui, alors que la haine des êtres humains se déchaînait, Jésus a donné sa vie par Amour pour sauver tous ceux qui se repentent de leurs péchés, qui s'en détourne, et qui croient à son parfait sacrifice. A la croix, Jésus prit nos péchés sur Lui-même, Il subit le châtiment pour nos péchés et Il mourut pour nous. A la croix, la Justice de Dieu fut satisfaite et son Amour fut pleinement manifesté. Jésus a donné la preuve que rien ne pouvait altérer son parfait Amour pour les êtres humains : Jésus a accepté que Dieu fasse tomber sur Lui le châtiment que méritaient tous nos péchés. Sur la croix, Jésus a dit : “Tout est accompli” (Jean 19. 30).
Le cœur humain ne s'est pas amélioré au fil des siècles, mais l'Amour de Jésus reste parfaitement efficace et inchangé. Jésus nous aime tous et Il désire sauver quiconque accepte et reçoit ce grand Salut qu'il offre encore aujourd'hui.
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